Black mirror, une dystopie qui imagine les dérives de la télé-réalité

La télé-réalité, un bon ingrédient de dystopie


J’ai toujours eu une sorte de fascinationrépulsion pour la télé-réalité. En fait, je ne comprends jamais comment on peut se passionner pour ce spectacle du vide et de l’ennui. Je veux dire, on enferme des gens pendant des jours sans rien de particulier à faire… Moi, j’irais gentiment me fracasser le crâne contre un mur à un moment (en vrai, je serais éliminée la première semaine). Je ne suis pas grande cliente de la télé-réalité (déjà parce que j’ai plus la télé) mais il semble que je manque un ingrédient essentiel de pas mal de dystopie.

La téléréalité, un ingrédient chéri par la dystopie comme ici avec Black Mirror

Je suppose que le questionnement face à la zombification des spectateurs face à ces émissions interroge très largement les auteurs. On tourne souvent autour du manque d’empathie, ce côté des gens derrière la télé qui se repaissent de la souffrance, des malheurs voire de la mort des protagonistes. La première dystopie du genre que j’ai lue était Acide sulfurique d’Amélie Nothomb avec une histoire de camp de concentration version télé-réalité. J’avais trouvé le concept intéressant (le roman un peu moins) mais je doutais : non mais est-ce qu’on peut vraiment en arriver là.

Acide sulfurique d'Amélie Nothomb, une dystopie autour de la télé-réalité

Le thème est populaire : Hunger games (je suis en train de me faire la trilogie en livre audio, je vous en parlerai plus tard), Battle Royale (j’ai vu qu’un film, je dois lire le manga car j’ai quand même une forte impression de déjà-vu entre les deux), pas mal d’épisodes de Black Mirror… Je crois que je devrais faire un article par épisode de Black Mirror ou presque… Bref, on nous vend en permanence que les gens qui regardent la télé sont inhumains, qu’ils se gavent de chips et de popcorn en matant de jeunes gens décéder en applaudissant… Dans Hunger games, les jeux sont intégrés dans une évolution de la société, ils sont justifiés par la révolte écrasée des districts. Alors que dans Acide sulfurique, c’est balancé comme ça à la télé. Est-on prêt à voir la télé dans un jeu ? Si je m’en réfère aux cas Koh Lanta et Dropped, il semble que non… mais les candidats n’étaient pas censés décéder non plus.

Dropped : la mort dans la télé-réalité

Et pourtant, on ne peut pas dire que nous soyons dans l’ère de la compassion. Chaque jour que je passe sur les réseaux sociaux, je suis effarée. Par ceux qui n’arrêtent pas de dire à celleux qui décident d’assumer leurs formes qu’ils vont mourir de surpoids, par exemple (je crois pas que le poids des autres me concerne), ça souhaite la mort aux uns et aux autres de façon assez gratuite, ça menace de viol et de meurtre celles qui osent ouvrir leur bouche, ça pleure pour des vitrines mais se foutent de ceux qui ont perdu un oeil ou une main. L’autre est devenu un concept abstrait. Est-ce parce qu’on voit trop de morts dans les fictions, les infos, les jeux vidéos, les réseaux sociaux ou ce que vous voulez ? Ou juste que l’être humain n’a pas grande compassion naturellement. Une des images d’Epinal est le fameux “du pain et des jeux” avec une foule de gladiateurs massacrés dans l’Arène (alors que non, en fait) ou encore les exécutions publiques ayant lieu devant une foule en liesse. On aime imaginer que c’était dans un autre temps, dans des temps barbares mais quand on voit la diffusion d’images violentes et réelles (à chaque attentat, on supplie de ne pas avoir les vidéos ou photos des personnes décédées, on esquive comme on peut les images de décapitation, des tireurs fous à droite, à gauche..) sur les réseaux sociaux, c’est à se demander…

Les Ceausescu juste avant leur exécution publique

Bien sûr, aucun d’entre nous ne peut imaginer une télé-réalité où les gens meurent pour de vrai dès demain. Mais quand on voit la banalité des humiliations, oppressions, de la méchanceté et la médiocrité diffusée actuellement sur les ondes… On peut déjà imaginer que l’épisode de Black Mirror où la petite chanteuse devient une star du porno n’est plus si loin…

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Le peuple est-il con ?

Selon une loi universelle, l’autre est un con. Sorti de votre petit cercle de gens que vous estimez, cercle jamais très étendu et souvent en cours de rétrécissement, tous les autres sont cons. Pour des raisons diverses et variées, hein : parce qu’ils regardent Hanouna (et je les juge tout aussi durement que vous), parce qu’ils votent RN « parce que eux, on n’a jamais testé » (l’extrême gauche non plus, hein, même pas la gauche radicale sous la Ve République), parce qu’ils prennent la voiture au lieu des transports en commun, parce qu’ils croient les promesses de Macron et même qu’ils ont voté pour lui… Ou aussi parce qu’ils n’ont pas votre culture. Bon la culture, c’est un pays aux frontières mouvantes, hein : j’ai beau n’avoir aucune culture ciné, je m’en sors dans d’autres domaines… Alors du coup, on peut en déduire que le peuple dans sa globalité est con… et on voudrait lui demander son avis en permanence ou presque avec les RIC ? Ah ben bravo le veau !

Demander l'avis au peuple est-il dangereux ?

Pour ceux qui auraient été un peu déconnectés ces derniers temps (je ne vous jette pas la pierre, moi-même… bref), le RIC ou Référendum d’Initiative Citoyenne, permettrait de demander régulièrement son avis au peuple via des référendums. Comme en Suisse par exemple. Alors évidemment, chez les Marcheurs, ils en veulent pas trop… mais de part et d’autres de l’échiquier, je vois que ça grogne et pas qu’un peu. Côté gauchiste, j’ai vu notamment passer un « mais on est dans un pays de droite réac, on ne va jamais s’en sortir ! ». Mmmm… Alors déjà, je suis pas si sûre, c’est pas parce que les chaînes qui prétendent faire de l’actu nous imposent tous les chroniqueurs de la droite rance en continu que ça représente l’opinion générale. Mais du coup, je me pose une vraie question : le peuple est-il un enfant à qui on doit imposer certaines choses contre son gré « mais pour son bien » ?

