C’est mon enterrement de vie de jeune fille !

Commençons cet article par un aveu, une vérité dans cet océan de fiction : je n’aime pas trop les enterrements de vie de jeune fille (EVJF). L’idée de passer une journée entre filles ne me gêne pas, c’est plus le programme qui m’effraie un peu. Ça et le fait qu’en général, en dehors de la future mariée, je connais quasi personne.

Mais là, c’est le mien d’EVJF et je vais laisser carte grise à mes témoins. Non, je parle pas de voiture mais je vais cadrer deux ou trois trucs :
– la liste des invités
– léger sur le déguisement si vous y tenez absolument, je veux pas me trimballer déguisée en pute tombée dans un pot de peinture (déjà croisé) et si vous faites un EVJF sur le thème de la plongée (une de mes passions), je vous garantis que je me promènerai pas en combi Néoprène même si, par un subtil jeu de sudation, je peux facile perdre 2 cm de tour de hanches/cuisses/taille. Sauf que ma robe est sur mesure donc on touche plus à mes mensurations.
– rien de vulgaire. Un strip tease masculin où un mec frotte son cul et ses noix partout sur moi EST vulgaire.

Bon, ceci étant posé, je me détends et je laisse mes témoins s’occuper de tout. Ce qui tombe bien vu les millions de trucs qui me restent à faire. Mais cette organisation est un cadeau empoisonné aux copines (et l’assurance qu’elles vous prendront en témoin en retour par vengeance). De 1, il faut trouver une date qui convient à la majorité (et surtout à la future mariée). Tu fais des doodles, des mails et par moment, tu ressens de la rancœur « mais qu’est-ce qu’elle fait chier à se marier cette connasse aussi. Et puis à part moi, elle a vraiment des amies de merde ! »

Si trouver une date vous a légèrement irritée, mauvaise nouvelle, y a pire après : le budget ! Comme je ne suis pas Paris Hilton entourée de copines riches héritières, il est peu envisageable de claquer des milliers d’euros, il faut être un peu raisonnable. Et ça monte très vite. C’est pas compliqué : à Paris, tu prévois au minimum 80-100 euros. Oui, je sais… Et encore, avec ça, tu restes raisonnable… Donc c’est parti pour les tractations, les « je suis un peu serrée ce mois-ci » de celles qui gagnent moins, celles qui dépensent trop ou celles qui n’aiment pas dépenser.

Mais qui dit budget dit détail des activités et là sors tes mouchoirs. Tu fais des calculs à triple inconnue pour organiser un programme ne dépassant pas les XX euros fixés (en n’oubliant pas que la mariée ne paie rien). Toute fière, tu envoies un mail aux invitées avec ton programme aux petits oignons. Bon Ben là, prépare ta tronçonneuse, tu vas avoir de violentes envies de meurtre. « ah oui mais cette activité là, ça me tente pas, on pourrait pas faire ça plutôt ? »,  » ce resto, il est pourri, celui-là est mieux », « ah oui mais là, ça m’arrange pas, je dois changer deux fois de métro ! ». Bref, ta boîte mail se transforme en bureau des pleurs des copines chiantes de la mariée qui n’ont pas compris que cette journée était la mienne et non la leur et que si elles veulent une journée qui les satisfasse, elles n’ont qu’à se marier et faire leur propre EVJF (non mais).

C’est bon, brave témoin, tu as bouclé ta liste d’invités et le programme de la journée ? Et bien lance les invitations et prépare toi à un éprouvant périple.

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En tout bien, tout honneur, je sombre




(On peut aussi écouter Emilie Simon à qui j’ai piqué le titre)

Chez TGGP, on peut dire que j’ai souvent bu la coupe jusqu’à la lie et plusieurs fois, au cas où j’aurais cru à mon salut. Et j’y ai cru en plus.




Alors que la situation devenait critique chez TMF, je décide de me préoccuper plus de Joséphine et Gossip, deux sites où la communauté est moribonde. En fait, ces deux sites ont eu de beaux jours communautaires par le passé, des forums hyperactifs mais Joséphine a été tué par un changement brutal du forum, passant d’un forum complet à un forum sous développé made in TGGP. Faut dire qu’un chef de projet forum avec quasi aucun développeur sous ses ordres, on ne peut pas lui reprocher grand chose. Mais en gros, quand je suis arrivée à mon poste, sur les forums, nous n’avions ni avatars, ni signature, ni messagerie privée. Donc les internautes de Joséphine, perdant tous les outils de base d’un forum, s’en sont tous allés chez Doctissimo. Quant à Gossip, le site a été tué le jour où le nouveau prestataire de modération a
suspendu tous les messages évoquant des rumeurs sur des personnalités françaises, sous prétexte qu’on risquait un procès en diffamation. Ils se sont donc tous barrés Dieu seul sait où.


Donc moi j’arrive sur ces sites dévastés et pendant longtemps, je m’en occupe quand il me tombe un oeil, en gros, me concentrant sur TMF. Mais quand le vent a commencé à tourner, j’ai compris qu’il était temps de changer de fusil d’épaule. Mais que la tâche est rude.

Commençons par Gossip, le pire des cas je crois. Pendant tout l’été, la stagiaire et moi essayons de faire prendre vie à ce forum, on est un peu les scouts qui soufflons désespérément sur les braises pour faire partir le feu. Je poste des messages à tout va, commente les éliminations de Secret Story (que je ne regardais pas), Koh Lanta, Paris Hilton, Jennifer Aniston, Amy Winehouse, tout y passe. Des réactions de ci de là, rien de transcendant. Mais là, le nouvel éditeur entertainement a une grande idée : on va prendre Cinemart, MagTV (notre site sur un journal télé, je pense que même les plus inattentifs avaient suivi) et Gossip et on va tout mettre sur un seul et même site. Ouaiiiiiiiiis ! Résultat : Gossip perd toute visibilité et la moitié de mes pseudos ne marchent même plus.  Et oui, ils ont été perdus, comme ceux de pas mal d’internautes. Là, c’est le seau d’eau sur les braises, c’est fini.  Je poste quelques conneries de temps en temps mais je ne peux strictement rien faire d’un forum qui n’a aucune visibilité sur son propre site.


Ma planche de salut : Joséphine. J’ai un bon feeling avec la rédac chef Patricia et je trouve le site plus riche en contenu que TMF. Joséphine, je t’aime. Je fais donc un peu vivre le forum, fais mes mises en avant, tout va bien. Je suis conviée à une réunion puis plus rien, soit. Un jour, Simon reçoit un coup de fil de l’éditrice qui gère le site, Vanessa : « mais qui s’occupe de la partie communautaire ? Ah, c’est Nina… Et pourquoi elle vient jamais en réunion ? » Et Simon de lui répondre : « Ben sans doute parce qu’elle n’est jamais conviée ». Moi, je veux bien venir aux réunions, faudrait juste me dire qu’elles existent (vu qu’il n’y en a jamais eu pour Gossip et plus sur TMF). Donc je vais à toutes les réunions, je bosse sur le site mais apparemment Vanessa a du mal avec moi. Par exemple, elle est assez mécontente du fait que je mets en avant des sujets cul sur la home du site parce que ça ne correspond pas au lectorat. Sauf que sur le forum, il n’y a que ça. J’ai beau lancer des sujets éducation, beauté, santé, mode, y a que le sexe qui les intéresse. Un jour, je rentre de réunion Joséphine, je m’installe à mon poste. 15 mn après, coup de fil de Vanessa à Simon : « Non mais les sujets mis en avant sur Joséphine, ça va toujours pas! ». En l’occurrence, ça allait très bien mais là, je me suis franchement énervée : elle m’a eue en face pendant une heure et demie et n’a pas été capable de simplement me le dire ?



