Les antagonistes flamboyants

Je me demande toujours ce qui fait une bonne oeuvre de fiction : le héros ou l’héroïne ou son/sa antagoniste ? Sans doute un mélange des deux mais regardez comme certaines oeuvres ont traversé le temps grâce à leur méchant. Genre Star Wars qui nous évoque Dark Vador bien avant les Han Solo, Luke ou Leïa. Je pourrais vous en citer d’autres mais cet article n’est pas une rétrospective, c’est une réflexion sur les antagonistes.

Dark Vador, quand les antagonistes prennent toute la place

Quel serait le charisme d’un héros sans un grandiose antagoniste, ce méchant qui incarne le mal à la perfection. Batman serait-il Batman sans le Joker, Superman sans Lex Luthor (pas le Lex de Jesse Eisenberg par contre), Luke sans Dark Vador (doublement rien, pour le coup)… Le rival doit être puissant pour qu’on ait peur pour le héros, qu’on puisse croire qu’il y ait un risque de défaite, voire de décès. C’est même souvent une critique qu’on peut faire à certaines oeuvres : si le héros est trop fort vs un ennemi un peu nul, ça n’a aucun intérêt. C’était LA raison pour laquelle j’avais laissé tomber Pilgrim ou la raison aussi pour laquelle j’ai arrêté les Dan Brown, avec son héros qui est en perpétuel danger de mort mais s’en sortira toujours, parfois de façon malhonnête d’ailleurs (dans le Symbole perdu, pourquoi le méchant qui bute tout le monde de façon totalement gratuite ne tue pas le héros quand il en a l’occasion ? Ca m’a propulsée violemment hors du bouquin). Bref, si je trouve qu’un héros trop puissant est agaçant (y a Darwin Minor aussi), un antagoniste trop flamboyant peut être problématique car on va l’exploiter au-delà du raisonnable.

Negan, l'antagoniste ultime de The walking dead

Pour le coup, Negan est un méchant intéressant car derrière sa cruauté se cache une rigidité morale… alors certes assez alternative mais il a un code de conduite et s’y tient.

Je trouve ce cas particulièrement dans les oeuvres filmiques (cinéma et séries). Pour être précise, cet article m’a été inspiré par la saison 1 de American Horror story… et plus précisément le personnage de Jessica Lange. Je reparlerai peut-être de cette série mais en gros, en regardant, j’avais l’impression que les scénaristes n’ont pas su quoi faire du personnage incarné par l’actrice et lui ont écrit bien plus de scènes que nécessaire… rendant son personnage absolument insupportable. Un peu comme Viola Davis dans Murder, je ressens tellement le côté “ohlala, on a chopé une grande actrice, faut en abuser !”. Je reviendrai sur Murder une autre fois parce que c’est pas le sujet aujourd’hui. Et j’ai trouvé que le personnage de Jessica Lange, Constance, était too much. Too much dans le sens “on la voit beaucoup trop par rapport à ce que l’on sait de ses motivations et on s’en fout, du coup”.

Jessica Lange dans American Horror Story

Non parce qu’un bon méchant, c’est pas juste un personnage incarné par un.e interprète charismatique, il faut aussi qu’il ait un peu de profondeur. Personne n’est juste méchant, le Mal doit être motivé. C’est là, d’ailleurs, le grand échec de la trilogie 1.2.3 de Star Wars : l’histoire d’Anakin est pétée. On nous donne des éléments pour nous expliquer la transformation d’Anakin : la colère à la mort de sa mère (ok, ça passe), sa peur panique de perdre la femme qu’il aime (moui… même si je n’ai jamais compris ce qu’Amidala foutait dans cette relation vu que le jeune homme est très problématique et qu’elle le sait) et du coup… il choisit le camp du mal qui est censé protéger sa compagne ? Au.cun sens. Non, vraiment Anakin/Dark Vador fonctionnait mieux en général cruel marchant au pas. Dans American Horror Story, c’est exactement pareil : on sait pourquoi Constance tourne autour de la maison et ses liens avec d’autres personnages mais… on s’en fout. Elle fait quelques liens avec deux ou trois personnages mais après… Mais surtout, elle prend toute la place. Elle devient le personnage principal alors qu’elle n’a pas vraiment de but dans cette histoire, elle est juste une présence un peu bizarre…

Jessica Lange dans American Horror Story

Alors pourquoi pas, hein, faire du méchant de l’histoire le vrai personnage clé de l’histoire. Dans les années 80, l’antagoniste était souvent l’élément central de l’histoire, il donnait même son titre au film : Terminator, Alien, Predator, on a eu Dracula plus tard (alors je parle plus du film que du livre car dans le livre, il n’a pas de réelle motivation contrairement au film… et si vous n’avez pas vu le film, le fossoyeur de films a une petite vidéo intéressante pour vous… même si vous l’avez vu, en fait) et sans doute plein d’autres exemples mais n’oublions pas que ma culture ciné reste limitée. Cependant pour qu’on puisse rentrer dans le récit, il faut que les motivations de l’antagoniste soient claires, qu’on puisse s’intéresser à son sort. Et parfois (souvent), j’ai l’impression qu’on se contente de donner quelques super pouvoirs au méchant et on se dit que ça suffira d’en faire un personnage qui fait réagir… un peu comme le méchant de Avatar, ça en devenait grotesque à la fin tellement il était surpuissant… Ca aurait drôle au 2nd degré mais ça n’en était pas… Alors oui, c’est sûr, on flippe un peu pour les héros vu que l’autre a l’air un peu immortel mais c’est de la triche.

Le méchant archétypal dans Avatar

Hin hin, je suis méchant !

Bref, je crois que le sujet du méchant mériterait une petite série d’articles… ou pas ! Je verrai.  

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Ecrire futile : le défi

Ce que je peux être sérieuse, des fois, dramatique à outrance… peut-être un peu trop prétentieuse, sans doute. C’est que l’écriture, c’est du sérieux, on n’écrit pas gratuitement… et on ne lit pas gratuitement non plus. Je veux dire, je n’ai qu’une soixante-dizaine d’années de lecture dans ma vie, je vais pas gâcher ce temps en me vautrant dans les romans à l’eau de rose, la chick lit et autres Harlequin like car ça m’apporte quoi en fait ? Réponse : du divertissement et c’est pas si mal en un sens. Et puisqu’on parle de lecture légère, si je tentais d’écrire futile ?

Ecriture à la plume, écrire futile

J’écris beaucoup. Depuis que je m’y suis remise, j’essaie de détourner chaque moment d’attente ou d’ennui en écriture. Une réunion qui ne sert à rien : j’écris. Dans les transports ? J’écris. Le soir sur mon canap’ ? J’écris… ou je regarde des gens faire des trucs chelous avec du slime, pardon. J’écris, j’écris. En un an, j’ai écrit 210 pages de romans divers et variés et je trouve ça peu par rapport à mes ambitions (j’avais prévu d’écrire une page par jour et par roman, j’en ai 4 en cours donc je devrais en être à 1460…) mais ça donne une idée du volume. Dans chacun de mes écrits, je veux dénoncer notre société et tout ce que j’en exècre. Tout ça pour garder ma prose dans un tiroir mais c’est un autre sujet.

