Aujourd’hui, je me marie

Après un an de préparation plus ou moins intensive, le réveil sonne pour déclarer ouvert ce jour qui restera un inédit, une aventure qu’on ne vivra qu’une fois (normalement…). Aujourd’hui, on se marie.

Le jour du mariage tient plus du marathon que de la journée plaisir. Vite, vite, chez le coiffeur, vite vite, la maquilleuse ! Il faut s’habiller sans ruiner son chignon ! Non, j’ai pas faim, dégage avec ton assiette de pâtes ! Pour peu que vous enchaîniez mairie et église (synagogue, mosquée, ce que vous voulez), le timing va être serré serré ! Espérons que votre chauffeur s’appelle Schumacher (sans sa propension à rentrer dans ses petits camarades).

En fait, le jour du mariage ressemble à une gigantesque séance d’apnée : pas le temps de reprendre son souffle, on enchaîne, on enchaîne ! On se dit oui, on signe et si cérémonie derrière, on recommence : chant, oui, on signe, tempête de confettis, de pétales ou de fleurs séchées et là, ouf : c’est fait !

Et c’est enfin là que tout ce souk prend tout son sens : vous êtes parmi ceux qui font votre vie, la famille et les amis, tous avec une coupe à la main en train de boulotter des petits fours. On est bien, on est détendus. C’est-fait. Personne n’est mort ou n’a dit non, pas de catastrophe majeure. Respirez et savourez. Tout le monde est heureux, on nage dans une bulle d’amour et de bienveillance. Les sourires sont francs, quelques larmes écrasées dans un Kleenex pour les plus émotifs, les gens sont bien là. Avec vous.

Alors oui, y aura sans doute des grincheux pour râler sur la viande trop cuite, les pommes de terre pas assez sautées, la pièce montée trop sucrée ou le champagne aux bulles trop grosses. Vous allez avaler du PowerPoint et quelques blagues un peu lourdes. Mais on s’en fout. Là, c’est l’heure de faire la fête.

Dansez jusqu’au bout de la nuit, riez, relâchez la pression. Mission mariage :accomplie.

Et ma ligne de mariage ?

Avant de terminer cette série en parlant du mariage (semaine prochaine), discutons un peu de la ligne de la mariée. Non parce que porter une robe de princesse, ce ne sera pas votre quotidien donc on rêve toute de magnifier notre divine tenue par une ligne renversante. Donc, tiens, petit régime !

Le régime pré mariage, faut l’anticiper sinon, vous pouvez oublier. Pourquoi ? Mais la robe, la fameuse robe faite sur mesure ou à peu près (en tout cas retouchée sur vos courbes). Perdre trop de poids risque de vous transformer en héroïne de How I met your mother. Et vous rajouter une bonne dose de stress donc vous pouvez aisément vous passer. Donc vous faites un régime avant les dernières retouches ou vous oubliez. Point.

Mais. Gros mais. Un mariage, c’est du stress et de la course, des repas sautés ou avalés sur le pouce donc forcément OH OUI forcément, votre ligne va bouger. Quelques temps avant le mariage, ma soeur ne faisait plus qu’un repas par jour donc fatalement…une nouvelle minceur et une robe qui flotte légèrement. A l’inverse, une amie a pris un tout petit peu de poids et a eu une grosse frayeur quand elle a eu du mal à entrer dans sa robe. Ceci étant, le stress n’a pas aidé et une fois les cérémonies passées, sa robe était devenue limite trop grande. Respire, respire !

On peut essayer de parer en se contraignant à un régime équilibré mais les régimes équilibrés sont le luxe de ceux qui ont du temps (j’ose pas vous parler de mon régime alimentaire actuel, des fois que j’ai des lecteurs diététiciens/nutritionnistes, ils me feraient une attaque). Alors on essaie de compenser. Bon, si je mange un sandwich, j’irai faire de la natation ou du jogging pour compenser… Mais là, encore, c’est une joyeuse utopie. Le temps, mes amis, le temps… Vous ne l’avez pas.