Le peuple est un enfant pour les politiques

C’est tout le souci que j’ai généralement avec le discours politique distribué par l’ensemble de l’échiquier : le paternalisme de nos élus qui nous expliquent la vie car nous, nous ne savons pas. Alors évidemment, je ne sais pas tout, je ne le prétends même pas. Mais nos élus non plus, d’ailleurs. Ils sont assistés par une floppée d’assistants parlementaires et chacun a plus ou moins son sujet de prédilection. Et ce point ne me choque pas. Par contre, ce qui m’agace plus, c’est que tous ces gens viennent nous parler en père de famille légèrement abusif, nous expliquant ce qu’on doit faire ou pas. Le summum étant, pour moi, les consignes de vote de l’entre-deux-tours « bon alors je suis pas au second tour, allez donc voter pour Tartempion ». Heu non mais les électeurs font ce qu’ils veulent, en fait. Je suis toujours fascinée par cette arithmétique de « ah, lui, il a donné ses 14% de voix plus les 26% de voix du premier tour, ça fait 40%… » Bah non, en fait. Si le citoyen a voté pour ce candidat au premier tour, peut-être ne voulait-il que celui là et pas un autre et s’en fout des consignes de ce dernier, peut-être n’a-t-il voté que par pure contestation ou que sais-je encore…  On n’est pas là pour faire de la sociologie électorale (même si c’est intéressant dans l’absolu). Bref : les voix acquises au premier tour ne sont pas la propriété du candidat qui les a obtenues et on n’a pas besoin d’un guide spirituel pour décider quoi faire au second tour. N’en déplaise à ceux qui se sont indignés que Méluche n’ait pas dit dès le soir du premier tour qu’il fallait voter Macron (il l’a fait de façon plus ou moins alambiquée quelques jours plus tard mais apparemment, ce n’était pas suffisant alors que… ben on s’en fout, en fait).

La voix du peuple lui appartient, je déteste les consignes de l'entre-deux-tours

Le peuple est-il con ? Je serai plus nuancée. Il y a quelques temps, je lisais une interview dans Society de Laurent Cantet qui expliquait qu’il considérait les pauvres comme assez incultes et peu voire pas intéressés par la chose politique. J’avais écrit un dialogue un peu similaire dans le roman de Maja où un personnage expliquait que quand tu te tuais à la tâche au boulot pour bouffer des pâtes au beurre le soir, tu n’avais plus vraiment d’énergie pour aller faire la révolution le week-end (un truc du genre). Et puis les gilets jaunes sont arrivés et ont un peu bousculé ces certitudes, une plutôt bonne nouvelle à mon sens. Même si on pourrait regretter que ce soit fait en réaction à une situation devenue intolérable, un besoin presque viscéral de rugir pour essayer d’améliorer le quotidien mais franchement, je trouve que c’est du snobisme, ça. Je ne crois pas qu’on naît citoyen engagé…

Les gilets jaunes ou l'apprentissage de la rébellion

… Et même, on fait en sorte que ça n’arrive pas. C’est vrai, on n’arrête pas de nous expliquer que toutes les lois et décisions de notre gouvernement, surtout en matière d’économie, c’est « parce qu’on n’a pas le choix ». Dès que tu veux un peu débattre, tu vas être disqualifié d’office car « tu ne comprends rien en économie, de toute façon ». Comme si l’économie était une science exacte pour commencer… Après, j’ai pas une grande culture économique, c’est vrai, j’ai surtout une culture d’économie historique car… le lycée ne m’a jamais proposé de cours d’économie vu que j’ai pas fait de série ES. Et c’est là où je veux en venir. Suis-je favorable aux RIC ? Oui dans l’absolu même si je n’ai aucune idée de ce que pourrait donner la version française vu que c’est une vague idée. Est-ce que j’ai peur que le vote donne du pouvoir aux fachos ? Un peu mais c’est le jeu aussi. Mais surtout, avec le RIC, ce serait dans l’intérêt de TOUS (en majuscule) que les citoyens aient une base culturelle solide pour prendre les décisions les plus rationnelles possibles. Avec le RIC, j’aime imaginer que nos politiques comprendraient enfin que leur ton paternaliste de sachant universel (alors que franchement, ils ont certes l’aplomb du sachant mais disent souvent de la merde) ne suffirait plus à ce que la situation leur échappe.

Le "savoir" est souvent une question d'attitude

Car le pouvoir au peuple passe par le savoir, ce n’est pas un hasard si on déprécie de plus en plus la culture au sens large du terme pour des connaissances techniques qui permettront à tous et toutes d' »avoir un métier ». Alors que tu peux devenir une larbine du marketing en ayant écrit un mémoire d’histoire et un de science politique, hein, l’un n’empêche pas l’autre. Il faut que l’on se cultive, camarades, tous autant que nous sommes. Et partager avec modestie ce que l’on a appris. Car n’oubliez pas : beaucoup de sciences sont inexactes.

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Nina contre les forces du mal (du monde du travail)

Nouvelle année, nouvelle ère. Comme vous le savez parce que j’arrête pas de le dire, 2018 fut une de ces années horribilis niveau boulot. On en est au niveau de 2010 qui avait été le pire du pire. Mais 2018 m’a aussi appris à comprendre mieux certains mécanismes. Je vais donc tout vous narrer car j’ai décidé que mon histoire devait nous aider à trouver un moyen de combattre les forces du mal.

Buffy contre les forces du mal
Je vais peut-être remplacer mon habitude de me représenter en Xena quand je me rebiffe par celle de mettre Buffy…

Depuis bien un an, je lis régulièrement les jeudis survie au taf de Napilicao. Quand je dis régulièrement, ça veut dire “j’en ai loupé aucun”. Parce qu’il est clair que ma seule ambition dans le monde du travail, maintenant, c’est d’essayer de niquer les manipulateurs (le reste importe peu). Parce que cette année, j’en ai chié des ronds de chapeau mais j’ai réussi la première étape : repérer les nuisibles.

Buffy contre les forces du mal armée d'une arbalète

En cette maudite année 2018, j’ai donc cherché à fuir une situation toxique et… j’en ai trouvé une limite pire. Le pire, justement, étant que même si je commence à être très calée en repérage de situation qui pue du cul, j’ai quand même le doute. Parce que nous parlons ici de manipulateurs et manipulatrices, des gens qui savent à peu près doser leur comportement pour vous pourrir la vie en nuisant à votre santé physique mais aussi mentale. Je vais tout vous raconter en détail dans les prochaines semaines car vous êtes peut-être dans cette situation mais elles ne sont pas toujours évidentes à reconnaître.

