37 ans, l’âge des questions… ?

Si j’en crois ma carte d’identité, ça y est, j’ai 37 ans. Bien. Et… ben je sais pas trop quoi dire. Bon ben salut !

Cupcake d'anniversaire

Non bien sûr que j’ai des choses à dire. Si vous me lisez un peu régulièrement, vous savez à quel point je me délecte de ces moments de bilan et perspectives (sachant que le prochain est à la rentrée scolaire, je vais en profiter là).

Faire le bilan

Faire le bilan

Donc que s’est-il passé pour mes 36 ans ? Mon Dieu mais tant de choses. Ah oui, juste avant de poursuivre, je vais pas parler de ma vie pro ici parce que je vais fêter mes 10 ans de carrière le 16 et j’ai trop de choses à dire sur le sujet pour le balancer ici (spoiler : j’ai eu une épiphanie de ouf), je le garde pour un article en entier.

Ampoule brisée par un projectile

Donc 37 ans, je disais. Je suis sereine. Faut dire que si on en reste sur ma vie perso, y a pas trop de quoi se plaindre. Vie commune réussie, ma vie avec Victor et nos deux chats, c’est quasi que du bonheur. “Quasi” ? Oui parce qu’on a la voisine du dessus qui est revenu nous saouler (mais plus de news depuis, elle a dû réaliser qu’elle était dans l’abus total et n’avait aucun recours, je sais pas, je m’en fiche) mais surtout, surtout, on a une bête noire absolue : les courses à l’hypermarché le samedi. Tiens, j’écrirai un article là-dessus parce que ce lieu est un aspirateur surpuissant à bienveillance et patience. Mais putain, pourquoi tous les vieux y vont le samedi alors qu’ils ont toute la semaine pour y aller ? Ce truc est une épreuve, un cauchemar, je crèèèèèèèève à chaque fois. Non mais vraiment, comparons : quand je dois sortir pour aller à un atelier couture, un atelier yoga, j’y vais en courant alors que le supermarché, je fusionne avec le canapé, LITTERALEMENT. Et je viens de faire plus de trois phrases sur mon cauchemar de l’hypermarché dans l’article sur mon anniversaire, gasp.

Yoga sur la plage

Mais du coup, mes 36 ans, ce fut beaucoup d’explorations et mes 37 ans le sauront d’autant plus, surtout quand j’aurai sorti mon mythique blog Nina feels good, le truc dont je parle depuis une éternité sans me lancer. Mais le fait de ne pas écrire sur le sujet ne m’empêche pas d’expérimenter, de vivre. En fait, j’ai décidé qu’il était temps de vivre de nouvelles vies. Au pluriel, oui. En fait, je suis en train d’inverser le paradigme. Pendant des années, je me servais de mon travail comme base de (très relative) stabilité dans ma vie et je butinais dans ma vie perso, me créant des dizaines d’aventures… pas toutes incroyables, loin de là mais bon, c’était là ma nouveauté. A présent que j’ai mon Victor et notre appart du bonheur, où pouvais-je donc puiser ma nouveauté, mon aventure ? Et bien, dans ma vie “professionnelle”.

écrire sur des documents

Parce qu’en ce moment, je fourmille de projets. Comme d’hab, oui, ok, mais là, je touche du doigt quelque chose. Je sais que mon kiff, c’est apprendre, me cultiver. Et il faut que je le fasse plus souvent, pour moi. Il y a quelques temps, je me posais un peu la question de l’intérêt de m’investir dans des activités annexes et aujourd’hui, j’ai ma réponse : parce que ça fait vivre plusieurs vies. Parce qu’à un moment, je peux être une plongeuse, une yogi, une étudiante en langues étrangères, une couturière, une artiste en papier, une photographe, une vidéaste, une ce que je veux. Parce qu’en fait, on s’en fout de ce que ça pourrait m’apporter demain ou après-demain, c’est ce que ça me rapporte maintenant qui compte car comme dirait Teresa “être ou ne pas être, moi, je suis” (philosophie).

Paper art

C’est tellement cool le paper art

Alors évidemment, y a toujours la question du temps qui manque mais je me mets petit à petit au Morning miracle (se lever à 6h le matin… normalement, c’est 5h30 mais on va pas pousser mémé dans les orties non plus) et in fine, j’espère y arriver.

Lever de soleil parisien

37 ans, nouvelle page, nouvelle vie… ?

PS : je me rends compte en relisant mon article de l’an dernier que j’avais quasi écrit les mêmes choses… Ok.

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Basse-Terre, Guadeloupe : Soufrière, rhumerie et bananeraie

Il y a toujours un truc qui me frustre un peu quand je pars en vacances plongée: je visite plus les fonds marins que la terre ferme. Dans le souci d’un peu nous cultiver, l’UCPA prévoit toujours un petit temps de découverte du pays dans lequel on s’active. Mesdames et messieurs,je vous propose donc de nous suivre dans notre folle journée “découverte Gwada” avec au menu : soufrière, rhumerie et bananeraie. Bon, on a aussi fait un marché mais j’ai moins à dire sur le sujet (quoi que…)

