En mode “pitch”

J’ai envie de vous parler un peu de ma nouvelle vie qui n’est plus très nouvelle. Ca fait 3 mois que j’ai pris mes nouvelles fonctions. Après un 1er mois à observer un peu les fissures au plafond, les choses se sont accélérées jusqu’à leur paroxysme la semaine dernière où je passais une partie de mes nuits devant mon powerpoint à raconter une histoire en anglais pour séduire un potentiel client. You know, I am bilingue (à prononcer avec le plus charmant des accents toulousains). Bref, je suis passée en mode pitch.

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Pour ceux qui ne bossent pas dans le joyeux univers des agences de comm, petite définition du pitch : c’est quand un annonceur fait un appel d’offre sur tout ou partie de sa communication. Ca peut concerner les achats TV, radio, presse ou digitaux ou la stratégie digitale, social media… Ce qui fait qu’on se retrouve souvent à médiatiser les contenus créés par des autres agences ou produire du contenu qui sera médiatisé par une autre agence sans qu’on puisse avoir les résultats. Ou, quand on les a, se rendre compte qu’il n’y a pas un seul CPC* de correct. Bref, les annonceurs n’aiment pas toujours placer leurs oeufs dans le même panier et plus l’annonceur est gros, plus le gâteau à se partager est impressionnant donc après tout…

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Il y a plusieurs types de pitchs, on parle de pitch défensif quand on est l’agence sortante et pitch offensif quand on espère prendre la place de l’agence remise en compétition. Ce mode de fonctionner est assez problématique car il exige in fine pas mal de travail “gratuit” : si on gagne le client, c’est cool mais si on perd, on aura passé X heures dessus pour rien ou à peu près (j’aime penser que ce n’est jamais pour rien vu qu’on peut toujours récupérer une ou deux slides pour un prochain pitch voire pour la strat d’un client existant). C’est le jeu ma pauvre Lucette. Parfois, tu es en pitch peinard : il n’y a pas de compétition officielle mais le client n’aime plus trop son agence en charge de quelque chose et aimerait que tu lui dises ce que toi, tu envisagerais de faire à la place. Normalement, il y a une certaine éthique qui veut que tes idées ne soient pas utilisées si tu n’es pas retenu mais parfois…

ampoule

Du coup, depuis quelques temps, je suis en mode pitch. Et c’est souvent l’hystérie. D’un côté, il y a toi, l’expert qui dois rédiger ta partie. Tu as noté la problématique, tu regardes un peu ce qu’il se fait, tu bippes les régies dont tu as besoin, tu brieffes tes équipes, tu rebrieffes tes équipes, tu vas rassurer le directeur ou la directrice commercial-e qui en est à 3 infarctus par jour, tu vas gueuler sur les équipes qui n’ont pas bossé, tu bloques devant ta slide ne sachant plus ce que tu voulais raconter, tu te demandes comment on dit saisonalité en anglais, tu te dis que tu bosses jusqu’à 20h30 puis tu rentres chez toi… non, 21h… Allez, 21h30… 22h… A 23h, tu pars en calculant qu’il te reste encore une bonne heure ou deux de taf. Parce que faut pas oublier que, même si t’es en mode pitch, tu as d’autres clients à gérer et que donc, quand tu dis “oh bah, j’en ai encore pour une demi-journée et ce sera plié”, tu oublies les réunions, le 3e point de la journée pour voir où tu en es, le client relou sans rapport avec la choucroute qui te demande pour la 4e fois la même chose, les coupures Internet, ton pc qui plante, ta tension qui atteint des sommets, ton cerveau qui ne sait plus s’il doit penser en français ou en anglais.

Zorn Frau ist wütend angry

Et puis vient le jour J, tu finis de toiletter ta prés, tout le monde est au bord de la crise de nerf, tu cours, tu rassures, tu avales un sandwich en 2*2 en respirant fort par le nez. Puis tu présentes, ça se passe bien et le directeur ou la directrice commercial-e qui te détestais encore au petit matin te tape sur l’épaule, les yeux brillants de fierté. On a eu peur mais on l’a fait.

succes-travail

Et oui, c’est toujours comme ça. Surtout quand le nombre d’interlocuteurs autour de la table augmente : à la fin, tu as même parfois du mal à reconnaître ta prés’. Tu finis par céder sur certains détails parce que bon, l’image que tu avais choisie, c’est pas toi qui l’a shootée donc tu t’en fous un peu. On a déjà tellement débattu du contenu que tu hausses les épaules sur le contenant, même quand une chef de marque zélée te fout un effet isohélie partout.

powerpoint-rate

Slide piquée sur le très drôle ppt sur ce qu’il ne faut surtout pas faire avec un PPT http://fr.slideshare.net/jessedee/you-suck-at-powerpoint

Mais ainsi va la vie d’une agence. Tu mets le point final à ta prés ? Te réjouis pas : y aura forcément un retravail et un nouveau pitch à venir.

 

* CPC : coût par clic, se calcule en divisant le budget par le nombre de clics, pas bien compliqué, donc.

