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C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Vendredi 3 juillet 2009

Parfois, dans la vie, il m'arrive de rencontrer des hommes avec qui je couche (pas avec tous, évidemment). Suite à une folle partie de jambe en l'air (qui peut se décliner au pluriel d'ailleurs), arrive le moment de se séparer parce que la vie continue en dehors du lit, tout de même. Et en général, au moment de se quitter, on s'embrasse pour se dire au revoir. J'ai déjà traité de la bise post coïtale, on n'en reparlera pas ici.



Bref, un baiser avant de se quitter. Et bien je suis toujours aussi nulle pour en déduire quoi que ce soit. Le baiser post coïtal est-il un élément qu'il est impossible à analyser. Si je liste quelques hommes dans ma vie, je me souviens de quelques baisers d'au revoir assez passionnés qui laissent penser que le monsieur en veut plus... et je n'ai plus jamais de nouvelles.



De l'autre côté, j'ai le baiser poli déposé vite fait sur les lèvres. Je me souviens de la première fois que Gabriel est venu chez moi. D'abord, il n'a pas voulu rester dormir (à l'époque, j'aimais pas quand ils partaient juste après) puis le baiser fut... poli. Amical mais pas chaleureux. Je l'ai regardé partir en me disant en mon for intérieur : « celui là, je ne le reverrait jamais ». Et bien j'avais tort.



Alors le baiser chaleureux est-il un signe d'adieu et un baiser poli un signe d'à bientôt ? Ben non, ça ne marche pas non plus. Si je prends le cas de Guillaume IV, chacun de ses baisers d'au revoir étaient très, très chaleureux. Alors que d'autres ont eu des baisers d'adieu qui voulaient bien dire ce qu'ils voulaient dire : « bon, on va en rester là, hein, te fais pas de film ! ».



Evidemment, la question est : « au fond, la réponse à la question du va-t-on se revoir est-elle si importante ? ». C'est vrai que le one shot n'est pas un crime même si parfois, j'aurais bien retenté l'aventure, juste parce que c'était bien (de mon côté bien sûr, on ne peut jamais savoir de l'autre côté malgré des compliments parfois échappés). Franchement, pour moi, le sexe n'est pas une simple question de technique mais d'alchimie avant tout et je ne l'ai pas avec tous les hommes (heureusement, j'ai presque envie de dire) alors quand l'alchimie est là, je suis toujours un peu déçue si ça ne poursuit pas. Et puis ça m'éviterait de me demander si je dois relancer ou si un silence radio de plus d'une semaine est suffisamment éloquent. Ouais mais si moi je me dis ça et que lui aussi, s'il le faut, on avait tous les deux envie de se revoir et on passe à côté. Ceci étant, le dernier one shot- baiser tout tendre et chaleureux, ça fait trois semaines qu'il a pas répondu à mon mail de proposition de 2e prise donc j'ose supposer qu'on en restera là (ou qu'il reviendra un jour où ça le grattera dans le boxer).



Et pour brouiller encore plus les pistes, nous avons le « à bientôt ! » qui veut dire « je dis ça par réflexe mais en fait, je t'efface dès que je rentre de MSN et je jette ton numéro alors n'y compte pas trop quand même ».  C'est pas comme si on était entre adultes consentants et que je peux tout à fait comprendre qu'une partie de jambe en l'air n'est pas une demande en mariage...



Bref, un jour, je saurai peut-être voir et lire les signes pour comprendre si un à bientôt veut dire ce qu'il veut dire ou son exact contraire. Ou alors je rentrerai dans un couvent comme ça, ça m'épargnera ces petits jeux de dupe qui sont parfois un peu fatigants, trop stratégisant pour moi (ne pas rappeler avant 72h, ça fait désespérée, gna gna gna). De toute façon, j'en ai toujours fait qu'à ma tête et 72h pour une impatiente comme moi, c'est une éternité un peu trop longue. Mais bon, il est vrai qu'on peut difficilement sortir un "bon, écoute, c'était bien sympa mais on en reste là, hein. Salut!". Mais je ne désespère pas de trouver la clé !