Terre basse vue de la mer, Guadeloupe

Etant une incurable curieuse et une photographe amatrice compulsive, je ne peux rater une occasion d’aller découvrir un peu du pays. Anaïs m’ayant brieffé sur la journée découverte Gwada, je décidais que nous irions. Dieu merci, Victor est aussi curieux que moi (mais ne prend pas de photos, va falloir que je travaille là-dessus, d’ailleurs), nous voici donc dès potron-minet* sur un bateau, direction Trois-Rivières. Après un petit déjeuner local dont je ne garderai pas un grand souvenir, nous voici au pied de la Soufrière, moment que j’attendais avec un peu d’impatience  car les volcans, c’est toujours un grand moment de “prends-toi en plein les yeux”. Bon, ok, j’ai fait que l’Etna mais quand même. Nous voici donc sur un parking et c’est parti pour une heure trente de randonnée avec un dénivelé de pas loin de 300 mètres… Woah ça va, easy. Sauf que non. Parce qu’une bonne partie de la balade se fait sur un charmant petit chemin en pierre volcanique. Des pierres bien lisses et mouillées vu qu’il pleut (et qui a oublié son kway au centre ? Dieu merci, j’avais pris une serviette de plage au cas où…)… Or sachant que j’ai une peur panique de la chute (parce que je tombe beaucoup. Genre la dernière fois que je suis allée me balader dans une petite jungle, j’ai cru avoir assassiné mon objectif…), cette partie a été pour moi une légère source d’angoisse (même si le décor était somptueux). Arrivé en haut… rien. En fait, la Soufrière est très souvent “coiffée”, cf ces quelques images :

 

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Donc on était pile dans le nuage. Il pleuvait… tellement que j’ai fini par enlever mes lunettes car j’y voyais mieux sans qu’avec (j’ai une myopie moyenne, 3 de correction, c’est à dire que je n’arrivais plus à distinguer précisément le sol sur lequel je marchais). Déluge et odeur de souffre… Ah tiens, l’enfer doit légèrement ressembler à ça. Mais ne croyez pas que j’ai détesté la balade, bien au contraire : ça restait impressionnant, beau… et vu comme on se faisait bouffer par les moustiques dès que la pluie s’arrêtait, finalement, on a apprécié de traverser la petite jungle sous la pluie…

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Etape suivante : le marché. Tout mignon, tout petit, on fait le plein d’épices et surtout de rhum arrangé, qu’on nous faisait goûter pour bien nous convaincre… Bon, donc, déjà, là, j’avais perdu quelques points de fraîcheur mais rendons nous sans transition à la rhumerie, hihi. Bon, en guise de visite, on a surtout visité la boutique où on a pu déguster quelques rhums… Pour ma part, j’ai craqué sur la crème de rhum, une tuerie, mais le rhum coco et le rhum de Noël n’étaient pas mal non plus. Après, on a visité vite fait un entrepôt servant à distiller le rhum puis direction la bananeraie où il devenait urgent de manger… Pendant notre déjeuner, un monsieur arrive : c’est le propriétaire de la bananeraie qui est bien décidé à nous apprendre des choses. Nous servant un smoothie du tonnerre et nous offrant une banane particulièrement goûteuse, il nous raconte que la banane soigne tout : les brûlures, les piqûres d’insecte, les problèmes de peau, c’est bon pour la digestion, le sommeil et même la solitude (hin hin hin !!). On part ensuite faire un tour dans la bananeraie dans un vieux camion aménagé en petit bus…

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

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… et c’est là que ça devient super intéressant car le monsieur nous fait un exposé sur la biodiversité, le zéro chimique, l’utilisation des troncs de bananiers pour faire du papier… Mais c’est génial, la banane en fait. Je vais en remanger (j’ai arrêté avec mon régime IG bas, il ne faut manger que des bananes peu mûres et vu la vitesse à laquelle elles se gâtent… bon voilà) et me pencher sur la culture de la banane, parce que c’est peut-être l’avenir (bon, ok, nonobstant l’empreinte carbone que ça génère pour nous les expédier par avion)… Je vais planter des petits bananiers chez moi, idée déco et plantes d’intérieur (ça se reproduit hyper facilement, en fait… sauf que je suis pas tout à fait sûre de vivre dans les bonnes conditions climatiques à la base, woké…). La banane, l’avenir de la planète ? J’aime l’idée.

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Bref, ok, mais que retenir de tout ça ? Je dirais : vert, nature luxuriante et jamais plus j’oublie mon Kway. Mais aussi “je tiens vraiment plus l’alcool” et “la banane nous veut du bien et lutte contre la solitude, hin hin hin !!”

bananes

Une fois prochaine, je vous parlerai plongée mais je sais pas trop quand (le but étant de finir les articles sur la Guadeloupe avant mon prochain voyage pas encore planifié mais qui devrait tomber vers février-mars)

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* Oui enfin potron-minet de chez nous car à 7h, là bas, il fait grand jour depuis longtemps

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Mauvaises rencontres : les mythos tendance pervers narcissiques

J’ai croisé aussi quelques spécimens de ce qui semble être des pervers narcissiques ou en tout cas de jolis manipulateurs se reposant sur la dénigrement de l’autre pour prendre le dessus. Le tout avec un joli mytho pour bien t’embobiner.

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Cas 1 : l’héritier de la famille Mulliez

Joli jeune homme croisé il y a 2 ans, le gars m’invite à boire un verre chez lui. Malgré ses 23 ans, il vit dans un appart meublé avec goût par une dame de 80 ans, à vue de nez. Il m’explique avoir récemment acheté l’appart meublé. Oui, bon, ok, pourquoi pas. Le jeune homme est étudiant en histoire et joueur de poker un peu professionnel ce qui est bien parce qu’il gagne de l’argent sans le déclarer. Bref, 1er rendez-vous sympa, j’ai quelque fois froncé des sourcils mais ça passe. 2e rendez-vous, par contre, mes feux passent tous au rouge : il m’explique que sa mère a un nouveau compagnon et qu’il ne le sent pas car il est persuadé que c’est un manipulateur tendance pervers narcissique “et je m’y connais, moi aussi, j’aime manipuler les gens”. Alerte, alerte, ça commence à puer. Et le voilà qu’il m’explique que sa mère doit être prudente car tu comprends, sa famille a plein de frics, plein plein. D’ailleurs, en vrai, sa famille, c’est celle qui possède les Auchan-Décathlon. Huuuu ? De retour chez moi, je tape son nom, je retrouve sa mère, sa soeur, j’essaie de croiser les données. Je trouve qu’il a joué dans un film étant petit (son père bosse dans le ciné donc tout à fait plausible) mais aucun lien avec la famille Mulliez, ni de près, ni de loin. Le fait qu’il soit juif et originaire du sud de la France aurait aussi pu m’interpeller mais bon…

