Ecrire des héroïnes lesbiennes pour éviter les clichés sexistes ?

La question peut paraître curieuse mais je me la suis posée et j’ai envie de vous la soumettre. C’est en lisant le très bon Commando Culotte de Mirion Malle que j’ai beaucoup questionné les rapports entre les genres que j’instillais dans mes histoires, me demandant si jouer sur l’alliance d’un homme et d’une femme ne risquait pas de reproduire, malgré moi, les archétypes sexistes assez courants. Du coup, si j’écris des héroïnes lesbiennes, est-ce que j’y échappe ?

Mullholland drive

Mon écriture est la somme de tous les produits culturels que j’ai pu avaler. Pas que des romans d’ailleurs. Par exemple, dans la V1 de Technopolis (que je vais bientôt mettre en auto édition, faut juste que je gère deux, trois trucs mais je vais essayer de le lancer avant mes vacances, je décolle le 09 mars), il y a une scène de premier baiser sous la pluie (enfin, sous l’arrosage automatique vu qu’ils vivent sous une bulle). Mon mec de l’époque, qui avait commencé à le lire, avait tiqué sur cette scène, trop cliché. Du coup, je la virerai de la V2 (j’en suis toujours au prologue, là, Oceany n’est pas née mais j’écris 3 trucs en même temps…). Mais je suis un pur produit de ce que j’ai consommé. Quand on dit qu’on est ce que l’on mange, ça marche aussi pour ce que l’on écrit ou imagine. C’est pas pour rien que j’essaie, dans mes articles, de disséquer quelques clichés, histoire de ne pas reproduire les mêmes travers que ceux qui m’agacent. Genre les baisers sous la pluie ou le bruit de sirène de police qui retentit juste après que le héros ait maté les méchants (repéré encore récemment dans The punisher). Peut-être devrais-je consommer beaucoup plus de produits culturels issus de cultures autres qu’américaines ou européennes genre coréennes, japonaises, sud américaines ou encore africaines

Héroïnes lesbiennes cinéma chinois

Bien que, pour le coup, le rôle de la femme n’est pas toujours incroyable. Parce que dans cet article, je veux vraiment éviter de faire de la femme le love interest d’un mec qui passait par là, d’en faire une amoureuse qui se soumet à son adoré à partir du moment où elle se retrouve avec la langue du monsieur dans sa bouche. Qu’elle peut avoir besoin de lui car faire équipe peut être une bonne idée mais ne pas donner l’impression que sans rien, elle n’est pas complète et qu’elle n’aurait pas pu y arriver sans lui. Du coup, éliminer les hommes serait-ce la bonne solution (ou tout du moins une solution de facilité ?). Je suis dans l’absolu assez pour des héros principaux et héroïnes principales homosexuel.le.s, ça permettrait de casser cette sensation que l’amour romanesque n’est réservé qu’aux hétéros. Sauf que… et bien, je ne suis pas lesbienne. Vous allez me dire que je ne suis pas non plus la plupart des personnages que j’ai écrits mais si je fais de mes héroïnes des lesbiennes, est-ce que je ne risque pas de jeter un cliché pour en mettre un autre à la place ? Surtout que l’image des lesbiennes dans la culture populaire est très fortement liée à l’imaginaire masculin : soit la “vraie” lesbienne, très virile, peu attirante, on est à la limite du “non mais aucun mec n’en voudrait de toute façon, c’est une perte pour personne”, soit la femme sexy que l’on va voir en plein ébat avec une autre femme (tout aussi sexy), les deux semblant prêtes à accueillir tout pénis qui aurait la bonne idée de se présenter à ce moment là de l’histoire. Finalement, une des seules exceptions qui me vient en tête, c’est The L word, créée par une lesbienne, Sense8 aussi avec le couple Nomi-Amanita… dans une série créée par les soeurs Wachowski qui doivent effectivement mieux s’y connaître que moi sur la question de l’amour transsexuel…

Amanita et Nomi dans Sense8

Mais surtout la question, c’est “est-ce que je ne risque pas de transposer les comportements genrés clichés sur ce couple lesbien”. C’est pas parce que je remplace Michel par Michèle que je ne vais pas placer sa douce moitié dans le rôle de love interest, que je purgerai la relation amoureuse de toute trace de domination patriarcale, finalement. Ma Michèle sera la puissance incarnée, celle qui prend les décisions, tandis que sa moitié sera la jolie petite chose fragile.

Carmen et Shane, The L word

Du coup, vouloir tenter d’écrire des romans à tendance féministe, c’est cool mais il ne suffit pas de muter un chromosome Y en chromosome X pour s’assurer d’une production garantie sans patriarcat et sans cliché sexiste…

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Leave my uterus alone !

Selon une loi sociale commune, un couple suit les étapes suivantes : rencontre, consommation, consolidation, installation commune, signature d’un pacte quel qu’il soit, enfants. Plutôt au pluriel, oui. Donc si vous venez souvent par ici, vous aurez noté que je suis à l’étape post signature de pacte et donc, cette question de plus en plus récurrente dans ma vie “alors, le bébé, c’est pour quand ?” Mais leave my uterus alone, bordel !

Leave my uterus alone, révolte d'une nullipare

Alors on va pas se mentir, ce sujet commence à légèrement m’agacer parce que… on piétine allègrement mon choix et mes ressentis sur la question. Dès que je dis que je ne l’envisage pas pour le moment (notez que je ne suis même pas définitive là-dessus), j’ai droit à une réaction d’effroi (“quoiiii ? Tu ne veux pas d’enfants ? Mais quelle est cette hérésie ?”)… puis à une négation pure et simple de mes sentiments sur le sujet “non mais tu dis ça maintenant mais tu changeras d’avis, tu verras !” ou “mais tu ne peux pas passer à côté de ça, tu n’imagines pas ce que que c’est.” C’est vrai… Mais pour le moment, ça ne me manque pas, comme expérience. J’ai tout à fait conscience que je peux changer d’avis, comme j’ai déjà changé d’avis sur certains trucs mais… 37 ans, l’horloge biologique ne vient toujours pas me titiller, j’admets tout à fait que ça puisse ne jamais arriver. Alors pourquoi les autres insistent ?