Buffy est confuse

Car ces gens ont un talent inné : celui de taper à la hache dans vos failles narcissiques. Ils tapent, ils tapent jusqu’à vous épuiser et quand ils sentent que la rébellion n’est plus si loin, ils passent du baume sur les blessures qu’ils ont eux-mêmes provoquées et vous êtes tellement à bout que vous en êtes reconnaissant.e. Je vous jure. Là, mon actuel chef toxique va donc partir par la petite porte mais mes collègues ont une certaine nostalgie. L’emprise, l’emprise. J’en reparlerai. Je vais tout vous raconter, je vous dis.

Buffy lutte contre les forces du mal

Voilà alors ok, je sais reconnaître les démons (pour refiler la métaphore des forces du mal, là). Cependant, je suis encore trop faible pour les combattre. C’est à dire que j’ai une légère hypersensibilité, je pense, et je vomis le conflit. Donc j’ai tendance à rentrer les épaules et dire “oui, oui” plutôt que de rentrer dans le lard. Sauf quand on me pousse à bout, évidemment. Je n’aime pas les conflits car j’ai une colère parfois très violente et ça m’épuise. Souvent, je renonce au combat, à me défendre, même, parce que je ne trouve pas que la cause vaille la peine que je dépense une once d’énergie. J’utilise la technique du Pangolin…

Le pangolin en boule

Et niveau efficacité et épanouissement personnel, c’est pas génial, génial, je vous avoue.

Buffy et son pieu

Alors il va falloir sortir le pieu et l’arbalète pour botter le cul des forces du mal. Parce que l’une des principales forces de ces connards, c’est de vous isoler, vous rabaisser tellement que vous pensez être nul.le et que vous n’osez pas vous ouvrir à vos collègues car vous ne voulez pas assumer vos faiblesses. Sauf que ça ne marche pas toujours car comme dirait ma collègue Violette, le jour où je lui expliquais que je partais en arrêt maladie “ce que tu vis, je l’ai vécu et c’est ça qui est important : on n’est pas folles”. Se battre, ouvrir sa gueule, faire un scandale, ça sert aussi à ceux qui pensent que c’est eux, le problème, pas leur tortionnaire. On hésite car on craint de perdre son job… mais est-ce qu’un salaire est plus important que la santé, physique et mentale ? Le monde du travail est pervers, les carottes sont apparemment si juteuses (carrière et argent) et le bâton si monstrueux façon batte de Negan (déclassement et déshonneur en cas de perte d’emploi) que l’on accepte l’inacceptable, qu’on résiste à mauvais escient. Quand j’ai expliqué à Anaïs que j’envisageais de me faire arrêter, elle m’a répondu un “non, surtout pas, tu dois montrer que tu es forte”. Sauf que cette force, elle sert mon adversaire, pas moi.

Buffy tuée
En vrai, j’ai arrêté Buffy à la saison 2 ou 3 (quand elle quitte le lycée) et repris juste la dernière saison, je ne sais pas du tout pourquoi elle est morte là…

Bref, les prochaines semaines, je vais vous raconter comment je vole de situations toxiques en situations toxiques… peut-être que ça vous parlera…

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Mes scénarios d'évasion pour échapper à un travail horrible

Scénarios d’évasion

Je ne sais jamais si je dois écrire scénarios ou scenarii. Moi j’écrivais scenarii mais apparemment, c’est hyper prétentieux mais on dit bien un médium, des médias… Et c’est pas le sujet du jour. J’écris cet article le 02 décembre au soir et demain, je ne vais pas travailler car burnout. Mon nouveau boss m’a fait chuter sur le champ de bataille. Mais la dernière fois, je vous parlais des scénarios d’évasion que j’avais mis en place, j’ai envie de vous les partager. S’il le faut, l’un d’eux s’est réalisé au moment où vous lisez cet article, quel suspense.

Scénarios d'évasion : envisager le pire au cas où

Scénario 1 : trouver un autre CDI

La voie facile, on dira. Quand j’en pétais d’un job, c’était la technique : remettre son CV à jour et postuler. Simple, basique, basique, simple (le saviez-vous ? Je n’ai jamais écouté ni même entendu cette chanson mais j’adopte les codes, je suis social media manager, hé !). C’est tout le récit de mes journaux d’une démissionnaire. Remettre mon CV à jour est fortement chargé symboliquement pour moi, c’est clairement l’enclenchement de la vitesse : en avant toute ! Y a deux ans, c’est ce que j’avais dit à mon ex cheffe (celle qui n’est pas PN) : “ça fait deux ans que je suis là et j’ai même pas remis mon CV à jour”. Mais là, je crois que c’est la première fois que je réactualise mon CV aussi vite… Même pas eu le temps de le redesigner (oui, une recherche d’emploi = un nouveau style de CV). Donc voilà, le plan 1 : je trouve un nouveau CDI, je négocie une sortie rapide d’un côté (au pire, ils me cassent les couilles, mon préavis, c’est 48h), je négocie une date d’arrivée un peu plus tardive de l’autre et hop, je me fais un VRAI intercontrat.

Scénario d'évasion : négocier un départ
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Scénario 2 : je déclenche la fin de ma période d’essai

Un coup d’éclat avec mon chef. Là, je compte recycler la phrase sublime d’une ancienne collègue qui vient de choper une rupture conventionnelle : “Stop. Je ne suis manifestement pas la femme de la situation, restons-en là”. Je l’ai répétée cent fois cette phrase, je me suis imaginée la dire. Le mec porte ses couilles, demande aux RH de mettre fin à ma période d’essai : 1 mois de préavis, merci, bisous. Je profite de mes allocs chômage pour faire un bilan de compétences.

Profiter d'une fin de contrant pour faire un bilan de compétences

Scénario 3 : je vais pleurer chez la RH

Le 05 février, j’ai rien trouvé, je vais la voir pour qu’elle me dégage. Je suis en période d’essai, ça lui prendra une lettre. Je rappellerai gentiment mais fermement que si je démissionne, mon préavis, c’est 48h, s’ils mettent fin à ma période d’essai, le préavis, c’est un mois… La balle est dans leur camp

Scénarios d'évasion : négocier son départ

Scénario 4 : je pars sans rien.

