Final Fantasy VII, la dystopie écolo

En ces temps troublés où seuls le fric et le racisme semblent animer notre joli pays (mmm), j’avais envie de vous parler un peu d’écologie parce que tout le monde a l’air de s’en foutre un peu alors que si on continue à ce rythme, dans 100 ans, la civilisation ne pourra plus faire face aux nouvelles conditions climatiques. Vous imaginez, la génération de nos enfants est peut-être la dernière… Youpi ! Alors en attendant la mort, je vais vous présenter une dystopie écolo : Final Fantasy VII.

Final Fantasy VII - dystopie

« Mais attends, tu parles du jeu ou du film Advent Child que tu as vu mais dont tu n’as aucun souvenir, à peu près ? ». Et oui, je vais bien vous parler d’un jeu vidéo. Point Madeleine : je ne suis pas une grande gameuse mais celui-là, de jeu, m’a marquée à vie, bien plus que les 8 et 9 (même si le 08 avait une super cinématique quand la méchante entre dans la ville pour son couronnement et j’adorais la ville futuriste qui, je suis sûre, a inspirée Tomorrowland et le 09 avait une musique un peu sympa et était très joli mais si long et duuuuur, je l’ai fini avec un niveau 35, un truc comme ça)(et je n’ai jamais fini le 10 qui avait pourtant une cinématique d’entrée de ouf). J’y ai passé des heures et des heures, à chercher toutes les materias, à essayer de sauver Aeris, à jouer dans le parc d’attraction, à élever les Chocobos, à essayer de choper cette connasse de Yuffie (choper = l’obtenir dans mon équipe)… Bref, j’ai pour ce jeu une véritable affection.

Final Fantasy VII Midgar

Mais revenons en à l’histoire puisque c’est de ça dont je voulais parler à la base. Dans la ville futuriste de Midgard alimentée en électricité par huit réacteurs pompant une énergie verte au coeur de la terre appelée Mako, un groupe d’activistes écologistes s’apprêtent à commettre un attentat : détruire l’un des réacteurs à coup de bombes. Ils réussiront et la Shinra (consortium énergétique et dirigeants du monde, aussi) répliquera en écrasant le quartier n°7 où sont censés vivre les rebelles. Oui, voilà la ville est sur deux niveaux, les riches en haut, les pauvres en bas (assez classique en soi) et hop, ils font exploser le poteau de maintien et le quartier des riches vient écraser le quartier des pauvres. Ca fait certes énormément de morts pour, à l’arrivée, ne même pas tuer les rebelles… Mais on est dans une société totalement osef. On pompe sans vergogne l’énergie de la terre, on multiplie les expériences génétiques, quitte à créer de gros vilains complètement flippés et paranos ET surtout surpuissants (Sepiroth), on se retrouve avec un héros branlant complètement contaminé qui perd un peu pied avec la réalité de temps en temps, un espèce de lion qui parle…

Sepiroth FF7

L’univers de Final Fantasy VII est en fait assez glauque. Les personnages sont tous bons pour la thérapie, surtout Clad que l’on manipule (souvenez ce passage long et chiant dans sa psyché), les morts se comptent par dizaine et vous perdez même l’un des personnages principaux dès la fin du CD1 (vous le sentez le traumatisme ?).

Sepiroth tue Aeris

Cette idée d’une énergie vitale de la Terre où retournent les énergies des créatures décédées sur la planète pour former une grande rivière de la vie, vous la retrouvez également dans Final Fantasy, le film : les fantômes ne sont ni plus ni moins que des traces de l’énergie vitale de leur planète d’origine et Aki se précipite à la fin dans une soupe d’énergie vitale de la Terre.

Aki Ross dans Final Fantasy VII - les créatures de l'esprit

Ainsi, en 97, quand le jeu est sorti, on apprenait aux enfants qui passaient des heures et des heures sur ce jeu qu’exploiter l’énergie vitale d’une planète était néfaste et risquaient de lui nuire de façon irréversible. Quand je parle d’énergie vitale composée en partie des énergies de ses défunts habitants, vous situez assez facilement la métaphore (c’est du pétrole). Alors je pense qu’aujourd’hui, on devrait tous y rejouer, surtout qu’un reboot est prévu sur PS4 et que c’est la seule raison pour laquelle j’accepterai une console chez moi (j’ai déjà pas le temps de faire ce que j’ai à faire mais tant pis, FF7 quoi !). Parce que vu qu’on n’a rien fait depuis, le message est, plus que jamais, important à faire passer.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Collection de cahiers déjà écrits

J’écris, j’écris, j’écris. Un premier petit carnet dézingué puis un cahier et je termine mon beau cahier jaune… Ce qui me rend un peu triste parce que je le trouve vraiment trop joli et que j’adorais le sortir de mon sac pour écrire. Pas trop joli néanmoins car j’écrit vraiment trop mal, ma mère a failli faire une attaque quand elle a vu ma prose manuscrite. Je finis donc mon 3e… mais ma collection de cahiers, j’en fais quoi ?

Ecrire

Feat la salle de bain de ma maman

Laissez-moi vous parler de Moravia. Mon auteur préféré du monde, pour rappel. Sincèrement, je n’ai jamais retrouvé nulle part cette telle délicatesse et justesse dans la plume. Je m’étends deux secondes sur le sujet mais par exemple dans Les indifférents, à un moment, il parle de lumière “poudrée” en référence aux particules qui flottent dans les airs, la poussière. Jamais je n’avais vue expression si juste. Mon but dans ma vie d’écrivaine, c’est de lui arriver à la cheville. Et ne croyez pas que je vais me comparer à lui dans le paragraphe suivant, juste je vais poser un truc.

