Bloguer ou bosser: l’impossible alliance ?

J’ai un défaut: j’ai des idées, tout le temps. Des idées de livres à écrire, d’articles à vous faire… ou de blogs à créer. Et je vous parle même pas des 38 boutiques Etsy auxquelles j’ai pu penser. J’avais eu aussi l’idée y a 5 ans de faire des articles vidéo (des podcasts, quoi) avec des ponctuations issues de séries télé. Quand j’ai vu l’explosion des tumblr gavés de gifs animés exploser (et les articles qui utilisent encore ce type d’illustrations aujourd’hui), j’ai saisi à quel point j’avais trop eu la bonne intuition… et loupé le coche. Bon après, rendons à César ce qui lui appartient: “mon” idée géniale était directement inspirée de Dream On. Et en plus, j’ai une culture série de merde. Mais bloguer en travaillant, gérable ?

Bref, j’ai plein d’idées, des trucs où je me dis “tiens, je vais lancer ça pour me payer des vacances” (enfin, ça me paiera au mieux le café à l’aéroport) ou “tiens, je vais lancer ça, ça fera bien sur mon CV” voire “tiens, je vais lancer ça, ça me permettra d’acquérir telle compétence” (et ça fera bien sur mon CV)”. Oui, j’ai des idées mais pourquoi j’estime que c’est un défaut ? Facile: parce que si j’ai les idées, j’ai juste pas le temps de les appliquer donc je suis frustrée.

Bloguer en travaillant , le défi impossible ?

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Si je devais résumer ce blog, je dirais très grossièrement qu’il y a eu 2 périodes: la faste et la ronron.

La faste: au début où nous avions trois ingrédients de succès: le cul (version sans filtre), la régularité (1 article par jour) et surtout le temps d’entretenir la communauté (pas étonnant que je passe ensuite par la case community manager) et d’avoir de nouveaux lecteurs en postant des comms de ci de là.

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La ronron: beaucoup moins de cul pour cause de “j’ai des collègues maintenant, on ne sait jamais”, une régularité plus que relative et surtout plus aucune gestion de la communauté pour cause de manque de temps. Comme qui dirait les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés.

Mes jambes pré opération du genou et pré trou dans la jambe parce que je suis tombée dans le métro

Mes jambes pré opération du genou et pré trou dans la jambe parce que je suis tombée dans le métro

Il est vrai que ce blog m’apporte juste un espace de prise de parole mais c’est bien tout désormais. Et je n’ai aucun regret en soi. Contrairement à mes autres projets de blogs (ceux qui ne voient pas le jour, j’entends), les vingtenaires ne nécessitent que rarement un travail de recherche, on est plus dans le fact checking qu’autre chose. Pourtant, j’aime ça, chercher, c’est toujours l’occasion d’apprendre quelque chose mais pas le temps. D’autant plus maintenant que je suis en couple et que je vis entre deux apparts.

(sac trouvé sur Claire Production mais en rupture de stock mais vous pouvez cliquer quand-même si d'autres trucs vous plaisent)

(sac trouvé sur Claire Production mais en rupture de stock mais vous pouvez cliquer quand-même si d’autres trucs vous plaisent)

Mais parfois, je soupire devant certaines occasions manquées. Non pas que je compte devenir millionnaire grâce à mon blog, je suis légèrement réaliste mais du coup, je perds l’aspect expérimentation sur certains réseaux ou sur l’écriture, le public reste modeste. Parfois, je me pique de vouloir relancer la machine, faire un peu de SEO, essayer de booster un peu les réseaux sociaux mais je laisse vite tomber… essentiellement par manque de temps. Et d’investissement aussi. Ce que j’aime, moi, c’est écrire. Le reste, ce serait bien que je sache faire mais la flemme… Ouais, la flemme. D’abord parce que la naturopathe avait dit que j’avais droit mais surtout… bah une fois un article écrit, j’ai pas le courage de faire “buzzer” en commentant ailleurs, en allant interpeller des gens qui parlent du sujet et surtout, surtout, j’ai la flemme ultime de fréquenter la blogosphère et ses soirées sponsos. Je crache pas sur les blogs en général, certains sont tops, mais alors le côté soirées de marque, c’est peut-être un peu trop proche de mon boulot pour que j’ai envie. Sans parler du fait que c’est un milieu assez puéril (et Machine elle a dit de truc que ci, que ça et lui, je l’aime pas, lui parle pas, et elle, c’est trop une michto, blablabla) donc un gros “pas envie”. Enfin, je dis ça des blogs, les Tweet apéros et co, c’est pas forcément mieux… En fait, c’est un peu partout pareil, je crois juste que je suis devenue associale et que j’ai juste envie de voir a) mon mec, b) mes potes. Les soirées pince-fesses, à part pour faire progresser ma carrière, non, non, non.

NON MERCI !

NON MERCI !

Mais reste la frustration. Celle de ne pas avoir le temps d’écrire comme je veux, celle de ne pas arriver à écrire une relative success story (le défi étant donc de “réussir” à monter un truc sans se taper les soirées sus-nommées. Et surtout de mener de front ma vraie carrière et ce petit projet, je n’ai pas envie de devenir “blogueuse pro”, voyez). Que si, parfois, le secret pourrait résider dans l’organisation, ces derniers temps, le travail me pleut dessus et il devient difficile (impossible?) de sauver quelques minutes d’écriture. Avec de la chance, une fois que Victor et moi serons installés ensemble, je pourrai écrire un peu le soir, mais rien n’est moins sûr. Mais il faudra car mine de rien, le blog, ça reste le meilleur truc pour rajouter du sens au métro, boulot, dodo.

 

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Et si je créais mon blog marketing ?

Enfin, marketing des réseaux sociaux, j’entends.

J’hésite. J’hésite et je me dis qu’en mettant des mots, je trouverai peut-être la réponse ou mes gentils lecteurs me donneront peut-être un conseil avisé.

brainstorming

Il était une fois une petite Toulousaine qui débarqua sur Paris un lundi du mois de mars, un lundi de Pâques. Peu de temps plus tard, elle eut la folle idée de créer un blog pour raconter sa vie parisienne à ses petits camarades toulousains. Elle ne se rendait pas compte qu’en appuyant sur le bouton “créer”, sa vie allait en être bouleversée. Des rencontres, des belles histoires, une plume qui s’affûte au fur et à mesure, des opportunités. Des insultes assez violentes et même une plainte à la police mais chaque médaille a son revers. Un blog peut être une formidable vitrine… D’où mon interrogation depuis quelques mois : et si je créais mon blog marketing.

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Evidemment, le monde n’attend pas mon avis, on a suffisamment de blogs de consultants en marketing qui publient plus vite que leur ombre. L’idée est autre. En un, démontrer mes connaissances et compétences. J’ai 6 ans (incroyable quand on y pense) d’expérience dans mon métier, ça m’en fait des données à partager. En deux, ça me permettrait d’ordonner ma pensée, me forcer à rester bien au courant des dernières nouveautés. Double effet Kiss kool : je reste hyper affûtée sur mon secteur, mes client en profitent et dans un élan d’admiration pour cette incroyable connaissance toujours à jour, ma chef et mon PDG me filent une augmentation de 10%. Oui oh CA VA, j’ai le droit de rêver. Et en trois, je le mettrais sur mon CV à la place des vingtenaires. C’est pas que je n’assume pas ce que j’écris ici. D’abord parce que c’est bien écrit (j’aime me lancer des cascades de fleurs) et qu’ensuite, mes histoires de cul ont disparu d’ici depuis des lustres. Déjà que mes histoires d’amour n’y font qu’une discrète apparition… Mais je ne suis pas toujours sérieuse et je me sens parfois un peu limitée dans ma prise de parole. Même si, au fond, l’avantage de ne pas cacher son blog à ses managers permet de garder le contrôle et éviter un article rageur qui pourrait me revenir à la gueule. Enfin, là, de suite, j’ai rien de rageur à écrire mais ça pourrait arriver. Genre parce que j’ai pas eu mes 10% d’augmentation (bon, ok, je les ai pas demandés).