 

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C’est la saison du manque affectif

Novembre est souvent un mois un peu bof, un peu mou du genou où l’humidité nous envahit malgré notre manteau tout neuf, la nature pourrit, il fait nuit tout le temps. Bref le mois où rien ne nous paraît plus sexy que notre plaid, notre pyjama, notre couette et nos pantoufles rembourrées. La période où se coiffer et toucher des objets sans se prendre une pigne devient un défi permanent… Bref, on n’a pas la gagne.

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Un samedi soir de novembre, alors que l’ennui et la mollesse sont mes seuls compagnons, je me surprends à taper le nom de quelques uns de mes exs sur Google histoire de voir. Tiens, un a fini par passer sa thèse et enseigne à La Sorbonne maintenant. Tiens, une vidéo d’un autre… Ah mince, il est resté bien charmant. Et celui-ci qui ne m’a offert qu’une nuit bien foireuse, puisque Facebook me le propose en ami (scrmlml), il devient quoi. Bon, ok, c’était un connard mais ses yeux couleur de Jade, mon Dieu…

Ceci n'est pas le connard aux yeux de jade

Ceci n’est pas le connard aux yeux de jade

Mais que m’arrive-t-il, bordel ? Pourquoi je m’amuse tout à coup à aller réveiller ces fantômes du passé qui végétaient peinards à la limite de ma conscience, qui ne hantaient même plus mes rêves ? Soit je suis complètement maso soit… Mais bien sûr ! C’est la saison du manque affectif !

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En hiver, je suis un chat : je veux de la chaleur, de la douceur et des câlins. Je veux rentrer le soir et tomber dans les bras d’un gentil gars qui me serrerait contre lui en me grattant la tête. Or actuellement, les seules personnes à me faire des câlins sont mon chat et un amant occasionnel (et encore j’ai du bol, j’eus connu des plans cul garantis 0% tendresse et câlin). Mon cerveau a envie de tendresse et comme j’ai pas de crush en ce moment, à défaut de piocher dans mes fantasmes, il pioche dans mes souvenirs. Sale traître !
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Parce que c’est là que tu es susceptible de commettre une « connerie ». Que si un de tes exs t’appelle, ta raison aura beau tenter de te rappeler que c’est un connard ou une connasse, ton cœur et ton corps en manque vont te susurrer que quand même, les gens changent, peut-être que cette fois-ci… Ou tu tenteras de combler ce manque en recrutant ton patch tendresse sur Tinder parce que, bon, on sait jamais, y a peut-être quelqu’un de bien dans le tas. Sauf que tu es vulnérable, tes critères de sélection sont drastiquement revus à la baisse et le premier ou la première « pas trop mal » fera l’affaire. Et tu réveilleras le lendemain dans des draps souillés encore plus mal que la veille parce que l’autre n’avait pas prévu de jouer les prolongations avec toi.
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Vraiment une période de merde. Mais accroche-toi, préserve-toi, on ne sait jamais qui frappera à ta porte demain. Certes, peut-être personne mais ça fait pas de mal de rêver un peu.

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On perd vite le manuel des rencards réussis

Par Audrey

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Après la soirée de l’angoisse avec mes copines censées m’insuffler du courage pour ce premier rencard post longue relation amoureuse, je décide que j’ai pas besoin d’aide. Ca va, je ne suis plus une jeune pucelle rougissante. J’ai passé trois ans avec le même mec et j’ai eu une vie avant lui : plus experte des mecs que ça, tu meurs.

Le fétichisme des pieds, in ou out ?

Et je meurs, justement. De stress. Parce que bon, en trois ans, y a peut-être quelques trucs qui ont changé en matière de drague et mes copines ont préféré me prévenir sur les risques de finir découpée à la scie sauteuse et balancée dans la Seine en menus morceaux plutôt que de me dire si les rendez-vous galants, ça marche toujours pareil. On est toujours dans le bon vieux resto ou vive les apéros dînatoires ? Et on sort où maintenant à Paris pour passer une bonne soirée sans passer pour la meuf dépassée face aux hypra branchées parfaites jusqu’au bout des orteils. Tiens, au fait, faudrait que je pense à me faire une petite pédicure maison, peut-être que ce monsieur va voir mes pieds et les ongles un peu pas faits, ça le fait pas. Où on est-on du fétichisme des pieds, d’ailleurs ? In ou out ? On ne me dit rien, à moi !

Respire, ma fille, respire. Un, deux, trois, tout va bien se passer, ce n’est qu’une question d’organisation. D’abord, lançons les travaux de fond appelés aussi “bah, tiens, enfin une bonne occasion de me chouchouter”. Un peu de cire sur mes poils (c’est pas la mode les poils à tout hasard ? Ca m’arrangerait…), un peu de produits tout doux sur mes cheveux et ma peau, un peu de vernis sur mes doigts… Telle Cendrillon, j’émerge de mon petit nuage magique et… point de miracle. Le souci quand tu vis en couple et que tu te crois à l’abri de toute rupture (ERREUR), c’est que tu en profites pour te la couler douce sur les quelques gestes beauté qui t’ennuient le plus. A savoir pour ma part : épilation stricte (ça va, lui aussi, il a des poils et je ne lui dis rien), vernissage impeccable (selon une loi universelle, il est impossible de conserver une couche de vernis dans son intégralité plus de 8h… un peu comme les collants, impossible d’en porter un sans le filer toute une journée), silhouette impeccable. Je me masse le haut du nez en soufflant puis je hausse les épaules. Y a bien que les magazines féminins pour croire qu’on n’a aucune chance si on ne ressemble pas à une fille de leur canard. D’ailleurs, même les filles de leur canard ne se ressemblent pas et vu que Photoshop n’existe pas dans la vraie vie, on fera avec ce qu’on a.