Ultime coup de grâce. Philippe me demande s’il y a des blogs partenaires sur Joséphine, je lui réponds que non mais que c’est une idée que j’ai en tête. Il me parle d’une marque qui serait intéressée. Ok, Nina, c’est le moment de prouver que tu n’es pas la pauvre idiote incompétente que l’on semble croire que tu es. Je passe donc deux bonnes heures de mon
week-end à préparer un power point de base sur ce qu’on pourrait faire pour les blogs partenaires, je fabrique même un joli design aux couleurs de la marque intéressée pour donner une idée de ce qu’il est possible de faire. Optimiste, j’envoie mon doc le lundi matin à la première heure. Réponse à peine dix minutes plus tard de Vanessa : « Non, on a déjà un pack chat+forum sur les parentaux, on ne va rien proposer de neuf ».

Heureusement que j’avais un entretien le lendemain, je crois que j’en aurais pleuré sinon. Là, au moins, c’était clair : en temps que community manager, je suis priée d’exécuter et de fermer ma gueule.

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L’ami gay, accessoire tendance?

Par Jane

Petit exercice préparatoire: Comment s’appelle l’ami gay de Carrie dans Sex and the City?

La dernière fois que je me suis posé la question, ça m’a pris un bon quart d’heure (et l’aide de Nina) pour m’en rappeler, et presque l’aide de Wikipedia, qui est absolument fantastique concernant les séries, il n’y a qu’à voir les multiples pages dédiées à « des Jours et des Vies ». Mais je m’égare…

L’ami homosexuel de Carrie, pour ceux qui seraient toujours en train de se poser la question, s’appelle Stanford. Mon nouveau moyen mnémotechnique pour conserver l’information en archive est « il a
le même nom qu’une université américaine ». Depuis j’ai envie de l’appeler Harvard. Ce qui est à peu près aussi glamour.

Quand on décortique son rôle dans la série, Stanford ne sert à rien. Ou presque. Quand Carrie et lui se croisent, ils se conduisent comme s’ils ne pouvaient pas vivre l’un sans l’autre, à grands coups de « ma chérie » et autres surnoms trognons. Sauf qu’en vrai, ce personnage est très secondaire. Il ouvre les portes du New York hype, il permet d’effleurer la sexualité gay, et il se tape des mecs totalement bonnasses à chaque apparition. Mais à part ça? On ne le voit pas durant 10 épisodes, et on ne s’en rend même pas compte. Quand on se rappelle de son existence.

Pourquoi avoir alors intégré un tel personnage à la série? Pour la caution gay? Pour faire passer le message si subversif « on fait une série qui parle de sexe (et de city) et pour être totalement wild on parle même d’homosexualité »?

Pour casser des clichés? Pour le dernier point, c’est plutôt raté, le Stanford en question représentant ce qu’un ami qui aime les hommes appelle communément « les follasses ». Comme si on disait que Paris Hilton représente la féminité. Un peu réducteur.

J’ai donc sorti le mien, d’ami gay, et l’ai analysé en quelques points:  

– Son homosexualité est-elle un critère décisif dans notre amitié?
Quand je l’ai connu, il était hétéro. Il y a eu la phase bi. Maintenant, il est définitivement rangé des vagins. Il y a longtemps, il me parlait de ses copines. Maintenant, de ses copains. Et de plein d’autres choses qui n’ont rien à voir avec la sexualité. Comme des personnes normales.  

– S’il était hétéro, ça changerait quelque chose?
Je l’ai connu hétéro. Puis hétéro hésitant. Puis bi. Puis définitivement homosexuel. Et ça n’a rien changé. Sauf peut-être qu’il y a 10 ans, il ne m’aurait jamais traumatisé en me disant d’un ton léger qu’il y a certaines choses qu’une femme ne fera jamais aussi bien qu’un homme. J’aurais préféré rester dans l’ignorance et l’auto satisfaction.

– Dans le monde réel, ça change quelque chose?
La serveuse lui fait un rentre dedans même pas discret, et ça le fait rire. Il me montre une photo de son mec, et je suis dégoutée d’être une fille. Mais sinon, la différence? Il n’y en a pas. Sauf qu’il n’y aura jamais de tension sexuelle entre nous, donc pas de malentendus.

– Je garde ou je jette?
Si je l’ai choisi juste parce qu’il aimait les hommes, je me dis que j’ai un sérieux problème quand même, et que je devrais plutôt faire une collection de cache-théière pour m’occuper. Ou me poser quelques questions sur mes critères de sélection amicale.

Si je l’ai choisi parce c’est une personne que j’apprécie, indépendamment de tout critère de sexualité, je garde, et précieusement. Comme le reste de mes amis.

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Va te laver le clavier avec du savon, chenapan !

J’ai beau être sur le net depuis une éternité (10 ans, en fait… Ca ne nous rajeunit pas), je reste effrayée par la violence de certains propos. Hier, j’ai eu la tâche merveilleuse de modérer quelques commentaires sur le site people, ce qui donnait à propos de Rihanna « crève sale pute, je te déteste », à propos d’Angelina Jolie : « el n’a rien a envier a angeline el n’et pa jalouse d’elle car avec sa grosse bouche de suceuse on a rien a lui en envier » (c’est un copier/coller), à propos de Paris Hilton « elle peut bin crever jen ai rien a foutre de cette connasse gatée » ou à notre encontre : « prenez vos pochez pleines de fric et allez sucer paris hilton pédés de bourges ». Un must, celui là.

Bref, quand je lis ça, j’ai envie de demander à la personne qui s’est sentie obligée de se lancer dans un tel déluge d’agressivité si elle a pris ses petites pilules. Non parce que des commentaires modérés, là, y en a 12 pages, à  raison de 20 par pages et ils ne restent sur la plateforme de modération que pendant 48h. Alors autant vous dire que je ne découvre pas seulement aujourd’hui la violence sur Internet, l’anonymat donne des ailes mais je ne cesse de m’interroger… Je vous ai déjà parlé des trolls, j’en ai mangé quelques uns comme tout le monde et c’est justement là le souci « comme tout le monde ». Qu’est-ce qu’il se passe dans la tête d’une personne pour que soudain, elle crache un tel fiel ? Encore, ce serait un mail contre un service qui ne fonctionne pas ou autre, je pourrais à la limite (mais extrême limite) comprendre mais là ? Rihanna, Paris et Angelina ne viendront jamais lire le site et surtout pas les commentaires si poétiques. De toute façon, même si elles parlent français, faudrait qu’elle comprenne cette langue étrange qu’est l’illettré de base, je ne suis pas convaincue.


