C’est quoi la réussite ?

Alors que la France est peut-être en train de faire un pas de plus dans l’ultralibéralisme si cher à mon système vomitif (j’écris mes articles le dimanche donc là, de suite, je sais pas qui est qualifié pour le second tour et s’il le faut, les poubelles brûlent dans la rue) et du coup, si on réfléchissait un peu à ce qu’est la réussite … Parce que j’aime pas trop la définition actuelle en fait.

gravir les échelons de la réussite

Suite à mon article sur le fait que j’aimais pas mon taf (en priant à mort pour que personne de ma boîte ne capte qui est l’autrice de cette prose), j’ai remarqué une sorte d’élan, de “ah mais moi aussi, pareil !”. Puis dans la semaine, en discutant avec un groupe d’amis sur Facebook, je balance nonchalamment, à propos du boulot”, “je laisse pisser, je ne gagnerai jamais”. Ce à quoi mon pote ultra positif me répond que je ne dois pas dire ça… Mais rassure-toi mon ami, ce que je disais n’était in fine pas négatif. C’est juste que je n’arrive pas à être politique, à me placer, à faire semblant. Et je n’y arrive pas aussi parce que mon métier me paraît pas utile à la société et qu’il est une dépense d’énergie bien trop importante pour 3 euros de plus et un titre ronflant.

Economies

Le titre ronflant, parlons-en. J’ai souvent l’impression que c’est le graal, la quête ultime, être “head of” pia pia. Quand je me balade sur LinkedIn, c’est de la poésie, tous ces intitulés ronflants sans le moindre sens qui me font de l’oeil juste parce que je trouverais drôle d’être “chef du bonheur au travail” ou autres. Après tout, si je veux, je suis directrice de publication [de mon blog] ou Founder/CEO [de mon autoentreprise que je devrais fermer vu qu’elle génère 0 revenus]. Quand je parlais l’autre jour du fait que j’avais pas de perspectives, une collègue n’arrêtait pas de parler de “briller”. Mais je m’en fous de briller en fait, c’est pas ça, mon moteur. Ma motivation, c’est…

Carottes pour motiver son équipe

Apprendre. Oui, je l’ai déjà dit donc je vais pas refaire l’histoire. Mais en fait, en réfléchissant à ce sujet de réussite, je me rends compte que j’ai tort de courir après la “réussite” telle qu’on la définit dans notre société de la start up de la win (on est mardi, là, je l’ai bien mangé le résultat du 1er tour). Je m’en fous d’être chef, boss, entrepreneuse, manager ou quoi que ce soit. Je veux juste avoir mon aventure et mieux, je veux essayer. Ma réussite, ce n’est pas avoir une promotion qui ne sera pas forcément liée à mes compétences mais à ma capacité à me placer. Ma réussite, c’est tenter des trucs, apprendre et faire honnêtement. Ma réussite, c’est arriver à travailler, à écrire sur ce blog et ailleurs (ah ben oui, j’ai dit que j’allais entrer en résistance, va falloir le faire, quoi), à écrire mon roman, à faire des vidéos, à coudre, cuisiner, faire du yoga, de la plongée, dormir, aussi. Bref, ma réussite, c’est pas social, c’est pas un titre sur une carte de visite. Ma réussite, c’est juste être quelqu’un que j’aime bien. Et j’aime pas trop trop les carriéristes arnaqueurs.

Les carriéristes

Alors on pourra dire de moi que je suis une ratée, que j’aurais dû être plus élevée dans la hiérarchie parce que j’ai du talent mais que j’ai pas montré assez d’ambition pour gratter un titre ronflant. Si vous voulez. Moi, je m’en fous. Si pour vous, la valeur ne se mesure qu’au titre écrit sur votre CV , soit, je ne réussis pas. Moi, je préfère oublier cette dimension là car je sais que ça n’a pas de grande valeur et me concentrer sur mon épanouissement. C’est pas forcément ce qui me fera mieux vivre sur le plan financier mais sur le reste… J’y gagne.

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Travailler dans sa passion, ce n’est jamais vraiment travailler

Proverbe à la con ou à peu près certainement croisé trente fois sur LinkedIn. On a quand même un rapport bizarre au travail si on y réfléchit bien. Parlez autour de vous, tout le monde va trouver à se plaindre de ce quotidien répétitif, peu épanouissant et souvent humiliant. Pourtant, notre métier, pour certains, on l’a choisi, non ? Alors pourquoi travailler dans sa passion, ce n’est pas tant le paradis que ça ?

Endroit parfait pour travailler - travailler dans sa passion

Il y a quelques années, j’avais cotoyé rapidement un mec qui, tout mytho qu’il soit, m’avait posé une question intéressante : “pourquoi tu passerais pas ton rescue diving ? Comme ça après, tu pars vivre en Thaïlande pour devenir prof de plongée là-bas !”. Mmmm, vivre toute l’année au soleil et une bonne partie sous l’eau, j’avoue que ça fait rêver. J’ai d’ailleurs un ancien camarade de mon club de plongée qui vient de tout plaquer à 40 ans et quelques pour devenir encadrant dans le sud… Bon, un peu poussé par une rupture, certes, mais quand même. Alors allons demander son avis à Laurent, notre encadrant pendant notre voyage aux Philippines “Tu vois, j’ai pas le droit de me dire un jour “non, je plonge pas, j’ai pas envie”, je dois y aller tous les jours et là, j’en ai marre !”. Parce que la plongée, c’est en général très sympa mais parfois, ça peut juste être horrible : tu peux plonger avec des boulets qui vont gâcher la sortie de tout le monde, il y a les conditions météo qui ne sont pas toujours au top, le courant, le froid, la fatigue… La première chose que tu apprends en plongée, c’est de ne pas y aller si tu le sens pas. Sauf quand tu encadres.