Manuscrit Marcel Pagnol

Ceci est la belle écriture de Marcel Pagnol

Pourquoi être toujours si sérieuse ? Peut-être avant tout parce que j’écris ce que j’ai envie de lire avant tout. Enfin une partie de ce que j’aime lire (les dystopies pour l’essentiel) car j’aime tout autant les (bons) polars ou les “parcours de vie” légèrement historialisés (Elena Ferrante, Victoria Hislop ou même Elsa Morante) ou encore les “drames bourgeois” ou histoires de moeurs à la Moravia ou Nabokov (enfin, Lolita, pas Ada ou l’ardeur). Je suis certes en train d’écrire un polar mais un truc sans prétention mais les récits de vie ou drames bourgeois, j’y arrive pas. J’ai essayé, je dis pas, mais c’est l’ennui. Et les trucs futiles, dans lesquels je range essentiellement la chick lit ou les romances… j’en ai lu. Surtout de la chick lit et tout n’était pas à jeter (et je vous glisse la vidéo de Ginger sur le diable s’habille en Prada, y a un petit laïus sur la chick lit qui me fait un peu réfléchir, même si j’adhère pas à tout. Je reviendrai dessus). Parfait pour la plage, les vacances…

Chick lit

Et si j’essayais d’en écrire ? Il y a le projet Audrey, oui, je le ressors parfois des cartons, j’écris parfois une page de ci, de là… Et je ré abandonne. Je ne désespère pas de m’y coller sérieusement un jour pour en faire un blog à part entière qui reprendrait le concept initial des vingtenaires et peut-être que j’arriverais en faire quelque chose. Après tout, ça fait du bien d’écrire de la futilité aussi. Et y a un autre projet aussi, qui trotte de loin en loin dans ma tête, surtout quand je mate Dynasty : écrire un soap. J’en avais écrit un quand j’avais 17 ou 18 ans, je m’étais éclatée… Et si je relançais cette histoire pour en faire un blog ? Après tout, plus j’écris, plus j’affûte mon style, plus j’agrandis mes chances de pouvoir me constituer un petit pécule grâce à l’écriture (et diminuer mon temps de travail, je rêve tant d’un 3/5e).

Fallon dans Dynasty et Liam

On a souvent une vision un peu noble de la “littérature”, très méprisante, même. On s’est tous moqués des Guillaume Musso et co (moi la première, hein) sauf que je me dis qu’à choisir, je préfère encore qu’une personne lise Musso plutôt qu’elle ne lise pas du tout (la lecture est, de mon point de vue, la meilleure activité pré assoupissement… bon avec le sexe ou la masturbation mais c’est pas le sujet). Ou que la personne lise des romans toxiques de type After et autres romances adultes où on t’apprend qu’être victime d’un pervers narcissique ou équivalent, c’est ça l’amour. J’ai cette image de lectrice très intello jusqu’au coeur de ma famille où ma mère me dit régulièrement qu’elle n’a pas de lectures aussi évoluées que les miennes (alors que je lui pique l’essentiel de sa bibliothèque)… je crois qu’un jour, je me suis suppliciée sur le canapé familial avec Ulysse, ça doit venir de là.  Bref, il est peut-être temps de quitter ce côté intello de la littérature pour s’offrir quelques livres légers. Après tout, ça ne m’a pas nui la dernière fois avec Gavalda. Et il est temps que je me mette à écrire futile, écrire des historiettes qui n’ont d’autre but… que de raconter des histoires. Après tout, moi qui ai une imagination débordante et adore voir des romances partout (souvent à tort, en fait, mais on s’en fout)… suffit juste de coucher ça sur papier.

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Un dernier tour de piste à Cuba

Le 16 mars – Dernier jour à la Havane et à Cuba. Je suis un peu partagée. D’un côté, je n’ai pas envie de rentrer, profiter encore du soleil, de ce pays qui ne m’a pas tout montré et surtout, je ne veux pas retourner au travail, retrouver trop vite ma grande fatigue. De l’autre, Victor me manque et la vie en collectivité me lasse, surtout qu’il y a pas mal d’animosités dans le groupe. Après un petit déjeuner vite expédié et une balade dans les escaliers parce qu’un seul ascenseur de 6 à 10 personnes (selon les valises présentes et la non volonté de se serrer) et que finalement, t’as plus vite fait de monter les six étages à pied que d’attendre ledit ascenseur vu qu’arrivées à notre destination, l’appareil n’avait toujours pas atteint le rez-de-chaussée.

Eglise Orthodoxe de la Havane, Cuba Lever de soleil sur le Capitole de la Havane Lever de soleil sur la Havane

8h30 (enfin…), on part  l’usine de rhum. La visite est assez brève et nous n’avons pas le droit de visiter la vraie fabrique, le savoir-faire cubain doit rester secret… oh bah non, moi qui voulais me fabriquer une petite distillerie maison… Ca reste sympa comme visite, surtout la partie avec la maquette de train (passion diorama forever) et le bar. Avec une petite dégustation. Alors autant j’aime le rhum, autant une petite dégustation dès 9h30, mon corps dit stop… Déjà que ma trachée commence à brûler, un peu comme quand j’étais partie en Martinique… Du coup, en Guadeloupe, j’ai vraiment peu picolé…

Caisse enregistreuse à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Dégustation au bar de la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Visite de la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Diorama à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Diorama à la distillerie Havana Club à la Havane, Cuba Distillerie Havana Club à la Havane, Cuba

C’est parti pour deux heures de temps libre. Comme je n’ai pas du tout compris où était le rendez-vous du midi, je suis un peu désespérément le couple dans le marché voisin qui propose à peu près les mêmes choses que les marchés de Trinidad et Cienfuegos. On va ensuite se perdre dans la Havane avec d’autres dont la fille que je soupçonne de ne pas m’aimer et qui semble avoir décidé que je n’existais pas. On croise la rue Obispo avec le fameux hôtel Hemingway et je repère le trajet à partir de là. Vingt bonnes minutes de marche… Comme après le déjeuner, on a environ une heure pour profiter encore de la Havane, je renonce à mon trip “écrire au même endroit que Hemingway”. Alors que j’envisage de me poster une heure dans un parc pour souffler un peu avec ma coloc (j’ai laissé partir mon groupe habituel, j’en avais un peu marre de me sentir pas appréciée par une personne qui était plutôt sympa au départ sans que je comprenne ce que j’avais pu dire ou faire… et peut-être que le pourquoi n’a pas de réponse, au fond, juste une question de tête qui revient pas). Mais l’autre couple nous propose un tour en taxi, dans l’une des fameuses vieilles voitures américaine. Allez, après tout…