J’ai pas réussi mon coup, il est hors de question que je me ramasse trois mois de préavis, durée pénalisante. Je tape dans mes économies, Victor m’aide, je trouve un boulot alimentaire pour faire durer le pécule le plus longtemps possible… (enfin, jusqu’à ce que je trouve un nouveau job et la vie sait être clémente avec moi aussi des fois). En attendant, je me fais ma petite routine : sport, culture et desperate housewife.

Scénarios d'évasion : le chômage avec sport, vie au foyer et un peu de culture

Scénario 5 : celui que j’avais pas envisagé

Un directeur me force à prendre un arrêt pour burnout parce que… ben oui, je suis cramée. A voir si ça va déclencher une sorte de scénario 2 ou pas… Bref, j’ai décidé de sauter dans le vide mais je ne le fais pas n’importe comment. La clé de ma (très relative) sérénité ? Tout planifier. Surtout le pire.

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Personne n’aime le réveillon

Bonne année à tous ! En numérologie, le 9 indique la fin d’un cycle, la révolution, avant la renaissance au 0. Enfin, je crois… Enfin, on va dire que c’est ça parce que c’est tout ce que j’ai à nous souhaiter pour 2019 : on fait le ménage dans nos vies et on fait la révolution. Révolution à prendre dans le sens que vous souhaitez. Car je sais que 2018 n’a pas été de tout repos pour la plupart des gens. La preuve : personne n’a voulu souhaiter le réveillon.

Le réveillon de l'ennui

Début décembre, je fais la queue avec mes collègues à la boulangerie, on discute vacances. Violette lance la question du réveillon, Benjamin répond qu’il n’a encore aucun plan et je leur explique que nous, on se « planque » toujours en cette fin d’année pour ne pas être sollicités. Violette approuve « ah ouais, j’aimerais bien que personne ne nous invite ! ». Et c’est pareil tout autour de moi : Anne, Anaïs, Amy, Enzo, la plupart de mes collègues… en fait, je crois qu’il n’y a que mes parents qui ont un plan (on vire thug à la retraite). Et il semble que tout le monde en soit ravi.

Bon, déjà, je l’ai dit mais je le répète : sortir un 31 décembre alors qu’on n’a pas trop vu le soleil de la journée, déjà, c’est un concept de merde. Il fait froid, je ne bosse pas forcément donc me demander de virer mon pyjama en pilou pour enfiler une délicate robe de 8 mm d’épaisseur et de jolis collants qui seront filés en 15 mn, pardon mais ça part mal déjà, votre histoire. Alors qu’un réveillon un 30 juin, quand la nuit est le seul moment acceptable pour quitter clim ou ventilateur, là, oui, je viens, je serai même heureuse de venir.

Une robe de soirée dans la neige

Mais je crois surtout que ce qui saoule tout le monde, c’est le côté social et obligatoire. D’abord, on sort des fêtes de Noël où on a vu beaucoup (trop) de monde et on a un peu envie d’écouter le silence pour voir ce que ça fait. Non parce que si je prends mon cas, j’ai passé de chouettes fêtes, j’étais heureuse de voir ma famille, Anne et sa famille, de couper un peu de la vie parisienne mais… MAIS… J’ai eu pendant ces quatre jours mes deux fournisseurs officiels de décibels et même si je les aime de toute mon âme et qu’ils ont fait fondre mon petit coeur en sucre plus d’une fois, je suis quand même un peu fatiguée. Et je vais ériger une statue pour ma soeur, son mari et mes parents parce que je comprends pas d’où ils sortent ces trésors de patience. Et je dis ça, j’ai conscience que Saturnin et Pivoine ne sont pas particulièrement relous… Juste des enfants de 3 et 6 ans excités par la magie de Noël et un peu en overdose de sucre pour Pivoine. Et encore, on n’avait pas la télé donc pas de drame quand on devait couper les dessins-animés, merci SFR !

Quand la télé est en panne pour le réveillon

Du coup, tout le monde ne faisant pas partie de la famille Guimauve comme moi, ces quelques jours de sociabilité familiale peuvent en éreinter plus d’un. Mais surtout le réveillon, c’est potentiellement la crise, pour peu que Machin ou Machine ait décidé d’être de mauvaise composition. Et le pire, c’est qu’il est impossible de tirer sa révérence avant minuit alors même que vous vous ennuyez à mourir. Et puis y a tellement la pression de réussir que… ben 9 fois sur 10, ça finit par foirer. C’est étrange car vous vous réunissez avec les mêmes amis que d’habitude, y a pas de raison que ça soit loupé mais souvent…

Quand le réveillon est raté

Et je suis, en un sens, un peu contente de voir les gens se libérer d’une énième obligation sociale s’ils n’ont pas envie de s’y adonner. Oui parce que comprenez que je ne suis pas dans un snobisme « moi je ne cède pas à cette fête mercantile du réveillon », je serais fort gonflée vu que a/je pète mon PEL pour offrir plein de cadeaux pour Noël car j’aime gâter les gens et b/il est fort probable que je me sois gavée de trucs Picard en sirotant du champagne hier soir… Non juste que j’ai l’impression que les gens ne fêtent plus le réveillon car ils ont enfin admis que ça les emmerdait et lâchent l’affaire. Vivement qu’ils fassent de même pour la St Valentin.

Coupes de champagne

Voilà, un article gratuit pour cette nouvelle année car parfois, j’aime écrire le vide. Bisous !

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En 2019, on refait tout à neuf






Trop facile de faire rimer 2019 avec neuf ? Oui, absolument mais on s’en fout, aujourd’hui, je parle bonnes résolutions ! Ici, évidemment, c’est la “vie pro edition” et politico-citoyenne aussi, vous allez voir. Pour les résolutions plus bien-être à base de sport, d’écriture et de loisirs créatifs, on switche sur dans mes petits carnets. Bisous !

