L’amour et le patrimoine

Depuis que je suis en couple monogame, je suis assez friande des histoires de rencontre des autres vu que moi, je n’en ai plus et que mes récits croustillants nécessiteraient de rentrer beaucoup trop dans mon intimité, ce que mes amis ne goûteraient pas forcément. Non mais c’est vrai, moi, j’ai une imagination très visuelle par exemple donc si tu me racontes par le détails une partie de jambe en l’air et que je connais les protagonistes impliqués… Ben c’est comme si j’avais fait ma scopophile… Donc je suis désormais les aventures d’une copine, que nous appellerons Katel (parce que j’ai envie) sur les sites de rencontres. Et au bout de quelques rendez-vous, Katel en a déjà marre d’un truc : de la drague par le patrimoine.

homme_argent_exhibition_patrimoine

Katel a décidé de passer la 2nde pour trouver un homme, pour une nuit ou pour la vie, c’est selon. ne suivant pas mes conseils, elle squatte Adopte Un Mec, site que je méprise assez car j’ai énormément de mal avec la vision ultra machiste du truc : “homme : balance ton salaire et tes possessions, femme : balance ta culotte et tes pratiques sexuelles”. Et ça veut se faire passer pour “féministe” après, laisse-moi me marrer ! On dirait que ça a été conçu par Hugh Hefner mais passons. Elle cale quelques rencards à des hommes et c’est festival : entre les fachos assumés (!!) et les “salut, je m’appelle Antoine et je viens d’acheter un 70m² dans le Marais et toi ?”, les bonnes soirées sont rares. Oui parce que curieusement, elle s’est tapée un bon paquet de “salut, je viens d’acheter un appart” alors qu’elle ne demandait rien sur le sujet vu qu’elle s’en fout. Du coup, je me pose la question : est-ce que draguer avec son patrimoine, ça marche vraiment ?

pretty woman, l'histoire d'amour entre un mec riche et une prostituée

Oui, bon, des fois, ça a l’air de marcher mais c’est un FILM

Jeudi soir, Katel a donc rencontré Rémi. Elle m’en parle un peu avant en mode “il a l’air intéressant, il va à des conférences d’économie et tout”. Moi, en bonne gauchiste, je comprends “il va à des conférences sur Marx, l’économie collaborative, partagée, les alternatives économiques…”. Je m’imaginais déjà des sorties à 4 avec des “débats” enflammés autour d’un verre de vin sur comment on devrait révolutionner l’économie pour permettre un meilleur partage du gâteau… Sauf que non. Rémi va sans doute à des conférences “quels meilleurs placements pour votre argent en trop” et le mec lui a parlé d’argent toute la soirée, ennui total. Bye bye Rémi et nos soirées à 4… On garde notre vin pour un meilleur candidat.

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En fait, je ne comprends pas. Evidemment, le site en lui-même semble faire SUBTILEMENT comprendre que tu choperas plus facilement une femme avec un écran plat et un lit king size (spoiler : NON) mais franchement, tu crois que ça marche comme ça, Jean-Pognon ? Tu as du fric, tu pourrais offrir de belles choses à l’élue de ton coeur… Heu ok mais du coup, est-ce que tu as vraiment envie de mettre ça dans la balance, limite de ne mettre QUE ça dans la balance, dès le départ ? Non parce que s’il le faut, Rémi est un sportif accompli, un musicien de talent, un dessinateur remarquable ou un poète exceptionnel… Mais ça, on ne le saura jamais, on saura juste qu’il est propriétaire de 3 apparts… Du coup, une vraie question s’impose : la femme qui sortira avec Rémi le fera-t-elle pour ce qu’il est ou pour ce qu’il a ? Rémi semble croire que les femmes sont vénales et paraît s’en accommoder… Sauf que peut-il réellement être heureux si sa moitié s’intéresse plus à son compte en banque qu’à lui ? Sérieusement ?

femme vénale

Alors peut-être que j’évolue trop au milieu des gauchistes mais, messieurs, arrêtez de lire des conneries de sites de drague car je vous le dis de suite : parler de fric, c’est chiant. Penser que c’est votre meilleure carte en matière de séduction vous élimine automatiquement. Parce que, clairement, le message que vous nous envoyez est problématique :

  • je n’ai rien d’autres à t’offrir que de l’argent, je suis le mec le plus intéressant du monde
  • De toute façon, les femmes, c’est bien tout ce qui vous intéresse, non ?
lèvres en diamant

Chercher « bling bling » sur Google images est toujours une expérience… étrange

Rémi, le conseil a voté, vous êtes éliminé.

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Le peuple des orques de Thierry Simon

Je vais rarement au cinéma donc quand je me déplace en salle, j’aime bien que ça vaille le coup. Et pour éviter des déconvenues (et j’en ai eues genre Young Adult, The Amazing Spider-Man, Gangster Squad et même Terminator Genisys donc il faudrait que je vous parle, depuis le temps), j’essaie de choisir quelques docus sur des sujets qui m’intéressent. Donc quand Amy me propose d’aller voir le peuple des Orques au Grand Rex, je dis oui, merci.

