Noël, ce truc que tu vois jamais venir

Chaque année, la même histoire. D’abord novembre, les anniversaire de ma soeur, mon père et Anne qui sonnent comme un léger avertissement à mon oreille : Noël approche, gère les cadeaux au plus vite. Puis nous voilà déjà au Black Friday vers la fin novembre et soudain, sans que je comprenne pourquoi, me voici dans le train direction le sud avec un ou deux cadeaux manquants, des paquets à faire et surtout, surtout, l’angoisse qu’un des cadeaux commandés ne soit pas arrivé parce que le centre de tri de mon bled aime faire grève peu de jours avant Noël.

Le bocal de Noël

Enfant, Noël me rendait extatique. Le sapin et ses guirlandes lumineuses, la crèche, les vacances, les cadeaux, le quatuor gagnant. Faire le sapin et la crèche était une de mes occupations préférées. Je m’arrête un peu sur la crèche car c’est une vraie institution chez nous. En fait, l’histoire commence lors mon premier Noël, ma marraine avait offert à mes parents quelques santons “Carbonel”. Petit à petit, la crèche s’est étoffée : mon papa avait construit une maison-étable puis on a acheté quelques éléments dans un village près de Perpignan : une nouvelle étable en “pierre”, un pont, un puit, une autre maison… Puis une année, ma mère a acheté deux petites dalles de béton aggloméré que l’on a taillées avec ma soeur pour créer des espèces de falaises à plateau. On a buriné tout un dimanche après-midi et résultat, j’ai eu mal au poignet pendant 2 jours. Bref, la crèche, chez nous, c’est bien plus une institution qu’un symbole religieux, un terrain de jeu fantastique pour ma soeur et moi quand nous étions plus jeunes.

La crèche de Noël avec les santons Carbonel

C’est pas la nôtre mais y a de l’idée

Mais le temps est assassin et mon esprit de Noël en prend chaque année un coup. Peut-être parce qu’il fait 15° en décembre et que j’apprécie même pas mon traditionnel vin chaud censé me réchauffer vu que j’ai pas froid ! Peut-être parce que la semaine avant Noël est la pire quand tu bosses : trois milles réunions, des bouclages de dossiers aux petites heures de la nuit, de la fatigue et des crises de nerfs à tous les étages. Autant vous dire que quand vous dormez moins de 10h en trois jours, l’esprit de Noël devient vite un concept fumeux et lointain.

Fatigue de fin d'année

Et que dire des vacances de Noël ? Je les attends avec impatience avec la douce promesse de siestes et grasses mat’. Sauf qu’en vrai, non, pas tant que ça. D’abord, tu as la course aux derniers cadeaux et leur emballage, une activité dans laquelle je n’ai jamais réussi à briller, essayant de déployer quelques astuces pour cacher la misère du paquet. Puis tu entres dans le marathon bouffe et familles : tu manges, tu manges, tu bois, tu bois, tu vas de maison en maison faire des bisous à tes proches, apporter quelques cadeaux, manger, manger, boire, boire. Si on rajoute à ça ma bonne habitude de choper un rhume ou une crise de foie, c’est un peu râpé pour le repos. Sans parler que depuis, j’ai gagné un neveu (et une nièce mais elle est encore dans sa période “je dors, je mange, je végète”) qui aime très fort sa tatie. En somme : quand Saturnin est debout, tout repos devient impossible vu que je suis son jouet préféré.

Saturnin joue dans la forêt, une photo sans retouches dont je suis très fière

Je suis super fière de cette photo (sans retouches)

Mais pourtant, j’aime Noël quand même. je m’en fous que ce soit une fête commerciale, je m’en fous des histoires de crèche ou pas, je m’en fous de la fatigue et de prendre 3 kg en 5 jours. Noël reste une jolie parenthèse dans ma vie où je me fais cajoler chez mes parents, où je vois ma famille, où on rigole, où on se ravit de faire plaisir à ses proches. Et où on boit du champagne devant la cheminée (enfin, la cheminée, ça devient salement optionnel). Mais cette année, quand même, gros bémol : quasi une semaine sans Victor, ça me chagrine un peu.

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Doux Noël

Coucou lecteur. Oui, au singulier parce que tu dois pas être bien nombreux aujourd’hui. Moi même, pendant que tu lis ces lignes, je suis sans doute pas devant mon pc car je suis, au choix :

– en train de dormir
– en train de dormir devant la cheminée
– en train de lire devant la cheminée
– en train de faire des mots-croisés devant la cheminée
– en train de câliner mon neveu
– en train de servir de matelas super confortable pour mon neveu
– en train d’essayer de changer mon neveu en évitant qu’il me pisse dessus
– en train d’empaqueter mes cadeaux
– en train de courir les boutiques pour l’ultime cadeau manquant

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Rien que d’écrire cette liste des potentielles activités de ma personne en cette joyeuse veille de Noël m’épuise. Quand je vous dis que les vacances de Noël ne sont pas reposantes (oui, ok, la moitié de mes activités n’implique pas d’efforts particulier mais rien que d’aller dans un magasin, ça vous pompe plus d’énergie qu’un marathon).

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Bon, je vais pas me répandre pendant des heures, tu m’excuseras lecteur égaré. L’an dernier, Noël fut assez pourri globalement alors Dieu sait que Noël est un peu mon phare dans la nuit hivernale. Mais perdre sa grand-mère un 24 décembre gâche légèrement le plaisir. Alors cette année, la vie s’est dit qu’elle m’avait assez collé de baffes dans la gueule et s’est dit que, tiens, Noël serait cool (article écrit le 20 décembre, je prends des risques insensés en prédisant un Noël cool). Parce que cette année, à côté du sapin, il y aura… mon neveu.