Poissons clown dans leur anémone

Il y a l’écriture. Mon rêve de chichounette, le truc que je rêvais de faire petite en tapant à deux doigts sur la vieille Olivetti de mes parents. Sauf que… l’écriture est un loisir pour moi, une petite escapade hors de mon quotidien comme le serait une balade en forêt par exemple. Et j’ai peur qu’à partir du moment où ça devient une obligation, mon “petit tour en forêt” devienne une tannée de type “balade avec de la boue jusqu’au genoux, tout ça pour servir de buffet aux moustiques”. Ca fait de suite moins envie. Voyez si je prends en exemple ce blog qui n’est pas du tout mon travail vu qu’il me rapporte pas un cent, il fut un temps où je me forçais à écrire juste pour publier régulièrement… et plus je me force plus j’écris mal. Parce que des fois, j’ai pas envie. Parce que des fois, je suis fatiguée. C’est même pas forcément que j’ai rien à dire, juste que ce que j’ai à dire, ça sort pas. Si vous saviez le nombre d’articles abandonnés que je tente de reprendre parfois en me demandant ce que je cherchais à dire au moment où je l’avais débuté.

forêt sur le versant de la Soufrière Guadeloupe

Alors, oui, vous allez me dire que ce que je vous dis sur mes passions comme travail, c’est finalement comme n’importe quel job : y a des jours avec et des jours sans. Y a des jours où je vais pondre 3 recos avant le déjeuner et d’autres où, sur la même plage horaire, j’aurai juste écrit le titre de la première slide. Sauf que mon travail n’est pas ma passion : je le fais par hasard, y a des jours où j’aime ce que je fais, d’autres où je passe ma journée à chercher quelle formation je pourrais faire pour me tirer de là (ou des recettes de cuisine ou des cours de sport… ou n’importe quoi parce que j’ai pas envie). Peut-être que c’est juste moi qui ai une vision merdique du travail, un truc où tu dois t’y coller tous les jours, peu importe si c’est un jour plus ou un jour moins… En tout cas, depuis que j’ai mon rituel d’écrire dans le métro, j’écris un peu tous les jours, c’est facile, ça coule tout seul. Mais il est vrai qu’avoir ce métier à côté qui me ramène suffisamment de sous pour préparer actuellement mon projet voyage au Japon, peut-être ne suis-je pas prête à lâcher ça pour faire ce travail que j’aimerais tellement que j’aurais pas l’impression de travailler.

Le bonheur au travail

Peut-être ai-je choisi la mauvaise stratégie ?

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Pour une bonne année 2017 : mes résolutions !

Aaaaaaah, mon article préféré de l’année, celui où je m’imagine une vie parfaite avec tout un tas de bonnes résolutions qui me permettraient d’être encore plus heureuse ! Un truc où je me mets un peu la pression pour rien… je dois être tellement maso !

Amy Poehler en femme d'intérieur parfaite fait griller ses toasts avec son fer à repasser

Alors, avant de faire ma liste 2017, reprenons ma liste 2016, pour voir :

  • La check list de la journée parfaite : jamais réussi à en tenir une et pire, ça fait depuis juin que j’ai abandonné l’idée mais je vais reprendre en aménageant un peu.
  • Meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : Mouiiiiiiiiiii…
  • Arrêter de se faire bouffer par le boulot : ahahah. Echec total, la workaholic est toujours bien trop là.
  • Sport et manger mieux : alors j’ai arrêté d’aller au sport à midi, globalement, vu que j’ai arrêté de boycotter mes collègues donc en ce moment, le sport, c’est salle le lundi soir avec Anaïs et parfois yoga le vendredi plus du foot à 5 une fois par mois. Va falloir revoir un peu ça ! Manger mieux par contre, grâce à mon régime, c’est un but atteint (même si ce dernier mois, re catastrophe mais on va recadrer ça en janvier).
  • Ecrire : bon rattrapage sur la fin d’année parce que sinon, c’était pas brillant…
  • Devenir une gauchiste éclairée : miiiiiiii, y a encore du taf. Mais globalement, je crois que je vais un peu laisser les débats stériles de côté, j’en ai un peu marre de “me battre” contre des murs, même si je convainc éventuellement la personne qui lit sans intervenir. Je vais plus écrire des articles ici sur certains sujets, je pense, mais me contenter de bloquer les cons sur Twitter. Ou ne leur parler que par questions, tiens, ça peut être intéressant…
  • Le “nous” : carton plein mais je savais déjà que ça allait arriver, j’avais triché.

Bon, globalement ça va. Je laisse les bonnes résolutions du blog pour demain, j’avais totalement oublié que j’avais fait ça, je sais même plus ce que j’y racontais, on verra demain et on rira ensemble, je pense.

blog_lettres-perles

Alors du coup, 2017, on fait quoi ? En fait, on va pas faire PLEIN de résolutions, on va en faire une globale qui s’appellera “le voyage intérieur”. En fait, ce que j’aime dans la vie, en dehors d’écrire, des maths, de Victor et de nos chats, c’est expérimenter. L’autre soir, au yoga, la prof avant le cours nous dit que pendant une heure, nous allons embarquer dans un voyage “à l’intérieur de soi” et j’ai trouvé que ça allait être un très bon concept pour 2017. Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans certaines activités, me demandant “à quoi bon ?”. La plongée m’avait permis de répondre “pour partir à l’autre bout du monde, par exemple”. En fait, la question n’a pas d’intérêt : il ne faut pas faire les choses par but mais par curiosité et la curiosité, c’est bien mon moteur. Donc en gros, cette année, je me résous à :

Photo de l'adorable cabinet de curiosités de Mr Honoré à Paris

  • Faire toujours plus de loisirs créatifs : continuer couture et tricot pour avoir un look bien à moi (quoi que sur le tricot, le look bien à moi va rester à la maison pour le moment) et me lancer dans le paper art. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ça me détend, en fait. Me sentir bien, c’est aussi simple qu’une Nina et un Victor sur un canap’ à mater séries ou vidéos Youtube, un tricot à la main pour moi, éventuellement un petit verre de whisky (ça par contre, faudrait mettre la pédale douce). Posés, au calme, bieeeeeeeeeen.
  • Expérimenter toujours plus en cuisine : cette année, grâce à mon régime IG bas, j’ai découvert de nouvelles farines, de nouvelles saveurs (j’aime l’épeautre), testé de nouvelles recettes et c’était plutôt cool. L’an prochain, je vais tenter de me lancer un défi : mixer cuisine IG bas et veganisme. Non, je ne me résous pas à devenir végane mais à réduire vraiment drastiquement ma consommation de produits animaliers pour diverses raisons, la première étant écologique. Et franchement, le steack vegan quinoa-epinard-chapelure de la cantine était tellement à tomber… Donc en 2017, je vis un voyage initiatique culinaire.
meringue vegan ig bas