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Que du positif sur le papier. Mais. MAIIIIIIIIIIIIIIIS. De un, j’ai pas hyper le temps. Evidemment, je pourrais mettre cette écriture sur un temps de travail et une capitalisation sur l’avenir. Dans un monde parfait, j’arriverais au taf à 9h plutôt que 9h30, 30 minutes pour écrire un petit article marketing mais vous me connaissez, je me connais, le matin et moi, on n’est pas copains. Déjà, le 9h30, je dois parfois me faire violence pour le tenir alors plus tôt (sachant que dans le lever plus tôt, j’envisage aussi de a) aller à la salle de sport) et b) m’offrir un café sur la pelouse pas loin du boulot quand il fait beau. Je me fais rire toute seule là). Mais travailler un blog, ce n’est pas uniquement écrire. Il faut le faire connaître parce que bon, vendre à de potentiels futurs recruteurs un blog où je suis la seule à faire mumuse, sans personne pour le lire, ce n’est pas très sérieux. Or l’aspect VRP d’un blog prend du temps, faut aller commenter les gens, les mettre en lien, créer une page Facebook, un Twitter, suivre des gens… Déjà que je ne le fais plus du tout pour les vingtenaires (je me repose sur les bénéfices de l’époque où je le faisais), ça me paraît compliqué de le faire pour un autre blog.

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Et pourtant. La précision d’une pensée posée par écrit ne mérite-t-elle pas une vitrine ? Un lieu où je pourrais démontrer que je suis une strategist digne de ce nom ? Mais si tel est mon choix, je me dois de l’entretenir. Un blog sans lecteur est déjà discutable, un blog sans articles postés régulièrement, surtout sur un univers qui évolue vitesse grand V, c’est carrément pathétique.

J’hésite… Encore un peu…

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Warhol avait presque tort

Depuis maintenant trois ans (Ciel!), je bosse sur les communautés du web. Blogs, forums et même Facebook, Twitter, Youtube… J’ai juste raté le train myspace même si j’ai dû créer un compte pour un client, un jour. Et ce qui est fascinant dans tous ces microcosmes, c’est le sentiment de starification et la vitesse à laquelle on chope le melon. Attention, je suis influente, parle moi correct !


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(c) largentula

Avant même de travailler en lien direct avec les blogueurs, je connaissais le phénomène de blogueur influent et m’en amusais follement. Influent de quoi, de qui ? En tant que lectrice adulte et dotée d’un libre arbitre, je ne vais pas consommer tout ce que me conseille un blogueur surtout quand il est rémunéré pour (oui, je suis en train de lamentablement cracher dans la soupe). Ca peut permettre de découvrir un produit ou un service, bien entendu, mais quand j’entends certains blogueurs influents expliquer qu’ils peuvent faire ou démonter une marque, je me gausse. Par exemple, la blogosphère influente s’est passionnée pour « La personne aux deux personnes », film avec Chabat. Résultat : le film fut un bide. Quelques uns sortent leur épingle du jeu comme Pénélope, Boulet, Margaux Motin pour les dessineux, quelques blogueuses mode ont pu travailler sur une collection de mode comme les chaussures André. C’est bien. Mais cette micro célébrité en rend certains parfaitement imbuvables. Persuadés limite d’avoir le droit de vie ou de mort sur une marque, une agence de comm ou même ta carrière, ils dénigrent en permanence. Comme disait Pink, un champagne tiède servi dans un gobelet en plastique et c’est tout un drame. Dans mon ancien taf, j’avais parfois la sensation qu’on avait créé des monstres. Non mais c’est vrai, concrètement, qui sont les blogueurs ? Des gens qui bossent dans le marketing ou la comm, des
étudiants, des journalistes et des inactifs, pour l’essentiel. Pour les étudiants et les inactifs, cette microcélébrité leur permet soudain d’exister, d’être quelqu’un, les marketeux prennent leur revanche sur des marques trop exigeantes en profitant du système et les journalistes se la jouent vigie moralisatrice parce que eux, c’est leur métier d’écrire et pas les autres. Ok, je caricature mais on n’est pas si loin de la vérité. Ah, j’oubliais les graphistes-illustrateurs mais la blogo-BD est un peu différente dans la mesure où ils ne courent pas après les marques, juste après un contrat d’édition et des piges ce que je trouve bien plus noble, pour ma part.


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C’est bien joli tout ça mais prenons conscience d’un truc : la blogosphère est un microcosme protéiforme où ta célébrité est complètement relative. Je vais prendre mon cas en tant qu’internaute vu que c’est celui que je connais le mieux. Quand j’ai commencé mon blog, en 2005 (ouais, je suis pionnière presque, t’as vu ?), j’en connaissais que très peu et essentiellement dans mon univers, soit les blogs journaux extimes ou « chroniques de vie », comme j’aime dire. Puis alors que je cherchais du travail, ma soeur m’a appris la notion de buzz et je me suis ouverte aux blogs marketing, j’ai commencé à lire des mecs célèbres sur la blogo dont je n’avais jusque là jamais entendu parler et qui n’étaient pour moi que des blogueurs au même niveau que moi. Crime de lèse-majesté s’il en est, je me comparais, moi et mon millier de lecteurs, à des blogs avoisinant les 4000 lecteurs par jour. Vilaine fille, tu seras flagellée en place
publique. Mais calculons un peu : 4000*30 (je suis gentille, je ne tiens pas compte des baisses du week-end), ça nous fait 120 000. Considérant qu’il y a en France (on va dire que les lecteurs sont tous Français même si rien n’est plus faux) environ 65 millions d’habitants, on va dire que la moitié d’entre eux a le web, soit 30 millions en arrondissant vers le bas. Donc 120 000 sur 30
millions, ça nous fait… 0.4%. Paie ton influence. Alors évidemment, on va me dire que ce qui fait le buzz (je refuse d’utiliser le mot ramdam, je trouve ridicule tous les sites qui changent de vocable du jour au lendemain parce que les mots anglais, c’est plus possible. Alors on a pris un mot arabe à la place), c’est la multiplicité des sites qui en parlent. C’est vrai. Et il est vrai aussi que les médias « traditionnels », surtout ceux en mal d’actu, vont se précipiter sur ces buzz pour remplir leurs colonnes. Sauf que ça n’intéresse que nous. Je suis au bord de la jouissance quand je parle à des gens qui ne connaissent pas le blogueur influent dont je leur parle. Et y en a beaucoup. Parce que oui, la blogosphère n’intéresse majoritairement que les blogueurs et les annonceurs évangélisés. Et encore, tout blogueur ne connaît pas la noblesse influente qui se croit au sommet car elle a fait une soirée avec des VIP genre des acteurs qui passent à la télé et tout. Le blogueur est un formidable pique-assiette. Puis il ne faut pas oublier que l’audience de ces blogs vient en immense majorité (jusqu’à 80%) de Google. Je ne sais pas vous mais quand je cherche un truc sur google et que je tombe sur un blog, je n’en retiens pas forcément le nom, je prends l’info et je le quitte. Influent mes fesses, oui.