Une femme dans un champ de tournesol

(c) @huskerfan3

Alors déjà, reprenons ce que j’avais décidé pour 2018 et qui concernent ma vie pro et politico-citoyenne… Ah ben pas grand chose en fait, toutes mes résolutions 2018 étaient tournées vers ma vie perso. C’est amusant, je crois que je ne l’avais pas encore formulé mais je crois que j’avais déjà inconsciemment admis que ma carrière, ça ne m’intéressait plus. Juste une résolution pour le boulot et elle est intéressante : se battre. Et je l’ai fait. Mal dans un premier temps puis bien sur le second temps mais parce que je me savais soutenue. J’ai pas réussi à déstabiliser ma chef toxique du taf 1, mon chef toxique du taf 2 et paraît que j’y suis pas pour rien… Je ne me fais pas trop d’illusions, hein : le mec a surtout sauté parce qu’il avait de mauvais résultats mais j’en reparlerai, de tout ça. Donc bah, à moitié rempli car je dois progresser là-dessus.

Xena la guerrière prisonnière

Et on enchaîne donc direct avec mes résolutions, voici ma liste et vous allez voir, je vais avoir du mal à tenir le truc.

  • Lancer mon blog citoyen. Je vais pas traîner là-dessus, je veux vraiment le faire et ce pour quelques raisons très prosaïques : d’abord pour me permettre de maîtriser bien un sujet en réunissant le plus de sources possibles. Ensuite parce que j’ai envie de jouer avec l’écriture. Je réfléchis pas mal à une forme à donner à ces articles, j’ai presque envie d’en faire des mini fictions mais je ne sais pas trop comment tourner ça. Non parce qu’un truc qui m’a un peu interpellée dans cette histoire de gilets jaunes, c’est toute la bourgeoisie (au sens très large du terme) qui suit le mouvement avec mépris en mode “ils croient vraiment qu’ils font la révolution, ces abrutis ?”. Je n’ai bien sûr pas la fin de l’histoire mais ça m’inspire immédiatement une histoire où la rue se soulève et la bourgeoisie boit du vin en tenue de gala en fumant des clopes d’un air blasé. Et je me demande : plutôt que de recopier des faits, comment leur donner un peu chair ? Je n’en sais encore rien mais j’ai un travail à faire là-dessus.

Cersei boit du vin alors que le monde s'effondre

  • Créer des blogs “SEO oriented”. En gros, me faire des terrains de jeu qui passeront nickel sur un CV, par exemple… En vrai, je ne sais pas encore ce qu’il va advenir de moi, professionnellement parlant. J’ai une piste intéressante pour me sortir de là où je suis mais une piste, c’est peu. Je le sens bien mais il y eut certaines pistes dans le passé que je sentais bien et finalement… Du coup, l’idée, c’est de toujours rajouter des cordes à mon arc. En maîtrisant le SEO, je pourrai repartir vers une carrière plus “écrite”.

Une de mes bonnes résolutions : devenir copywriter ?

  • Travailler mes datas analyses. La data, moi, j’aime ça et j’adorerais travailler sur le sujet. Vous savez, j’ai un cauchemar récurrent (enfin un…) où je me retrouve avec un diplôme et à ne plus savoir que faire de ma vie par la suite. Cette année, dans un de mes rêves, j’ai eu la révélation : devenir data journaliste. Alors le côté journaliste, je sais pas mais “data”, oui. J’ai pas mal analysé de données par le passé, c’est quelque chose qui me plaît vraiment même si je ne fais que le toucher du doigt. Par contre, je ne sais pas du tout comment le valoriser encore. Ni comment procéder… Ouais, bon, de toutes mes résolutions, on sent bien que celle-ci est la plus bancale.

Le guide du data journalisme

Ah tiens, il me faut ce livre

  • Trouver une réelle façon de s’engager. Pas la politique, non, j’ai eu l’impression que de n’être un caillou du piédestal des leaders du mouvement, voyez l’idée ? L’impression de ne pas pouvoir dire blanc si ça dit noir au-dessus, ne pas avoir le droit de poser les questions qui fâchent. Non parce que bon, je veux certes écrire des articles en masse pour exprimer mon point de vue, “offrir” une synthèse de mes lectures pour essayer d’apporter des éclairages, je ne pense pas que ça suffise. La grande énigme sera donc  comment agir sans se retrouver empêtrée dans des histoires à la con ? Non parce que même dans mon ancien club de plongée qui ne pouvais servir de tremplin à personne, il y avait des clans et des manigances, pareil pour la chorale… Ca me saoule tout ça.

Rumeurs et manigances

Bref, au-dessus de cette liste, il va y avoir surtout LA résolution : arrêter de me faire bouffer. Il va falloir que je batte mon hydre ultime, celle qui me rend manipulable et corvéable à souhait : la culpabilité. J’ai été un peu molle aujourd’hui au travail ? Ah ben je vais travailler en soirée pour compenser. Sauf que bon, si j’ai été molle, c’est peut-être parce que je suis épuisée par le stress par exemple. Et surtout “gérer ma routine”. J’ai un peu essayé avec ce nouveau boulot, je m’étais fait un bujo du boulot aux petits oignons, j’avais commencé à trouver mon équilibre de la technique du 52/17 (52 mn de travail sans lever la tête, 17 mn détente que je dois consacrer à l’écriture et pas aux réseaux sociaux). Je dois arriver à organiser tout ça

Résolution 2019 : un bullet journal professionnel

Ah oui et tiens, dernière résolution qui correspond plus à cet article là, il me semble : les réseaux sociaux. Bon, globalement, on parle surtout de Twitter et Instagram, je ne mets plus les pieds sur Facebook quasiment. Faut que je me limite, surtout Twitter. Non parce que bon, Instagram, c’est surtout regarder des jolies photos ou vidéos, ça n’est pas hyper utile 9 fois sur 10 mais ce n’est pas nuisible (certains pensent le contraire mais vu que je m’en sers pas pour faire semblant d’avoir ma meilleure vie, je me sens pas trop concernée par l’Insta blues). Par contre, Twitter… C’est vraiment le réseau social auquel je suis totalement accro, c’est ma télé, ma radio. Quand certains se cultivent sur BFM TV (don’t), moi, je circule sur Twitter. L’avantage, c’est que je découvre des sujets sur lesquels je n’avais jamais réfléchi, ma timeline étant essentiellement peuplée de gens de gauche investis dans l’une ou l’autre des causes. Les petites merdes fachottes appellent ça des SJW, je reviendrai sur ce terme un jour, promis. Mais ça m’a énormément cultivée, j’y ai découvert des références, de la matière à réflexion car je ne suis pas toujours d’accord sur tout et parfois, je ne comprends pas les bails. Mais Twitter fournit pas mal d’angoisse aussi car tu patauges dans la haine ordinaire des racistes, homophobes, machistes… qui peuvent parfois être d’une violence verbale intolérable mais que la justice ne prend pas vraiment au sérieux car bon, “c’est virtuel”. Mais la haine est parfois subtile, on va cracher sur toujours les mêmes populations sous couvert de laïcité, par exemple. Parfois, je parcours ma timeline et je vois des choses qui me mettent en colère, tu te prends des remontées acides d’intolérance de ceux qui mordent au moindre hameçon pour spread the hate… C’est une réalité, certes, se raconter que la France est un pays de doux bisounours (ou tout du moins de gentils bisounours sous la coupe d’un gouvernement ayant quelques difficultés avec la notion de liberté d’opinion, manifestation…) mais je n’ai pas besoin de rappels permanents, en fait. Du coup, en 2019, d’une façon ou d’une autre, je vais limiter Twitter.

