Devenez une déesse du sexe pour son plus grand plaisir

Le sien, pas le vôtre.

Des fois, y a des trucs qui m’énervent. Oui bon ok souvent mais est-ce vraiment ma faute si mon bisounoursisme ne cesse d’être contrarié par la réalité ? Et encore, je vous ai évité what milliards d’articles sur ce débat nauséabond pour le mariage pour tous, la marche de la honte du 13 janvier, de mon envie d’hurler des “mais putain assume ton homophobie au lieu de nous baratiner avec ton code civil ou n’importe quelle autre connerie !”. C’est marrant d’ailleurs comme ils se sentent insultés quand tu leur mets le nez dans leur caca anti-homo. “Non mais trop pas, quoi… Mais bon je suis contre le mariage, j’ai le droit, non ?”. Bon voilà, c’était la parenthèse “j’ai mal à ma France” du jour, passons à la suite. Le désir et le sexe dans les magazines.

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En ce moment, comme c’est l’hiver, les magazines s’inquiètent un peu pour notre vie sexuelle. C’est normal, libido ne rime pas du tout avec pyjama, bouillotte et grosses chaussettes. On sort dans la rue recouverts de 3 millions de couches, difficile de se sentir séduisant… Alors pour qu’on ne laisse pas tomber notre sexualité, les magazines essaient de nous aider. Notamment Be qui publie un test sexo “êtes-vous un bon coup ?” présenté comme suit “Plutôt active ou passive ? Libérée ou mijaurée ? Répondez à ces quelques questions pour savoir si vous détenez les clés pour séduire un homme et le faire fondre de plaisir”. Et pour enfoncer le clou, 2 jours plus tard, un statut Facebook nous dit que, quitte à rester sous la couette, lisons un article sur… le plaisir masculin. Histoire de le faire fondre de plaisir, encore. Vous allez me dire que c’est important de faire grimper son mec aux rideaux aussi, que le sexe, c’est encore mieux quand c’est du partage, que c’est trop cool d’expédier un mec au 7e ciel… Je ne dis pas le contraire. Je suis juste légèrement gênée de constater qu’en 2013, une fille estampillée bon coup doit maîtriser le plaisir masculin… Et point. Au secours ! Et pour en rajouter une couche dans cette nouvelle misogynie sexuelle, je vous colle l’article sexo le plus navrant de l’année (alors qu’on n’est qu’en janvier) où on apprend que l’on DOIT faire plaisir à monsieur au réveil et qu’on a qu’à prendre une pastille de menthe et se planquer sous la couette, des fois que notre haleine de poney et nos cheveux décoiffés le fassent débander aussi sec. Je vous renvoie également au discours de la dame qui vendait des sextoys lors de l’enterrement de vie de jeune fille de Lena et qui nous expliquait qu’il fallait toujours céder aux avances sexuelles de son mec sinon il allait coucher ailleurs. Au secours.

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Et le plaisir féminin, il est où dans tout ça ? Question : un bon coup est-il une nana qui connaît son corps suffisamment pour prendre son pied et donc s’éclater ou une nana qui applique à la règle le contenu de tas de magazines féminins ? Oui, je sais, c’est une question rhétorique tournée de telle façon que vous devez répondre la première. Je suis diabolique. Oui, déjà, d’une part, je pense très sincèrement qu’une fille “bon coup” est une qui sait comment fonctionne son propre corps car je pense que peu de mecs adorent baiser avec des meufs appliquées mais qui ne s’éclatent pas. De toute façon, les filles, ne nous mentons pas : un mec qui ne s’intéresse qu’à notre capacité à lui prodiguer une fellation même le matin et qui ne voit que son propre plaisir n’a AUCUN intérêt.

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Mais ça me fait chier de constater qu’une nouvelle fois, en 2013, le plaisir féminin n’existe pas. On ne couche que pour faire plaisir à ses messieurs puisque, dans les magazines, il semble qu’on ait jamais réellement envie de sexe. Quelque part dans les années 70, une femme brûle son soutien gorge en pleurant.

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Les filles sont de sortie

Enterrement de vie de jeune fille, c’est parti.

Mes témoins étant super, elles m’ont fait un programme aux petits oignons. Apparté : si je devais un jour me marier, comme enterrement de vie de jeune fille, je veux un week-end trip chouchoutage avec mes amies les plus proches(et pas que des filles, on pourrait inviter Enzo peut-être) Voilà, reprenons. Donc là, dans cette petite histoire, mes témoins ont tout préparé pour que je passe une journée géniale entourée de toutes mes amies et elles n’ont tué personne malgré les récriminations des unes et des autres.

Organiser, c’est bien mais si la vie m’a appris une chose, c’est bien que rien ne se passe jamais tout à fait comme prévu et mes témoins chéries vont vite avoir des envies de meurtre. On a déjà la team « j’avais dit que je venais mais finalement, je peux pas, j’ai vernissage (des orteils) ». On a ensuite la team « je viens pour te faire plaisir mais les activités ne me plaisent pas et je ne fais aucun effort pour me montrer un minimum enjouée ». Dite aussi la team du « je choisis parfois mal mes amies. Enfin, camarades ».

Après le problème des enterrements de vie de jeune fille, c’est qu’il y a des clans du type « copines depuis que je suis sur Paris », « copines de plongée », « copines de taf (passé ou présent) »…Du coup, à chaque « tu te souviens quand… », les 3/4 des convives ne sont pas concernées par cette folle anecdote. L’ennui est donc prêt à fondre à tout moment sur une ou plusieurs des invitées. Excellent entraînement pour la mariée qui doit prendre soin de tout le monde. Comme pour le jour J.