Publié dans : Sexe et séduction - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Mercredi 1 juillet 2009

Dimanche soir, petites heures de la nuit, je tapote négligemment sur mon clavier en attendant le sommeil. Bon, en vrai, je joue sur King, ce site est une horreur de chronophagie. Bref, comme tous les dimanches, il est tard et je n'ai pas sommeil, la télé tourne un peu au hasard, sur la chaîne où je l'ai laissée. Quand soudain, Télé m'annonce Secret Story. J'aurais bien zappé mais j'étais un peu trop dans ma partie, on va dire qu'on va laisser tourner.



Et en fait, j'ai bien fait. Je n'avais quasiment jamais regardé, juste un peu l'an dernier et j'avais trouvé cette émission d'un profond sadisme. En fait, je vous résume la fois où j'ai regardé (oui, je n'ai vu qu'un épisode mais le pire, je crois) : pour une obscure raison, Cyril et Alice sont enfermés dans une pièce et espionne les autres. Ces derniers pensent que les deux enfermés sont partis. Or Cyril a entamé une liaison avec Alexandra et Alice avec Matthias. Et là, « la voix », sorte d'ersatz d'un Dieu sadique, demande à Matthias de séduire Alexandra (sans savoir que sa moitié ainsi que celle de la demoiselle sont toujours là, donc). J'étais effarée. Comme je bossais à l'époque sur le site people de TGGP, j'ai aussi appris que cette même voix avait demandé à Matthias de demander à Alice de venir vivre avec lui (mission acceptée) mais Cyril, lui, a refusé de larguer Alexandra pour 10 000 euros. Alors qu'elle était super chiante comme fille.



Bref, dimanche, je regarde et voici un peu le topo, c'est compliqué, il y a des milliards de candidats, des cachés dans une trappe qui rentrent et sortent au gré de la voix et essaient d'éliminer des autres et de découvrir leur secret car ils les espionnent via un écran de télé. Donc samedi, il y a eu l'élimination de Daniela dont je ne sais rien à part qu'elle était vulgaire mais c'est une constante de cette émission. Elle a été victime d'un complot de Léo, qui est un des infiltrés. La voix a profité de la soirée des éliminations pour dégager Léo que personne n'aimait et mettre à sa place Angie, une fille très naturelle, pas du tout refaite de la tête aux pieds, et Romain qu'est beau gosse. Et puis là, on fait rentrer un type qui n'était pas dans l'émission jusque là, qui s'appelle Martin. Dans le sas de la maison, la voix explique à Martin qu'il va devoir remplir une première mission : faire croire qu'il est le mec de Cindy. Une nana qu'il n'a donc jamais vu de sa vie. Donc Cindy l'attend dans l'entrée et ils mettent au point leur plan. Bon, voilà, le reste de l'épisode est globalement sans intérêt, les absents se font casser du sucre sur le dos comme toute bonne émission de télé réalité (et comme dans la vie), ça se drague, les filles rivalisent de classe et d'élégance (ahahah)...