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Cas 2 : L’ingénieur-photographe-coach de vie-importateur de safran

Ouais, rien que l’intitulé, ça vous creuse une ride du lion. Celui là reste le cas le plus beau mais la blague a duré une bonne demi-douzaine de rendez-vous. Le mec, plutôt pas mal, une gueule à la Bruno Salomone un peu, un peu engoncé dans sa chemise limite trop petite mais ça passe. 1er rendez-vous, tout se passe bien mais première alarme s’allume “normalement, je sors avec des filles bien plus jolies que toi mais bon, toi, tu es belle”. Heu… Il m’insulte ou me complimente là ? Bref, comme il est coach de vie, il va me reprendre en main, faut pas que je m’inquiète. Ah mais je m’inquiétais pas en fait… Bref, un premier rendez-vous qui se termine chez moi, très bonne alchimie physique (d’où la durée de la blague). Je le vois une seconde fois chez un pote à lui car il hébergeait un pote chez lui et pouvait pas m’amener là -bas (mmm…). Les 3 rendez-vous suivants ont lieu chez moi, 3 soirs de suite car il squatte je ne sais plus bien où car le pote qu’il héberge a ramené sa meuf qu”il connaît depuis 3 mois pour la demander en mariage. Là, c’est officiel, je comprends rien à sa vie. Il débarque donc chez moi le soir, fait un peu de boulot (il était d’astreinte) donc au moins la partie ingénieur ou assimilée était vrai. Bref, on copule, on dort et le dernier matin, veille de mon départ en Corse, il me prend dans ses bras et me demande de lui envoyer des photos de mon voyage. Car oui, je suis peut-être moins jolie que ses ex mais il trouve que j’ai un vrai talent de photographe, notamment dans le cadrage (ah…).

grande-roue

Bref, je pars, on s’échange des sms puis il m’annonce peu de temps avant mon retour qu’il doit partir à Washington pour signer un contrat avec des clients. Oui, ok. Plus trop de nouvelles, j’essaie de le revoir mais j’apprends qu’il est en vacances en Corse (hein ?) puis il est d’astreinte, encore et toujours et semble l’apprendre le matin même pour le soir. Mmmm… Il me saoule, je l’envoie chier et rencontre Victor sur ces entrefaites. L’étrange monsieur revient, je le laisse un peu mariner mais ça capote entre temps avec Victor. Moi faible, je finis par céder et aller (enfin) chez lui. Appart plutôt sympa dans le VIe. Mais la soirée vire un peu bizarre. Il m’explique qu’il connaît bien la mère de Carla Bruni mais la vraie, hein, pas celle qu’on voit dans les magazines. Sa vraie mère, c’est une Brésilienne mais elle a trompé le père de Carla et il est parti avec la petite et cette pauvre femme a tout perdu. Ne connaissant pas la vie de Carla, je réponds quelque chose comme “ah euh ?”. Puis on parle photos et de mon récent voyage en Irlande et voilà qu’il me montre ses propres photos et je ressens comme un malaise : sur quasi toutes les photos, son ex… de dos… quasi toujours de dos. Mais ciel pourquoi ? Je découvre des photos d’une autre de ses exs, une fille avec un piercing labial, des photos d’eux en Thaïlande, sur les îles Similan que je reconnais bien, il m’explique qu’il avait un centre de plongée là-bas, blablabla. Oui, tes photos, elles puent les photos de vacances à mort mais bon, après avoir été coach de vie, importateur de safran (il me proposait d’ailleurs de faire son CM), ingénieur télécom, photographe, il pouvait aussi avoir tenu un club de plongée en Thaïlande, hein, on n’est plus à ça près. Je me tape aussi les photos de ses vacances en Corse (celles juste avant ce rendez-vous, donc) où je découvre des photos d’une demoiselle nue. Heu… je suis fort à l’aise. Rajoutez à ça une malaisienne qui n’arrêtait pas de l’appeler pour qu’il lui fasse son thème astral (?) et son ultime mytho “moi, j’étais en classe avec Vanessa Paradis, elle n’aimerait pas que certaines photos ressortent, tu comprends…”. Je comprends surtout que quand tu veux pipoter une experte des réseaux sociaux, tu vérifies avant que ta fiche Copains d’avant n’indique pas clairement que tu étais en province au collège/lycée, loin de Vanessa Paradis, donc.

vanessa-paradis-jeune

Evidemment, je ne l’ai plus jamais revu… Ah et pour Carla Bruni, c’est son père qui est Brésilien… raté.

 

Bref, je vous passe les cas des mecs qui te mettent sur un piédestal, veulent t’épouser à 3h du matin et ne vous rappellent plus jamais car c’est finalement assez courant, j’ai croisé le cas hors site de rencontre aussi. Mais ne désespérons pas. Il y a aussi de jolies histoires, parfois. A suivre !

 

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Et ma ligne de mariage ?

Avant de terminer cette série en parlant du mariage (semaine prochaine), discutons un peu de la ligne de la mariée. Non parce que porter une robe de princesse, ce ne sera pas votre quotidien donc on rêve toute de magnifier notre divine tenue par une ligne renversante. Donc, tiens, petit régime !