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Petit résumé : nous allons suivre les aventures de différentes personnes en lien avec des orques en Norvège : Pierre Robert de Latour, plongeur, Heike Vester, une biologiste qui réaliste une thèse sur le langage des orques, petit coucou de Paul Watson, le célèbre pirate du Sea Sheperd. Tout ce petit monde se croise dans ce fjord norvégien, Pierre Robert croise de temps en temps une orque matriarche avec qui il a tissé des liens particulier. On croise aussi quelques chasseurs de baleine qui ne voient pas bien où est le problème dans leur activité vu que c’est une tradition, alors bon…

Le saviez-vous ? Contrairement aux orques en captivité, les orques ont un aileron tout à fait normal (droit, donc)

Le saviez-vous ? Contrairement aux orques en captivité, les orques ont un aileron tout à fait normal (droit, donc)

J’avoue n’avoir pas grande connaissance des orques à la base (bravo la plongeuse), je les place assez bien dans la chaîne alimentaire, je le situe dans la famille des cétacés et plutôt dans les eaux froides, on va dire. Je pensais que c’était un animal assez féroce mais premier mythe démonté : pas du tout. Un orque en liberté n’a jamais tué d’humain. Mais bon, j’avais surtout une image de cette férocité parce qu’ils mangent des manchots et que j’aime très fort les manchots et les pingouins (et pas que depuis la marche de l’empereur).

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Au fur et à mesure du reportage et surtout du débat qui en a suivi avec Mrs de Latour et Watson themselves, j’apprends des tas de choses vraiment passionnantes sur les orques. Sur leur matriarcat, leur langage, les affres de la reproduction, le problème de la captivité, bien sûr et une idée ingénieuse pour les libérer et les ré acclimater à la vie sauvage. La catastrophe toujours croissante de la surpêche et du réchauffement climatique. De belles histoires aussi, des rencontres, des animaux musiciens, des nages avec les orques…

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Si vous avez les moyens, il faut aller voir ce film. D’abord parce que c’est intéressant et que les images sont belles et qu’on apprend des trucs. Mais aussi parce que ça pousse vraiment à la réflexion, tu te dis que tu dois essayer d’aider à ta mesure la planète à aller un petit peu mieux. Parce que ce n’est certes pas mon comportement qui changera tout dans un sens ou dans un autre mais c’est un petit caillou dans l’édifice. Si personne ne fait l’effort, ça ira de pire en pire alors bon…

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Pour finir, petite apparté sur quelque chose qui m’a passablement amusée pendant le débat suivant le film. Au début, les gens sont un peu timorés puis les questions commencent à tomber et à s’enchaîner et de plus en plus, on a droit à des questions de type “alors, oui, bonjour, Jean-Cupidon, je me pose des questions parce que moi, une fois, je suis allé à la mer et y avait des oiseaux et du coup, je me demandais si les orques mangent des oiseaux”. Toujours une anecdote dont on se fout avec une question pas forcément très intéressante où les personnes répondant aux questions se regardent en mode “tu veux pas répondre, je sais pas quoi dire…”. Ca m’a amusé plus d’une fois, le “non parce que moi, une fois, dans ma vie [anecdote dont on se fout pas mal en fait] ». Mais bon, le débat final a eu le mérite de me faire réfléchir et changer d’avis sur quelque chose… non, pas le fait de passer végétarienne, j’y pense de plus en plus (j’y pensais donc avant mais j’ai un peu de mal à franchir le pas, essentiellement pas flemme, hélas), autre chose… je vous en parle demain !

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Tour du monde

Depuis quelques années, j’entends ces histoires de gens partis un an faire un tour du monde. Et si je me lançais ? Je fais péter le PEL vu que je refuse de m’endetter sur 30 ans pour un clapier à lapins et en avant l’aventure ! Sauf que je suis pas si convaincue que ce soit une bonne idée.

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J’ai l’âme vagabonde, j’aime l’ailleurs, je l’aime à la folie. La liste de mes envies voyage s’allonge au fur et à mesure des reportages que je vois, des livres que je lis, des gens que je rencontre. Propose-moi de partir, je te suivrai. Là, je frétille à l’idée de mes prochains voyages : Corse, Irlande et peut-être , Londres, Bruges et Amsterdam. Et quand je reçois un SMS évoquant Hawaï, je hurle de douleur de devoir dire non car ça tomberait le mois où on ne m’accordera pas de congés. Alors forcément, cette idée de tour du monde, de partir à l’aventure, ça titille. Sauf que. Oui, y a un sauf que et je le trouve de taille. Est-ce que trop de voyage ne tue pas le voyage ?

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Passons sur la difficulté de trouver un bon compagnon de route, ça mériterait un article à part entière (ah, tiens, je me mets le sujet de côté). Le voyage, c’est génial, rien ne vaut l’excitation de la découverte, le dépaysement, le choc des cultures, des paysages à couper le souffle. Je suis la fille qui veut tout le temps partir, qui a la valise qui démange en permanence et pourtant, le trip de tour du monde ne me tente juste pas. Enfin, pas en mode « on part pendant un an ou deux ». Parce que j’y vois un danger terrible, un poison lancinant : l’ennui et la lassitude.