Alors évidemment, à choisir, il vaut mieux qu’ils se défoulent sur Rihanna que sur leur petite sœur, par exemple. Mais cette violence quotidienne finit par me choquer. S’il n’y en avait qu’un d’excité, je dis pas mais là, on dépasse le phénomène marginal pour s’installer dans une habitude, quand même. Et il n’y a pas d’âge particulier. Si, effectivement, sur le site people, on est plus dans le 16-25, si on sort de cet exemple précis, on voit que c’est à tous les âges que ça s’exprime en insultes. Souvenons nous de feu l’émission de
Courbet où les voisins se traitaient de pédés, de cons, d’impuissants, cocus…Bon, là, à la limite, ils ne se supportent plus, on peut un peu plus comprendre les insultes. Mais force est de constater que les insultes gratuites font partie de notre quotidien. Et même si je suis tentée de penser que c’est l’arme des faibles (typiquement, les gens qui me disent que je suis conne en comm sans pour autant m’expliquer en quoi je le suis), j’y ai parfois recours. Jamais en premier mais en défense. Typiquement quand on me cherche dans la rue, je réponds par un « qu’est-ce que t’as, connard (ou connasse) », ce qui arrive assez rarement vu que dans la rue, je suis là sans vraiment y être. En général, mon insulte préférée, c’est « pauvre type », balancé avec dégoût. Oui, je sais, c’est pas super méchant mais tout est dans le mépris.


Bref, tout ça pour dire que je n’aime pas constater cette violence vraiment gratuite (et somme toute inutile) et que j’aurais bien envie de leur laver la bouche avec du savon pour leur passer l’envie de parler comme ça. Parce que ce sont les mêmes qui traitent une fille de sale pute dans la rue car elle ne se retourne pas à leurs sifflets, par exemple. Une sale habitude, en somme. Mais je dis ça, je ne vois pas bien la solution. Mais n’est-ce pas finalement un symptome d’un mal plus profond qui serait une incapacité chronique que nous avons
tous à vivre en société au-delà d’un certain seuil ? En gros, ne se défoule-t-on pas sur Rihanna, Paris Hilton, un blogueur ou que sais-je encore pour vider notre sac et rester plus sociable et doux avec nos amis, famille, collègues ? Finalement, est-ce un mal pour un bien ou celui qui traite Rihanna de pute parle ainsi à tout le monde ?

Heu… Je sais pas !

Sinon, rien à voir du tout mais je te colle ici une pétition qui me tient à cœur. Milan Presse qui édite des magazines pour la jeunesse est actuellement en difficultés financières et risque de disparaître. Si je ne travaille pas (et n’ai jamais travaillé même si j’ai failli y faire un stage qui m’aurait beaucoup plu en plus mais les dates ne collaient pas), je trouve qu’il est important de signer la pétition pour garantir une diversité dans les titres, d’autant que Milan propose des magazines vraiment bien. Tu lisais Toboggan petit ? Ben, c’est eux (entre autres mais Toboggan, je les piquais à ma sœur, je me souviens). Et de façon plus personnelle, c’est à Toulouse. Et de façon encore plus personnelle, mon cousin que j’adore y travaille. Alors on clique !

 

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Je suis naïve

Par Marine

Annonces préliminaires : désolée de te laisser béton des fois, Nina, j’ai comme qui dirait un peu du pain sur la planche en ce moment. Désolée de pas avoir répondu sur mes précédents posts, promis, je m’y mets prochainement. A l’attention de akrak qui disait que j’aimais pas les hommes et que la pub Kookaï était faite pour moi. Comment dire… Kookaï ne passera pas par moi, d’une (et on voit bien que t’es un mec t’as pas vu le rapport pétasserie/prix de la chose), de deux, trop je te respecte, man.
Bref.

Est-ce que la naïveté est un défaut touchant ou un véritable cadavre dans le placard?

Je demande ça en tant que naïve de première catégorie. Quand j’étais petite ma demie-sœur m’avait fait pleurer en m’expliquant que mon père m’avait trouvée dans une poubelle. Et elle m’a enregistrée sur K7 audio, la salope (à la fois, depuis, elle a pas vraiment changé d’âge mental, Carole, si tu me lis, c’est pour toi). Ce fut le début du drame de ma vie. Depuis, je fais face, comme je peux. Le « comme je peux » signifie que je fais ce que je peux pour sauver la face quand je fais preuve d’une crédulité alarmante.  Mais c’est dur. Des fois, j’ai des profs qui se foutent de moi. Souvent, je fais suivre les mails qui me disent que la vie d’une petite fille atteinte d’une maladie rare en dépend. Mais le pire, c’est avec un mec. C’est-à-dire qu’à ce stade, ou bien je suis une oie blanche, ou bien j’ai une très mauvaise opinion de mon mec. Ou bien je suis conne (option qui recouvre les 2 premières propositions).

 Épisode1, Marine, envoie-moi une photo de toi dénudée. aka les relations à distance, on fait ce qu’on peut.

Génial elle est tellement belle que je l’ai mise sur mon frigo. (screenshot dudit frigo à l’appui)
Bleh?
Première réaction interloquée, dépassée. C’était avant le drame. Que voici. Après un temps de réflexion, et Benoît étant un TSS notoire (cf. rubrique afférente, vous y comprendrez donc que Benoit vit en colocation avec 3 autres étudiants mâles), je panique. OUI, je panique, je me dis pas « vanne trop naze ». Je tremble de rage à l’idée de Mohammed, le coloc iranien s’extasiant sur ma chute de reins, je me vois en Paris Hilton du pauvre qui aurait pas dû faire confiance, qui se retrouve en pâture face au monde entier, mais pas assez connue pour en tirer les bénéfices, je lui raccroche au nez. Il me rappelle. Je laisse sonner. Il me rappelle. Je laisse sonner. Il me rappelle… oui ça a duré longtemps.

Épisode 2, Marine, pourquoi on n’a jamais utilisé de sextoys?
C’est vrai, ça, pourquoi? On devise sur les avantages comparés des menottes, des godes-mais-surtout-pas-réalistes… bref, discussion sans grand intérêt que tout le monde a pu avoir à un moment de sa vie.

Le lendemain : Marine, j’ai pas arrêté de penser à cette histoire de menottes, alors du coup, je suis tout content, j’ai acheté un kit SM en promo sur internet… En promo. En promo. Promo en. EN PROMO.
Je refuse de faire les soldes pour les fringues – c’est vrai, quoi, je fais 38 aux pieds, 36 en haut, 38-40 en bas… bref, les soldes ne sont pas une
option pour moi. Donc pour moi, si j’ai pas de pognon, c’est H&M et Gap, et tant pis pour les marques, ce sera quand je serai riche, mais jamais un truc au rabais. Alors pour un vibral, tu te doutes direct que no way, quoi.
Bref, ma réaction (que je schématise un brin) : Gneeeeuuuhhh???