Ceci par exemple est mon premier essai de meringue vegan IG bas qui a tout foiré

  • Autre voyage initiatique qui m’interpelle depuis des années mais que je n’arrive pas à faire : la vidéo. Sauf que là, ma prof de sophrologie m’a donné une idée. Nous parlions l’autre jour des signes qui permettent de déclencher un souvenir, une émotion. Elle expliquait que quand elle rentrait de vacances, elle montait des vidéos sur la musique qui représentait le mieux ses vacances et du coup, dès qu’elle entendait cette musique, elle se retrouvait aussi sec là où elle était partie. Pour ma part, j’ai déjà ancré New York sur Again d’Archive (et ça marche extrêmement bien) et Montréal sur Ouverture pour Québec de Jorane (oui, bon, là, j’ai pas cherché 107 ans). Par contre, j’ai rien pour notre périple en Europe de l’Est et pour la Guadeloupe, c’est… les tourments d’amour de Francky Vincent. Un peu dur (mais matez le clip, c’est hilarant).
  • Un voyage dans la connaissance aussi : reprendre mes duolingos en rajoutant quelques exercices histoire de récupérer les 3 bribes d’espagnol que j’ai perdus (donc on n’acquiert pas bien avec Duolingo mais ça reste une bonne base), devenir la reine de l’english pour arrêter de transpirer à grosses gouttes dès que je dois le parler (alors que j’y arrive très bien en plus)(enfin, ça me stresse au niveau pro, hein), reprendre un bon niveau d’italien ET d’allemand (oui, Duolingo m’a permis de me rendre compte que j’aimais assez bien l’allemand, finalement) et jouer sur les Duolingos suédois, peut-être grecs et croate (je sais pas s’il existe celui-là) mais le grec risque d’être aussi chiant que le russe rapport au clavier…

Apprendre les langues, main tendue sous des drapeaux

  • Et enfin voyage dans mon corps et dans ma sérénité : comme évoqué quelques lignes plus haut, j’ai entamé la sophrologie et c’est extrêmement intéressant (je pense beaucoup trop, je vous en reparlerai), je veux poursuivre le yoga, bien sûr, tenter d’autres sports, aussi. J’ai découvert le foot à 5 cette année, peut-être que la vie me permettra de découvrir d’autres disciplines et constater que non, niveau endurance, j’ai pas à rougir, finalement (par contre, arrêter de jouer avec mes lunettes, je me suis ramassée un petit cocard). J’ai lu récemment le bouquin de Zermatti “Maigrir sans régime” qui est extrêmement intéressant sur pas mal de sujets. J’y reviendrai, tiens. Sur le sport, il dit que non, le sport n’est pas tant un allié minceur que ça, quoi qu’on en dise. Par contre, c’est un excellent catalyseur d’émotions grâce à son côté défouloir et sa production d’endorphines et c’est ça dont j’ai besoin, je le savais déjà, d’ailleurs. Mais je veux aussi vivre des sensations donc en 2017, je teste absolument les caissons d’isolation sensorielle, la soufflerie pour faire comme du parachute, si j’ai l’occasion un petit baptême en parapente et surtout, je vais voir pour suivre une petite formation soit de shiatsu soit de massage ayurvédique car c’est une philosophie qui m’intéresse.

massage ayurvédique bien être bonne année 2017

Et sinon ? Côté coeur, pas de grands projets cette année : on profite, on voyage (liste provisoire : Séville, Amsterdam, Japon et un autre truc mais on sait pas quoi entre Amsterdam et le Japon avec de la plage et du repos), on s’aime… et non, pas de bébé. Déjà parce qu’on vise le Japon pour fin septembre-début octobre et je pars pas à l’autre bout du monde enceinte donc voilà.

Côté pro ? On va voir, j’ai des ambitions mais… on verra.

Bref, 2017… Sérénité et voyages initiatiques. Sympa, non ?

 

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Basse-Terre, Guadeloupe : Soufrière, rhumerie et bananeraie

Il y a toujours un truc qui me frustre un peu quand je pars en vacances plongée: je visite plus les fonds marins que la terre ferme. Dans le souci d’un peu nous cultiver, l’UCPA prévoit toujours un petit temps de découverte du pays dans lequel on s’active. Mesdames et messieurs,je vous propose donc de nous suivre dans notre folle journée “découverte Gwada” avec au menu : soufrière, rhumerie et bananeraie. Bon, on a aussi fait un marché mais j’ai moins à dire sur le sujet (quoi que…)

Terre basse vue de la mer, Guadeloupe

Etant une incurable curieuse et une photographe amatrice compulsive, je ne peux rater une occasion d’aller découvrir un peu du pays. Anaïs m’ayant brieffé sur la journée découverte Gwada, je décidais que nous irions. Dieu merci, Victor est aussi curieux que moi (mais ne prend pas de photos, va falloir que je travaille là-dessus, d’ailleurs), nous voici donc dès potron-minet* sur un bateau, direction Trois-Rivières. Après un petit déjeuner local dont je ne garderai pas un grand souvenir, nous voici au pied de la Soufrière, moment que j’attendais avec un peu d’impatience  car les volcans, c’est toujours un grand moment de “prends-toi en plein les yeux”. Bon, ok, j’ai fait que l’Etna mais quand même. Nous voici donc sur un parking et c’est parti pour une heure trente de randonnée avec un dénivelé de pas loin de 300 mètres… Woah ça va, easy. Sauf que non. Parce qu’une bonne partie de la balade se fait sur un charmant petit chemin en pierre volcanique. Des pierres bien lisses et mouillées vu qu’il pleut (et qui a oublié son kway au centre ? Dieu merci, j’avais pris une serviette de plage au cas où…)… Or sachant que j’ai une peur panique de la chute (parce que je tombe beaucoup. Genre la dernière fois que je suis allée me balader dans une petite jungle, j’ai cru avoir assassiné mon objectif…), cette partie a été pour moi une légère source d’angoisse (même si le décor était somptueux). Arrivé en haut… rien. En fait, la Soufrière est très souvent “coiffée”, cf ces quelques images :

 

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Donc on était pile dans le nuage. Il pleuvait… tellement que j’ai fini par enlever mes lunettes car j’y voyais mieux sans qu’avec (j’ai une myopie moyenne, 3 de correction, c’est à dire que je n’arrivais plus à distinguer précisément le sol sur lequel je marchais). Déluge et odeur de souffre… Ah tiens, l’enfer doit légèrement ressembler à ça. Mais ne croyez pas que j’ai détesté la balade, bien au contraire : ça restait impressionnant, beau… et vu comme on se faisait bouffer par les moustiques dès que la pluie s’arrêtait, finalement, on a apprécié de traverser la petite jungle sous la pluie…