Chaton de la Havane, Cuba Street art à la Havane, Cuba Architecture cubaine à la Havane Vieille carcasse dans les rues de la Havane, Cuba Art nouveau dans les rues de la Havane à Cuba perspective dans les rues de la Havane Architecture cubaine à la Havane Un pousse-pousse à la mode cubaine Bus dans les rues de la Havane, Cuba

Et j’ai bien fait d’accepter, en fait. La balade fut très sympa, on s’est rendus sur la rive d’en face qui me faisait de l’oeil depuis notre arrivée. Nous avons pu voir le Jésus géant, la maison où le Che dormait parfois, la zone des fameux missiles de Cuba et des bouts de l’épave de l’avion U2 américain décanillé qui a failli déclencher la guerre. Puis on termine par le fort et…mais…oui, ça sent l’iode. Enfin ! Je m’en emplis les narines. Cette odeur là, elle me rend tellement heureuse. Retour au point de départ, on a juste le temps de prendre un dernier verre, une piña colada 4 étoiles et on file vers l’aéroport. On traîne au duty free pour faire le plein de rhum (alors qu’on n’a pas fini la réserve de la Guadeloupe), un petit magnet pour ma soeur et on se rend devant la porte d’embarquement “dernier appel pour Paris !”. Mais y a jamais eu le premier ! On s’installe dans l’appareil, toujours pas d’écran individuel, quelqu’un a cassé sa prise jack dans ma prise audio donc je suis punie de film. Bon, les films français sont sous-titrés en anglais et je les ai déjà vus à l’aller… Par contre, curieusement, le film anglais ne l’est pas. Du coup, j’ai rien compris à l’intrigue de Kingsman 2 (je ne regardais pas vraiment mais vu que j’avais été réveillée par des turbulences et que ce film passait, je matais en attendant que je puisse me rendormir, peinarde).

Panorama sur la Havane du haut du fort, Cuba Phare du fort de la Havane, Cuba Canons du fort de la Havane, Cuba Raffinerie de la Havane, Cuba La Maison du Che à la Havane, Cuba Vue sur la Havane, Cuba Vue sur la Havane, Cuba Les missiles de Cuba Les missiles de Cuba Le Jésus de la Havane, Cuba

Paris, enfin. L’hôtesse annonce une température au sol de zéro, annonce suivie d’un “oooooh !”. Bus pour rejoindre le terminal, douane, bagages. Je récupère mon sac et alors que je veux dire au revoir, je constate que tout le monde s’est barré à part coloc et une autre fille qui étaient à côté de moi dans la zone bagages. Fin amère. Heureusement, le taxi est sympa, il me prévient qu’il risque de neiger, je rigole.

Retour à la maison, doux câlins, papotages, café et douche avec mon Victor. Il file à 11h chez le kiné, je pars me coucher. 14h30, je me réveille : il neige. Etrange retour.

La neige à Paris

Ok, je triche un peu, ça, c’était durant l’épisode neigeux avant mon départ…

C’était cool. Vraiment, j’ai aimé Cuba et je n’ai qu’une envie : y retourner avec Victor. La nourriture était sympa (je vais intégrer les haricots noirs, la courge et surtout le manioc dans notre alimentation), les alcools parfaits, l’ambiance douce. J’ai tellement aimé les musiciens partout qui te rendent n’importe quel titre festif. Depuis mon retour, je désespère de trouver une version “cuban orchestra” de Baïlando d’Enrique Iglesias que je trouve chiante dans sa version originale. Les plongées étaient belles aussi et les paysages… j’ai un peu regretté de ne pas avoir eu plus de temps pour moi, pour écrire notamment mais ce n’est pas si grave. Par contre, le groupe était un peu décevant. Il y avait de vraies scissions et la fin m’a pas mal déçue. C’est un peu la loterie tout ça, j’ai eu de très bons groupes (Philippines, Thaïlande, Maldives même si c’était pas l’UCPA), d’autres moins (le Levant, la Corse), j’ai l’impression que le nombre joue beaucoup : dès qu’on dépasse la quinzaine, des clans se forment. Après, j’étais partie en mode un peu solitaire, ce ne le fut pas tant que ça, finalement.

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Haute toxicité

Parfois, je me demande ce qui transparaît à travers mes non dits sur ce blog. Peut-être que les plus attentifs d’entre vous auront saisi qu’en ce moment, j’avais comme un caillou dans ma chaussure. En fait, en guise de caillou, c’est carrément du poison à haute toxicité qui pourrit ma vie actuellement. Et pour la première fois de ma vie ou à peu près, j’ai décidé d’arrêter de subir. Et pour ceux qui ne comprendraient pas de quoi je parle, parlons travail.

Burnout

Aloooooors. Je vais vous la faire courte cette fois-ci mais je pense vraiment faire une série d’articles façon journal d’une démissionnaire mais en axant ça autour de la toxicité professionnelle justement. Fin 2017, en rentrant du Japon, je décide de changer d’emploi car je récupère une nouvelle N+1, ex meuf de mon équipe avec qui nous avions d’excellents rapports et qui va peu à peu me la jouer à l’envers, masquant son incompétence par une répression délirante… J’ai eu droit à une convocation chez la RH pour une histoire de mail où je n’ai pas répondu à temps… pour un client annoncé perdu quand j’ai commencé à taffer dessus et qui a finalement resigné. Voilà, voilà. Et encore, j’étais pas celle qui prenait le plus cher, ma collègue chouchoute a été arrêtée quasi trois mois, rongée par son burnout… Donc il était temps que je mette les voiles. Avril 2018, je signe un nouveau contrat et j’arrive à arracher 1 semaine d’intercontrat car ma grosse connasse de N+1 a tout fait pour que mon départ se passe mal (elle a “omis” de prévenir les RH que je partais plus tôt que la fin de mon préavis et donc, je suis partie sans mes papiers, reçus quelques jours plus tard. Elle s’en est excusée cependant… auprès de ma collègue burnoutée qui a démissionné juste après moi. Sinon, elle avait également refusé de s’occuper de la cagnotte pour mon pot de départ et a carrément oublié ledit pot de départ. Une personne charmante, donc).