Le bisounours énervé

Et voilà, ouf ! Bon, en vrai, vous l’avez compris : comme chaque année, j’aspire à une meilleure organisation de mon temps pour “réussir ma vie”, peu importe ce que ça veut dire, en fait. Et ca va notamment passer par un emploi du temps, comme au collège-lycée. Je pense que ce sujet sera largement exploré Dans mes petits carnets.

2019, bouge pas, j’arrive.



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Bilan 2018 ? Yeurk…






C’est l’heure du bilan, un de mes articles préférés de l’année même si 2018 fut bien décevante par rapport à mes attentes. Alors maintenant que j’ai deux blogs, je “dois” tout découper en deux (enfin, sur ce genre de sujets, quoi) donc pour résumer, ici, vous allez lire un article “bilan 2018 de ma vie pro” et là-bas, ce sera plutôt “bilan 2018 de ma vie perso”. Et au moment où je commence cet article, qui est le premier des deux que j’écris, je sais pas encore ce que je vais écrire sur le volet perso. Par contre, sur le volet pro, préparez-vous, ça va être salé.

Quand tu craques au travail

Bilan 2018 de ma vie pro ? En un mot, je dirais : déception. Ou traquenard. Ou burnout. Je dirais plein de mots, en fait… Mmm… Bon, pour peu que vous ayez mes aventures ici ou sur Twitter, vous avez bien compris que 2018, j’ai eu de quoi pondre quelques bonnes feuilles de mon livre noir du travail, voyez… Je diviserais cette année pro en quatre temps :

  • L’espérance : cet été, à peu près, quand je prenais en main ma nouvelle mission qui me réservait une sublime surprise sur le coup : on m’annonçait que je ne ferais plus de social media mais du traffic management et du marketing automation. Alors à ce moment là de l’histoire, je savais pas ce que c’était, le marketing automation, mais j’étais ravie de l’opportunité. Bref, l’été se passe dans l’excitation de la nouveauté et une équipe soudée  et des gens adorables.Le marketing automation
  • La chute : la rentrée, surcharge de travail permanente, la fatigue, l’obligation de gérer des dossiers alors que j’y pine rien, un chef tortionnaire qui n’arrête pas de me rabaisser, de m’expliquer que je suis nulle de mille façons que ce soit (sa technique préférée “Machin pense que tu es nulle, c’est gênant”), me prenant même dans la tête que ce que j’avais fait était “débile”. Littéralement. Je rentre en pleurant ou en criant de rage, les calls avec lui me mettent dans une colère noire. Et puis, son faux pas : “ton doc est bourré de fautes”. A moi. Me dire à moi que j’écris en faisant plein de fautes. J’ai relu le fameux doc, les seules “fautes” repérées (4 dont une phrase coupée en 2 et un ; à la place d’un .) étaient toutes dans une slide que j’avais décrite comme “faites pas gaffe, ce sont des notes que j’ai tapées pendant que l’expert me parlait, je dois l’écrire correctement”, j’avais même surligné le texte en jaune. Là, la révélation : ce mec ne fera que m’aplatir tout le temps. Je rendrais un truc parfait qu’il me ferait chier sur la taille de la police ou la couleur d’un graphique ou je ne sais quoi. Et comme on dit, à l’impossible, nul n’est tenu.
  • La fuite… ou la guerre : donc puisque mes efforts ne paieront jamais, on remet le CV à jour et on repart. Sauf que des choses se trament, on me demande de faire partie du dossier monté contre mon chef. Je vais un peu tout vous raconter sur les prochaines semaines mais…

C'est la guerre au travail

En fait, 2018 n’a pas été si épouvantable si on prend deux éléments en compte :

  • L’arrêt pour burnout. J’ai enfin eu les couilles de le prendre. Cet arrêt, j’aurais dû le prendre y a neuf ans. J’ai pas mal de petits traumatismes liés au monde du travail et à mes différentes expériences qui me rendent vulnérables. Grâce à cet arrêt, j’ai totalement renversé les forces en présence, mon boss est passé de “tu ne fais que de la merde” à “tout ce que tu fais est merveilleux”. Je ne suis pas dupe non plus, hein, mais je commence à comprendre certaines choses.
  • Faire carrière, c’est de l’arnaque : j’ai été tellement vidée par toutes ces histoires que je me suis rêvée guichetière. Genre guichetière dans une banque, tu fais un 8h30-17h30 puis tu as tout ton cerveau en forme ensuite pour vivre ta vraie vie. Ma vraie vie… c’est intéressant, non, comme je parle de “vraie vie” pour ces quelques heures hors du travail ?

Bilan 2018 : ça s'équilibre un peu

En résumé : le bilan 2018 est moisi si on considère que je me suis faite ronger par mon burnout, ma culpabilité délirante dès que je place mal une virgule, mon syndrome de l’imposteur bien entretenu par mon chef qui me présentait comme à une experte d’un métier que je n’avais jamais exercé, y compris en interne… j’ai beaucoup trop mis ma vie personnelle entre parenthèse et je finis l’année épuisée. MAIS je termine la course sur une belle victoire puisque j’ai enfin eu le courage de me faire arrêter, de comprendre que je m’en foutais de faire carrière et de devenir “head of” ou ce genre d’intitulé ronflant et surtout… spoiler : mon chef se fait dégager et c’est (un tout petit peu) grâce à moi. Je ne doute pas que le dynasty du boulot n’est pas terminé mais au moins, le bilan 2018 n’est pas si négatif.