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Et que même si l’année 2012 n’a pas été qu’une joyeuse balade de santé, y a quand même eu des trucs chouettes, des trucs qui te donnent le sourire, la banane, la patate, la win et tout ce que tu veux. Et parmi ces choses, mon neveu donc. Qui va avoir plein de cadeaux même s’il s’en fout parce qu’il aura même pas un mois et que la seule chose qui l’intéresse, c’est de manger, dormir et d’avoir le cul au sec. Des fois, quand je vois la vie qu’a un bébé, je me dis que c’est plutôt cool qu’on se souvienne pas sinon bonjour la dépression à vie quoi. Bon, on oublie aussi qu’on passe de bras en bras parce que le bébé, il est trop mignon hiiiiiiiiiiii ! On oublie aussi tous ces sons suraigus qui, collés bout à bout, ne forment pas le moindre mot, les « areuh gaga bouh » que tout le monde nous distribue. Evidemment qu’un bébé ne parle pas, personne ne lui adresse la parole. Traumatismes que tout cela.

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Bref, l’an dernier, Noël dans les mouchoirs, cette année, ce sera dans les couches. Et oui, on dirait pas mais c’est cool !

Allez, joyeux Noël mes chers petits lecteurs, on se revoit mercredi !

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Aujourd’hui, je me marie

Après un an de préparation plus ou moins intensive, le réveil sonne pour déclarer ouvert ce jour qui restera un inédit, une aventure qu’on ne vivra qu’une fois (normalement…). Aujourd’hui, on se marie.

Le jour du mariage tient plus du marathon que de la journée plaisir. Vite, vite, chez le coiffeur, vite vite, la maquilleuse ! Il faut s’habiller sans ruiner son chignon ! Non, j’ai pas faim, dégage avec ton assiette de pâtes ! Pour peu que vous enchaîniez mairie et église (synagogue, mosquée, ce que vous voulez), le timing va être serré serré ! Espérons que votre chauffeur s’appelle Schumacher (sans sa propension à rentrer dans ses petits camarades).

En fait, le jour du mariage ressemble à une gigantesque séance d’apnée : pas le temps de reprendre son souffle, on enchaîne, on enchaîne ! On se dit oui, on signe et si cérémonie derrière, on recommence : chant, oui, on signe, tempête de confettis, de pétales ou de fleurs séchées et là, ouf : c’est fait !

Et c’est enfin là que tout ce souk prend tout son sens : vous êtes parmi ceux qui font votre vie, la famille et les amis, tous avec une coupe à la main en train de boulotter des petits fours. On est bien, on est détendus. C’est-fait. Personne n’est mort ou n’a dit non, pas de catastrophe majeure. Respirez et savourez. Tout le monde est heureux, on nage dans une bulle d’amour et de bienveillance. Les sourires sont francs, quelques larmes écrasées dans un Kleenex pour les plus émotifs, les gens sont bien là. Avec vous.

Alors oui, y aura sans doute des grincheux pour râler sur la viande trop cuite, les pommes de terre pas assez sautées, la pièce montée trop sucrée ou le champagne aux bulles trop grosses. Vous allez avaler du PowerPoint et quelques blagues un peu lourdes. Mais on s’en fout. Là, c’est l’heure de faire la fête.

Dansez jusqu’au bout de la nuit, riez, relâchez la pression. Mission mariage :accomplie.

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Constat d’échec…?

Il y a parfois des articles qu’on écrit avant de les repousser dans un coin en se disant qu’ils n’intéressent que moi. Comme celui rédigé y a 15 jours sur mes rêves récurrents. Non parce que j’aime voir ce blog comme un psychanalyste. J’ai écrit l’article, je l’ai relu, je n’y ai plus vu le moindre intérêt, je ne l’ai pas publié. Or pourtant, il contient quelque chose d’intéressant : mes mauvaises nuits sont hantées par mes échecs.


On en connaît tous, des échecs, ça n’a rien d’extraordinaire en soi. Et je ne vous infligerai pas la liste de ce que je considère être les échecs de ma vie, on s’en fout un peu. Par contre, ce qui m’intéresse, c’est la définition précise d’un échec. Pas celle du dictionnaire mais celle intime, celle de nos têtes et de nos tripes. Parce que de mon point de vue, ce n’est pas la même.

Revenons à mes rêves. Quand je suis en période de stress professionnel, je rêve toujours peu ou prou la même chose : je dois passer le bac ou rendre un mémoire ou passer un diplôme dans une matière que je ne maîtrise absolument pas et il me reste très très peu de temps. Le rêve se déroule en général en 3 temps : panique, recherche d’une solution, renonciation. Et quand je me réveille, une vague déception : je ne me suis même pas battue.

Là est pour moi l’échec, le cuisant, le destructeur. Je n’essaie même pas, je renonce à partir du moment où je me dis que j’y arriverai pas. Et je trouve ça particulièrement intolérable. Nous avons tous d’inatteignables sommets, nous avons tous nos limites. Et nos envies : je sais que jamais de ma vie je ne courrai un marathon mais j’avoue que j’en ai pas la moindre envie. Mais pour certains domaines, si je ne me lance pas, je saurai pas. Typiquement les loisirs créatifs. J’ai eu le « courage » de me lancer dans le tricot et il s’avère qu’en fin de compte, je suis douée. Je dois tenter la couture à présent. Ceci étant, les loisirs créatifs sont un mauvais exemple car je ne crois pas que l’on puisse parler d’échec si on rate un tricot. À moins qu’on ne soit tricoteuse, je suppose…

Mais revenons aux grands projets. Des fois, j’ai envie de me mettre des claques de pas oser tenter ce qui me fait rêver. Genre oser écrire un roman que j’enverrai aux éditeurs, par exemple. Arrêter de dire, je vais faire, je vais faire et ne pas se bouger le cul. Là est l’échec. Ne pas tenter, ne pas faire… Sans doute par peur. Peur de l’échec ? Autant donc ne pas tenter. Comme ça au moins, on sait pourquoi on échoue. Je vous ressortirai pas la fameuse phrase de Sénèque « Ce n’est pas parce que c’est difficile que l’on n’ose pas, c’est parce que l’on n’ose pas que c’est difficile ». Ah si, je l’ai ressortie finalement…


Du coup, j’ai un goût de revanche dans la bouche. Cette éternelle envie de reprendre mes études et me prouver à moi-même que je peux le faire, que je ne céderai pas. Pourquoi pas retenter un concours d’école de journalisme ? Pas pour y entrer, juste pour le faire, pour me prouver que je peux. À ceci près qu’il me semble que je suis trop vieille pour me présenter…

Bref, l’échec, le vrai, n’est-il pas un simple renoncement ? Ne peut-on pas tirer fierté d’avoir essayé quelque chose sans avoir de résultats à l’arrivée ? Après tout, ne pas réussir quelque chose, c’est juste admettre que malgré nos efforts, nous ne sommes pas capables de tout. Mais qui l’est ?

