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Je te guette, tu me guettes

Posté by Nina on 28 octobre 2014 in A l'assaut des sites de rencontre, Love etc., Sexe et séduction |

Vous avez eu de la chance : quelques mails envoyés, des sourires échangés, une histoire qui démarre. Vous n’y croyiez qu’à moitié mais vous avez réussi l’impensable : trouver l’amour sur un site de rencontre. Enfin, en tout cas, c’est bien parti pour transformer. Sauf que la tentation est là. Celle de cumuler quelques conquêtes de plus histoire de peaufiner votre tableau de chasse ? Non, celle de vérifier que votre only one ne continue pas à chasser dans votre dos.

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Les sites de rencontre sont de sales fouines. Si, si. Des engeances du diable qui font passer la Gestapo pour de doux agneaux. Après vous avoir questionné moults heures sur tout et à peu près n’importe quoi, ils caftent vos activités à tous les membres inscrits : êtes-vous connectés en ce moment ? Depuis quand n’êtes-vous pas venus ? Pire, certains vous filent un score permettant de mesurer en un coup d’oeil si vous êtes inscrits depuis longtemps et si vous êtes très actifs. Vous êtes pistés, c’est un fait.

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Du coup, puisque le site de rencontre raconte tout sur vos connexions, il en fait autant pour votre tendre moitié. Oh mon âme soeur, dis-moi que tu ne t’es pas connecté depuis notre premier baiser si romantique ? Mais… mais que vois-je ? Cet-te enfoiré-e de cochon-ne est connecté-e en ce moment-même ? Trahison et infâmie ! Je vais lui envoyer un mail pour lui dire ce que je pense et bousiller les bribes de notre relation naissante. On me la fait pas à moi !

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Sauf que. Point numéro 1 : comment reprocher à quelqu’un d’être connecté puisque, si vous l’avez découvert, c’est que vous étiez vous-mêmes logués sur le site ? Un peu comme si vous croisiez votre amour au bras d’une autre personne alors que vous vous baladez vous-mêmes au bras de votre illégitime, hôpital, charité, tout ça. Alors oui, il/elle est connecté-e et c’est dégueulasse sauf qu’on pourrait envisager que :

  • -il/elle soit connecté-e pour strictement les mêmes raisons que vous : vous pister. Ceci étant, la rupture semble alors une bonne option car si peu de confiance dès le départ promet de belles engueulades, crises de nerfs et parano. Ca va pas marcher
  • il/elle soit connecté-e pour effacer son compte. Oui, ok, ce serait un hasard un peu foufou de tomber piiiiiile à ce moment-là mais c’est une possibilité raisonnable.
  • il/elle soit connecté-e car il/elle a lié quelques relations amicales sur le site (si, ça existe) et discute avec des gens. Maintenant, ce serait bien de glisser que son adresse mail peut aussi servir à communiquer avec ses charmants correspondants.

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Alors oui, il est possible qu’il y ait quéquette sous couette et que votre promis-e ait encore un peu la dalle et cherche à croquer un peu de chair fraîche avant de s’engager avec vous. Ou alors il n’y a que vous qui croit en votre amour, l’autre vous prend pour un plan cul, ça peut arriver. Seulement lui sauter à la gorge comme ça, sans savoir bien de quoi il retourne, c’est la meilleure façon de passer pour un-e psychopathe et de se lancer dans une conversation souvent très désagréable à base “non mais je te dois rien”, “on n’a jamais dit qu’on était en couple” où, en plus, vous aurez le mauvais rôle puisque vous aurez le rôle du stalker.

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Alors quoi ? On se tait ? Il existe une méthode pour être sûr et certain de ce qu’il se passe : renoncer à toute dignité. Je vous raconte ça la semaine prochaine.

 

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Intrigue à Giverny d’Adrien Goetz

Posté by Nina on 24 octobre 2014 in Culture et confiture, Le cabinet de lecture |

Parmi les quelques passions communes que ma maman et moi partageons, il y a les impressionnistes. En mai ou juin dernier, nous avions passé de charmants moments au musée Marmottan, dans le XVIe. Depuis, on n’arrête pas de parler de passer un week-end à Giverny et quand elle me parle d’un petit roman qui se passe justement entre Marmottan et Giverny, je m’empresse de le lire.

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L’histoire, donc : tout débute lors d’un dîner à Marmottan, justement, où Pénélope, conservatrice et un peu détective à ses heures perdues, est invitée. Durant le vernissage, elle repère deux femmes visiblement très au point sur Monet et elle se retrouve à côté de l’une d’elles à table, une religieuse, mais alors qu’elle s’apprête à lui parler, coupure de courant. Quand l’électricité revient, aucun vol n’a été commis mais la religieuse ainsi que la femme avec qui elle parlait ont disparu. Le lendemain, l’une d’elle est retrouvée assassinée dans son club de gym, le Cercle, fréquenté, ah ben ça ça tombe bien, par Wandrille, le fiancé de Pénélope. L’enquête débute, entre Marmottan, Giverny et Monaco.