Le régime pré mariage, faut l’anticiper sinon, vous pouvez oublier. Pourquoi ? Mais la robe, la fameuse robe faite sur mesure ou à peu près (en tout cas retouchée sur vos courbes). Perdre trop de poids risque de vous transformer en héroïne de How I met your mother. Et vous rajouter une bonne dose de stress donc vous pouvez aisément vous passer. Donc vous faites un régime avant les dernières retouches ou vous oubliez. Point.

Mais. Gros mais. Un mariage, c’est du stress et de la course, des repas sautés ou avalés sur le pouce donc forcément OH OUI forcément, votre ligne va bouger. Quelques temps avant le mariage, ma soeur ne faisait plus qu’un repas par jour donc fatalement…une nouvelle minceur et une robe qui flotte légèrement. A l’inverse, une amie a pris un tout petit peu de poids et a eu une grosse frayeur quand elle a eu du mal à entrer dans sa robe. Ceci étant, le stress n’a pas aidé et une fois les cérémonies passées, sa robe était devenue limite trop grande. Respire, respire !

On peut essayer de parer en se contraignant à un régime équilibré mais les régimes équilibrés sont le luxe de ceux qui ont du temps (j’ose pas vous parler de mon régime alimentaire actuel, des fois que j’ai des lecteurs diététiciens/nutritionnistes, ils me feraient une attaque). Alors on essaie de compenser. Bon, si je mange un sandwich, j’irai faire de la natation ou du jogging pour compenser… Mais là, encore, c’est une joyeuse utopie. Le temps, mes amis, le temps… Vous ne l’avez pas.

De toute façon, si vous êtes du genre complexée de la photo, rassurez-vous… C’est pas le jour de votre mariage que ça changera, même avec le meilleur photographe du monde.

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Massacre musical

Je suis ce genre de filles qui n’écoute que peu la radio même si un petit France Inter pour se lever, ça le fait. J’écoutais RFI avant mais j’ai perdu la fréquence. Une histoire passionnante… Et pourquoi je voue un culte à la radio publique, outre le fait que ça rentabilise ma redevance ? Parce qu’il y a peu de musique et que le peu qu’il y a respecte mes oreilles.


Été 2011, une partie de mon plateau tibial a tenté de se faire la malle mais un gentil chirurgien l’a revissé à sa place. Et c’est parti pour 4 mois de rééducation dont 2 avec une séance de kiné quotidienne. C’était pas mal en soi la rééducation mais y avait un truc terrible, un truc qui fait PEUR et qui fait saigner les tympans. Une radio réglé sur NRJ.


Ce qui est fascinant avec les radios commerciales, ce sont leur playlists incroyablement pauvres. En gros, peu importait l’heure de mon rendez-vous, je me tapais toujours Bruno Mars, Britney Spears et des affreux tubes de l’été dont j’ai occulté le nom, sans doute par traumatisme. Or si Britney a toujours une digne place sur ma pouffe liste, c’est comme Madonna, c’est la Britney d’avant. Celle qui n’usait et n’abusait pas de l’autotunes. Car il faut le dire : l’autotunes est le cancer de la musicalité.


Été 2012. Anais et moi sommes posées sur le rameur à potiner en toute sérénité façon Hélène et les garçons. Sauf que nous, on ne contente pas de poser notre cul sur l’appareil pour commenter la dernière infidélité de José ou la toxicomanie de Christian, nous, on rame en même temps (mais on parle cocufiage et toxicomanie quand même, ma vie est une sitcom). Et l’autre jour, un flux sonore bien frapper mon oreille « Nanana TACATA nana nana TACATA ! ». Le dernier dégueulis musical à la mode qui me donne envie de plonger sans équilibrer mes oreilles histoire de pulvériser mes tympans. MAIS NON PUTAIN ! Comme l’an dernier chez le kiné, je ne peux fuir (essayez de fuir en béquilles, c’est pas très rapide). Je me sens salie, souillée par cet immondice mêlant rythme obsédant et autotunes. Mais qui peut écouter, ça ? Sérieux ?


Vous allez me dire que je me la joue un peu connasse snob réac alors que ma playlist chouchoute est discutable vu que j’y ai du Britney, du Lady Gaga, du Madonna (version eighties et nineties, j’insiste), du Dr Alban (sing alleluyah !), du Rihanna, du Army of lovers, du Beyonce… Et que j’ai même l’outrecuidance d’y mêler du Bach, du Beethoven, du Gabriel Faure (je suis accro à Pavane et à sa Sicilienne), du Prokofiev, du Krieg, le tout saupoudré de Gainsbourg et de Rolling Stones. Beau gloubiboulga musical qui devrait m’interdire de juger ce qui est bon et ce qui ne l’est pas.


Mais l’autotunes m’ecorche les oreilles salement, autant que des ongles sur le tableau. Tu sais pas chanter ? Alors laisse tomber. C’est un peu comme tous ces « photographes » qui usent et abusent de filtres divers et variés pour faire croire que leur photo n’est pas mauvaise. Je parle pas d’instagram, ça, c’est un gadget pour rendre ses photos iPhone moins pourries (l’iPhone n’est pas un appareil photo) mais bien de photos tellement photoshopées qu’elles en deviennent laides.


Mais ce phénomène musical me dépasse. Qui peut décemment acheter ça ? Est-ce que tac a tac peut avoir une vie sur nos platines hors boîtes et clubs ? Si quelqu’un peut m’expliquer…

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Les mystères de l’amour : Hélène et les garçons reloaded

Vous connaissez mon merveilleux penchant pour la merdophagie avec, en tête de rayon, les séries AB et plus précisément Hélène et les garçons et ses suites car les autres séries sont quand même assez fatigantes même pour moi. Donc j’attendais avec “impatience” (tout est relatif, j’ai quand même des choses beaucoup plus intéressantes dans ma vie) le nouvel opus : les mystères de l’amour.