Horloge biologique

En plus, je trouve ces conversations hyper intrusives. Personne n’imagine que si je n’ai pas d’enfants, c’est peut-être aussi parce que je ne peux pas en avoir… L’enfer que ça doit être quand c’est le cas “alors, c’est pour quand le bébé ?” “Ben, écoute, ça fait deux ans qu’on essaie et que ça prend pas, à croire que l’un de nous est stérile, à ton avis, lequel ?”. Non mais sérieusement, on touche au médical, là. Est-ce que je vous demande votre taux de cholestérol ou comment se portent vos globules blancs tous les trois matins, moi ? Non. Mais comme je suis une jeune pacsée (bon, on va pas tarder à arriver aux un an de PACS) et moins jeune femme, la question semble naturelle. Alors que pardon mais c’est totalement déplacé, surtout quand on te lâche un “ouais, enfin, faudrait pas trop tarder quand même, hein…”. Ah, t’as passé ton diplôme de gynéco pendant les vacances ? Non ? Alors ton avis sur ma fertilité, je te suggère d’en faire une mini boulette et de te la fourrer où je pense, merci, bisous.

Ton opinion dans ton cul

Tant que j’étais célibataire ou non engagée par un papier, j’étais relativement tranquille, surtout que ma bouille trompe toujours sur mon âge. Mais là, depuis que je me suis pacsée, je subis une pression de PARTOUT. Tout le monde veut que je fasse un enfant pour que le leur joue avec le mien (alors que s’il le faut, mon rejeton sera un connard tyrannique, on sait pas), pour que je connaisse ce que ça fait. Et le pire, c’est que quand j’explique pourquoi je n’ai pas envie, mes arguments ne comptent pas genre “ouais, ok, mais quand même, avoir un enfant, tu sais pas ce que c’est”. Non, comme beaucoup de choses en ce bas monde et ça m’empêche pas de dormir la nuit.

Bien dormir avec une peluche

Ces derniers temps, j’avais une bonne excuse : voyage de trois semaines à l’autre bout du monde en itinérance, pas bonne idée d’être enceinte. Ca marche. Mais le voyage approche. On sera de retour en France fin octobre. Et après ? Soit je m’énerve, soit je parle de la stérilité de notre couple (dont je ne sais rien, hein, notre principale cause de stérilité aujourd’hui, c’est mon stérilet, le bien nommé). Parce que je ne doute pas que l’amour maternel et paternel, c’est ouffissime mais… pour le moment, j’ai du mal à passer outre certains éléments. Et j’aimerais ne pas passer ma vie à me justifier de ça.

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La discipline de l’écriture

Pour que la vie me soit plus douce et demain toujours un peu exaltant, j’aime avoir des projets. En ce moment, par exemple, je cuisine, je tricote, je couds. Un peu tous les jours, je vois le chemin se dessiner vers l’accomplissement de mon projet. Et je cherche à appliquer cette même discipline du “un peu tous les jours” à l’écriture, afin de réellement faire avancer mon aventure éditoriale. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Machine à écrire, papier et crayon, ambiance rétro

J’ai une obsession du chiffre et de la to do list. En début d’année, je m’étais fixée une liste de tâches quotidiennes à effectuer pour avoir une vie très réussie : écrire un article par jour (pour les vingtenaires mais aussi pour des projets annexes genre “Nina feels good”, le truc dont je parle tout le temps mais qui n’existe toujours que dans ma tête), faire mes exercices duolingo (faut que je m’y remette, j’y ai pas touché depuis mai, je crois), monter 20 étages par jour (oublié aussi alors que je les tenais), faire mes 10 000 pas, traqués par mon fidèle bracelet Jawbones… Et écrire 1500 mots par jour sur mes romans divers et variés. Beau programme, hein ? Autant vous dire que je n’ai jamais réussi à tout faire, essentiellement parce que pas mal de mon temps est occupé par mon travail, mon mec et des fois, je dors aussi. Si j’arrive à peu près à écrire pour nourrir ce blog, côté écriture de roman, ce fut un flop retentissant.

échec reine renversée sur un damier

J’envisageais alors l’écriture comme un sport, quelque chose à pratiquer de façon régulière pour parvenir à ses fins. J’ai beau adorer le sport, il y a des jours où, sur le coup, je n’ai pas forcément très envie de me lancer. Typiquement, la piscine. J’adore l’eau, j’adore nager, je pense que ceux qui me lisent depuis quelques années s’en sont bien rendus compte. Mais la piscine est froide, quand même (surtout quand on baisse la température de 1 degré pour faire des économies d’énergie. Pour nager, une eau pas si chaude est mieux mais pour y entrer, il faut faire preuve de courage et d’abnégation, voire d’un peu de folie) et leur sèche-cheveux pourris ne sèchent rien du tout, je vais choper la crève et je n’ai pas trop le temps d’y aller finalement… Bref, j’ai un bon gros chapelet d’excuse pour ne pas y aller, pour baigner dans ma démotivation. Et pourtant, une fois que j’y suis, que je sens l’eau glisser sur mon corps en plein effort, je suis contente d’y être allée. Du coup, pour l’écriture, ça doit fonctionner pareil, non ? Une fois le starter mis, ça devrait glisser tout seul.

ecrire au quotidien, une discipline - carnet page blanche et stylo

 