Gérer un manager toxique

Je quitte donc un environnement toxique, soulagée, libérée, délivrée… et pas de bol, j’ai trouvé pire. Pire mais différent puisque d’une N+1 perfide, je suis tombé sur un N+1… fou, je crois. Je refais courte mais j’ai été embauchée pour être consultante social media (mon taf de base), on m’a annoncé à mon arrivée que je serai désormais consultante webmarketing (en gros, traffic manager avec une appétence pour les stratégies d’acquisition et faudrait que je devienne une experte du marketing automation). Quand on m’a annoncé ça, j’étais… ivre de joie. Pour de vrai. Je voulais changer de branche, voici l’occasion qui me tombe du ciel, c’est tellement incroyable ! Sauf que mon boss est un tyran qui me parle très mal, m’engueule au bout de 15 jours car ma recommandation d’accompagnement paid est mal branlée (oui, bonjour, j’ai pas fait de paid depuis 4 ans, une éternité sur les réseaux sociaux). Ca fait 4 mois que je m’en prends plein la gueule car il refuse de comprendre qu’on ne devient pas expert en deux jours, que je n’ai pas le temps de me former correctement vu que j’ai des tâches à réaliser (et que s’il veut que je prenne le temps de me former, autant m’en payer une de formation… J’ai accepté de changer de métier, un petit coup de pouce ne serait pas de refus). Jusqu’à ce jeudi il y a quinze jours et son “mais c’est complètement débile ce que tu as fait” et qu’il insiste jusqu’à ce que je craque “bah oui, c’est débile, qu’est-ce que tu veux que je te dise ?”. Et la prise de conscience : ce mec ne sera jamais satisfait de mon travail. Je prépare un excel pour des reportings hebdos ? “Un torchon”. Ah ben oui, j’ai pas mis le logo de la boîte et j’ai laissé le quadrillage (je déteste les excels sans quadrillage, j’avoue). Tout ce que je fais est mauvais, “débile”, “pas pro”, “comment je peux avoir confiance en toi alors que t’as pas testé la campagne sur mobile” (oui, ça buggait, j’ai dépensé 40 euros pour rien, veuillez me punir), “tous tes chiffres sont faux (non, juste 3 dans un excel d’une dizaine d’onglets), “tu es experte des réseaux sociaux et tu ne proposes même pas de campagnes en retargeting, je suis déçu” (je suis spécialiste des réseaux sociaux sur la partie éditoriale, pas paid, une nouvelle fois). Tout n’est que citation, hein. Quand il m’appelle (il n’est présent que 2 jours par semaine, il est dans d’autres bureaux le reste du temps), j’ai de l’acide dans le bide, on se gueule dessus une semaine sur deux.

Environnement de travail à haute toxicité

J’ai essayé. Vraiment. Parce que je voulais prendre ce virage qui s’offrait à moi. Mais le mec m’a garni la route de minuscules cailloux, le dérapage était inévitable. En me vendant à tous, y compris en interne, comme une experte d’un métier que je ne connaissais que vaguement (j’ai une relativement bonne culture digitale mais de là à exécuter avec brio, hein…), parce qu’il refuse de relire mon CV et voir que je n’ai pas les compétences qu’il est persuadé que j’ai, parce qu’il me rabaisse en permanence en m’expliquant que tout le monde me trouve nulle et d’ailleurs, c’est bien vrai que je le suis, la preuve, liste de tous mes manquements depuis que je suis là (une liste à 4 ou 5 points dont certains sont là parce qu’il lit pas ses mails et croira toujours une personne qui me crachera à la gueule que moi alors qu’il est en copie du mail qui démontrait que j’avais bien fait mon taf), parce que la fille que j’ai remplacée n’a pas tenu plus de 6 mois. Et que je ne battrai pas son record.

Démissionner pour échapper à un environnement à haute toxicité

Je me suis trompée en prenant ce poste. Le mec avait été brieffé par la RH pour arrêter d’engueuler les candidats en entretien, il fut charmant avec moi. Je vous jure, j’attendais ce taf en expliquant à mes futurs ex collègues “ohlala, ils ont l’air tellement bienveillants”. Quelle arnaque, bordel. Ils ont prolongé ma période d’essai, j’en suis ravie… parce que ça me laisse trois mois pour partir de là sans trop de perte… par contre, pour le fracas, je ne vais vraiment pas garantir car je crois que je vais pas trop me priver.

Démissionner pour échapper à un environnement à haute toxicité

Bref, CV mis à jour, on candidate, on est partis !

PS : Article écrit y a 15 jours, je crois, il s’en est passé de choses depuis. Mon livre noir du travail s’annonce velu.

 

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La vie en mieux d’Anna Gavalda

J’ai une relation compliquée avec Anna Gavalda. J’avais apprécié quelques nouvelles de J’aimerais que quelqu’un m’attende quelque part (et je lui reconnais immédiatement un talent que je n’ai pas : trouver des titres qui donnent envie de lire le livre), j’avais bien aimé Je l’aimais… et j’ai absolument détesté la Consolante que je n’ai même pas fini alors qu’il me restait une dizaine de pages mais je ne pouvais vraiment plus. Bref, quand ma mère m’a remonté La vie en mieux, j’ai un peu plissé le nez mais ma mère (qui a détesté la Consolante autant que moi) me l’assura “non mais tu vas voir, il est pas mal”.

La vie en mieux d'Anna Gavalda

Alors j’ai un peu fouillé sur le web et il s’avère qu’il existe deux versions : une avec deux nouvelles (Mathilde et Yann) et une avec trois nouvelles (Billie, Mathilde et Yann), je n’ai que la première mais ce n’est pas très important. Ce sont deux nouvelles (trois dans la version augmentée) de gens qui font une rencontre, pas forcément amoureuse, presque anodine, et qui suivent un chemin de réflexion les poussant à changer de vie, à tenter l’aventure. Bon, ce que je viens de vous expliquer n’a pas vraiment de sens, en vérité. C’est compliqué à résumer mais on est finalement dans un cheminement proche de La consolante : un événement quelconque déclenche des décisions radicales… et pas toujours logiques.

Tout plaquer et élever des licornes

(si ce mug vous plaît, l’image est liée au site)

Bon, est-ce que j’ai aimé ce court livre. Je doute. Oui et non. Parlons du non comme ça, c’est fait. D’abord, j’ai du mal avec le style de Gavalda. Pour quelques phrases particulièrement bien troussées (cf mon article de lundi dernier où je la cite), d’autres sont trop… ampoulées. Surtout dans la partie Yann où un personnage tonitruant donne à cette partie un style un peu trop pompeux à mon goût.  Surtout que Gavalda abuse des accumulations… ce que je fais moi-même, sans doute trop souvent. Mais là, j’ai la sensation que l’effet de style est fait pour faire preuve d’un vocabulaire riche, parfois un peu suranné et… ben bof, j’adhère pas. Mais surtout, le “non”, c’est que je trouve les personnages irrationnels. Alors oui, l’humain est irrationnel par définition, je ne dis pas. Cf le dernier petit aparté du Fossoyeur sur Batman vs Superman avec le rebondissement idiot du “Martha” qui propose une analyse assez intéressante. Mais quand même… Mathilde, par exemple, c’est la meuf que je ne comprends juste pas et le final me paraît à la limite de la malhonnêteté.