De toute façon, si vous êtes du genre complexée de la photo, rassurez-vous… C’est pas le jour de votre mariage que ça changera, même avec le meilleur photographe du monde.

Compte à rebours

Quand on organise un mariage, il y a 3 phases : la première, euphorique, où l’on se lance à corps perdu dans l’organisation et les annonces à nos êtres chers. En temps 2, il y a une stagnation : le gros est réglé, les faire-parts envoyés et il ne reste qu’à attendre les derniers jours pour régler les trucs de dernière minute. Puis la phase 3, cette fameuse période de « rah, ils ont tous décidé de me faire chier ».

Un mariage, c’est surtout de l’organisation. Je me souviens d’une ex collègue peu chère à mon cœur qui m’expliquait gérer son mariage comme ses projets, avec rétro planning sur excel et tout. « Ah et tu vas quand chez le coiffeur pour les essais coiffure ? » « Mince, j’ai oublié ! ». Ah oui, elle gère vraiment son mariage comme ses projets… Ne voyez pas dans cette anecdote l’unique volonté de me moquer (bon un peu quand même…) mais l’illustration du fait qu’il faut rester concentrée jusqu’au bout.

Sur le papier, tout est prêt mais les derniers jours avant le mariage sont une folle cavalcade. Décorer la salle, récupérer la robe, les essais coiffure, rapatrier les gens qui viennent de loin, gérer le traiteur, le DJ, le photographe, prendre les fleurs pour les déposer à l’église… Vous avez beau être un génie de l’organisation, l’imprévu s’incruste toujours à la noce. Et pour peu que cet imprévu soit pluriel, vous risquez de devoir confectionner en urgence quelques poupées vaudou pour vous défouler un peu.

Face à cet inévitable obstacle (si, inévitable, cherchez pas), vous avez 2 solutions :
– la zen : admettre que la vie n’est pas un film et que rien ne pourra être 100% parfait. Et qu’à partir du moment où on signe le contrat, que personne ne se blesse ou ne s’intoxique, tout ira bien.
– l’hystérique : se rouler par terre à chaque contrariété, insulter la Terre entière parce que putain de bordel de merde, on ne se marie qu’une fois dans la vie (normalement, c’est ce que l’on croit quand on se lance dans l’aventure) et que ce doit être le plus beau jour de votre vie. Technique à abandonner le jour du mariage, on ne se vautre pas au sol avec sa belle robe.

Bref, plus le mariage approche moins vous dormez tant il y a de choses à faire. Mais pensez à garder de l’énergie, le jour J, c’est déjà demain.

Dites cheeeese !

Parmi le personnel à embaucher à votre mariage, il en est un qu’il ne faut surtout pas négliger si vous voulez vous remémorer cette douce journée : le photographe.

Que celui qui n’a jamais entendu d’histoire à propos de photos de mariage ratées lève la main. Pour ma sœur, la photographe était géniale. Par contre, pour le mariage de Lena, on a eu droit à un mail « pitié envoyez les photos que vous avez prises » tant ils étaient déçus… Ah oui, d’accord…

La question est : comment choisir ? Rien ne vaut le bouche à oreille (en positif comme en négatif) mais pour peu que vous ne connaissiez pas de jeunes maries dans la région que vous avez choisi, bon courage !

Tapons « photographe mariage [ville] » et laissons nous noyer par le flot de réponses. Des photographes de mariage, il y en a plein, partout… Comment savoir lequel est compétent ? Parce que photographe, c’est un peu comme psychanalyste, tu peux t’installer sans diplôme. Et le mec peut avoir le dernier Reflex canon qui prend limite les photos tout seul, si t’as pas l’œil, tes photos restent merdiques. Et je ne te parle même pas des abus de filtres et montages en tout genre… La sobriété est une vertu trop souvent oubliée.

Alors voilà, choisir un photographe relève limite du défi, de la chance. Alors n’oublie pas : pour le plus beau jour de ta vie, convie quelques uns de tes amis avec leur appareil photo. Ou accessoirement demande moi le nom de la photographe de ma sœur qui taffe sur la région toulousaine et Paris. Elle fait aussi des photos de grossesse super.