Mais est-ce une si bonne idée de se forcer à écrire ? L’idée de ce rythme pas si effréné était d’avancer dans le récit, quitte à reprendre plus tard pour relever le niveau les jours où j’ai écrit avec les pieds. Ca me rappelle une anecdote d’ailleurs. Quand j’étais en 4e, la prof nous avait demandé d’écrire un petit roman, j’ai déjà dû en parler trente fois sur ce blog, je crois. Si j’avais hérité d’un magnifique 16 (et ce même si je soupçonne la prof de s’être un peu moquée de moi quand elle a dit que mes dessins avaient un style… Sans mentir, c’était franchement laid mais dans le style très naïf et enfantin), quelques passages avaient été soulignés de rouge, la prof soupirant un peu d’une pauvreté soudaine de vocabulaire. C’était notamment le cas au moment où mes personnages entrent dans une chapelle secrète ou je ne sais plus quoi (j’avais 14 ans, je ne me souviens pas de tout) et la description ressemblait à peu près à ça “pia pia était pia pia était pia pia étaient pia pia était”. Oui, il devait y avoir une promo sur le verbe être le jour où j’ai écrit ça… Ou alors, j’ai écrit ça un jour de non inspiration mais où je n’avais pas le temps de niaiser car le rendu était proche. Et point de réécriture car j’ai tout écrit à la main (en 1994, je ne devais pas encore avoir d’ordinateur à la maison… Pourtant, je devais bien avoir une vieille machine à écrire, mmmm…j’étais peut-être juste maso). Bref : plus tu te forces, plus c’est atroce.

Jeune femme énervée froisse une feuille de papier devant son ordinateur

Oui ok mais du coup, on va abandonner direct le rêve éditorial parce que… Ben parce que mon emploi du temps, il s’en fout des bonnes vibes de mon inspiration. Il y a des jours où je crève d’envie, littéralement, d’écrire… Sauf que ça tombe comme de par hasard le jour où je suis blindée de taf, que j’ai une reco à rendre impérativement et que l’excuse “pardon de ne pas avoir tenu les délais mais j’avais besoin d’écrire”, ça ne fonctionne pas. Déjà que ces jours là, t’es limite obligé d’avaler un sandwich devant ton écran au lieu d’aller à la cantine pour prouver ton abnégation, hein… Donc si je veux écrire de façon régulière, je dois choisir d’écrire en fonction de mon temps libre plutôt que de mon inspiration, histoire d’être sûre d’avancer un tout petit peu ? Oui. Et j’ai même un nouveau jeu qui va me permettre d’y arriver, je vous raconte une prochaine fois…

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On va fluncher ?

Sur les sites de rencontre, les rencontres, justement, sont finalement rares pour peu qu’on soit un peu sélectifs (aka « non, j’ai pas envie de tirer un coup vite fait avec une personne pensant que 3 mots souvent mal orthographiés suffisent pour me choper, excuse my sapiosexualité). Mais parfois, au hasard d’échanges de messages, la magie se crée et l’autre accepte la rencontre. Super… Mais on fait quoi du coup ?
Elegant couple traveling a limousine at night
Je me suis déjà posé la question du premier rendez-vous, elle se pose avec d’autant plus d’acuité sur les sites de rencontre qu’il est rare que les inscrits aient un-e seul-e prétendant-e sur le feu. C’est le Bachelor ou la Bachelorette mais sans prod qui vous balance à Venise ou Prague pour roucouler dans des restos réservés rien que pour vous. Non, faut se démerder tout seul et avoir la bonne idée. Donc dans ce cas, j’ai envie d’exclure direct le ciné ou un concert, à moins d’être sûr du film ou du concert. Si le spectacle n’est pas à la hauteur, ça peut nuire à ton image mais surtout c’est difficile de se parler et donc de démontrer avec subtilité que ça peut accrocher (ou pas d’ailleurs). Une expo peut être une bonne idée mais attention : on vérifie l’expo avant (cf remarque sur le film ou le ciné potentiellement moyen) et si on veut étaler sa science, on ne le fait pas avec lourdeur et prétention. Une personne cultivée, c’est bien, une personne qui se la pète, ça craint.
Of course I talk to myself
Le mieux reste de trouver un terrain neutre, idéalement pas trop loin de vos domiciles respectifs (pas toujours évident en grande ville,je sais) histoire de trouver rapidement un échappatoire si la soirée n’est pas à la hauteur de vos espérances. On ne traverse pas Paris pour aller à côté de chez elle ou lui, on ne lui fait pas faire le grand tour non plus, à moins d’avoir le meilleur resto ou bar du monde au bas de son immeuble mais faut être sûr de son coup. Le mi chemin permet d’envisager l’option « retour chez soi », seul ou accompagné, tôt… ou plus tard. Evidemment, le choix du quartier reste prépondérant et là, y a pas de règles. Je suis sûre que si on cherche bien, y a bien des gens qui aiment sortir à Châtelet ou sur les Champs donc bon…Après, n’oublions pas que c’est sujet à discussion, la proposition n’est pas imposition. Si la personne refuse de vous rencontrer parce que vous avez proposé le mauvais quartier (bon, les Champs, si la personne vit sur Paris depuis plus de 3 mois, c’est un peu chercher la merde quand même), vous aurez sans doute gagné du temps en passant direct à la suivante.
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Bon, le rendez-vous est pris ? Ok, va falloir rencontrer la personne IRL… On s’accroche à nos culottes, strings ou boxers (pas slips, non) et c’est parti ! 

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Tour du monde

Depuis quelques années, j’entends ces histoires de gens partis un an faire un tour du monde. Et si je me lançais ? Je fais péter le PEL vu que je refuse de m’endetter sur 30 ans pour un clapier à lapins et en avant l’aventure ! Sauf que je suis pas si convaincue que ce soit une bonne idée.

