C'est quoi ce blog?

La vie de 11 vingtenaires, leurs histoires de coeur et de sexe, leurs questions, leurs délires...

Ici, on reste poli. On a le droit de ne pas être d'accord, ça n'autorise pas les injures. Les commentaires du genre seront automatiquements modérés.

Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 11:10
Par Diane

Vingtenairets, vingtenairettes, Nina, collègues, lecteurs chéris mon amour
 
Aujourd'hui un petit article option cosmo/biba. Il se trouve que j'ai eu la récente occasion d'observer le très intéressant -voire un tantinet comique- phénomène de ce qu'on pourrait nommer la "drague féminine", et que dans un élan d'altruisme compulsif  j'ai eu envie de partager avec vous ce beau moment de démonstration plus ou moins subtile des conséquences plus ou moins subtiles elles aussi de l'action des hormones sur le corps et l'esprit féminins.

zola_impressionismus.jpg  
Plantons le décor. Etant apprentie prof, quand je ne donne pas de cours j'en prends, avec plusieurs autres profs débutants, de plusieurs matières différentes. Bref, Lundi dernier je rentre donc en RER avec trois collègues, dont une de ma matière (appelons la Pamela), et deux autres (masculins, je précise) profs d'histoire géo (Brandon et Stephen). Et lors de ce long trajet j'ai pu observer non sans intérêt donc que ma collègue ne semblait pas indifférente aux charmes d'un de nos compatriotes mâles (Brandon).

ANALYSE COMPORTEMENTALE DE LA FEMELLE EN RUT

1/ Première technique: éloigner toute concurrence
Etant donné que j'étais danger potentiel en tant qu'autre femelle présente, fraichement brushée de la veille, et en plus connaissant la cible depuis un peu plus longtemps qu'elle, il a fallu m'évincer afin de retenir l'attention un maximum.
Ce pourquoi Pamela a  choisi comme sujet de conversation une formation à laquelle ils ont assistés tous les trois, mais pas moi. Elle peut ainsi empêcher ma participation à la conversation un maximum, et vous pouvez ainsi comprendre le pourquoi de cet article. N'ayant strictement rien à foutre et ne comprenant rien à ce qu'ils disaient, la politesse m'interdisant de sortir mon IPOD, il ne me restait plus comme option pour éviter l'ennui mortel que l'observation sociologique.

2/Deuxième technique: créer un lien social et relationnel avec la cible
Pour cela, plusieurs possibilités: on peut la flatter, s'affirmer passionnée par sa collection de capsules de bière ou rire un peu exagérément au moindre trait d'humour de sa part. Pamela a pour sa part opté pour la fameuse technique du "tissage du lien social par dénigrement d'un tiers". Je m'explique. Une fois choisi le sujet de conversation qui me mit hors-jeu, elle fit alors preuve d'une déjection de fiel impressionnante à propos des autres gens présents à leur formation du matin. Il s'agit donc de se rapprocher de quelqu'un en s'alliant contre un "ennemi commun", une sorte de bouc émissaire contre lequel on n'a rien en particulier mais qui est bien utile pour se rapprocher de Brandon. Et il ne s'agit même pas de critiquer ses techniques pédagogiques, ou ses qualités humaines, nononon: elle ne s'attaquait à rien de moins que... leurs physiques. Ayant choisi pour cibles uniquement des filles (cf technique n°1), elle menait un listing de leurs défauts physiques, voyageant entre le visage ingrat de l'une et les kilos superflus de l'autre...le tout sous couvert d'une observation purement socio-pédagogique: ça doit être dur le regard des élèves sur soi quand on est moche comme ça... un vrai délice. Et ce qui lui a permis de passer à la troisième technique:

3/Troisième technique: le chleuasme
aaahhh ça, c'est une des techniques préférées des filles. Ce mot barbare et pas très beau (chleuasme) désigne une petite chose toute simple. En gros, après avoir déblatéré sur la mocheté ambiante des filles présentes à la formation ce matin là, elle opte pour un "enfin moi, je me considère pas magnifique non plus, mais bon, dans la norme quoi"... 
Et qu'essaye t-elle de faire ici? La même chose que toutes celles qui disent en soupirant "j'suis trop moche", "j'suis trop grosse", "j'suis trop conne"...... c'est à dire d'essayer de faire dire à celui qui est en face de soi que "mais nonnn, t'es pas mooooche". Le chleuasme consiste donc en un auto-dénigrement (que l'on ne pense pas pour un sou, bien sûr) pour faire dire le contraire à l'autre. Elle attendait là un "attends, t'es vachement mieux qu'elles quand même, un bijou rare des îles malouines, allons coïter dans mon appartement".