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De prime abord, on pourrait penser que j’ai été légèrement agacée par la facilité scénaristique qui place le fiancé de Pénélope pile là où une des femmes est assassinée et je vous épargne bien d’autres coïncidences, certaines sont légèrement abusées. Mais ça passe et plutôt bien grâce à une écriture super agréable et un travail de recherche impeccable. Je n’ai beau ne jamais être allée à Giverny, j’imaginais très bien les lieux, je me suis aussi retrouvée sans problème dans l’atmosphère de Marmottan. Les personnages sont assez attachants, le couple Pénélope-Wandrille est touchant et adorable.

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Mais surtout, ce que j’aime particulièrement dans ce livre, c’est que, selon sa connaissance de Monet, on apprend plus ou moins des choses. Le roman joue sur l’amitié entre Clémenceau et Monet, laissant planer le doute quant à la nature exacte de cette dernière (Monet aurait-il été un espion ?). La disparition de la bonne soeur et l’assassinat de la femme qui parlait avec elle seraient-ils liés à ce secret ? Un peu d’histoire, un peu d’impressionnisme, un style charmant… au diable les quelques ficelles un peu grosses.

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Terminons juste sur un petit détail qui relève plus de l’anecdote qu’autre chose mais qui m’a fait sourire. Le roman se passe peu avant le mariage d’Albert et Charlène, mariage qui ravit tout le rocher tant la future mariée est sublime, somptueuse, tout ce bonheur, c’est fabuleux… Quand on voit les aventures rocambolesques (et supposées) de Charlène qui aurait tenté de fuir son époux et qui semble depuis aussi épanouie que si elle croquait trois barres de lexomil par jour, l’évocation qu’un jour, ce mariage fut présenté comme heureux est délicieusement anachronique.

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Bref, une enquête policière intéressante et écrite d’un rythme enlevé qui nous apporte quelques petites connaissances sur Monet au passage : joli combo gagnant.

 

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Conseils d’amies

Posté by Nina on 22 octobre 2014 in Audrey, Nos vies |

Par Audrey

Ou “la prochaine fois, je demanderai pas”
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Paniquée à l’idée de rencontrer le joli Valentin en tête à tête, je décide de convier en urgence ma cellule “aidons Audrey à survivre au célibat”. Le problème était donc le suivant : je n’avais pas eu de rendez-vous galant depuis plus de 3 ans et je n’étais pas certaine d’avoir envie de me remettre de suite, de suite en couple. Une jolie bouteille de Pinot noir entourée de quelques gourmandises, Karma venant chasser nos doigts agités, la soirée était lancée.

« A peine ai-je posé la question que j’étais déjà éjectée de la conversation »

A peine ai-je exposé les faits que j’étais éjectée de la conversation, chacune débattant de sa vision du couple, du plan cul et de ce rencard qui devait se terminer ou non sous la couette. La question étant également de savoir de quelle couette on parle. Car apparemment, Elisabeth trouve légitime d’expliquer que ça pourrait être un psychopathe et que s’il sait où j’habite, il me poursuivra jusqu’à ce que je déménage. Mais si c’est un gros psychopathe, objecta Isa, aller chez lui pourrait me faire courir le risque de finir découpée en petits morceaux et balancée dans la Seine, terminant ma courte vie comme nourriture pour silures et poissons-chats. Souria, se servant un nouveau verre de vin, gloussa en suggérant alors que nous n’avions qu’à laisser cours à nos désirs sous une porte cochère, c’est terriblement excitant. C’est ainsi que je compris qu’elle parlait d’expérience… Too much information.

Chacune commence donc à militer sur le statut à donner à ce fameux Valentin : Isa, la romantique, exige que je l’épouse ou à peu près, Souria pense que rien ne vaut un plan cul, Elisabeth prêche pour cette zone grise entre l’amour et l’amitié, un ami particulier et plus si affinités mais ne nous précipitons pas. Je ne sais pas qui est ce “nous” mais manifestement, on a oublié que j’étais dans la pièce et la première concernée. Mmmm, il est bon ce Pinot.

« Moi, je voulais juste qu’on me dise que j’étais jolie, pas que je risquais de finir trucidée et découpée en fines lames »

Alors que je commence à naviguer en milieu cotonneux, Isa s’écrie soudain en ma direction “Hé mais tu vas t’habiller comment ? Faut pas trop en donner, quand même !

- Ouais mais faut pas la jouer trop nonne non plus !” objecta Souria, le doigt pointé vers le ciel.

Et elles repartirent dans un débat enflammé sur la profondeur adéquate de mon décolleté et la longueur de ma jupe (apparemment, il était dit que je sortirais en jupe, peu importe que ce ne soit pas forcément de saison). Je saisis Karma, surexcité par la volubilité de mes copines, et commence à jouer avec lui. “Hé mais Audrey, tu nous écoutes ou non ?”.