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J’ai l’âme vagabonde, j’aime l’ailleurs, je l’aime à la folie. La liste de mes envies voyage s’allonge au fur et à mesure des reportages que je vois, des livres que je lis, des gens que je rencontre. Propose-moi de partir, je te suivrai. Là, je frétille à l’idée de mes prochains voyages : Corse, Irlande et peut-être , Londres, Bruges et Amsterdam. Et quand je reçois un SMS évoquant Hawaï, je hurle de douleur de devoir dire non car ça tomberait le mois où on ne m’accordera pas de congés. Alors forcément, cette idée de tour du monde, de partir à l’aventure, ça titille. Sauf que. Oui, y a un sauf que et je le trouve de taille. Est-ce que trop de voyage ne tue pas le voyage ?

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Passons sur la difficulté de trouver un bon compagnon de route, ça mériterait un article à part entière (ah, tiens, je me mets le sujet de côté). Le voyage, c’est génial, rien ne vaut l’excitation de la découverte, le dépaysement, le choc des cultures, des paysages à couper le souffle. Je suis la fille qui veut tout le temps partir, qui a la valise qui démange en permanence et pourtant, le trip de tour du monde ne me tente juste pas. Enfin, pas en mode « on part pendant un an ou deux ». Parce que j’y vois un danger terrible, un poison lancinant : l’ennui et la lassitude.

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On ne peut nier qu’un voyage reste fatigant. Une fatigue excitante que l’on est ravi de vivre sur le coup mais une fois l’avion posé chez nous, on est bien contents de jeter sa valise dans un coin, s’effondrer sur le matelas et savourer ce retour chez soi. Surtout que moi, j’ai un matelas au confort exceptionnel, je trouve. Là, partir pendant un an, c’est ne pas retrouver son petit lit, son confort durant tout ce temps. Un faible prix, allez-vous me dire. On peut pas mettre dans la même balance le Taj-Mahal et un simple matelas, merde quoi ! C’est vrai, c’est vrai. Sauf que le matelas n’est qu’un des éléments dans la balance. Il y a aussi les amis, la famille, le chat, ses petites habitudes, les soirées à glander parce qu’on est fatigués, les grasses matinées. Quand on part à la découverte du monde, il y a trop à voir pour glander. Vous me direz qu’en partant un an, y a bien un moment où on lève le pied, on se lève pas tous les matins à une heure à un chiffre pour courir le monde, on s’accorde aussi des pauses. Certes, certes.

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Mais reste cette peur de la lassitude. Quand l’exceptionnel devient le quotidien, on se lasse. Le sel du voyage, c’est la parenthèse que ça représente. Pendant une semaine, 15 jours, trois semaines peut-être, vous serez ailleurs, dans un univers différent du vôtre, dans une autre temporalité, loin des mails, téléphones, des reco et des fans qui viennent pleurer sur votre page. C’est si dépaysant. Justement, peut-on être dépaysés quand on voyage en permanence ? A quel moment la découverte merveilleuse s’estompe ? Admire-t-on autant les paysages islandais si on vient direct de Paris où on admirait la veille notre écran de PC que si l’on vient de quitter le Machu Picchu ? Moi, Nina, serai-je aussi fascinée par Petra quel que soit mon point de départ ? Ou en fonction de ce que j’ai déjà vu dans la vie ? Est-ce que si je vais demain à Bali, par exemple, mon souvenir de Thaïlande jouera-t-il sur mes impressions de la même façon en l’ayant quittée un an et demi plus tôt ou si j’y étais la veille ?

thailande

Et puis, si je vois tout demain, que ferai-je du reste de ma vie ? Bien sûr que j’ai parfois envie de passer ma vie à voyager, de gagner au loto et m’enquiller toutes les destinations, la liste des endroits que je veux découvrir ne cesse de s’allonger, les expériences à vivre aussi. Non parce que depuis que j’ai vu une pub pour je sais plus qui, faire du kayak dans les glaces, ça m’excite ! (faudrait que je fasse du kayak à l’occasion avant de rêver de grandes expéditions). Plonger aux 4 coins du monde, faire des séjours linguistiques dans les pays anglophones et italophones (enfin, l’Italie quoi) pour commencer. Bref, la liste de ce que je veux voir/vivre est infinie. Mais je ronge mon frein : j’ai le temps. Certains me feront gentiment remarquer qu’on peut pas savoir si j’ai le temps, que je mourrai peut-être demain écrasée par un bus ou qu’on me trouvera une tumeur au cerveau invalidante. Qui sait ? Mais vu que l’excitation du voyage se trouve également dans sa préparation, mieux vaut ne pas tout faire d’un coup. Et puis, comment pourrai-je reprendre ma petite vie quotidienne sans énorme déprime après ?

groenland-kayak

En attendant, faut que je regarde pour Londres, tiens !

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Le management par le croissant

Je m’interroge souvent sur les compétences managériales des uns et des autres. Qu’est-ce qu’un bon manager ? Celui que je trouve bon manager fait-il l’unanimité ? Pour moi, un bon manager est celui qui partage ses compétences, me fait suffisamment confiance pour ne pas contrôler mon taf toutes les 5 mn (mais ne me perd pas de vue pour autant), et sait faire preuve de justesse (en gros souligner le bon travail et réprimander le mauvais tout en essayant de trouver des solutions pour que ça ne se reproduise pas. Oui, des fois, il arrive qu’on sache pas tout faire…). Et, évidemment, de l’humanité.

manager

Il y a quelques temps sur Twitter, nous débattions avec je ne sais plus qui (désolée…) des managers qui n’offrent jamais de croissants à leur équipe. En mon âme et conscience, j’ai répondu “c’est scandaleux!”. Il n’y a certes aucune obligation et un bon manager peut avoir quelques oursins dans les poches. Sauf que c’est le petit geste qui fait la différence. Evidemment, je dis croissant mais ça pourrait être un café, une friandise ou même une chocolatine. Il y a des périodes parfois tendues au boulot, les dossiers qui s’accumulent, les deadlines immuables qui s’approchent à toute vitesse, implacables comme un mur qui vous explosera la gueule si vous ne tenez pas les délais… Bref, y a des jours où on est zen et d’autres non. Face à nous, le manager qui doit quand même s’assurer qu’on rend les trucs à temps parce qu’à un moment, si une tête doit sauter, ça peut être la vôtre certes mais rien ne garantit qu’il ne soit pas éclaboussé/blessé voire tué dans l’histoire… Un bon manager comprendra que le fouet ne peut pas être le seul moteur et qu’il faut savoir aussi faire un petit geste. De type offrir un croissant.