Ben oui, là aussi j’y ai cru, la promo, le plug en mauvais plastoc, la boule pour mettre dans la bouche façon « Bring out the Gimp », la totale. Effet tue-l’amour garanti. D’un coup, j’ai béni la relation à distance et le bonheur immense que constituait une nuit avec mon Ratatouille en peluche dans mon lit une place en buvant une Verveine Menthe. Chacun son style pour tuer l’amour, me direz-vous.

Une heure après, je suis encore à lui trouver une solution: a/se faire rembourser sur son compte, b/faire opposition sur sa CB et tout brûler, c/créer une annonce sur E-Bay (me disant au passage que merde pendant qu’on y est ce goujat serait capable de m’acheter un rabbit d’occase sur E-Bay, s’il tombe dans la promo)

Épisode 3, Marine, t’es là chez toi demain entre 14 et 17h?
– Naaaan j’y crois pas, tu me fais livrer des fleurs ou bien?
– Euh non, des enceintes pour mon pote Jérome. Je les ai pétées par accident l’autre jour…
– Hé?
– Je les fais livrer chez toi, tu les apporteras la prochaine fois que tu viens (rappel : il vit en Amérique)
– HÉ????
– C’est un peu gros par contre (visionnage de la page Amazon : le bébé fait 1m20 par 80 cm par 50 cm)
– HÉÉÉÉÉÉÉÉ!!!!!!!!!!! (je vis dans 2 mètres cubes)
Ca dure une bonne heure trente, au bout desquelles je fais exprès d’être pas chez moi demain, qu’il a qu’à se carrer au cul ses enceintes (sic), que c’était acheté sur CraigsList depuis 15 jours mais qu’il avait pas jugé nécessaire de m’en parler, qu’il me paie un billet d’avion si j’accepte de réceptionner le colis, mais que globalement, il faut se faire foutre super profond avant tout.
J’en tremble de rage.
– Euh ouais, en fait non, juste, je te fais livrer des fleurs pour la St Valentin… Putain j’ai honte c’était trop facile…
Du coup, dans ces conditions, la Saint-Valentin est plutôt rock n roll voyez-vous : une blagouze débile, un trashage en règle, un pot de fleurs pour finir. Sobre et décalé. Pour la première fois de ma vie où je suis maquée ce jour là, je trouve que c’est plutôt funkos.

Mais la morale de cette histoire selon Benoît est plutôt amère… Un jour, tu sortiras avec un mec qui te trompera et tu verras rien, ma pauvre chérie.

Mis à part que ça permet à mon entourage de se marrer un bon coup à mes dépens régulièrement, et que ça fait de moi un assez bon public, c’est touchant ou bien c’est un putain de cadavre dans le placard?

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Etre ringard, c’est over hype

Des fois, je suis hallucinée par les lois de la hypittude. Outre le fait que les choses se périment à une vitesse telle que quand vous entendez Justice à la radio, Technikart, ça fait 4 mois qu’ils en ont parlé et c’est déjà dépassé. M’en fous, j’aime bien Justice et quand j’aurai récupéré le net, je m’en ferai une sonnerie, na.


Donc je lis Technikart, vous le savez, je suis fan. J’ai découvert récemment que beaucoup de gens avaient une espèce d’affection répulsive pour ce magazine. On est exaspérés par son ton prétentieux et bobo parisien, par ses changements d’humeur (tu détruiras demain ce que tu honores aujourd’hui, ou l’inverse), ses phrases mystiques mais on l’achète et on adore ça. Un jour, j’aurai ma chronique dans Technikart. Bref, sur le numéro du mois de juillet, on m’explique qu’en ce moment, c’est la super mode des méta beaufs à la Teki Latex (oui, je sais, je le tape un peu trop souvent mais il me saoule), Simone elle est bonne, Yelle…Les stars de myspace. Vous allez me dire que myspace, tout le monde est potentiellement une star dessus mais tous ces gens là sortent des albums et se font de la tune avec parce qu’il y a des gens pour l’acheter aussi. Plus t’es ringard et plus tu vends. Alors si être ringard, c’est hype, moi qui refuse d’entrer dans cette nouvelle mode je suis quoi ? Je peux pas être ringarde, sinon, je serais hype donc j’aurais ces CD chez moi. C’est la quadrature du cercle.

En lisant ce dossier (très bien fait au demeurant), je me sentais un peu tendue : ces gens là sortent de nulle part, deviennent des espèces de méga star du net et retomberont dans l’anonymat demain. Andy Warhol avait raison en disant qu’on aurait tous nos 15 minutes de gloire mais on a intérêt à en profiter car les stars d’aujourd’hui seront les anonymes de demain, obligé. Donc me voici face à cette réalité que je trouve angoissante, quelque part. Non pas que je veuille à tout prix être hype, j’ai toujours eu un train de retard genre la chanson sympa qui ressemble à Love is all, j’ai appris que c’était le fameux Mika dont tout le monde me saoulait. J’ai encore jamais entendu du Amy Winehouse mais j’avoue que je cherche pas du tout à le faire. Je vis dans ma bulle à écouter ce que j’aime (ou voir ce qui me plaît), sans trop me préoccuper de tout ça. Mais c’est vrai que toutes ces modes éphémères sont fatigantes, je trouve. On nous balance des tas et des tas de produits culturels estampillés « le nouveau phénomène » si bien qu’on sait plus trop qui est le phénomène de quel domaine et si, quand on va acheter le CD, trois phénomènes seront pas déjà passé par là. On survend tout comme je l’avais déjà dit pour le cinéma où la moitié des films sont « celui de toute une génération » avant même sa sortie en salle. Mais c’est pas que le cinéma qui est touché, c’est tout. Par exemple, Justice, on nous les vend comme des nouveaux Daft Punk et Air en mieux, la nouvelle référence (ah oui, référence peut remplacer phénomène, c’est pareil). Alors je l’ai dit, j’aime bien Justice mais je trouve que c’est franchement abusé de les comparer à des groupes qui ont maintes fois fait leur preuve et perdure. C’est pareil pour Mika, à peine son single lancé, on nous le vend comme un nouveau Freddy Mercury, excusez du peu. Bon, alors, moi, demain, je sors un album et je veux qu’on dise de moi que je suis la nouvelle… heu… Céline Dion ? Rapport aux ventes de CD, pas au style musical.

De plus, la célébrité aujourd’hui est donnée à n’importe qui. Prenez un magazine people lambda : Paris Hilton, Lindsay Lohan, Jessica Simpson, Nicole Richie… Alors il paraît qu’elles sont actrices et/ou chanteuses mais j’ai jamais rien vu avec elles. Ah si, la vidéo porno de Paris mais c’était vraiment merdique. En France, on a aussi Eve Angeli, la cheap girl de la ferme : tout le monde se fout de sa gueule parce qu’elle est bête (mais alors très très) et ringarde mais n’empêche que tout le monde a regardé son émission, y a même les DVD, le livre, le calendrier… Elle est peut-être ringarde et débile mais elle est surtout pétée de tune et même pas grâce à son métier de base, la chanson. Finalement, c’est un peu la chanteuse de la foire à l’andouillette de Malmont sur Meuges superstar.