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Autre phénomène qui me fascine, c’est Twitter. J’adore Twitter, j’adore lire les conversations, observer mes congénères et bitcher ensuite avec Vicky. Parce que, là, pour le coup, c’est comme un immense lycée avec les populaires qui pètent très haut au dessus de leur cul (je suis suivie par 4589 personnes mais moi, j’en suis que 13, des very very VIP) et dont on cherche à attirer l’attention à coup d’insertion de leur pseudo dans nos tweets. Oui, pour ceux qui ne connaissent pas Twitter, quand je veux interpeller une personne, je mets un @ devant son pseudo. Exemple pour me parler, c’est @ninabartoldi. Si la personne me suit, elle verra mon message dans sa timeline mais si tel n’est pas le cas, elle peut cliquer sur le lien « @sonpseudo » de la colonne de droite et voir tous les messages lui étant adressés. Perso, j’ai tendance à ne pas causer à ceux qui ne me suivent pas, je n’ai pas besoin de l’attention de ceux qui ne souhaitent pas me la porter. Ces populaires, stars d’un jour, snobent donc l’ensemble des petits comptes. Beaucoup usent de la technique de l’abonnement massif. Ils vont suivre plusieurs centaines de comptes et quand ils ont leur petit public, ils virent tout le monde pour avoir un ratio d’abonnés largement supérieur à celui de comptes suivis, pseudo gage de qualité. Sauf que perso, comme déjà dit, si la personne se désabonne de mes tweets, je pars du principe que je ne l’intéresse pas donc je ne vois pas l’intérêt de continuer à la suivre puisque tout dialogue l’ennuiera. Puis j’aime pas parler dans le vide. Sans parler du fait que j’ai des amis dans la vraie vie donc je ne
suis pas à un follower près (j’ai tendance à ne pas savoir combien j’en ai, je passe par un client twitter qui ne me l’affiche pas). 

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Autre cas qui me fascine : l’attention whore ou les aspirants populaires. Le but est de faire un max de bruit, de faire parler de soi pour faire péter le nombres d’abonnés. Chez les femmes, ça se manifeste par la nana qui va allumer toute la timeline en ne parlant quasi que de sa vie sexuelle (souvent fantasmée, j’ai du mal à croire que les hyperactives sexuelles passent toutes leurs soirées chez elles à twitter), du fait qu’elle est plus bonne que la plus bonne de tes copines, à sauter sur tout ce qui est sexuellement comestible (hommes comme femmes, la salope est forcément bisexuelle, ça suscite plus) en promettant mille fellations et levrettes… Au point qu’elle en devient sexuellement agressive et pénible. Surtout quand vous avez le malheur de suivre ce compte et celui de sa proie et de suivre une parade pré-coïtale qui n’a quasi aucune chance d’aboutir, l’attention whore étant souvent une simple allumeuse qui ne couche
pas. Si tant est que ce soit bien une femme derrière, j’ai des doutes. Bien entendu, certaines attention whore sont à prendre au 2nd degré et sont de fait très drôles mais souvent, on sent bien qu’elle a beau revendiquer un second degré, le fait est qu’elle cherche le follower et l’attention. Son slogan pourrait être : « Pitié aimez moi! ». 

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La célébrité sur twitter est encore plus éphémère que sur les blogs. On va s’enflammer sur votre cas pendant quelques heures avant qu’un autre prenne la place. Je lisais ce matin un article intéressant sur le sujet, un mec, qui n’a même pas d’avatar, s’est retrouvé star de Twitter car il est le seul compte suivi par Kanye West. Du coup, le gars n’ose plus twitter, scruté par des milliers de gens. Ce que je peux comprendre. Twitter est un formidable outil pour se divertir, s’informer un peu, lire des plumes particulièrement percutantes et acérées (vas-y toi être intéressant en 140 caractères), jouer un rôle. Bien maîtrisé, il est également un bon outil pour les marques qui peuvent discuter avec leurs clients (ce que beaucoup n’ont pas compris, elles se contentent de poster du lien, je ne les suis jamais dans ce cas). Mais la pseudo célébrité sur Twitter, sérieux ? Bon, évidemment, je ne twitte que sous mon nom de blogueuse donc d’un point de vue perso, ça ne m’aidera pas à me faire connaître mon e reputation est ailleurs (cette semaine, un site spécialisé média a annoncé mon arrivée chez mon nouvel employeur, je deviens une community manager célèbre presque… Ca fout la pression !). Pire, je serais emmerdée d’être plus connue sous Nina que sous mon vrai nom… 

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Je suppose que bosser sur le web permet de relativiser cette micro-célébrité. Je vois aussi le phénomène sur les forums où les populaires font la pluie et le beau temps, au point que les nouvelles commencent à être terrorisées à l’idée de poster un message et d’être rembarrées par les stars. Si nos forums explosent littéralement les blogs en terme d’audience, chaque sous section reste finalement une petite place du village. Mais voilà, grâce au web, on a la sensation d’avoir droit à notre quart d’heure de célébrité, voire même plus. Pour ma part, j’ai été citée plusieurs fois dans des journaux et même dans un livre de sociologie (sex@mour de Kauffmann qu’il faudrait quand même que je lise, je ne lis que très peu en ce moment, c’est mal) alors je pourrais un peu me sentir une sorte de « référence ». Une référence de quoi, là est toute la question… (alors que j’ai été publiée sous mon vrai nom dans une revue d’histoire
à l’époque, ça compte bien plus à mes yeux).

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Et oui, déjà 4

Vendredi, nous avons passé le cap des 4 ans du blog. 4 ans. Nom de Dieu ! 4 ans, à mon jeune âge (celui qui a rigolé au fond, tu sors), c’est énorme. Imaginez, mes années lycée ont duré moins que ça. Alors évidemment, il serait de bon ton de faire un bilan mais ai-je plus à dire que l’an dernier ? En fait, oui.





J’ai une nouvelle phrase fétiche : « Tu vois, j’ai fait 7 ans d’études, j’ai pris 5 mn pour créer mon blog et c’est ça qui a changé ma vie ». Parce que voilà, faut dire ce qui est, sans ce blog, Dieu seul sait où je serais et avec qui. Regardons rapidement ma carrière, voulez-vous. Même si vous ne voulez pas d’ailleurs. J’ai commencé par un poste d’animatrice de communauté obtenu car j’avais le côté blog et le côté rédactionnel (mes études de journalisme ne m’ont pas servi à rien). Poste qui m’a permis de déboucher chez TGGP, fiasco que l’on sait, marche boîteuse de mon ascension professionnelle mais pas de souci, me voici chez Pubilon. Boulot trouvé grâce à Vicky que j’ai rencontré via nos blogs respectifs et là encore, la compétence blogueuse et journaliste m’a servi.