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On ne peut nier qu’un voyage reste fatigant. Une fatigue excitante que l’on est ravi de vivre sur le coup mais une fois l’avion posé chez nous, on est bien contents de jeter sa valise dans un coin, s’effondrer sur le matelas et savourer ce retour chez soi. Surtout que moi, j’ai un matelas au confort exceptionnel, je trouve. Là, partir pendant un an, c’est ne pas retrouver son petit lit, son confort durant tout ce temps. Un faible prix, allez-vous me dire. On peut pas mettre dans la même balance le Taj-Mahal et un simple matelas, merde quoi ! C’est vrai, c’est vrai. Sauf que le matelas n’est qu’un des éléments dans la balance. Il y a aussi les amis, la famille, le chat, ses petites habitudes, les soirées à glander parce qu’on est fatigués, les grasses matinées. Quand on part à la découverte du monde, il y a trop à voir pour glander. Vous me direz qu’en partant un an, y a bien un moment où on lève le pied, on se lève pas tous les matins à une heure à un chiffre pour courir le monde, on s’accorde aussi des pauses. Certes, certes.

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Mais reste cette peur de la lassitude. Quand l’exceptionnel devient le quotidien, on se lasse. Le sel du voyage, c’est la parenthèse que ça représente. Pendant une semaine, 15 jours, trois semaines peut-être, vous serez ailleurs, dans un univers différent du vôtre, dans une autre temporalité, loin des mails, téléphones, des reco et des fans qui viennent pleurer sur votre page. C’est si dépaysant. Justement, peut-on être dépaysés quand on voyage en permanence ? A quel moment la découverte merveilleuse s’estompe ? Admire-t-on autant les paysages islandais si on vient direct de Paris où on admirait la veille notre écran de PC que si l’on vient de quitter le Machu Picchu ? Moi, Nina, serai-je aussi fascinée par Petra quel que soit mon point de départ ? Ou en fonction de ce que j’ai déjà vu dans la vie ? Est-ce que si je vais demain à Bali, par exemple, mon souvenir de Thaïlande jouera-t-il sur mes impressions de la même façon en l’ayant quittée un an et demi plus tôt ou si j’y étais la veille ?

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Et puis, si je vois tout demain, que ferai-je du reste de ma vie ? Bien sûr que j’ai parfois envie de passer ma vie à voyager, de gagner au loto et m’enquiller toutes les destinations, la liste des endroits que je veux découvrir ne cesse de s’allonger, les expériences à vivre aussi. Non parce que depuis que j’ai vu une pub pour je sais plus qui, faire du kayak dans les glaces, ça m’excite ! (faudrait que je fasse du kayak à l’occasion avant de rêver de grandes expéditions). Plonger aux 4 coins du monde, faire des séjours linguistiques dans les pays anglophones et italophones (enfin, l’Italie quoi) pour commencer. Bref, la liste de ce que je veux voir/vivre est infinie. Mais je ronge mon frein : j’ai le temps. Certains me feront gentiment remarquer qu’on peut pas savoir si j’ai le temps, que je mourrai peut-être demain écrasée par un bus ou qu’on me trouvera une tumeur au cerveau invalidante. Qui sait ? Mais vu que l’excitation du voyage se trouve également dans sa préparation, mieux vaut ne pas tout faire d’un coup. Et puis, comment pourrai-je reprendre ma petite vie quotidienne sans énorme déprime après ?

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En attendant, faut que je regarde pour Londres, tiens !

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On s’est vus, je t’ai reconnu

Quel sentiment étrange vous étreint parfois… Un jour comme les autres, je mène ma petite vie, faite d’aléas, de hasards, de rencontres. Mais l’une d’entre elles allait me couper le souffle, me déstabiliser. Face à moi un homme, un inconnu. Et au fond de moi l’intime conviction que je le connais.

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Pourtant, c’est impossible. Certaines trajectoires de vie ne se croisent que très rarement, une fois dans une vie à la faveur d’un voyage de l’une des deux personnes. Des trajectoires perpendiculaires : éloignées l’une de l’autre et ne se rencontrant qu’en un point précis. Et pourtant, quand vous le voyez, il vous électrise, vous le dévisagez, interdite. Ce visage inconnu vous paraît si familier, vous n’arrivez pas à saisir à qui il vous fait penser. Ca vous obsède mais impossible de trouver.

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Je ne sais pas d’où vient ce sentiment. Sachant que nous n’avons pu croiser cette personne par avant, reste la possibilité qu’il nous rappelle quelqu’un ancré dans notre subconscient mais que notre Moi a évacué pour une raison ou pour une autre. Un peu étrange cependant : de voir cet homme, ma culotte en est décédée.

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On pourrait y voir une sorte de mystique amoureuse : je l’ai vu, j’ai su que c’était lui, au plus profond de moi même. Oui, en voilà une bien belle histoire mais si je prends mon petit cas perso, je l’ai vu, je l’ai reconnu, j’ai remarqué son alliance. Ah merde, ça marche pas… Oui, je sais, ça veut rien dire patati patata mais dès le départ, la romance sent un peu le moisi. Puis il n’y a bien que dans les romans que ça existe, ça. Moi, dans la vraie vie, les plus grands amours de ma vie, je les ai pas forcément calculés de prime abord alors hein…

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Il n’en reste pas moins cette incroyable sensation, ce « je te reconnais alors que je ne t’ai jamais vu » qui m’agace. Mais putain à qui il ressemble de mon entourage ? Je passe en revue les mecs du même groupe ethnique que lui, ça ne colle pas. Des mecs de la même morphologie ? Non plus. Merde, merde, merde. Ca vire à l’obsession, ça me démange le cerveau plus efficacement qu’une piqûre de moustique sur un orteil. Mais j’ai beau gratter encore et encore, il n’en sort rien. Peut-être est-ce alors une sorte de décharge hormonale, mes phéromones qui deviennent toutes folles car j’aurais trouvé le reproducteur parfait, le complément idéal de mes gênes à moi. Oui sauf que je suis pas très partante à l’idée de mélanger mes gênes pour le moment, j’ai d’autres priorités, je veux bien juste mélanger mes fluides mais pas plus.