Bref, tout ça me donne l’effet d’une hyperconsommation que j’ai de plus en plus de mal à saisir. J’ai la sensation qu’aujourd’hui, on préfère faire plusieurs gros coups uniques que miser sur du long terme. De façon toute personnelle, je trouve ça dommage, limite navrant. Les artistes n’ont plus qu’un seul coup d’essai pour transformer et les trois quarts s’arrêtent à un album, voire un single et ciao ciao ! Des fois, ils en sortent deux mais le 2e servira surtout à ramasser la poussière dans les bacs des disquaires. C’est la faute aux
journalistes et aux marketeux ? Ben non, on n’est pas non plus obligés de suivre. Au fond, si le système est comme ça, c’est sans doute que le public est trop versatile. Voire, parfois, exigeant.

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Si tu m’disais oui, j’dirais pas non

Par Lucas

Bon aujourd’hui c’est un article déprimant, voila vous êtes prévenus. S’il y a Friends sur la 6, n’hésitez donc pas à y aller pour vous marrer un coup et faites un bisou à Phoebe de ma part. Oui, oui, elle me kiffe à mort malgré le fait que je l’ai plaquée. Bon c’etait la seule des trois que j’aimais bien. C’est ça d’avoir le statut prestigieux de Vingtenaire : toutes les filles sont à vos pieds.
Surtout les héroïnes de séries.Virtuelles par essence…

Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé de tomber amoureux.
Ouhai, bon d’accord, c’est comme si je vous demandais si vous connaissez Paris Hilton… Non, j’ai vraiment le chic pour faire des intro nullissimes.
Non en fait ce que je voulais dire c’est pas ça…

Je suis amoureux.

Donc là on vient d’avoir 23 comas de nanas devant leurs écrans. Des nanas qui avaient des tee shirt  » I love Lucas« , des poster « Lucas Forever« , des tee shirt « Lucas iz bioutifoul  » etc. (ne rigolez pas, avant que je n’ouvre cette parenthese, je vous parie que des lectrices afficionadas et blondes ce sont dit  » tiens, dans ce cas là, je vais demander à Nina de m’envoyer un tee shirt« )

Bon d’accord, j’arrête de me prendre pour une star.
N’empêche que gne suis amoureux.
Mais heu arrêtez de me regardez avec un air maternel et les mains jointes sur votre joue dans le style « oh qu’il est miiiigneun » !!!
Je suis donc amoureux et c’est dur. La preuve je perds tout allant et tout style dans la rédaction de cet article tellement je suis ému.

Imaginez…
qu’il n’y a pas de paradis,
c’est facile si vous essayez,
pas d’enfer en dessous de nous,
au dessus de nous que du ciel…

Ah pardon, je fais rien qu’à copier…

Imaginez donc…
Vous vous réveillez le matin au bruit du ronron familial. Ronron dejà stressé et en conséquence stressant…
Or, à ce moment précis, la première pensée qui vous vient en tête, c’est la demoiselle.
Avec son doux sourire, à vous faire pleurer de joie sur votre oreiller. Hummm, yabon l’oreiller. Hummm, ta gueule le reveil.

Du lever au couchant, la jeune femme va s’inviter dans vos pensées, deci, delà, telle une brise agréable un beau soir d’été.
Impromptus fugaces qui arrivent sans prévenir et vous arrachent un soupir…
Et un sourire, tristoune.

Pour son anniversaire, vous lui faites un cadeau d’une valeur indécente… Qui plus est, un cadeau qui n’est pas éternel. Un cadeau dont le montant ferait descendre dans la rue touts les smicards, marchant en rangs serrés sur le siège social de Vingtenaires S.A, histoire d’avoir ma tête.

Mais que voulez-vous offrir à une jeune femme qui a tout ?
Pardon ?
Vous voulez savoir ce qu’elle a ?
C’est bien simple…

Une élégance naturelle, une prestance délicate, une prompte répartie, une intelligence vive, capable de remettre à sa place toute personne détestable…
Et un sourire merveilleux associé à des yeux qui caressent…
Ne riez pas, chuis sûr que vous aussi vous craqueriez.
Et, donc, lui offrir un cadeau qui est, par essence, ephémère, ça me parait un geste très élégant… Vous n’êtes pas d’accord ?

Vous pourrez toujours dire que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul,
J’espere qu’un jour vous nous rejoindrez
Et le monde en sera vraiment un…

Je vous écris cet article pour sauver un peu la morale car en ce moment je discute par mails (fuck MSN) avec une jeune fille que j’ai rencontré sur un site de rencontres, iconoclaste (le site, pas la nana ou les rencontres. Un site à des années lumières du mastodonte Meetic). Donc j’ai eu des scrupules à écrire cet article (qu’elle a d’ailleurs reçu en avant première) mais ça me paraissait plus honnête. D’une part de l’écrire, d’autre part de lui envoyer. D’aucuns me diront « tu devrais pas…si tu te prends un rateau de ta naiade, tu pourras toujours te rattraper avec la nana rencontrée sur le site »

Plutôt crever.
On a son honnêteté intellectuelle ou on ne l’a pas.
C’est ce qui m’avait fait casser, à la fac au début de la Licence, avec une nana sublime et futée parce qu’à l’époque j’étais amoureux d’une autre, insignifiante et hautaine. Oui, il m’arrive encore de me donner des claques rien qu’en y pensant ! Mais sortir avec une nana et être amoureux d’une autre, c’est mooooche, vous ne trouvez pas ?

Allez je vous laisse sur une citation de Douglas Kennedy (ouhai c’est mon maitre, alors je vais vous le mettre à toutes les sauces. Oui, je suis reulou, oui je vais perdre des fans, mais être droit c’est ça aussi)
Citation que j’ai retrouvée recemment en lisant un de ses bouquins.
Une citation qui devrait m’inciter à être diplomate avec la demoiselle rencontrée sur le web mais voila… Vous l’avez surement compris, j’assimile la diplomatie à un écrasement sauvage de mes valeurs… (quand je suis le seul à en subir les conséquences)
On peut en débattre si vous voulez !
Allez je vous laisse avec la citation et un lien musical hyper surprenant… (Lucas, où l’humour de merde format 15 tonnes)

http://www.radioblogclub.fr/open/144384/imagine/John%20Lennon%20-%20Imagine

 

On peut passer des années à chercher qq chose mais, quand on l’a devant soi, à portée de main, sous la main, on se rend compte qu’il s’agit seulement d’une étape sur la route
des illusions, aussi éphémère que le succès, et que le terminus n’existe pas.
 

Douglas Kennedy « Rien ne va plus »

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Soutenons Britney (la pauvre) !