“A dire vrai, vu que je ne sais pas si mon avis vous intéresse ou pas et que je n’aime pas vraiment les conversations où je finis découpée à la hache par un malade, non, pas trop.”

Blanc. Elles se regardent, un peu gênées, prenant conscience que cet apéro dînatoire censé m’aider à y voir plus clair m’avait plongé encore plus profondément dans l’angoisse avec leurs histoires de coucher ou pas, se marier ou pas. Moi, je voulais juste un peu d’encouragements qu’on me dise que j’étais jolie et que ça allait le faire. Là, maintenant, j’ai tellement peur que je suis à deux doigts de tout annuler. La prochaine fois, je me débrouille toute seule.

 

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De la mise en scène du soi sur Internet

Posté by Nina on 21 octobre 2014 in Cyber anthropologie |

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Eté 2013, je discute avec un charmant jeune garçon sur un site de rencontre et, je ne sais plus comment, nous venons à parler de l’un de mes rêves fous : écrire une thèse sur la mise en scène du soi sur Internet. Tout ça me vient bien sûr de mon métier ou plutôt de ce que j’observe en périphérie, jugée sur ma vigie virtuelle : ceux qui se posent en intellos, en mères et pères parfaits, en bombasse absolue, en ci, en ça. Quelle que soit notre utilisation des réseaux sociaux et des espaces Internet de prise de paroles (forums ou blogs), on se donne tous un certain éclairage, de façon plus ou moins consciente. Quand je prends la parole sur un sujet plutôt qu’un autre, ce choix est mu par une envie de mettre en avant une connaissance, un élément de ma personnalité.

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Prenons un exemple : sur mon Facebook perso, j’ai souvent une utilisation passive, passant plus de temps à lire les bribes de vies de mes camarades plutôt que de raconter la mienne (plus présente sur Twitter et dans une moindre mesure sur ce blog). Mais de temps en temps, je prends aussi la parole et ce sur divers sujets : des photos de mes voyages ou balades, de rares articles de gauchissssses (sur le mariage pour tous essentiellement), quelques images drôles croisées et surtout des articles (écrits par d’autres) sur le Social Media Management, diffusé auprès d’une liste de contacts pros. Je commente aussi certains articles, surtout pour m’insurger sur la place de la femme de la société. En gros, sur mon Facebook, si je résume, je suis consultante social media bien informée, souvent en vadrouille, mais aussi une gauchisse très pro mariage pour tous et féministe hystérique qui aime bien poster des comms agressifs sur les statuts des magazines féminins (j”avoue, y a des jours où je suis d’humeur un peu troll). Ah et in love total de son neveu trop choupinou même si je poste très peu de photos de lui (et jamais sans l’autorisation de sa mère, évidemment.) Côté vie privée, hors le neveu, on ne sait rien du tout et ça me va.

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Côté Twitter, je retweete beaucoup, un peu dans le même goût, finalement : du gauchisse (je me lasse pas de ce terme), du féministe, du très drôle, quelques infos sur les derniers crashes et incidents aériens (chacun sa passion), un peu de musique, parfois un peu de passivité agressive (ça, c’est mal), du sport, de la misanthropie (bien trop), des articles de blog et mes photos Instagram. Un puzzle un peu fouillis de prime abord mais qui donne une vue d’ensemble un peu plus complète de mon moi en rajoutant une couche amicale par rapport à Twitter et parfois, entre deux tweets, on peut même deviner si j’ai quelqu’un en ce moment ou non.

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Bref, stoppons là cette auto analyse sans aucun intérêt. Donc on choisit ce que l’on raconte. On va parler de sa tenue du jour pour signaler gentiment qu’on est plutôt au fait de ce qui se fait en matière de mode et parce qu’on la trouve jolie. Par contre, les jours de “j’ai ouvert mon placard et j’ai pris les 2 premiers trucs qui me sont tombés dessus”, on va juste se taire. On va tweeter à 9h l’air de rien qu’on est déjà au boulot mais se taire quand on arrivera vaseux ou vaseuse le lendemain à 9h45-10h (quoi, je parle encore de moi, là ? Mais enfin… oui). On va parler du super documentaire vu la veille sur Arte mais taire le fait qu’on s’est couchés à 2h du mat car on matait les replays des feux de l’amour (là, non, c’est pas moi, je suis trop larguée pour tenter de regarder à nouveau, malgré mon amour ancien pour les soaps). Même les tweets et statuts en mode bourré n’ont rien d’innocent.

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Donc je racontais ça au jeune homme qui, intéressé, me demanda de lire quelques uns de mes écrits sur le sujet. Mais jeune homme, je n’en ai point, tu crois que j’ai le temps de faire une thèse ? Entre 2 longueurs de piscines, un bilan social, 2 audits d’écosystèmes sociaux et 3 recos ? Mais, me répondit-il, si le sujet te plaît, écris dessus, tu t’en fous de faire une thèse ou non.