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Etape suivante : le marché. Tout mignon, tout petit, on fait le plein d’épices et surtout de rhum arrangé, qu’on nous faisait goûter pour bien nous convaincre… Bon, donc, déjà, là, j’avais perdu quelques points de fraîcheur mais rendons nous sans transition à la rhumerie, hihi. Bon, en guise de visite, on a surtout visité la boutique où on a pu déguster quelques rhums… Pour ma part, j’ai craqué sur la crème de rhum, une tuerie, mais le rhum coco et le rhum de Noël n’étaient pas mal non plus. Après, on a visité vite fait un entrepôt servant à distiller le rhum puis direction la bananeraie où il devenait urgent de manger… Pendant notre déjeuner, un monsieur arrive : c’est le propriétaire de la bananeraie qui est bien décidé à nous apprendre des choses. Nous servant un smoothie du tonnerre et nous offrant une banane particulièrement goûteuse, il nous raconte que la banane soigne tout : les brûlures, les piqûres d’insecte, les problèmes de peau, c’est bon pour la digestion, le sommeil et même la solitude (hin hin hin !!). On part ensuite faire un tour dans la bananeraie dans un vieux camion aménagé en petit bus…

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

Le sucre de canne, indispensable pour un bin rhum

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… et c’est là que ça devient super intéressant car le monsieur nous fait un exposé sur la biodiversité, le zéro chimique, l’utilisation des troncs de bananiers pour faire du papier… Mais c’est génial, la banane en fait. Je vais en remanger (j’ai arrêté avec mon régime IG bas, il ne faut manger que des bananes peu mûres et vu la vitesse à laquelle elles se gâtent… bon voilà) et me pencher sur la culture de la banane, parce que c’est peut-être l’avenir (bon, ok, nonobstant l’empreinte carbone que ça génère pour nous les expédier par avion)… Je vais planter des petits bananiers chez moi, idée déco et plantes d’intérieur (ça se reproduit hyper facilement, en fait… sauf que je suis pas tout à fait sûre de vivre dans les bonnes conditions climatiques à la base, woké…). La banane, l’avenir de la planète ? J’aime l’idée.

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Bref, ok, mais que retenir de tout ça ? Je dirais : vert, nature luxuriante et jamais plus j’oublie mon Kway. Mais aussi “je tiens vraiment plus l’alcool” et “la banane nous veut du bien et lutte contre la solitude, hin hin hin !!”

bananes

Une fois prochaine, je vous parlerai plongée mais je sais pas trop quand (le but étant de finir les articles sur la Guadeloupe avant mon prochain voyage pas encore planifié mais qui devrait tomber vers février-mars)

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* Oui enfin potron-minet de chez nous car à 7h, là bas, il fait grand jour depuis longtemps

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Moi, je suis une bosseuse, je travaille 18/24 !

Et je ne t’envie pas. Mais vraiment. L’autre jour, en faisant un rapide tour sur LinkedIn (réseau qui m’insupporte de plus en plus… enfin, pas le réseau mais l’attitude des gens dessus), je tombe sur le CV de Marissa Mayer, présenté comme à peu près parfait. Je le mate et effectivement, la présentation est bien jolie mais… que vois-je ? Marissa met en scène son côté bosseuse “je bosse 18/24”. Et tu en es fière en plus ?

yahoos-marissa-mayer

Bon déjà, j’ai un peu envie de dire “mytho” ! Parce que cette déclaration rentre en conflit direct avec ça :

Une journée dans la vie de Marissa Mayer, une certaine idée de l'enfer

Si on considère que Marissa s’octroie 6h de temps libre sur sa journée de 24h (soit 25% d’une journée), comme se fait-ce que sur ce joli graphique, les moments vie privée (dormir, jouer avec ses 35 gosses et cuisiner) représentent visuellement près de 40% ? Et encore, je suis sympa, je considère ses activités dans les ballets de New York et de San Francisco comme du travail. Alors oui, elle dit qu’elle rêve du travail mais moi aussi, je rêve des fois de travail et ça donne “j’ai eu un putain de slogan : la tomate, ça tue mate !!””. Donc non, ça compte pas. Et puis même, si Marissa travaille 18h/24h, j’imagine qu’elle ne rentre pas chez elle à 16h… donc si je regarde le temps passé avec sa petite famille, une question s’impose : ils vont se coucher à quelle heure, ses mouflards ? Oui, la question du dodo pour adultes et enfants est l’une de mes grandes préoccupations dans la vie.

Une jeune femme dort sur une pile de dossiers

Bref, si je soupçonne Marissa d’être une petite menteuse et que ça se voit direct sur son CV (et puis on sait bien comment ça finit, les perfect Mums aux USA), je reste à m’interroger sur cette affirmation “moi, je passe les ¾ de mon temps au travail”. Mais qui ça fait rêver, sérieux ? Pas moi, je vous le dis direct et je recevrais quelqu’un m’annonçant ça, j’aurais tendance à pas le recruter. D’abord, je considère que passer 18h à bosser, ce n’est pas sain, au sens médical du terme mais surtout, comment tu veux être bon quand tu es physiquement cramé et que tu prends pas de respiration. Concrètement, comme je disais, je suis en train de glisser vers les études mais j’apprends un peu par moi-même, je teste, je tente (bien aidée par une formation excel qui m’a résolu pas mal de soucis, j’avoue)… Et des fois, je bloque. J’essaie mais j’y arrive pas. Alors que faire ? A un moment, faut sortir du truc. Selon l’heure, je descends faire une pause où je rentre chez moi. Le must neurones de mon côté, c’est d’aller faire du sport ou de prendre une bonne douche voire d’aller dormir, selon l’heure, évidemment. Parce que souvent, le problème n’en est pas vraiment un, c’est juste qu’à avoir le cerveau trop encombré de données qu’on cumule depuis le début de la journée de travail, on ne voit pas la solution. On sort de l’écran, on s’oxygène la tête et pop, ça vient tout seul.

révélation par la méditation

Mais oui, il suffisait de faire un SOMME.SI.ENS, suis-je sotte !! #passionexcel

Et puis le travail n’est pas toute la vie. Comment s’enrichir quand on n’est que consacré à son boulot. Oh oui, le travail est une source d’apprentissage, bien sûr, mais pas que. Parce que si je regarde la journée de Marissa, je note qu’elle ne lit pas, ne va pas au cinéma ni au musée (et je ne parle pas de sports, apparemment, pas d’oxygénation du corps), ses seules bulles d’oxygène sont son bénévolat pour les ballets (et je pense qu’elle reste dans l’administratif), cuisiner (à la limite, pourquoi pas) et faire des trucs en famille. Alors tu vas me dire, chacun sa conception de la vie mais ça pue le métro-boulot-dodo et le cerveau qui s’atrophie, cette histoire.

femme fatiguée avec oreiller sur la tête et masque sur les yeux

Les recruteurs sont, paraît-il, assez attentifs à la rubrique “loisirs” qui donne un éclairage différent à la personne. Je sais que, pour ma part, je manquais d’un sport collectif, mes loisirs étaient très individuels, voire solitaires (fitness, marche, plongée, yoga, lire, écrire… Que des trucs où on me fout la paix, quoi). Heureusement que je me suis mise au foot à 5 ! Mes loisirs ne sont pas là pour me faire devenir une meilleure salariée, je ne consacre pas mon temps libre à ma carrière (vision assez classique aussi du “je profite de mon temps libre pour monter ma propre boîte”… mais va te faire voir, sérieux), j’ai juste besoin de sas de décompression… et de vivre ma vie en fait. J’ai besoin d’être multiple : salariée, blogueuse, aspirante écrivaine de quand je m’y mettrai, tricoteuse très occasionnelle, grande rêveuse, globe trotteuse 5 semaines par an, footballeuse du dimanche, yoggi amatrice, tatie gaga…

petite fille en rose

Oui, Pivoine a bien grandi, elle est mobile désormais

Et vous savez quoi ? Non seulement je trouve ça sain mais je reste persuadée que le secret du bonheur, c’est de ne consacrer que 8h de sa journée à sa subsistance et le reste à se faire plaisir.