4/quatrième technique: bien se faire voir
Juste après le dénigrement des autres puis de soi-même, Pamela eut un petit temps de pause (pas trop long, quelqu'un pourrait prendre la parole et détourner l'attention de Brandon) puis lança un très spontané "enfin, j'suis pas méchante hein..." qui personnellement m'a bien fait intérieurement glousser. On imagine le petit dialogue intérieur avec elle-même pendant cette pause "merde je viens de passer 10 min à cracher sur le physique d'autres filles je vais passer pour une méchante aigrie faut pas qu'il croit ça sinon exit le coït faut que je dise quelque chose qui fasse sympa pour le détromper vite vite vite....." et pouf. Et pour compléter le tableau, après avoir passé 14 stations de RER (c'est long, j'vous le dis) à parler d'un truc que je ne comprenais absolument pas, elle se retourne vers moi entre la 14ème 1/2 et la 15ème et dernière station pour commencer un: "au fait, on parle de la formation qu'on a eu ce matin et.....ah tiens, on descend ici. Tu restes bien toi, hein? bon bah salut!"

Je me passerais de davantage de commentaires (pour une fois), et en guise de conclusion ne résiste pas à vous mettre un passage de Nana (experte en chef en ce qui concerne la séduction féminine dans toute sa cruauté et son ingénuité.. ) (Nana est une fille des rues, elle débute en tant qu'actrice dans un théâtre de boulevard et fait bcp d'effet aux hommes, et même  qu'un prince vient la rencontrer dans les coulisses)

"Si Son Altesse veut bien entrer... 
Un cri de femme surprise se fit entendre, et l’on vit Nana, nue jusqu’à la ceinture, qui se sauvait derrière un rideau, tandis que son habilleuse, en train de l’essuyer, demeurait avec la serviette en l’air. 
— Oh! c’est bête d’entrer comme ça! criait Nana cachée. N’entrez pas, vous voyez bien qu’on ne peut pas entrer! 
Bordenave parut mécontent de cette fuite. 
— Restez donc, ma chère, ça ne fait rien, dit-il. C’est Son Altesse. Allons, ne soyez pas enfant. 
Et, comme elle refusait de paraître, secouée encore, riant déjà pourtant, il ajouta d’une voix bourrue et paternelle: 
— Mon Dieu! ces messieurs savent bien comment une femme est faite. Ils ne vous mangeront pas. 
— Mais ce n’est pas sûr, dit finement le prince. 
Tout le monde se mit à rire, d’une façon exagérée, pour faire sa cour. Un mot exquis, tout à fait parisien, comme le remarqua Bordenave. Nana ne répondait plus, le rideau remuait, elle se décidait sans doute. Alors, le comte Muffat, le sang aux joues, examina la loge.  Ce sentiment de vertige qu’il avait éprouvé à sa première visite chez Nana, boulevard Haussmann, l’envahissait de nouveau. 
— Dépêche-toi donc ! souffla Bordenave, en passant la tête derrière le rideau.
Je vous demande pardon, messieurs, dit Nana en écartant le rideau, mais j’ai été surprise…
Tous se tournèrent. Elle ne s’était pas couverte du tout, elle venait simplement de boutonner un petit corsage de percale, qui lui cachait à demi la gorge. Lorsque ces messieurs l’avaient mise en fuite, elle se déshabillait à peine, ôtant vivement son costume de Poissarde. Par-derrière, son pantalon laissait passer encore un bout de sa chemise. Et les bras nus, les épaules nues, la pointe des seins à l’air, dans son adorable jeunesse de blonde grasse, elle tenait toujours le rideau d’une main, comme pour le tirer de nouveau, au moindre effarouchement.
— Oui, j’ai été surprise, jamais je n’oserai… balbutiait-elle, en jouant la confusion, avec des tons roses sur le cou et des sourires embarrassés.
— Allez donc, puisqu’on vous trouve très bien ! cria Bordenave.
Elle risqua encore des mines hésitantes d’ingénue, se remuant comme chatouillée, répétant :
— Son Altesse me fait trop d’honneur… Je prie Son Altesse de m’excuser, si je la reçois ainsi…
— C’est moi qui suis importun, dit le prince ; mais je n’ai pu, madame, résister au désir de vous complimenter…
Alors, tranquillement, pour aller à la toilette, elle passa en pantalon au milieu de ces messieurs, qui s’écartèrent."
Publié dans : Diane - Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 00:05