Mais y a du oui. En fait, ce livre est peut-être tombé à pic dans ma vie, je sais pas. Gavalda a donc souvent ce thème de personnes peu satisfaites de leur quotidien jusqu’au micro événement qui leur fait tout balayer. Et c’est un thème qui me parle. J’avais bien aimé “Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une” même si y avait un côté un peu trop rose bonbon et je vous en parlerai le jour où j’aurai enfin lancé mon blog bien-être que je promets depuis près de 6 mois. Quelque part, je les envie ces gens qui peuvent tout plaquer sur un coup de tête, tenter l’aventure, qui ont bonheur et félicité au bout du chemin. Même si l’arc de Mathilde est assez pété et que je trouve cette jeune fille assez peu aimable. Mais je trouve agréable de lire un livre où des personnages disent merde à cette vie moyenne qui est la leur, ce quotidien sans surprise et sans attentes… Et ils le font sans forcément faire quelque chose d’absolument dingue, ça se résume finalement à fourrer un sac avec quelques affaires et prendre un train. Et ça fait un peu du bien. Ca se lit vite (moins d’une semaine pour moi sachant que je lis en moyenne 20 mn par jour), ça passe le temps.

Sac à dos idéal pour tout plaquer

Et ça me réconcilie avec l’idée d’écrire des petites historiettes. Quand je me lance dans l’écriture d’un récit, je me demande toujours “à quoi bon ?”. Si j’écris toujours les mêmes dystopies (Augura et Technopolis sont peu ou prou la même ville, variation sur une même histoire, finalement… et j’ai en germe une autre histoire avec une ville futuriste, aussi, mais pour le reste, on va violemment varier), c’est sans doute que j’ai une certaine obsession pour le fascisme et les moyens de lutte (en très gros). J’essaie de hurler à travers mes lignes les dangers qui se dressent devant nous… même si mes romans ne sont lus par personne, in fine… Mais mon blog déjà un peu plus. Mais finalement, ne peut-on pas juste écrire pour raconter une histoire ? Voire une historiette ? Un récit qui ne sert qu’à divertir et que le lecteur déguste sur sa serviette de plage, telle une glace straciatella, par exemple ?

Glace Straciatella

En voilà de la matière à réflexion. Et rien que pour ça, je suis obligée de mettre 4 étoiles (sur 5) à ce petit livre.

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A la découverte de la Havane

Le 15 mars. Départ pour la Havane. J’appréhende un peu, j’ai une image très étouffante de la capitale cubaine. Deux fois 2h de toute avec une pause sur une aire d’autoroute avec un décor tout en fer à cheval. Littéralement. lls réutilisent des fers à cheval pour pouvoir faire des lustres ou de fausses fleurs. C’est original. J’ai une sensation un peu bizarre pendant le dej, j’ai l’impression que la fille qu’on avait laissé avec le danseur la veille ne m’aime pas… Peut-être le fruit de mon imagination.

Sur la route de la Havane

Arrivés à la Havane, on fait un premier tour rapide en bus. D’abord la Place de la Révolution qui est super vilaine. Etant partie à l’arrache, je n’avais absolument rien préparé et donc rien regardé et j’avais une image un peu romantique de cette place… Pas cette dalle d’asphalte entourée d’immeubles quelconques avec la face du Che et de Khomeini… Ah non, pardon, Camilo Cienfuegos. Oui, sur le coup, j’ai vraiment cru que c’était Khomeini et je comprenais pas du tout… Bon par contre, j’aime bien le monument de révolution, bien massif comme j’aime avec des bonnets phrygiens sur les poteaux pour rappeler la révolution française.

Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Che Guevara Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Monument de la révolution Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Monument de la révolution Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Camillo Cienfuegos Une usine en arrivant à la Havane, Cuba

On remonte dans le bus et on s’arrête au Capitole, construit par les Américains durant la recolonisation, une réplique de celui de Washington. De là, on trace à travers la Havane pour s’arrêter sur quatre places : celle de la Cathédrale, celle de François d’Assise, celle avec les lattes en bois et celle avec la statue au milieu. La Havane est une ville vraiment agréable dans son ensemble. L’Atlantique apporte une double brise, les rues sont plutôt larges, les couleurs vives et même les immeubles en ruine apportent un certain cachet. Mais ça pue. Le pétrole. Au départ, je pensais qu’il s’agissait de vieilles Américaines (les voitures, hein…) mais il y a une énorme raffinerie avec cette flamme perpétuelle qui va me fasciner pendant deux jours.

Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba La cathédrale de Cuba Le capitole de Cuba Le théâtre national de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba La voyance dans la rue à la Havane Dans les rues de la Havane, Cuba

 

Après ce très rapide tour, on va se poser dans un bar en terrasse au sommet d’un hôtel qui hurle le nom d’Hemingway… non mais littéralement. Il y a des photos de lui partout, une vieille machine à écrire… Cet hôtel est élégant, j’aime particulièrement l’ascenseur avec groom. Le cocktail est moyen et plus cher que n’importe où ailleurs (3 CUC absolument partout où nous nous sommes rendus et là, c’était 4,40. Prix à la con, on a très peu ramassé de petites pièces, en plus). En repartant, je demande au directeur du centre UCPA si c’était vraiment l’hôtel d’Hemingway, ce qu’il me confirme. Ok, il me vient comme une envie d’y retourner le lendemain pour me faire un trip “écrire dans l’hôtel d’Hemingway”. C’est hyper prétentieux comme démarche, je sais, mais quand même…

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Retour à l’hôtel et, après tractations et micmacs sans intérêt pour la composition des chambres, on récupère enfin la nôtre avec ma coloc habituelle et une autre fille un peu en marge du groupe mais assez cool. Enfin, on récupère les affaires de la fille en question car elle est encore en vadrouille à la Havane. Arrivée dans la chambre, je me précipite aux fenêtres : à ma gauche, la piscine de l’hôtel avec la Havane en fond et la flamme de la raffinerie. A ma droite, le front de mer avec, en fond, un hôtel présent sur toutes les cartes postales, sans que je sache trop pourquoi. Une petite douche glacée car il n’y avait pas d’eau chaude puis go au resto. Le plan de la soirée est le suivant : on peut aller au restaurant puis au dancing en reprenant le bus ou direct hôtel ou se balader dans la Havane. Je choisis cette dernière option car il faudrait revenir du dancing en taxi et grosse galère, pas envie.