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Le cas Wes Anderson

Je ne suis pas cinéphile mais je me soigne ! J’ai souvent dit que j’avais un souci avec le cinéma : trop passif (contrairement à la lecture qui est une activité en soi ou la télé que je regardais toujours en faisant autre chose) d’où assoupissement régulier, scénarii cousus de fil blanc (défaut commun à la littérature romantique), acteurs que tu n’aimes pas toujours… Mais j’essaie de me soigner et grâce à des Youtubeurs formidables comme le Fossoyeur de films ou mon idole Karim Debbache (ce mec est un GÉNIE de l’écriture. En majuscule, oui)(je mets le lien vers sa chaîne Youtube et celle sur Dailymotion car sur cette dernière, y a Chroma et c’est génial), ma curiosité est titillée. Alors avec Victor, on s’est lancés dans un cycle Wes Anderson.

Wes_Andersson

Sur la théorie, Wes Anderson, c’est déjà un univers visuel fort avec des couleurs saturées,  ses travellings et ralentis. Ce sont aussi des ambiances surannées, des personnages évoluant dans des époques révolues, une esthétique rétro irrésistible. Et puis y a la famille, au sens propre comme au sens figuré, des pères absents ou peu impliqués, souvent. Des originaux aux vies ordinaires qui vivent des épopées extraordinaires, des moments drôles, d’autres touchants. Et Bill Murray. Des gens en parlent mieux que moi et s’y connaissent mieux que moi donc allez lire leur prose.

Wes anderson

Et mon avis alors ? J’adore. En top 3 : la vie aquatique (forcément pour une plongeuse), Mister Fox et the grand Budapest hôtel. Après, je ne suis pas sûre mais la famille Tenenbaum est limite celui qui m’a le moins convaincue même si, miracle, il n’a fait dire du bien de Gwyneth Paltrow que je trouve généralement fade et sans intérêt. Donc ça donne une idée du niveau du film que j’ai le moins aimé. Chaque visionnage nous a mis d’excellente humeur, un vrai délice et un tel sans faute, bordel, c’est suffisamment rare pour être célébré. J’aime les décors, pour commencer, les personnages qui se parlent en mouvement, se poursuivent parfois, souvent dans les escaliers, beaucoup d’escaliers…

Le bateau de la vie aquatique de Wes Anderson

Là, par exemple, c’est le décor de la vie aquatique, notez les différents niveaux et les escaliers

Mais surtout, ce que j’aime, ce sont les personnages frappadingues, originaux et foncièrement drôles. Dans les films, un truc que je déteste, ce sont les personnages qui agissent en dépit du bon sens. Genre si on prend le Dernier Pub avant la fin du monde (j’ai vraiment pas aimé ce film même si le twist de milieu de film m’a scotchée), le héros est complètement antipathique, ses ex amis n’ont aucune, et je dis bien aucune, raison de le suivre dans son délire et pourtant, ils le font. Dès ce moment là, je décroche, j’ai juste envie de lâcher un “bande de cons” et d’éteindre l’ordinateur pour passer à autre chose. Dans les Wes Anderson, les personnages n’ont pas toujours un comportement cohérent (pléonasme) mais leur grain de folie, finement distillé au début du récit, nous fait accepter ses décisions, même les plus connes.

A bord du Darjeeling Limited - Wes Anderson

Regarder un film de Wes Anderson, c’est rire. Attention, n’allez pas imaginer que c’est de la comédie grasse, non. Mais il y a une bonne humeur, une fuite en avant vers un avenir que l’on espère meilleur, une fuite qui serait in fine une solution au problème. On a toujours droit à une galerie de personnages hauts en couleur incarnés par des acteurs croisés ça et là dans les autres films. Ah oui, y a ça aussi chez Wes Anderson : reprenant régulièrement les même acteurs, on attend toujours l’apparition d’un Bill Murray, acteur principal ou personnage à la limite du figurant (A bord du Darjeeling limited), idem pour Owen Wilson (souvent en premier rôle mais très discret dans The Grand Budapest Hotel, par exemple). D’autres acteurs sont pris un peu à contre emploi et délivrent une performance étonnante : j’ai déjà parlé de Gwyneth Paltrow, je pense aussi à Bruce Willis dans Moonrise Kingdom, Jeff Goldlum ou Adrien Brody dans The Grand Budapest, Cate Blanchett sublime dans la vie aquatique…

La famille Tenenbaum de Wes Anderson

En fait, je crois que ce que j’aime le plus dans les Wes Anderson, c’est la sensation que les acteurs se sont éclatés. On a l’impression de retrouver à chaque fois une bande de pote, il y a parfois quelques petits nouveaux qui ne sont que de passage, parfois, on repère un visage discret croisé dans une autre histoire.

Le casting de Moonrise Kingdom

Bref, si vous ne connaissez pas et que vous avez quelques soirées à occuper, c’est de la bonne came. Si je peux donner un petit conseil : il semble que le Grand Budapest Hotel est un peu en dessous d’autres films. Nous, on l’a vu en 2e (après la vie aquatique) et on a vraiment adoré donc pour savourer tout le sel de ce film, mettez le en haut de la pile, ça vaut vraiment le coup.

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson

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Waterfalls… version Philippines

(Un peu de musique ?)

La plongée étant un sport un peu exigeant niveau pression sur votre corps, il est recommandé de ne pas plonger 24h avant de prendre l’avion. Ainsi, après une plongée du matin assez moyenne à Turtle Bay, nous rangeons nos affaire définitivement : fin de plongée (pour ce séjour) pour nous, cet après-midi, on va barboter sous la cascade.