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En fait, au delà de l’anecdote, je me demande toujours ce qui fait le coup de coeur, surtout quand il te frappe à ce point. Qui de la ressemblance avec un ex (amoureux ou crush), du besoin de se caser, d’une envie de s’envoyer en l’air ou de l’envie/besoin de se reproduire fait battre le plus nos coeurs ? Tout cela en même temps ? Chimie hormonale ou construction mentale ?

Human brain, conceptual artwork

Je ne sais pas mais vu que les chances de revoir ce garçon sont d’à peu près zéro, j’aimerais que mon cerveau s’excite sur des cibles un peu plus réalistes (et beaucoup plus célibataires), merci bien.

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Je ne veux surtout pas lui ressembler

Je crois que notre personnalité est somme toute un agrégat de rencontres, d’expériences et d’apprentissage. Parfois, tu croises des gens dont tu envies la vie, les expériences vécues… Et parfois tu croises ceux à qui tu ne veux surtout pas ressembler.

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1) la procrastinatrice menteuse

Dans le monde du travail, c’est hélas une figure inévitable. Toute la journée, elle glande ou impose des réunions interminables lui permettant de donner l’impression de faire à défaut de paraitre efficace. Commençant à bosser à 18h, elle vous collera tout un tas de tâches urgentes à ce moment là, rallongeant d’autant la journée. Du coup, elle reste tard et s’en plaint, justifie ses longues journées par le travail de piètre qualité de ses subordonnés qu’elle doit reprendre. Corrections que personne n’a jamais vu tout comme les nombreux
documents qu’elle a réalisé mais qui ont été effacés ou mal sauvegardés par le vilain ordinateur. A la fin, vous réalisez qu’elle ne sait même pas faire une capture d’écran et vous vous rendez à l’église tous les week-end prier pour qu’elle se fasse dégager.

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Comment ne pas devenir comme elle ? Au lieu de glisser la poussière du travail non fait sous le tapis, apprenez à maitriser les outils que vous ne connaissez pas (au pire cliquez sur la touche F1 et laissez vous guider). Et au bout du 3e licenciement posez-vous les bonnes questions.

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2/ L’hyper aigrie

Elle fut heureuse autrefois mais considère que le meilleur est désormais derrière elle. Sauf qu’elle est trentenaire et pas septuagénaire et rien que de l’entendre déprimer sur ce bonheur qui ne reviendra plus, vous avez envie de prendre une corde. Pour la pendre, elle, un pur acte de charité. Son credo : »Tous des connards », « personne ne m’aime » et « c’était mieux avant ».

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Comment ne pas devenir comme elle ? Le bonheur, c’est pas comme la foudre, ça peut tomber plusieurs fois au même endroit. Encore faut-il l’attirer un peu comme un paratonnerre. Si tu ne fais rien pour te sortir de ce marasme, il ne se résorbera pas tout seul. Alors on arrête de geindre et on va de l’avant. Pas besoin de faire un truc de folie, une nouvelle activité peut suffire. La nouveauté a toujours été mon meilleur antidépresseur.

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3/ La nymphomane hystérique

 

Elle crie tout le temps, on n’entend qu’elle et elle ne cesse de crier que quand elle glousse car un homme lui parle (gentiment). Quasi quadra, elle vit seule avec son chat, bave sur les mecs de 25 ans mais vu sa bonne humeur permanente, elle doit pas souvent voir le loup.

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Comment ne pas devenir comme elle ? Faut que je me trouve une relation stable vite ! Ou éviter de glousser quand un homme me parle. Et ne pas confondre les gens avec un punching ball.

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Et ben, que de garde-fous !

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Où trouver l’homme ? Episode 37 : aux vendanges de Montmartre

A la recherche du prince charmant

(Tout ceci est une fiction, comme déjà dit. De toute façon, là, l’hiver arrive, je ne cherche plus d’homme, c’est pas la saison)

Paris est une ville drôlement chouette qui propose moult activités permettant de faire des rencontres pour le moins intéressantes. Par exemple les vendanges de Montmartre. Au petit matin, ça commence par de faux mariages, de vrais couples se mariant pour de faux, comme c’est romantique. Puis quand tous les faux mariés sont célébrés, un bal commence avec un arbre à danse : sur cet arbre sont accrochés des panneaux sur lesquels sont inscrits des danses type (genre java, salsa…). On tire un panneau et le groupe joue ce qui est écrit dessus.


Donc un dimanche un peu gris d’automne, sur la charmante place des Abbesses, après avoir assisté à de faux mariages, vraie célébration de l’amour et de l’union sans obligation, vous pouvez enlasser un partenaire et vous laisser emporter par une douce danse. Alors m’y voilà. Premier tour d’horizon, la moyenne d’âge est… très très élevée. En fait, je dois être la plus jeune et de très loin. Or dans la vie, j’ai une règle de conduite que je refuse de rompre : « ne jamais sortir avec un homme de l’âge de mon père ». Voire de mon grand-père. Et je rajoute que celui qui a une bouteille de rouge qui pique dans la main est aussi éliminé (de toute façon, je pense qu’il était éliminé dès la règle 1). Ah mais apparemment, il est avec la dame à la flasque de whisky, tout va bien.