croissants

(c) Rico Sin Azùcar

Le réveil sonne. L’heure de quitter la tendre chaleur de sa couette pour aller au boulot. Ayant eu quelques petites expériences professionnelles comme vous le savez, j’ai eu un bon paquet de managers. Les managers “heu ben fais ça et… ben salut !” voire les “ah, tu taffes ? Heu ben c’est bien, c’est à dire que j’avais un peu oublié de te suivre, huhu !” ou au contraire les hystéros “t’as mal fait ton taf. Tout est de ta faute, tu es la pire employée du monde…Et si je te crie dessus, c’est pour pas qu’on voit que moi, j’en fous pas une”. Bref, j’ai pas toujours eu la gagne à ce niveau là et y avait des matins où j’avais envie de frapper le réveil tant me sortir du lit me donnait envie de hurler, de me rouler par terre parce que, putain, je veux pas y aller. Je ne dis pas que le management est facile, je trouve même qu’il faudrait arrêter de le sacraliser car on n’est pas tous faits pour ça. Et c’est pas grave, chacun ses qualités.

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Mais puisque vous voilà manager, comment se comporter ? Oui, il faut offrir des croissants à ses équipes. Ou un café ou peu importe. Non pas pour se les mettre dans la poche et la jouer copains copains (erreur) mais pour reconnaître de temps en temps le bon travail, une sorte de mini récompense qui ne coûte rien (quoi que le prix du croissant devient délirant), que nous sommes entre humains avant tout. Offrir un croissant, chocolatine, une madeleine ou un café ne nuit pas à l’autorité, bien au contraire. La bienveillance vis à vis de ses équipes EST une bonne idée, quoi qu’il en soit. Usez en !

PS : Je suis TELLEMENT fière de mon titre

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Et alors c’est quoi le thème de votre mariage ?

Vous avez annoncé votre mariage à ceux qui comptent ? Alors vous aurez essuyé un tas de questions, remarques et suppliques parmi lesquelles : c’est quoi le thème de ton mariage ? Oui, l’union de 2 êtres face au maire, ça suffit pas apparemment.

[image trouvée sur le site Mariage et bonnes idées, je vous mets le lien de l’article pour ceux qui kiffent le mariage macaron]

Nous avons face à nous deux options :
– choisir un truc basique qui nous parle à tous les deux, qui peut rappeler un élément de notre vie commune, de notre rencontre… Le problème du basique, c’est le risque de déjà vu et les terribles remarques en conséquence « ah tu as choisi le thème des fleurs/papillon/la mer… Magali aussi l’an dernier ». Si cette phrase a été prononcé par un témoin potentiel, vous pourrez l’éliminer de la short list en toute quiétude.


– un thème incroyablement original parce que vous n’êtes pas comme les autres. Genre pingouins et loutres parce que ce sont des animaux cools par exemple. Sauf que l’original va compliquer la partie déco plus que de raison et arrive un moment où l’original finit par devenir synonyme de ridicule.

Bon faisons fi de cette histoire de déjà vu et vs original pour choisir un thème qui nous plaît. Techniquement, ça sert à quoi un thème ? Ah ben ça sert à tout décliner : faire-part, déco de la salle, nom des tables et pourquoi pas menu, musique de bal et même cérémonie. Par exemple, pour le thème de la mer, hop, je vous colle la chanson la mer, je vous trouve plein de chanson où y a le mot mer dedans (c’est rarement les plus joyeuses mais ça marche pour in the navy des Village People), on mange crustacés et poissons (bon, légèrement ennuyeux pour les allergiques aux fruits de mer et ceux qui n’aiment pas le poisson), on évolue dans un décor bleu et sable. Tiens, je pourrai utiliser les peintures de ma mère en déco, elle peint tout le temps la mer…

Ou alors les plumes. J’aime bien les plumes, c’est doux et ça rappellerait un peu les bulles de ma sœur (j’eus préféré les bulles en fait…). Sauf que les plumes, c’est doux mais ça a un pouvoir kitch de dingue… Limite trop en fait. Oui, c’est ça le drame avec les idées, c’est que leur passage du papier à la réalité peut les détruire en 30 secondes…

De toute façon, la plupart des invités ne percuteront même pas qu’il y a un thème, ils diront « c’est très joli la déco » même s’ils trouvent ça moche. Quoi que moi, j’ai ma décoratrice attitrée : ma tante qui est fait une déco tellement pop! (je vais vous l’imposer cette expression).

Mais bon puisqu’il paraît qu’un mariage doit avoir un thème… Moi je choisis Tim Burton et porcelaine anglaise. Comme ça, on pourra jouer à la dînette le jour de mon mariage.

Je suis un génie. Ou une psychopathe. Ou le projet m’a rendue folle. Et ça va pas aller en s’arrangeant vu que la semaine prochaine, on attaque le lourd : la bouffe.

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Sensuelle, le nouveau magazine des femmes… ben sensuelles !

Dimanche, levée dès l’aube pour prendre mon train, j’erre dans le point Relais de la gare Montparnasse. Ma mission : m’acheter un ou plusieurs magazines pour mon voyage en train. Difficulté : élevée, j’ai pris le train 15 jours plus tôt et j’ai déjà lu Cosmo, Biba et Glamour. Non parce que les autres féminins ne me plaisent pas : entre les « on a 20 ans, on pète plus haut que notre cul » et les « déjà 35 ans, les gosses à amener à l’école et la ménopause qui approche », mon cœur balance. Alors que je m’étais faite à l’idée de pas lire de féminin dans le train, j’avise une photo d’Angelina Jolie en train de manger une pomme. Le numéro 1 de Sensuelle vient de sortir, voyons ça.