Finalement, cette année, je ne vais retirer que le bon. Pas de chouinage sur les trolls qui sont très cons et qui sont parfois particulièrement blessants et effrayants. Mais c’est le principe du troll, c’est moche, c’est con et on espère ne pas en croiser au détour d’un chemin dans les bois. Non, finalement, voyons le côté positif de l’exercice. Un blog, si on mène bien sa barque sans tomber dans ses travers, ça permet déjà de se faire un réseau. Mon blog est lu en moyenne par 1000 personnes par jour, ça en fait du monde. Bon évidemment, si on s’arrête à ceux qui commentent, ça fait drôlement moins de monde mais ça veut dire que potentiellement, y a des gens intéressants dedans pour ma carrière ou toute autre activité, d’ailleurs. Par exemple, sur un blog, si vous avez envie d’avoir des avis sur certaines activités, vous en parlez, il y aura toujours quelqu’un pour vous donner un retour. Par exemple, si je dis « j’ai
vraiment envie d’apprendre le russe, les horaires d’écoles pour adultes ne me vont pas alors j’hésite à prendre un prof particulier à 12 euros de l’heure (en moyenne et ils ne sont même pas sexuellement attirants. Quoi que coucher avec un homme qu’on paie, ahem…) ». Y a forcément quelqu’un qui aura un avis sur le sujet. Si !



Evidemment, on apprend de l’expérience même si parfois, j’ai du mal à trouver équilibre entre raconter ma vie et donner mes opinions sur des sujets qui m’interpellent. A un moment, ce blog était totalement égocentré puis j’ai fini par ne plus rien raconter et là, je reviens un peu à un mix grâce notamment à ma démission et mon voyage en Martinique. Je dois d’ailleurs vous raconter mes premiers jours chez Pubilon (trois mois après, quasi super !) et la fin de mon déménagement (quasi un an après, re super). Evidemment, plus d’articles croustillants sur ma vie sexuelle mais ça, ça ne risque pas de revenir. Disons qu’en 4 ans, je me suis rendue compte que j’étais jolie et séduisante et qu’apparemment, au vu des retours, je suis une amante très… intense. On va dire ça comme ça. Donc en 4 ans, j’ai pris de l’assurance sur le sujet et je n’ai plus rien à prouver à personne. Hormis le monsieur dans mon lit, ça ne regarde personne.

Bref 4 ans et on arrive un peu à l’année fatidique : l’an prochain, j’aurai 30 ans, pas de saison 5 des Vingtenaires ? Ou une saison 5 sans Lucas et moi, les deux vingtenaires éjectés pour cause de date de péremption dépassée ? Je ne peux rien dire, il peut s’en passer des choses en un an, peut-être que je n’aurai plus le temps d’écrire, peut-être serai-je encore là. Mais si l’envie est toujours là, je resterai malgré mes 30 piges pour vous faire partager ma vision de jeune vieille conne sur les vingtenaires. Parce que comme on aime dire à tort « nous à leur âge, on n’était pas si… ». C’est ce que je dis quand j’entends des ados en plein âge bête, je me dis qu’à leur âge, j’étais pas si conne… Et je me souviens que si.




En un mot : Vingtenaires, saison 5, c’est parti. On ne sait pas encore ce qu’il va se passer, suspense !

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Putain deux ans !

Je prends une profonde inspiration et je souuuuuuuuuuuuuffle pour éteindre les deux bougies du gâteau. Deux ans, déjà. Deux ans qu’un matin gris de mai, je décidais de créer un blog, embarquant dans l’histoire des amis consentants. A y repenser, ça me paraît si loin et si proche. Tant de choses vécues en deux ans, de rencontres, d’amour et de brouettes, Seigneur ! Ca me file le vertige.

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Cette année a marqué un tournant dans ma vie, un tournant nécessaire. Je m’étais un peu perdue, je passais mes soirées à me bourrer la gueule pour pas me rendre compte que je m’emmerdais et que je n’avais rien à dire aux gens qui m’accompagnaient. Et puis il me fallait trouver un boulot et c’est pas en me bourrant la gueule à la première occasion que j’allais avancer, dans la vie. Donc j’ai mis toutes les conneries de côté. Enfin presque, je suis peut-être encore un peu trop active sexuellement parlant. Mais là, je trouve ça trop bon pour arrêter et ça me fait faire du sport en plus. En plus, selon mes calculs personnels, alors que de janvier à mai 2006, je comptais deux amants. Sur la même période, cette année, j’ai doublé. Mais vous aurez noté que j’en parle plus. Pourquoi ? Parce que plus trop envie d’attirer le lecteur en parlant de ma vie sexuelle. Que j’assume pleinement donc on s’en fout de savoir que j’ai baisé X fois.

Cette année, beaucoup de choses ont changé, j’ai dû évacuer des personnes de mon entourage. Parfois sciemment, parfois par « accident » mais c’est comme ça, je m’étendrai pas sur la question. Les vingtenaires ont beaucoup évolué, on a perdu quasi tous les Toulousains au profit de Parisiens, d’origine ou pas. Mais bon, ce blog est à l’image de ma vie, j’ai changé mes relations et ça se répercute jusque ici. L’autre jour, Summer me disait que mon blog était plus « sain » et je suis assez d’accord même si c’est pas forcément une volonté de ma part. Mais je me suis rangée des bagnoles et je m’en porte pas plus mal. Je m’en porte même mieux. Même que j’ai trouvé du boulot. Même que je me sens en total accord avec moi, je me fais plus horreur. C’est bon. Puis j’ai lancé des trucs qui marchent genre la liste du samedi, rendez-vous immuable maintenant. J’ai aussi lancé la version audio, ça apporte pas forcément quelque chose en plus mais pour le moment, elle reste. Enfin, le forum, appendice de ce blog qui est bien sympa, surtout que ce ne sont pas les mêmes personnes qui s’expriment ici et là-bas, amusant ! En plus, mes petits vingtenaires sont bien actifs en ce moment, les nouveaux venus ne faillissent pas à la tâche. Ca m’aide à tenir le cap car avec le boulot, j’ai moins de temps pour écrire (forcément).

Deux ans, donc, qui l’eut cru. Pourtant, il y a des jours où Nina me sort par les yeux. Parce que, quelque part, je suis un personnage public donc exposée. Que Nina fréquentait une blogosphère malsaine que j’ai fini par quitter, m’étant pris tellement de couteaux dans le dos qu’on peut carrément parler d’acupuncture. Non, je ne détaillerai pas, on s’en fout des ragots. Et même si je dis ce que je veux sur mon blog, je vois pas l’intérêt de refoutre ma merde. Pas besoin de ça pour qu’on ragote sur mon dos, je le sais donc on va pas fournir les munitions non plus. Mais bon, c’est le jeu, c’est comme ça, y a des ragots et des mesquineries partout, la blogosphère ne fait pas exception, c’est juste que c’est plus visible vu que des milliers de personnes assistent à nos bisbilles. Mais comme j’ai pas envie de prendre mes lecteurs en otage de disputes de maternelle, fin du paragraphe.

Alors maintenant, pour la 3e année, sur quoi va-t-on partir ? Ben tout pareil. Faudra changer le design pour la mue annuelle, je sais pas quand. J’ai pas super le temps de gérer tout ça pour le moment. Si je compte qu’en un an, on a accueilli 5 nouveaux vingtenaires sur les 9, je me demande où nous en serons dans un an. Si nous sommes toujours là dans un an. J’aimerais lancer une espèce de BD des vingtenaires, genre une personne qui dessine ses articles plutôt que de les écrire histoire de varier les plaisirs mais c’est une idée en l’air, je n’ai rien avancé du tout de ce côté là.