Le jour J, justement. Selon l’avancée des préparatifs, on peut hériter d’une future mariée stressée qui parle en boucle de ce qui n’est pas prêt, qui ne profite qu’à moitié de sa journée parce que oui, c’est chouette de voir les copinettes mais ça prend toute une journée et y a plein de trucs à gérer. Et pour peu que la mariée soit une Bridezilla, la journée risque d’être looooongue…

Bref, malgré le travail acharné des témoins, la journée peut ressembler à une corvée, une bonne action pour notre amie la future mariée qu’on va arrêter de fréquenter tellement elle est chiante. Ou au contraire, une journée géniale qui permet de se faire plein de copines avant le jour J. Ce qui tombe plutôt bien, certaines seront à votre table le jour du mariage.

Mais revenons-en à moi, reine de la journée. Il faut profiter à fond car c’est un peu la dernière sauvegarde avant le boss final. Car maintenant, on va devoir plonger en plein « détails de dernière minute ».

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C’est mon enterrement de vie de jeune fille !

Commençons cet article par un aveu, une vérité dans cet océan de fiction : je n’aime pas trop les enterrements de vie de jeune fille (EVJF). L’idée de passer une journée entre filles ne me gêne pas, c’est plus le programme qui m’effraie un peu. Ça et le fait qu’en général, en dehors de la future mariée, je connais quasi personne.

Mais là, c’est le mien d’EVJF et je vais laisser carte grise à mes témoins. Non, je parle pas de voiture mais je vais cadrer deux ou trois trucs :
– la liste des invités
– léger sur le déguisement si vous y tenez absolument, je veux pas me trimballer déguisée en pute tombée dans un pot de peinture (déjà croisé) et si vous faites un EVJF sur le thème de la plongée (une de mes passions), je vous garantis que je me promènerai pas en combi Néoprène même si, par un subtil jeu de sudation, je peux facile perdre 2 cm de tour de hanches/cuisses/taille. Sauf que ma robe est sur mesure donc on touche plus à mes mensurations.
– rien de vulgaire. Un strip tease masculin où un mec frotte son cul et ses noix partout sur moi EST vulgaire.

Bon, ceci étant posé, je me détends et je laisse mes témoins s’occuper de tout. Ce qui tombe bien vu les millions de trucs qui me restent à faire. Mais cette organisation est un cadeau empoisonné aux copines (et l’assurance qu’elles vous prendront en témoin en retour par vengeance). De 1, il faut trouver une date qui convient à la majorité (et surtout à la future mariée). Tu fais des doodles, des mails et par moment, tu ressens de la rancœur « mais qu’est-ce qu’elle fait chier à se marier cette connasse aussi. Et puis à part moi, elle a vraiment des amies de merde ! »

Si trouver une date vous a légèrement irritée, mauvaise nouvelle, y a pire après : le budget ! Comme je ne suis pas Paris Hilton entourée de copines riches héritières, il est peu envisageable de claquer des milliers d’euros, il faut être un peu raisonnable. Et ça monte très vite. C’est pas compliqué : à Paris, tu prévois au minimum 80-100 euros. Oui, je sais… Et encore, avec ça, tu restes raisonnable… Donc c’est parti pour les tractations, les « je suis un peu serrée ce mois-ci » de celles qui gagnent moins, celles qui dépensent trop ou celles qui n’aiment pas dépenser.

Mais qui dit budget dit détail des activités et là sors tes mouchoirs. Tu fais des calculs à triple inconnue pour organiser un programme ne dépassant pas les XX euros fixés (en n’oubliant pas que la mariée ne paie rien). Toute fière, tu envoies un mail aux invitées avec ton programme aux petits oignons. Bon Ben là, prépare ta tronçonneuse, tu vas avoir de violentes envies de meurtre. « ah oui mais cette activité là, ça me tente pas, on pourrait pas faire ça plutôt ? »,  » ce resto, il est pourri, celui-là est mieux », « ah oui mais là, ça m’arrange pas, je dois changer deux fois de métro ! ». Bref, ta boîte mail se transforme en bureau des pleurs des copines chiantes de la mariée qui n’ont pas compris que cette journée était la mienne et non la leur et que si elles veulent une journée qui les satisfasse, elles n’ont qu’à se marier et faire leur propre EVJF (non mais).

C’est bon, brave témoin, tu as bouclé ta liste d’invités et le programme de la journée ? Et bien lance les invitations et prépare toi à un éprouvant périple.

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T’as reçu ton faire-part ?

Le mariage, c’est avant tout de l’organisation. Et faut gérer celle de tous les invités, surtout ceux qui omettent de répondre parce que boarf, on a le temps. Non, on n’a pas le temps, le traiteur veut savoir combien on sera et faut gérer l’hébergement… Bordel !

Tout commence par le faire-part. Vous avez votre liste d’invités avec toutes les adresses qui vont avec ? C’est déjà énorme. Donc vous choisissez un joli carton d’invitation assorti à votre thème, vous faites des tas « invité au repas », « pas invité au repas ». Puis avec une éponge, vous humidifiez what millions de timbres, mettez dans la boîte correspondante et c’est parti, on attend les réponses.

Et là, c’est le drame. Si certains vous répondent d’emblée en annonçant avec enthousiasme, vous avez les trainards soit :
– ceux qui estiment leur présence comme évidente et omettent de vois répondre (oui, j’avoue, ça, c’est moi)
– ceux qui ont noté de venir et ont oublié de le dire
– ceux qui sont célibataires mais ne désespèrent pas de dégoter un +1 avant la date limite de réponse (ça, c’est Ted Mosby).
– ceux qui ne viendront pas donc ne répondent pas, t’as qu’à deviner que leur silence est un non.