 En ce moment, c’est la grande mode des journaux féminins branchés sexe. Après S’Toysvoici donc Sensuelle. Bon, les deux n’ont pas forcément grand chose à voir. Je regrettais que S’Toys ne soit finalement qu’un long publireportage pour chambre69, Sensuelle offre du contenu, même si Soft Paris investit la place : pub, reportage sur une soirée Sex toys, même une chronique d’Anne Charlotte, la chef de Soft. On retrouve également l’incontournable Nathalie, directrice du site piment rose. Mais après, résumer Sensuelle à une collection d’articles de blog serait une grave erreur, allons plus loin.

Pour le numéro 1, faut voir à pas se rater, on propose donc les sujets qui tapent fort. Alors que dans le numéro 1 de H for men, on avait le « être un bon coup, gagner plus et mincir », là, c’est « soirée sex toys, Angelina Jolie et cunnilingus ». Le magazine se revendique bi mais très franchement, c’est un peu usurpé car rien ne parle de lesbianisme. L’article sur le cunnilingus parle essentiellement d’une pratique entre un homme qui lèche et une femme qui reçoit (l’inverse, ça s’appelle une fellation), à la soirée Sex toys, il n’y a manifestement que des hétéros et l’icône lesbienne Jolie a totalement perdu de son côté Rock n’ roll. En fait, on lit l’interview et on la trouve bien chiante Angie. Et on parle même de son mari kétrobo. Pas très lesbien, tout ça. Mais bon, ça viendra peut-être au numéro 2, le côté bi, ne désespérons pas. Côté sexologues, on retrouve l’incontournable Catherine Solano mais j’avoue que je l’aime bien elle. C’était la sexologue d’une émission de M6 sur le sexe (émission globalement très mignonne) et elle était bien friponne Catherine, elle répondait des trucs un peu à double sens en se marrant sous cape. Ne manque que Jean-Pierre Leleu, l’incontournable sexologue des féminins mais là, c’est plus l’idée des femmes qui parlent aux femmes même si des témoignages de mecs sont intégrés à l’article sur le cunni. Je dirais que là, c’est la grosse bonne idée du magazine : faire aussi parler les hommes sur notre sexualité. C’est vrai ça, comment les mecs vivent le cunni ? Même je dirais qu’il faudrait intégrer plus les hommes dans ce magazine. Là, ça en ferait un incontournable.

Parce que globalement, je trouve que Sensuelle n’amène rien de plus, c’est un peu la compil des sujets sexe des différents féminins. Genre la soirée sex toys, c’est lu et relu, je vois pas bien la nouveauté. Les femmes ont des sex toys ? Diantre, elle est où la révélation ? Bien entendu, ce n’est qu’un numéro 1, je vais attendre le 2, voire le 3 pour donner un avis. Les femmes qui prennent la parole sur leur sexualité, faut arrêter de présenter ça comme une nouveauté. Je crois que pour que Sensuelle soit plus original, il doit donner plus la parole aux hommes… et aux lesbiennes ! On peut pas se prétendre bi alors qu’on ne parle à aucun moment de lesbianisme, y compris dans un article sur le cunnilingus. Par contre, il y a deux plans où le journal doit à tout prix rectifier le tir. D’abord la maquette. La couverture n’est pas du tout attirante, trop de blanc, trop plate. Franchement, je n’aurais pas lu mes féminins fétiches, je ne l’aurais même pas vu. Trop sinistre. De la même façon, gros truc rédhibitoire : les fautes d’orthographe. Sur un blog, déjà, ça peut m’agacer
mais je comprends, on se relit pas toujours mais dans un magazine, non, non et non. Normalement, on paie des gens pour corriger les fautes. Mention spéciale à Bénédicte Crabouillet qui nous en fait quasi une par phrase dans sa chronique de fin. Du genre « qui a toujours rêvée d’un homme à la maison […] ? » (tournure un peu bizarre et un seul e à rêvé), « les partisantes du PQ » (le mot exact est partisane), « vous pouvez toujours l’appelez Harry » (on a déjà conjugué le pouvez, laissons l’appeler à l’infinitif). Je suis certes
exigeante sur ce point mais là, avouez que c’est quand même gros. Surtout dans le cadre d’un magazine.

Bref, j’achèterai le numéro 2 pour voir mais je suis pas vraiment convaincue par la pertinence de Sensuelle pour le moment. Mais laissons lui le temps de rectifier un peu le tir et de s’imposer dans les kiosques. Ou pas.

EDIT : Réponse de Mélanie Courtois la rédactrice en chef de Sensuelle dont j’ai parlé récemment, j’estime qu’il est de mon devoir de le publier (elle est d’accord ! )

« Bonjour,

J’ai lu avec attention le message que vous avez laissé sur votre blog et les commentaires concernant le magazine Sensuelle et je voudrais apporter quelques précisions.
Sensuelle n’est pas bi dans le sens « pour les lesbiennes ». J’ai écrit dans l’édito Sensuelle est bi (n’y voyez-là aucun parti pris éditorial) alors oui je fais des fautes d’orthographe, c’est un gros point faible mais quand je dis cela ça veut dire bimestriel (tous les deux mois) et quand je rajoute aucun parti pris éditorial, cela veut justement dire que ce n’est pas spécialement pour les bisexuels.
Deuxièmement, c’est vrai qu’il y a énormément de fautes d’orthographe et que cela doit être particulièrement agaçant. Mais il faut savoir que nous n’avons pas de groupe derrière nous, qu’à 25 ans j’ai pris de gros risques en faisant un emprunt à la banque, que nous sommes toutes bénévoles, que si je suis à plein temps sur le magazine (bénévolement), mes amies travaillent ailleurs à plein temps et font cela pendant leur temps libre. Ca n’excuse rien, mais malheureusement les journées ne font pas 36 heures et nous avons travaillé comme des folles et il y a eu tellement de trucs à régler que malheureusement, la deuxième relecture est passée à la trappe. J’espère que pour le numéro 2, le problème sera résolu. Et comme cela arrive à beaucoup de personnes, on ne voit pas toujours ses propres fautes à force de relire son texte, on le connaît par coeur et on ne voit plus rien. Concernant la maquette de la couv, je suis entièrement d’accord et on va rectifier le tir sur le numéro 2. Voilà, je voulais juste préciser que nous n’étions pas bi au sens où¹ vous l’entendiez, sinon vous auriez été déçue (encore!) au numéro 2.
Et que deuxièmement quand on a 100 fois moins de budget que cosmo ou Marie Claire, ba oui ça peut pas être parfait.
En tout cas, tout commentaire permet d’avancer.
Merci d’en avoir parlé.
Cordialement,
Mélanie Courtois »