En tout cas, y a un an, j’étais en plein chagrin d’amour, en stage à domicile et en pleine déchéance. Cette année, je suis salariée (en CDI, mes trois lettres préférées), en forme et célibataire tranquille. Ca fait du bien de voir le chemin parcouru, des fois !

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Vingtenaire Academy, semaine 1!

C’est parti pour la vingtenaire Academy. Victime de son succès, elle a attiré 18 jeunes hommes qui veulent devenir le nouveau vingtenaire. Comme il était impossible de les mettre
ici, j’ai donc créé un blog exprès :

http://vingtenaire.academy.over-blog.com/

Donc lisez les proses de ces jeunes hommes, commentez les à loisir mais surtout, venez voter ici parce que j’aurai pas le temps de m’amuser à rechercher les voix des gens.

Comme dirait Benjamin Castaldi : ils comptent sur vous! Et en plus, ça vous coûtera même pas l’envoi d’un SMS!! Cette semaine, trois d’entre eux nous quitteront donc faut pas les lâcher quoi!

Alors, prêts? Partez!

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Je fus une actrice

(J’en avais parlé l’autre jour, avant de créer ce blog et après avoir effacé mon premier opus, j’écrivais des mails type blog à Anne, Lucie, Clara et Gauthier (et parfois Mister Big). Pour fêter mes 6 mois à Paris, je vous en copie un, vous verrez que c’est pas tout à fait le même style que le blog !  Mail rédigé le 18 avril)
 
« Aïe ! J’ai des courbatures partout, j’ai maaaaal, au secours ! Et voilà ce que c’est d’être une grande sportive car mon samedi a été très sportif, justement, comme vous allez le découvrir. Mais avant tout, revenons à vendredi ! Donc, j’ai quitté le boulot assez tôt et j’ai fait un tour au « tout à 10 francs » à côté du boulot (oui, ils ont pas encore changé de nom) car je voulais acheter des torchons (que j’ai pas trouvé) et des balles de tennis pour Kenya. Au passage, j’ai acheté un nécessaire à couture et des bougies chauffe-plats. Bon, y avait une connasse qui monopolisait la caissière et m’empêchait de passer et un poivrot qui essayait d’engager la discussion avec moi mais, heureusement, Clara m’a appelée… Il y a des jours où j’adore mon portable !
C'est super!!
 
Bref, je retourne à la maison car j’ai des invitées pour l’apéro : ma sœur et sa coloc ainsi qu’une co-stagiaire de Clara. Comme mon boulot  m’avait gracieusement offert une bouteille de champagne, champ’ pour tout le monde ! Alors, là, figurez-vous que j’ai découvert ma sœur pompette et c’est assez drôle, en fait, elle est beaucoup mieux comme ça ! Enfin, le champagne était très bon, on a bien rigolé. Après, avec Clara et Nelly (la co-stagiaire, donc), on décide de partir se promener sur Paris, on va donc à la gare et bam ! On tombe sur qui ? Pedro [un camarade de promo qui vivait à 500 mètres de chez toi et qui avait trop pris au pied de la lettre : « ma maison est ta maison ». En gros, il squattait chez moi]! Donc, une fois de plus, je me montre limite aimable, il était complètement défoncé, de toute façon, et il monte avec nous dans le train, Clara était au tel et je me concentrais activement sur l’admiration de ce paysage que je connais par cœur…Bon, là, il commence à nous raconter qu’il part se mettre au vert car il va pas bien du tout, il
supporte plus de vivre chez son oncle et sa tante, blablabla. Et là, il nous sort : « ouais, depuis que j’y vis, j’avais l’impression qu’il y avait une présence, dans ma chambre, et là, cette nuit, je me suis réveillé et j’ai vu un gars au pied de mon lit, j’ai trop flippé, et tout ! » Et là, il m’annonce qu’il a failli m’appeler à 2h du mat’ pour venir dormir chez moi… Mais bien sûr !! C’est bien connu : « auberge Nina, repas et gîte à toute heure, je dors jamais, moi… ». Bon, Clara lui a fait remarquer que fumer des joints, ça arrange pas les choses mais l’autre, il continue dans son délire : « Ouais mais j’ai appris aujourd’hui qu’avant, il y a avait un mutilé de la 1ère guerre mondiale qui vivait là et lui et sa femme sont morts dans la maison ! » Donc j’ai répondu que, moi aussi, quand j’étais très fatiguée, il m’arrivait de me réveiller et de voir des gens dans ma maison qui n’existent pas (une fois, aussi, j’ai vu un carton de chaîne hi fi… Les fantômes ne
sont plus ce qu’ils étaient !!)et que, dans mon immeuble qui date de 1970, y a sans doute des gens qui sont morts aussi. Bon, j’ai été limite aimable, j’avoue, Nelly a pas compris qu’on soit aussi dures envers lui mais, Pedro, je commence à percevoir le personnage, je pense qu’il nous fait du chantage affectif et il est hors de question qu’il vienne dormir chez moi  parce qu’il va pas vouloir aller dormir dans le clic-clac, naaaaan !
 
En fait, après réflexion, je me suis souvenue de quelqu’un qui était EXACTEMENT comme lui : Johanne ! J’explique pour Clara qui ne la connaît pas (oui, à partir d’aujourd’hui, Clara reçoit aussi mon mail, c’est pour ça que je dis plus de mal d’elle, hihihi !! ;)). Donc, Johanne, c’était le genre de fille qui supportait pas d’être célibataire et qui sortait avec n’importe qui (j’ai failli mettre n’importe quoi…) du moment que le mec semblait s’intéresser à elle.  A une époque, elle s’était installée avec un mec qui s’appelait Pedro (c’est fou les coïncidences, quand même !). Un jour, ce monsieur a dû partir pour un stage, il était en musicologie, et là, c’est devenu du grand n’importe quoi ! A ce moment-là, elle découvrait Internet et je sentais bien que ça allait partir en vrille. Déjà, pour te situer un peu le
niveau de la nana, elle arrive un jour à la cafétéria du Mirail et annonce, toute fière : « ouais, hier soir, je scannais des bouquins et je me suis scannée les seins ! » Ouah, trop drôle ! Puis elle finit par m’annoncer qu’elle était partie dormir chez un autre mec, la veille, car elle supportait pas de dormir seule car elle voyait des monstres, la nuit… Tiens donc ! Après, quand son mec est rentré, je lui ai dit de faire attention car elle commençait à partir en vrille, elle n’allait plus en cours ni rien et là, il m’a dit : « De toute façon, si elle rencontre un mec avec qui elle dialogue sur le net, je la quitte ! ». Avec Guillaume, on s’est regardé mais on n’a rien dit. N’empêche qu’ils ont rompu juste après, elle est partie deux fois plus en vrille et on a fini par s’engueuler, elle voulait me péter la gueule, entre autres, Gauthier
 Anne et Lucie s’en souviennent ! Donc, a priori, si Pedro me gonfle trop, ça va finir pareil : suis comme une cocotte minute,  moi, si on me relâche pas la pression, je finis par exploser et c’est violent.
 