Fallon Carrington en mode working girl

Ah et sinon, j’ai tenté l’engagement politique, je suis dégoûtée par les petites magouilles et tout. Je me ramasse déjà ça au boulot, je ne veux pas en ramasser aussi dans ma vie perso. Mais j’en parlerai dans mon blog citoyen dont je vous parlerai plus longuement dans mon article résolution.

Les votes à la poubelle

Ceci n’est pas un message anti suffrage, j’ai pas trouvé mieux pour « tous les politiques à la poubelle »

Et la partie perso ? Je le rappelle : c’est sur dans mes petits carnets !

A vendredi pour les résolutions, mon article préféré chaque année !



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Les vacances les plus méritées de ma vie






Nom de Dieu, je suis enfin en vacances. Lundi 24 décembre, 17h, je débranche tout et je souffle enfin. C’est terminé pour 2018. Et putain, je crois vraiment que ce sont les vacances les plus méritées depuis que je travaille. Je suis vi-dée.

Quand les vacances te sauvent de ton burnout

Alors pas de bilan aujourd’hui, je vous réserve ça pour mercredi. Ici et sur mes petits carnets, je vais séparer les sujets. Oui, je vais écrire deux articles bilans et deux articles bonnes résolutions parce que… ben j’adore ça, en vérité. Donc pas de bilan aujourd’hui, je vais vous parler des vacances de Noël parce que je crois que cette année, je les ai attendues comme jamais ou à peu près…

Le sapin de Noël de la Canopée à Paris

Pourtant, je n’aime pas tellement les vacances de Noël en général et ce pour quelques raisons pas franchement originales : trop de bouffe, trop d’alcool, pas assez de temps. En général, je repars aussi fatiguée qu’en arrivant. Mais cette année, mon agence ferme donc je vais avoir une vraie semaine de vacances, je vais avoir le temps et je vais pouvoir bidouiller que des trucs pour moi. Je suis tellement contente d’échapper aux dramas de mon monde du travail et toutes ces manigances, arrêter de passer mes journées à remplir des excels (je vous jure, je crois que je n’ai jamais connu un poste de consultante où on ne travaille quasi que sur excel). Et d’avoir du temps pour écrire, me reposer, profiter de ma famille, notamment Saturnin et Pivoine (même si, aux dernières nouvelles, la jeune demoiselle est devenue assez reloue, ceux qui ont des enfants de trois ans savent que c’est un âge un peu chiants)(moi, je le sais parce que super tatie, donc).

Pivoine à la piscine, petite fille apprend à nager

La monstresse dans ses oeuvres cet été

Surtout, les vacances de Noël, malgré la furie où l’on court partout pour faire les ultimes cadeaux et tout (cette année non, je descends pile pour les festivités donc tout sera géré en amont, moins de stress), ce sont celles garanties 100% stressless. Voyez, quand je pars en vacances, il y a toujours cette petite inquiétude de ce qu’il pourrait se passer pendant que je suis pas là, dans quel état je vais retrouver mes dossiers, quelle merde je n’avais pas anticipée, qu’est-ce que j’ai pu oublier… Mais à Noël vu que tout s’arrête, tout est fermé, il n’y aura pas de crise, de document mal rangé qu’on n’arrive pas à retrouver… Oui, on a de putains de dramas dans mon milieu.

Comment ne rien oublier au travail avant de partir en vacances ?

Pendant ces quelques jours, c’est la parenthèse, tu as le droit de relâcher la pression. Bon après, moi, j’ai la chance de ne pas avoir une famille problématique, les congés sont un vrai signe de repos… plus mental que physique. Non parce qu’avec Saturnin et surtout Pivoine, au sommet de sa forme, ça va être du sport. Mais ce n’est pas grave car ces quelques jours vont être ma parenthèse, ma bulle d’oxygène pour me ressourcer car la rentrée, ça va être intense, aussi.

Se reposer en vacances, ça s'apprend

Noël 2018, je t’ai attendu comme jamais.  



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Terminator, ma première dystopie






Noël approchant va y avoir un goût de madeleine par ici. Et je me rends compte que dans mes articles sur les dystopies, il y en a une que j’évoque souvent et sur laquelle je n’avais jamais écrit : Terminator. Et je crois que nous parlons ici de la première dystopie de ma vie… Est-ce que ça m’a donné le goût du genre ? Non, je ne pense pas, il manque le gigantisme d’une ville quasi oppressive… Mais on se penchera un autre jour sur mes obsessions dystopiques (c’est Fahrenheit, ma vraie révélation), là, je vais vous parler d’un futur où les machines ont dévasté le monde et pris le pouvoir.

Terminator, Arnold Schwarzenegger

“Heu, meuf, c’est pas une dystopie, Terminator, c’est du post-apo”. Alors oui, vous avez raison et en fait, je dirais que ça dépend à quel segment de l’histoire on s’intéresse. Un peu comme dans The walking dead où on peut trouver du post-apo, de l’utopie et de la dystopie. Bon, pour Terminator, le côté utopique, je l’ai pas mais le reste…

Terminator 2 : le terminator et John Connor

Bon, je vous refais les histoires rapidement mais pour moi, la saga s’est arrêtée au 2. Oh, j’ai vu le 3, Terminator Genisys, quelques épisodes de Sarah Connor’s Chronicle et l’attraction d’Universal Japan mais non, vraiment, faut savoir s’arrêter… même si j’ai un peu la curiosité pour Terminator 6 (oui, le 05, c’est Genisys, ce qui n’a pas de sens vu que c’est un reboot et pas une suite… et qu’on aurait tous préféré l’oublier) surtout qu’il y a Linda Hamilton dedans. J’ai même vu the Terminators, un téléfilm hors franchise et extrêmement mauvaise… et très drôle, du pur nanar. Donc l’histoire : la société Cyberdyne met au point un programme appelé Skynet… mais qui dépasse de loin l’intelligence humaine et déclenche un holocauste nucléaire pour prendre le pouvoir sur le monde. L’humanité est ravagée et les rares survivants doivent se battre contre des machines hyper sophistiquées les traquant jusqu’aux méandres de souterrains. La résistance est menée par John Connor, Skynet décide donc de renvoyer un de ses robots tueurs dans le passé pour tuer Sarah Connor, mère de John… puis John quelques années plus tard. Bon, bref, si vous ne connaissez pas les Terminators, c’est bientôt les vacances de Noël, profitez-en.