La Havane, raffinerie Cuba Dans les rues de la Havane à Cuba

Raffinerie de la Havane au couchant Front de mer de la Havane au couchant Piscine de la Havane au couchant

Le dîner est sympa et à la sortie du resto, le directeur du centre UCPA nous propose de le suivre dans un endroit sympa mais y aura pas de la place pour tout le monde… On finit par se débarrasser des grumeaux et nous voici dans un très bel hôtel, l’Ingleterra, avec un rooftop offrant une belle vue sur la Havane. On constate d’ailleurs que la terrasse sur le toit semble être un grand classique. L’ambiance est sympa, le daïquiri décevant. Avec une de mes camarades, on observe un quatuor pour essayer de deviner comment va se terminer la soirée. Nos paris : la Blonde est ultra chaude pour serrer le Cubain qui la fait valser, sa copine, non. C’est amusant à observer, j’ai repéré quelques petites passes de flirt que je replacerai peut-être dans une histoire. On observe aussi deux femmes qui dansent ensemble en se filmant… puis prennent leur caméra pour aller filmer le groupe… en leur collant leur appareil littéralement sous le nez. Gênant.La Havane - Hotel Ingleterra La Havane - Hotel Ingleterra

On rentre à l’hôtel à pied, c’est agréable. Je sombre rapidement malgré la mollesse du lit. Je me réveille au coeur de la nuit, l’odeur de pétrole est partout alors que les fenêtres sont fermées.

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Je ne sais pas écrire d’histoires d’amour

J’avais pensé commencer à écrire cet article en vous expliquant que je n’aimais pas tellement les histoires d’amour. J’insiste sur le mot “histoire”, c’est pas l’amour qui me gêne dans cette histoire. Mais dans toute romance, vous savez déjà comment ça va finir : ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Mais quel ennui ! Mais en fait, en y pensant deux secondes, je mens : j’adore les histoires d’amour.

A christmas prince sur Netflix

Je vous parlais des podcasts Transferts la semaine dernière où, parmi les différentes histoires de vie, se nichent quelques récits de rencontre amoureuse, histoires heureuses ou malheureuses. Et ce sont mes préférés. De la même façon, je suis avide des jolies histoires des gens de mon entourage, je rêvasse un peu sur cette magie du moment où tout bascule, ce premier baiser qui fait passer la relation dans une nouvelle dimension… Mais curieusement, je déteste les romances fictionnelles. Les comédies romantiques me font soupirer, je n’ai jamais réussi à fini After (en même temps, c’est pas une histoire d’amour, c’est l’histoire d’une pauvre fille tombée entre le griffes d’un pervers narcissique et j’espère qu’à la fin, elle le largue et se rend compte qu’elle mérite mieux que ça), j’ai hésité à me motiver à lire des Twilight ou Fifty shades of grey (tiens, en anglais, ça aurait été une idée) qui me paraissent être des modèles du genre mais…l’ennui. J’ai lu le premier tome de Gilles Legardinier avec une histoire d’amour sans intérêt, plein de chick litt avec des filles maladroites et la conquête du prince, j’ai même un jour débuté la lecture d’un bouquin de collection Harlequin (emprunté dans la bibliothèque du bateau de croisière, là). J’ai dû lâcher au bout de trois pages. Idem sur les Marc Lévy et Guillaume Musso : l’ennui, l’ennui, l’ennui.

Lire dans le jardin

Et en conséquence, je n’arrive pas à écrire une histoire d’amour qui soit au coeur du récit. Des histoires d’amour, j’en ai toujours un peu truffé mes récits, d’aussi loin que je me souvienne. Dans Technopolis, il y avait la romance entre Oceany et Ethan (et qui pourrait disparaître dans Technopolis reload sur lequel je travaille actuellement, déjà 46 pages et pas l’ombre d’un Ethan pour le moment…), certes. Dans d’autres, il y a toujours de la romance mais ce n’est pas le coeur, jamais, du récit. Dans le roman de Maja (un jour, je le relirai pour réécrire une ultime fois, promis), Maja a certes des romances mais la vraie histoire, c’est la lutte contre le nucléaire et le questionnement sur les formes de lutte… Parce qu’en fait, les histoires d’amour seules me paraissent ennuyeuses au possible.

Ted et Stella, une des pires histoires d'amour

En fait, quand je décide de tenter le coup (je le fais de temps en temps notamment via le projet Audrey que je relance une fois tous les 36 du mois, un peu), je me lasse vite. En fait, j’ai parfois des scènes romantiques (au sens romance du terme) qui me viennent en tête… notamment à la suite de quelques rêve érotiques qui m’émoustillent. Je me dis “ah mais oui, belle histoire !”, je commence à écrire… Et au bout de cinq pages, j’en ai déjà marre. Parce que je n’ai aucune chair pour enrober la colonne vertébrale de mon récit. Il faut du drama pour raconter une histoire d’amour et je vomis ce modèle. Parce que toute production de romance t’explique que l’amour se mérite, qu’il faut se battre… du coup, quand tu rencontres quelqu’un avec qui ça se passe bien, si y a pas de drama, de tension… ben c’est que ce n’est pas la “passion” donc ça n’est pas le vrai amour.

Coeur blessé par un couteau

En vérité, je crois qu’écrire des histoires d’amour ne devrait être qu’un exercice limité à des nouvelles, juste pour travailler la fameuse montée de la tension érotique, le premier baiser, pourquoi pas la première nuit pour les plumes audacieuses mais après… raconter un quotidien normal ennuie. Personne n’a envie de lire ce qu’il expérimente déjà, surtout si on ne cherche pas à se sortir de ce quotidien, justement…

Lire en couple sur le divan

Des nouvelles, oui. D’ailleurs, entre le moment où j’ai prévu d’écrire cet article et son écriture effective, j’ai lu un livre qui m’a un peu turlupinée précisément sur ce sujet. Je vous en parle dimanche.

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Avance rapide

C’est lundi et comme tous les lundis, je souffle. Je souffle en pensant que c’est parti pour cinq jours. Je souffle en pensant à ma to do list de la semaine. Je souffle en me disant que je n’ai aucune surprise à attendre de cette semaine. Parfois une petite soirée en phare dans la nuit et encore… parfois, j’ai la flemme. C’est officiel : je suis dans le spleen de novembre et parfois, j’aimerais faire une petite avance rapide sur ma vie.

Spleen automnal

Je suis souvent insupportable. Pressée de vivre des trucs cools. La routine m’ennuie au possible. Me lever sans perspective d’un truc un peu cool (un ciné, un verre entre gens de bonne compagnie, peu importe) me donne juste envie de rester roulée en boule sous la couette, collée au corps chaud de mon cher et tendre. Cinq jours avant le week-end. 26 jours ouvrés avant Noël. Heureusement ce week-end, petite escapade chez mes parents et début décembre, petit tour à Bruxelles. S’accrocher à ces petites parenthèses, ces bulles d’oxygène ++ en attendant le regain. Déjà les week-ends sont accueillis comme le Messie mais deux jours pour tenter de faire autre chose, s’extirper du métro-boulot-dodo, c’est si court…