Bref, sur ce, on va se promener dans le quartier latin, avec Clara et Nelly, on a mangé dans un grec un peu bizarre mais c’était sympa puis on rentre, on mate Sex and the city et dodo !
Le lendemain matin, Clara se lève à 6h30, je crois, pour aller prendre son train, elle part vers 7h (je crois, j’avoue que  j’étais pas super réveillée) et, juste après, Kenya commence à chouiner donc je me lève pour la gronder et je vois qu’elle est en train de me faire un petit caca dans la cuisine donc je nettoie (hummm, doux réveil) et je me dis : « tiens, charge ton portable ! » et là, que vois-je ?? Un texto de Christophe [un mec que je voulais brouetter à l’époque] reçu la veille qui me dit : « J’ai plus de cheveux, c grave ? » Oui, parce que lui, il aime bien se raser la tête, chacun ses lubies. Bon, je réponds pas de suite car je suis polie, à 7h, ça le fait pas et puis, il peut mariner un peu, non ? Bon, je me relève plusieurs fois pour nettoyer les bêtises de Kenya puis, à 11h, lever définitif, je réponds donc à Christophe : « j’aime mieux les mecs à cheveux mais faut voir… tu es bizarre, com’ gars quand même ! » Non mais c vrai, il me dit qu’il veut pas que je lui mette la pression mais il arrête pas de se rappeler à mon bon souvenir, faudrait qu’il sache ce qu’il veut, nan ? Bon, je me douche, je me prépare et je trouve sur le bar de ma cuisine un petit mot de Clara avec un sachet plein de bonbons et de chocolats, pour m’aider à être belle et svelte !! 😉 N’empêche que j’ai été toute zémuse !
Allez, c parti pour le tournage, rendez-vous à 13 heures sur les Champs Elysées, juste devant l’Arc de triomphe, rien que ça ! Je sors et je repère une dizaine de gars qui papotent donc je fais : « vous êtes là pour France five ? » Bingo ! Bon, j’allume une clope et je commence à discuter un peu avec deux gars que je connaissais pas puis, soudain, arrive Christophe, toujours aussi ponctuel (environ 20 mn de retard) qui me fait la bise, m’adresse deux mots et part rejoindre ses potes… Ok, je le sens bien celui-là !! Bon, peu à peu, les acteurs de F5 (ça va plus vite que France Five) arrivent et c’est fou comme ils sont mieux en vrai. Pour la suite de ce paragraphe, ce serait bien que vous alliez jeter un œil sur leur site (www.francefive.com) pour comprendre de qui je parle !
 
Donc arrivent les deux acteurs qui jouent Red fromage et Black Beaujolais… Ben, le mec qui joue Red, il est trop charmant en vrai, avec des yeux bleus à tomber !! Il est immense ce type, ça se voit pas à la télé… Après, y a le réalisateur, Alex Pilot, qui arrive et fait la bise à tout le monde en demandant les pseudos et quand je me présente, il me dit : « Hé, mais t’as pas mis tes baskets ! » parce que j’avais dit sur le forum que j’avais de supers baskets pour courir et faire la figurante donc ça fait plaisir, ça montre qu’il se souvient des gens !! En même temps, sur le site, on n’est que 2 filles hors staff et l’autre est suisse, alors… Ensuite, y a la fille qui joue Pink à la mode qui arrive,
c’est fou comme dans le film, elle est pas top alors qu’en vrai, elle est très jolie. Mais le plus beau, le plus séduisant, le plus « je lui mordrais bien les fesses », c’est Blue accordéon, en fait… Alors lui, franchement, je le trouvais pas top du tout dans les films, surtout que le mec qui joue Yellow baguette est top canon (mais, là, il était pas là, il était au Japon), mais en vrai… Raaaaaaah ! En +, là, il avait des lunettes et il était mal rasé, je l’aurais bien ramené à la maison ! Enfin,  bref, on fait la queue comme en Pologne (oui, comme je parle plus de Julien [le directeur du webzine], j’ai un peu délaissé ce pays froid et gris donc je profite de l’occasion pour me rattraper)pour se faire inscrire comme ça, on aura notre nom au générique, tatan ! Donc, première scène : une vingtaine de figurants dont moi et mes deux nouveaux amis dont je connais absolument pas le nom on y va, il fallait faire semblant de téléphoner et, soudain, d’avoir une coupure de téléphone car, c’est comme ça que le drame arrive : quand les Lexos (ce sont les méchants) attaquent, les portables coupent. Donc, y a un acteur au premier plan et nous, on fait : « allo ? Allo ? ». La scène, on l’a refaite dix fois, le directeur des acteurs, qui s’appelle Dico, nous disait : « Heu, si vous pouviez avoir l’air plus stressés, quand même ! Circulez, y a une grande allée derrière l’acteur, mettez vous derrière lui, au fur et à mesure ! ». Alors comme on faisait ça juste devant la sortie de métro à l’Etoile, nombre de touristes se sont retrouvés infiltrés parmi nous, on avait l’air trop fins :  20 pékoïs qui font «allo ? Allo ? » en même temps, terrible !!
 
Ensuite, on va dans une rue parallèle pour faire une autre scène, consigne : on court comme des débiles derrière le faux journaliste mais faut pas sourire ! Bon, alors, c’est super drôle parce que c’était vraiment la panique : vu que tout le monde courait dans tous les sens, on s’est un peu tous rentrés dedans, certains tombaient et tout, du grand n’importe quoi mais c’est quand même quelque chose de tourner une scène de panique juste à côté de l’arc de triomphe !! Bon, on change plusieurs fois d’endroit pour faire plusieurs journalistes, en fait, à un moment, on se calme car les flics passaient et qu’apparemment, on n’avait pas d’autorisations.
 
A un moment, y a Dico qui vient me voir et me fait : « bon, il faudrait que tu joues la maman des petites filles ! » Oui car il y avait 4 gamines sur le tournage, de 5 à 10 ans, à peu près, blondes aux yeux bleus (sauf une, on dira que c’est l’illégitime !). Bonjour le coup de vieux et puis me demander, à moi, de jouer avec des gosses !! :’( Bon, au moins, vous regarderez dans la vidéo dont je vous ai parlé dans le mail d’hier, on me voit bien avec mes petites que je sauve et que je tiens même par la main, Seigneur Dieu !! N’empêche que j’en ai tué aucune ! Elles étaient mignonnes, en même temps, même si y en a une qui m’a démis le coude en tombant et une autre qui m’a tué le dos en me sautant dessus ! Vive les gosses !! Le seul avantage, c’est qu’elles connaissaient le très beau Blue (Daniel, de son prénom,
il a pas du tout une tête à s’appeler comme ça) donc j’ai maté comme une folle !! 😉 J’espère qu’ils me rappelleront pour jouer la maman, loooool !
 