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 Dans la dernière saison des Vacances de l’amour, tout le monde vivait sur Love Island et tous les anciens couples s’étaient reformés dans un final à vomir tant il était sucré. On les retrouve 5 ans plus tard, noyés dans une crise de la pré quarantaine. José et Bénédicte sont propriétaire d’un restaurant sur l’Ile de la Jatte (je suppose qu’ils ont dû toucher un énorme héritage au vu du prix du mètre carré sur l’Ile), Nicolas est devenu photographe et vit sur une péniche, Christian musicien raté et alcoolique, Lalie journaliste people… Bon, bref, comme d’hab, ils ont passé leur post adolescence à sécher les cours à la fac mais ils ont tous des carrières très…hétéroclites on va dire. Après tout, faut voir, peut-être que sur un coup de bol, je peux aussi devenir photographe sur péniche demain, j’ai déjà deux appareils photos alors hein… On nous donne quelques nouveaux aussi : Angèle, l’adorable, cucul et terriblement neuneu copine de Christian qui se pâme d’amour pour lui et lui pardonne toujours tout. Même quand elle le trouve évanoui par terre parce qu’il s’est foutu une cuite, elle fait “oh mais Christian je t’aime!”. Notons cependant qu’Angèle a une peau sublime. Puis y a Ingrid, la nouvelle copine de Nicolas qui parle avec son nez pour faire femme de pouvoir et qui tient un club un peu coquin où les serveuses sont peu vêtues mais c’est tout ce qu’on a noté de sexy dans ledit club (où travaille Angèle pour donner des sous à Christian). Enfin, y a de la prostitution aussi Mais vu qu’Ingrid est jouée par la nana qui a toujours joué les salopes dans l’univers AB, on se doute qu’elle n’est pas toute innocente.

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Bref, ça repart sur le retour de Jeanne que tout le monde croyait morte dans un accident d’avion. Mais comme toujours, Jeanne est toujours poursuivie par des méchants, en cavale car elle s’est échappée de prison parce qu’on l’accuse d’avoir tué son demi-frère mais c’est trop pas vrai. Bon, du coup, une partie de l’intrigue tourne autour de la cavale de Jeanne et des vilains Colombiens qui veulent la tuer et enlèvent tout le monde (Olga enceinte jusqu’aux yeux qui dégage dès le 3e épisode d’ailleurs et ne revient à la fin que pour se taper un jeunot, elle ne servait qu’à ça puis Ingrid qui passe du coup son temps à baiser avec le méchant Colombien en simulant des viols). Parallèlement à ça, y a des histoires de coeur un peu chiantes avec Christian-Angèle qui n’est qu’un éternel “oh Angèle, je suis trop bien pour toi, je te mérite pas. – Mais si Christian – Mais pourquoi es-tu si adorable ? – Mais parce que je t’aiiiiiiiime”. On dit toujours beaucoup je t’aime, Bénédicte roule une pelle à un petit jeune absolument insupportable à mon avis, ils se disent de suite “je t’aime”. La chance. Nous avons aussi la crise José-Bénédicte, rien de très neuf, ils se trompent, ils s’engueulent.

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Globalement, je suis dubitative. Très. D’abord, ça fait un peu mal de voir certains acteurs s’être pris un coup de vieux. Nicolas vire bedonnant (mais pourquoi a-t-il passé le premier épisode à se balader torse nu ?), Eve Watson semble avoir abusé de la cortisone. José par contre devient de plus en plus charmant (enfin, l’acteur, son personnage reste toujours aussi creux à base de “je suis un con, je vais me rattraper et faire un bébé à Béné”), Bénédicte a trouvé la fontaine de jouvence et Lalie est devenue sacrément charmante. Mais bon, la pré-quarantaine, c’est moche au pays d’AB : Bénédicte ne parle que de sa future ménopause, José se teint les cheveux, les jeunes de 25 ans sont méchants et tous les mecs de la bande sont alcooliques même si seul Christian le reconnaît. Non parce que les ¾ des scènes tournent autour d’un verre partagé entre potes. “Tiens, allez, une petite dernière”. Ils doivent écluser une bouteille chacun par soir, tout va bien.


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Puis l’histoire est mal ficelée, y a de gros problèmes de temps. Y a une journée qui n’en finit jamais, c’est le matin, le soir, l’après-midi, le soir, le matin, l’après midi, on ne sait plus où on en est, surtout que Béné dresse trois fois les tables pour le service du soir. En même temps, Béné passe l’essentiel de la série à mettre la table et à baiser avec son petit jeune. A ce sujet, jamais nous n’avons autant senti les premières amours d’Azoulay : l’écriture de films érotiques. On caresse du doigt le thème de la bisexualité (toujours entre femmes, faut pas déconner non plus) : Ingrid embrasse Angèle et on apprend qu’elle couche avec ses employées. D’ailleurs, on a droit à une scène hallucinante où Ingrid se fait masser par une de ses filles “mmm, vas-y, plus fort, plus bas, c’est bon, mmmm!”. Employées qui au passage se prostituent et couchent aussi gratos avec le mec d’Ingrid si elle leur demande.. Lalie et Jimmy (oh le couple improbable) caressent du doigt le sado masochisme mais s’arrêtent aux menottes. Seuls Nicolas et Jeanne semblent se faire chier au lit et Hélène qui, comme d’hab, n’a pas de sexe.
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 Une saison 2 est en route, elle sera plus romancée et moins polar et surtout moins sexuée, les gens ont été un peu choqués (??). En fait, je crois qu’on touche là le vrai problème de la série : on ne sait pas ce que c’est. On passe d’une scène avec drogue et flingues à une scène neuneu où on se dit je t’aime avant de voir une femme prendre son pied lors d’un massage. Une bluette érotico-policière, c’est un hybride un peu trop mutant pour être honnête.
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Photooooo !