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J’ai expérimenté le ramadan

Tout a commencé par une semi blague. La semaine dernière, je demandais à ma collègue Iasmina si j’avais bien entendu qu’elle voulait nous inviter à rompre le jeûne avec elle. J’avais mal entendu m ais j’étais la bienvenue chez elle pour le faire. Alors que j’acceptais avec plaisir, mon autre collègue Isadora (qui n’est pas musulmane, je sais pas s’il est utile de le préciser) me dit « ah mais si tu va rompre le jeûne, tu le fais pour de vrai alors ! ». Moi, faut pas me lancer des défis comme ça.

Mardi, hier donc, j’ai fait ma journée de jeûne. Je m’étais préparée comme à un marathon. La veille, j’avais prévu de manger lourd et tard pour tenir. Après une engueulade sur MSN avec un gros con intolérant qui m’expliquait que la religion (en particulier musulmane) n’était qu’obscurantisme et le ramadan de la merde (depuis, il a dégagé de mes contacts). Sauf que quand je m’énerve avec quelqu’un, surtout via web, ça me coupe l’appétit donc à 0h, je finis par me décider à faire mes pâtes (alors que j’étais occupée à papoter avec
Tatiana et Vicky). Un gros bol de coquillettes bolognaise et deux banoffees plus tard ainsi qu’une bonne recharge en eau, je me dis que j’ai trop mangé et bu et que je vais mal dormir. Surtout que j’ai pas bu non plus des litres d’eau car ma vessie, elle a du mal avec le concept de ramadan.

Mardi, jour J. Je suis résolue à tenir et à ne pas trop me plaindre (sauf sur twitter). Parce que bon, les Musulmans, il font ça tous les jours pendant 28 jours donc la princesse pourrie gâtée, elle vit son jeûne en silence, merci. Alors j’en profite, justement pour expliquer le pourquoi de la motivation profonde du truc. J’ai appris relativement récemment que le ramadan servait en fait à plonger le croyant dans un état de pauvreté et d’humilité. Parce que bon, je pense que si je ne crois pas en ce Dieu catholique dont on m’a narré la
parole pendant 15 ans, je vais pas croire en Allah que je ne connais pas des masses parce qu’à l’arrivée, c’est quand même le même. Donc hier, dès que j’avais une envie de manger, boire ou fumer, je pensais à cet acte de pauvreté même si, en fait, je n’ai pas tant souffert de la faim que ça. Même la clope, j’en avais pas envie vu qu’à partir d’un certain moment, je planais un peu et que
l’idée de fumer me donnait la nausée. Par contre, la soif, c’est plus éprouvant, physiquement. Parce qu’à la fin de journée, j’avais quand même mal à la tête et du sable dans les yeux de déshydratation. Et je planais, oui. Mais j’ai pas craqué, même pas tellement eu envie en fait.

Et puis le soir, je suis donc allée manger chez Iasmina et j’ai ainsi fait la connaissance de son mari et de son fils. Il faudra un jour m’expliquer pourquoi tant d’hommes de moins de 6 ans tombent instantanément amoureux de moi et qu’après 20 ans, ils ont juste envie de me sauter. Bref, je joue un peu avec le petit qui me montre ses voitures, ses chaussures et tout puis arrive la rupture du jeûne avec l’appel à la radio (j’avoue honteusement ne pas connaître le nom). Là, c’est parti pour le repas : du lait fermenté avec des dattes,
une soupe avec du frik dedans, de la viande de mouton, de la coriandre et des légumes accompagnée d’un brik garni de pommes de terre, œuf, crème, herbe, fromage, de l’agneau aux petits pois avec des artichauts farcis et enfin le sucré avec un mélange de pruneau-abricots secs et amandes et des pâtisseries, le tout accompagné d’un vrai thé à la menthe. Evidemment, après la soupe et le
brick, je n’avais plus faim mais le mari de Iasmina m’avait prévenue de ne pas manger trop vite. Raté.

Après, Iasmina m’a montré les photos de son mariage en m’expliquant les différentes tenues, les rites… Et comme il était tard et que j’avais le ventre bien plein, son mari m’a ramenée et dodo.

Le bilan est donc plus que positif. D’abord, j’ai appris des choses sur le ramadan, sur les réactions de mon corps face au jeûne et en plus, j’ai pu rencontrer la famille de Iasmina et son gamin est juste génial (imaginez, c’est moi qui dit ça !). A un moment, par exemple, il dit « moi, je veux pas manger de ça » donc son père lui demande pourquoi et tout naturellement, le petit répond : « hé ! Parce que j’en ai pas envie ! ». Ah bah dit comme ça… J’ai vraiment passé un bon moment et j’ai appris des trucs, que demander de plus ? Par contre, soyons honnêtes : mon café, ce matin, je l’ai aimé d’amour !

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Le témoin amoureux


Depuis le temps que F nous en parlait, Vicky et moi avons donc décidé de poursuivre notre marathon du nanard par Le témoin amoureux. Oui, je suis une meilleure amie de rêve, je vous impose mes lubies, adoptez moi comme copine.  Bref, lancez le Témoin amoureux, c’est parti !