Alberto Moravia

Moravia, donc. Il avait des manuscrits comme tout le monde, peut-être des cahiers, j’ai un doute. Or quand il n’aimait pas son travail (ça lui arrivait même à lui !)… il brûlait tout. Hors de question qu’un des manuscrits qu’il n’a pas aimé pop dans le domaine public. Comment je le sais ? Parce que c’est précisément ce qui est arrivé avec les manuscrits de Deux amis, une histoire trouble de deux amis, de parti communiste avec une femme au milieu. Je vous écrirai un jour un article sur Moravia pour vous parler un peu de ses engagements, de son rapport aux femmes et tout ça. Du coup, je regarde mon cahier jaune et l’autre, le vert, et le petit liberty, celui où tout a commencé… Je les détruis ?

Collection de cahiers Galaxy Oelwein

Joli cahier de la marque Oelwein (click sur la photo)

Peut-être que quand j’aurai envoyé le roman de Maja à tous les éditeurs et que personne n’en voudra, je serai tellement énervée que je déchirerai une à une les pages de mes cahiers comme expiatoire… Peut-être qu’au contraire, si j’arrive à décrocher un contrat en maison d’édition, je les détruirai car je n’aurai plus besoin de ces brouillons symboliques… Ou justement les garder précieusement comme symboles du début de cette aventure, un peu comme on garderait la capote trouée qui a permis… non, mauvaise métaphore. Enfin, vous voyez l’idée. Après tout, il y en a des heures de travail là-dedans, j’ai écrit un peu dans les pays de la Loire lors d’un stage yoga, un peu dans des trains, souvent dans des métros et RER (pas à Séville hélas car la vue de notre chambre ne m’a pas inspiré l’envie de graver ce moment là à travers les lignes de mon roman), parfois en réunion, peut-être demain à Amsterdam et sans doute après demain à Rhodes et encore plus tard au Japon (mais j’espère avoir fini le roman de Maja d’ici là et être passée à une nouvelle histoire). C’est pas juste des mots gribouillés aux stylos bille offerts par l’une ou l’autre des régies que je côtoie, ce sont des moments, des souvenirs…

Les bords de Loire

Oui, j’ai écrit là, oui

Mais je vis dans 52m2 avec plein de bordel partout, ça, c’est le vrai argument contre même si j’ai une jolie étagère quasi vide au dessus de ma tête. Alors voilà, pour le moment, mes cahiers, je vais les garder, pour me rappeler tout le travail passé sur le roman de Maja pour commencer, ça me poussera au cul le moment où je jouerai les grosses reloues à base de “non mais en fait, c’est tout nul, je vais pas l’envoyer aux maisons d’édition” gna gna gna. Au pire, après, j’en ferai des sortes de scrapbooking / art work de mon travail parce que… je sais pas.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Voyage de pacs en Guadeloupe

Mardi 8 novembre, 7h01. La gueule enfarinée et les muscles endoloris par une nuit quasi blanche dans les avions peu spacieux et glaciaux d’Air France, un couple fait la moue en attendant de débarquer de l’appareil. Fin de leur voyage de pacs avec un retour à la réalité bien violent : hier encore, ils barbotaient dans un océan à 29° en Guadeloupe, aujourd’hui, les voilà engoncés dans une doudoune prêts à affronter la neige.* Jet lag à son paroxysme.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe voyage de pacs en Martinique

Si la suite de notre relation ressemble à ce séjour, je pourrais résumer ça à chaleur, douceur, peau salée et dorée, rire et rhum. Et pour le versant moins cool et glamour : courbatures, pluie, transpiration et coups de soleil (compensé par un massage à l’après solaire, on se laisse pas aller !). Donc en résumé : une super semaine qui nous a permis de partager de beaux moments. Top je sais pas encore combien des moments romantiques du séjour, des fois que vous partiez en amoureux aux Saintes.

Plage de Pompierre sur l'île des Saintes, Guadeloupe

  • le snorkeling. Alors oui, ça je le mets direct en tête de liste parce que c’est un pur souvenir pour moi. Comme vous le savez, je suis une accro à la plongée… Contrairement à Victor qui a un léger blocage sur le sujet, malgré une expérience réussie en Egypte il y a quelques années. Du coup, ça complique un peu nos prises de vacances mais on y arrive. Genre là, je plongeais, il faisait du catamaran, on passait tout notre temps libre ensemble (on était en mi-temps donc c’est bon), le bonheur quoi. Mais il a voulu réessayer le snorkeling et nous avons passé des heures à naviguer au dessus des rochers, j’ai pu lui montrer plein d’espèces que je ne vois qu’au large genre une murène, des poissons perroquets,un petit serpent, des bagnats (je les aime trop), j’ai même trouvé un lion fish et, cerise sur le gâteau, une langouste planquée au pied de l’hôtel. Génial… Bon sauf évidemment le massif coup de soleil pris dans le dos vu que j’avais un peu oublié mon lycra au centre.