La semaine dernière, suis allée au resto avec LilVirgo et autour de notre pizza, après notre traditionnelle séance de psychanalyse des gens qu’on connaît (ou pas d’ailleurs), on a évoqué les potins de star. En fait, Lil m’a parlé d’un blog potin que je connaissais pas, un manque terrible à ma culture. Non parce qu’avant, je lisais Voici tous les week-end chez mes parents mais vu que là, je suis pas rentrée depuis Noël et que je vais pas tous les jours chez le marchand de journaux, je suis plus trop au courant. Enfin, si, là, je sais que Melissa Theriau sort avec Jamel parce que ça l’a traumatisée, ma mère, vu qu’elle les déteste autant l’un que l’autre.
britney-spears

 Bref, revenons à nos people. Y en a une qu’on aime bien, c’est Britney Spears. Parce qu’au fond, c’est juste une pauvre petite fille. Résumons la vie de Brit Brit

pour ceux qui ne la connaissent pas. Du haut de ses 15 ou 16 ans (j’ai la flemme de wikipédier), elle devient une star mondiale, chante en montrant son nombril mais elle veut rester vierge jusqu’au mariage parce qu’elle croit en Dieu ou je sais plus quoi… Elle sort avec un chanteur d’un boys band, un certain Justin Timberlake mais on sait pas trop qui c’est. Puis Britney se lâche : toujours vierge (dit-elle), elle chante qu’elle sera ton esclave en mettant son string sur son jean. Elle devient une méga star, jette Justin (ou l’inverse), fait un smack à Madonna (non mais qui a pu parler de pelle pour ce petit piou ?) et fait un duo avec elle. Mais là, la success story commence un peu à dérailler. D’abord, Britney, elle tombe amoureuse de son danseur et se marie avec lui et elle devient beauf : elle se balade attifée n’importe nawak, avec des boutons plein la figure. Comme Cameron Diaz mais Cameron Diaz, elle fait du surf avec ses boutons alors que Britney, elle bouffe des cochonneries, c’est moins glam. Puis en bonne petite épouse, pif, elle lui fait un bébé à son danseur (il s’appelle Kevin Federline et même qu’il paraît qu’il fait du rap). Puis elle fait un peu comme ma cousine : au retour de couche, pif, elle retombe enceinte parce qu’avoir des bébés, c’est trop marrant. Au passage, elle nous fait une petite téléréalité (que j’ai jamais vu moi), genre 24h avec Brit Brit où elle passe son temps à avoir envie de brouetter avec Kevin. Faut pas s’étonner qu’elle se reproduise à nouveau. Mais voilà,
Britney, tous les journaux disent qu’elle est mauvaise mère. Et puis, elle divorce de Kevin, finalement, qui est un gros nase qui n’a fait que profiter d’elle et de son argent. Et là, Brit Brit a l’idée de s’acoquiner avec Paris Hilton, ce qui aurait pu être une bonne idée vu que Paris est en photo partout, tout le temps (jamais bien compris pourquoi mais bon). Sauf que les facéties de Paris, tout le monde s’en fout, maintenant mais Britney, elle nous avait pas habitué à ça : elle sort de sa voiture en mini jupe mais elle a pas mis sa culotte (imaginez le spectacle) et elle fait qu’à boire ! Là, les gens sont révoltés. Puis Brit Brit pète les plombs, elle se rase la tête et décide que, finalement, une cure de désintox, c’est plutôt une bonne idée.

Ca, c’est la vie de Britney version « résumée à partir de Voici, Public et Closer ». Et encore, je suis sûre que j’ai raté des passages. Bon, Britney, c’est une gourdasse, c’est clair. Elle est bête comme ses pieds (elle dit : « moi, je suis pour la peine de mort comme ça, les criminels, ils comprennent la leçon et ils recommencent
pas ! ». Heureusement, ça ferait peur, sinon !), elle est républicaine et tout. Je pense qu’elle est arrivée au mariage aussi vierge que moi je le serai si tant est que je passe un jour devant M. le Maire. Mais au fond, ce qu’elle vit, ce n’est ni plus ni moins qu’une crise d’adolescence tardive. Quelque part, je me dis que ce qu’elle a vécu, je l’ai vécu un peu aussi, le côté trashouille – grand n’importe nawak, sans le mari, les enfants et les millions de dollars. Et quand je dis je, on a tous eu cette petite période de flottement. Mais bon, forcément, quand nous, on se contente de se bourrer la gueule à coup de vodka sunrise ou whisky coca ou ce que vous voulez, elle, elle a les moyens de se faire une soirée coke-champ. Mais finalement, je me dis que cette pauvre fille n’a pas eu la « chance » de vivre sa vie tranquille. Ses parents l’ont toujours poussée vers le show biz (d’ailleurs, ils essaient de pousser la petite sœur
maintenant), elle passait déjà à la télé à 8 ans dans une émission Disney… J’imagine que c’est le genre de gosse qui a passé un tas de concours mini miss et co. Forcément, avec une telle pression dès l’enfance, on finit par péter les plombs.

Moi, Brit Brit, je l’aime bien au fond. J’ai même de ses chansons sur mon itunes (par contre, c’est pas hyper romantique comme musique post coïtale…). C’est juste
regrettable qu’elle ait eu ses deux gosses qui n’ont rien demandé à personne et qui risquent de pas avoir la belle vie si elle redresse pas la barre. Mais, au fond, c’est juste une pauvre gosse paumée comme il en existe tant. Sauf qu’elle, elle passe dans les tabloïds et journaux à scandales. Mais au moins, quand vous pousserez vos gosses à un casting ou autre, peut-être que vous repenserez à Britney et vous passerez votre chemin. Perso, j’ai jamais compris comment on pouvait pousser ses gamins à faire ça. Ouais, y a la fierté « mon bébé, c’est le plus beau ».
Mais mon bébé, il sera fait pour jouer avec un hochet, pas devant la caméra. Si je veux gagner de la tune, je jouerai au loto, ce sera mieux pour la santé mentale de mon petit.

PS : J’ai mis deux chansons parce que je savais pas laquelle choisir

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Argent, trop cher

Voilà un sujet qui n’a jamais été abordé réellement ici et pour cause : l’argent, c’est tabou. Et pourtant, ça fait tourner le monde. C’est un mal très français ce rapport curieux à l’argent et à la réussite qui va avec. Il fascine autant qu’il répugne. Déjà, Tocqueville avait remarqué qu’aux Etats-Unis, on parle librement de sa réussite et de sa fortune alors qu’en France, on reste toujours pudique sur le sujet. Bon, alors enfonçons des portes ouvertes, puisque je suis très douée pour ça.

 argent
Comment parler d’argent ?

– soit je dis que j’en manque pas grâce à mes parents et on me traite de petite fille pourrie gâtée, issue d’une jeunesse dorée

– soit je dis que j’en ai pas assez et on me traite de petite fille pourrie gâtée, issue d’une jeunesse dorée et ingrate, en plus.