Terminator : Sarah Connor, icône badass

Dans Terminator, on est dans la dystopie “technologique” où le progrès finit par nuire à l’homme, un peu comme Le meilleur des mondes, Ravage ou Soleil vert que je n’ai pas encore lu. En fait, Terminator pourrait presque être une contre-utopie extrême où le Mal, ici, Skynet, est créé parce que l’on pense qu’il offrira la félicité aux hommes. C’est particulièrement prégnant (et absolument pas subtil pour le coup) dans Terminator Genisys où Skynet se dissimule sous Genisys, une sorte de logiciel fifou… en fait, personne n’a trop l’air de savoir ce que c’est mais tout le monde se précipite s’abonner au service, Kyle Reese a même une tablette “genisys” pour son anniversaire et est tout content. Pour le coup, on retrouve une critique très semblable à Le cercle, ce côté “on vous vend un truc dont vous n’avez pas besoin mais grâce au marketing, effets d’annonce, vous le voulez à tout prix”. Sauf qu’en fait, à la fin du compte à rebours, Skynet prendra le pouvoir, ahahah, hihihi, on vous a bien niqué.

Terminator Genisys : compte à rebours avant l'apocalypse

Le postulat de Terminator est cependant étrange : si dans les dystopies scientifiques, la science devient malsaine à cause de l’Homme, ici, Skynet prend son autonomie seul et décrète par lui-même d’exterminer la race humaine. Contrairement à Wargame par exemple où l’ordinateur intelligent ne réagit qu’à des stimulis qu’on lui a intégrés. Là, non, Skynet, c’est le mal et c’est tout, une sorte d’incarnation par définition. Evidemment, le thème de la création qui dépasse le maître, ce n’est pas inédit en soi, Skynet, c’est la version informatique de Frankenstein… sauf qu’à la fin, personne n’arrêtera la créature.

Terminator : la machine

Ah et les voyages dans le temps et tout ? Ah ben là, ça n’a rien à voir avec la dystopie donc pas la peine d’en parler. Bisous !



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L’étrange cas des gilets jaunes






Je n’ai que peu parlé des gilets jaunes alors que le monde bruisse d’un hiver européen qui serait parti de chez nous, cocorico. Alors concrètement, je vais expliquer rapidement pourquoi je me suis pas penchée avant sur le sujet : d’abord parce que y avait des éléments qui ne me plaisaient pas à l’origine (l’essence, j’ai détesté certaines images que j’ai vues lors de la première contestation, notamment les épisodes racistes ou homophobes, ou des gilets jaunes qui imposent à des automobilistes d’arborer leur gilet sinon, pas de passage. J’ai été déconcertée de voir certains gilets s’en prendre à ceux qui ne volent rien à personne, qui rentrent chez eux le pare-brise pulvérisé. J’ai été navrée de lire qu’une personne avait perdu la vie, percutée par une autre personne en panique… J’ai compati avec ma tante, infirmière libérale qui fait sa tournée des petits vieux et était en panique totale car elle ne pouvait pas faire son taf) et le drame qu’est ma vie pro.

La France bouleversée par les gilets jaunes

Cette histoire de gilets jaunes me fascine. Mais vraiment. Pour de multiples raisons, parce que la contestation est en train de naître hors des mouvements politiques qui rament pour récupérer cette contestation absolument protéiforme. Car la principale force (et principale faiblesse) de ce mouvement, c’est vraiment son agrégat de populations diverses aux revendications variées, même si on y trouve globalement une même colère autour du pouvoir d’achat et de l’injustice fiscale. En fait, ce mouvement me plaît de plus en plus… de par sa spontanéité, fondamentalement.

Les gilets jaunes sur les Champs Elysées

Tout ne me met pas à l’aise dans cette histoire et la récupération de certains m’agace profondément, certains discours, aussi. Après, forcément, on ne peut jamais être d’accord sur tout. C’est un peu le souci que j’ai avec l’engagement politique d’ailleurs : y a des moments où, vraiment, je ne peux pas adhérer 100% aux vues d’aucun parti. Et curieusement, ça ne passe pas trop, trop : quand tu t’engages, tu peux vite être mal vu si tu commences à dissoner un peu. Tous unis, pas une tête ne doit dépasser ! Mais pour en revenir aux gilets jaunes, ce que je trouve un peu marrant à observer, ce sont justement les politiques de tout bord qui essaient de récupérer le mouvement. On dirait un peu cette vidéo trop kawaï où un chien en panique essaie de remettre des chatons dans un panier mais ils s’en branlent et repartent. Là, c’est un peu pareil : tous les partis (enfin, sauf les marcheurs, évidemment) essaient de récupérer le truc, réfléchit à comment canaliser le mouvement, comment en prendre la tête et pour le moment, je n’en vois pas un qui réussit.

Les gilets jaunes se réchauffent

Et ça me fait plaisir en un sens. Alors, oui, le fait qu’il n’y ait pas de ligne directrice donne une sensation fouillie qui sert la soupe aux détracteurs du mouvement (“on comprend rien à ce qu’ils veulent”, “leurs revendications, c’est la liste au Père Noël, là”) et je pense même que c’est pour ça qu’on est nombreux à ne pas trop savoir que penser de ce mouvement. Mais dans l’absolu, je trouve rassurant que le peuple agisse et réagisse sans avoir besoin de politiques pour leur tenir la main ou leur expliquer la vie. On peut regretter beaucoup de choses dans ce mouvement, tel n’est pas mon sujet, mais de voir que les citoyens s’agitent encore, ça me rassure profondément. Je ne suis pas tout à fait convaincue que nous sommes à l’aube d’une révolution, il est bien trop tôt pour le dire et je ne suis pas certaine que l’histoire retienne ce mouvement même si ça commence à faire tache d’huile en Europe et ailleurs. Mais cela montre que toute contestation n’est pas morte, que les manifs ne sont pas qu’histoire de syndicats ou de partis politiques et qu’elles peuvent même prendre des formes inédites.

Gilet jaune essuyant la violence policière

Et après ? J’imagine que nos chers gouvernants vont tranquillement attendre que ça passe car Noël n’est plus très loin. Mais la colère se dissout-elle dans les guirlandes de Noël et le papier cadeau ? A suivre.

 



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