Oui se marier sans avoir passé son DU de voyance est légèrement audacieux…

Donc c’est parti pour l’opération relance. Pour les plus connectés, un mail fera l’affaire. D’ailleurs, c’est à se demander si on ne devrait pas éliminer les invités qui n’ont pas de mail (ok, on fait une dérogations pour les grands-parents. Enfin, les siens, j’en ai plus, moi). Coucou, tu viens, tu viens pas ? Non parce que sans vouloir faire ma lourdingue, le traiteur aimerait savoir combien de plats il doit préparer donc si tu pouvais te réveiller et me dire ce qu’il en est ? Non parce que si tu continues, on te filera les restes et tu mangeras sur le paillasson, merde à la fin ! Non mais c’est vrai, t’as juste un truc à gérer et tu le fais même pas, t’aimes ça me compliquer la vie ? Hein ? Hein ?

Et pendant ce temps là, l’horloge tourne et voilà que se pointe un incontournable du pré mariage : l’enterrement de vie de jeune fille.

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Dis, tu veux être mon témoin ?


À propos de ménager les subtilités arrive le délicat moment de choisir ses témoins. Parce que ça veut dire quelque chose mine de rien : témoins = meilleur(e)s ami(e)s donc ne pas choisir X ou Y est synonyme de désaveu amical. Inimaginable.


Pour éviter de froisser certaines susceptibilités, tu peux commencer à tâter le terrain, espérant apprendre que Joséphine ou Vanessa ne sont pas très intéressées par la chose, ce qui t’éviterait de débarquer avec 10 témoins. Oui, je suis une femme d’amitié moi.


Parce techniquement, si je me mariais demain, j’ai potentiellement 5 témoins : Anne, l’amie de toujours, Amy et Loxy, Anais et Anna. Jon, tu suis ou tu me fais la guerre à base de « tu fais chier, t’en choisis moins » ? Parce qu’éventuellement, on pourrait envisager de faire tourner les témoins, qui à la mairie et qui à la cérémonie laïque. Sachant que pour cette dernière, jouer d’un instrument pourrait être un plus mais ce n’est le cas de personne. Éventuellement, Anna est danseuse mais exécute-t-on une danse lors d’une cérémonie laïque ? Heu… En attendant, les filles, ça m’arrangerait qu’une d’entre vous apprenne le violoncelle et une autre le piano… Sachant qu’avec Loxy, on a décidé d’aller à la chorale avec Amy l’an prochain, je risque de leur réserver la partie chantée.


5 témoins donc. Pourrais-je faire un choix ? Serais-je obligée d’en faire un ? J’ai pas en-vie mais mettons que si car cet article est trop court, quels seraient les critères ?

– L’envie d’en être : mort pour moi, les 5 en seraient ravies.
– Echange de bon procédé : j’ai été le témoin d’Anne, inenvisageable qu’elle ne soit pas la mienne. Les autres ne sont pas (encore) mariées… Vous savez ce qu’il vous reste à faire les filles.
– Les liens d’amitié : si j’ai choisi ces 5 là, c’est qu’elles furent mes piliers pendant le marasme, mon phare dans la nuit, celles en qui j’ai confiance quoi qu’il arrive. C’est l’avantage majeur des marasmes, tu vois qui reste avec toi dans les moments où t’es pas la fille la plus drôle du monde (euphémisme)
– celles qui ont vu notre amour naître.  Bon évidemment comme on est dans un hypothétique futur, difficile de se prononcer mais ça peut être un critère. Si l’une d’elles m’a présenté Jon, par exemple, elle est qualifiée d’office…

Ou alors, je reprends l’idée du mariage religieux. L’église, c’est pas mon kiff MAIS les non baptisés sont éliminés, ça me simplifierait lâchement les choses : c’est pas ma faute, t’es pas baptisée, t’es pas témoin. Sauf qu’à ma connaissance, au moins 4 des 5 candidates sont baptisées. Bon, ok… Je prends la méthode Loxy_more : catch dans la boue. Sauf que tu risques de le payer cher lors de l’enterrement de vie de jeune fille…

En fait, fuck le chiffre. Il y a des gens chers à mon cœur et peu importe qu’ils soient 1, 5 ou 10. Magie de la cérémonie laïque, je fais ce que je veux. Tu vois, le mariage, on est censés n’avoir qu’un dans la vie alors on va pas le contrarier pour une histoire de quota. À la limite, pour la mairie, on prendra qui est dispo, ça compte pas trop. Non parce qu’à part pour le mariage de ma sœur, le mariage en mairie n’a AUCUN intérêt, il faut le dire.


Mais justement, ces témoins, quels sont leur rôle ? Tout dépend du degré de control freak des mariés. T’as les témoins « tu organises l’enterrement de vie de jeune fille, tu signes les registres quand on te dit, merci, c’est cool » mais t’as aussi les témoins « l’organisation, ça m’emmerde donc je joue la corde sensible de l’implication dans ce qui doit être le plus beau jour de ma vie et tu te tapes tout. Bisous, je t’aime ! ». Pour ma part, j’ai tendance à considérer que l’organisation du mariage, c’est chronophage (hou révélation !) et quand même globalement chiant, surtout quand c’est pas toi qui dis oui, donc comme je suis pas trop salope, je ne leur délèguerais pas trop de choses. Et puis surtout j’avoue être bien control freak.