Bon… Ah, un jeune ! Super, prépare-toi ma fille, ça va être à toi de jouer. Mais… qu’a-t-il accroché autour du cou ? On dirait bien une fille et vu comme elle le tient serré, je devrais dire : sa copine. Non mais ! Ces gens là n’ont aucun savoir vivre, depuis quand se rend-on à un bal déjà accompagné ? Si mes grands-parents maternels avaient fait ça, je n’existerais même pas ! Oui, mes grands-parents maternels se sont rencontrés dans un bal pop’, c’est mignon hein ? Sauf que le plan des bals pop’, pardon mais ça ne marche plus. Tous les mecs sont venus avec leur tendre moitié qui n’a pas l’air partageuse du tout. Bon… Voilà… Super…


Ah, mais que vois-je au loin ? Un jeune homme à peu près de mon âge qui fait le pied de grue comme moi et sans nana à son cou. Je fonce. Je lui propose de se joindre à moi sur la piste de danse. Un, deux, trois, c’est parti… Et c’est là que je me souviens que je ne sais pas vraiment danser. Enfin, si, en boîte sur des hits dance calibrés pour me faire trémousser avec quelques (mili)grammes d’alcool dans le sang pour pas que je me rende compte que je n’ai aucune coordination. Je me concentre sur mes pieds et le rythme, je suis tendue comme le string de Cindy. Et je sens que je perds mon cavalier, de moins en moins motivé à me faire entrer dans la danse, comprenant que je suis un peu totalement mauvaise. Bon, elle dure combien de temps la chanson, là ? J’aimerais sauver l’honneur et tenir jusqu’au bout sans pour autant perdre totalement ma crédibilité. Non mais de toute façon, c’est pas ma faute, le sol n’est pas plat, on n’a pas idée de danser sur des pavés.


((c) Photobuzz)

Ouf, la chanson se termine, les gens applaudissent, mon cavalier m’adresse un sourire poli avant de retourner dans la foule. Ah. Bon, ben, je pense que je vais y aller, là, il commence à pleuvioter en plus. Mais je retiens quand même une leçon : si je veux draguer au bal, faudrait déjà que je sache danser.


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Qu’est-ce que l’amour ?

(Non, toujours pas la suite de la recherche du prince charmant, toujours pas envie, là, de suite, mais ça reviendra, ne vous inquiétez
pas…)

L’amour, il est partout : dans les romans que je lis, dans les films que je vois, les chansons que j’écoute, les magazines m’expliquent comment le trouver, on en parle entre copines. Bref, on a tous que ce mot là à la bouche mais finalement, sait-on réellement de quoi on parle ? Qu’est-ce que l’amour ? Je parle de l’amour que l’on donne à une seule autre personne, objet de nos désirs, avec qui on a envie de mélanger nos gênes. J’avais jamais remarqué que cet amour là était à priori égoïste puisqu’il ne se vit qu’à deux, normalement.
D’un autre côté, à plus de deux, j’aurais du mal à gérer, je me connais. Sans compter qu’actuellement, entre mon boulot, mes séances du sport (oui, la Nina 2008 fait du sport figure toi et depuis un moment, en plus), mes soirées entre copines, mes soirées mondaines (au moins), je ne sais déjà pas quand je pourrais caser un mec alors deux… Voire plus… Non.


Quand j’étais ado, j’étais une perpétuelle amoureuse et j’aimais bien, en fait. J’avais comme spécialité de tomber amoureuse du « beau mec là bas », celui qui n’avait aucun ami en commun avec moi. Je passais mon temps à rêvasser, à imaginer nos premiers mots, notre premier baiser, à échafauder des plans pour aller lui parler. Ca m’occupait beaucoup. Evidemment, ce n’était pas de l’amour mais du fantasme mais à l’époque, je ne le savais pas. En grandissant, j’ai un peu perdu cette capacité à m’emballer. D’abord, j’ai été quatre ans
et demi avec Guillaume 1er et même si durant cette période, j’ai secrètement craqué sur deux hommes dont le terrible démon tentateur, ça ne restait que du désir. Mais là, j’en avais conscience.

Aujourd’hui, je suis tombée dans l’excès inverse, je ne tombe plus amoureuse, plus du tout. Pourtant, j’ai fait des rencontres sympas, j’ai eu des petits coups de cœur, ça fait plus d’un an que je fréquente le même mec dans le cadre d’une relation libre et non impliquante mais non, je ne tombe pas amoureuse. A moins que… A moins que je ne sache pas ce qu’est l’amour. Peut-être qu’on me l’a tellement survendu que je crois que ça ne peut aller qu’avec les feux d’artifice, le cœur qui danse la polka, le love at first sight des films romantiques que je déteste, d’ailleurs. Oui, les belles histoires d’amour au cinéma, ça m’ennuie, on sait déjà comment ça va finir et je sais que dans la vie, on rencontre jamais le prince charmant pile au moment où on se sentait au fond du trou et hop, magie, tout s’arrange. Quand je suis au fond du trou, j’ai tendance à être aussi au fond de mon lit avec mon chat et un bon bouquin, je ne vois pas
bien comment Patrick Dempsey viendrait sonner à ma porte pour changer ma vie. De toute façon, je le trouve vraiment pas attirant du tout Dempsey. Quoi que je le préfère à Tom Hanks qui a souvent joué l’homme prince charmant dans les films romantiques.