Ceux qui lisent Closer auront peut-être remarqué du nouveau samedi : je suis dedans. Pas en tant que star paparazzée vu que je ne suis toujours pas connue et j’ai envie de dire heureusement, mais en tant que chroniqueuse. Voilà à 29 ans, c’est officiel, je suis chroniqueuse dans un hebdo papier féminin. Et j’ai envie de dire « ouah ! ».

closer.jpg

Tout a commencé en 2009 quand la rédac’ chef de Closer m’a appelée pour un petit encadré sur un article sur Cindy de Secret Story. De là, elle me parle d’un projet qu’elle aimerait développer avec moi. Un projet ? Mot magique, je dis oui. Après un déjeuner, nous voici parties sur un concept de chronique en pleine page façon Carrie dans Sex and the city. Chaque semaine, je vais donc écrire un article sur la vie d’une quasi trentenaire, ses rencontres, ses réflexions sur l’amour, la vie… Enfin, plus ou moins ce que je fais ici mais dans un format arrêté (alors qu’ici, même pas je compte mes caractères). On part sur trois mois, on verra ensuite si ça continue ou pas.

carrie-bradshaw.png

Et là, forcément, j’ai une pensée pour mon ex moi, la jeune chômeuse diplômée en journalisme qui cherche désespérément à débuter. Aujourd’hui, alors que j’ai déjà un emploi (mais pas dans le journalisme), hop, voilà que ça me tombe dessus sans avoir fait de démarche pour. Premier réflexe : limite, j’ai un léger sentiment d’injustice par rapport à cette ex moi qui galérait. D’un autre côté, ce n’est pas non plus un hasard, c’est grâce à ce blog qui est le fruit d’un travail de quasi 5 ans, d’un ton qui a évolué, de ma capacité à écrire. Même s’il faut plus travailler que sur un simple article de blog, d’abord pour rentrer dans le format, ensuite pour tenir les délais et enfin pour trouver le bon ton. Sur ce blog, si un article est moyen, c’est pas trop grave. Quand t’es payée pour écrire une chronique, pas le droit de se rater.

travailler-dur.jpg

Et puis, ça fait un peu revanche sur la vie. J’ai galéré pendant un an et demi, j’ai été à deux doigts de rentrer chez ma maman tellement je m’en sortais plus (mais ma sœur m’a engueulée et je suis restée). Et même si aujourd’hui, je ne suis pas journaliste, ce n’est pas pour autant que j’ai raté ma vie, je m’en sors bien. Mais mes premières amours sont toujours là et enfin, j’ai l’occasion de bosser pour ce milieu, même si c’est comme pigiste. J’avais dit récemment que le journalisme pour moi, c’était mort du fait de mon salaire actuel et du salaire proposé à un journaliste lambda. Ben oui, sans avoir le salaire d’un cadre sup, je m’en sors pas si mal. Finalement, il reste des ponts…

pont.jpg

D’ailleurs, je vous laisse, je dois écrire un nouvel article.