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Destination : Kawasan Fall ! On s’entasse dans le bus rutilant de l’hôtel (celui qui a crevé, oui)et en route pour un lieu que j’imagine féerique, on me l’a décrit comme une cascade tombant dans des bassins aux eaux bleutées. Ouaaaaah ! On se gare sur un parking blindé et on marche 10-15 km sur un petit chemin, remontant une rivière aux eaux limpides. Que tout ceci est bucolique ! On s’approche, j’entends l’eau vombrir au loin… Oui, la cascade !

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Oh mais que c’est beau, cette puissante colonne d’eau qui tombe dans un bassin à l’eau de jade… Sauf que moi, je m’attendais à ça :

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Et en fait, c’était ça :

Cette photo ne rend pas justice au monde qu'il y a

Cette photo ne rend pas justice au monde qu’il y a

Bienvenue dans l’un des spots préférés des Philippins. Alors avouons que c’est très beau et que l’eau est délicieusement fraîche et que j’étais ravie d’être là. Le contraste entre les intrépides et les prudents avec leur gilet de sauvetage était assez marrant même si, certains se sentaient pousser des ailes. Ainsi, alors que certains de mes camarades s’élançaient d’un rocher un peu haut, un mec (je ne suis pas sûre de sa nationalité, Philippin ou Coréen), sanglé dans un gilet de sauvetage me demande si c’est suffisamment safe pour sauter. Heu ben j’ai envie de te dire oui mais ton gilet me fait douter un peu…

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Ca aurait pu être une journée divine mais… j’ai fait mon boulet. Après le déjeuner, notre guide nous annonce qu’on va se promener dans la jungle. Alors je vous le dis, je trouve le mot jungle légèrement galvaudé, le sentier pour monter était très praticable. On monte un premier degré, on découvre un nouveau bassin avec pas mal de gens, quelques tables de pique-nique, des gamins qui jouent avec une liane. Tout ça est bien joli, je dégaine mon gros reflex et immortalise ces quelques instants.

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Le mec qui plane au milieu vient de lâcher la liane avec laquelle il se balançait

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J’ai pas réussi à comprendre le sens de cette photo

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On continue, on passe sur des rochers plats un peu humides et… je finis le cul (mouillé) par terre. Je me relève, pas de bobo, tout va bien. Quelques mètres plus loin, je reglisse d’un rocher à cause de mes pompes mouillées. Je tombe droite et sur mes pieds mais… dans ma chute, mon objectif tape ledit rocher. Pas de panique, pas de panique… Putain, j’arrive pas à retirer le cache, qu’est-ce qui se passe ? Un de mes camarades, me sentant en hyperventilation, vient m’aider, on arrive à faire sauter le cache et là, je tombe face à une désolation : le verre est pulvérisé.

Vous comprenez pourquoi j'étais pas bien ?

Vous comprenez pourquoi j’étais pas bien ?

Alors que l’on arrive à un nouveau pont branlant en bambou et que l’autre Nina du groupe (oui, sur 13 stagiaires, on a réussi à être 2 Nina) commençait à paniquer, je me dis “non, j’en ai marre”. J’ai donc annoncé aux autres que je restais là à les attendre et, Anaïs sentant mon bouillonnement intérieur, encourage les gens à me laisser seule. Je suis un peu comme ça : quand je suis énervée, j’ai besoin de rester quelques instants tranquille pour reposer un peu l’équation. Nous avons donc un objectif pété qui coûte facile 300 € (après vérification, pas du tout, c’est plus 160 € mais à ce moment là de l’histoire, j’avais pas Internet, j’étais dans la jungle). J’ai un autre objectif à focale fixe à Paris et nous sommes en fin de séjour donc de ce point de vue là, l’appareil peut être très vite réutilisable. J’avais pris une assurance UCPA donc peut-être que ça va me prendre le bris de matériel… Bref, après quelques minutes, le drame n’en est plus un surtout qu’en re testant l’appareil, tout fonctionne, à part évidemment la trace de bris sur les photos. Tiens, pas pété l’objectif ?

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Mes camarades reviennent et me voient un peu apaisée, on redescend tous joyeusement pour la dernière partie de cet après-midi : le passage sous la cascade sur un radeau en bambou. Hihi, ça va être rigolo même si on ne comprend pas pourquoi les gens crient à chaque fois.

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Ah ben pour la peine, on a compris : l’eau te tabasse. Littéralement. Aplatie sur mon radeau, je reçois je ne sais combien de litres d’eau sur le dos, j’ai limite du mal à respirer. On recommence, deux fois, trois fois, ça m’arrache le bas du maillot puis on le refait assis… Une fois sortie de l’eau, la fille à côté de moi se jette sur moi, je me dis “tiens, je la savais pas si tactile” mais en fait, elle cachait juste un de mes seins rendu à sa liberté par la puissance de la chute.

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Bref, c’est assez bondé et touristique, la balade sur le radeau en bambou n’est pas indispensable mais ça reste beau.

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Ah et pour ceux qui s’inquiètent pour mon objectif, il va bien ! En fait, seul le filtre polarisant a été explosé. Une fois retiré les restes de celui-ci, j’ai pu refaire plein de photos. Mais il est vrai que le reflex, c’est encombrant et comme j’ai tendance à toujours le tenir au moins à une main, ça n’aide pas mon équilibre déjà précaire. Et puis à l’occase, il faudra peut-être que j’aille chez la podologue pour retaper ma voûte plantaire gauche déformée depuis mon accident du genou. Quelques photos prises après l’incident…

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Il y a des nuages incroyables là-bas, j’adore les nuages

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C’est moi ou c’est un peu phallique, là ?

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Voilà, fin du voyage aux Philippines, retour en France imminent (après 18h de vol en cumulé). Mais déjà, je formentais des projets pour mes prochaines vacances : rando américaine, plongée aux Antilles… Rien de tout ça, finalement. Avec Victor, nous allions nous envoler vers l’Europe du Sud. A suivre !

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Philippines, vacances à presque l’autre bout du monde

En avril, je suis partie aux Philippines et je vous en parle enfin (et j’enchaînerai ensuite sur mes vacances en amoureux en Europe du Sud de début juillet mais c’est pas dit que je m’arrête en milieu pour m’énerver sur la société) ! Ma vie ayant été un peu folle depuis, j’ai pas pris le temps de me poser sur le sujet, les revues voyage me sortant un peu moins des tripes que des articles où je me désespère sur mes congénères.

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Fin 2014, Anaïs et moi, on s’excite sur des vacances plongées en Polynésie, le paradis des plongeurs (avec les Komodos apparemment). Mais début 2015, à l’heure de faire péter le livret A, on panique un peu : le chikungunya fait des ravages dans la région… Alors on ré épluche le catalogue UCPA et finalement, on repère un voyage aux Philippines : un peu moins cher, des dates plus pratiques, banco.