Bref, je m’égare mais des fois, je me demande s’il est possible que j’aime sans savoir. Je sais que la question paraît ridicule et que si je me pose des questions sur mes sentiments amoureux, c’est qu’ils ne sont pas là. Mais au fond, c’est quoi l’amour ? A quoi le reconnaît-on précisément ? Se loge-t-il dans l’ivresse des sens ? Dans l’envie de construire une vie à deux ? Dans la complicité entre deux êtres ? Dans la dépendance ? Rien ne me paraît si évident que ça. On dit qu’on aime parce qu’on le sait, parce que c’est évident. Mais pourtant, par le passé, j’ai cru aimer mais une fois l’étincelle du début éteinte, il ne restait plus rien. Et quand je me retourne, je me dis que,
non, ce n’était pas cet amour mythique que je suis censée chercher à longueur de temps. C’était de l’affection, du désir, voire de l’orgueil, de l’optimisme, de l’envie d’y croire mais pas de l’amour. Y a qu’à voir à la vitesse à laquelle je m’en remets. Si j’étais réellement en mal d’amour, j’aurais pleuré bien plus que ça.

Parfois, quand on me parle d’histoires d’amour ou de chagrin d’amour, j’ai envie de soupirer. Non, tu n’es pas amoureux, non, tu n’as pas le cœur brisé, c’est juste une blessure d’ego. Ca fait mal, en effet, mais ne te cache pas derrière des « je l’aimeeeuh ! », ce n’est pas lui que tu aimes mais c’est l’idée d’être en couple, de sortir avec cette belle personne, de ne pas être seul et paria…

Et au fond, je me demande… L’amour entre deux êtres qui parlent à la première personne du pluriel, est-ce que ça existe vraiment ?

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Et toi, tu fais quoi le 31 ?

Article anachronique puisque là, je te parle de la soirée d’hier de façon prospective. Donc, je débute un article par une phrase qui ne veut rien dire et pour me rattraper, lecteur, lectrice, je te souhaite de tout cœur une

 
BONNE ANNEE 2008 !!!
 
2008 sera sweet, je le prophétise.
 

Donc, le 31, revenons-y, le réveillon. Il y a différents styles de réveillons : le réveillon en famille, le réveillon entre amis version petit, moyen ou grand comité, le réveillon « mêlons nous à des inconnus en boîte ou, subversivité ultime, sur les Champs » ou encore le réveillon « j’étais tellement pétée qu’à minuit, j’étais déjà dans un coma éthylique ». Cette année, pour moi, ce fut réveillon en petit comité avec Vicky et sa best. En même temps, au moment où j’écris cette phrase, il est 15h03 le 31 décembre… Donc là, dans cet article, je vais pas vous raconter mon réveillon vu que je l’ai pas encore vécu. Non, je vais vous parler de la pression du réveillon.

Dans notre vie sociale, je vois deux grosses pressions annuelles : le réveillon et la St Valentin. C’est-à-dire les jours où c’est la loose de ne pas avoir et de chéri pour faire des bisous et des soirées prévues. Bon, moi, j’ai été en couple pendant 4 ans et demi et j’ai jamais fêté la St Valentin donc je peux légitimement dire sans passer pour l’aigrie frustrée de service que je m’en fous royalement, de la St Valentin. Par contre, il semble socialement inadmissible de ne rien faire pour le réveillon. Si tu fais rien, c’est que t’as pas d’amis, CQFD. Donc, aux abords du mois de décembre, on sent que ça commence à s’angoisser dans les chaumières : mais que va-t-on faire le 31 ? Les plus populaires d’entre nous ont plusieurs pistes et il va falloir choisir. D’autres savent avec qui, reste à savoir où. Les couples hésitent : avec tes amis ou les miens ? Et il y a ceux qui n’ont rien de rien, pas l’ombre d’une invitation, et qui commencent à paniquer. Vite appeler ses amis pour tenter une incruste quelque part, se dégoter un bon plan ! On ne peut pas commencer l’année seul(e) quand même, ça n’aurait pas de sens.

Et après tout, pourquoi pas ? C’est le soir à pas être seul mais, si, au fond, on a envie de passer la soirée du 31 tranquille chez soi, est-ce vraiment un mal ? Entre une soirée où on ne connaît personne et où tout le monde est torché à 23 heures, à entendre dix fois la même blague sur les blondes ou l’analyse du championnat de France de foot où la seule chose à retenir, c’est que Lyon est toujours en tête et une soirée à se cocooner tranquille chez soi, entre un bain et une petite coupe de champagne, pour le style, quel mal y a-t-il à choisir la
seconde solution. Là encore, si on crie haut et fort qu’on fait le réveillon tout seul et qu’on en est très content, c’est comme quand on dit qu’on s’en fout de la St Valentin, on est soupçonné de mauvaise foi. Il faut réveillonner, il faut en foutre plein la vue aux autres avec nos réveillons somptueux avec 150 invités et notre robe créateur Chloé et nos Manholo Blanik au pied. Genre, on a dépensé 500 euros dans une tenue qu’on ne mettra qu’une fois dans sa vie. Et puis même s’il est acquis que le 1er janvier est une journée qui ne sert à rien, ce n’est pas la peine de commencer l’année avec la gueule de bois. Ca, je peux le faire tous les dimanches, si je veux, c’est pas hyper excitant.