Sinon, pendant les scènes de course, je suis rentrée deux fois dans le même gars, celui avec qui je parlais dès le départ et dont j’ignore toujours le prénom alors son pote, que j’avais déjà croisé sur le forum, fait : « Vous avez qu’à courir  côte à côte, vous ne vous rentrerez plus dedans ! » (oui parce qu’on faisait pas semblant, quand même…) et, là, le mec, il me fait : « Oui, on a qu’à courir main dans la main, style, on est un couple, on se promène et tout… » Et bien, y en a au moins un qui aura voulu me tenir la main !! Bon, il était pas trop mal mais un poil trop féminin, pour moi. Si vous voulez voir sa tête, vous téléchargez la vidéo que je vous ai conseillée hier (oui, je suis chiante avec ma vidéo, oui, je suis égocentrique, oui, je vous emmerde !), c’est celui qu’on voit juste après moi au tout début.
Et Christophe, là-dedans ? Bon, si vous regardez la vidéo que je vous ai conseillée (reprendre parenthèse du paragraphe  précédent), à un moment, on le voit qui se balance dans une benne à ordure… Hum ! Hum ! Bon, il me paraît clair que je terrorise ce garçon ou quelque chose, je me rends compte aujourd’hui que j’ai été glaciale comme un vent polonais (lol) avec lui samedi alors qu’il est venu me parler deux, trois fois de platitudes pas possibles et quand je lui dis : « tiens, j’ai soif, je boirais bien un verre, tu viens ? », il me répond qu’il part avec ses potes en s’excusant platement… Mouais…  Hier, il est venu me parler sur MSN, une catastrophe, il m’a dit en gros : « salut », a répondu à mes questions puis m’a dit : « je joue a resident evil 4, c’est bien. J’y retourne, ciao ! »… J’ai mal à la tête rien que d’y penser !! En +, je lui ai dis que j’avais mal au dos, vous pensez qu’il serait venu me masser ? Naaaaaaaaaaan ! Pourtant, j’ai très mal… Au pire, je demanderai au gars qui voulait me prendre la main pour courir, il m’a dit sur le forum : « quel meilleur moyen de faire connaissance ? » ben, me faire un massage, ce serait cool, tu vois !
 
Enfin, pour Christophe, je fais plus rien, il a qu’à me rappeler, s’il veut, sinon ciao ! Il me saoule, à la fin, à pas savoir ce qu’il veut. De toute façon, je reprends mon opération « belle et svelte » et je vais trouver une activité pour sortir et faire des rencontres car, comme dit Anne, « moi, je me suis inscrite à la salsa pour faire des rencontres ». Ben, moi, je sais pas encore mais je vais trouver ! Non parce que j’en ai marre d’attendre des mecs qui se décident pas à plaquer leur greluche polonaise (Ouais, j’ai réussi à le placer !!)ou à faire le premier pas alors que j’en ai déjà fait 15 !
 
Bon, dimanche, journée tranquille, j’ai passé ma journée à ramasser les cochonneries de Kenya. A ce propos, ma mère est horrible, elle me fait culpabiliser. Voilà, je l’appelle hier et lui dit que je me fais du souci pour Kenya car elle a la diarrhée, elle me fait des pets foireux et des petits besoins partout et la voilà qui me dit : « Ah, mais je le savais, elle est pas bien chez toi, si tu veux la ramener… » et là, j’ai eu comme une vision de ce que sera mon avenir si j’ai des enfants, je sens que ma mère va me faire culpabiliser et tout, et tout ! Non parce que je m’en voulais presque, à la fin de la conversation, alors que je m’en occupe, de ma choute !! J’ai même trouvé un nouveau jouet, j’ai attaché une bague en fer qui traînait à la porte de la salle de bain et c’est parti ! Sinon, toujours dans le chapitre Kenya, j’ai rencontré une voisine sympa, hier, Marine, c’est celle qui vit au rez-de-chaussée et qui a un chat, aussi, c’est une femelle, elles s’entendent pas du tout avec Kenya mais elles vont s’habituer… Alors, Marine me fait : « Ah, c’est toi la maîtresse du chat qui pleure ? »… Ben, voilà, une autre dose de culpabilité, SVP !!
 
Sinon, rien, c’est pépère au boulot, aujourd’hui. Demain, conférence de presse avec tous les joueurs du stade français, Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
aahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!!!!!! Faut même que j’interviewe un joueur, celui que je veux, lalalala ! Allez-y, haïssez-moi, j’aime ça !!
 
Bon, bé sinon, rien, le soleil se lève sur Paris, c cool !
Bon, je stoppe là !
 
Bisous à tous les 4
Nina qu’a mal partout »
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Questions existentielles

La vie est comme un train qui fonce à toute vitesse. Par moment, il est nécessaire de sortir du wagon pour s’asseoir regarder le train. Cette métaphore proprement catastrophique annonce que je me plonge dans une nouvelle introspection car je me sens arrivée à un carrefour et je ne sais pas encore quelle voie prendre.

Le chemin de vie

J’aime imaginer la vie comme une succession de carrefour et d’embranchements. Dois-je prendre à droite ou à gauche ? Mon grand jeu, lors de mes longs moments d’inactivité et d’ennui, c’est d’imaginer ce qu’aurait été ma vie si j’avais pris l’autre chemin. Par exemple : je n’aurais pas rompu avec mon ex l’an dernier, que se serait-il passé ? Peut-être aurais-je cherché mon stage d’été avec moins d’ardeur ? Du coup, mon dossier aurait été moins bon et je n’aurais pas été pris à mon master de journalisme où j’ai rencontré Clara. Du coup, je ne serais pas venue ici pour faire mes stages. Si nous étions encore ensemble, je ne serai jamais partie à Paris, quoi qu’il arrive, car il ne m’aurait jamais suivie. Je n’aurais pas renoué des liens d’amitié avec Gauthier, ce blog n’aurait jamais existé… J’adore mon ex mais je sais aujourd’hui qu’il me tirait vers le bas. Mon célibat m’a permis de partir sans regret.

Aujourd’hui, j’ai 25 ans, je suis pile entre 20 et 30 ans. Qui était-je à 20 ans ? Qui serai-je à 30 ans ? Je me rends compte que je ne suis plus la jeune fille rêveuse que j’étais il y a 5 ans. A l’époque, je pensais qu’aujourd’hui, je serais mariée, avec un boulot et au moins enceinte de mon premier gamin. Tout faux ! Je ne suis pas mariée, pas enceinte et (plus dramatique) je n’ai pas de boulot. Je n’ai même pas fini mes études… Tous ces rêves sont repoussés à mes 30 ans (quoique le mariage et le bébé, ça me fait moins fantasmer).

Je me souviens de ce jour de printemps où Gauthier et moi étions à la fac, assis sur les marches de l’arche à regarder l’université de haut (vision ô combien déprimante) et je lui évoquais mes rêves. Là, il me dit : « Mais tu te rends compte que tes 25 ans, c’est dans 5 ans ? Tu te vois mère dans 5 ans ? » Je restais sans voix. 5 ans, quel laps de temps court ! Et pourtant, mes 30 ans aujourd’hui me paraissent loin, 5 ans que j’ai du mal à planifier. A 20 ans, l’avenir était simple : bac+2, bac+3, école de journalisme, fin de parcours. En réalité, ce fut, bac+2, bac+3, bac+4 (en deux ans), bac+4 (je collectionne les maîtrises comme d’autres les timbres) et aujourd’hui, j’achève mon bac + 5. Mes 20 ans me paraissent proches, mes 30 terriblement loin.

A 20 ans, je ne rêvais que d’amour et de famille. A 25, je suis plus cynique, plus réaliste… Je ne suis plus la même, je ne regrette pas celle que j’étais, je ne regrette pas celle que je suis devenue. Ce sont justes différentes facettes de ma personne, une a pris le pas sur l’autre, une troisième facette aura peut-être pris place dans cinq ans, qui sait ?

Aujourd’hui, je suis à la croisée des chemins pour le travail, mes amours… Et je me pose des questions.

Stage ou emploi, telle est la question ?