 M’a-t-il draguée car il me sentait désespérée ?

Etape suivante : les vêtements. Dans la mesure où il ne fait pas particulièrement chaud, tout ce qui implique de dévoiler mes jambes avec juste un peu de voile autour me donne envie de pleurer. Bon allez, va pour mon petit jean fétiche, il me fait un cul d’enfer et ça dédramatise un peu la rencontre : je joue pas ma vie sur ce rencard, t’emballe pas mec. Par contre, pour le haut, l’hésitation monte d’un cran : décolleté or not ? En dévoiler un peu mais pas trop pour donner l’envie d’en voir plus mais sans envoyer le message “j’ai tellement la dalle que tu n’as rien à faire pour m’avoir”. Non, non, pas trop, soyons dans le suggéré… Ah oui, autre chose que j’ai un peu délaissé pendant ma vie de couple : ma grande-robe sexy. J’avoue que la mode sweat a eu avec moi l’une de ses plus ardentes défenseuses…

Deux heures plus tard, le contenu de mon armoire a envahi mon appart et je ne suis toujours pas plus avancée. Au fond, est-ce que tout cela a vraiment une importance ? Le mec m’a adressé la parole dans un bar où j’étais la seule à ne pas être fringuée en mode slut donc soit il aime les filles simples… soit il aime les filles désespérées, en période “basse estime de soi” parce que ça fait des proies faciles…

Je me jette sur mon lit et soupire… C’est fou comme, tout à coup, mon ex me manque… Soit on nous ment en nous disant que le célibat, c’est trop cool… soit c’est moi qui ne suis pas faite pour ça.

 

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La prochaine fois, je vote à droite

(Spoiler : article qui va puer le cynisme et la désillusion)

J’y ai cru. Naïvement, certes mais j’y ai cru. En 2012, j’étais enfin heureuse d’être débarrassée de l’Affreux qui nous prenait pour des cons et nous divisait, j’ai cru qu’enfin, enfin, les choses allaient changer. Près de 3 ans plus tard, il est vrai qu’on a le Président le plus normal du monde, avec les mêmes soucis conjugaux que plein de Français, et le mariage et l’adoption pour tous. Mais putain à quel prix les a-t-on obtenus ? C’est précisément là où je veux en venir.

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Je ne m’attarderai pas à commenter la politique “socialiste” de notre gouvernement, tout mon mépris et ma déception sont contenus dans mes guillemets. A un moment, je ne comprends pas bien qu’un parti qui se base quand même pas mal sur les notions de solidarité et d’entraide peut à ce point chercher à tous nous diviser en désignant tous les jours de nouveaux boucs émissaires pour expliquer les différentes crises (économiques, sociétales, sécuritaires…). Alors, moi, je veux bien que ce soit la faute des Roms, profs, retraités, jeunes, classe moyenne, resquilleurs du Pôle Emploi ou qui tu veux mais… c’était déjà les mêmes sous la droite, ce sont toujours les mêmes qu’on dénonce et on est toujours dans la même merde. Y a pas un léger souci quelque part ? Oui, non, ta gueule tu comprends pas ? Bref, changement de parti mais same old shit.

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Le problème, c’est que notre gouvernement de gauche a beau avoir peu ou prou le même agenda et les mêmes bêtes noires que ses prédécesseurs (au fait, est-ce qu’on peut arrêter de dire qu’on va revenir sur les 35h ? Ca fait 15 ans qu’elles sont installées dont 12 avec un gouvernement de droite et personne n’a rien fait donc faut arrêter de nous dire qu’on va les abroger, hein…), une opposition se lève, la voix de la rue, et je la trouve particulièrement hideuse. Effrayés par l’incroyable loi permettant aux pédés de se marier et même d’avoir des enfants, le tout ficelé par une femme qui est noire, en plus, les opposants à cette intolérable égalité des droits ont décide de prendre la parole… et ne la lâchent plus. Alors dans l’absolu, il est sain que toutes les opinions aient leur espace de parole dans  notre société mais dans les faits, j’en peux plus, j’en ai marre. Parce que ce qui m’agaçait franchement sous la droite (les commentaires racistes) sont devenus encore plus fréquents depuis que la gauche est au pouvoir en y rajoutant une bonne lichette d’homophobie et de grands relents de “ah, les heures sombres de notre histoire”. On a quand même des gens qui ne cessent de parler de dictature socialiste alors que si je m’en réfère à la dernière élection de leurs leaders (100% de voix pour Marine ou un vote interne UMP qui sent la merde et l’embrouille à 3 km à la ronde), pardon mais vos gueules…

Cette image traduit à elle seule la folie de ces personnes...