Dans la longue liste de mes lubies parfois lourdingues se trouve en très bonne place la photo. Là en Corse, je m’en donne à cœur joie, tout ce que je trouve digne d’intérêt est capturé par mon appareil. Je mettrai tout sur mon flickr à mon retour, comme si je vous conviais tous à une soirée diapo, les chips en moins. Là, un youhou! serait de rigueur.

Hier soir, j’ai téléchargé les photos de mes derniers voyages ainsi que les premières de Corse pour avoir une carte mémoire toute vide et du coup, je me suis fait un petit diaporama. En zieutant le résultat, je me suis interrogée sur mon talent photographique. Non que je veuille réellement tout plaquer pour devenir photographe (je vais essayer d’être stable maintenant)(même si j’adorerais faire de la photo hypra kitschouille des magazines avec deux mannequins qui miment des situations de couple par exemple, ça me ferait de chouettes illus pour le blog !) mais j’aimerais bien avoir un peu de talent là dedans vu que le dessin, je m’y mets pas. Peut-être avec mon nouveau boulot ceci dit, il semble que je parte dans un pays merveilleux où tu finis ta journée à 19h. Je vais me faire chier moi le soir, tout ce temps libre tout à coup… Mais je digresse revenons à la photo.

Je ne sais donc pas si j’ai un quelconque talent ou si mes sujets choisis sont inratables. Déjà, je prends peu de gens en photo donc je choisis la facilité. Je pensais donc à ça hier soir quand j’ai réalisé que je prenais la question à l’envers. Puisque mon talent photographique, existant ou imaginaire, ne me servira pas à grand chose dans ma carrière, oublions la qualité des photos qui ont déjà le mérite d’être claires et de me plaire. Prenons les pour ce qu’elles sont : la capture d’une vue qui me plaît. Un souvenir, une image qui pourra éventuellement exciter mon imagination. Mais cette envie de photo a un atout caché, un truc qui fait que le résultat n’est pas le plus important. Ce que j’aime dans les prises de vue, ce sont les petites choses, les petits détails. Et donc cette envie de photo me pousse à aller voir derrière les portes, à fouiner, à bien tout regarder pour ne rien rater, sortir des sentiers battus… J’ai tout à fait conscience que je peux être chiante à m’arrêter tout le temps, à attendre qu’il n’y ait plus personne sur la photo (ce qui est parfois impossible, les gens ne sont pas coopératifs). Mais au fond, ça me plait autant que de chantonner (même s’il fut un temps où on me disait que je chantais bien) et peu importe si je n’ai pas tant de talent que ça. Du coup, je devrais me dire autant du dessin. Hehe…

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L’univers infini des possibles professionnels

Ma chère moi d’avant,

Mon article d’hier ayant des relents d’adolescence, j’ai eu envie de t’écrire . Pas de sexe, du coup, je ferais dans le redondant mais parlons plutôt avenir professionnel. Que je suis sérieuse tout à coup, je sais mais t’inquiète, je vais pas te faire la morale. Je ne devrais pas te dire ça mais ta manie de ne pas faire tes devoirs ne t’a pas nui. Mais peut-être qu’un peu plus de sérieux t’aurait permis de…  je sais pas.

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Bref, parlons de ton avenir, fillette. Depuis tes 15 ans, tu as décidé, tu seras journaliste. Et bien sache que tu as relativement manqué ton objectif mais t’inquiète, hein, tu vas devenir community manager, un métier qui n’existe pas encore à l’âge des rêves de carrière mais pas de panique, ça ne fait pas mal. Mais ce qui est un peu triste à mon âge, c’est que mon univers des possibles s’est considérablement rétréci. Ben oui, au collège-lycée, les possibilités sont nombreuses. Avant de vouloir être journaliste, tu as pensé à être prof, archéologue, architecte, opticienne, coiffeuse, assistante sociale, photographe, écrivain… Bref, ça changeait un peu tous les jours mais tu avais le temps. Après, tu t’es rendue compte en grandissant que : tu étais atrocement nulle en géométrie et incapable de faire un rectangle parfait… TU te souviens, en CM2, toutes ces récréations que tu as passé à refaire ton rectangle car il faisait 9.8 cm de côté et pas 10 tout rond ? Ouais, j’avais une instit super pointilleuse. Même en seconde, en cours de dessin, quand tu as dû faire une nature morte, tu étais la seule à avoir un cadre totalement foiré (mais j’ai eu 12 malgré tout, j’étais pas si nulle). Donc l’architecture, c’était mort. Tu t’es aussi rendue compte que les sciences et toi, au-delà du niveau C’est pas sorcier, tu étais nulle (excepté pour les cours concernant la génétique et la reproduction, tiens). Et c’est après un terrible babysitting de 15 jours en Pays Basque que tu as
compris que tu n’aimais pas vraiment les enfants, sauf exceptions et que ta patience était somme toute très relative. Mais malgré ce manque de talents dans certaines filières, tu pouvais rêver.