En fait, cette émission a quelque chose de fascinant. En fait, les secrets de base, on s'en fout : avec le net, ils durent au mieux 2h. Ce qui est plus marrant, ce sont les nouveaux que la prod via la voix impose aux candidats. J'ai trouvé assez énorme qu'un mec entre dans un jeu et se retrouve au rang de petit ami d'une nana assez vulgaire (mais oui, ok, elles le sont toutes). J'aime ce côté un peu manipulation de tout le monde qui se ment juste à l'arrivée pour gagner de la tune. Sexe, argent et manipulation, c'est un bon cocktail. Sauf qu'évidemment, c'est présenté par Castaldi qui me donne toujours envie de le frapper. Ce mec me paraît faux mais d'une force ! Je suis totalement persuadée qu'il n'est absolument pas sympa et qu'il manque totalement la dimension 2nd degré de ce show. Quant aux candidats, c'est la foire au plus pseudo trash vulgaire. Toutes les nanas ont posé seins (siliconés) à l'air dans Entrevue, FHM et co, elles manquent terriblement de raffinement, d'humour 2nd degré et je ne parle pas de la maîtrise approximative de leur français. Et chez les mecs, ce sont exactement les mêmes, la silicone en moins. Genre le Romain, là, il est beau gosse de prime abord mais après trois jeux de sourcils genre « je suis trop un ténébreux », on se rend compte qu'à part choper de la dinde en boîte le samedi soir, il n'a rien de bien intéressant à offrir. Mon chouchou étant Léo, un ex SDF si j'ai bien tout suivi, qui se la joue grand machiavélique et qui n'a pas tout à fait tort vu qu'il a réussi à éliminer Daniela juste en manipulant les gens. Mais bon, aux pays des idiots, c'est pas bien difficile d'être le plus manipulateur.



Bref, je regrette finalement que pour cette émission, ils recrutent pas des candidats d'un meilleur niveau, genre des mecs supra cynique sur l'émission, qui sont parfaitement conscients de leur rôle de rat de laboratoire et essaient de battre la voix à son propre jeu même s'ils ne peuvent pas communiquer entre eux. Parce qu'avec des gens un peu plus... heu... on va dire évolués et sans Benjamin Castaldi, ce jeu pourrait être un pur monument de manipulation mâtiné de sadisme. Et là, je peux vous jurer que j'en raterais pas un épisode !

Publié dans : De l'art ou du lard - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Mardi 30 juin 2009
Par Lucas

Je ne sais si vous êtes au courant mais Maillekeul Djèyksseun est mort.
Ah ah ah, trop drôle Lucas ! Comme disait Mahomet, "on était pas au Coran".



Tout le monde y est allé de son p'tit statut sur FaceBook et j'ose même pas imaginer sur Twitter.

Pour manifester d'une émotion, plus ou moins factice, plus ou moins édulcorée.
Pour montrer qu'on existe ?
Bon, les lecteurs les plus rigoureux me diront que je m'aventure sur des terrains où je ne maitrise rien : help, I Need A psy to clear up the issue !

C'est tout de même affligeant...
Cette publication de tout et surtout n'importe quoi, c'est un truc que je ne comprends pas.
Que certains donnent l'info certes. Mais une fois qu'elle est publique, à quoi bon couiner des restinepice...?

Dans mes statuts FB j'ai toujours des scrupules à mettre des sentiments, des choses pragmatiques de ma vie. Je me pose toujours la question : quess que mes potes en ont à foutre de cette information ? de cette remarque ? de cette pensée ? de mes sensations à un moment donné ?

Mais bon j'avoue : parfois, souvent même, je me laisse aller à poster qq mots sans maintenir cette rigueur.
Tiens, d'ailleurs, dorénavant, je vais mettre des statuts à la con.

Lucas : Se lit très frais.
Lucas : Aujourd'hui j'ai mangé du thon
Lucas : Vous êtes ici,
Lucas : Votre boisson est en cours de préparation,
Lucas : Et vous ça va ?
etc...



FB est donc une sorte de forum latin ou tout un chacun peut alpaguer le passant honnête et lui mettre le nez dans l'étalage. Étalage de pensées, de ressentis, de convictions politiques ou culturelles ; un besoin de se rassurer certainement.

Parce que FB c'est ça aussi. Se rassurer, voir qu'on est pas seul à penser ça ou à agir ainsi.
Je ne vois pas d'autre raison au succès des pages "Fan de", les plus niaises. Faire la grasse mat avec son chéri, en tête.
On donne une image glamour et lisse, on se rassure sur sa normalité et la promesse de découvertes est elle aussi entrainante.
J'ai le souvenir d'une copine, en Droit, qui était littéralement accroc à Friendset. C'était un peu l'ancêtre de FB et on était déjà en quête d'info. Que ce soit pour choper ou mieux comprendre qq'un. Les reseaux sociaux servent donc à ça ? (vous me direz que les reseaux pro eux aussi vendent avant tout du rêve...)