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Un an plus tard (quelle réactivité), je me décide donc. A partir de maintenant, quand j’aurai le temps, je me pencherai sur la folle vie de nos cyber egos. Prochain épisode : le syndrome Prom Queen (rien que ça).

 

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Voulez-vous effacer votre compte de notre site de rencontre ?

Posté by Nina on 20 octobre 2014 in A l'assaut des sites de rencontre, Love etc., Sexe et séduction |

Dans site de rencontre, il y a rencontre (bravo Captain Obvious!). Après avoir compulsé des centaines de fiches, envoyé des dizaines de flashs, charmes, clins d’oeils et coup de coudes virtuels, écrit des mails balancés dans le cyberespace tels des bouteilles à la mer et pris des cafés avec des personnes plus ou moins intéressantes, enfin, votre coeur s’éveille et palpite. Votre dernière conquête présente bien des qualités qui la qualifie directement pour la finale de votre jeu quotidien “je cherche mon âme soeur”. De balades romantiques en petits-déjeuners paresseux pris directement au lit, de douches torrides aux soirées plan plan réussies juste parce qu’on est ensemble, ça roule. Du coup, la jolie fiche qu’on s’est créée sur le site de rencontre, là, on l’efface. Réfléchissons un peu avant de faire n’importe quoi.

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Alors évidemment, certains d’entre nous hausseront les épaules en expliquant que, non, ils n’ont jamais effacé leur fiche du site de rencontre où ils ont rencontré leur moitié, tout simplement car ils n’y sont jamais retourné. J’ai moi même une fiche Meetic millésime 2005 que j’ai dépoussiéré en 2007 mais qui ne sert plus à rien. Ma fiche sur Okcupid avait été créée en 2010 et je ne comprenais pas certains messages type “oh wah, tu adores Nosfell/Tori Amos/Lady Gaga ?” me demandant de quoi ils parlaient… ah oui, ils parle de mon moi de 2010. Bon, j’ai toujours ces 3 artistes sur ma liste Spotify mais celle-ci comptant 279 titres, on y retrouve un peu tout le monde (et j’apprécie toujours un petit Nosfell ou Tori Amos de temps en temps… moins Lady Gaga, j’avoue)(mais j’aime bien donner l’image d’une fille qui écoute de tout et aussi de n’importe quoi)(bref). Après tout, vous avez trouvé l’amour, vous oubliez l’existence de votre fiche et vous n’êtes certes pas seul-e dans ce cas. Mais en fait, vous ne m’intéressez pas pour la suite de cet article.

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Donc l’amour a frappé à votre porte, vous n’êtes pas tombé dans le piège de l’addiction donc logiquement, il ne vous reste qu’une chose à faire : supprimer votre fiche. En un clic, hop, terminé le heures à remplir des questionnaires abscons, cette annonce qui ne marchait finalement pas si mal… Oh, merde, n’aurais-je pas fait une boulette ? Des heures de travail réduits à néant, pire qu’un excel plein de tableaux dynamiques placé à la corbeille par inadvertance… Ah, y a la fonction désactiver, je vais choisir ça plutôt, comme ça, si ma belle idylle capote, je n’aurai qu’à relancer tout le bazar. Puis bon, on va pas aller se porter la poisse non plus en criant victoire trop vite, ça nous fera une sorte d’assurance.

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Oui, c’est vrai. Remplir sa fiche de renseignement sur un site de rencontre, c’est chiant, redondant, ça nous rappelle qu’on est tous pareils et que la moindre de nos tentatives d’originalité se retrouvera sur la fiche de nos voisins parce que même notre originalité est tristement banale. Un peu comme sur Twitter, les gens qui disent “moi, j’ai pas 140 caractères mais qu’un seul et pas n’importe lequel” ou “mes tweets n’engagent personne” ou “mes tweets engagent ta mère”, les attachiantes, etc. Doit-on vraiment se refarcir ça et, s’il le faut, dans peu de temps ?

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Oui. Point. D’abord parce que le réflexe de noyer sa rupture dans une déluge de baise trouvée sur le site de rencontre sur lequel on a réactivé/retrouvé sa fiche ne sera jamais une bonne idée. Mais surtout, si votre aventure amoureuse tourne court, ça ne fait jamais de mal de reprendre tout ce barda à zéro, de re remplir sa fiche, de se demander qui on est à cet instant T et ce que l’on veut. C’est pas forcément la même réponse qu’il y a 3 ans. Et ça vous évitera de vous demander pourquoi des gens viennent vous parler de Lady Gaga.

 

Mais si j’efface ma fiche, comment vérifier que l’autre ne se reconnecte pas ? Nous en parlerons la prochaine fois.