Un couple heureux enlassé sur un canapé avec un chat

C’est en général dans ses périodes là que je tombe dans le “à quoi bon ?”. Je suis une fille à projets, moi. Des projets de romans, de blogs, de loisirs créatifs. Je veux me mettre au tricot, à la couture, au paper art, écrire, colorier, tenter le montage vidéo, m’engager, lire aussi. Me cultiver, apprendre, savoir. Je veux, je veux. Et faire du sport parce qu’un corps sain booste les neurones fatigués. Mais voilà, la fatigue, justement. Le soir, après une journée à faire ce qu’on peut pendant 8h (au moins…) avec juste une pause entre midi et deux pour se souvenir qu’on peut rigoler aussi, 1h de trajet avant, 1h de trajet après, mon cerveau ne veut pas, ne veut plus. Une série ou des vidéos Youtube qui “prennent pas la tête” ou vulgarisent comme il faut pour que je puisse avoir ma petite dose de savoir sans trop mobiliser ma matière grise. Je n’allume pas mon pc, je n’ai plus touché mon journal intime depuis avril (alors qu’il s’en est passé des choses depuis genre j’ai changé de taf et compris qu’en fait, c’était le travail que je n’aimais pas et pas les gens autour… Même si certains, je vis mieux sans qu’avec, c’est vrai), même mon coloriage avance peu voire pas. Non le soir, je furète entre Twitter lire des mots qui m’indiffèrent de plus en plus, et Instagram avec des gens qui feignent des vies parfaites et tripotent du slime (je suis allée tellement loin sur Instagram que j’ai fini par tomber sur une vidéo tirée d’un film X ou érotique japonais… je fus perplexe). Je découvre certes de jolis endroits mais les photos ne sont-elles pas trop retouchées ? Ce lieu existe-t-il vraiment ?

Décor fantasmé

Je sais qu’en ce moment, il n’est pas prévu qu’il arrive un truc cool. J’ai commencé l’année en cherchant un nouveau taf, je l’ai trouvé. Je ne cherche pas à faire d’enfants, je n’attends pas une demande en mariage (“je n’attends pas” dans le genre le mariage ne me parle pas du tout donc je suis pas sûre que ça me ferait plaisir), on ne cherche pas encore notre appart à acheter (ce sera l’an prochain). Alors évidemment, je mise un peu sur les événements heureux de mes copains et copines, on a un mariage et un bébé en approche, peut-être un changement de vie… Mais à part ça, le calme plat.

Eaux calmes à Hambourg

Oui, il est vrai que parfois, le calme plat, ça fait du bien aussi surtout que l’année fut intense et c’est peut-être pour ça que je suis un peu fatiguée, aussi. Sans doute devrais-je rester “recroquevillée sur le bord de la vie et j’attends qu’elle passe”, comme dit Anna Gavalda dans La vie en mieux. Et quand j’ai débuté cet article y a une semaine, j’étais un peu résignée à ça, à attendre que ça passe…

Avance rapide

Mais depuis, j’ai pété un câble et je repars en recherche d’un nouvel emploi, en espérant ne pas tomber sur un.e N+1 toxique parce que je commence à avoir une jolie collection et je commence à être un peu lassée, là. Je vous raconte semaine prochaine.

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Le support fait-il l’oeuvre ?

On dirait un sujet de dissertation de philo (celle qu’on fait en devoir surveillé en terminale quand on débute, quoi). L’autre jour, en me baladant sur Instagram, je vois un dessin style BD sur Orgueil et préjugés (de Margaux Motin, je crois) et je me souvins avec un peu de nostalgie de ces petites BD en fin de Je bouquine qui présentaient une oeuvre littéraire majeure. Et y a certains bouquins que j’aurais préféré lire ainsi. Mais ne perd pas t-on un peu (beaucoup) de l’essence d’une oeuvre en la changeant de support ?

(Alors du coup, oui, c’était Margaux Motin mais ce n’était pas Orgueil et Préjugés)

Alors il est vrai que Je bouquine m’a fait acheter Madame Bovary, Les travailleurs de la mer, Eugénie Grandet… des livres entamés alors que j’avais entre 13 et 15 ans et que je n’ai jamais finis (enfin, Eugénie Grandet, je crois que oui mais je n’ai aucun souvenir)… parce que les BD donnaient vraiment envie mais surtout… il ne s’agit pas juste de support, en fait. On n’est pas dans un débat “papier ou liseuse et quid du livre audio ?”, non, je parle d’adaptation, en fait. Pourquoi j’aimais bien ces BD et pas du tout les romans ? Parce que ça m’épargnait les longues parties de description avec lesquelles j’ai encore du mal aujourd’hui… Question de goût. Mais du coup, si on sabre de grandes parties des mots qui ont constitué l’oeuvre, est-ce qu’on peut encore parler d’oeuvre ?

Au bonheur des dames

Ah zt Au bonheur des dames, aussi ! Ca me donne envie de le reprendre (la lecture)

La question se pose aussi sur l’expo Klimt à l’Atelier des Lumières. Alors puisque vous ne me demandez pas mon avis sur cette expo, je vous le donne en 2*2 : j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans parce que je me sentais un peu “volée” dans mon expo vu que je ne pouvais choisir combien de temps j’admirais une oeuvre mais finalement, j’ai été attrapée. Donc oui, c’est cool mais pour moi, ce n’est pas une expo mais une performance. Idem pour les interprétations radiophoniques de livres. Je vous conseille l’adaptation de La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker diffusée sur France culture que je trouve magistralement interprété. Mais une fois de plus, on sabre les mots (contrairement à un pur livre audio, par exemple, je suis en train de découvrir). Et évidemment les adaptations cinématographiques qui peuvent parfois franchement prendre quelques libertés avec le matériel de base. Mais du coup, en terme d’oeuvre, est-ce toujours la même ou carrément une nouvelle ?

L'expo Klimt à l'atelier des lumières

Et question corollaire : peut-on se targuer d’une connaissance d’une oeuvre si on l’a découverte par un support plus « abordable » ? Point de snobisme de ma part ici, je suis cette adolescente qui aurait adoré avoir la BD de Mme Bovary en entier car le style de Flaubert la rebutait (il faudra que je retente, j’ai réussi à lire le Rouge et le Noir très facilement une fois adulte et même les deux premiers volumes de A la recherche du temps perdu. J’ai même envie d’écrire un roman autour du personnage d’Odette… enfin, mon interprétation de ce personnage là mais j’ai déjà trop de choses à écrire pour le moment). J’ai vraiment adoré l’adaptation de la vérité sur l’affaire Harry Quebert par France culture et je voudrais récupérer plein de ce type d’adaptation (si vous avez quelque chose à ce sujet là… et je parle d’adaptations, pas de livres audio, j’ai pris un abonnement Audible, déjà). Et du coup, c’est là, la vraie question : qu’est-ce qui fait une oeuvre ? Son fond ou sa forme ? Pour en revenir à Le rouge et le noir que je n’ai lu que récemment (ah, cette volonté de ne pas lire les romans qu’on t’impose au lycée), j’avais vu il y a quelques années l’adaptation de TF1 avec Carole Bouquet et Judith Godrèche et je connaissais donc les grandes lignes mais une connaissance de l’oeuvre… pas vraiment. J’ai pas un grand souvenir de cette adaptation (à part la fin) mais il me semblait que certaines thématiques étaient un peu squizzées…

Le rouge et le noir téléfilm TF1, Carole Bouquet

Mais finalement, est-ce si grave que ça ? Je veux dire certains romans, tableaux, symphonies… ne sont certes pas abordables avant un certain âge ou tout du moins un certain bagage culturel et qu’on peut trouver les thématiques du Rouge et le Noir ou Mme Bovary absolument passionnantes mais être rebuté par le style littéraire de leurs auteurs. Alors oui, toute adaptation fait perdre toute la forme d’une oeuvre originale. Mais quand on raconte une histoire, est-ce que l’on souhaite que nos interrogations, nos récits, nos témoignages soient partagés au plus de personnes possibles ou est-on résolument attaché à ce que les gens découvrent l’histoire à travers nos mots et seulement eux ?