Sur FB on donne l'info qu'on veut quand on veut.

On maitrise tout son environnement, on donne les images qu'on souhaite, le masque qu'on désire : on est souverain en son royaume.
Ca me fait penser aux contenus des communiqués officiels de la République. Que ce soit un car de gamins happés par un train ou la mort d'un chanteur, les mots seront toujours les mêmes.
Par exemple, pour revenir à Maillekeul, Sarko y est allé de son p'tit laïus.
Mais oui, vous savez bien...
Face à un décès, qu'un homme politique soit sincèrement touché ou qu'il n'en ait rien à foutre, il aura toujours "une grande émotion".
Ca n'a pas loupé.

Quelle est donc cette nouvelle époque où regne la sterilité de sensations ? Une stérilité aussi dans l'image donnée ???

Et nous, on fait quoi ?
On arrête Facebook ?
Bah non, malheureux(se) !
J'insiste, FB c'est le besoin de se rassurer sur son rôle social, de croiser de nouvelles têtes nécessairement promptes à s'intéresser à nous. Là ou MSN permettait de donner une image édulcorée, Facebook permet un peu la même chose. Bah oui...
Je repense à une copine d'école...
Du temps où j'étais sur MSN, il y a quelques années, si je tchatais avec elle pendant 3 minutes, j'étais bon pour avoir 10 smileys et 15 LOL.

C'est infect le LOL !! C'est la stérilité à l'état pur !!!  Je le refuse !! Et Nina aussi !

Or, sur FB c'est pareil. Par exemple, lorsqu'on souhaite un bon anniversaire sur un Wall c'est un cortège de copiés collés. Comment manifester de l'émotion si tout le monde brode un "bon anniversaire"...?
Un peu comme Kristin Scoot Thomas dans 4 Mariages et un enterrement : "Comme vous devez être fier !".

De l'art de donner l'image qu'on veut,
un peu comme ces chaines télévisées nord américaines qui montrent avant tout des images chocs pour attirer les teuleuspeuctateurs, quite à broder un laïus débile autour.
L'info comme produit de consommation en prenant un plateau repas.
Une image que Roald Dahl donnait déjà dans Mathilda. Un truc que Douglas Kennedy évoque dans Les Charmes discrets de la vie conjugale (State of The Union).
Some Things Never Change...
Publié dans : Lucas - Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires
Lundi 29 juin 2009
Par Diane

Un beau matin de juillet que les petits zoziaux zoziautaient et que le gros soleil soleillait, Bob le grillon se promenait dans un petit champ de lavande aux senteurs exquises qui fragrait à ne plus se sentir sentir sous un beau ciel de provence. Tandis qu'il lustrait un peu ses pattes en jetant un coup d'antennes au dehors pour détecter la présence d'un éventuel casse croute dans les environs, ne voilà t'y pas qu'il croise, au détour d'un brin de lavande chatouilleur, son vieux cousin Bill.
Ravi de croiser son vieux cousin, il s'apprêtait à aller le saluer et éventuellement lui proposer une chasse aux termites (très goûtus avec un peu de ketchup), quand il s'arrêta, étonné de voir son cousin l'air contrarié, aux prises avec une mini-tronçonneuse (à l'échelle grillonesque, précisons le). Il s'avança alors vers lui:

-"Salut à toi cousin Bill! "-claironna t'il-, "comment te portes tu donc?"

-"Très bien cousin Bob," lui répondit le premier, toujours visiblement concentré sur l'insolite objet qu'il tenait entre ses pattes. Il le jaugeait, le soupesait, et appuyait sur un ou deux boutons histoire de voir ce qu'ils déclenchaient.

-"Et dis moi cousin, la curiosité me saisit: que comptes tu donc faire avec cette tronçonneuse?"