Alors en fait, ce film, je l’avais dans le collimateur depuis sa sortie, j’avais vu la bande-annonce et je m’étais dit « oh mon Dieu, un mélange du mariage de mon meilleur ami et de Mon beau-père et moi qui est le film le plus lamentable qu’il m’ait été donné de regarder ». Tellement que j’hésite sérieusement à le revoir parce que ça ferait certes un article sympa pour cette rubrique mais c’est une torture pour tout esprit clair. Ou relativement éloigné du coma éthylique ou médicamenteux. Parce que dans la bande-annonce du témoin amoureux, on voyait Patrick Dempsey qui me fait à peu près aucun effet être supra lourd parce que comme tous les boulets cinématographiques, il se rend compte qu’il est amoureux d’une femme quand celle-ci lui annonce qu’elle en aime un autre. Ceci étant, y en a des comme ça dans la vie aussi.


Bon, je vous résume : Patrick est amoureux d’Anna mais en fait, il met 10 ans à s’en rendre compte (boulet, donc) et justement, quand il veut lui dire, cette nigaude rencontre un Ecossais et décide de se marier avec lui au bout de 2 mois. Oui, ils avaient pas le budget pour une trilogie. Donc Patrick il fait « oh non, bouh ! Il faut que je lui dise ». Sauf que Anna, comme elle l’aime fort son Patounet, elle le prend comme témoin avec trois autres nanas dont une blonde ex de Patounet qui est joué par toujours la même nana vue dans Urgences ou Dawson. Vous savez, celle qui s’habille en 34 alors qu’elle fait du 38 et à chaque fois que je la vois, je m’arrête automatiquement de respirer tellement j’ai l’impression que toutes ses fringues vont exploser. Bref, voilà donc Pat’ qui doit organiser le mariage de sa chère Anna tout en la dégoûtant de son futur mari de façon un minimum subtile et de supporter la blonde qui va péter son chemisier. Les deux autres demoiselles d’honneur ne servent à rien à part la grosse qui prétend pouvoir rentrer dans du 36 le jour du mariage en ne se nourrissant que de milk shakes diététiques. Ceci étant, ayant travaillé sur des forums féminins, je peux vous garantir que chaque mariage engendre son lot de « je fais du 44, il faut que je perde 3 tailles en 15 jours pour le mariage pour être sublime sur les photos ».


Donc au vu de ce pitch, je m’attendais à de la merde en barre d’autant que le film reposait sur le charme de Patrick Dempsey qui, pour moi, n’en n’a pas une once. Même dans « Il était une fois » que j’ai trop adoré, je le trouvais moche. Donc, voilà, je n’aime pas les comédies romantiques et le prince de service ne me plaît pas, me voilà mal barrée.


Et j’ai été déçue. Je m’attendais à dégainer ma plume la plus acide et acérée et en fait, je vous le confesse : j’ai relativement bien aimé. Evidemment que le scénario est convenu, les rebondissements visibles 15 mn avant facile mais y a quelque chose de sympa dans le film, finalement. Un petit côté qui fait dire que l’équipe ne s’est pas trop prise au sérieux, que le but est de divertir, pas de faire vendre des kleenex aux nanas hypra romantiques. Donc même si ça ne restera pas mon film préféré de la vie et que j’en ai déjà oublié pas mal de passages, finalement, si une de vos amies vous harcèle pour une soirée comédie romantique, choisissez ce film là. Vous vous en tirerez drôlement mieux qu’avec n’importe quelle comédie romantique avec Meg Ryan dedans.

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Cinq sœurs

Je me suis demandée si j’allais faire un article léger ou un sérieux aujourd’hui et comme je m’en suis voulue d’avoir déprimé tout le monde avec mon article de jeudi, je vais partir dans le comique. Alors je vais te parler d’une série mortelle que j’ai découverte un peu par accident récemment. Quand je dis mortelle, ça veut dire tarte et ce sont celles que je préfère.

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Le pitch : un docteur a 5 filles et retrouve un fils (mais on sait pas encore si c’est vraiment le sien ou pas, y a un mystère) et évidemment, nos 5 demoiselles ont des maris
et/ou des amants et des amis aussi. Le bon docteur lui-même a une jeune fiancée et travaille dans un hôpital dont il est directeur où y a plein de monde. Donc, c’est magique : t’as plein de gens de plein de générations donc ça fait plein d’histoires. Je précise que cette série est commise par Marathon, les mêmes qui ont fait Sous le soleil. L’action se passe naturellement dans le sud de la France, à Nice.

Bon maintenant que j’ai posé la base, rigolons un peu avec les quelques épisodes que j’ai vus. J’en ai pas vus beaucoup mais y a déjà de quoi dire. Déjà, c’est une série super open car il y a plein de mélanges ethniques. Par exemple, on a Manu, la petite dernière qui a un petit côté kaïra du 9-2 (Neuilly quoi) qui ne fréquente que des Blacks dont un qui a une coupe afro proprement hallucinante. On a également Béné, la 2e, blonde (les deux premières sont blondes, les 3 dernières brunes), mère au foyer catho coincée qui sort direct de La vie est un long fleuve tranquille. Ben figurez vous que la Béné, elle roule une pelle à un Arabe qui n’est même pas son mari ! Bon, c’est un Arabe en chemise genre golden boy mais imaginez le truc, c’est révolutionnaire pour un programme télé !