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Le 13 avril, nous décollons donc vers les Philippines dans un rutilant A380 (j’étais super contente alors qu’Anaïs et nos nouveaux amis n’en avaient globalement pas grand chose à faire) de Korean Airlines avec une petite escale de 5h à Seoul (arghhh!). Après un vol fait de lecture et de dodo (les films étaient en anglais sous titrés coréens et j’entends jamais rien dans les avions, j’essaie même de sous-titrer les films français quand je peux, ça m’aide beaucoup), nous voici à errer dans le gigantesque aéroport de Seoul avec douches et sièges massants (ouais!) avant de ré embarquer pour Cebu, capitale régionale des Philippines. Comme nous arrivons à minuit et demi, je me raconte une belle histoire : au lendemain, nous ouvrirons nos rideaux et découvrirons un paysage enchanteur, hihi ! Sauf que le lendemain matin, nous avions ça comme vue :

J'avais mis un filtre par accident

J’avais mis un filtre par accident

Oui, on a dormi dans un hôtel un peu moyen mais on s’en fout, on est partis pour le premier resort, youpi !

De suite ça change

De suite ça change

Alors avant tout, petit topo largement pompé sur Wikipedia : . Concrètement, on a pris plein de ferries pour relier une île à une autre et tu as de mini chapelles ardentes et des signes catholiques partout, jusque dans les taxis mobilettes… Ce qui est assez cohérent avec leur façon de conduire, ils prient juste avant de démarrer… Nous aussi d’ailleurs. Un peu comme la Thaïlande, tu te demandes comment y a pas plus de morts tellement ça double dans tous les sens, ils ont un ratio de 3 pour une place disponible. Nous avons un peu pris le pli, nous entassant à 7 ou 8 dans le taxi mobilette ou à 15 dans une voiture 9 places suite à la crevaison de notre bus rutilant…

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Donc durant notre séjour, nous avons séjourné dans 3 resorts avec club de plongée inclus, une petite plage, piscine, clim, tout confort. Les gens sont très gentils et serviables. de façon générale, les Philippins sont vraiment adorables, y compris quand ils ne sont pas payés pour nous servir : quand on se promenait sur la plage, de nombreux enfants nous interpellaient, mi hilares mi intimidés, juste pour nous saluer.

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Bref, les Philippines, le paradis ? Ah oui : les paysages sont magnifiques, j’ai eu droit à de sublimes levers ou couchers de soleil, je me suis gavée de merveilleux fruits… L’Asie a ce côté terrible de mettre à ta disposition les meilleurs fruits du monde. Ananas et mangues goutus et parfaitement sucrés, coco fraîche gorgée d’eau (mon addiction à l’eau de coco vous salue), de minuscules citrons saturés d’un jus acide et sucré… Et les avocats se fondent dans un sublime avoccado shake fameux. Niveau nourriture, on mange vraiment très bien même si c’est souvent très copieux avec plein de plats. Trop sans doute. Je finis par troquer mes entrées contre des jus de citron ou eaux de coco pour ne pas gaspiller.

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Le Paradis sur Terre ? Pour nous, oui, ça doit avoir ce goût là. Par contre, pour les populations locales, ce n’est pas si simple. Une fois sortis des resorts rutilants et de retour dans la capitale régionale Cebu, le Paradis a soudain un vilain goût : à côté de sublimes baraques flambant neuves se dressent des bidonvilles insalubres . Dans la rue, de petits enfants de moins de 10 ans vous courent après pour vous vendre 3 babioles, certains dorment directement sur le trottoir, j’ai même vu un gosse de 3 ou 4 ans se balader à poil dans la rue… Il y a également pas mal de mutilés, des aveugles, sans que je sache bien pourquoi.

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Bref, les Philippines, oui, j’ai aimé, j’y retournerai peut-être l’an prochain mais reste cette sensation toujours un peu étrange de venir en néo colons. Je vous en parlerai une prochaine fois, je vous raconterai également les folles plongées et les drôles de bêtes que nous avons rencontrés sous l’eau… Requins baleine inclus.

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A quoi bon ?

Depuis quelques temps (un an ou deux facile), je souffre d’un étrange syndrome que j’appellerai le “à quoi bon ?”. J’avais des ambitions par le passé : celles de faire des choses par loisir. Apprendre le russe parce que c’est une langue qui m’intrigue, apprendre à jouer d’un instrument de musique, prendre des cours de ci ou de ça… Jusqu’au moment où je m’interroge : à quoi bon ?

 

De zéro à Z, l’abécédaire de l’inutile, Plonk et Replonk

De zéro à Z, l’abécédaire de l’inutile, Plonk et Replonk

Ce syndrome semble être né le jour où je me suis trop prise au sérieux, niveau boulot. Je veux dire quand ma carrière est devenu mon moteur. Je me suis toujours définie comme une gentille carriériste, la fille qui vise la marche suivante de l’échelle sans pour autant se rêver au sommet. Et aujourd’hui, avec la connaissance que mon expérience m’a amenée, je confirme que j’ai pas envie du tout d’être dirigeante de quoi que ce soit, je n’y vois pas d’accomplissement personnel pour moi. Puis je suis bien trop nulle en léchage de boules pour arriver aussi haut. Je m’égare. Gentille carriériste donc, la fille qui bosse dur (et bien) pour progresser et commence à tendre toute sa vie en ce sens : je vais faire ça comme ça, ça m’apportera l’expertise bidule qui me permettra de faire ça ensuite. Bref, je virais fille la plus chiante du monde ou à peu près, ce qui se concrétisait par :

  • Apprendre le russe ? Bof, ça me servira pas, je le maîtriserai jamais assez pour que ça soit une vraie compétence
  • Un instrument de musique ? Non pas le temps, je vais lire des articles sur le social media et rêver que j’écris un blog sur le sujet.
  • Tout autre activité loisir : ça me servira pas.

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J’essayais de dessiner les contours de l’expertise de ce que je souhaitais avoir. Tiens, j’ai un bagage pas mal dans l’univers du luxe et de la cosmétique, je devrais peut-être essayer de trouver une formation de parfumerie* pour maîtriser parfaitement le vocabulaire (j’ai jamais bien saisi ces histoires de notes de tête, de coeur et de fond. Je sais ce que c’est mais je ne peux pas dire si un parfum va me plaire ou non en fonction d’un bouquet garni de senteurs qui me font parfois froncer les sourcils)*. Et puis non, tiens, je veux devenir une pro du tourisme parce que j’ai envie de bosser pour une compagnie aérienne, tiens.