Bon voilà, j’ai mes témoins, je leur demande pas de gérer les trucs de A à Z. Faudra juste qu’ils trouvent un texte cool à lire ou chanter (ahah !) à la cérémonie païenne, soit pour dire que l’amour c’est cool ou raconter à quel point notre amour est sensass. J’interdis la lettre de Paul aux Corinthiens, on l’a tout le temps.

Note pour moi même : faire plus de soirées réunissant au moins 4 de ces 5 personnes (Anne vit à Toulouse…), histoire de faciliter les choses.

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Où le plaisir féminin serait secondaire

Pour ceux qui avaient autre chose à faire que de lire mon article de la veille (je vous en veux pas, c’est bien d’avoir une vie bien remplie), je vous fais un petit résumé.

« Previously on Vingtenaires dot com” (je me la pète série US)

Nina est allée à une réunion sextoy dans le cadre d’un enterrement de vie de jeune fille. Phrases entendues prononcées par la vendeuse qui était aussi coach amoureuse (je veux faire ça) : “non mais le gloss, il est fait pour son plaisir à lui, pas le vôtre. C’est pas grave si c’est désagréable pour vous”, “les filles, faut mettre de la lingerie sexy sinon vous allez finir cocue” et mon préféré : “faut jamais dire non à un mec. Moi quand le mien a envie et pas moi, il a droit à son quickie ou son tenga. C’est important de pas le frustrer”. EN filigrane : la sexualité et les envies de ton mec priment, ta gueule et enlève ton string über sex histoire qu’il puisse assouvir son envie.

Evidemment, ça m’a agacée et je n’étais pas trop la seule puisque ma voisine de canapé a glissé suite à la troisième phrase “oui ou alors il peut juste me respecter”. J’avoue qu’à partir de là, j’étais fermement décidée à ne rien acheter, légèrement estomaquée par ce que je ressentais en filigrane : faites-vous plaisir toute seule mais quand votre mec est là, soumettez-vous. Mais mademoiselle, je me soumets si je veux.

La sexualité féminine est souvent remise en question dans ses limites. Une femme qui ose dire qu’elle n’aime pas la fellation et/ou la sodomie : mais quelle connasse frigide et castratrice ! Plus spécifiquement pour le premier. La sodomie, encore, ok mais ne pas pratiquer la fellation, t’es sérieuse ? Pourtant, selon mes statistiques personnelles, 100% des mecs ne pratiquent pas le cunnilingus et ça n’a pas l’air de choquer les gens. Par la même, quand une femme dit non à une pratique sexuelle, elle peut subir un véritable chantage affectif de la part de son partenaire (indélicat) de type “mais tu ne peux pas savoir si tu n’aimes pas si tu n’essaies pas” ou “allez, s’il te plaît, pour me faire plaisir”. Alors pour la première, en effet, on ne peut pas savoir si on n’essaie pas mais je te garantis qu’une pratique sexuelle exécutée sans envie ne me donnera pas vraiment envie de recommencer. Et puis je pense me connaître assez pour savoir de quoi j’ai envie ou non. Ca ne veut pas dire qu’un non est éternel et immuable, on change, on évolue. Mais le fait de ne pas avoir envie de m’adonner à une pratique ou à une autre est mon droit le plus fondamental. Je m’en fous de pas décrocher le prix de la fille la plus chaude de l’année juste parce qu’un truc ne m’a pas tentée.

Ce qui me sidère un peu dans tout ça, c’est la négation totale de ce que je vais appeler le cercle vertueux du plaisir et de l’excitation. Alors je vais parler en mon nom propre mais je ne pense pas du tout être une exception en la matière. Perso, quand je suis au lit avec un mec (mais ça marche aussi sur la table basse ou où vous voulez), mon plaisir et mon excitations sont certes activées par nos gestes mais aussi par le fait de constater que lui-même prend son pied. Plus il est excité, plus je le suis, plus il prend son pied, plus je le prendrai aussi. A condition bien sûr de me sentir impliquée dans l’histoire, hein, parce que s’il tripe tout seul, je risque de m’ennuyer. Il me semble que pas mal de mecs adorent faire décoller leur partenaire et que ça les met dans des états d’excitation incroyable. Cercle vertueux du plaisir et de l’excitation, donc. La sexualité à deux se fait… à deux justement (mais ça marche aussi à trois ou plus, faites ce que vous voulez). L’autisme sexuel est d’un ennui… “Bon écoute, chéri, tu y vas, tu fais ce que tu veux de ton côté, moi je gère le mien”. A ce niveau là, que chacun se masturbe de son côté du lit et on n’en parle plus.

Sauf que j’ai la sensation (à tort ?) que la sexualité de la femme reste toujours la moins importante de l’histoire. Par exemple, prenez n’importe quel magazine féminin et l’article sexo du moment “il a envie, pas moi, que faire ?”. Heu ben éventuellement lui dire ? Non, on prétend avoir une migraine, ses règles… Mais le désir, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique. Pourquoi tu as peur de simplement dire non à ton mec sans lui sortir une excuse éculée ? C’est un droit de pas être chaude H24. De la même façon, combien d’articles sur “il veut tester un nouveau truc, je lui dis quoi ?”. Réponse du magazine : sois pas coincée ma fille, crée de bonnes conditions et ça glissera tout seul. Heu ? On peut pas admettre qu’on n’a pas envie de tout tester tout le temps ? Ah oui mais attention, si t’es pas gentille, il finira par aller voir ailleurs (souvenez vous du mec en couple qui vient vous butiner parce que sa copine est nulle au pieu). Ah oui ? Ben qu’il y aille ce triple abruti et qu’il ne revienne pas, bon débarras ! Le sexe de couple se fait à deux, je rappelle, s’il n’est pas satisfait, c’est peut-être aussi son problème tout autant que le mien.