-"Oh, ça," répondit Bill en souriant, "vois tu, c'est pour me couper les pattes. Mais en réalité, je me trouve devant quelques petits problèmes techniques. Tout d'abord, l'engin me semble peu maniable. Et de plus, si je le tiens d'une patte pour m'en couper une autre (et ainsi de suite), avec quoi vais-je le tenir pour me couper la dernière?
Non, vraiment, c'est un gros problème..." et là dessus il prit un air taciturne et commença une série de manipulations avec son thorax en s'aidant d'un caillou pour tenter de faire tenir la tronçonneuse sans les pattes, échouant à chaque tentative et poussant des gros soupirs de mécontentement.
Bob, de plus en plus décontenancé, lui tint à peu près ce langage:

-"Mais dis moi Bill, pourquoi veux tu diable te couper les pattes??"
Ce dernier prit un air étonné, et, sans cesser de trifouiller sa machine, lui répondit, légèrement agacé:

-"Mais voyons, c'est pour faire comme Cricri!"
-"Cricri?"
-"Mais oui, Cricri le grand Grillon sauveur de tous les grillons! mais de quel champ de lavande sors tu donc?"
Sortant du champ de lavande voisin, Bob interloqué avoua n'avoir jamais entendu parler du grand Cricri, et avoua derechef ne pas bien saisir qui était ce grand Cricri. Un ami à lui? Le propriétaire de la réserve des termites?

Bill, lachant une seconde sa machine, soupira et lui répondit:
"nononon, tu comprends tout de travers. Le grand Cricri est notre sauveur. Il sait tout et contrôle tout. Le grand Cricri est amour."
-"...et c'est ton grand  Cricri d'amour qui veut te couper les pattes pour te sauver? Il te l'a demandé? Je ne saisis toujours pas..."

-"Mais non voyons, je ne l'ai jamais rencontré, personne ne l'a jamais rencontré."

-"Mais comment sais tu qu'il existes alors?"

-"je le sais, c'est tout."

-Cette réponse le laissant perplexe mais voyant qu'il n'obtiendrait pas davantage sur le sujet, Bob relança Bill sur cette histoire de pattes coupées qui décidemment l'intriguait beaucoup.

-"Eh bien vois tu, le grand Cricri lors de sa grande traversée du champ de lavande maudit, se fit couper les pattes par une moisonneuse batteuse de tous les diables.Et après, elles ont repoussé presque instantanément!  Ainsi, pour être un bon grillon, je dois aussi me couper les pattes. C'est parfaitement logique. " ....et, prenant un air docte (car il allait à l'école grillonesque), il ajouta: "oui, parfaitement logique, tous les philosophes te le diront, c'est une méthode imparable qui s'appelle syllogique. Les chats sont mortels, socrate est mortel donc socrate est un chat. parfaitement logique, te dis-je, donc il faut que je me coupe les pattes" et sur ces belles et doctes paroles il reprit son instrument.
Bob écarquilla les antennes et répondit à Bill, la voix un peu échauffée:

-"je ne sais pas qui est ce chat Socrate, mais je peux te dire que vouloir se couper les pattes à cause d'un champ de lavande maudit et d'une moisonneuse batteuse, c'est bien bêt....c'est bien humain! et que vas tu bien pouvoir faire sans tes pattes? MMmm? Comment te déplacer? comment attraper les termites? tu n'aurais plus l'air d'un grillon! A vrai dire, tu n'auras plus l'air de rien! Je refuse de te laisser faire ça!" et là dessus Bob entrepris de lui oter la tronçonneuse des pattes.

Bill se facha tout rouge:
-"EEeeehh mais dis donc, veux tu lacher ça! Occupe toi donc de ce qui te regarde! Si je veux me couper les pattes, c'est mon affaire! c'est ma liberté individuelle de grillon! Et si j'ai envie d'être un grillon sans pattes, pourquoi ne le pourrais je pas, puisque c'est mon choix?"
Bob, estomaqué, balbutia: "m-m-mmais, parce que ce choix là va t'empêcher de pouvoir faire d'autres choix dans ta vie! que oui, je ne suis pas toi, mais je suis un  grillon, je suis ton cousin, et je n'ai pas envie que tu deviennes un thorax grillonant, un semblant de grillon! Et pour tes petits grilloneaux, hein? Crois tu vraiment que te couper les pattes soit dans leur meilleur intérêt?