Les filles sont de sortie

Enterrement de vie de jeune fille, c’est parti.

Mes témoins étant super, elles m’ont fait un programme aux petits oignons. Apparté : si je devais un jour me marier, comme enterrement de vie de jeune fille, je veux un week-end trip chouchoutage avec mes amies les plus proches(et pas que des filles, on pourrait inviter Enzo peut-être) Voilà, reprenons. Donc là, dans cette petite histoire, mes témoins ont tout préparé pour que je passe une journée géniale entourée de toutes mes amies et elles n’ont tué personne malgré les récriminations des unes et des autres.

Organiser, c’est bien mais si la vie m’a appris une chose, c’est bien que rien ne se passe jamais tout à fait comme prévu et mes témoins chéries vont vite avoir des envies de meurtre. On a déjà la team « j’avais dit que je venais mais finalement, je peux pas, j’ai vernissage (des orteils) ». On a ensuite la team « je viens pour te faire plaisir mais les activités ne me plaisent pas et je ne fais aucun effort pour me montrer un minimum enjouée ». Dite aussi la team du « je choisis parfois mal mes amies. Enfin, camarades ».

Après le problème des enterrements de vie de jeune fille, c’est qu’il y a des clans du type « copines depuis que je suis sur Paris », « copines de plongée », « copines de taf (passé ou présent) »…Du coup, à chaque « tu te souviens quand… », les 3/4 des convives ne sont pas concernées par cette folle anecdote. L’ennui est donc prêt à fondre à tout moment sur une ou plusieurs des invitées. Excellent entraînement pour la mariée qui doit prendre soin de tout le monde. Comme pour le jour J.

Le jour J, justement. Selon l’avancée des préparatifs, on peut hériter d’une future mariée stressée qui parle en boucle de ce qui n’est pas prêt, qui ne profite qu’à moitié de sa journée parce que oui, c’est chouette de voir les copinettes mais ça prend toute une journée et y a plein de trucs à gérer. Et pour peu que la mariée soit une Bridezilla, la journée risque d’être looooongue…

Bref, malgré le travail acharné des témoins, la journée peut ressembler à une corvée, une bonne action pour notre amie la future mariée qu’on va arrêter de fréquenter tellement elle est chiante. Ou au contraire, une journée géniale qui permet de se faire plein de copines avant le jour J. Ce qui tombe plutôt bien, certaines seront à votre table le jour du mariage.

Mais revenons-en à moi, reine de la journée. Il faut profiter à fond car c’est un peu la dernière sauvegarde avant le boss final. Car maintenant, on va devoir plonger en plein « détails de dernière minute ».

C’est mon enterrement de vie de jeune fille !

Commençons cet article par un aveu, une vérité dans cet océan de fiction : je n’aime pas trop les enterrements de vie de jeune fille (EVJF). L’idée de passer une journée entre filles ne me gêne pas, c’est plus le programme qui m’effraie un peu. Ça et le fait qu’en général, en dehors de la future mariée, je connais quasi personne.

Mais là, c’est le mien d’EVJF et je vais laisser carte grise à mes témoins. Non, je parle pas de voiture mais je vais cadrer deux ou trois trucs :
– la liste des invités
– léger sur le déguisement si vous y tenez absolument, je veux pas me trimballer déguisée en pute tombée dans un pot de peinture (déjà croisé) et si vous faites un EVJF sur le thème de la plongée (une de mes passions), je vous garantis que je me promènerai pas en combi Néoprène même si, par un subtil jeu de sudation, je peux facile perdre 2 cm de tour de hanches/cuisses/taille. Sauf que ma robe est sur mesure donc on touche plus à mes mensurations.
– rien de vulgaire. Un strip tease masculin où un mec frotte son cul et ses noix partout sur moi EST vulgaire.