Cette image traduit à elle seule la folie de ces personnes…

 

Je ne comprends pas qu’aujourd’hui, des gens pensent que ne pas être d’accord avec le parti en place les autorise à mal parler des bougnoules, des négros, des pédés et des gouines. Je ne comprends pas qu’une loi qui se contente de donner une égalité suscite autant de haine. Je ne comprends pas qu’on en vienne à revenir sur des droits fondamentaux (IVG) pour “faire l’opposition”. J’en peux plus des cons, ça me fait mal, mal à ma France de lire tant de haine au quotidien et voir la vague bleu marine se former au loin. Bien sûr que la vie tous ensemble, c’est compliqué et qu’aucun pays n’y arrive parfaitement, il y a toujours des tensions mais merde, quand même… Ca fait un an et demi que la loi est votée et on continue à recevoir des tombereaux de haine de la part de ceux qui voient leurs schémas menacés, qui hurlent que la GPA est une ignominie alors qu’il n’y a bien qu’eux qui en parlent. On parle d’une loi qui a juste étendu un droit à tous sans nuire à personne. Et tout s’amalgame, on nous parle de lobbies LGBT, de gauche dégénérée (la violence dans le choix des mots).

Enfant géopolitique observant la naissance de l'homme nouveau-dali

Ca me rend malade, vraiment. J’ai essayé de répondre, d’argumenter, de tenter de faire comprendre le mal dans ses propos, ça ne sert à rien. Mais comment veux-tu prêcher pour un mieux vivre ensemble quand, aujourd’hui, on t’explique qu’on serait mieux sans eux (eux, ça dépend du jour de la semaine mais ça peut être les Arabes, Musulmans, Juifs, franc-maçonniques, immigrés de tous horizons, les pauvres en général…), qu’il faut réfléchir à fermer les portes, à punir ceux qui trichent en te faisant croire qu’ils sont légion, à taper sur les déjà plus faibles parce qu’ils ne ressemblent pas à cette belle France blanche, chrétienne et hétérosexuelle d’avant… La nausée.

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Alors non, bien sûr, j’irai pas jusqu’à voter à droite. Mais j’aimerais parfois que ces voix se taisent, que je puisse un peu me prendre à rêver de cette france multi… multi ce qu’on veut, en fait, je m’en fous du nom, l’important est que chacun de ses habitants puisse avoir les mêmes droits que les autres, indépendamment de ce qu’ils aiment… Juste parce qu’on a beau se la raconter “on est les pays des droits de l’Homme”, là, de suite, ça me saute pas aux yeux.

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PS : Et oui, je sais, c’est pas forcément mieux ailleurs mais ça me console pas pour autant

 

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Quel site de rencontre choisir ?

Je parle, je parle mais vous me dites “non mais Nina, c’est bon, ça va, on a compris le principe alors sur lequel on va pour (te) choper ?” Alors, c’est très simple :

  • pour choper : ça dépend
  • pour me choper : actuellement aucun mais ça, j’en parlerai une autre fois

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“Quoi, tu nous saoules avec tes articles sur les sites et tu n’es même pas foutue de nous dire lequel est le plus mieux du monde ? Tu servirais pas un peu à rien ?”. En fait, la réponse se cache derrière la définition que vous mettez derrière le mot rencontre. En gros : si vous avez envie de fricoter avec une personne nue dans votre lit, vous n’allez pas forcément aller sur les mêmes sites que si vous cherchez une personne qui apposera sa signature à la fin d’un contrat de mariage à vos deux noms. Par exemple, je ne suis pas certaine que Tinder, basé sur une sélection uniquement sur des photos, soit le site le plus adapté pour trouver l’Amour. Ca peut sans doute arriver, je dis pas, mais je ne pense pas que l’utra majorité des utilisateurs soient dans cette optique. De la même façon, adopteunmec semble plus dédié au plan cul qu’au plan love. Meetic semble, lui, s’adresser plus à ceux qui recherchent un peu plus sérieusement mais là, encore, ça dépend sur qui on tombe.

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Le problème finalement n’est pas d’aller sur un site de rencontre : une fois le pas franchi, ce n’est finalement pas si pire. Le problème, c’est d’en trouver une qui nous correspond. Je n’ai moi-même pas testé tous les sites (je dois pas en connaître la moitié, je pense), j’ai débuté sur Meetic, poursuivi sur Adopte, pas mal traîné sur OkCupid, échoué sur Tinder (mais vu que le 2e résultat était l’un de mes directeurs, j’ai tout effacé et j’en fais encore des cauchemars la nuit). J’ai vaguement testé Obs rencontres y a fort longtemps et un autre dont je n’arrive pas à retrouver le nom. J’ai fait de jolies rencontres, de moins jolies, des franchement atroces, eu des dialogues intéressants, des échanges glaçants… Des prises de contact un peu directes, d’autres marrantes, d’autres encore bien foirées. De façon générale, je ne pense ne jamais refoutre les pieds sur Adopte un mec ou Tinder : pas de discussion intéressante, on sait de suite pour quoi on est là : on est des sacs à foutre. Bon, déjà, arriver à trouver un mec qui écrit à peu près correctement, c’est une aventure, alors le reste… Après, y en a qui ça correspond, qui se sentent bien là bas donc si ça leur convient, autant y rester.