*photos prises en plongée, mon appareil est trop chiant pour le snorkeling*

Petits poissons bagnats à la Guadeloupe

murene_guadeloupe

murene_guadeloupe_2

serpent_mer_guadeloupe lion_fish_guadeloupe

 

  • le chameau : j’aurais bien mis les couchers de soleil mais on n’en a pas eu de dignes de ce nom vu qu’il a plu presque tout le temps. Les Saintes, c’est une petite île très vallonnée, ça monte et ça descend avec un point culminant à 300 m : le chameau. Sur le papier, 300 m de dénivelé, c’est easy mais dans les faits, quand vous vous retrouvez à grimper une côte estimée à 70° par Victor (estimée à “putain, je vais crever” par moi), ça tire un peu sur les pattes. Mais le résultat est superbe… Même s’il pleut. Assise en tailleur sur un rocher en respiration ventrale, j’observais les averses se déverser aux alentours. Je n’aurais pas eu les babillages d’une meuf un peu trop grande gueule à côté (voyages en groupe…), ça aurait été juste parfait

Vue du haut du chameau, Terre de haut, les saintes

Averse sur Terre basse vu du Chameau de terre de haut, les saintes, guadeloupe

Terre de Haut, île des saintes, guadeloupe, vue du chameau

  • la plage de Pompierre : ma plage préférée des Saintes, du moins celles que j’ai pratiquées (Pain de sucre : beau contexte mais pas de place, la nouvelle plage, pas trop compris l’intérêt, la plage du centre UCPA, bien aussi, et Pompierre, donc). Le sable, les palmiers, une eau à 29° et pas grand monde le matin quand elle est bien exposée, de quoi batifoler en amoureux.
La nouvelle plage, île des saintes, guadeloupe

Ici la nouvelle plage

pain_de_sucre_plage_saintes_iguane

Là le pain de sucre

pompierre_plage_saintes_iguane

Là un iguane à Pompierre (mais ça fait pas peur en vrai : ils se mettent à marcher et c’est le truc le plus ridicule du monde)

pompierre_plage_saintes_2

Pompierre again

pompierre_plage_saintes

Pompierre toujours

plage_ucpa_saintes

Et la plage du centre UCPA

  • Les orages tropicaux : moi, les orages, ça m’a toujours émoustillée.

orage pluie guadeloupe les saintes orage pluie guadeloupe

  • Le karaoké. Oui alors je suis la première surprise à mettre ça vu que je dois confesser que je n’avais fait de karaoké de ma vie (j’y suis déjà allée mais je n’ai jamais chanté devant les gens, je suis timide. D’où mon expérience en chorale… et mes rêves de devenir chanteuse envolés). Et bien non seulement j’ai (bien) chanté sans trembler (une magnifique chanson française « Moi Lolita ») mais j’ai surtout découvert le talent de mon Solidaire. En fait, j’avais appris cet été qu’il avait été chanteur dans un groupe avec ses potes (sa soeur a cafté puis j’ai trouvé les photos). Ce que je ne savais pas, c’est qu’il chantait du reggae. Ce que je ne savais pas, c’est que je vivais avec le sosie vocal de Bob Marley. Du coup, pendant le reste du séjour (2 jours), les gens qui n’avaient pas retenu nos prénoms nous appelaient « les chanteurs ». On va faire des concours de karaoké et devenir riche… Même si j’imagine assez mal un duo Alizée-Bob Marley…

Une maison sur l'île des Saintes en Guadeloupe

Bref, oui, le trip “sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés”, ça fonctionne… même si la plage n’était pas si abandonnée que ça, nous contraignant à garder nos maillots sur nous. Mais la —Guadeloupe, ce n’est pas qu’un truc de couple, je vous en dirai plus une prochaine fois !

————

je  mens un peu sur la doudoune : comme il faisait beau quand nous avons quitté la métropole, j’étais en charmant petit pantalon en toile et veste en cuir. J’ai eu UN PEU froid en rentrant donc.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Couper les fils

Ce week-end, je suis partie en week-end yoga, faudra que je vous raconte, j’ai souffert. Non, pas souffert mais souffeeeeeeeert. Mais j’en ai recueilli une certaine sagesse et des résolutions que j’ai immédiatement appliquées : j’ai cassé certains fils.

barcelona

Nous sommes la génération connectée. Connectée à la toile mais connectés entre nous aussi, si bien qu’il devient difficile de réellement rompre tout contact. Il y a environ un mois, après un petit dîner à 4, je rentre avec Victor qui me fait remarquer que c’est bizarre que j’ai toujours mon ex à qui je ne parle plus dans mes contacts Facebook (ceci n’était pas du tout une scène de jalousie, juste un constat). Du coup, j’ai un peu réfléchi à tout ça. Pourquoi tu gardes ce mec dans tes contacts ? Raison 1 : parce que tu ne veux pas être celle qui rompt tout contact (même s’il n’y en a plus). Raison 2 : parce que j’ai une curiosité mesquine. Vous savez, ce côté “sa vie est moins bien que la mienne”, le match des exs en un sens. Et raison 3, aussi : voir ses défauts m’exploser à la figure à chaque statut. Mais là, ça vire limite au masochisme, quand on lit une énième fulgurance en se demandant “mais je lui trouvais quoi à lui, déjà ?”

love story set. all images this series, see my portfolio

love story set. all images this series, see my portfolio

Donc 3 mauvaises raison de rester en “contact”. Suite à mon stage, une séance de lecture avec l’océan pour seul compagnon et un massage ayurvédique, ma décision fut prise. Ciao ex. Ciao un autre d’ailleurs. Un autre sautera bientôt (seule la raison 1 m’a empêché de le faire). Ciao les 2 ex manageuses que j’ai détestées et que j’espère ne jamais recroiser. Ciao une ex amie qui m’a un peu foutu hors de sa vie sans que je sache pourquoi tout en continuant à suivre la mienne et à la raconter à des gens. C’est ainsi qu’après quasi un an sans se causer, je l’ai croisée à une soirée et elle me présentait comme Nina “tu sais la fille dont je t’ai parlée par rapport à [événement assez récent]. D’ailleurs, ça va mieux ta jambe cassée ?” Freakyyyyyyyy ! Donc on enlève. Puis passons sur Twitter couper les ponts avec une ex amie qui me disait le lundi qu’aucun homme n’arriverait jamais à nous séparer pour me virer dès le mardi parce que monsieur ne m’aimait pas. Sans doute parce que je n’étais dupe d’aucun de ses mensonges… En même temps, je n’y suis pour rien s’ils étaient dramatiquement énormes ! C’est depuis ce temps là que je suis très énervée sur la question des pervers narcissiques d’ailleurs.