Bon, ceci étant posé, je me détends et je laisse mes témoins s’occuper de tout. Ce qui tombe bien vu les millions de trucs qui me restent à faire. Mais cette organisation est un cadeau empoisonné aux copines (et l’assurance qu’elles vous prendront en témoin en retour par vengeance). De 1, il faut trouver une date qui convient à la majorité (et surtout à la future mariée). Tu fais des doodles, des mails et par moment, tu ressens de la rancœur « mais qu’est-ce qu’elle fait chier à se marier cette connasse aussi. Et puis à part moi, elle a vraiment des amies de merde ! »

Si trouver une date vous a légèrement irritée, mauvaise nouvelle, y a pire après : le budget ! Comme je ne suis pas Paris Hilton entourée de copines riches héritières, il est peu envisageable de claquer des milliers d’euros, il faut être un peu raisonnable. Et ça monte très vite. C’est pas compliqué : à Paris, tu prévois au minimum 80-100 euros. Oui, je sais… Et encore, avec ça, tu restes raisonnable… Donc c’est parti pour les tractations, les « je suis un peu serrée ce mois-ci » de celles qui gagnent moins, celles qui dépensent trop ou celles qui n’aiment pas dépenser.

Mais qui dit budget dit détail des activités et là sors tes mouchoirs. Tu fais des calculs à triple inconnue pour organiser un programme ne dépassant pas les XX euros fixés (en n’oubliant pas que la mariée ne paie rien). Toute fière, tu envoies un mail aux invitées avec ton programme aux petits oignons. Bon Ben là, prépare ta tronçonneuse, tu vas avoir de violentes envies de meurtre. « ah oui mais cette activité là, ça me tente pas, on pourrait pas faire ça plutôt ? »,  » ce resto, il est pourri, celui-là est mieux », « ah oui mais là, ça m’arrange pas, je dois changer deux fois de métro ! ». Bref, ta boîte mail se transforme en bureau des pleurs des copines chiantes de la mariée qui n’ont pas compris que cette journée était la mienne et non la leur et que si elles veulent une journée qui les satisfasse, elles n’ont qu’à se marier et faire leur propre EVJF (non mais).

C’est bon, brave témoin, tu as bouclé ta liste d’invités et le programme de la journée ? Et bien lance les invitations et prépare toi à un éprouvant périple.

T’as reçu ton faire-part ?

Le mariage, c’est avant tout de l’organisation. Et faut gérer celle de tous les invités, surtout ceux qui omettent de répondre parce que boarf, on a le temps. Non, on n’a pas le temps, le traiteur veut savoir combien on sera et faut gérer l’hébergement… Bordel !

Tout commence par le faire-part. Vous avez votre liste d’invités avec toutes les adresses qui vont avec ? C’est déjà énorme. Donc vous choisissez un joli carton d’invitation assorti à votre thème, vous faites des tas « invité au repas », « pas invité au repas ». Puis avec une éponge, vous humidifiez what millions de timbres, mettez dans la boîte correspondante et c’est parti, on attend les réponses.

Et là, c’est le drame. Si certains vous répondent d’emblée en annonçant avec enthousiasme, vous avez les trainards soit :
– ceux qui estiment leur présence comme évidente et omettent de vois répondre (oui, j’avoue, ça, c’est moi)
– ceux qui ont noté de venir et ont oublié de le dire
– ceux qui sont célibataires mais ne désespèrent pas de dégoter un +1 avant la date limite de réponse (ça, c’est Ted Mosby).
– ceux qui ne viendront pas donc ne répondent pas, t’as qu’à deviner que leur silence est un non.


Oui se marier sans avoir passé son DU de voyance est légèrement audacieux…

Donc c’est parti pour l’opération relance. Pour les plus connectés, un mail fera l’affaire. D’ailleurs, c’est à se demander si on ne devrait pas éliminer les invités qui n’ont pas de mail (ok, on fait une dérogations pour les grands-parents. Enfin, les siens, j’en ai plus, moi). Coucou, tu viens, tu viens pas ? Non parce que sans vouloir faire ma lourdingue, le traiteur aimerait savoir combien de plats il doit préparer donc si tu pouvais te réveiller et me dire ce qu’il en est ? Non parce que si tu continues, on te filera les restes et tu mangeras sur le paillasson, merde à la fin ! Non mais c’est vrai, t’as juste un truc à gérer et tu le fais même pas, t’aimes ça me compliquer la vie ? Hein ? Hein ?