Je pense en effet que ces précisions sont importantes, ça explique pas mal de choses.

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Chômage actif

Bon, alors voilà, un mois et demi que j’ai terminé mon stage (je ne désespère pas de récupérer ma tune) et depuis, que fais-je, te demandes-tu lecteur. Oui, j’aime penser que tu te poses des questions sur ma vie, que tu te fais du souci pour moi. Oui, je suis super prétentieuse. Donc je vais te raconter, tu vas voir, je m’ennuie pas.

 Bon, en ce moment, j’ai pas de boulot rémunéré mais énormément d’occupations de type professionnelles. Outre mon grand projet dont je parlerai plus tard, j’ai repris mes activités dans un webzine. J’avoue que d’écrire autre chose que des revues de presse, ça fait du bien quand même. Donc j’ai repris mes articles sur les infos internationales mais ce n’est pas tout. Je viens également de me lancer dans un nouveau projet : j’ai été contactée récemment par un lecteur du blog qui vient de créer un webzine et qui décide de me greffer au projet. En gros, nous allons réaliser un webzine envoyé par mails aux membres d’une association qui donne des cours d’italien sur Paris et nous allons parler de la vie italienne à Paris. Pour l’heure, nous sommes deux, on devrait se retrouver rapidement le double et nous continuons notre recrutement. Outre mon intérêt pour l’Italie, vivre la création d’un magazine est assez intéressant comme expérience. En plus, me voilà déjà chef de la rubrique culture ! Donc, pour le moment, nous en sommes aux prémices mais une fois lancé, ça va rouler tout seul. D’ailleurs, lecteur, si tu as des envies d’écrire dans un magazine qui traite de la vie italienne à Paris (mais vraiment, pas juste pour les 15 prochains jours), n’hésite pas à m’envoyer un mail à nina.bartoldi@hotmail.fr, je ferai suivre ta candidature au responsable du webzine. Parce que c’est lui qui gère les embauches et pas moi. Donc pas la peine de faire semblant d’être intéressé pour me rencontrer, tu risquerais d’être déçu !

Autre projet d’envergure : me voilà attachée de presse pour Mitchoum Productions. Ok, ça pète, mais je t’explique. Il y a une semaine, je reçois un mail d’un gars que je connais pas. En gros : « va sur mon site voir le synopsis en image du film Modo ». Sur le coup, je me dis : « ouais, encore un type qui envoie des mails aux premiers classés d’OB, laisse tomber ». Le lendemain, je reçois un nouveau mail du jeune homme. « Hé, Nina, je lis ton blog depuis quelques temps et j’aimerais que tu m’aides dans mon projet ». Ok, là, on m’interpelle directement, je me sens plus concernée. Donc je vais sur le site et là, j’avoue que ça me plaît beaucoup : l’idée de base est excellente et le synopsis en image (c’est pas une bande annonce, attention) m’emballe carrément. Ok, je décide de m’impliquer. Il faut dire que le projet est super motivant pour moi : je ne dois pas vendre un film mais un projet de film. En gros créer un magnifique buzz autour du projet, en faire parler dans la presse et sur les blogs tout en trouvant un réalisateur et un producteur. Autant vous dire que c’est pas une balade de santé mais bon sang, quel défi ! Pour la première fois de ma vie, je me retrouve seule à faire de la comm pour un projet auquel je crois. J’ai donc crée un blog qui racontera mon histoire d’attachée de presse pour Mitchoum prod, il suffit de cliquer . En fait, le plus dur dans ma mission, c’est de convaincre les gens d’aller voir le synopsis en image. Mais comme tu m’aimes, lecteur, et que tu es curieux, tu vas aller sur www.modo-lefilm.com et visualiser le film. Et si ça te plaît, surtout, n’hésite pas à nous soutenir. Honnêtement, si je me suis greffée au projet, c’est parce que j’y crois. Parce que j’y vois un investissement à long terme : cette histoire a tout pour faire un carton et si le film est tourné, sur le CV, ça va être une carte de visite incroyable. Je ne travaille pas bénévolement par charité, sinon, j’irais faire dans le caritatif. Non, si je le fais, c’est tout connement parce que je suis emballée par le projet et je suis très enthousiasmée par cette aventure. Même si je l’ai limite mauvaise d’avoir pas eu l’idée du film avant de découvrir Modo.

Enfin, j’ai des trucs à faire strictement pour ma pomme. D’abord Technopolis. Y a un ou des acharnés qui passent leur journée à taper « Nina Technopolis » sur google donc je rassure ces personnes, je relance ça bientôt. En fait, j’ai déjà créé le blog qui lui sera consacré, faut juste que je bosse sur le design car là, ça le fait pas. Donc tu pourras le relire et je te tiens au courant dès que c’est reparti. En fait, je suis super tentée de l’envoyer à des éditeurs mais je dois finir la réécriture et, là, c’est pas gagné avec tous mes projets. D’autant que je dois me faire mon site pro avec CV, pressbook et tout ça mais là, je te donnerai pas le lien ! Et puis, faut que je trouve du boulot rémunéré, quand même, surtout que ma conseillère financière (celle qui pleure tous les mois en voyant mon découvert) veut que je prenne une assurance-vie. Après tout, comme elle dit « 50 euros par mois de côté, c’est rien ! ». Oui, mais j’ai déjà 50 euros qui partent sur mon PEL, j’ai pas 100 euros à épargner par mois pour le moment.