Publié dans : Nina - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 12:56

Cette semaine (ou à peu près), Mayra nous a posé la question suivante :

« Il y a 3 ou 4 mois, j'ai flashé sur un homme, à mon lieu de travail. J'ai tenté plusieurs approches pour le connaître et faire savoir que j'étais intéressée par sa personne. Tout d'abord, il est impossible d'apprendre quoique ce soit sur sa vie privée et ensuite il a très bien compris que j'étais plus qu'intéressée au vu de mon agitation dés que je l'aperçois. Comme j'en ai assez de cette situation et parce que j'ai envie d'aller de l'avant (je déteste faire du surplace), j'ai décidé de me lancer et de lui dire...mais voilà, j'ai eu l'occasion cette semaine de le voir seul et je n'ai pas réagi. J'étais d'une part tétanisée, mais surtout je ne savais pas vraiment ce que je devais lui dire ou lui demander ? Es-tu disponible ? Es-tu homo (ze grande question qui me tarabuste) ? Prendrais-tu un verre avec une fille que tu ne connais pas mais qui ne cesse pas de te chercher ? Ca te dit une soirée sushis ? Habituellement les rôles sont inversés, c'est pourquoi je ne me sens un peu désemparée. 
Je précise que je ne sais pas ce qu'il pense de tout cela. Il semble timide et me fait toujours de grands sourires mais quand cette fameuse occaz s'est présentée, il n'est pas venu me parler non plus. Je sens le rateau poindre mais il m'est nécessaire pour avancer. Quelqu'un d'autre laisserait peut-être tomber, mais pour ma part, je veux savoir ! 
»

coeur.gif  

La cellule love and sex s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Il m'est passé une histoire similaire une fois : un mec au travail dont j'ai réussi à me rapproché, on parle et on s'entend bien, je commence à le chercher et il répond mais rien de plus. Ca dure pendant deux mois et je ne comprends pas ce qu'il cherche. Comme toi à cette époque j'avais besoin de me lancer. En général je ne fais pas le premier pas mais je crois que je voulais me prouver à moi-même que je pouvais le faire. J'ai commencé à faire des allusions beaucoup plus fortes et un jour où il y avait un pot dans la boite et que j'en suis sortie un peu éméchée, je lui ai casi fait une proposition de rdv. Deux ou trois jours après il m'a invité à sortir, puis une autre fois. Résultat des courses : le mec était fraîchement divorcé et plein de problèmes à régler avec lui même. On est jamais allés au-delà du 2e rdv, mais je n'ai eu aucun regrets car je suis allée jusqu'au bout. 
Alors si tu veux te lancer, lance toi. 

 

Enzo : (Enzo hoche la tête toutes les dix/quinze secondes car c'est quelqu'un qui sait écouter mais ne parle pas parce qu'il n'y a pas de question ou que les réponses sont incluses dans les questions)

 

Petite Cervoise : ah, on dit toujours "no zob in job"...
mais comme l'hormone l'emporte (presque) toujours sur le neurone, pour être fixée utilise l'outil principal de communication : le mail.
un mail aux airs pro qui appelle une réponse, un échange qui finit en conversation voire en "on va à la cafèt' ?"...
c'est délicat car l'écrit reste, mais si c'est bien mené, l'efficacité est prouvée.
PS : à la cafèt, ne prend jamais le potage à la tomate, même pour avoir l'air d'une fille saine.

 

Jane : Tu sembles déjà résolue à aller de l'avant, même si c'est pour ramasser une réponse négative, alors je vais me contenter de faire la supportrice et admirer ton courage. Parce qu'il va falloir que tu te jettes à l'eau du coup!

Pour la façon d'amener la chose, il va juste falloir saisir ta chance au vol, en proposant un verre un soir en sortant du travail, en faisant un bout de chemin ensemble en partant le soir (quitte à dire "oh moi aussi je pars, tu m'attends?" alors que tu n'es pas du tout prête à partir...) ou en proposant un combo sushi + DVD sous la couette + affinités, mais c'est déjà beaucoup plus frontal et beaucoup moins subtil comme approche.

Et comme je suis assez d'accord avec Enzo, d'où qu'elle est la question, je n'ai qu'une chose à dire: go go go! 