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Le tueur hypocondriaque de Juan Jacinto Muñoz Rengel

Posté by Nina on 17 octobre 2014 in Culture et confiture, Le cabinet de lecture |

L’avantage des vacances d’été, c’est que ça laisse le temps de lire*. En virée dans une librairie type Maxi Livres, je m’arrête sur un petit roman qui a l’air bien sympathique « Le tueur hypocondriaque » de Juan Jacinto Muñoz Rengel. Parfait pour les vacances et en phase avec ma passion toute nouvelle pour tout ce qui touche à l’Espagne depuis mon voyage à Barcelone.

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Résumé : Monsieur Y est un tueur à gages qui essaie depuis plus d’un an de tuer Eduardo, sa cible. Le problème est double : de un, Monsieur Y ne tue pas avec un revolver et essaie de procéder de sorte que le crime passe pour un accident mais surtout, il est mourant. En grand hypocondriaque, il souffre de 100 000 maladies, tout ça, c’est la faute de l’embryon de son frère jumeau, devenu une sorte de grosseur sur son cou.

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Nous avons en fait trois écrits en un : régulièrement Muñoz nous gratifie de chapitres sur les grands hypocondriaques de l’Histoire tels Proust, Voltaire ou encore Tolstoï. Nous avons aussi en parallèle la tentative d’assassinat d’Eduardo puis les maladies imaginaires ou non de Monsieur Y. Si celles si interfèrent parfois dans son travail, globalement, j’avoue que les scènes de Monsieur Y face à ses maladies ne sont pas réussies et ont tendance à alourdir un roman plutôt sympa à la base.

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Car les chapitres « historiques » sont bien écrits et renseignés, ils se lisent très facilement. La traque d’Eduardo et les plans tordus de Monsieur Y pour l’éliminer sont également sympas et bien trouvés. Le souci, c’est que Monsieur Y est chiant. L’ennui total. Pourtant, ça pourrait être drôle, ce vieux garçon frappadingue persuadé de souffrir des plus graves maladies et qui déclenche l’hilarité des internes de l’hôpital. Mais il manque un liant, quelque chose, ce petit truc qui aurait pu rendre Monsieur Y réellement drôle et rendre le roman acide comme il faut.

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Il n’en reste pas moins un petit roman frais et parfait pour la plage. Et qui vous apprendra deux ou trois trucs, c’est toujours ça de pris.

* Article écrit avant mon voyage en Tunisie mais même pas publié. Je suis nulle

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Plonger en Tunisie : entre tunnels et nudibranches

Posté by Nina on 15 octobre 2014 in La plongée |

Anaïs et moi avons un vrai problème de riches : nous aimons plonger en eau chaude. Sauf que comme on ne roule pas (encore) sur l’or, on a un peu de mal à ne se payer que des voyages à l’autre bout du monde pour assouvir notre passion. Du coup, quand on a vu que l’UCPA proposait un séjour plongée en Tunisie, on s’est dit “go” !

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Nous voici donc à Tabarka dont je vous ai déjà présenté la vie sur marine. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici sur un petit bateau de pêche avec un matériel un peu daté, prêts à nous enfoncer dans les eaux azur méditerranéennes. Bonne nouvelle : les sites de plongée ne sont jamais très loin, environ 10 mn de navigation et pas mal sont au pied du joli fort gênois.

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Première plongée, la température de l’eau est plutôt douce… ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu qu’on plonge en shorty. Petite parenthèse sur le sujet : ceux qui n’ont jamais plongé ne se rendent pas compte à quel point enfiler une combinaison est franchement pète-couille, surtout les longues. Pour ma part, j’ai toujours quelques soucis à tout faire rentrer, surtout au niveau poitrine/épaules. Là, je n’avais pas pris ma combi car je l’ai cassée à Oman et pas réparée donc shorty. Le shorty, lui, est un bonheur à mettre, beaucoup plus simple, c’est plié en 1 mn. Bref, je pourrais, je ne plongerais que en shorty mais même dans les eaux les plus chaudes, on n’est jamais à l’abri d’une thermocline bien froide et bien vicieuse. Fin du chapitre shorty. Donc eau chaude et visibilité plutôt pas mal mais… peu de poissons.

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Il faut savoir qu’en Tunisie, ça pêche et braconne pas mal donc ne reste plus beaucoup de poissons : quelques mérous, des poulpes que notre encadrant a fait cracher (pas bien), des seiches, des castagnoles, des girelles paons, murènes, une rascasse, quelques sars et saupes, des étoiles de mer, des araignées de mer que j’étais la seule à voir et une petite raie sous un rocher mais je me demande si elle était pas un peu morte. Pendant une plongée, nous avons d’ailleurs trouvé un chasseur en pleine action. Nous étions à 10-15 m (je sais pas, j’ai cassé mon ordinateur dès la 2e plongée, je suis un boulet) quand je vois notre encadrant piquer un sprint tout à coup, je vois soudain un plongeur en tenue camouflage nous tourner le dos. Hein quoi ? Le dit plongeur se tourne très lentement et j’ai soudain une angoisse : il serait pas un peu mort, celui-là ? Non, il s’agissait juste d’un mec en train de chasser au harpon en apnée, mon encadrant l’engueule et le mec part sans demander son reste (enfin, part, son bateau était toujours là quand nous avons quitté le site).