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Et puis je me suis retrouvée quelque part dans les Philippines à regarder défiler le paysage quand j’ai eu la réponse. A quoi bon ? A se faire plaisir, à vivre de jolis moments. Quand j’ai commencé la plongée, je n’ai jamais pensé à un quelconque bénéfice pour ma carrière. Et dans les faits, il n’y en a pas : c’est juste pour mon plaisir. Pour moi. Parce que, bordel, ma vie ne se résume pas au boulot. Même si j’y passe certainement trop de temps mais ça, c’est un autre sujet.

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Alors ça suffit de plus avoir d’activités extraprofessionnelles parce que a) ça sert à rien dans l’absolu et b) j’ai pas le temps car trop de boulot. Le temps ça se trouve et si ça me fait plaisir et bah c’est tout bénéf. Alors voilà, décision number one de ce voyage : reprendre des activités extraprofessionnelles.

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* N’empêche que ça reste intéressant

 

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Week-end romantique à Rome – Day 2

Le dimanche, on repart fièrement à… midi. Oui pardon mais il pleuvait, on s’est pas pressés. Direction Piazza di Spagna… en métro. Oui, Victor et moi, on est du genre à tirer les leçons de nos erreurs. En plus, c’est bien, ils ont des tickets de métro 24 ou 48h… qui durent bien 24 ou 48h. Donc notre ticket nous permettra en plus de prendre le métro le lendemain pour prendre l’avion. Alors sur la Piazza di Spagna, beaucoup de monde et surtout une affiche dégueulasse Kia tout au sommet, ça m’a pas mise de très très bonne humeur mais nous en reparlerons dans un prochain article, tiens. On décide de déjeuner dans le coin, nous trouvons un charmant petit restaurant pas tout à fait gastronomique mais pas mal et on se fait plaiz : des putains de pâtes à la truffe avec des vrais petites rondelles de truffes noires, j’ai un orgasme gustatif rien que d’y repenser, un délice, une tuerie. On arrose ça d’un petit verre de Merlot, tiramisu maison et petit café. Je pars aux toilettes en annonçant à Victor qu’à midi, c’était moi qui régalais. Je reviens 5 minutes plus tard, il m’invite à m’asseoir avant d’ouvrir la note : 90 euros. 90 euros à 2… Mais que… Ah mais oui, suis-je sotte ! En Italie, tout se paie : pain, eau, service. Donc 12 € de service (légèrement plus de 15% de service, on se fait plaisir), 3 € de pain qu’on a distraitement boulotté en attendant nos plats, 3 € de carafe d’eau avec un bouchon qui n’arrêtait pas de tomber, notamment dans le café de mon cher et tendre qui a donc eu un fond de ce délicieux ristretto à 2 €.

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Voilà, c’était l’anecdote : “attention aux faux frais en Italie” (je le SAVAIS en plus putain).

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Ceci est un Facepalm Romain

 

On repart, plus ou moins sous la pluie : jardins de la Villa Borghese, piazza del Popolo, on remonte à nouveau Castello dell’Angelo, Piazza Navona, on va cette fois ci au Panthéon puis on part vers la Fontaine Trevi, en travaux. Mais du coup, ils ont installé des planches et nous pouvons passer au plus près des magnifiques statues de la Fontaine. Cool. Sauf que des pauvres vigiles sont payés pour permettre la fluidité des passages et que devant nous, on a quelques dindes accros aux selfies (ça aussi, faut que j’en reparle) qui nous retardent et j’ai même pas le temps de prendre, moi, des photos correctes. Scrugnugnu ! On fait une pause goûter, je prends un chocolat chaud… mais en fait, on n’a pas tout à fait la même définition du chocolat chaud vu que je me retrouve à déguster une sorte de crème au chocolat chaude. Pas comme le chocolat chaud espagnol où tu as quand même une partie liquide, là, non, tout est solide. Bon, au moins, ça me réchauffe vu qu’on est bien humides à ce moment là de l’histoire (et je dis pas ça rapport à l’aspect “week-end à 2”).

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On repart vers la gare Termini en passant vers la Piazza della Reppublica qui est assez mignonne, on checke les horaires de train pour le lendemain (non, on ne reprendra pas le taxi à 48 €) puis, motivé par la proximité du métro, Victor décide que, tiens,on pourrait partir dans le sud de Rome et remonter à pied jusqu’au Trastevere. Vous vous souvenez la veille quand on a marché 2h pour relier le Trastevere à notre petit appart ? Et bien, on a remis ça… la pluie en plus. Donc on sort du métro dans un quartier mort ou à peu près, on croise quelques oeuvres de street art sympas puis on marche. On marche. On marche. J’ai froid, mes pieds sont mouillés, j’y vois rien avec ma capuche (de toute façon, il fait nuit). On finit par en avoir marre et Dieu merci, on trouve un resto qui n’a pas l’air incroyable mais on s’en fout, on a froid, on a faim. Et c’était pas si mal.

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Pour rentrer, on joue la carte des transports en commun, on finit par trouver un bus qui nous ramène à la gare centrale. Et là, on découvre que le métro s’arrête à 23h30 et il est… 23h30. Mais heureusement, une annonce nous prévient que le prochain métro est le dernier. Ca sert des fois de parler italien. On finit par rentrer chez nous, épuisés et gelés, dodo. Le lendemain matin, on repart vers l’aéroport, on galère à la gare vu que le train pour l’aéroport est indiqué partout, absolument partout. Quand je dis partout, ça veut dire que tu as une flèche qui te dit que c’est tout droit, tu te retournes et tu constates qu’une autre flèche t’indique que le train est tout droit… dans l’autre sens donc. Bon, on finit par trouver, on est à la bourre, on met deux heures à acheter ces putain de billets. Point organisation : on n’a pas achetés les billets la veille car sur les bornes, il était question d’horaires et on n’était pas sûrs d’avoir celui de 8h50 (effectivement, on a eu celui de 9h05). Et bien en fait, les horaires ne figurent pas sur le billet donc on aurait pu les acheter la veille et être plus cools). Non parce qu’on est arrivés à la porte d’embarquement, ils annonçaient déjà le boarding (bien vu le checking online avant le voyage sinon, on repartait pas). Retour Paris, la déprime.

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Voilà, ce week-end fut juste parfait, même si on a tellement marché que mes mollets ont été hors service quelques jours, même s’il a plu. Evidemment, y a encore plein de choses à voir, faudra que je vous reparle de ma nouvelle conception des city breaks.

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Prochaine destination : les Philippines, je décolle le 13. Pas en City Break et pas avec Victor, je le troque contre Anaïs pour des plongées que j’espère magiques !

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