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Aujourd’hui, j’ai 30 ans et l’univers des possibles est plus que limité. D’abord parce que j’ai fait des études : je suis partie en littéraire, j’ai eu une maîtrise d’histoire, de science politique puis un master professionnel de journalisme. A partir de là, ça paraît compliqué de devenir architecte (outre le fait que je ne sais pas faire des rectangles parfaits au millimètre). Pourtant, il m’arrive encore d’avoir des lubies professionnelles. Quand je vais dans une expo bien foutue, je me rêve scénographe. Quand je regarde les photos des magazines (pas celles de mode, celles qui illustrent des articles généraux), je rêve de faire de la photo kitsch. Ouais, je sais, ça peut paraître bizarre mais j’adorerais mettre en scène des photos illustrant un premier rendez-vous amoureux ou le stress au boulot, c’est limite de la BD. Sauf que je sais pas dessiner, malgré mon épique 12 en nature morte. Et puis des fois, je me dis que tiens, je pourrais devenir fleuriste (malgré mon allergie au pollen) ou scénariste. Sur ce dernier point, après tout, rien n’est perdu, ma carrière (enfin, au bout de 3 ans à temps plein, ça fait un peu prétentieux de parler de carrière) restant toujours connectée à l’écriture mais bon, je me connais. Ecrire des conneries, ça va m’éclater 5 mn, mettre en scène la perversion de personnages naturellement vicieux et mauvais mais au bout d’un moment, stop.

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Alors tu dois trouver ce que je te raconte bien triste mais ma fille, c’est la vie. Puis t’inquiète pas, tu vois, à 30 ans, j’ai encore des lubies professionnelles, comme toi. Juste qu’après, les lubies ne payant pas le loyer, j’ai un vrai métier qui me rapporte de vrais sous à la fin du mois. Et je vais te dire, je crois que pour certains jobs, vaut mieux que ça reste du domaine de l’imagination, la réalité est toujours beaucoup moins drôle.

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Bon, allez, c’est pas tout ça, file faire tes devoirs. On ne sait jamais, ça peut servir.

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Quand je serai grande, je serai Jean-Luc Azoulay

J’ai des tas de choses à dire en ce moment mais peu voire pas du tout le temps de les écrire (ma vie est folle, je pardon, enfin, relisez mes 15 derniers articles, j’arrête pas de répéter que je suis débordéeeeeee) mais ce matin, j’ai comme une envie de manque de sérieux donc je vais faire un article n’importe quoi. Et donc vous parler de Jean-Luc Azoulay.

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Alors pour ceux qui ne connaissent pas, je vous raconte qui est ce monsieur : c’est le papa des sitcoms AB : concepteur, scénariste, compositeur (il écrit aussi les chansons d’Hélène, de Dorothée et de tous ceux qui ont l’idée de se lancer dans la chanson soit la moitié des acteurs de ses sitcoms, avec plus ou moins de bonheur)… Un homme à multiples casquettes. Evidemment, on pourrait débattre de la qualité de sa production mais tel n’est pas mon sujet, on s’en fout. C’est la success story qui m’intéresse.

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Parce que mine de rien, Jean-Luc, il est fortiche. Comment réussir à écrire une dizaine de sitcoms dont certaines comptent plus d’une centaine d’épisodes ? Facile : on recycle. Des fois même au sein de la même série. Un exemple au hasard : dans Hélène et les Garçons, à un moment, Nathalie la méchante alternative (des fois, elle est gentille un peu) qui traîne beaucoup en boîte se fait violer par plusieurs garçons et arrive en larme au garage, décoiffée et débraillée. Alors là, déjà, subtilité scénaristique, les violeurs sont des « fils à papa » que la bande méprise parce que eux, ils ne le sont certainement pas, ils vivent en cité U. Bon ils ont des instruments de musique qui coûtent un bras et vont à la cafèt toute la sainte journée pour se sustenter sans jamais bosser mais c’est pas pareil. Donc la bande organise une expédition punitive et tend un piège aux vilains fils à papa. Les filles servent d’appât, amènent les mecs dans le garage, les font déshabiller et quand ils sont tous nus, les garçons surgissent de cartons dans lesquels ils étaient planqués et les prennent en photo
tous nus et font promettre aux vilains garçons de ne pas recommencer.

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Dans le Miracle de l’amour, cette fois-ci, Adeline devenue Manuela devient un peu une petite salope (petite car elle allume mais pas touche !) et commence à fréquenter des garçons mauvais genre. Soit des fils à papa. Ses copines lui disent que c’est mal parce qu’elle est pas comme ça et puis « qu’est-ce que tu cherches avec eux, hein ? ». Là, Adeline/Manuela répond la réponse universelle dans l’univers AB quand un personnage glisse dans l’univers underground : « je fais ce que je veux, c’est MA vie ! ». Evidemment, Adeline/Manuela finit par se faire violer en gang par les fils à papa mais dans le garage, cette fois-ci. Là, attention, le scénario est un peu différent : les garçons vont d’abord péter la gueule des fils à papa parce que Nathalie qu’est gentille les connaît (elle a été un peu bitchasse, avant, souvenons nous) et ils se retrouvent en garde à vue et tout le monde dit « non, c’est pas possible alors ils vont s’en tirer comme ça ? » parce qu’Adeline/Manuela a un peu omis de porter plainte et a refusé les prélèvements vaginaux à l’hôpital. Mais là, Laly a une idée, elle sert d’appât aux vilains garçons avec Adeline/Manuela et finit par menacer les garçons avec un revolver pour leur faire comprendre que violer les filles, c’est mal. Voilà, limite du copier/coller même pas assumé puisque Nathalie ne va pas voir Adeline Machine en lui disant « je sais ce que c’est, tu sais », non, Nathalie a manifestement occulté son viol.