Bref, tu vois, lecteur, je suis au chômage mais j’ai beaucoup à faire. Franchement, je ne suis plus angoissée comme avant. Sans doute parce que la vie m’offre suffisamment d’opportunités pour savoir que du boulot, je finirai pas en trouver et dans le journalisme, évidemment. Bref, tout va bien !

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Sitcom Gauthier, épisode 4728

Par Gauthier

Vous le savez tous, je suis beau, intelligent, et tellement désirable que tous les hommes me courent après. C’est plus une malédiction qu’autre chose par moments. Quoique je m’en accommode très bien la plupart du temps. Oui ça me permet d’avoir une vie sexuelle complètement débridée. Alors bon, en ces moments de vaches maigres, je repense à tous ceux que j’aurais pu avoir et à qui j’ai dit non. Souvent c’était plutôt une bonne idée, d’autres fois ça me retourne l’estomac, genre : à m’en mordre sauvagement les doigts (et le reste).

Je vais vous raconter une énième anecdote sur ma vie si riche en rebondissement. Dernièrement j’ai fait la connaissance de Larouquine, fille délicieuse s’il en est. Elle est jeune (salope, moi suis vieille à côté !), gentille, cultivée, douce, complètement barrée, alcoolique, et moi je suis fan ! Lors de notre première rencontre, elle me fait une impression du feu de Dieu, elle me parle de tous ces pédés qu’elle côtoie (son frère en étant un, forcément, ça aide), de ces soirées VIP où elle traîne, bref je décide d’en faire ma nouvelle meilleure amie (Moumour pleure pas, tu reste la number 1 !). Et on en vient à causer cul (forcément). Et elle me parle de son mec.

Donc son homme, pour situer, est acteur porno gay, si si si si vous avez bien lu « acteur porno gay ». Sur le coup ça fait un choc, je sais. Alors moi pas peur, je demande des infos complémentaires. En fait il tourne de temps en temps pour une boîte de prod dont je tairai le nom. Il est bisexuel à la base. Moi je lui demande « mais comment peux-tu accepter que ton mec te trompe comme ça, et en plus des pervers se masturbent devant ses prouesses ! ». Le pire c’est que je fais partie des pervers sans le savoir, bref on s’en fout ! Donc elle m’explique que c’est avec des mecs, qu’en plus il est payé pour ça, et ça ne la dérange absolument pas. On entre dans les détails et elle m’explique qu’elle ne voit pas non plus pourquoi elle interdirait à son mec de coucher avec d’autres mecs, du moment qu’elle est au courant. Elle, de son côté, pourrait se permettre quelques infidélités. Bref je suis sur le cul, un tel couple je pensais que ça n’existait qu’à la télévision moi !

Quelque temps après, je rencontre son copain. PUTAIN MAIS IL EST BEAU !!!!!!!! Oui bon forcément qu’il est beau, mais il a quelque chose de … sexuel… et d’indescriptible, ça me mets en feu ! Et je crois que ça se voit que je suis en train de baver, donc les blagues vont bon train sur mes envies de lui profaner la tombe ! Pour rajouter à son dossier, il est gentil, agréable, et on peut parler de tout et de rien, bref il y a de quoi tomber sous le charme de suite ! Après ce premier contact, ma copine rouquine me dit quelque chose comme ça :
« Mais Gauthier tu en penses quoi de mon homme ?

Ben il est très beau, tu en as de la chance !

Tu sais on parlait des gens qui dégage sexuellement, tu sais les hormones, les gens qui sentent le cul, ils se reconnaissent entre eux, t’es pas d’accord ?

Si, moi je repère les chauds comme ça, j’ai un radar, et j’en attire pas mal !

Oui on est d’accord tu sens le cul Gauthier, comme mon mec et moi…

Oui c’est plus flagrant pour ton mec de mon point de vue, vu que je suis gay !

Tu as envie de coucher avec ?

Non parce que lui, oui, donc si vous voulez moi ça me dérange pas, et je dois avouer que l’idée m’excite d’ailleurs !

 

Alors là, le Gauthier il ne sait plus quoi dire ! Et une fois que je retrouve mes esprits, je réalise donc qu’une bombe sexuelle, acteur porno, petit ami d’une amie, veut coucher avec moi, et tout le monde trouve ça tout à fait normal !

La semaine qui suit on en reparle, et Larouquine milite pour que je fasse une partie de jambes en l’air avec son homme ! Mais moi je peux pas. Je peux pas vous expliquer pourquoi, mais ça me bloque complètement. Si je ne connaissais pas Larouquine, peut-être que j’y arriverais. Et encore il faut que je me décomplexe, parce que coucher avec un mec qui a fait de la fellation et de la sodomie son métier, ça me complexe grave. Je ne suis pas Rocco Siffredi bordel ! Et quand bien même je suis un Dieu du sexe, j’ai peur de ne pas pouvoir rivaliser. Et puis s’il simule ? Comment le saurais-je ??? ARGH monde cruel !

Donc voilà où j’en suis : coincé par ma conscience et mes complexes, je pensais pas que ça pourrait m’arriver un jour, vraiment là je suis emmerdé. Je préfère quand je suis une enflure de première, je fais n’importe quoi sans me poser de questions, et tout le monde y trouve son compte (surtout moi).

Mais bon le problème ne se pose plus, je suis sexuellement non-opérationel pour quelques semaines. C’est juste que ça me perturbe « et si je l’avais fait avant ? », chienne de vie !

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