Après, on a les histoire abracadabrantesques. Par exemple, Lucie qui est la troisième, il lui en arrive des choses. Déjà, j’adore l’actrice genre mono expression qui fait toujours les yeux ronds, la mâchoire serrée quoi qu’il lui arrive. C’est la sœur un peu dark genre médecin le jour, strip teaseuse la nuit car elle adore se foutre à poil devant des hommes et écrit ça dans son roman autofictionnel que sa sœur, Manu, lit comme ça, ça nous fait une belle confrontation. Mais Lucie, à un moment, elle se fait droguer par un homme qui la prend en photo à poil et c’est terrible car il la fait chanter et tout. On a aussi l’histoire du papa qui se fait empoisonner à petit feu. Mais là, on a le super élément : la mamie qui tire les cartes. Comme si le scénario était trop plein de suspense, pour le rendre moins anxiogène, on met mamie qui tire les cartes et va nous raconter tout ce qu’il va se passer pour pas qu’on ait trop peur « oh mon Dieu, quelqu’un va essayer d’empoisonner Pierre ! ». Du coup, Léa et Elise, les deux dernières sœurs courent vite à l’hôpital et empêchent leur père de manger le plat. Mais en fait, c’est l’infirmière en chef qui veut le tuer, celle là même qui lui emmène tous ses plats. Elle est trop in love de lui et n’a pas supporté qu’il demande une doctoresse de l’âge d’une de ses filles en mariage. Alors elle empoisonne sa volvic mais au moment où le docteur allait la boire, y a son fils illégitime qui arrive et boit le verre car il a trop soif et manque de mourir. Du coup, l’infirmière, découverte, essaie de se tuer en finissant la volvic.

Tiens, parlons du fils illégitime. Alors le vrai fils illégitime, c’est Lucas. En descendant à Nice pour retrouver son père, il prend en stop Tom mais ils ont un accident et comme Tom croit que Lucas est mort, il prend sa place dans la famille du docteur mais en vrai, Lucas, il est pas mort et on sent bien qu’il va sortir du coma et revenir. En plus, Tom, il est amoureux de Lucie qui est censée être sa sœur alors je vous dis pas le schmiblick. Y a aussi une histoire de mec qui aurait tué sa femme aussi mais on sait pas trop et ça, j’ai pas trop compris mais celui-là, il a un mec attaché dans sa cave, j’ai pas compris qui c’était parce que je rate pas mal d’épisodes quand même.

 

Bref, comme vous l’avez compris, j’adore ce genre de séries juste pour le plaisir de les résumer. Bon, je suis pas trop parce que je n’ai pas que ça à faire de ma vie mais là, je
sens qu’on tient une vraie série culte, un peu comme Plus belle la vie. Mais celle-là, je l’ai jamais vue mais promis, un jour, je m’y mettrai et je vous raconterai.

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Suis-moi, je te fuis, fuis-moi…je suis parti

Il y a des dictons qui m’énervent, surtout quand je ne les trouve pas avérés. Parce que bon, si après la pluie vient le beau temps, qu’il vaut mieux un tien que deux tu l’auras, c’est œil pour œil et dent pour dent. Mais je mets la charrue avant les bœufs là. Oui, je trippe un peu toute seule, là, j’espère au moins ne pas avoir perdu la moitié d’entre vous.

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Bon, le dicton qui me saoule en ce moment est, vous l’aurez compris grâce au titre « pierre qui roule n’amasse pas mousse ». Non, je déconne, c’est « suis-moi, je te fuis, fuis-moi, je te suis ». Déjà, j’ai du mal avec les conseils amoureux du genre « si tu veux un mec, tu dois faire ça et pas ça et ça et pas ça… ». Donc, en gros, si je comprends bien, faut que je m’adapte aux désirs de monsieur et que ce que je suis en vrai, on s’en fout. Et je dois cacher mon naturel jusqu’à quand exactement ? Non parce que je vais pas tenir toute une vie non plus…Surtout que je suis du genre à croire qu’il n’y a aucune règle absolue en la matière, tout est question de personnalité.

Revenons à notre fameux « je te suis, tu me fuis, je te fuis, tu me suis ». Donc l’idée de base est la suivante : on ne désire jamais rien autant que ce qu’on ne peut pas avoir. Donc partant de ce principe, il faut se faire désirer. Sur le principe, c’est vrai, c’est meilleur d’avoir quelque chose qu’on a obtenu en se battant. Même si des fois, les trucs qui tombent du ciel, c’est bien aussi. Ceci étant dit, faire des efforts, ok, mais pas trop. Se préparer pour un 5000 mètres et se retrouver à faire un marathon, on va pas tenir jusqu’au bout. En
tant que fille, quand un mec me plaît, je veux bien courir un peu mais pas me faire balader, déjà. Puis surtout à force de courir, je ne vois plus l’arrivée et je me dis que ça n’en vaut plus la peine. En gros, je rencontre Pietro et je le drague mais si au bout d’un moment, le dossier n’avance pas, je laisse tomber. Alors que s’il le faut, Pietro jouait juste le « je te fuis… ». Raté ! Mais arrive un moment où il faut arrêter de jouer et mettre carte sur table. Je te plais, tu me plais, on va perdre encore du temps pour des bêtises ou écrire le chapitre 1 de notre love story ?

Par ailleurs, dans tout ça, ce qui est gonflant, c’est l’impression d’une stratégie amoureuse. Je ne stratégise rien en la matière. Je ne prévois pas de craquer sur un mec et quand ça arrive, je n’établis pas un plan de guerre. Je laisse d’abord faire un peu, pour voir. Ces derniers temps, les mecs qui me faisaient craquer étaient soit en couple, soit en couple et gays, en plus. Je me serais jetée à leur cou, bonjour le ridicule. Puis le premier coup d’œil n’est pas suffisant. Il est craca miaou, ok, mais après ? S’il le faut, il est tellement con qu’au bout d’une demi heure, j’aurai envie de le noyer dans les toilettes. Ou alors, il déteste les chats, les enfants et les dauphins, allez savoir. Peut-être même qu’il a du P. Diddy en sonnerie de portable ! Donc, c’est vrai que j’ai tendance à voir un peu ce qu’il peut se passer sans chercher à concrétiser à tout prix, à établir une stratégie. Quand un mec me plaît, je lui fais comprendre sans me traîner à ses pieds non plus. J’improvise en fonction du moment, je lance des perches, je saisis celles qu’on me tend mais comment prévoir ? On peut se faire des dialogues 100 fois dans la tête, ça ne se passera jamais comme on l’a prévu alors arrêtons de se la jouer stratégie militaire de séduction. Surtout que dans tout ça, j’ai l’impression que l’autre que l’on cherche à séduire devient limite un ennemi à battre. « Si je t’aime, prends garde à toi ! ». Combien de fois on s’énerve « tain, il m’a pas appelé ce con, je le déteste ! ». Et tu l’as appelé, toi ? Non ? Ah. Alors lui, c’est un con de pas appeler mais pour toi, c’est normal. C’est souvent ce que je me dis quand un mec me donne pas signe de vie, au lieu de m’énerver dans mon coin, moi, je lui donne signe de vie. S’il répond pas, là, au moins, c’est clair. Mais faut un peu s’asseoir sur sa fierté mal placée et ses théories à la con et prendre le taureau par les cornes. Parce que si vous jouez à « je te fuis… » et que l’autre aussi, autant vous dire que vous n’êtes pas rendus. Le jeu amoureux, c’est sympa quand on flirte. Sinon, c’est ridicule.