Et pendant ce temps là, l’horloge tourne et voilà que se pointe un incontournable du pré mariage : l’enterrement de vie de jeune fille.

I don’t wanna rock, DJ

Ce petit mariage prend forme ? Parfait mais vous n’êtes pas encore arrivé au bout de vos peines, non non. Par exemple, pour une soirée réussie il vous faut un…DJ ! Et là, encore, va falloir être clair sur ce qu’on veut.

Mariage de votre copine Cécile, le DJ a dû rater quelques séances de psy et parle. Beaucoup. Trop. Avec plein d’effets vocaux qui vous rappellent le manège de bord de mer « Ça va tout le monde ? Alors on continue ! Vous êtes chauds ce soir ! Alors faites du bruit ! Ouais ! Maximuuuuum mum mum ! ». À la fin de la soirée, la plupart des invités avaient envie de lui faire bouffer son micro voire de l’insérer avec élan dans un autre de des orifices naturels.

Mariage de votre amie Coralie, le DJ se prend pour David Guetta et mixe à mort en vous passant le Top club de l’été. Pas de répit, pas de Cloclo non plus, les + 50 ans sont partis se coucher et vous avez une violente envie de Malibu ananas, comme vos jeunes années de clubbing. Jusqu’à ce que votre trentenariat se rappelle à vous et que vous partiez vous coucher.

Donc le DJ, faut un peu lui donner quelques indications pour une soirée qui vous ressemble. Vous n’avez pas envie de vous farcir du Patrick Sébastien ou du Michel Sardou ? Dites-le ! Vous apprécieriez que 80% de la playlist ne soit pas constituée d’artistes nés après la chute du mur de Berlin, indiquez-le. N’hésitez pas à communiquer une playlist. C’est votre soirée, pas la sienne.

Mais écoutez quand même ses conseils, même si vous aurez in fine le dernier mot. Ne négligez pas vos aïeux qui n’iront pas se trémousser sur Carly Rae Jepsen mais apprécieront une bonne valse des familles. De toute façon, ça flotte toujours un peu entre le plat et le fromage. Ne crachez pas trop sur les Cloclo et compagnie parce que oui, c’est ringard mais ça marche toujours (si, si).

Parce qu’un mariage, c’est pas une boom entre potes, y a de tous les âges et ce serait sympa de penser à tout le monde. Genre les danses techniques style rock, c’est cool sauf pour ceux qui savent pas le danser. La techno trance, ça parle pas à tout le monde non plus. Le but reste de faire la fête collégialement et pas t’envoyer au lit la moitié de l’assistance dès la fin du repas…

Allez, un peu de musique !

Le banquet de noce

La célébration de l’amour rime avec ripailles. C’est comme ça, de tout temps, depuis que l’homme est homme… Dans les joies de l’organisation du mariage, vient donc la recherche du traiteur, celui qui rendra votre mariage plus réussi.

En ligne de mire des mauvais noceurs : le repas, partie du mariage sur lequel il est aisé de langue de puter. Trop salé, fade, épicé, chaud, froid, pas bon… D’où la nécessité de trouver un fameux traiteur qui fera danser les papilles de vos convives.

Le problème, c’est que tout le monde ne mange pas de tout. Entre les végétariens (voire végétaliens), les allergiques et intolérants, les femmes enceintes, les pratiquants d’une religion interdisant certains aliments et les chieurs qui font la moue à base de « oh mais j’aime pas! », c’est la quadrature du cercle. Limite, servez une gigantesque salade verte sans sauce ni condiment comme ça au moins… Ou organisez un buffet mais apparemment, ça ne se fait pas trop (sur les 6 mariages auxquels j’ai assisté, un seul proposait un buffet et c’était le mariage de ma cousine folle). C’est bien dommage, ce serait tellement plus simple.