 

Nina : Bon, pour ma part, je trouve que rien n’est évident dans cette histoire. Il ne te parle pas donc il ne veut pas de toi ? Peut-être que oui, peut-être que non. Déjà, tu considères qu’il sait qu’il te plaît mais en es-tu si sûre ? Tu dis un peu plus bas que tu ne le connais pas, finalement donc difficile de savoir s’il a même perçu ton trouble. Ensuite, s’il ne t’a rien demandé, peut-être est-ce pour les mêmes raisons que toi, il n’a pas osé ? Ou parce qu’il ne s’est même pas rendu compte de ton trouble à moins que ce ne soit par timidité ? Au XXIe siècle, le premier pas n’est plus exclusivement masculin ! 

 

Voilà, si toi aussi tu as une question, envoie la nous à nina.bartoldi(a)gmail.com, un petit mail sur Facebook, twitter ou même en comm ici, tout est possible !

Publié dans : Courrier des coeurs - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 23:59

Hier, Pink et Topper discutaient lip dub à base de « non mais qui fait encore du lip dub après le massacre de l’UMP sur le genre ». Et là, j’ai eu comme une révélation : et si ce lipdub était une stratégie subtile et diabolique pour détruire à jamais le genre Lip dub ? Et si l’UMP fagocitait le web français en détruisant tout ce qui fait le buzz ?

 lipdub-ump.jpg

Bossant dans le web, je suis assez au fait des dernières tendances. Le principe est simple : une agence (en général, ça part des Etats-Unis) propose un truc révolutionnaire et tout le monde suit si ça marche. Genre le lip dub ou le flash mob, par exemple. Mais pour le lip dub, là, c’estr mort de chez mort, faut plus en faire, l’UMP a tout cassé.

lipdub_UMP_lagarde.jpg

Mais… alors si c’était volontaire ? Prenons Twitter et le sémillant Frédéric Lefebvre qui a eu son compte suspendu le premier jour car il avait, je cite « trop de followers ». Au moins. Imaginons que Lefebvre soit le ver dans le fruit, celui qui ringardise à mort Twitter de par sa seule utilisation. Et ils sont sur Facebook aussi ! Et ils ont des blogs où ils copient-collent les contenus d’autres blogs ! Mon Dieu, ils sont partout, ils ringardisent tout, ils font fuir la horde d’Internautes toujours à la pointe. Mais où allons-nous débattre dans l’espace virtuel ? Sur Meetic ? Je suis sûre que si on cherche bien, on aura quelques jeunes pop’ et peut-être même des membres du gouvernement. Ceci étant, si j’y trouve Laurent Wauquiez, j’en serai ravie.

  laurent-wauquiez.jpg

Bon, il est vrai que le lipdub fut un merveilleux foirage même si à chaque fois que je pense à Xavier Darcos ou Christine Lagarde, tout plein de grâce et d’élégancedans ce clip, j’ai envie de rire. L’utilisation des médias sociaux laisse à désirer pour la plupart d’entre eux et je suis sûre que si Christine Boutin disait que les rencontres sur Meetic étaient quelque chose de bien, elle nuirait grandement à la vitalité du site. Parce que Christine Boutin, c’est un peu la dame qui a dit que mettre une capote, c’était pas très drôle. D’un autre côté, coucher sans capote ne m’a jamais fait mourir de rire non plus. Ce serait préoccupant, d’ailleurs… Mais imaginez un peu quels génies de la stratégie on aurait là : « plutôt que de lutter contre le web 2.0 qu’est méchant avec nous, adoptons le en  criant haut et fort que ouais, les médias sociaux, c’est trop bath et regardons les internautes fuir ». Comme ça aucun délit manifeste de censure et ce vilain média qui fait peur se tait de lui-même.
 

 etoile_de_mer_medias_sociaux.jpg

J’aurais dû faire dictateur.