h-20-1742281-1255549333

Bien sûr, ça ne se fait pas comme ça, ça réveille forcément des souvenirs, des regrets. Pas pour mes exs, eux, c’était bel et bien terminé et le fait que je les laisse désormais glisser peu à peu dans l’oubli me laisse indifférente. Oui, il y en a un qui m’a rendue marteau, qui m’a permis de voir certaines de mes limites, où je me suis rendue compte que j’avais fait de la merde sur pas mal de points mais aujourd’hui, il ne représente plus rien. L’idée de ne plus jamais parler avec lui ne suscite plus rien en moi. Par contre, les amitiés, ça fait un peu plus chier. Elles ont été remplacées depuis, il n’est pas dit que mon moi d’aujourd’hui se serait entendu avec leur Elles du jour. Une, je suis même sûre qu’on était arrivées au bout de toute façon, l’autre… Je ne sais pas mais après tout, si les choses sont telles qu’elles, c’est sans doute qu’il n’y avait pas d’autres alternatives. Tant pis, tant mieux. Alors au lieu de soupirer de la voir s’enfoncer dans son déni et sa fuite en avant, tournons la page.

tourner-la-page-6552

De temps en temps, il me prend une frénésie de vide. Je suis une fille qui accumule. Trop, tout le temps, qui garde des bouts de ficelles “parce que ça pourrait me servir”. J’ai gardé des magazines plusieurs années parce que je voulais découper les jolies images et m’en servir pour des tableaux ou des bijoux. Je garde des vieilles fringues que “si, si, je vais remettre” et que je ne renfile jamais. Alors parfois, je pète un plomb et je remplis les sacs poubelles. Au fur et à mesure que je les évacue, je me sens mieux, je me sens renaître. En ce moment, je liste les choses à revendre/jeter, mon Victor en fait autant, on s’encourage à faire de la place. Mais la place, ce n’est pas que dans l’appart qu’il faut la faire…

20140910_181452

Je coupe les fils. Bye gens qui n’avez plus de place dans ma vie, je vous laisse filer. Au fond, on ne partageait plus rien. Je laisse désormais la place libre pour qui voudra la prendre, pour qui je voudrai la donner.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Bon bé à bientôt !

De temps en temps, je me prends de passion pour les interactions sociales, ce royaume de l’hypocrisie. Savez-vous que le mensonge le plus répandu est la réponse « oui » à la question ça va. Parce que répondre non signifie que l’on doit ensuite s’épancher sur nos problèmes et autant les avis et conseils de nos amis peuvent nous intéresser, autant ceux de connaissances plus lointaines, bof… Quoi que je suis persuadée que si je réponds un « non et toi ? » D’un ton neutre, la personne ne relèvera même pas. De toute façon, on s’en fout un peu de savoir si cette personne qui n’est pas issue du cercle de nos proches va…

salut_cava

L’autre jour, alors que je cheminais ENFIN (notez l’hystérie contenue dans ces 2 syllabes) sous le soleil, mon esprit vagabonda, me rejouant une historiette sans grande importance durant laquelle j’avais pris un café avec un gars que je ne revis jamais. Il n’avait pas été prévu de se revoir (il n’avait au départ jamais été prévu de se voir non plus) mais en partant, je l’ai gratifié de mon habituel « bon Ben salut, à bientôt ! ». De même, en quittant mes encadrants de plongée en Égypte, je les gratifiait tous d’un « Byyyyye ! See youuuuu ! » alors que, ne nous mentons pas, je sais que je les reverrai pas.

see-you

Est-ce juste moi ? Si je scanne mes souvenirs, je me rends compte que ça dépend des situations. Dans le cadre d’une rencontre professionnelle, on joue moins le jeu du à bientôt, surtout si la conversation tourne autour du fait que malgré l’intérêt de votre candidature, blablabla. Là, on vous renvoie vivre votre vie avec un poli « bonne continuation ! ». Moi même, j’ai pu jouer sur ce bientôt en fin d’entretien « merci et peut-être à bientôt ! » Clin d’œil et coup de coude. Parfois, quand quelqu’un quitte une boîte où je bosse, je lâche un « on se recroisera sûrement, le monde du digital est tout petit ! ». Ce qui est assez vrai, soit dit en passant.

galaxy

Le pire, c’est pour les dates. Les rencards. Et précisément les rencards où ça l’a pas fait. On reste plantés sur le bord du trottoir en se promettant que oui, oui, on se reverra, à bientôt ! Alors qu’intérieurement, on espère qu’il était aussi hypocrite que nous sur le coup et ne nous relancera pas.

no-messages

Mais je ne sais pas dire Adieu. Je ne sais pas dire « oui écoute, te revoir ne m’intéresse alors bonne continuation, tu trouveras une fille plus en phase avec ta personnalité et autres conneries… » Pourquoi ? Par politesse, je suppose. Oui, on peut se dire qu’être hypocrite n’est finalement pas très poli, que je prends un peu cet autre pour une buse et que j’insulte par là même son intelligence émotionnelle.

Head and heart

Mais je ne crois pas avoir rencontré quelqu’un m’expliquant que non, on ne se reverra pas, hors dispute violente. Qu’on se dit tous des « à bientôt » et autres formules du genre parce que c’est juste une convention sociale. Evidemment, je ne me vois pas avoir la cruauté de dire à une personne « non, non, on ne se reverra pas, salut et euh… salut ».

Finalement, mentir est la meilleure façon de rester courtois ? Ou alors c’est moi qui suis un peu trop gentille ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Dites cheeeese !