L’an dernier, j’ai passé un réveillon calme, ce sera sans doute pareil cette année. Et franchement, j’en suis la première ravie. Bien sûr que refaire le monde en bonne compagnie autour d’un verre de vin et d’un bon gueuleton, je peux le faire toute l’année. Mais tu vois lecteur, je me suis rendue compte que mes réveillons étaient souvent symboliques de l’année qui vient. En gros, réveillon merdique, année pourrie. Quoique le réveillon 2005-2006 fut sympa et l’année merdissimale, comme quoi… Mais là, par exemple, le réveillon 2006 fut hautement symbolique : une soirée calme et bon enfant au milieu de gens que je ne connaissais pas chez Anne. Effectivement, cette année fut calme et pleine de rencontres.

Enfin, j’espère que vous avez passé une bonne soirée hier, quoi que vous ayez fait. Et encore une fois, bonne année, les gens !  Et je t’ai mis plein de liens vers mes articles passés sur le réveillon (non parce que c’est la 3e fois que j’en parle!), des fois que tu t’ennuierais…

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Putain deux ans !

Je prends une profonde inspiration et je souuuuuuuuuuuuuffle pour éteindre les deux bougies du gâteau. Deux ans, déjà. Deux ans qu’un matin gris de mai, je décidais de créer un blog, embarquant dans l’histoire des amis consentants. A y repenser, ça me paraît si loin et si proche. Tant de choses vécues en deux ans, de rencontres, d’amour et de brouettes, Seigneur ! Ca me file le vertige.

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Cette année a marqué un tournant dans ma vie, un tournant nécessaire. Je m’étais un peu perdue, je passais mes soirées à me bourrer la gueule pour pas me rendre compte que je m’emmerdais et que je n’avais rien à dire aux gens qui m’accompagnaient. Et puis il me fallait trouver un boulot et c’est pas en me bourrant la gueule à la première occasion que j’allais avancer, dans la vie. Donc j’ai mis toutes les conneries de côté. Enfin presque, je suis peut-être encore un peu trop active sexuellement parlant. Mais là, je trouve ça trop bon pour arrêter et ça me fait faire du sport en plus. En plus, selon mes calculs personnels, alors que de janvier à mai 2006, je comptais deux amants. Sur la même période, cette année, j’ai doublé. Mais vous aurez noté que j’en parle plus. Pourquoi ? Parce que plus trop envie d’attirer le lecteur en parlant de ma vie sexuelle. Que j’assume pleinement donc on s’en fout de savoir que j’ai baisé X fois.

Cette année, beaucoup de choses ont changé, j’ai dû évacuer des personnes de mon entourage. Parfois sciemment, parfois par « accident » mais c’est comme ça, je m’étendrai pas sur la question. Les vingtenaires ont beaucoup évolué, on a perdu quasi tous les Toulousains au profit de Parisiens, d’origine ou pas. Mais bon, ce blog est à l’image de ma vie, j’ai changé mes relations et ça se répercute jusque ici. L’autre jour, Summer me disait que mon blog était plus « sain » et je suis assez d’accord même si c’est pas forcément une volonté de ma part. Mais je me suis rangée des bagnoles et je m’en porte pas plus mal. Je m’en porte même mieux. Même que j’ai trouvé du boulot. Même que je me sens en total accord avec moi, je me fais plus horreur. C’est bon. Puis j’ai lancé des trucs qui marchent genre la liste du samedi, rendez-vous immuable maintenant. J’ai aussi lancé la version audio, ça apporte pas forcément quelque chose en plus mais pour le moment, elle reste. Enfin, le forum, appendice de ce blog qui est bien sympa, surtout que ce ne sont pas les mêmes personnes qui s’expriment ici et là-bas, amusant ! En plus, mes petits vingtenaires sont bien actifs en ce moment, les nouveaux venus ne faillissent pas à la tâche. Ca m’aide à tenir le cap car avec le boulot, j’ai moins de temps pour écrire (forcément).

Deux ans, donc, qui l’eut cru. Pourtant, il y a des jours où Nina me sort par les yeux. Parce que, quelque part, je suis un personnage public donc exposée. Que Nina fréquentait une blogosphère malsaine que j’ai fini par quitter, m’étant pris tellement de couteaux dans le dos qu’on peut carrément parler d’acupuncture. Non, je ne détaillerai pas, on s’en fout des ragots. Et même si je dis ce que je veux sur mon blog, je vois pas l’intérêt de refoutre ma merde. Pas besoin de ça pour qu’on ragote sur mon dos, je le sais donc on va pas fournir les munitions non plus. Mais bon, c’est le jeu, c’est comme ça, y a des ragots et des mesquineries partout, la blogosphère ne fait pas exception, c’est juste que c’est plus visible vu que des milliers de personnes assistent à nos bisbilles. Mais comme j’ai pas envie de prendre mes lecteurs en otage de disputes de maternelle, fin du paragraphe.

Alors maintenant, pour la 3e année, sur quoi va-t-on partir ? Ben tout pareil. Faudra changer le design pour la mue annuelle, je sais pas quand. J’ai pas super le temps de gérer tout ça pour le moment. Si je compte qu’en un an, on a accueilli 5 nouveaux vingtenaires sur les 9, je me demande où nous en serons dans un an. Si nous sommes toujours là dans un an. J’aimerais lancer une espèce de BD des vingtenaires, genre une personne qui dessine ses articles plutôt que de les écrire histoire de varier les plaisirs mais c’est une idée en l’air, je n’ai rien avancé du tout de ce côté là.