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Bref, dans ces conditions, on comprend qu’il écrive des épisodes au km, à l’instar de son avatar M. Girard, scénariste pour Amour toujours. D’ailleurs, on sent qu’il n’a pas d’illusions sur son métier, la moitié des personnages de la dite série se moquent ouvertement d’Amour toujours à part les trois niaises de service qui adoooooorent. D’ailleurs, le viol réussi ou non revient régulièrement et souvent sur le schéma de l’homme plus âgé et charismatique qui essaie de violer la jeune niaise. On a Virginie qui manque de se faire violer dans Premiers Baisers et les Années fac par un photographe puis un producteur bidon de ciné, la chaudasse de la Philo selon Philippe qui manque de se faire violer par un prof remplaçant puis par un photographe. Hmmm, un homme de pouvoir qui viole une jeune première, tu sens limite le fantasme malsain. D’un autre côté, on a aussi toujours des personnages très jeunes qui fantasment sur un homme plus âgé (prof, photographe ou scénariste de sitcom)

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Bref, quand on considère qu’un épisode compte 20 mn dont 10 bonnes minutes de bisous bisous trop mignons, que les scénarii sont copiés/collés et assez incohérents et d’une mièvrerie totale, le fait que ce mec ait réussi à se faire des millions ben, moi, ça me fascine un peu. Sérieusement, être payée des millions à écrire des conneries, c’est un peu le pied… Par contre, je crois qu’en plus, j’aurais créé une branche « érotique » parce qu’écrire des mièvreries du genre toute la journée, ça doit finir par peser un peu…

 

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Où trouver l’homme ? Episode 34 : en vacances avec ses parents

(Cette série est normalement très fictionnelle mais cette fois-ci, quasi pas)

Martinique, 16h30 heure locale, 5 métropolitains blancs comme des bidets débarquent. On la fait comme la Croisière s’amuse, attention : « Love, exciting at you, and the boat, is expetiiiiiiiiing you ! » avec (image dans un hublot avec grans sourire et effet de cheveux pour celles qui les ont longs) : Papa Bartoldi, Maman Bartoldi, Anthony, Alice, Nina. Ils sont 5, 3 femmes et 2 hommes donc même les plus nuls en maths l’auront compris : je suis la célibataire de service




Arrivés à l’hôtel, on explique au monsieur de l’accueil que non, les deux soeurs Bartoldi ne dorment pas dans la même chambre, y en a une avec M. Rosso qui est censé être seul dans la chambre et une soeur qui dort seule. A partir du moment où je suis clairement identifiée comme la célibataire de service, j’ai droit à un joli jeu de drague mais rien de bien sérieux. Le lendemain soir, rebelote, deux Martiniquais nous invitent à danser le souk, ma mère et moi, je sens mon compagnon de danse très emballé (alors que je ne sais pas danser en plus). Ma mère est très fière : « Ben dis donc, ma fille, tu as du succès ici ! ». Ouais, enfin, comme toutes les filles, quoi… Faut dire que ma peau laiteuse et mes cheveux clairs sont un solide atout, apparemment.



Mais le top du top, c’est la virée en bateau. Il y a quatre membres d’équipage : le capitaine Aziz, l’hôtesse Coralie, la photographe Delphine et le marin Domé. Dès le début du périple, Domé me colle un peu, il pose avec moi sur des photos, c’est assez amusant et je prends ça pour ce que c’est : du jeu. Même si à un moment, il commet un grosse faute : quand je remonte dans le zodiaque après une escale, il me chatouille la voûte plantaire. Il ne faut JAMAIS faire ça, c’est très dangereux ! J’ai assommé Guillaume 1er un  jour où il s’amusait à ça, je me débattais, il a lâché mon pied qui a atterri direct sur son front. DANGER!


Bref, Domé arrive à choper mon prénom (l’a-t-il entendu ou demandé?), explique à ma mère que nous allons nous fiancer… Ouhla, va falloir que je lui explique que j’ai quelques soucis d’engagement, moi… Mais bon, c’est rigolo, je ne prends pas ça au sérieux. Surtout que je ne suis pas du tout à mon avantage : la chaleur m’a fait gonfler, on dirait que j’ai pris 20 kg, mes cheveux sont en bataille, ma face rouge et je ne suis même pas maquillée. A table, quand il me sert mon plat, il s’assoit à côté de moi et me sussure « mmmm, tu dois
être douce! ». DANGER  je suis extrêmement sensible des oreilles, ça m’émoustille un peu quand on me chuchote des trucs. Ma mère en face rigole qu’elle n’en peut plus (le planteur, c’est le mal).


A un moment, à la faveur d’une escale, on discute. Il est très sympa en fait, beaucoup moins clown dès qu’il ne joue plus son rôle, on parle de nos amours, il me dit que je dois faire attention à me préserver (avec un préservatif, s’entend). Il m’explique qu’il a deux doudous en ce moment mais « y a le corps mais pas l’esprit ». Il me raconte aussi qu’il a parfois eu affaire à quelques nanas un peu olé olé sur le bateau qu’il s’amusait à dragouiller un peu pour l’ambiance mais elles se prenaient tellement au jeu qu’il devait expliquer au mari que, non, il n’avait pas de vues sur elles. Y en a même une qui, au moment de quitter le bateau, lui a planté une bise juste à côté de la bouche. Y a de ces connasses des fois…



Lors du dernier jour, je pars faire de la plongée seule et je sympathise avec un mec sur le bateau, je lui ai même prêté ma crème solaire indice 50. Ne nous emballons pas, le monsieur était marié. Mais à peine descendu du bateau, ma mère me voit dire au revoir à cette personne et me demande qui c’est et s’il m’a laissé son numéro.



Conclusion ? Mes vacances ont été beaucoup plus torrides dans l’imagination de ma mère que dans les faits. Non que ma mère ait imaginé la partie torride de l’histoire justement (mais ça va pas non !) mais parce qu’à l’écouter, je suis incapable de me rendre dans un endroit sans briser tous les cœurs.

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