La peinture par numéro

Parfois, j’ai envie de me remettre à la peinture par numéro, à propos de connaissance d’oeuvre…

Et bien… je sais pas, j’avais juste envie de poser la question.

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Le lesbianisme soudain

Ceci n’est pas qu’un titre racoleur mais une tendance un peu étrange que j’observe dans quelques séries depuis quelques temps et qui m’interroge un peu. Vous suivez des femmes qui ont une vie amoureuse hétérosexuelle et soudain, croisent la route d’une femme et là, plot twist : elles ont toujours été lesbiennes mais ne l’avaient jamais admis. Je… hein ? Y a pas un manque de background là.

The 100, baiser entre Clarke et Lexa

Ah oui, faudra que je vous parle de cette série, aussi

Je trouve toujours très positif d’avoir une pluralité de sexualités dans toute oeuvre de fiction, pas de soucis. Mais dans ce cas de lesbianisme soudain, ça m’interroge un peu. La première fois que j’ai découvert cette évolution, c’est dans Urgences où Kerry Weaver, chef de service acariâtre présentée comme plutôt hétérosexuelle mais surtout célibataire endurcie. Puis elle rencontre une psy dont j’ai totalement oublié le nom, incarné par Elizabeth Mitchell qui est une actrice que je n’aime pas trop (je ne la trouve pas très expressive, surtout dans V… mais peut-être qu’elle était juste empêtrée dans une très mauvaise série). Leur relation fait long feu et là, pof, c’est officiel, Kerry est lesbienne. Mais… idem pour Willow dans Buffy : “avant, j’étais hétéro puis j’ai rencontré Tara et maintenant, je ne regarde que les meufs”. Idem pour Alex dans Supergirl, Alison dans Pretty Little Liars, je le sens fort pour Petra dans Jane the virgin… Alors ok mais sinon, la bisexualité ou une sexualité fluide, ça existe aussi, hein…

Xena et Gabrielle : l'amour ?

Alors il faudrait que je revoie Xena (flemme un peu) mais il me semble qu’on est dans un cas intéressant de deux femmes hétérosexuelles qui tombent amoureuses l’une de l’autre. Pas par lesbianisme soudain mais plus parce que l’autre est l’âme soeur

Ca m’interroge. Déjà pourquoi ce revirement sexuel ne touche que les femmes ? Alors je n’ai pas une culture exhaustive des séries télés mais il me semble que les hommes bisexuels, déjà, se comptent sur les doigts de la main. Oberyn Martell est même le seul qui me vient en tête et ce n’était juste que pour mettre une scène d’orgie racoleuse… Ah si, Sense8 où des hommes hétérosexuels se retrouvent avec quelques pulsions homosexuelles suite à leur connexion avec Lito et à la toute fin de la série… ah non, ça, je dis pas, je vous laisse découvrir. Mais sinon chez les personnages masculins, j’ai vraiment l’impression qu’ils sont homos ou hétéros et qu’il n’y a pas de fluidité, justement. N’hésitez pas à me dire si je me trompe. Il y a bien toujours ce moment un peu bizarre où un homosexuel va coucher avec une femme (Clara Sheller et son meilleur ami dont j’ai oublié le nom, Keith dans Six feet under) mais j’ai vraiment pas de référence d’un hétéro se laissant tenter par un homo. Voire devient soudain attiré uniquement par les hommes. Alors quand je dis que je m’interroge sur le pourquoi de cet étrange virement de cutie ne touchant que les femmes, comprenez que c’est ironique : on sait bien que le lesbianisme est parfaitement intégré à l’imaginaire érotique commun alors que bon, l’homosexualité masculine, quand même, curieusement, ça passe moins.

Will et Lito dans Sense8

Mais surtout, ce qui me turlupine un peu dans cette histoire, c’est que ça trahit une écriture un peu trop légère des personnages. Prenons Alex dans Supergirl puisque c’est le dernier cas croisé. Elle est attirée par une flic et se pose un peu des questions. Mais là, ça devient “oh mais oui, j’ai toujours su que j’étais lesbienne, je me suis juste menti”. Mmmm… Alors non. Je veux dire dans la saison 1, non seulement elle a une liaison avec un homme mais jamais ô grand jamais elle ne semble avoir l’ombre d’une interrogation quant à son orientation sexuelle, pas de regard brûlant dirigé vers un personnage féminin. Idem pour Willow qui se retrouve au coeur de deux liaisons hétérosexuelles assez majeures dans les premières saisons finit par devenir lesbienne sans retour en arrière. Alors je veux bien croire que ça arrive, je connais des personnes dans “la vraie vie” qui ont trouvé l’amour dans les bras d’une personne du même sexe alors qu’ils étaient censé ête parfaitement hétérosexuels, mais là, c’est vraiment le côté “on est un peu trop hétérocentrés, là… Tiens, elle, elle devient lesbienne.” Et le virement de cutie est balayé en deux minutes “oh bah c’est un peu dur de sortir du placard dans lequel je ne savais même être enfermée. Ah voilà, c’est fait, je suis lesbienne, merci bisous”.

Dylan devient lesbienne dans Desperate Housewives

Du coup, ce manque de nuance m’ennuie profondément. A la limite, je trouvais le personnage d’Emily dans Pretty Little Liars qui peine un peu à faire son coming out par rapport à sa famille, ses amis… Même si une fois qu’elle a révélé à ses parents son orientation sexuelle, elle passe en quelques minutes de “personne ne doit savoir” à “je roule une pelle à ma meuf à la cafet’ du lycée en toute décontraction”. Mmm… Surtout, je trouve dommage le manque de nuance qui pourrait pourtant amener des circonvolutions du récit intéressantes.

Emily et Alison dans Pretty little liars

Avant de fermer cet arc définitivement, j’ai un dernier point à aborder : pourquoi je n’arrive pas à écrire une histoire d’amour.

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