Bref, tout ça pour dire que les envies des hommes ne sont pas plus importantes que celle des femmes. Dire non n’est pas le premier pas vers une rupture… Sauf si le mec est un triple abruti donc et je le répète : dans ce cas, bon débarras ! Ma sexualité m’appartient, on peut certes faire preuve de souplesse (si j’ose dire) mais faudrait voir à pas se forcer non plus. Surtout qu’en général, quand la libido n’est plus là, c’est qu’il y a un problème plus profond et ce serait sympa de pas l’occulter. Et je mets des strings sexy si je veux !

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J’ai testé pour vous la réunion sex toy

Et j’avoue que j’étais pas super enthousiaste de prime abord.

Comme je vous l’ai dit lundi, j’étais convoquée samedi pour un enterrement de vie de jeune fille avec en clou de soirée, non pas un strip teaseur (c’est tellement vulgaire ceci étant dit) mais la soirée tupperware des filles coquines : la soirée sex toy. En gros, ce qui me dérange, c’est la sensation d’être limite obligée d’acheter alors qu’en matière de sex toy, j’ai déjà ce qu’il me faut (et que pour dire la vérité, rien ne vaut le manuel, je crois). Mais n’étant ni la future mariée, ni une témoin organisatrice, ni chieuse, je n’ai rien objecté quand j’ai eu le programme. Et c’est parti pour la réunion sextoy.

20h30, nous sommes tous chez la belle soeur anglaise de Léna dans un appart intéressant. Comme dirait Stéphane Plaza, c’est un produit atypique, j’ai bien aimé sur le coup. En gros, c’est une sorte d’ancien atelier en RDC sur cour aménagé en duplex un peu étrange. Sympa mais inchauffable en fait. C’était la minute immobilier. Bref, on papote en mangeant des cochonneries et en buvant de l’orangina quand arrive une jeune femme que nous ne connaissons pas : la vendeuse. Sympa, dynamique. On s’installe toutes autour d’une table avec une coupe de champagne (quand même !) et c’est parti. En un, on remplit un questionnaire sur le sexe qui nous dit que, ahah, le corps n’est que jouissance et zones érogènes, même que si on n’a jamais eu d’orgasme rien qu’en recevant des caresses sur les seins, c’est que notre mec s’y prend mal (et sans doute nous aussi, la masturbation, cette réalité niée ?). On apprend également que si un mec est câlin et tactile, c’est parce que sa maman l’a été avec lui. Le papa, manifestement, il fait pas de câlins donc on n’en parle pas. Soit.

Après ce questionnaire limite culpabilisant à base de “huhu, vous n’y connaissez rien en sexe”, c’est parti pour la vente en 4 parties : les huiles et bougies de massage, la lingerie, les jeux pour adultes et les sextoys.

Les huiles et bougies : pourquoi pas sur le papier, c’est vrai que je n’en ai pas. Il y a des huiles chauffantes, le principe de bougies qui se transforment en huile chaude (mais pas brûlante) est sympa mais je bloque un peu sur les odeurs de bonbons et de bubble gum. Et je passe sur le gloss qui fait un effet chaud froid hyper désagréable mais, je cite “c’est pour faire plaisir aux mecs, pas à vous”. Oui, souffrir pour sucer son mec, quelle noble façon de procéder. (sinon, en gratuit, le glaçon ou le thé, ça marche bien. Ou le champagne mais c’est plus cher. C’étaient les conseils de Tatie Nina).

La lingerie : je sais pas trop, elle montrait un catalogue, j’étais loin et j’avais pas mes lunettes donc j’ai un peu somnolé. Je retiens juste : “les filles, faut pas négliger la lingerie parce que sinon, vos mecs iront voir ailleurs”. Ok, je lâche l’affaire, je sens Laure, une autre copine de la plongée, bouillir à côté de moi. Je retiens juste que je suis pas très chaude à l’idée d’acheter un déguisement mère Noël pour être sexy.

Les jeux pour adultes : Bah, Dieu merci, j’ai pas besoin de dés ou de petits papiers (29 € le jeu de petits papiers, je vais me les fabriquer moi même alors) pour avoir quelques idées de positions à pratiquer. Surtout qu’au moment M, j’ai un peu autre chose à faire que de lancer des dés.

Les sextoys : je dois avouer que y a eu du progrès depuis mon Jack, ils sentent plus trop le latex. A part ça, c’est amusant, y en avait quelques uns d’éventuellement tentants mais les prix m’ont largement freinée. 70 € en moyenne la bite en plastique, bof bof. Sans parler de la vibration. Il y a en avait, je vais l’appeler le triple play parce que je connais pas son vrai nom, en gros, tu as un gode qui s’enfonce dans le vagin plus deux bras stimulateurs pour le clito et l’anus. Ok, bien. Appuyons donc sur le bouton pour le faire vibrer. Vitesse 1, ok, vitesse 2, m…Moui. Vitesse 3… OH PUTAIN ! Mais hors de question que je mette un truc aussi violent dans mon vagin, ça va me balancer Güdrun direct dans l’estomac et me déchausser les dents.