En tout cas, y a un an, j’étais en plein chagrin d’amour, en stage à domicile et en pleine déchéance. Cette année, je suis salariée (en CDI, mes trois lettres préférées), en forme et célibataire tranquille. Ca fait du bien de voir le chemin parcouru, des fois !

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I wanna meet a man

L’autre jour, je glandais chez moi parce que je suis en vacances et j’ai droit. A un moment, je tombe sur « un gars, une fille » sur France 4 et là, c’est sûr : je veux un mec ! Un rien qu’à moi que je pourrai appeler chéri et qui m’appellera ma puce (ou comme il veut, on s’en fout).


Je regarde les événements de ma petite vie : je n’ai pas été amoureuse (mais vraiment, vraiment) depuis mai… Bordel, c’est pas brillant. Mais bon, entre mon petit cœur brisé qu’il a fallu réparer et le boulot, j’ai pas eu le temps de tomber amoureuse. Surtout que quand on bosse chez soi, niveau rencontres, c’est plus que limité. Donc maintenant que mon cœur est rafistolé et que mon avenir professionnel semble stable pour les six prochains mois, il est temps un peu de m’occuper de mes amours. Moi aussi, je veux un mec mais un rien qu’à moi ! Et un qui vit sur Paris, histoire de vivre le quotidien. Je veux une vie plus pépère ! Je veux dire « Ce soir ? Ah non, je peux pas, je vois mon roudoudou d’amour ! » (je précise que j’ai jamais appelé un mec comme ça, c’est pour rire). Je veux avoir l’air neuneu quand je parle de lui et qu’on me taquine « ouah, Nina, elle est amoureuse ! ». Je veux que toutes les étoiles du ciel soient dans mes yeux quand je parle de lui… Oui, l’amour rend nunuche donc je mets un max de petits cœurs, petites fleurs dans cet article.

Je veux passer des soirées peinardes chez lui. M’enrouler dans son peignoir parce que j’adore piquer les affaires de mon mec, je nage dedans, on dirait que j’ai rétréci au lavage (déjà que…). Je m’allongerai, l’air de rien, sur son canapé pendant qu’il est sur son ordi pour travailler (ou qu’il lit ou qu’il fait une grille de sudoku, on s’en fout), je prendrai un air détaché et me plongerai dans la lecture d’un magazine ou d’un roman. Puis il viendra vers moi, s’allongera par-dessus moi, il glissera sa main le long de mon corps et krzt krzt krzt (désolée, la scène suivante étant susceptible d’heurter la sensibilité des plus jeunes, elle a été cryptée). On passerait la nuit à discuter de tout et de rien dans le noir, à choisir le prénom de nos futurs enfants pour rigoler, à débattre de la vie, de tout et de rien, de rigoler jusqu’à ce qu’il dise « Bon, Nina, faut se lever, demain, ça suffit, là ! » et moi, je chouinerais : « Mais j’ai pas sommeil et puis c’est moche comme prénom Marie-Hortense, ma fille ne s’appellera pas comme ça ! ». Puis je me collerai à lui pour le câlin du soir, je m’assoupirai un peu dans ses bras avant de retourner de mon côté du lit car je m’endors rarement dans les bras d’un homme (en plus, quand je le fais, je lui bave sur l’épaule donc pas bonne idée).

Je veux lui présenter Gauthier. Parce qu’un mec homophobe n’a aucun avenir avec moi, c’est clair. On ira tous les trois dans un bar ou ailleurs pour discuter de tout et de rien, Gauthier l’allumera un peu mais je ne dirai rien, au contraire : je rirai. Oui parce que Gauthier, il aime bien asticoter (à défaut d’astiquer) mes mecs, surtout quand ce sont de mignons petits bruns à lunettes qui parlent en mettant leur main sur sa cuisse. Il aime bien leur promettre les ultimes outrages et si mon mec est bien (oui parce que des fois, je me trompe), il rira et rentrera dans son jeu. Tant qu’ils ne passent pas aux actes, moi, ça me va très bien. Puis je le présenterai à mes autres amis, attendant avec impatience leur avis sur le bonhomme. Oh, je sais qu’ils ne diront jamais du mal de l’homme que j’aiiiiiiiime, même si c’est un fieffé crétin parce que je suis amoureuse donc aveugle et que je les écouterai pas. Quand je sortais avec Arnaud, je l’ai présenté à Gauthier et Anne, aucun des deux ne l’a senti mais ils ne m’ont rien dit. Par contre, ils ne m’ont pas menti en disant qu’il était « formidaaaaaaaaaable », ils se sont contentés de n’émettre aucun avis sur la question.

Je veux me sentir belle parce que lui, il m’aime et que c’est tout ce qui compte. Je veux lui raconter mes journées le soir, qu’il me raconte les siennes. J’ai envie de sourire à chaque fois que mon portable sonne et que je vois son nom apparaître. Et puis j’ai envie de l’embrasser dans le métro, de lui tenir la main dans la rue, de poser ma tête sur son épaule quand nous sommes assis côte à côté, juste pour faire râler les célibataires aigris qui voudraient en faire autant.

Bref, j’ai envie d’un mec qui me fasse vibrer, que les lendemains avec lui soient toujours rassurants. Et même qu’on me trouve chiante à en parler tout le temps, qu’on me dise de changer de disque ! Ah, le peton !

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