Parmi le personnel à embaucher à votre mariage, il en est un qu’il ne faut surtout pas négliger si vous voulez vous remémorer cette douce journée : le photographe.

Que celui qui n’a jamais entendu d’histoire à propos de photos de mariage ratées lève la main. Pour ma sœur, la photographe était géniale. Par contre, pour le mariage de Lena, on a eu droit à un mail « pitié envoyez les photos que vous avez prises » tant ils étaient déçus… Ah oui, d’accord…

La question est : comment choisir ? Rien ne vaut le bouche à oreille (en positif comme en négatif) mais pour peu que vous ne connaissiez pas de jeunes maries dans la région que vous avez choisi, bon courage !

Tapons « photographe mariage [ville] » et laissons nous noyer par le flot de réponses. Des photographes de mariage, il y en a plein, partout… Comment savoir lequel est compétent ? Parce que photographe, c’est un peu comme psychanalyste, tu peux t’installer sans diplôme. Et le mec peut avoir le dernier Reflex canon qui prend limite les photos tout seul, si t’as pas l’œil, tes photos restent merdiques. Et je ne te parle même pas des abus de filtres et montages en tout genre… La sobriété est une vertu trop souvent oubliée.

Alors voilà, choisir un photographe relève limite du défi, de la chance. Alors n’oublie pas : pour le plus beau jour de ta vie, convie quelques uns de tes amis avec leur appareil photo. Ou accessoirement demande moi le nom de la photographe de ma sœur qui taffe sur la région toulousaine et Paris. Elle fait aussi des photos de grossesse super.

Rendez-vous sur Hellocoton !

« Sing my angel of music ! »

The Phanthom of the Opera.

Par Keira

Bon.

J’ai décidé de vous parler de choses positives pour changer de ma note précédente.

Oui, parce que je ne suis pas qu’une fille « dark ». Loin de là. J’ai mes moments, comme tout le monde je suppose.

 

Par exemple, je suis une fille qui adore la musique. Bon, évidemment j’ai mes préférences… je ne suis pas une fan de rap ou de techno ou de metal ou encore de « nouvelle variété française ». Je suis plus dans un esprit rock, pop, musiques du monde et tout le tralala. Avec évidemment des racines profondes qui remontent aux années 60-70. J’ai dû vivre Woodstock dans une vie antérieure pas si loin de celle-ci.

Et quand je dis que j’aime la musique c’est au point que tous les soirs, pour m’endormir, je dois impérativement en écouter. Ca me détend. La musique berce mon imaginaire et mes humeurs.

J’ai énormément de chansons qui m’ont accompagnées dans divers moments de ma vie. Que ce soit les moments heureux à base de « Hit the road Jack » de Ray Charles, « Paint it black » des Rolling Stones,  « Don’t stop me now » de Queen, « ABC » des Jackson Five, « Tiny Dancer » d’Elton John, « Dreaming of you » de The Coral ou « Bad Day » de R.E.M qui sont consacrées aux amies ou alors « Onde Sensuelle » de M et « Love burns » du Black Rebel Motorcycle Club qui sont mes chansons d’action au lit avec des amants passés… Et voilà, je sais qu’à partir de maintenant dès que vous entendrez ces chansons vous penserez à moi en pleine le… lessive. On dit merci qui ?

Autre détail important dans la musique, j’ai mes chansons dédiées à certains moments de ma journée. Ca fonctionne par périodes, ces chansons changent suivant les mois et les années, mais elles sont consacrées à des choses bien précises.

Si vous prenez « Ocean » du groupe John Butler Trio, elle me sert exclusivement à la relaxation en fin de journée ou dans les transports en commun.

Pour aller en cours en ce moment c’est « Africa » de Toto. Cette chanson me met de très bonne humeur.

Pour un trajet à pied j’opte pour les Dandy Warhols et leur « Thirteen tales from urban bohemia » qui est un album très efficace pour marcher longtemps (parfois rapidement) et se régaler en même temps avec une musique à la cool.

Si vous êtes super pressé, « Hot’n cold » de Katy Perry est trèèèès efficace. Mais attention à l’essoufflement.

Dans mes grosses phases lose j’ai tendance à tomber dans la pop guimauve. Mais bon… ça arrive à tout le monde. En revanche je ne me met pas en pyjama, je ne mange pas de glace et je n’écoute pas Céline Dion en chantant comme une casserole par dessus. J’ai plutôt tendance à retourner à de vieux tubes de Lene Marlin, Coldplay, Snow Patrol et autres chanteurs qui me dépriment et me font plaisir à la fois.

Et enfin, pour m’endormir vraiment, je me passe quelques chansons de Ray LaMontagne, avec en tête « Be Here Now » qui a un effet hypnotisant. Si vous aimez les belles voix et la guitare… bah achetez ses albums. Et allez le voir en concert.

Et puis, encore une fois, chaque personne à sa chanson. Enfin pas encore toutes, mais un paquet.

Une copine est depuis de nombreuses années associée à « Call me » de Blondie pour une gaffe lors d’une représentation de théâtre.

Une autre à « Bad Day » pour les rocks endiablés dansés dessus. Et chantés aussi… il pleuvait déjà rassurez-vous.

Pour certaines de l’école de maquillage de l’année dernière on retrouve A-Ha et leur « Take on me »… oui, on a pas tous des super chansons, c’est la vie.

Et puis il y a ces moments où vous écoutez une chanson qui vous bouleverse sans raison. Chose qui peut évidemment se produire avec le cinéma et la lecture. Mais je ne sais pas, c’est encore une émotion différente, parce que l’image réelle comme l’image que nous avons en tête entrent en jeu, tandis qu’avec la musique, il n’y a que le son. La musique et le frisson qu’elle produit… cette montée d’émotion incontrôlable…. c’est un délice et une torture à la fois. Ca vous prend par surprise, vous transporte aux limites de votre inconscient. Pourquoi cette musique et pas une autre ? Qu’est-ce que ça réveille ? Pourquoi les larmes coulent-elles ? Pourquoi cette envie de fermer les yeux et de plonger dans ces notes ?