Fin de la réunion, celles qui n’ont envie de rien peuvent s’éclipser. Eclipsons nous alors parce que non, rien ne justifie que je fasse chauffer la CB. La fille était sympa et on a bien rigolé mais me reste une interrogation : comment se fait-ce que lors d’une réunion sextoy entre filles, le plaisir de l’homme prenne autant de place ?

J’en reparlerai demain (ou un autre jour, comme d’hab).

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Au secours, je suis trentenaire

Je dis souvent que je n’ai pas conscience de mon âge, que je flotte toujours dans un état de vingtenaire à mi parcours. 32 ans moi ? Non, impossible, hier encore, j’avais 25 ans, je débarquais sur la capitale un peu effrayée. 7 ans, déjà… Bref, mon âge n’est souvent qu’un chiffre abstrait pour moi, deux symboles vides de réel sens. Mais ce week-end, je l’ai bien senti ma trentaine.

Samedi midi, me voici dans le quartier des grands boulevards pour un brunch servant à lancer la journée enterrement de vie de jeune fille de ma copine Léna (un jour, je vous ferai un peu un mapping de tous mes potes parce que moi même, je m’y retrouve plus. Donc Léna, ex de la plongée, membre du club des 5 devenu je sais plus combien). Au passage, les amis, ça me ferait un peu plaisir de faire un enterrement de vie de jeune fille où je ne suis pas la pièce rapportée en quelques sortes. Non parce que sur les 4 que j’ai faits, je ne connaissais jamais personne en dehors de la mariée et deux ou trois personnes déjà croisées. Y compris l’EVJF (ça ira plus vite) que j’ai organisé y a deux ans. Bref, voilà, si un(e) de mes ami(e)s avait un peu envie de se marier et me faire participer à un EVJF où je connais bien à minima la moitié des invités, ça me ferait plaisir, merci. Mais revenons à celui de Léna et au brunch, point clé de mon article.

Alors que nous devisions gaiement autour de crèpes en détaillant nos origines bretonnes (thème du brunch puisque Léna et son futur mari sont bretons), voilà-t-il pas qu’une des convives nous fait une révélation : elle est enceinte de 2 mois donc excusons-la de somnoler de temps en temps, c’est la grossesse. En effet, elle nous a fait la montagne russe de l’énergie, passant de “ouéééééééé super cool” à “… On me parle ?” assez rapidement. Donc elle nous annonce ça et voilà-t-il pas qu’à l’autre bout de la table, nous avons également une future maman, bien plus enceinte celle-ci (6 mois au compteur). Et c’est parti pour la conversation grossesse, enfants, blablabla, enrichie par une troisième qui a déjà deux petiots. Donc nous voilà partis à discuter bébés, enfants, éducation et accouchement, youhou ! Bon, ayant bossé sur des forums féminins, je n’étais pas trop larguée mais mon expérience en terme d’accouchement est quand même très très limitée. Ah on me souffle à l’oreille “inexistante”. Oui, je le confesse, à 32 ans, je n’ai jamais accouché ni assisté à un accouchement (je vois pas bien dans quel contexte j’aurais pu me retrouver là dedans d’ailleurs). Hormis celui de ma propre naissance bien sûr mais je ne m’en souviens pas.

Et là, je me suis dit “ah, c’est donc ça, être trentenaire”. On parle mariage et/puis bébés. Bien. C’est sûr que, samedi, on n’a pas vraiment raconté d’histoires à base de “alors j’étais bourrée…” car c’était pas trop le genre. Nous fûmes sages comme des images tant que les mamans étaient debouts (après, ce fut un peu moins sérieux)et je me suis un peu sentie vieille, décalée. Un peu comme si mon âge réel m’était revenu en pleine figure tel un élastique tendu qu’on aurait lâché, slashhhh ! Il est vrai que si je regarde le premier niveau de mes amis proches, seule Anne est mariée et quasi maman (le 04 mai normalement), Amy vit en couple mais pour les autres, on est toutes célibataires et nos principaux sujets de conversations sont le boulot, nos prochains voyages et les mecs. Et quand la conversation dérape sur “tiens, moi, je voudrais ça pour mon prochain mariage” ou une éventuelle question de progéniture, je lève le nez en l’air et cherche les mouches tellement j’ai rien à en dire.

Et j’avoue que je n’aime pas trop ça. Je veux dire : nos horizons deviennent-ils nécessairement plus étroits quand on vieillit ? A partir du moment où l’on décide de passer devant M. Le maire et de se reproduire, ne parle-t-on plus que de ça ? Vraiment ? Est-ce que moi aussi, quand je serai enceinte ou maman (si tant est que ça arrive), je ne parlerai que de ça ? Ca m’angoisse à dire vrai. Non de parler de couches et d’éducation en soi mais finalement pour ce que ça représente en creux : avoir un enfant, c’est, semble-t-il, renoncer à pas mal de choses. Le jour où je deviendrai maman, pourrai-je encore aller à la chorale ? A la plongée ? A la salle de sport ? Ecrire ici ou ailleurs, fabriquer de petites choses avec mes doigts ? Mon univers se réduira-t-il naturellement car un petit être prendra toute la place ? C’est certes une autre histoire, une autre aventure mais la maternité nous dilue-t-elle ?

Etre trentenaire, ça craint en fait. J’ai donc à nouveau 27 ans de façon on ne peut plus officielle (d’ailleurs, c’était mon anniversaire récemment, je ne vous en ai même pas parlé mais y avait pas grand chose à en dire en fait). Ca me laisse le temps de voir venir les couches.