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Point de poisson mais des vers en pagaille par contre. Du doris dalmatien en veux-tu en voilà, de la jolie flabelline, le festival du nudibranche. Du coup, j’ai commencé à chercher au lieu d’attendre que notre encadrant nous en montre et je peux vous dire que j’ai sacrément progressé même si mes deux plus belles découvertes (un petit crabe et un nudibranche) sont dues à des accident (un, j’ai vu bouger, l’autre je regardais l’anémone ou je ne sais quoi à côté). On a aussi eu de jolis cnidaires et de gros Bernard l’Hermite squattant tranquille de gros coquillage.

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Mais le mieux du mieux des plongées à Tabarka, ce sont les tunnels. La plongée des tunnels se fait dans une zone où les rochers sont littéralement creusés. Au début, t’as un peu les chocottes, il fait sombre, il fait froid mais très vite, tu trouves ça incroyable; Parce que mine de rien, la nature faisant bien les choses, tu as l’impression de passer dans des couloirs taillés par l’homme, de voir des marches… Bref, tu es Indiana Jones sous l’eau, tu découvres une cité engloutie. Et ça, on l’a tous ressenti et trouvé ça tellement génial qu’on a demandé à la refaire. Rien que pour cette plongée là, je vous jure, aller à Tabarka, ça vaut le coup.

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Et puis sortir de plongée au pied d’un fort gênois, avouons que ça a quand même de la gueule.

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Bulla Regia, quand les Romains vivaient en Tunisie

Posté by Nina on 14 octobre 2014 in Voyages et périples |

J’ai une certaine passion pour les vieilles pierres, j’avais tellement adoré la Sicile pour ça. Du coup, forcément, quand on me propose de me lever aux aurores pour aller se balader dans de splendides ruines romaines en Tunisie, je crie “ouiiiiiiiiiii”

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2h30 (à dormir la bouche ouverte) de route plus tard, le petit groupe de motivés que nous étions arrivons enfin à destination, fièrement guidés par “le professeur”, personnage pittoresque passionné d’histoire et d’archéologie (mais prof de physique, pourquoi pas). Le site est un peu situé au milieu de nulle part, entre deux montagnes sur le bord d’une route peu fréquentée. Limite, tu as l’impression de le découvrir toi-même, le site. Mais approchez et laissez moi vous conter l’histoire de Bulla Regia

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Il était une fois une cité romaine appelée Bulla Regia, située sur la route de Carthage. La ville n’avait pas toujours été romaine, elle a connue différentes cultures, grecques, byzantines ou puniques, qui lui donnent un aspect si particulier. Car cette ville présente une caractéristique très peu répandue. A dire vrai, à part à Pompéi, aucune ville ne possède cette configuration : les villas possèdent toutes un étage souterrain orné de magnifiques mosaïques. Là, un tremblement de terre fit fuir les habitants de la ville et Bulla Regia s’éteignit aux alentours du VIIe siècle ap JC. Ou plus tard, c’est pas bien clair encore aujourd’hui. Pendant des siècles, la ville a été oubliée, donc préservée, jusqu’à être à nouveau découverte vers la moitié du XIXe siècle. Depuis, ils dégagent petit à petit le site, le professeur estime que seuls 25% (!) ont été découverts pour l’heure.

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Mais dans ces 25%, il y a du remarquable. D’abord, le système de ventilation. Les moins bons en géographie d’entre nous auront noté que la Tunisie est un pays chaud, surtout dans les terres. Mais pas de soucis pour les habitants de Bulla Regia qui, en plus d’enterrer tout un étage, truffaient leurs murs de tuyaux en terre cuite afin de rafraîchir l’atmosphère. Pour rendre la vie toujours plus agréable, de larges ouvertures et péristyles permettaient de faire passer des courants d’air. Hé oui, la clim version Antique.

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On se promène dans les vestiges de la cité disparue : ici était le forum, là l’amphithéâtre, nous voici dans les thermes… Le tout préservé de façon incroyable, il n’y a pas grand mal à deviner à quoi ressemblait la cité à l’époque où elle était habitée. C’est toujours un peu étrange de déambuler dans ce type de ruines, d’imaginer qu’avant, ça grouillait de vie et qu’aujourd’hui, nous ne sommes plus qu’une demi douzaine à nous balader dans les vestiges. Ca relativise ce que nous sommes et notre pérennité.

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Bref, un site magnifique qui a l’énorme avantage de ne drainer que peu de visiteurs, du moins à l’heure où nous étions. A part les personnes travaillant sur le site et nous surveillant de loin et deux bédouins, nous n’avons croisé âme qui vive et avons pu profiter pleinement du lieu. Une visite à faire si vous passez dans le coin et que vous avez une voiture sinon, c’est pas la peine de l’envisager.