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Car c’est bien là le plus grand défi. Déjà, au début, faut s’habituer aux coutumes locales. ca flashe, envoie des charmes ou Dieu seul sait quoi, votre page est vite transformée en flipper géant avec tout qui clignote dans tous les sens. Au début, on est un peu intimidés, on répond à tous les messages par politesse, on peut vite se sentir agressés ou lassés par tous ces galants “tu veux baiser” et autres poésies. C’est pas qu’on soit contre dans l’absolu mais on aime bien aussi savoir à qui on a à faire avant et ne pas trop se sentir sale après… Faut s’accrocher pour ne pas tout envoyer balader en se disant que seuls les goujat-e-s fréquentent ce genre de sites et que c’est pas là qu’on va trouver l’amour, tiens.

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Alors j’ai envie de vous proposer un plan, tout droit sorti de mon cerveau de marketeuse devenue obsédée par son métier : le A/B testing. C’est très simple. La plupart des sites de rencontres payants proposent toujours une période d’essai gratuite donc l’idée est de vous inscrire en même temps sur deux sites avec les mêmes photos, profil, description (même pseudo si vous en avez envie, peu importe)… et fréquentez les en parallèle. A la fin du test, vous serez plus à même d’élire celui qui vous convient le mieux.

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Et pour ma part, mon chouchou était OkCupid : c’est fou ce qu’un site anglophone semble de suite être une barrière aux relous. Et quand certains insistaient et se conduisaient comme tels, leur fiche était supprimée au bout de 48h max. Magie.

 

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N’oublie pas les oiseaux de Muriel Magellan

Fidèle à sa fonction de dealeuse de bonne came littéraire, ma mère me glissa dans les mains un roman autobiographique vendu comme suit “c’est l’histoire d’une fille qui a une folle histoire d’amour avec le metteur en scène de Starmania”. Ayant eu une folle passion pour Starmania dans ma jeunesse, j’ai donc voulu le lire. Bien m’en a pris.

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Ca commence dans une morgue. Murielle, l’auteure, vient rendre une dernière visite à l’amour de sa vie, décédé, accompagné de leur fils. Pendant que l’enfant ne saisit pas bien ce qu’il se passe, elle se remémore cette histoire d’amour insensée, mêlant récit et extraits de ses journaux intimes pour se replacer dans ses pensées de ce moment là.

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Muriel est une jeune provinciale qui a un don certain pour la chanson. Une fois son bac en poche, elle monte à la capitale pour intégrer une école d’artiste, une sorte de Fame academy sans élèves qui dansent aux quatres coins de l’établissement. Muriel est plutôt timide et effacée. Lorsqu’elle croise la route d’un de ses professeurs, Francis Morane, sa vie prend un tournant. Pendant longtemps, elle s’imagine trop quelconque pour réellement l’intéresser, elle travaille comme une forcenée pour réussir et attirer un peu de son attention. Pas forcément pour une histoire mais plus pour être reconnue par celui qu’elle admire par dessus tout.

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Leurs routes se croisent quelquefois jusqu’au jour, où, finalement, ils passent une nuit ensemble. Une histoire d’amour en dents de scie, tumultueuse. Morane est insaisissable, il ne veut pas s’engager, il ne veut pas qu’elle tombe amoureuse mais ne veut pas qu’elle s’éloigne pour autant. Elle le perd, elle le retrouve, ils finissent par s’installer et faire un enfant. Avant de se séparer à nouveau car Morane a une nouvelle compagne. Puis la réconciliation sur le lit de mort de l’artiste, atteint d’un cancer.

munch

Ce roman autobiographique m’a touchée en plein coeur. Je crois que j’aurais dû le détester tellement Morane représente l’archétype du pervers narcissique, comportement que j’abhorre depuis que j’en ai croisé un et l’ai vu détruire méthodiquement l’entourage de l’une de mes (ex) amies pour l’enfermer dans son piège. J’aurais dû crier, vouloir secouer Murielle Magellan par les épaules en lui criant qu’elle est trop conne. Parce que oui, parfois, elle accepte des trucs qui paraissent impensables. Mais elle le fait en tout conscience et porte un regard compatissant mais pas mièvre sur son elle d’avant, celle qui avala tant de couleuvres par amour. Finalement, je l’ai aimé ce livre, passionnément. J’ai été heureuse et triste avec elle, j’ai ressenti des choses. Peut-être grâce à sa plume, peut-être grâce aussi aux extraits des journaux intimes qui donnent une épaisseur supplémentaire au roman. Peut-être aussi parce que Murielle Magellan raconte cette histoire simplement, joliment, sans règlements de compte, avec tendresse.

Alors il faut lire ce roman. Et moi, je pense de plus à plus à m’acheter un cahier “journal intime”. D’abord pour son côté catharsique mais aussi parce que parfois, c’est sous le coup de l’émotion pure que l’on écrit les plus jolies choses.

PS : Ce livre m’avait inspiré cet article là sur les ruptures et ce que j’aurais aimé que mes exs me disent à ce moment là.