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« Toi tu t’es affranchi du modèle parental »

Ce week-end, enterrement de vie de jeune fille de ma soeur avec la majorité des gens qui l’aiment notamment Yohann, le « presque-frère », et votre servitrice, donc. Filles et garçons s’étant retrouvés en fin de journée, nous avons donc dîné tous ensemble. Au fur
et à mesure des mouvements des uns et des autres, je me retrouve à côté de Yohann qui me déclare solennellement : « Tu vois, ce que j’ai toujours admiré chez toi, c’est ta capacité à t’affranchir du modèle parental ». Ah, j’ai fait ça, moi ?


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De fait, Yohann parlait de ma capacité à m’inventer mon propre modèle de vie là où Alice était plus dans la reproduction du couple parental. Je suis célibataire et vis seule sans que ça me mine, j’ai eu des histoires très compliquées que j’ai osé tenter plutôt que de les condamner de suite. Même pour ma carrière, je suis électron libre. J’en avais justement parlé à Blanche, sa compagne dans la journée. Je lui expliquais que quand on m’avait annoncé dans la-boîte-à-qui-j-ai-jamais-donné-de-nom qu’ils ne me gardaient pas, j’ai fini par en pleurer, elle m’a regardée, interloquée : « Oh ben avec Yohann, on admirait justement ta capacité à changer de boulot quand ça va plus sans jamais t’en inquiéter.

– Oui mais là, c’était pas mon choix… » 

Enfin, pas vraiment…


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Pourtant je ne prétends pas à ça. Je ne me sens pas trente secondes en rébellion contre un quelconque modèle. Il est vrai que je suis un peu différente du reste de ma cellule familiale, je suis l’éternelle papillon qui volète de fleurs en fleurs, d’hommes en hommes, de boulot en boulot. Je saisis les opportunités sans réellement m’en angoisser. Et je suis la seule de gauche aussi quoi qu’il faudrait que je regarde où en sont Yohann et Alice, deux très gros déçus du Sarkozysme. Mais vu que lorsque j’ai présenté l’Amoureux à la famille, mon père
s’est à un moment senti obligé de préciser Yohann que l’Amoureux était de gauche, je suppose que je suis la seule à avoir un poster de François Hollande dans ma chambre. Mais je suis juste incapable de comprendre comment mes convictions m’ont portée à gauche, je n’ai pas du tout la sensation que c’est en contradiction avec mes parents, juste que ça correspond mieux à mes préoccupations, ma vision de la société… Mais ces différences, je n’en fais rien. J’ai cessé de parler politique avec mes parents pour la paix de nos esprits, je ne leur raconte que très rarement mes péripéties amoureuses (je crois qu’ils ont entendu parler de 5 des mecs que j’ai rencontrés et encore, deux, c’était par hasard du genre l’un m’avait mis des suçons plein le coup et l’autre m’envoyait des tas de textos durant le week-end parisien de mes parents, ces derniers ont donc compris qu’il y avait quéquette sous couette), pas du tout mes péripéties sexuelles et je jure en toute sincérité à chaque changement de poste que cette fois-ci, je vais y rester. Donc cette fois-ci, j’ai retenu, j’ai rien juré du tout, je ne dis RIEN.


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Pourtant le modèle parental de la famille Bartoldi me paraît plein de bon sens et garantie d’un certain bonheur. 35 ans que mes parents sont amoureux et ils ont leur coté foufou puisqu’ils se sont mariés 1 an et 3 mois pile après leur premier bisou. A l’heure actuelle, je ne serais pas capable d’un tel engagement en si peu de temps. Mes parents sont un merveilleux modèle dans la mesure où ils m’ont appris qu’on pouvait avoir une carrière chronophage et avoir des enfants heureux. Pendant toute mon enfance, mon père faisait des journées de 12h, de 8 à 20h (aujourd’hui encore…), ma mère a fait les 3×8. Alors oui, le soir, quand je rentrais chez moi, j’étais pas toujours accueillie par ma maman qui nous avait préparé un bon goûter, nous avons dû nous débrouiller toutes seules pour de petites choses comme faire nos devoirs sans rendre de compte à personne (ce que je n’ai jamais vraiment fait, en fait, j’ai commencé à bosser à la fac). 


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En fait, je trouve que cette histoire de rupture avec un modèle quel qu’il soit ne me correspond pas. J’agis et réagis en fonction des aléas de la vie, sans calcul spécifique car j’ai compris qu’il s’agissait d’une gageure. Je peux commencer une nouvelle relation ou un nouveau boulot avec le secret espoir d’y trouver une stabilité, que ça dure, on ne sait jamais. Mais je refuse de me mettre la pression là dessus. A l’heure actuelle, je suis bien dans mon nouveau boulot, nouveau boulot que je n’aurais jamais obtenu si je m’étais entêtée à rester chez TGGP ou Pubilon. Enfin, à priori mais ma non confirmation coïncidant pile avec un besoin de mon agence d’un community manager, nous nous sommes trouvés. Aujourd’hui, je suis célibataire et je fais avec, c’est parfois top, parfois chiant. C’est comme ça mais je ne force rien. Si demain, je rencontre un mec extra avec qui je suis bien, je ferai en sorte que ça dure. Si je ne suis pas
ou plus heureuse, je partirai, comme je l’ai déjà fait. Car je me fous de me faire passer la bague au doigt un jour, je n’ai effectivement pas besoin d’un nous pour exister, je ne veux d’un nous que s’il me rend heureuse (avec un petit h, l’amour comme le boulot, c’est jamais tout rose). Ce « nous » est à lire dans le sens personnel et professionnel. Je me veux et je nous veux épanouis. Est-ce vraiment une rupture ?