Mais bon voilà, faut servir un vrai repas direct sur les tables donc pour se faire, il faut trouver ? Un traiteur ! Sauf qu’il suffit pas de taper traiteur sur Google pour trouver, non, il faut les tester. Soit se faire un gueuleton chez lui. Miam, un repas pas cher, génial !

Erreur ! Parce que des traiteurs, tu vas en consulter quelques uns, à chaque fois tu vas manger beaucoup (les portions sont petites mais y a beaucoup à goûter). J’espère que tu adores le foie gras, les huîtres, la pièce montée… Parce que tu vas en avaler ! Et les traiteurs, c’est comme les restaurants, un nom précieux de plat n’en reflète pas forcément la qualité… Mais n’oublie pas : choisis le bon sinon, t’as pas fini d’en attendre parler. 10 ans après, on soupire toujours après la pièce montée rance du mariage de ma cousine folle. Et pièce montée périmée, mariage condamné.

 

Du coup, t’es encore loin du mariage et tu grossis déjà. Ça tombe mal car, prochaine épreuve : trouver LA robe.

Et alors c’est quoi le thème de votre mariage ?

Vous avez annoncé votre mariage à ceux qui comptent ? Alors vous aurez essuyé un tas de questions, remarques et suppliques parmi lesquelles : c’est quoi le thème de ton mariage ? Oui, l’union de 2 êtres face au maire, ça suffit pas apparemment.

[image trouvée sur le site Mariage et bonnes idées, je vous mets le lien de l’article pour ceux qui kiffent le mariage macaron]

Nous avons face à nous deux options :
– choisir un truc basique qui nous parle à tous les deux, qui peut rappeler un élément de notre vie commune, de notre rencontre… Le problème du basique, c’est le risque de déjà vu et les terribles remarques en conséquence « ah tu as choisi le thème des fleurs/papillon/la mer… Magali aussi l’an dernier ». Si cette phrase a été prononcé par un témoin potentiel, vous pourrez l’éliminer de la short list en toute quiétude.


– un thème incroyablement original parce que vous n’êtes pas comme les autres. Genre pingouins et loutres parce que ce sont des animaux cools par exemple. Sauf que l’original va compliquer la partie déco plus que de raison et arrive un moment où l’original finit par devenir synonyme de ridicule.

Bon faisons fi de cette histoire de déjà vu et vs original pour choisir un thème qui nous plaît. Techniquement, ça sert à quoi un thème ? Ah ben ça sert à tout décliner : faire-part, déco de la salle, nom des tables et pourquoi pas menu, musique de bal et même cérémonie. Par exemple, pour le thème de la mer, hop, je vous colle la chanson la mer, je vous trouve plein de chanson où y a le mot mer dedans (c’est rarement les plus joyeuses mais ça marche pour in the navy des Village People), on mange crustacés et poissons (bon, légèrement ennuyeux pour les allergiques aux fruits de mer et ceux qui n’aiment pas le poisson), on évolue dans un décor bleu et sable. Tiens, je pourrai utiliser les peintures de ma mère en déco, elle peint tout le temps la mer…

Ou alors les plumes. J’aime bien les plumes, c’est doux et ça rappellerait un peu les bulles de ma sœur (j’eus préféré les bulles en fait…). Sauf que les plumes, c’est doux mais ça a un pouvoir kitch de dingue… Limite trop en fait. Oui, c’est ça le drame avec les idées, c’est que leur passage du papier à la réalité peut les détruire en 30 secondes…

De toute façon, la plupart des invités ne percuteront même pas qu’il y a un thème, ils diront « c’est très joli la déco » même s’ils trouvent ça moche. Quoi que moi, j’ai ma décoratrice attitrée : ma tante qui est fait une déco tellement pop! (je vais vous l’imposer cette expression).

Mais bon puisqu’il paraît qu’un mariage doit avoir un thème… Moi je choisis Tim Burton et porcelaine anglaise. Comme ça, on pourra jouer à la dînette le jour de mon mariage.

Je suis un génie. Ou une psychopathe. Ou le projet m’a rendue folle. Et ça va pas aller en s’arrangeant vu que la semaine prochaine, on attaque le lourd : la bouffe.