Quand j’étais ado, l’argent était quelque chose d’assez abstrait pour moi. J’avais deux cents francs d’argent de poche par mois qui me servait à économiser pour les cadeaux de Noël. Puis à 18 ans vint l’autonomie, l’appart dans la grand ville et la carte bleue. Et là, ô révélation : la vie c’est cher et l’argent, ça pousse pas sur les arbres. Bon, je n’étais pas naïve, je n’ai manqué de rien pendant ma jeunesse mais je n’avais rien sans rien non plus. Mes parents m’ont pas payé de voiture quand j’ai eu le permis et je n’avais pas droit à un truc juste parce que je le réclamais. Au moins, ça apprend la valeur des choses. Mais cette nouvelle vie m’a appris un truc : l’argent quand y en a plus, y en a plus. Apprends à gérer ton budget, ma fille. Donc j’ai ouvert des comptes épargnes : un auquel je ne peux pas toucher et un qui me sert à mettre de côté en prévision de gros achats genre un ordi portable ou un appareil photo numérique de mes rêves. Parce que, mine de rien, quand on se paie des trucs gagnés à la sueur de son front, ben c’est quand même vachement valorisant. Bref, je capitalise à mon petit niveau… D’ici 48 ans, je vais pouvoir me payer une chambre de bonne à Belleville, yeah !

 

Revenons à l’argent. Dire qu’il fait tourner le monde est un doux euphémisme. On court tous après l’argent, quoi qu’on en dise. Si on demande à quelqu’un quel est le métier idéal, réponse : bien payé et pas trop contraignant pour laisser du temps aux loisirs. Des fois, c’est juste « bien payé ». Tout travail mérite salaire, ça, c’est indiscutable. Mais bon, faire 40 h pour un SMIC, ça fait chier. Le but n’est pas forcément d’être riche mais juste de vivre confortablement, soit bien mieux que décemment. Avec quelques euros de plus par mois, ce serait bien qu’on ait une télé écran plat, un appareil photo numérique hyper méga perfectionné, un ordi supra puissant, un immense lit avec un matelas « face cachemire » (si, ça existe !) pour l’hiver… Bref, rien d’indispensable mais on vit mieux avec. Bon, là, je perçois déjà les critiques des plus bolcheviques d’entre vous : non mais c’est la société de consommation qui nous pousse à nous suréquiper, tu n’es qu’une sale capitaliste, Nina… Ben, franchement, je le dis : je peux pas vivre sans ordi (et Internet), ma machine à laver me rend bien service, je rêve d’un sèche-linge et d’un lit avec un vrai matelas. J’économise mes deniers pour mon appareil photo numérique reflex. Bon, je pourrais me passer de télé (surtout qu’au pire, je télécharge des trucs sur le net), qu’elle soit petite ou grande et de toute l’équipement dolby surround. Mais bon, quelles que soient nos opinions politiques, on est toujours à courir après quelques euros de plus pour améliorer son quotidien. Après chacun l’investit où il veut, en équipement hifi ou en alimentation bio ou je ne sais pas quoi.

Là, j’entends encore les réactions : non, moi, je ne cours pas après l’argent, moi, je m’en fiche, je choisis pas mon métier en fonction du salaire… Effectivement. Pour ma part, j’ai choisi le journalisme, un métier où on devient très (mais alors très) rarement millionnaire. Je ne veux pas forcément être pétée de tune, je veux juste pouvoir ne pas me priver. Je ne connais personne qui refusera une augmentation ou qui travaillera bénévolement, juste pour le plaisir de travailler. Le bénévolat, ça existe, c’est pas ce que je dis mais personne ne travaillera à plein temps bénévolement (sauf les stagiaires).

 

Après, évidemment, il y a des gens qui ne pensent pas à l’argent… Ceux qui en ont. Non, mais c’est vrai : en général, plus on a de l’argent, plus on peut se permettre de ne pas travailler pour en gagner plus (surtout quand cet argent vient d’un héritage). Bill Gates et Richard Branson peuvent se lancer dans l’humanitaire, ils ont gagné tellement d’argent qu’ils n’arriveront jamais à tout dépenser. Car l’argent, c’est l’équivalent moderne du sang bleu : il y a ceux qui en ont (donc l’élite) et ceux qui n’en ont pas (la France d’en bas). Ceux qui ont une grosse baraque et ceux qui vivent dans les HLM. En matière de réussite financière, pas besoin d’être le plus riche ou le plus brillant. Quand on voit Paris Hilton, on comprend que l’argent n’est pas synonyme d’une quelconque intelligence. Oui, son argent, elle ne l’a pas gagné à la sueur de son front (quoi que si, je crois qu’elle a fait un procès suite à la diffusion de ses prouesses pornos) mais quand je vous dis que l’argent fait la nouvelle noblesse, en voici la preuve. La reproduction sociale est peut-être discutable mais il n’en reste pas moins qu’un gamin de famille riche ira peut-être plus facilement en privé, aura son ordi perso, pourra suivre des cours particuliers… Bref, aura plus d’outils pour réussir (après, s’il est con comme un balai, l’argent ne peut pas tout faire non plus).

 

Bon, rassurons-nous, y a l’ascenseur social. Mais si on regarde les chiffres, il descend plus facilement qu’il ne monte. Si je me compare à mes parents, avec mon métier de journalisme à 2000 euros par mois d’ici quelques années, je serai bien en dessous du CSP de mon père (mais au-dessus de ma mère, quoi que…). Donc, en plus, on dégénère ! Sauf pour les nouveaux riches, cette noblesse de robe qui a acheté ses titres à la loterie ou à la Star Academy.

 

Bref, que ça fasse chier ou pas, c’est l’argent qui fait tourner le monde, point. Alors pourquoi ne pas en parler franchement et arrêter de se cacher derrière une fausse pudeur. On gagne bien sa vie ? Ben quelle honte il y a ? A moins que ce ne soit pour ne pas attirer l’attention des impôts…

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Les peoples nos amis

Vendredi, je regardais Tout le monde en parle sur TV5 (oui, moi, le samedi, je regarde rarement la téloche) et Ardisson appelle Dany Boon pour son nouveau film qui n’a pas l’air lourd du tout. Et là, le présentateur fait : « elle va bien votre femme ? On la fait venir sur le plateau ! ». Dans la même émission, il a questionné Laura Smet sur sa relation avec Frédéric
Beigbeder et essayé de savoir qui était le nouveau petit ami de Nolwenn. Bon, vu comme était maquillée Madame Boon, ça devait un peu être prévu qu’elle vienne sur le plateau mais bon.

Les peoples, animal sympathique ou gonflant sur lequel on doit tout savoir. Brad est donc avec Angelina et ils viennent d’avoir une fille dont j’ai oublié le prénom, Katie et Tom ont aussi eu une petite fille, Sienna Miller navigue entre Jude Law et Hayden Christensen (connasse, va !), Nina Bartoldi, à nouveau célibataire, ne bronzera pas seins nus à la plage cet été parce qu’elle bosse. Bref, on sait tout de ces personnes, de leurs habitudes alimentaires à leurs lieux de vacances, de la liste de leurs opérations chirurgicales à la marque de papier hygiénique qu’ils
utilisent. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur les peoples. Il suffit d’aller chez votre marchand de journaux, vous aurez le choix entre Voici, Public et Closer. A une époque, y avait France Dimanche, aussi, mais je sais pas si ça existe encore.