Parfois la nostalgie de quelque chose qu’on ne peut définir prend le dessus complètement. Ca épuise un peu la musique. Ca travaille trop niveau émotionnel.

Par exemple, j’ai la chair de poule dès qu’on me passe le thème créé par Ennio Morricone pour le film « Mission ». Et franchement tu te sens un peu con à ressentir une telle émotion quand c’est la chanson utilisée par GDF… Merci la pub…

Et là ce soir j’ai redécouvert la chanson « Don’t look back in anger » d’Oasis. Sachant qu’en plus Oasis et moi ça n’a jamais été fusionnel, loin de là… je n’ai pas trop compris le pourquoi du comment quand j’ai commencé à pleurer comme une madeleine sans aucune raison. Et ce n’était même pas de la tristesse. Juste une vague foudroyante d’émotion pure. D’où cet article… hein, je ne pouvais pas le zapper.

J’aime particulièrement cette idée qu’un jour, dans disons… 30 ans, j’écouterai ces vieux morceaux que j’aimais étant une jeune vingtenaire et tous les souvenirs qui me prendront par surprise.

Et je construis peu à peu ma vie et ces associations de rythmes et de gens. Parce que finalement, garder ma tête pleine de gens et de sons, je trouve ça bien.

D’ailleurs, une certaine personne dans mes lecteurs n’a pas encore sa chanson. C’est mal. Il faudra y remédier. Quoique Mister Ennio Morricone a souvent participé à nos soirées poker. J’hésite… est-ce que je le retiens ?

Allez, la prochaine fois je parlerai peut-être bouquins ou ciné. En attendant, j’ai mis tous les trucs à connaître en gras, et ce n’est pas pour rien. Si vous ne connaissez pas, essayez et laissez-moi vos avis dans les commentaires !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je n’ai pas changé… ah si, un peu quand même

Je vous avais parlé récemment de mes retrouvailles programmées avec Victoire, une de mes premières copines parisiennes perdue de vue depuis un bon moment. Après qu’elle m’ait retrouvée sur linkedin, nous sommes donc allées boire un café. 4 ans à rattraper, y a du travail.


C’est étrange ce qu’on retient ou non. J’avais oublié l’existence de son chat, de certaines personnes qui évoluaient dans notre périphérie à l’époque. Mais finalement, le mieux, c’est que, en discutant, on découvre qu’on a changé et plutôt en bien, je trouve. A l’époque, j’adorais la voyance, même si ça n’était qu’un jeu pour moi. Aujourd’hui, ça doit faire plus d’un an que j’ai pas touché à mon jeu et que je me fiche de savoir ce qui va m’arriver. Parce que je n’ai plus de réelles angoisses. Je suis en cdi, j’aime mon nouvel appart. Ah ouais, évidemment, je suis encore célibataire, vilaine de moi mais vu l’activité de mon célibat, c’est plus l’idée de me mettre en couple qui m’angoisserait donc ça m’est égal de ne pas savoir si je vais rencontrer quelqu’un avec qui ça le fait demain ou dans trois mois. Ou plus loin encore. Mais au fond, ça montre surtout que je suis sereine sur mes demains parce que je suis bien dans ma vie actuelle. Alors qu’il y a 4 ans, même si j’avais un peu l’excitation de l’arrivée à Paris, nouvelle vie, etc. , les sources d’angoisse étaient plus nombreuses et j’ai forcément super bien géré. D’ailleurs, je pense que si Victoire et moi étions en contact en 2006, année d’une ridicule déchéance, elle m’aurait zappé. Elle est exigeante, la demoiselle, une épave comme moi n’aurait pas eu sa place dans son univers. A raison, pour le coup, je pense.


C’est assez étrange de revoir quelqu’un qui a marqué notre début de vie parisienne, ma vie quotidienne maintenant. J’ai l’impression que c’était hier et en même temps, c’est si loin. Je sais que je suis désormais une parisienne, avec l’accent, la cadence speed, la Tour Eiffel que je vois quotidiennement, les lieux touristiques que j’aimais avant et que je fuis à toute vitesse maintenant. Non parce que Victoire, je suis allée la voir au Trocadéro samedi (elle habite dans le coin) et j’avais oublié ce que c’était la station Trocadéro le samedi après-midi. Plein de gens partout qui n’avancent pas, tout ce que j’adore, en somme. Oui, je suis parisienne, j’ai mes habitudes, mes quartiers de prédilection, ceux que je fuis comme la peste, mes trajets que je fais tellement les yeux fermés qu’un jour, je me suis retrouvée au bureau, je ne me souvenais pas du tout du trajet (mais je me souvenais quand même m’être levée, faut pas exagérer non plus).  Dans un peu plus d’un an, j’aurai vécu autant à Paris qu’à Toulouse. Toulouse, d’ailleurs, quand j’y retourne, je me sens de moins en moins chez moi. Je l’aime toujours ma ville rose mais je la redécouvre à chaque fois, avec des yeux neufs, j’y reconnais mes quartiers, les lieux où j’ai vécu, les souvenirs que j’y ai mais ce n’est plus aussi vif que les souvenirs parisiens. Et je ne parle même pas de ma ville natale, quand je retourne en centre-ville, je ne reconnais carrément plus rien.