Bill souffla en reprenant vigoureusement sa dangereuse machine: -"Rhhoo, laisse moi tranquille! De toute façon, réfléchis un peu: si je coupe mes pattes, elles vont repousser, comme celles du grand Cricri! Ainsi j'aurais mes pattes, je suis un bon grillon, ,et j'aurais ma piscine de termites grillées promise à tout bon grillon." Et là dessus il s'éloigna.

Bob, à court d'arguments, ne sachant que répondre à l'imparable logique de son cousin, se mit à marcher, pensif, dans ce champ de lavande dont le parfum commençait à faiblir. Au bout de quelques brins, il croisa un groupe de trois grillons en pleine conversation, dont l'un tenait un couteau suisse, l'autre un katana et le troisième une pierre à aiguiser.
Il commença à faire quelques pas en leur direction, puis se ravisa. N'ayant sur lui qu'un peu de bon sens, il décida de tourner les pattes et de retourner dans son champ.
Publié dans : Diane - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 26 juin 2009
(article odieusement cynique)


La vie, finalement, ce n'est pas grand-chose : une date de naissance, une date de décès, des dates de mariages ou d'accouchement, quelques faits remarquables mais rien de plus. Donc pour passer à la postérité, une mort un peu dramatique fait bien. On a les cas de Marilyn ou James Dean qui ont réussi leur sortie de main de maître, on peut aussi citer Elvis et l'éternelle légende du « mais non, l'est pas mort ! ».



Puis y a Farrah Fawcett. Résumons la vie de la dame : elle est née, a joué dans une saison de drôle de dames et est devenue célèbre grâce à son brushing (c'était un peu la Jennifer Aniston de l'époque) puis elle s'est mariée à Lee Major, celui qui valait trois milliards. Puis c'est tout. Alors quand Farrah a été atteinte d'un cancer, elle a surmédiatisé sa maladie, un peu à la Jade Goodkin. Farrah était donc prête à mourir devant les médias du monde entier, histoire qu'on parle d'elle une dernière fois.



Elle s'est donc éteinte hier... Mais pas de chance, elle est morte juste 4h avant Michael Jackson. Du coup, ce matin, quand on m'a annoncé la mort de Michael, j'ai répondu : « ouais et Farrah Fawcett aussi » et là, j'étais la seule au courant, magique. Pauvre, pauvre Farrah. C'est pas que je lui étais attachée mais vu qu'en temps que bons petits moutons, tout le monde pleure Michael Jackson, le même que tout le monde avait globalement oublié, le même dont tout le monde se moquait il y a encore quelques jours. Mais vous savez, comme toujours, les morts deviennent soudain merveilleux. Je ne nie pas le parcours incroyable de Michael mais faut pas déconner non plus. De toute façon, j'économise mes larmes pour des choses qui me touchent vraiment et la mort de stars que je ne connais ni de loin ni de près ne m'émeut pas une seconde.



Voilà, Farrah est morte comme elle a vécu : finalement, elle a tout raté d'un rien. Elle aurait pu devenir une actrice incontournable de sa génération, on n'a parlé que de son brushing. Elle aurait pu rester mariée à Lee Majors, elle s'est retrouvée avec Ryan O'Neal. Elle aurait pu mourir un jour sans actu lourde pour qu'on ne parle que d'elle, Michael Jackson en a fait autant quelques jours après. La seule chose qu'on retiendra de Farrah, c'est son brushing très glamour des années 70. Et éventuellement qu'elle est morte le même jour que Michael Jackson.



Sortie : ratée.


En attendant, je n'allumerai ni télé ni radio ce week-end, je sens l'overdose de Michael Jackson poindre.

Publié dans : Un petit peu d'actu - Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires

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