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Non, mes parents ont juste eu la chance de trouver le bon « nous ».

 

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Jamais je n’épouserai un pompier

(sous titre : enterrement de vie de jeune fille de ma soeur et de son futur mari).

Comme vous le savez parce que j’en ai déjà parlé, ma soeur se marie cet été. Dans 2 mois précisément, elle dira oui et j’en pleurerai certainement. De joie, hein, je suis heureuse pour elle. Je commence vraiment à réaliser en fait, ça me fait un peu bizarre. Ma petite soeur, le petit bébé joufflu avec sa coiffure à la Mireille Matthieu qui butait sur un tas de mots, la petite Alice qui traînait partout son « manteau », une vieille couverture est aujourd’hui une femme et va épouser l’homme qu’elle aime. Mais où sont passées ces 28 dernières
années ? Mais trêve d’envolées lyriques de supermarché, passons à la narration. Ca vous inspirera peut-être.

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Les témoins ont super assuré, nous avons régulièrement reçu des mails nous tenant au courant de l’évolution de la situation. Le matin, on prend Anthony tandis que les garçons s’occupent d’Alice puis on récupère notre jeune fille pour l’après-midi pour se retrouver en fin de journée tous ensemble. Sauf que je sais pas s’il s’agit d’une loi universelle immuable ou c’est parce que c’est une histoire dans laquelle je suis impliquée mais y a eu couilles dans le potage. Au pluriel. Le vendredi, Alice descend de Paris avec son Anthony et un quintet
de pompiers survoltés. 5h de train et une cinquantaine de bouteilles de bières décédées (!!), la troupe arrive très joyeuse. Alice rentre chez mes parents, Anthony chez les siens et les pompiers sont dispatchés chez les copains des futurs mariés. L’alcool aidant, les plus courageux décident de sortir. 5h45, le téléphone sonne chez Adrien, un pote de ma soeur convié à la fête « ouais, Adrien, c’est Guillaume, j’ai planté la voiture… ». Donc on a perdu une voiture (ça aurait pu être pire, la voiture est apparemment morte dans l’opération, une histoire de virage jamais négocié donc pam le mur). On se retrouve donc en retard sur le planning. Alice devait être tirée du lit à 7h30 par les garçons, elle ne l’a été qu’à 9h. A la même heure, on se rend, nous les filles, chez Anthony. Nous sommes accueillies par son père qui nous fait une révélation fracassante : « Ah ben Anthony, il est parti à la pêche! ». Oui, c’est véridique. Donc on l’appelle et il nous rejoint quelques minutes après. Le voici parti pour une matinée fille : café ou nesquick et viennoiseries avant de passer à la confection de muffins. Il a pas bronché, il a exécuté sa mission avec brio, il faut le dire, ses muffins avaient bonne gueule et sentaient bon. On file ensuite au marché où on retrouve ma soeur dans un état pas possible : bourrée (elle a eu droit à un petit déj
campagnard avec du vin), à moitié à poil car les pompiers ont ruiné son jean (en gros, il ne restait qu’une jambe, tout était arraché au niveau des fesses, l’obligeant à porter un truc autour des fesses pour ne pas exhiber sa culotte. Pendant la matinée, elle a dû pécher des poissons et les vendre au marché. A l’arrivée, elle a récolté 32 € sans que personne ne lui prenne le moindre poisson. Par contre les muffins sont partis tous seuls. 

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On récupère donc ma soeur, saoule, dépenaillée et trempée après avoir pris une rafale de vent alors qu’elle se penchait dans la fontaine pour y jeter ses poissons. Après un déj très sympa dans un salon de thé, on va buller au spa. Jacuzzi, hammam et sauna, elle revit (et ne sent plus le poisson car les pompiers l’ont un peu trempée dans le canal dégueu). 2h
de pure détente avant de partir pour Toulouse pour retrouver les garçons… pour un laser quest. Truc auquel j’ai pas joué depuis 10 ans. A l’arrivée, Anthony a été le meilleur (alors que je l’ai quand même descendu 4 fois), Alice aussi. Je m’en sors pas si mal, 24e sur 34, devant quelques pompiers vraiment pas doués parce que rappelons que je suis myope et mes lunettes ne sont plus trop à ma vue. De là, on file manger dans une bodega : tapas puis danse au programme.

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Une très belle journée qui a joué les after dimanche quand le très gros de la troupe a débarqué à la maison pour déjeuner. Dont les pompiers de Paris qui ont encore bu comme des trous (y en a quand même eu un qui a vomi sur la portière d’une voiture le samedi soir). Franchement, ils sont super marrants et très sympas mais tous ensemble, ils sont tout simplement ingérables. Compréhensible quand on connaît la discipline militaire à laquelle ils sont soumises (ils sont tous pompiers de Paris donc militaires, justement) mais pour ma soeur, la matinée a été looooongue. Elle a super bien joué le jeu, notons, mais la pauvre quand même. 

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Il n’empêche que ce fut un EVJF comme je les conçois : drôle sans être vulgaire ou pénible pour qui que ce soit avec une part belle faite au plaisir et au chouchoutage. Je regrette juste que les pompiers ne nous aient pas offerts un petit strip tease… Non parce que mine de rien, à force de faire la planche deux fois par jour (se tracter à la force du bras sur une planche, en tenue de sport puis en tenue de pompier), y avait du biceps et du pectoral à ne plus savoir qu’en faire. Et je le confesse, ça émoustille un petit peu quand
même…

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