Ouais, j’en ai vécu des choses durant ces 4 ans, cette parenthèse qui me paraît à la fois si courte et si longue. J’ai grandi, oui, je ne suis plus la jeune étudiante naïve qui pensait que la vie était facile, je suis désormais une jeune travailleuse qui s’étonne parfois de son parcours mais qui a bien compris que la vie n’était pas que du foie gras, comme dirait Anaïs. Ceci étant, malgré tout ce chemin parcouru (et qui reste à parcourir), reste que le fond est le même et que finalement, au bout de 4 ans, Victoire et moi nous sommes retrouvées comme si nous nous étions quittées hier, avec juste plein de trucs à se raconter. Et il nous en reste encore pour la prochaine fois !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mémoire du quotidien

par Bobby

Certains d’entre vous le savent peut-être déjà. Depuis le 20 mars 2009, j’ai entamé un projet expérimental particulier qui me tenait à coeur depuis longtemps : une série qui comporte pour chaque jour de l’année un petit épisode de trois minutes, mettant en scène la routine de voisins qui évoluent dans une résidence, au centre de laquelle se trouve un arbre, pivot de leur quotidien. Cette série s’appelle Autour d’un Arbre, et, à l’heure où j’écris, 21 épisodes sont déjà en ligne.


Souvent, quand on crée, on doit plaire. C’est chiant, mais c’est comme ça. Il ne faut pas se « foutre de la gueule » du spectateur, parce que sans le spectateur, y a pas d’oeuvre. Oeuvre, oeuvre… quand on a vingt et un ans, c’est un bien grand mot. Je préfère parler d’expérimentation. Quand je serai grand, j’espère, je ferai des « oeuvres ». On me payera pour ça, alors il faudra que ça marche. Donc je devrai prendre en compte les envies des gens, les attentes, les fantasmes. Et comme je me respecte, je devrai aussi m’écouter moi, et faire un compromis entre ce que je veux montrer et ce que les gens aiment. Ce qui les maintient en éveil. Ce qui leur donne envie de revenir. Il y a des mécanismes tout fait pour ça. L’homme est une machine bien connue des dramaturges depuis des millénaires.

En attendant, je suis petit, et je veux en profiter pour faire ce qui me plait à moi. Je ne dis pas que je me fiche complètement que mes petites productions soient hermétiques, ni que je me fiche que ça ne plaise pas à grand monde. Au contraire. J’ai un gros ego tout boursouflé qui se vexe férocement, même si dès le début je sais que ça va pas emballer les foules, quand on me dit « y a pas d’intérêt ». Et il faut dire que le fait de montrer des moments du réel, sans action, sans intrigue, avec une caméra qui tremble, un son mauvais et une lumière crue, ce que d’aucuns qualifieraient de « film de famille », ça fait pas bander. Mais moi, j’aime. Je vais pas dire que je sais pas pourquoi, parce que j’y ai pas mal réfléchi. Laissez-moi vous expliquer.

Je crois que j’ai un furieux besoin, presque viscéral, d’archiver le réel au jour le jour. De le mettre en mémoire. Parcourir ce blog, qui a plusieurs années derrière lui et une solide rigueur dans la publication des articles (merci à Nina), c’est pour moi particulièrement jouissif. Parce que c’est un espace qui a une histoire, une histoire proche de celle du journal intime. J’adore les journaux intimes. Relire ce qui s’est passé le 18 mars 2006, voir les détails qui se répètent à foison, puis évoluent, peu à peu. Regarder le cycle des saisons qui tournent. Les personnages qui changent. Si seulement Plus Belle la Vie cherchait moins l’audimat à tout prix et redevenais ce qu’elle devait être initialement, c’est à dire une série vraisemblable (et non pas l’histoire d’un quartier où tout le monde meurt dans des trafics aussi incessants qu’improbables), je trouverais ce soap merveilleux.

Et vous savez quoi ? Je ne suis pas le seul dans ce cas. Regardez les blogs par milliers qui éclosent sur la toile, ces gens anonymes qui racontent leur vie, qui conservent tout. Regardez Fessebouc, et la façon dont nous stockons tous nos faits et gestes : Bobby fait le ménage, Bobby part à la fac, Bobby est triste ce soir, etc. Regardez aussi la folie photographique, avec des téléphones, des appareils numériques, et nos disques durs qui en sont remplis à ras bord. Ma meilleure amie en est à un tel point qu’elle note tous ses textos depuis des années, qu’elle ne jette jamais rien avant d’avoir pris une photo (tous ses emballages y passent, son ordinateur en contient des milliers).

Je trouve ça fascinant. Nous avons un rapport au présent qui ne m’intéresse que dans la perspective ou cette multitude d’instants deviendra une multitude de souvenirs et constituera une histoire. Est-ce qu’il faut expliquer tout cela aux gens pour leur montrer que ma série n’est pas si cucu qu’elle en a l’air ? Ou est-ce qu’il faut laisser les gens réfléchir et trouver par eux-même ce qu’il peut y avoir de riche dans un tel projet ? J’avoue que ça, je ne sais pas encore.

Pour voir la série, c’est ICI.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Week-end breton

(Dès que la version de Vicky est en ligne, je vous préviens)

Ca vous rappelle des souvenirs, hein ? A moi aussi. Ce week-end, je suis donc partie chez chérichounette pour les présentations officielles à ses parents dans sa Bretagne natale, dans un pays qui n’est pas le mien (mon quart breton ne vient pas du même coin) mais que j’adore. Un jour, je serai riche, j’aurai une maison là bas. Et au Pays Basque aussi. Quand on rêve, tout est permis.