 

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Mange pas ça, tu vas attraper le cancer

Avant nous vivions dans le noir. Faiblement éclairés par quelques voix médiatiques, nous mangions des tas de merde sans savoir que ça nous tuait à petit feu. Imaginez, avant les Internet, on consommait de l’aspartame à gogo (à ce sujet, est-ce qu’on peut ENFIN se mettre d’accord sur la dangerosité du truc ou non ? Ca me fatigue un peu les études qui se contredisent tous les 3 matins. C’est pas que j’en consomme beaucoup mais ça finit par fatiguer, ce débat), du gluten, du lait, de la viande aux hormones et du poisson à la progestérone… Et bah du coup, on avait plein de cancers, sans savoir.

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Heureusement, l’interweb est arrivé, le flambeau de la vérité à la main et vient nous éclairer de sa sagesse. Tout ça, c’est dégueulasse pour toi. Si t’en manges, tu mourras du cancer. Alors que les baies de goji, elles t’en sauveront, magie* ! Ou d’autres produits, ça dépend qui est en train de te vendre ses pilules magiques. Car c’est bien là que je veux en venir : curieusement, ce sont toujours ceux qui vendent des compléments alimentaires “anti cancer” (déjà paie ta promesse de vente) qui voient des aliments cancérigènes partout. Coïncidence ? Je ne crois pas.

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Ainsi quand je furète sur mon Facebook (pas vu sur Twitter mais sans doute car je suis pas de personnes susceptibles de relayer ces conneries), je vois régulièrement des statuts de type “ah, je savais bien que le lait/l’aspatarme/le soja/le sel/le sucre/ta mère donnait le cancer, la preuve !” avec le lien vers un article de blog dont l’url contient bien entendu santé. OH MON DIEU ON VA TOUS MOURIR ! Non, non, respirons et examinons ça de plus près. Déjà, ne trouvez pas bizarre que l’immense majorité des articles concernent le cancer ? Ok, tout ça fait peur mais quand même… Donc nous avons à peu près 50% d’articles “tous les aliments de la terre filent le cancer” et 50% “mais y a des produits miracles et comme je suis sympa, je vous les vends, hopla !”. Juste un point avant de poursuivre : aucun aliment ne prévient ou, pire, ne guérit le cancer. Au mieux, vous avez des aliments bourrés d’antioxydants qui ne vous feront pas de mal mais ensuite… et encore, je dis ça, va bien y avoir une étude pour nous démontrer que ça file le cancer.

antioxydant

Car c’est là que le bât blesse furieusement : dans ces articles, il est toujours question d’études “des études ont démontré”. Oui ok mais je veux en savoir plus : quelles études ? Qui a conclu ça selon quel protocole ? Combien de personnes testées ? Sur combien de temps ? De 1, curieusement, on n’a jamais la référence de la moindre étude et de 2, il faut aussi se méfier du résultat des “études”, pas mal sont finalement soit bidons soit totalement réinterprétés pour coller au discours. Parce que finalement, le vice de ces articles, c’est de jouer avec deux ou trois chiffres, deux ou trois “études”, les tordre un peu puis saupoudrer tout ça de théorie du complot et voilà : vous allez regarder votre verre de lait avec angoisse et ne plus vacciner vos gosses parce que le vaccin, ça file l’autisme**. Oui, oui, les chiffres (lesquels ?) le prouvent, ya une corrélation entre vaccin contre la rougeole et autisme. Le fait qu’on soit mieux armés pour reconnaître plus tôt cette maladie n’a rien à voir, non non. Sinon autre statistique intéressante : grâce à cette folie anti vaccin qui-file-l-autisme, 288 Américains ont contracté la rougeole entre janvier et mai de cette année dont 90ù de non vaccinés, 1 malade sur 7 a fini à l’hôpital. Et je rappelle que la rougeole chez les jeunes enfants peut être fatale…

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Mais pourtant, ça fonctionne. Pourquoi ? Parce que ça fait appel à deux mécanismes simples : la peur (notamment sur son enfant) et le fait de se sentir éclairés : “nous vous révélons ce que les lobbies pharmaceutiques veulent taire à tout prix”. Alors réfléchissons un peu : les gouvernements, de droite, de gauche, du centre et d’où tu veux, tous se tairaient dans un immense complot mondial pour permettre aux labos de faire leur beurre. Okayyyy, donc si on cumule gouvernements et tous ceux des labos “qui savent”, ça me paraît faire beaucoup pour un seul complot mais bon… Ensuite, il me semble que, quand même, certains produits dangereux produits par ces mêmes labos ont été dénoncés et interdits à la vente à partir du moment où leur dangerosité a été démontrée. Par ailleurs, je ne vois pas bien l’intérêt des gouvernements de laisser perpétrer ce genre d’empoisonnement à grande échelle : ça leur coûtera toujours bien plus cher de soigner les gens que de taper sur les doigts des grands labos et interdire la vente de vaccins problématiques. Enfin, sur la question du lobby, il me semble que le lobby du tabac et celui de l’alcool sont également très puissants et représentent une manne financière importante, c’est pas pour autant qu’on n’a pas droit à notre petit lot de messages de prévention.