En conséquence de quoi, j’ai décidé d’adhérer au groupe facebook d’utilité publique : suis moi jte fuis, fuis moi jte suce. Avec mon profil Nina, bien sûr, pas la peine d’aller chercher mon vrai nom sur ce groupe !

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O mon pays, O Toulouse

Mercredi, 13h45. Dans un monde normal, je serais à cinq minutes de Montparnasse mais en fait, on est loin, le train a du retard. Je reviens de mon pays natal où j’ai passé un long week-end, je suis entassée dans un coin de train avec ma valise, mon ordi et la pauvre Kenya qui dort tranquillement dans sa cage, se préparant pour la sérénade qu’elle me jouera tout à l’heure dans le métro. A côté, y a une fille aux dreads roses dans lesquelles sont accrochées des capsules de bière et elle a un rat teint en vert sur l’épaule… Pauvre rat, c’est pas sympa de le teindre, quand même.
 
Il ne fait pas très beau et je suis d’humeur un peu nostalgique depuis hier. Il faut dire que mon retour sur Toulouse fut chargé en émotion. Week-end normal à fêter l’anniversaire de mon père et de ma sœur avec mes parents, la dite-sœur, mon « frère » (il ne l’est pas d’un point de vue biologique mais fait partie de notre famille depuis trois ans, pas la peine de demander comment se fait-ce, je n’en dirai pas plus), ma grand-mère gentille et ma tante. Vendredi, samedi, dimanche, lundi pépères. Mardi, journée marathon.
 
Plan à 4 au resto
Mardi, donc, 11h45, je pose mes délicates fesses dans l’habitacle de la 206 maternelle pour foncer su Toulouse. Ah, le plaisir de la conduite ! J’adore conduire mais je n’ai plus trop l’occasion de le faire puisque je n’ai pas de véhicule sur Paris. Embrayage, première, embrayage, seconde, embrayage, troisième vrouuuuuuuuuuuuum ! Et vas-y que je déboîte à gauche pour doubler tout en hurlant : « what a-are you waindingue for ? » (pour ceux, nombreux, qui n’auraient pas reconnus, c’est du Gwen Stefani). Car, ce que j’aime dans la conduite, c’est visser les écouteurs de mon ipod dans les oreilles et chanter à tue-tête, m’imaginant devant une salle comble en train de m’applaudir. Oui, je sais j’ai pas le droit de conduire avec un baladeur sur les oreilles mais moi, au moins, je n’appelle personne pendant ce temps. Donc tout va bien.
 
Arrivée 12h30 au centre ville de Toulouse, je me gare sans soucis dans un parking souterrain, j’ai même pas eu à m’énerver après un automobiliste ce qui, à Toulouse, est plutôt rare. Je vais m’acheter un ticket de métro pour me rendre à St Cyprien. Oui, j’ai rendez-vous avec un jeune homme que je ne connais pas, je vous raconte l’histoire. Il y a une semaine ou quinze jours, je trafique sur mon blog quand je suis soudain déconnectée. Je me reconnecte et là, je vois écris en haut de l’écran que mon blog est en « privilège ». Ah ben, merde, alors, je rêve ? Tous les blogs débutent en confiance, on passe en privilège quand notre blog est de qualité mais ce passage était bloqué depuis quelques temps en attendant la sortie de la nouvelle version (sortie mardi). Du coup, maintenant, je sais quels mots clés vous tapez pour arriver sur mon blog, bande de pervers ! Etonnée, je vais hurler ma joie sur le forum d’over-blog (OB) puis je vais faire un tour sur ma boîte mail et voit que j’ai reçu un courrier d’un dénommé Fabien au sujet de mon passage en privilège. Ce monsieur est l’un directeur d’OB (ils sont trois) et comme il aime beaucoup mon blog, il l’a fait passer en privilège. Ah ben merci ! On s’échange nos adresses MSN (non, ce n’est pas nina.bartoldi, mon adresse MSN, arrêtez de m’ajouter). Un soir, on discute, tranquillement, je lui raconte que je suis en vacances chez mes parents, dans une ville assez proche de Toulouse et là, il m’annonce que les bureaux d’OB sont précisément dans la ville rose. En voilà une information, je ne le savais pas du tout ! « Si tu veux passer nous voir, un jour… ». Tu parles que je veux, découvrir les bureaux grâce auxquels je suis une star, je vais pas dire non ! En plus, il a l’air marrant, Fabien : déjà, il n’a « que » 26 ans, donc plus jeune que ce que je croyais. Hé oui, y en a qui ont 25 ans et qui sont chômeuses, d’autres qui en ont 26 et qui sont directeurs, chacun son truc. Donc on discute et on part dans un délire sur le train.
 
Le principe est simple : si la SNCF veut nous faire préférer le train, qu’elle y mette du sien, c’est à dire qu’elle place les gens en fonction de leur âge. Et si nous faisions un wagon spécial 12-25 ! Non parce que systématiquement, on se retrouve à côté d’une personne bien plus âgée que nous. D’ailleurs, ce week-end, ça n’a pas raté : à l’aller un vieux (qui est rapidement descendu, une banquette entière que pour moi), au retour, un vieux (mais y avait toute une banquette de libre à côté donc je m’y suis installée). A une époque, je lisais les nouvelles érotiques publiées sur aufeminin et il y avait toujours des histoires dans le train… Moi, je veux bien faire des galipettes dans le train mais avec qui ?
 