 

Tout commence vendredi soir, la consigne était la suivante : « y a des bouchons, je vais perdre une heure pour venir chez toi en voiture, radine tes fesses ». Bon, Vicky, elle parle pas comme ça, hein, c’était tout plein d’amour et vachement bien argumenté mais c’était l’idée. Donc je sors du boulot et direct chez la demoiselle. Après une pizza mangée en compagnie de babysitter et une main salement coupée lors du lavage malheureux d’un verre, nous sommes parties. Nuit, pluie et vents, les conditions sont optimales ! Au bout d’une heure ou deux, on s’arrête à la station essence, la demoiselle va faire des emplettes pendant que je garde la voiture. Je la vois arriver à la caisse et là, le monsieur sort une caisse, il s’agite, je comprends rien. En fait, notre pilote mutilée pissait le sang suite à l’ouverture du frigo à canettes (elle est violente notre histoire, attention) et le gentil pompiste l’a soignée. C’est reparti pour un tour, on papote en buvant du burn et de l’eau (ouhlala), on parle de la colocation et de la fin de ce projet :

« Mais, excuse-moi de te poser la question, t’envisages pas de t’installer avec Babysitter ? Non parce que là, il paie un loyer pour rien.

– Ben, j’osais pas t’en parler de peur que tu le prennes mal…

– Bah, j’osais pas te dire que même si je vous adore, je n’avais aucune envie d’emménager avec un couple. »

Ce qui est bien avec Vicky, c’est qu’on est toujours d’accord. Du coup, je pense que je vais relancer le projet déménagement à la fin de ma période d’essai, vers le printemps, dans une ville voisine de Plumes où y a le terminus du métro, histoire de mettre fin à mes amours sénécéfiques malsaines. A 3h, on arrive chez elle. J’avoue que j’ai pas vu passer les 5 heures de trajet ! Après une présentation rapide de Mme Vicky aka le Hobbit, on va se coucher.

Le lendemain matin (midi, c’est encore le matin, le week-end), je rencontre son papa et après un café et un déjeuner vite expédié, on récupère Marmotte Narcoleptique (son frère, quoi) et direction la mer ! Ma phrase précédente est atroce mais on s’en fout. Bon, je connais le coin vu que c’est là que vit aussi Guillaume II mais la mer, j’adore, ça m’émeut à chaque fois. On dépose Marmotte qui nous fait un sublime strip sur le parking à côté de la plage pour enfiler sa combi de bodyboard (ou je sais plus quoi), nous, on retourne en centre ville faire des achats. Et là, je vous laisse apprécier la minute blonde de ma Vicky adorée. On rentre dans un magasin de fringues pour acheter un beau pull à Marmotte et au moment de payer « ah non, j’ai pas ma carte ! ». Pas de soucis, moi, j’ai la mienne, je paye. On repart et juste avant d’arriver dans la voiture, elle la retrouve… dans la poche arrière de son pantalon où elle avait cherché « oui mais normalement, mes poches sont moins profondes, j’ai pas cherché jusqu’en bas ». Hum… Retour à la plage re-strip tease, on va boire un chocolat pour moi, un diabolo violette pour eux (quels tarés ces Bretons) puis après une dernière course, retour chez la famille Badhairdays (BHD). On regarde les chiffres et les lettres et question pour un champion en famille, j’avoue honteusement avoir su répondre à quasi toutes les questions sur les groupes de filles…Dehors, c’est le déluge, ça souffle, y a même le tonnerre, brrrrr… Et il faut ressortir ! Ben ouais, on va manger chez Hobbit Suprême, la grand-mère de Vicky. Comme j’avais été avertie du punch de la mort, je me suis contentée d’un schweppes agrume. Papa BHD et,Marmotte ont droit à un cadeau, on mange (les coquilles st jacques, c’est quand même de la balle) puis retour à la maison où maman BHD, Vicky et moi regardons la fin de Jericho (la série que j’ai à moitié ratée) et New York police spéciale et dodo.

Dimanche, c’est tempête donc on reste au chaud à manger des crêpes maison. Il y a des crêpes avec des pommes incorporées, autant vous dire qu’après le goûter, je roule. On se lave, on regarde la télé, Vicky me montre WOW. Bon sang, je ne dois pas céder à la tentation, non, je dois d’abord finir FF X. Le temps passe à une vitesse hallucinante, c’est déjà l’heure de repartir, autant vous dire que j’ai pas envie. Surtout que pour fêter mon départ, je fais ma blonde genre « mais mon train, il est à 19h ! ». Arrivée à la gare, what a surprise, le train est à 19h21… Ah ben pour le coup, j’étais sûre de pas le rater ! En plus, ils sont rigolos les Bretons, genre ils mettent le TGV à quai mais c’est pas encore le bon affichage donc je vais voir le contrôleur, paniquée : « Monsieuuuuuuuuur, je comprends pas, je dois aller voiture 13 et ça va que jusqu’à 10 et en plus, c’est pas le bon numéro du TGV ! – Si, si, regardez, maintenant, c’est le bon ! ». Quels blagueurs à la SNCF, quand même. Bon, là, c’est l’heure pour de vrai, je monte dans mon wagon en 1ère classe, siouplé, et
départ.

Bilan du week-end : un bon bol d’air frais, bien pris dans ma face mais franchement, deux jours loin de Paris (et loin d’un ordi), ça fait tellement du bien que dimanche soir, j’étais toute cafardeuse. Surtout que cette ville est pleine de souvenirs pour moi, des bons puis des moins bons avec Guillaume. Maintenant, j’en ai aussi avec Vicky et la famille BHD. Même que Vicky, elle a dit qu’elle pourra jamais devenir lesbienne car j’ai tellement plu à sa famille qu’elle pourrait pas trouver une compagne qui leur plaît plus que moi. Oui, j’ai pu constater une nouvelle fois mon côté belle fille idéale. Maintenant, j’ai hâte d’être à mon prochain week-end en province et c’est à Noël que ça va se passer. Dans 20 jours…

Rendez-vous sur Hellocoton !