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Et si jamais tu as un doute, tu lis le blog du Pharmachien qui est trop super, il te parle des édulcorants, du gluten, du lait et des vaccins (plutôt deux fois qu’une). Etre attentif à ce que l’on consomme, c’est bien, mais croisez les sources avant d’affirmer sur votre Facebook que manger trop de salsifis file le cancer. Quoique, curieusement, on ne s’attaque qu’aux produits de très grande consommation, t’as vu ?

salsifis

*Note pour moi-même : faire un article sur la tendance “healthy” sur les réseaux sociaux

** L’autisme est une maladie génétique, il semble difficile de la refiler par vaccin. Les seules causes non génétiques envisagées (envisagées, même pas confirmées) sont toutes liées à la grossesse comme par exemple une trop forte absorption d’alcool par la mère

 

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Trip au coeur du Titanic et petite mousse

Contrairement à ce que peut laisser penser ce titre, nous allons parler musée.

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Pendant ma petite balade en Irlande, je n’ai pas fait un mais deux musées. Enfin, musées, ce sont plus des visites ludo-pédagogiques mais bon… Alors voici l’histoire folle de mes visites au Musée Titanic de Belfast puis à la fabrique Guinness de Dublin.

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Le musée Titanic

Si vous ne le saviez pas, le Titanic a été construit à Belfast et a démarré son funeste voyage de là donc forcément, la ville s’est dotée d’un musée très moderne expliquant non seulement la construction du géant des mers mais aussi toute l’histoire autour de la construction navale de Belfast, notamment avec la société Harland & Wolff et son côté patron paternaliste, tout ça, tout ça. L’histoire se construit petit à petit : d’abord la superbe de l’entreprise qui construit les bateaux, la White Star Line qui gère les voyages… Sortent de là l’Olympic, l’Oceanic ou le célèbre Titanic. On apprend en lisant que le Titanic n’est pas le premier naufrage notable, il y a eu l’Atlantic, disparu en 1873 mais aussi l’Olympic, le sister ship du Titanic. Quelques passagers clés nous sont également présentés.

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Une fois le contexte socio-culturel intégré, on grimpe via un ascenseur jusqu’à des nacelles qui nous font (très rapidement) voyager au coeur de la machinerie du Titanic, nous faisant passer à travers un safran reconstitué pour nous montrer à quel point il était immense. Puis on visite les cabines reconstituées, on nous explique la tonne de bouffe embarquée pour un tel voyage. Et on en vient au drame à grand renfort de vidéo (sans Céline Dion ni Leonardo di Caprio), les messages de détresse envoyés, les premiers articles de presse, revus et corrigés au fur et à mesure que les infos parvenaient à New York… Oui, déjà, à l’époque, on écrivait vite à défaut de bien et on relayait pas mal de conneries.

Ceci est un message SOS

Ceci est un message SOS

 

Puis on passe par la partie dédiée aux films sur la catastrophe (et là, on a droit à Céline, bien sûr, des fois qu’on aurait oublié…) et enfin la partie un peu scientifique sur les recherches en cours sur l’épave, des images sous marines, etc. Assez impressionnant. Au dehors nous attend le dernier bateau de la H&W encore en service, le Nomadic.

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Ce musée, assez ludique et pédagogique s’il en est, nous rappelle que si le Titanic fut le naufrage le plus connu, il était loin d’être le seul et nous fait un peu réfléchir sur le gigantisme des paquebots d’aujourd’hui (pas loin de 3500 passagers sur un Costa Croisières ou 5400 sur le plus gros paquebot du monde vs 2400 sur leTitanic). Evidemment, il reste compliqué de comparer l’incomparable (des bateaux à plus d’un siècle d’écart) mais quand même…

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La fabrique Guinness à Dublin

 

Aucun rapport. Dans la mesure où il nous était un peu compliqué de reprendre l’avion le dimanche soir, quitte à prendre notre lundi, autant profiter pour errer un peu dans Dublin. Et comme nous n’avions pas eu le temps la dernière fois de visiter les deux célèbres fabriques locales, on s’est dit qu’on allait se rattraper avec la fabrique Guinness. Avant de pousuivre, je rappelle que je déteste la bière. On débute par une mise en scène des ingrédients avec une bien jolie chute d’eau puis, au fur et à mesure des étages, on progresse dans la fabrication de la boisson. Ecrans pour nous expliquer le mélange, la fabrication d’un fût… Notre audioguide (gratuit) à l’oreille, on se balade à travers les 6 étages de l’installation. Passage vers le bar sensoriel, on renifle des vapeurs parfumées aux ingrédients de la Guinness. Ah oui, je déteste à peu près autant l’odeur que le goût de la bière en fait. Petit passage dégustation, je tente de me forcer parce qu’on ne sait jamais (j’ai goûté toues les bières prises par mes copines durant le week-end et même les plus douces m’ont faite grimacer mais j’ai une sorte d’étrange foi dans l’évolution de mes goûts)… et j’abandonne discretos mon mini gobelet dans un coin.