Pourquoi on s’intéresse à ces gens-là ? J’avoue que j’ai longtemps piqué le Voici de ma mère et ça m’amusait de le lire, c’était la récréation du week-end mais j’avoue que ça fait un an et quelques que je le lis plus et ça ne me manque pas. Mais pourquoi on lit ça ? Serait-ce pour vivre par procuration ? Bon, perso, je n’ai jamais rêvé de leur vie, ça me paraît si vain et puis finalement, ils n’ont pas une vie si différente de la nôtre : ils se baladent dans la rue, on les prend en photo en sortant du franprix, ils grimpent dans des voitures ou sur des motos, ils vont au parc, au café… Comme nous, quoi. Avant de vivre sur Paris, je me demandais comment ces gens pouvaient vivre, pouvaient sortir de chez eux sans se faire attaquer par une horde de paparazzis. Ben, en fait, dans Paris, on est tellement anonymes, moi, je vois jamais personne sauf Armande Altaï, je l’ai croisée quand même deux fois en neuf mois, dingue ! Après, c’est sûr

qu’ils ont de super baraques, qu’ils font des mariages somptueux, blablabla. Il y a longtemps, j’avais vu une émission où quelqu’un expliquait que les peoples étaient en quelques sortes de nouveaux nobles, ils ne se marient qu’entre eux, ils ne se mélangent pas au peuple… Pas faux. J’imagine que ce qui nous fascine chez les people, c’est qu’ils disposent tout de même d’un certain pouvoir, les médias leur offre de formidables tribunes et ils peuvent parler de tout et de rien. Moi, quand je parle de tout et de rien, je fais pas la couverture de Voici. Peut-être qu’on voudrait inconsciemment (ou pas d’ailleurs) faire partie de leur caste, je ne sais pas.

Les people n’ont pas tellement de vie privée. C’est pas pour autant que je vais les plaindre, je m’explique. En France, on a une loi qui n’existe nulle par ailleurs sur le droit à l’image. En très gros, on n’a pas le droit de prendre des photos de personnes à leur insu. Ca complique énormément le travail de journaliste. Par exemple, si je veux bien faire les choses, si je prends des photos de foules, je devrais faire signer un contrat à toutes les personnes qui sont sur les clichés pour être sûre qu’il n’y a pas de problème. D’ailleurs, vous remarquerez que sur les billets de concert, il est spécifié que vous cédez automatiquement votre droit à l’image. Bref, si je prends des gens en photo dans la rue, même s’ils sont consentants sur le coup, ils peuvent se retourner contre le journal. Et c’est franchement très chiant. Les stars se font donc un blé pas possible grâce à ça. A une époque, la championne toute catégorie, c’était Ophélie Winter Ophélie,
elle vend pas de disque, elle ne joue que dans des films de merde mais qu’est-ce qu’elle ramasse comme blé. En même temps, tout ça est extrêmement hypocrite. Si mademoiselle allait en vacances ailleurs qu’à St Trop ou St Barth, personne n’irait la photographier. Par ailleurs, les paparazzi prennent souvent des photos parce qu’elles ont été contactées par les stars mêmes. Hé oui ! Parfois, ce sont les journaux qui proposent un deal : vous allez à tel endroit avec telle personne, on vous prend en photo et vous pouvez tirer tant d’un procès. Je suppute que, parfois, les
stars sont vraiment prises par surprise et je peux comprendre que ça les énerve mais peut-être que s’ils ne médiatisaient par leur vie autant, aussi… Si vous regardez bien, vous noterez que certains artistes ne sont JAMAIS dans Voici ou autre genre Charles Berling, Goldman, Michael Moore (ok, Michael Moore à la plage, c’est pas Brad Pitt mais bon…), Karine Viard, Isabelle Carré…
Enfin, je vais pas faire la liste, il me manquera toujours des noms. La seule chose que je ne peux vraiment pas approuver, ce sont les photos des stars avec leurs enfants parce que les pauvres gosses n’y sont pour rien. Après, comme je ne peux savoir ce qui tient du coup monté ou de la réelle photo volée, je préfère m’abstenir de commenter. Juste que je ne trouve pas normal que certains gagnent 10 000 euros parce qu’on les a vus dans Voici seins nus sur une plage à St Trop. Y a quand même suffisamment de plages en France pour aller dans un endroit peinard, non ?

 Mais pourquoi tant de fascination, de course au scoop, d’histoires bidons ? Parce qu’au fond, les stars, tout le monde les connaît (sauf mon père qui croit que Paris Hilton, c’est juste un hôtel). Dites qu’Angelina Jolie a accouché, ça passionnera peut-être pas votre auditoire mais au moins, tout le monde sait qui c’est et la majorité des gens savaient qu’elle était enceinte. D’ailleurs, elle était pas censée attendre des jumeaux, celle-là ? Par ailleurs, les stars nous semble être des espèces d’idéaux : amour, gloire et beauté. Pourtant, sommes-nous  différents de ces gens-là ? Moi aussi, je vis des histoires d’amour et des ruptures. Moi aussi, je peux avoir la gloire à mon échelle. Parce que pour moi, la gloire, ce serait obtenir un CDI dans une rédaction et qu’on reconnaisse mon travail. Je n’ai pas choisi d’être actrice ou chanteuse, c’est pas pour autant que ma vie est plus merdique qu’une autre. On a l’impression que les people passent leur temps à s’aimer et se séparer mais parce qu’on ne focalise que sur les histoires qui ne durent pas. Mais on a tous des histoires qui ne durent pas. Quant à la beauté, c’est chacun ses goûts mais les people ne sont pas tous beaux, surtout quand ils commencent à se refaire faire la gueule de tous les côtés. Les bouches siliconées, je trouve ça ignoble. Quand je vois

Emmanuelle Béart dans Manon des Sources et quand je la vois maintenant avec sa bouche « j’ai subi une attaque de frelons », ça me fait frémir. Quand je vois la gueule de Catherine Deneuve aujourd’hui, j’ai pitié pour elle, on dirait la sœur d’Armande Altaï (celle que je passe mon temps à croiser). Mais surtout, tout cela est tellement éphémère. Les petits jeunes de la Star Ac ont fait la couv’ de Voici avec leur faux couple. Qui se souvient encore de leur nom ? Plus personne.

Mais voilà, la célébrité fait rêver. Quand ils ont lancé Closer, j’étais persuadée que ça allait se planter, grossière erreur. Parce que beaucoup de gens aimeraient un jour se retrouver à la place de ses stars, y a qu’à voir la liste d’attente sur toutes les téléréalités, y a qu’à voir tous les mecs qui font le casting de la Nouvelle Star exprès pour se ridiculiser et passer à la télé. Perso, j’apprécie ces magazines en vacances ou pour prendre l’avion (parfait pour se vider la tête et ne pas penser que je suis bien plus haut que les oiseaux) mais je ne les achète pas et ça ne me manque pas. Tant pis si je ne sais pas qui est avec qui. De toute façon, dans un mois, la plupart de ses people seront à jeter aux oubliettes.

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