C’est sans doute la première fois que je te parle de ma vie professionnelle, lecteur. Ce n’est pas que je m’en fiche, bien au contraire, mais jusque là, tout allait bien. En fait, quand j’ai commencé ce blog, je terminais un stage en journalisme sportif extrêmement sympathique ; je partais couvrir des matchs, le rédac’ chef me laissait pas mal de trucs à faire… Un bon stage, en fin de compte ! Depuis, les choses se sont gâtées. Mon nouveau stage est proprement catastrophique : durant le premier mois, je devais traverser Paris pour aller travailler en sous-sol. Ma mission, même si je ne l’accepte pas : développer le site Internet de mon tuteur de stage. Je dois également écrire un article sur le droit et l’e-administration (je n’ai jamais fait de droit de ma vie) ainsi qu’un autre sur l’employabilité et les TIC. Autre mission : faire l’attachée de presse d’un ami de mon tuteur de stage qui ouvre un magasin d’articles de boxe…

Ce stage est fascinant car : on a des horaires libres, on y va quand on veut (j’ai donc séché la moitié de mes « journées boulot ») et au mois d’août, je « bosse » à partir de chez moi. Donc, je m’ennuie. En plus, le premier jour, j’ai été assez désappointée : je devais faire des articles sur nouvelles technologies et culture… Absolument pas ! Je travaille avec deux stagiaires de mon âge. Le premier est assez sympa mais l’autre…Ou il me méprise (si tel est le cas, je l’emmerde, je n’ai pas trouvé mon bac+5 dans mon paquet de Spécial K !) ou il n’aime pas les femmes… A moins que je ne l’impressionne mais ça m’étonnerait bien ! Donc ce stage a considérablement augmenté ma consommation de cigarettes puisqu’il s’agissait d’aller fumer dehors. Seigneur, que la lumière du jour est douce ! Avec le stagiaire sympa, on prenait souvent nos pauses en même temps pour nous lamenter sur notre sort.

Mon stage se termine dans un mois, et ensuite ? Il faut avouer que cette expérience ne me rend guère optimiste : aucune embauche au bout, c’est certain. Je me pose des questions, d’autant que Clara est sur Paris et qu’elle traverse les mêmes doutes que moi. Doit-on chercher un autre stage ? Du travail ? Se réorienter ? Pour ma part, la réorientation me semble impossible mais une question demeure : dois-je me réinscrire à la fac ou non ? Ce n’est pas tant pour continuer mes études mais juste pour avoir des conventions de stage. Ceci étant, vais-je faire des stages jusqu’à la fin de mes jours ? Non.

Ainsi, dans mon plan de vie idéal, je souhaiterais terminer le mois de septembre avec un stage d’observation à l’AFP avant d’enchaîner trois mois de stage en tant qu’attachée de presse. Ainsi, sur mon CV, j’aurai le tryptique magique du journaliste : rédaction-agence-attachée de presse. Oui, dans l’idéal, je devrais également me plonger dans les coulisses de la télé et de la radio (là où je manque cruellement d’expérience) mais à ce rythme-là, à trente ans, je serai toujours en stage.

Chercher un emploi ? J’y songe, je regarde les annonces, une nana à qui je n’ai rien demandé passe son temps à me bombarder d’annonces de travail (il faudrait qu’elle comprenne que je connais le site où elle va, les annonces, je les ai également). M. le rédacteur en chef, si tu lis ces quelques lignes, sache que je souhaiterais travailler dans le journalisme sportif, le journalisme adolescent et étudiant (style Okapi, pas Ok podium) ou le journalisme féminin (les pages « chroniques » ou société, pas les pages mode, je refuse d’expliquer à mon lectorat qu’on ne peut pas vivre sans ce petit jean top-fashion trop hype de la mort qui tue que si tu l’as pas, t’es une naze, le tout pour la modique somme de 100 euros !).

Et les amours ?

Je suis assise dans l’herbe verte, mon train file sans moi. Je m’allonge et je regarde le ciel de ma tendre couche. L’azur est parsemé de quelques nuages voluptueux, je m’amuse à leur trouver des formes : est-ce un dragon ? Un éléphant ?

La précédente phrase n’a rien à voir avec l’article, juste l’envie de l’écrire. Mes amours, tu le sais, lecteur, sont inexistantes. J’ai une vie sexuelle épanouie mais rien au niveau amoureux et ça me va bien. J’ai passé la nuit avec un charmant garçon que je vois assez souvent, je passe de bons moments avec lui mais dès qu’on est séparé, pas de coups de fil, pas de conversation MSN, rien. Si j’ai l’occasion de brouetter ailleurs, je le fais sans complexes et je suppose qu’il en fait autant de son côté. Peu importe.

Mais depuis hier, la donne a changé : j’ai un sérieux prétendant. Il s’agit d’Arnaud, une de mes cibles, un copain de Louis. Je ferai un article sur lui plus tard pour vous donner les détails. Cette semaine, il m’a invité à sortir à deux reprises (à chaque fois après une folle nuit de sexe…), des sorties sages avec une petite promenade en moto pour pimenter le tout. Hier, alors que nous discutions tout à fait normalement sur MSN, le voilà qui se met en mode « silence radio », tout à coup. Toujours dans le jeu, je lui demande s’il boude. Et là, réponse : « oui car j’ai l’impression que tu joues avec moi et je ne sais pas ce que tu penses de moi ». Bon, j’ai dû rater un épisode… Bon, soyons honnête : il me plaît. J’adore ses yeux, son sourire, son nez (il faudra vraiment que je me penche sur cette fascination pour les nez). Il a quelques petits kilos en trop mais rien de gênant et, surtout, qu’est-ce qu’il est sexy dans son cuir de motard. Le seul problème, c’est qu’il veut que nous sortions ensemble. La question n’est pas : ai-je envie de sortir avec lui mais ai-je envie de sortir avec quelqu’un ?

Ma grande liberté actuelle me plaît mais elle ne peut qu’être éphémère, je sais qu’un jour, ça me lassera. Mais ce jour est-il déjà là ? Enfin, j’ai trois semaines pour décider, il est parti en vacances. Ce qu’il me rassure, c’est qu’il veut une histoire agréable, sans prise de tête. Si ça dure, tant mieux, si ça casse, tant pis.

Alors, voilà : pendant des mois et des mois, je me lamente sur mon célibat et, à présent qu’il est sur le point de se terminer, j’ai peur. Sans doute parce que ça fait plus d’un an que je n’ai pas été en couple et que j’ai plus de facilité à gérer une brouette qu’une relation suivie. Tu vois, lecteur, ça fait cinq ans que je n’ai pas eu de début de relation amoureuse. Avec mon ex, on se voyait tous les jours à la fac donc c’était très facile à gérer… Mais, là, j’ai perdu l’habitude. Suis-je sensée l’appeler tous les jours ? Combien de fois le voir par semaine… Je sais que ces questions peuvent paraître ridicule mais je ne sais plus…

Enfin, en attendant, je profite de mes dernières trois semaines de célibat, je verrai quand ça arrivera.

Paris, reine du monde…

La question qui transparaît dans tout ceci, c’est ma localisation géographique : resterai-je à Paris ou pas ? Si j’avais le choix, je répondrais oui sans hésiter : je me sens bien ici, et j’ai encore tant à faire, tant à découvrir… Mais si le travail est ailleurs, je partirai sans hésiter. C’est ma priorité absolue, à l’heure actuelle. C’est pour ça que je ne suis pas super chaude pour une relation amoureuse : les relations à distance, ça ne me plaît pas.

En gros, mon train file mais je ne sais pas où… Quoi qu’il en soit, il est temps de remonter. Je verrai bien.

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