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Site de rencontre : tu paies ou tu paies pas ?

Posté by Nina on 13 octobre 2014 in A l'assaut des sites de rencontre, Love etc., Sexe et séduction |

Dans l’immensité de l’offre des sites de rencontres, on peut les classer en 2 grosses catégories : les payants et les gratuits. Doit-on sortir la CB pour trouver l’amour ? N’est-ce pas légèrement déprimant ? Et bien, je dirais que ça dépend de ce que l’on recherche.

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Les sites de rencontre étant (très) nombreux, vous avez forcément à boire et à manger. Mais aussi plus de chance de trouver un endroit qui vous correspond mieux. Si vous voulez du fast sex ou de l’amour pour toujours, tous les sites ne se valent pas. Si vous voulez une bombe plastique ou une jolie personnalité à votre bras, vous devrez sélectionner votre lieu de chasse. Le mieux étant encore de tester, les sites payants offrant toujours la possibilité d’accéder à quelques fonctionnalités gratuitement. A noter qu’on progresse niveau égalité des sexes car il me semble qu’aujourd’hui, à part adopteunmec et sa fausse promesse d’un site fait pour les femmes (celles qui veulent bien renseigner leurs marottes sexuelles et le type de sous-vêtements qu’elles portent sur leur fiche), tout le monde paie pareil.

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Du coup, je ne vous dirai pas de choisir tel ou tel site, de faire dans le gratuit ou le payant, c’est d’abord à vous de tester et voir où vous vous sentez le plus en phase. De façon générale, les sites gratuits sont parfaits pour les coups d’un soir, les payants réunissent des gens plus prêts à s’investir… et à investir 30 € par mois pour trouver l’âme soeur. Mais je suppose qu’il existe des exceptions à cette constatation, ne serait-ce qu’OkCupid, gratuit, où les dalleux ne restent inscrits que peu de temps. On n’est pas sur adopteunmec, faut soigner la forme si tu veux conclure. Par contre, je ne pense pas que les dalleux d’adopteunmec soient ceux qui payent… Faudrait que je me penche sur la question, tiens.

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Alors donc, si on veut trouver l’amour, le vrai, avec un A majuscule, il faut impérativement choisir un site payant ? Non, ce n’est pas non plus ce que je dis. Oui, on peut penser qu’une personne qui paie son abonnement ne fréquentera pas le site en dilettante et aura un vrai projet de vie à deux, derrière. Je veux dire qui paierait 30 € juste pour tenter de faire prendre l’air à Popol ou Minette ?

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Cependant, le site payant présente deux gros travers auxquels il faut rester très attentif :

  • les faux profils destinés à vous faire rester et payer. Il y a quelques temps, je m’étais inscrite à un site appelé Woozgo, une sorte d’on va sortir. Comme je me méfie d’OVS depuis une rencontre avec un mec que je pense qualifier sans me tromper de pervers narcissique, je me dis “ah tiens, pourquoi pas”. Je fais un tour sur le site, rien d’intéressant, je m’en vais. Régulièrement, je reçois des alertes mails m’informant que j’ai des messages sur ledit site, des garçons résidant un peu partout en France qui semblent très bien connaître Plume-sur-Berges et semblant motivé pour sauter dans le 1er TGV pour venir y découvrir une expo en ma compagnie. Alors déjà, Plume-sur-Berges étant une ville de banlieue, je suis très étonnée de son rayonnement national et deuxièmement, ma ville ne comptant aucun gros musée, je vois pas quelle exposition le monsieur veut aller voir. Dernier fait amusant : aucun des messieurs n’a visité mon profil. Trouvant tout ceci louche, j’ai tapé “woozgo avis” (quel travail d’investigation) sur mon petit Google et effectivement : pour répondre aux messages, faut payer. Coucou l’arnaque. A une époque, on m’avait expliqué que c’était la même sur Meetic, la fille parfaite (les femmes ne payaient pas à cette époque) qui te contacte juste avant la fin de ton abonnement et quand tu repayais pour reprendre un crédit, hop, elle disparaissait. Je ne sais pas ce qu’il en est, aujourd’hui.

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  • La volonté de la rentabilité. Certains sites vous proposent des abonnements de 3 à 6 mois (bonjour l’optimisme) sur leur site. Or quitte à prendre un abonnement de 6 mois, ce serait un peu dommage de lâcher l’affaire au bout de 15 jours juste parce qu’on a rencontré une personne chouette, doit y en avoir plein d’autres. Oui, curieusement, c’est plus facile de rester assidu à un site de rencontre plutôt qu’à la salle de sport, allez comprendre… Du coup, on enchaîne, on enchaîne, avec le risque d’addiction dont j’ai déjà parlé, et un jour, hop, l’abonnement se termine, on se rend compte que notre âme soeur était là dès notre 3e rencard mais vu qu’on l’a un peu laissé mariner pour enchaîner un peu et ça l’a agacé-e. Dingue….

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Alors, tu sors ton chéquier ?

 

La prochaine fois, nous parlerons désinscription en cas de jolie rencontre.

 

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Les sites de rencontre, ça juge que sur le physique

Posté by Nina on 6 octobre 2014 in A l'assaut des sites de rencontre, Love etc., Sexe et séduction |

Ce week-end, entre deux intenses séances de sieste (arrivée de l’automne ou nouvelle vie, je ne sais mais qu’est-ce que je roupille), je découvre cet article de Slate relayant deux caméras cachées dénonçant la grossophobie supposées des hommes sur les sites de rencontres (Tinder, plus précisément). En gros (sans mauvais jeu de mot) : il ont créé des profils avec des photos en mode bombasse puis ont grimé l’homme et la femme en gros. Si les hommes ont fui en courant (à peu près), les femmes sont restées et 3 ont accepté un 2e rendez-vous : naaaaaa, les hommes, c’est que des salauds, les femmes, elles sont moins sur l’apparence.

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L’article de Slate posant les bonnes questions quant à la validité ou non de ces caméras cachées, je saute ce passage pour poser la vraie question : juge-t-on sur le physique sur les sites de rencontre ?

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Bien évidemment.

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L’expérience en question se passe sur Tinder, LE site de rencontre basé uniquement sur l’apparence puisqu’on n’a, pour choisir ses proies, qu’une ou deux photos avec, éventuellement, un petit laïus qui vous éclaire à peu près autant sur la personne qu’un briquet dans une forêt. Evidemment, d’autres sites sont plus complets, on vous demande en prime votre taille, votre poids, la couleur de vos cheveux et yeux (on ne quitte pas le physique), votre silhouette et votre style vestimentaire. Voire tes sous-vêtements pour le classieux Adopte un Mec. Pour ne pas se cantonner à l’enveloppe, allons demander le métier, les revenus (suis-je ce que mon salaire fait de moi ?), ton signe astro… Aaaah, quand même, on te pose quand même quelques questions sur tes goûts culturels et activités du week-end, des fois que. Mais ne mentons pas : quand on navigue sur le site à la recherche de l’âme soeur, la première chose que l’on voit d’elle, ce sont son pseudo, son âge et, en gros, sa photo.

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Au fond, je ne comprends pas pourquoi on stigmatise les sites de rencontre sur le jugement sur le physique et, en l’occurence, la grossophobie. Dans mes jeunes années, quand je draguais en boîte, j’ai jamais chopé un mec grâce à mon DEUG d’histoire mais plus grâce à mes atours bien mis en avant (mon décolleté et ma jupe courte, donc). De toute façon, vu le volume sonore du lieu, j’aurais pu réciter toute l’oeuvre de Platon qu’on m’aurait pas entendue. Et c’est partout pareil. A part de très rares histoires de coups de foudre sur des forums ou autre ou le visage de l’autre est et reste caché (et encore, pour combien de temps ?), la première chose que l’on perçoit de l’autre, ça reste son physique. Bien sûr, il peut arriver qu’en connaissant mieux une personne, on lui découvre un charme insoupçonné alors qu’au premier coup d’oeil, elle ne nous avait pas particulièrement séduite mais là, on sort du cadre de la première rencontre.

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Alors donc, les gros (et surtout les grosses si je reprends l’expérience de Simple PickUp) n’ont aucune chance sur les sites de rencontre. Pour ma part, ce que je vois dans cette vidéo, ce n’est pas tant une histoire de gros/grosse qu’une arnaque. On a tous connu le date où la personne en face n’avait rien à voir ou presque avec ses photos, qui s’était rajouté des centimètres et enlevé quelques kilos. Embellir un peu la réalité, ok, c’est le jeu mais là, on n’a plus du tout à faire à la même personne. Et si la politesse et la peur de blesser la personne m’empêchera de faire un scandale et je resterai au rendez-vous (comme les femmes de la vidéo), je n’aurai pas envie d’aller plus loin. Pas que je n’aime pas les gros mais j’en ai assez de jouer les infirmières : si tu as du mal à assumer à ce point ton physique, abandonne les sites de rencontres et va voir un spécialiste qui t’aidera à accepter ce corps qui te déplaît tant.

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Car, hey, comme on dit, chaque pot à son couvercle. Mate les couples dans le métro, tu verras que l’amour (ou du moins le flirt) n’est pas réservé aux tailles XS. Evidemment, tout le monde aura une anecdote qui dira que non mais c’est pas vrai, que c’est plus facile de choper quand on est mince. No idea, j’ai pas de stats sur le sujet mais même si je carre pas mon cul dans du XS, j’ai jamais eu de soucis à choper. Même quand je me mettais en silhouette “curvy” parce que je traduisais ça par “fille à courbes” (je suis un 8, moi madame) et pas par “quand même bien grosse” mais comme je mettais une photo de moi en pied, personne n’a été déçu.

 

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