Bref, on a un bon contact et il me propose de passer dans leurs bureaux pour un déjeuner. Jeune homme, 26 ans, célibataire, chef d’entreprise… Bon, et bien, vous commencez à me connaître, je m’empresse d’accepter ! Surtout que ce n’est pas un simple déjeuner : y a peut-être un petit job pour moi à l’arrivée. Me voici donc dans le quartier de St Cyprien, quartier où j’ai vécu mes quatre premières années toulousaines, dans une résidence étudiante où j’ai pu faire partager mes ébats malgré moi. Je trouve très facilement leurs bureaux (ben, oui, ils sont voisins de mon ancienne résidence étudiante que j’ai tant honnie les derniers mois). Je finis ma clope, je sonne et on m’ouvre. Bon, l’immeuble est petit, premier étage, je trouve un charmant blondinet qui me claque la bise : Fabien. C’est marrant, il ressemble un peu à un copain que je fréquentais en maîtrise science politique et qui avait un nom de famille à consonance italienne. Il me montre le loft qui abrite les locaux d’OB et accessoirement sa chambre (un tout petit lit, le pauvre !), il me présente à tout le monde puis on va fumer sur la terrasse. Je dois avouer que dans le Loft, ce qu’il m’a le plus plu, c’est la terrasse. Assez grande, qui donne sur les toits, c’est peinard. On discute un peu, ça fait plaisir de voir qu’il suit bien mon blog, je lui raconte quelques anecdotes sur les « coulisses » du blog.
 
On part manger avec Gabriel, un des autres fondateurs d’OB puis Jérôme nous rejoint ensuite au resto (notez, les garçons, que j’ai choisi les prénoms en fonction des initiales). Le repas est franchement sympathique, j’ai plus l’impression d’un repas entre potes que celle d’être avec trois inconnus (trois mecs pour moi seule, j’assure, quand même). J’apprends pas mal de choses sur OB, c’est hautement instructif. Et à la fin du repas, me voilà promue intervieweuse officielle du site. En fait, ils projettent de changer la home et les interviews que je ferai seront mis en une. Voilà de quoi enrichir mon press book…
 
Goûter avec l’ex
Suite à ce déjeuner, je quitte mes nouveaux amis après les avoir raccompagné devant leur immeuble. Fabien me propose de monter mais ils vont travailler, je vais pas les regarder béatement. Donc je file en ville pour mon prochain rendez-vous : Guillaume, mon ex. Après quelques courses que je dépose à ma voiture, je rejoins donc le lieu de rendez-vous. Comme d’habitude, il est en retard donc après avoir esquivé un mec qui essayait d’entrer désespérément mon champ de vision, je m’appuie contre un mur et coince une clope entre mes lèvres. Je n’ai même pas eu le temps de chercher mon briquet qu’un mec s’approche de moi : « vous voulez du feu ? » Ah ben ça alors ! Il allume ma cigarette et s’en va sans demander son reste. Que je t’aime province, lieu où j’existe en tant qu’individu et pas en tant que point dans une foule compacte ! Non parce qu’aujourd’hui, j’ai retrouvé ma joyeuse jungle parisienne et là, je n’existe plus. Enfin, si, un peu : je trimballais Kenya mais je ne suis finalement que le prolongement naturel de sa panière. C’est pas moi qui les intéresse, c’est elle, avec sa bouille rigolote et ses longues moustaches et ses cris déchirants.
 
Guillaume arrive enfin, il ne va pas très bien, je le sais. On va faire quelques courses à la librairie, là où j’achetais mes mangas, dans le temps. Il y a toujours Fabien, le beau vendeur brun aux yeux verts que j’ai toujours rêvé de violer dans l’arrière-boutique (oui, je sais, ça fait le deuxième Fabien de l’article mais quand je vous dis que je fréquente des personnes qui ont toutes le même prénom, je ne mens pas). Ça me fait bizarre d’être là. On se rend ensuite dans le café qui a abrité nos amours durant deux ans (oui, on l’a pas découvert de suite), la décoration a changé et je suis déçue : le lieu a perdu son charme, défiguré par un énorme présentoir Haribo. Foutu capitalisme.
 
On discute beaucoup, enfin, surtout lui. Oui, il faut savoir que je suis quelqu’un d’assez bavard mais je suis une petite joueuse à côté de lui. Il me parle de ses amours, il est malheureux : depuis deux ans, il côtoie une fille qui vit très loin sur le net et elle doit venir en janvier mais elle s’éloigne de lui. Elle a peur, elle ne veut plus parler d’amour et je la comprends quelque part : l’amour à distance, surtout quand un océan vous sépare. Il en parle, ses yeux rougissent et sa voix tremble un peu donc je le remonte comme je peux : « Ecoute, je suis une fille et pas trop mal placée pour comprendre ce qu’elle vit. Jamais je ne traverserais un océan juste pour voir un « ami ». Tu le sais et elle le sait aussi, vivez ce que vous avez à vivre, vous aviserez après. » Apparemment, ça va mieux.
 
Et là, c’est l’heure des révélations. Il m’apprend que pendant quatre ans et demi, il était toujours en contact avec son amour de jeunesse, LA fille que je détestais sans la connaître parce qu’il l’aimait toujours beaucoup. Mais ce qu’il prenait de l’amitié n’en était pas, elle a toujours eu des vues sur lui et, apparemment, elle a tenté de le soustraire à mon influence pendant quatre ans. Raté, connasse ! Et elle refait pareil avec son amoureuse actuelle. Sauf que là, il a compris et s’est senti trahi. Il m’a aussi expliqué qu’il connaissait sa correspondante virtuelle bien avant notre rupture et qu’à la fin de notre histoire, il pensait à elle plus qu’à moi. Du coup, je lui ai avoué avoir été très attirée par Bertrand à ce moment-là, je lui ai même raconté ce jour de pluie où le jeune homme était venu me parler avec ses yeux verts-bleux-gris qui avaient fait explosés mon petit cœur. Mai je n’ai pas parlé de Fabien, celui pour qui je crevais de désir à une époque (trois Fabien dans un article, j’atteins des records). Pas la peine d’en rajouter.
 
Curieusement, de le savoir, ça ne m’a pas blessé, il n’a pas eu l’air d’être fâché que je lui parle de Bertrand… On a dépassé le stade des passions mais il reste que je l’aime énormément et je ne supporte pas de le voir dans cet état, ça me crève le cœur. Je lui ai rappelé que j’étais là pour lui quand ça allait mais aussi quand ça n’allait pas. Je suis sortie avec lui suffisamment longtemps pour le connaître par cœur même si, mardi, je l’ai découvert jaloux, jaloux d’un gars qui tourne autour de sa donzelle. Il n’a jamais été jaloux de mes amis, il n’a pas vu mes attirances pour Fabien puis Bertrand, sans doute l’ai-je bien caché, aussi.
 
Ma pauvre stagiaire adorée !
On part ensuite chez Lucie où Anne nous rejoint, on discute tous joyeusement puis il part, rapidement suivi par Anne qui avait un cours de rock (quelle dragueuse, celle-là ! J’espère qu’elle va se trouver un beau danseur, ça fera des choses à raconter pour le blog). Je reste donc à discuter avec Lucie, elle me raconte sa vie de stagiaire à l’IUFM et je ne sais si je dois rire ou pleurer. A un moment, elle me parle d’une nana qui vient de l’académie de Versailles et qui lui sort un jour, de but en blanc : « ben, tu vois, moi, l’an dernier, je suis allée au salon de l’agriculture et j’ai découvert que les poulets, ça avait des ailes ». Et je rappelle que cette demoiselle a son CAPES et sévit dans un collège où elle enseigne l’histoire et géographie. Mais elle croyait que c’était quoi comme bête, un poulet ? Et l’adjectif « aviaire » accolé à la grippe, ça l’a pas fait réfléchir un peu ? Bien, je demanderai à Lucie de me filer le nom de cette demoiselle pour ne JAMAIS inscrire ma progéniture dans l’établissement où elle travaille. Sinon, il y a une demoiselle que Lucie et ses amis adorent, celle qui intervient toutes les deux minutes en cours en débutant toutes ses phrase : « Alors moi personnellement, je pense que… ». Du coup, un collègue de Lucie est un jour intervenu en cours en multipliant les « alors moi personnellement, je pense que… alors nous personnellement, nous pensons qu’il faut appeler l’infirmière, personnellement, c’est ce que nous pensons. » Et forcément, Lucie se cache pour rire. Maintenant, je sais pourquoi je n’ai jamais voulu être prof.
 
Fatiguée, je repars de chez elle à 22h30, une migraine commence à se former sur mon œil gauche, j’ai trop fumé. Je rentre chez moi, mes parents ne dorment pas donc je vais discuter avec eux, je leur parle de mon partenariat avec over-blog rapidement (en omettant de dire que j’avais mon propre blog) et ma mère est plus que circonspecte : « les blogs, je sais ce que c’est, c’est là où des jeunes appellent à la haine ! ». Non, maman, ce n’est pas que ça. Mais j’ai beau lui expliquer, elle fait la gueule. Heureusement que mon père me défend. « Tu sais, m’explique-t-elle, je sais pas comment tu vis à Paris, j’ai l’impression que tu deviens une étrangère. » Oups, touchée. Mais je peux pas lui dire que je vole de bras en bras, de brouettes en brouettes, que je pars ce week-end en Bretagne retrouver Guillaume pour un week-end hautement indécent. Elle avait entendu parler d’Arnaud mais c’est tout. Ça me fout un peu le cafard.
 
Je monte sur l’ordi pour mettre mon blog à jour, j’y retrouve Bouc et Moustache (Guillaume est déjà parti se coucher) qui me fait lire son article en avant-première, celui où il raconte qu’il a enfin effacé le numéro de Catherine de son téléphone portable (lire ici). Je lui réponds que je n’en ai pas fait autant concernant Arnaud.
« Tu veux le rappeler ?
Non, mais j’espère qu’il le fasse. Tu sais, j’arrive toujours pas à croire que c’est le garçon avec qui je sortais est celui qui m’a plantée comme ça.
Si c’est lui.
Je sais… Mais je n’arrive pas à lui en vouloir, je suis con hein ?
Oui.
Je me rends compte que j’ai pas tout réglé de ce côté-là… »
Il faut dire qu’une photo du jeune homme traîne à côté du PC familial et de l’avoir sous le nez, ça n’aide pas. Des fois, ça me manque de ne pas être dans ses bras, je m’y sentais si bien… Je crois aussi que mes retrouvailles avec Guillaume ont fait remonter pas mal de choses, le bonheur d’être à deux, mais pour l’heure, je crois qu’il n’est pas encore temps de me caser, j’ai encore des histoires à vivre. Je me couche avec un sacré mal de tête et en me glissant dans mon sac de couchage (oui, je dors dans un sac de couchage chez mes parents, ma chambre est en jachère), je me rends compte que Kenya a fait pipi dessus… Délicieuse fin de soirée.
 
Aujourd’hui, en rentrant chez moi, je me suis allongée, j’ai commencé à m’endormir puis, tout à coup, j’ai saisi mon portable. Au revoir le numéro de Benoît, au revoir le numéro d’un copain de Raphaël que j’avais rencontré au mois d’août… Au revoir le numéro d’Arnaud. Comme une conne, je me trompe de touche et j’appelle mais je raccroche aussi tôt, je ne pense pas que son portable ait sonné. Quand je l’efface, j’ai un petit pincement au cœur mais c’est mieux comme ça : il ne me rappellera jamais, de toute façon. Je me suis assez tournée vers le passé ce week-end, regardons désormais en avant.
 
 
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