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Après la fabrication, on a droit à un étage consacré aux pubs Guinness puis un autre sur le côté hyper international, des fans à travers le monde, youpi. Des écrans interactifs nous permettent de partager notre visite sur les réseaux sociaux ou tester notre connaissance de l’alcool (pas fait car écrans super squattés). Clou de la visite : la Guinness Academy où vous apprenez à tirer votre propre Guinness et tu peux la boire après. J’ai donc passé mon tour et pris des photos d’Anaïs en train de s’appliquer (elle a réussi à tout bien faire).

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Fin de la visite, on monte au dernier étage pour admirer la vision panoramique sur Dublin avec quelques petites explications. Bref, même si j’aime pas la bière, j’ai trouvé la visite super intéressante et je suis repartie en prime avec un chouette sweat. Oui, je suis parfois victime de mon esprit touriste, que voulez-vous…

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dublin-panorama-guinnessFin du périple irlandais, je reprends l’avion, cafardeuse : c’était mon dernier voyage de l’année… pensai-je. Car début décembre, direction Lisbonne ! J’aime quand la vie me réserve quelques surprises.

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J’ai vu pour vous l’Exoconférence d’Alexandre Astier

Il y a un mois ou à peu près, Zeno et moi nous sommes rendues au Théâtre du Rond-Point pour assister à l’Exoconférence d’Alexandre Astier. Petit préambule : Astier ne semble ne pas faire l’unanimité, ce qui est plutôt sain, je ne suis moi-même pas une fan absolue même si j’ai pas mal de bons souvenirs de Kaamelott, j’y suis donc plus allée par curiosité qu’autre chose. Et la curiosité est toujours la meilleure raison pour découvrir quelque chose.

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Ca commence : écran géant qui commence à diffuser des images de synthèse avec Astier qui commente : voici le Big Bang, ça explose, l’univers existe… Lumière, l’acteur apparaît, boîte de popcorn en main et nous explique : c’est bien joli et impressionnant cette explosion mais il est fort probable qu’il n’y en ait pas eu, en fait… Et c’est parti pour 1h30 d’une histoire de l’univers vu par les hommes un peu revisitée. De l’Antiquité au Moyen Age avec un passage obligé par Ptolémée, Copernic puis Fermi et son fameux paradoxe sur l’existence ou non des Extraterrestres. Car voici où nous amène Astier : démonter l’histoire d’ET qui viendraient nous rendre visite et la possibilité de papoter avec une quelconque civilisation extraterrestre.

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Point récurrent du show : la critique assez piquante mais très drôle de la plaque de Pioneer qui semble pour lui la pire façon de communiquer avec une éventuelle civilisation extraterrestre qui ne comprendrait sans doute pas trop ce qu’on lui veut. Puis il détricote certains cas connus d’OVNIS passés par la Terre : Roswell (passé un peu vite), le faux crash d’un OVNI à Sverdlovsky en Russie, l’enlèvement du couple Betty et Barney Hill… La démonstration est assez convaincante en soi et drôle.

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Bref, l’Exoconférence est globalement un bon moment, je mettrais cependant deux bémols :

  • je n’ai pas toujours tout compris aux délires d’Astier. On sent un peu le gars qui a tripé tout seul dans son coin pendant l’écriture du spectacle et on se retrouve avec des passages un peu étranges, notamment quand, après avoir philosophé sur l’univers en citant du Saint-Augustin, hop, y a son groupe qui débarque et c’est parti pour un boeuf avant de nous diffuser une scène façon 3D où Astier nous explique qu’il est physiquement impossible de communiquer avec d’autres civilisations extraterrestres au regard des lois de l’univers et de la physique tout en se mettant en scène dans un OVNI. Heu… wokéééé…
  • le côté un peu lapidaire et condescendant d’Astier. Ok, ça fait partie de son personnage mais le côté “c’est comme ça et c’est pas autrement » sur quelques affirmations sur lesquelles il passe sans s’attarder, ça me fait lever un sourcil… Un exemple qui m’a un peu marquée pour mieux expliquer mon propos : Astier évoque quelques fois les adeptes du complot affirmant que l’homme n’est jamais allé sur la Lune. On se fout bien de leur gueule puis il balance “si, on y est allés, voilà !”. Même si je suis pas convaincue de l’existence de ce complot , je pense que 2 ou 3 arguments comme sur d’autres points évoqués. Bref, il affirme tout en sous entendant bien qu’il faut être con pour y croire. Je ne suis pas sûre qu’il faille être “con” pour être séduit par une théorie du complot, celles-ci étant construites en général de façon à être crédibles, justement. Savoir démontrer un fait, c’est éventuellement plus efficace que l’affirmer… Mais je m’égare.

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Bref, j’ai apprécié l’Exoconférence même si j’ai pas adoré, je suis sortie un peu mitigé au vu des deux bémols cités juste au dessus. Je ne regrette néanmoins pas d’y être allée car j’ai appris deux ou trois petits trucs au passage. Par exemple, saviez-vous que l’univers aurait un goût de framboise ?* En effet, il est composé en grande partie de formiate d’éthyle que l’on retrouve en grande quantité dans les framboises. Voilà, moi, je savais pas et je pourrai faire ma crâneuse dans les dîners en ville.

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* Et une odeur de rhum selon cet article. Il semble donc que le paradis existe et que c’est l’univers. Cohérent.

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