 

PS au cas où : bien entendu, cet article est un délire de ma part, interdit de le lire au 1er degré

 

Publié dans : Un petit peu d'actu - Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 01:21

Quand j’avais 18 ans, j’étais globalement garçon manqué. Quelques teintures de cheveux par ci, une touche de mascara par là, un peu de khôl autour de mes yeux et c’est terminé pour ma féminité. Ah si, j’avais déjà de jolis sous vêtements . Mais tout ce qui était mode et chouchoutage au-delà de la simple hygiène me semblait d’une superficialité sans nom et rien que l’idée d’un masque capillaire me faisait lever les yeux au plafond.

masque-capillaire.jpg

Je l’ai déjà dit, ado, je ne prenais pas bien soin de moi. Aujourd’hui, je me rends compte que je suis totalement l’inverse. Déjà, je lis des magazines féminins que je vomissais il y a à peine 10 ans (sauf Perso qui était ultra top) tellement je les trouvais futiles et creux. Non mais c’est vrai, c’est criminel de proposer des jeans à 1350 francs (y a dix ans, on parlait encore en francs, je rappelle). Aujourd’hui, les jeans sont encore plus chers et les pages mode génèrent chez moi grande frustration MAIS j’aime les magazines féminins, ça me distrait essentiellement, ça me donne de bonnes idées d’articles, des petits tuyaux pas cons et je rajouterai même qu’on y apprend des choses. Mais je ferai un article consacré au sujet plus tard.

 f-nouveau-magazine-feminin.jpeg

Donc me voici féminisée à mort et j’en ai pris conscience mardi soir, dans les vestiaires collectifs de la plongée. Déjà je me suis fait une copine, une apnéiste que je ne croise qu’aux vestiaires (il semblerait que plongeurs et apnéistes ne se mélangent pas, je suis pas sûre mais on ne les voit jamais au pot du débrief). Donc après avoir discuté avec ma nouvelle copine pendant qu’on se change (j’aime bien discuter topless, ça change les rapports… ou pas, en fait), une fois qu’elle est partie, j’écoute mes camarades plongeuses qui parlent beauté et cheveux : « non mais attends, il paraît qu’il faut faire un masque capillaire par semaine, geeeeeeenre ! Mais qui fait ça ? ». Heu… moi. Bon, ok, il est vrai que je suis un peu stressée du cheveux, je fais masque capillaire, j’ai une crème de nuit pour cheveux (si, si), j’ai un gel protecteur pour la piscine et parfois, je fais des masques à base d’huile de monoï ou d’argan (mais toujours avant shampoing, c’est hyper gras, on ne sort pas dans la rue sans avoir nettoyé derrière). Même si de manière générale, j’ai été moins complimentée sur la douceur de mes cheveux que sur celle de ma peau par la gent masculine, avoir le cheveu vif et soyeux permet de… bah de recevoir les compliments de la coiffeuse pour commencer.

 coiffeuse.jpg

Des fois, je me dis que j’aurais dû prendre des photos de mon lavabo à différentes étapes de ma vie, passer de la brosse à dent et biactol non entamé à la panoplie brosse à dent, gel pour le visage, crèmes hydratantes (oui, une pour le corps, une pour le visage et je mets pas la même selon la saison, par exemple), huile d’argan, masques en tout genre. Et je ne vous parle pas de la baignoire décorée de plusieurs bouteilles de gel douche, shampoing et produits moussant pour le bain. Et le maquillage, j’en parle pas non plus… Même que j’applique mon rouge à lèvres au pinceau maintenant.

levres-pinceau.jpg

Mais pourquoi ce changement ? Il semble que ça vienne de ma vie parisienne, je crois que j’étais pas aussi girly, fashionista et soignée avant (quoique rassurez-vous, me reste des marges de progrès faramineuses genre mes ongles, jamais peints, coupés ras). Le côté soin me vient de ma hantise de subir les effets de la pollution et du chlore (oui, et du tabac, j’en connais une qui va me le dire). Mais pour le reste, je sais pas. Est-ce lié à ma vie de femme séductrice ? Sans doute. Mais quoi qu’il en soit, je n’ai aucune envie de remettre en cause cette féminité-là, elle me plaît, je la cultive et dès que je relâche un peu le tartinage, j’ai la sensation de me négliger.

katie-holmes-negligee.jpg

Paris m’a-t-il rendue superficielle ? Sans doute un peu mais au fond, ça m’est bien égal.

Publié dans : Nina - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires

Bla bla



 

Liens

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés