A la découverte de la Havane

Le 15 mars. Départ pour la Havane. J’appréhende un peu, j’ai une image très étouffante de la capitale cubaine. Deux fois 2h de toute avec une pause sur une aire d’autoroute avec un décor tout en fer à cheval. Littéralement. lls réutilisent des fers à cheval pour pouvoir faire des lustres ou de fausses fleurs. C’est original. J’ai une sensation un peu bizarre pendant le dej, j’ai l’impression que la fille qu’on avait laissé avec le danseur la veille ne m’aime pas… Peut-être le fruit de mon imagination.

Sur la route de la Havane

Arrivés à la Havane, on fait un premier tour rapide en bus. D’abord la Place de la Révolution qui est super vilaine. Etant partie à l’arrache, je n’avais absolument rien préparé et donc rien regardé et j’avais une image un peu romantique de cette place… Pas cette dalle d’asphalte entourée d’immeubles quelconques avec la face du Che et de Khomeini… Ah non, pardon, Camilo Cienfuegos. Oui, sur le coup, j’ai vraiment cru que c’était Khomeini et je comprenais pas du tout… Bon par contre, j’aime bien le monument de révolution, bien massif comme j’aime avec des bonnets phrygiens sur les poteaux pour rappeler la révolution française.

Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Che Guevara Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Monument de la révolution Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Monument de la révolution Place de la Révolution à la Havane, Cuba. Camillo Cienfuegos Une usine en arrivant à la Havane, Cuba

On remonte dans le bus et on s’arrête au Capitole, construit par les Américains durant la recolonisation, une réplique de celui de Washington. De là, on trace à travers la Havane pour s’arrêter sur quatre places : celle de la Cathédrale, celle de François d’Assise, celle avec les lattes en bois et celle avec la statue au milieu. La Havane est une ville vraiment agréable dans son ensemble. L’Atlantique apporte une double brise, les rues sont plutôt larges, les couleurs vives et même les immeubles en ruine apportent un certain cachet. Mais ça pue. Le pétrole. Au départ, je pensais qu’il s’agissait de vieilles Américaines (les voitures, hein…) mais il y a une énorme raffinerie avec cette flamme perpétuelle qui va me fasciner pendant deux jours.

Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba La cathédrale de Cuba Le capitole de Cuba Le théâtre national de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba Dans les rues de la Havane, Cuba La voyance dans la rue à la Havane Dans les rues de la Havane, Cuba

 

Après ce très rapide tour, on va se poser dans un bar en terrasse au sommet d’un hôtel qui hurle le nom d’Hemingway… non mais littéralement. Il y a des photos de lui partout, une vieille machine à écrire… Cet hôtel est élégant, j’aime particulièrement l’ascenseur avec groom. Le cocktail est moyen et plus cher que n’importe où ailleurs (3 CUC absolument partout où nous nous sommes rendus et là, c’était 4,40. Prix à la con, on a très peu ramassé de petites pièces, en plus). En repartant, je demande au directeur du centre UCPA si c’était vraiment l’hôtel d’Hemingway, ce qu’il me confirme. Ok, il me vient comme une envie d’y retourner le lendemain pour me faire un trip “écrire dans l’hôtel d’Hemingway”. C’est hyper prétentieux comme démarche, je sais, mais quand même…

La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba, rooftop La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba, rooftop La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba, rooftop La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba La Havane - Hôtel Hemingway, Cuba

Retour à l’hôtel et, après tractations et micmacs sans intérêt pour la composition des chambres, on récupère enfin la nôtre avec ma coloc habituelle et une autre fille un peu en marge du groupe mais assez cool. Enfin, on récupère les affaires de la fille en question car elle est encore en vadrouille à la Havane. Arrivée dans la chambre, je me précipite aux fenêtres : à ma gauche, la piscine de l’hôtel avec la Havane en fond et la flamme de la raffinerie. A ma droite, le front de mer avec, en fond, un hôtel présent sur toutes les cartes postales, sans que je sache trop pourquoi. Une petite douche glacée car il n’y avait pas d’eau chaude puis go au resto. Le plan de la soirée est le suivant : on peut aller au restaurant puis au dancing en reprenant le bus ou direct hôtel ou se balader dans la Havane. Je choisis cette dernière option car il faudrait revenir du dancing en taxi et grosse galère, pas envie.

La Havane, raffinerie Cuba Dans les rues de la Havane à Cuba

Raffinerie de la Havane au couchant Front de mer de la Havane au couchant Piscine de la Havane au couchant

Le dîner est sympa et à la sortie du resto, le directeur du centre UCPA nous propose de le suivre dans un endroit sympa mais y aura pas de la place pour tout le monde… On finit par se débarrasser des grumeaux et nous voici dans un très bel hôtel, l’Ingleterra, avec un rooftop offrant une belle vue sur la Havane. On constate d’ailleurs que la terrasse sur le toit semble être un grand classique. L’ambiance est sympa, le daïquiri décevant. Avec une de mes camarades, on observe un quatuor pour essayer de deviner comment va se terminer la soirée. Nos paris : la Blonde est ultra chaude pour serrer le Cubain qui la fait valser, sa copine, non. C’est amusant à observer, j’ai repéré quelques petites passes de flirt que je replacerai peut-être dans une histoire. On observe aussi deux femmes qui dansent ensemble en se filmant… puis prennent leur caméra pour aller filmer le groupe… en leur collant leur appareil littéralement sous le nez. Gênant.La Havane - Hotel Ingleterra La Havane - Hotel Ingleterra

On rentre à l’hôtel à pied, c’est agréable. Je sombre rapidement malgré la mollesse du lit. Je me réveille au coeur de la nuit, l’odeur de pétrole est partout alors que les fenêtres sont fermées.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Miscellanées New Yorkaises

Petits fragments de mon voyage à New York que je n’ai pas pu caser dans un article structuré mais dont j’ai quand même envie de parler. Une liste comme à la grande époque, quoi. Des instants à New York, c’est parti !

Instants à New York

Pour vous faciliter la vie, pour ceux qui ne voudraient pas tout lire (bad), voici le menu ancré pour aller directement à ce qui vous intéresse : manger sain, manger gras, le lobster roll, le Flat Iron, le Chrysler Building et comédie musicale à Broadway.

La célèbre gare Grand central

La célèbre gare Grand central

Le manger sain

New York est une ville assez paradoxale où tu peux choisir entre manger très gras ou au contraire très healthy. Ainsi, le premier matin, on décide de petit déjeuner dans le petit resto hyper hipster en bas de l’immeuble. La déco est absolument adorable, je vous laisse juge.

deco-two-hands-new-york

Au menu, des plats incroyables comme ce pudding coco-dattes-graines de chia-lait d’amandes, framboises et myrtilles et son granola. C’était mortel (mais je suis pas objective, j’adore tout ce qui est noix de coco fraîche, je suis une militante de l’eau de coco pour rappel), Zeno se régalait, elle, d’une tartine à l’avocat. Le tout arrosé d’un grid coffee et sans attente. Dans vos gueules les bars hipsters parisiens qui te fond poireauter une heure et font passer leurs potes avant toi même s’ils sont arrivés après (Paperboy, pour pas les re-balancer).

pudding-coco-datte-chia-granola

Sinon, New York est truffé de whole food market, des hypermarchés du bio avec une cafet’ intégrée, on s’est fait une ENORME salade, il y a des smoothies green, aussi… Je veux ça en France. Non parce que la saladerie fraîche en face de mon boulot est hors de prix et le sourire est définitivement en option.

Photo trouvée sur la page Facebook de Whole food market de NYC, j'avais pas pris de photos

Photo trouvée sur la page Facebook de Whole food market de NYC, j’avais pas pris de photos

Le manger gras

Mais donc, paradoxe, c’est qu’à côté, tu peux manger très très gras ! Les jours où j’étais seule, je m’arrêtais quelques instants pour un déjeuner sur le pouce : un gros bretzel, une canette et on repart. Parfois, pause un peu plus gourmande et souvent, les calories étaient indiquées à côté de ce que tu commandes..; et attention les bombes caloriques ! 600 calories la gourmandise, bim, plus de mon quart de mon apport quotidien recommandé (bon, ok, on marchait beaucoup mais je suis pas sûre que ça compense). Donc dans ce point fatty fat fat, retenons :

  • Le shack shack du Madison Park (pas loin du Flat Iron) : une sorte de Big Ferdinand où tu manges dans le parc sous des loupiotes. Charmant, goûtu et faaaaaat. Surtout le dessert, une sorte de cake-glace pumpkin. Bon mais faaaaat

shack shack

  • Le layering cake au pumpkin (j’insiste). Le dernier jour, on décide de se faire un plaisir : s’arrêter au salon de thé cupcake à côté de notre appartement. Après hésitation, je finis par céder au gâteau citrouille-canelle “layering” (à couches, donc). Bon jusqu’à l’écoeurement et faaaaaaaaat.

gateau-magnolia-bakery

cupcakes

Du coup, à New York, tu peux enchaîner bouffe ultra healthy et du bon gras qui te sature les artères en faisant à peine quelques mètres. Par contre, j’ai bien envie de me lancer dans le layering cake moi (mais en cherchant une version light)

Photo trouvée sur le blog Butter and Brioche 

Le lobster roll

Le kif, le pied, l’explosion de saveurs. Peu avant de venir à New York, Zeno m’explique vouloir se faire un lobster roll, un sandwich au homard, donc. Homard ? Ah bah oui, je veux bien, aussi. Du coup, on se planifie ça pour le samedi soir et…comment dire… on l’a vraiment mérité ! Non parce qu’on a fait ça juste après la high line, vous savez, la balade super chouette mais où on avait super mal aux pieds. Et il a fallu marcher pour trouver ce bar référencé dans le Routard de 2010. On a cheminé, on a douté “et s’il était fermé ? Et s’il n’existait plus ? Et si on renonçait et qu’on se posait dans le premier resto venu ?”. Sauf que le samedi soir, les restos sont plutôt très plein. Mais enfin, nous voici devant la bonne adresse et double alleluia : ça existe toujours et y a de la place en salle. Quelques instants après notre arrivée, nous voici donc devant la bête : du pain brioché sur lequel repose des morceaux de homard délicatement mayonnaisé (néologisme) (je suis très vite écoeurée par la mayonnaise donc si je vous dis que c’était léger, c’est que c’est vrai), une pile monumentale de frites maison. Je goûte et… oh mon Dieuuuuuuuuu ! C’est bon, c’est délicieux, je savoure chaque bouchées avec un réel plaisir. La note fut un peu salée (60 $ TTC pour le lobster roll, un dessert et un verre de vin) mais bon sang, ça valait tellement le coup.

lobster-roll

Le Flat Iron

On arrête de parler bouffe, parlons architecture. Comme j’ai dit dans mon premier article, j’ai adoré l’architecture new yorkaise pour son côté Gotham City. Et forcément, il y a de très beaux bâtiments comme par exemple le Flat Iron. Alors de un, ce bâtiment est très beau et je regrette que mon appareil photo soit tombé dans le coma à ce moment là de l’histoire, m’empêchant de capturer plus de détails que ça. Le truc avec le Flat Iron, c’est que c’est le bâtiment préféré de Victor et je m’étais jurée de lui prendre une photo rien que pour lui. Ma première rencontre avec le building ayant eu lieu de nuit, je n’avais pas pu le faire vu qu’il n’est pas aussi éclairé que d’autres bâtiments plus emblématiques. Donc dès que j’ai pu, je suis allée devant lui, je l’ai immortalisé et envoyé à mon adoré. La prochaine fois, on ira tous les deux et on rentrera même dedans

flat-iron3 flat-iron2 flat iron

flat-iron4

Le Chrysler Building

Le plus beau, tout simplement. Pas visité non plus (je le ferai à ma prochaine visite avec Victor) mais du haut de l’Empire State ou du Rockefeller Center, c’était un peu ma vedette, je l’ai pris sous tous les angles. Parce que je le trouve beau, parce qu’au couchant, il est juste sublime et parce que je comprends pas pourquoi on n’en parle pas plus que ça.

chrysler-building4 chrysler-building3 chrysler-building2 chrysler-building

Broadway

Qui dit New York dit Broadway alors pourquoi ne pas se faire une petite comédie musicale. Après m’être fait lestée de 90$ (alors qu’on a acheté le billet à Time Square, sous l’escalier rouge, là où c’est censé être à moitié prix), voici donc que nous allons voir Kinky Boots. J’avais pas trop écouté ce que racontait le mec qui nous expliquait le concept, j’ai un peu entendu “c’est l’histoire d’un mec qui reprend la fabrique de chaussures de son père puis [là, j’ai perdu le fil, j’ai dû voir une mouche voler, je sais pas ce qu’il s’est passé] c’est drôle et c’est Cindy Lauper qui a écrit le livret”. Ah ouiiiiii, Cindy Lauper, la meuf qui a écrit une des chansons les plus “c’est les années 80” du monde, la chanson qui te file toujours la pêche quoi qu’il arrive mais aussi la chanteuse qui a magnifiquement repris les plus grands thème de Starmania. Ouais, vazy, on y va.

kinky-boots

Nous voici donc dans un charmant théâtre, les décors sont juste énormes. Je dois replacer un truc dans son contexte : les rares comédies musicales que j’ai vues (Starmania 5 ou 6 fois et Notre Dame de Paris, une fois. Eventuellement, Carmina Burana monumental opera qui n’est pas une comédie musicale mais qui avait une mise en scène sublime), je les ai vues en province, en tournée, donc, alors forcément, les décors devaient se monter et démonter très vite et étaient réduits au minimum. Ainsi, quand je vois les décors pour un spectacle qui ne bouge pas, je suis toute impressionnée. Donc l’histoire commence par la présentation des personnages, une ôde aux chaussures, je place bien les personnages, la musique est entraînante. Charlie doit reprendre la fabrique de chaussures de son père suite au décès de celui ci mais le projet l’emballe peu vu qu’il vient de s’installer à Londres avec sa copine et que les chaussures, c’est pas trop sa tasse de thé et surtout, la fabrique est au bord de la faillite. Il hésite, erre dans les rues de Londres et sauve une femme d’une agression… Mais en fait, cette femme, c’est un drag queen ! Du coup, il y a plusieurs numéros avec ce drag queen, Lola, et ses angels. Quelle surprise ! Bon, apparemment, le mec qui nous a expliqué le spectacle a évoqué les drag queen mais je ne devais certainement pas écouter (on ne peut pas accuser mon anglais vu que drag queen, ben, ça marche dans les deux langues. Puis d’ailleurs, je n’ai eu aucun problème de compréhension dans l’ensemble de mon voyage et, à part dans une boutique, personne n’a eu l’air de me prendre pour une étrangère. Ou alors j’ai un accent trop chelou pour qu’ils situent mon origine).

broadway4 broadway3 broadway2 kinky-boots-stage broadway

Bon bref, y a de l’humour, un peu d’amour, des chansons qui te restent bien en tête (une écoute et je te chantais “the most beautiful things in the world” pendant 2 jours). C’est très entraînant, fluide, les figurants ne restent pas plantés en attendant de se retrouver dans la lumière. Ouais, vraiment, j’ai bien aimé. Et je vous glisse une petite vidéo :

La prochaine fois, je vous parlerai de Brooklyn et d’un brunch avec d’autres Français…

Rendez-vous sur Hellocoton !

La norme Fotolia

Les grands connectés que nous sommes guettons avec une pointe d’angoisse les énormes consortiums qui tentent de nous imposer des normes, de nous emprisonner dans leur petit monde. Apple, Facebook, Google… On hurle à l’imposition d’une norme, aux ponts fermés entre ces univers. Sur mon iPhone, j’ai d’office safari et non google chrome, j’ai hérité du magnifique Apple Plans au lieu de l’efficace Google Map. D’ailleurs, si vous vous ennuyez, découvrez le tumblr des ratés d’Apple Map. Je trouve qu’il y a de la poésie là dedans…

Mais il y en a un dont on ne parle jamais alors qu’il dessine insidieusement notre monde digital. Parfois, dans un élan de procrastination, je m’en vais lire un article de presse en ligne et notamment des articles de presse féminine qui ont pour avantage de bien me détendre entre deux powerpoints. Or que constaté-je en « feuilletant » ces sites : ils sont envahis de photos Fotolia.

Je parle de la presse féminine mais c’est la même pour la presse économique et entrepreneuriale, vous savez, ces photos avec des mecs aux dents blanches et costard cravate qui sourient en levant le poing tel des winners du business, le tout se passant dans des bureaux immenses, blancs, aseptisés.

Et c’est là précisément que je veux en venir. Les photos Fotolia se passent dans un univers plus blanc que blanc, tout est calculé, propre, pas un cheveu qui dépasse. Comme dans tout l’univers de la pub et des médias me direz vous, oui, mais si tous les webzines commencent à se nourrir à la même source, ne risque-t-on pas d’avaler la norme Fotolia sans nous en rendre compte ?

Moi, je dis non ! Et même que je vais relancer mon tumblr des photos tartes pour dénoncer. Même s’il devrait durer 15 jours, comme la plupart des sites périphériques que je lance. D’ailleurs, il serait temps que je reprenne Week end sac à dos, il a été victime de la mort subite du nourrisson… Sans parler des dizaines d’url que j’ai achetées pour en faire des blogs (bon, non, pas dizaine). Moi et ma capacité à vouloir faire plein de trucs sans prendre le temps de les faire. Digression, mon amour.

Bref pour en revenir à Fotolia, je dis non ou alors, détournons les, ridiculisons-les ! Disons non à cette norme insidieuse ! Retrouvons le plaisir des gens aux peaux et silhouettes imparfaites, aux décors colorés, au bordel, à la vie quoi… Que les rédactions arrêtent de s’abonner à ce site (et à ses avatars) pour refaire leurs propres photos. L’illustration fait partie de l’article, autant maîtriser aussi ce contenu là, non ?

PS : Je suis pas un journal, moi, je suis pauvre mais dès que je peux, je mets mes propres photos.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Et alors c’est quoi le thème de votre mariage ?

Vous avez annoncé votre mariage à ceux qui comptent ? Alors vous aurez essuyé un tas de questions, remarques et suppliques parmi lesquelles : c’est quoi le thème de ton mariage ? Oui, l’union de 2 êtres face au maire, ça suffit pas apparemment.

[image trouvée sur le site Mariage et bonnes idées, je vous mets le lien de l’article pour ceux qui kiffent le mariage macaron]

Nous avons face à nous deux options :
– choisir un truc basique qui nous parle à tous les deux, qui peut rappeler un élément de notre vie commune, de notre rencontre… Le problème du basique, c’est le risque de déjà vu et les terribles remarques en conséquence « ah tu as choisi le thème des fleurs/papillon/la mer… Magali aussi l’an dernier ». Si cette phrase a été prononcé par un témoin potentiel, vous pourrez l’éliminer de la short list en toute quiétude.


– un thème incroyablement original parce que vous n’êtes pas comme les autres. Genre pingouins et loutres parce que ce sont des animaux cools par exemple. Sauf que l’original va compliquer la partie déco plus que de raison et arrive un moment où l’original finit par devenir synonyme de ridicule.

Bon faisons fi de cette histoire de déjà vu et vs original pour choisir un thème qui nous plaît. Techniquement, ça sert à quoi un thème ? Ah ben ça sert à tout décliner : faire-part, déco de la salle, nom des tables et pourquoi pas menu, musique de bal et même cérémonie. Par exemple, pour le thème de la mer, hop, je vous colle la chanson la mer, je vous trouve plein de chanson où y a le mot mer dedans (c’est rarement les plus joyeuses mais ça marche pour in the navy des Village People), on mange crustacés et poissons (bon, légèrement ennuyeux pour les allergiques aux fruits de mer et ceux qui n’aiment pas le poisson), on évolue dans un décor bleu et sable. Tiens, je pourrai utiliser les peintures de ma mère en déco, elle peint tout le temps la mer…

Ou alors les plumes. J’aime bien les plumes, c’est doux et ça rappellerait un peu les bulles de ma sœur (j’eus préféré les bulles en fait…). Sauf que les plumes, c’est doux mais ça a un pouvoir kitch de dingue… Limite trop en fait. Oui, c’est ça le drame avec les idées, c’est que leur passage du papier à la réalité peut les détruire en 30 secondes…

De toute façon, la plupart des invités ne percuteront même pas qu’il y a un thème, ils diront « c’est très joli la déco » même s’ils trouvent ça moche. Quoi que moi, j’ai ma décoratrice attitrée : ma tante qui est fait une déco tellement pop! (je vais vous l’imposer cette expression).

Mais bon puisqu’il paraît qu’un mariage doit avoir un thème… Moi je choisis Tim Burton et porcelaine anglaise. Comme ça, on pourra jouer à la dînette le jour de mon mariage.

Je suis un génie. Ou une psychopathe. Ou le projet m’a rendue folle. Et ça va pas aller en s’arrangeant vu que la semaine prochaine, on attaque le lourd : la bouffe.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Où je passe à côté du mariage du siècle

J’ai la patte folle. Les béquilles accrochées à mes avant-bras, je claudique. Façon Lady Gaga dans son clip Paparazzi, le glamour en moins. Sauf que voilà, je n’aurai pas le droit de poser le pied avant la semaine prochaine et que THE mariage a lieu ce week-end. Mais si, je vous en ai parlé moult fois : ma soeur va devenir madame.

Mariage_0215.jpg

Il est vrai que je ne suis guère attachée au mariage pour ma propre personne et quand je vois tous les préparatifs que ça nécessite, sans même parler des coûts, de toute la diplomatie du “j’invite machin donc je suis obligée de convier chose que je n’aime pas”, tous les amis des parents des mariés conviés au vin d’honneur (ça, j’ai pas bien compris pourquoi), la musique à choisir, la messe à préparer (quoi que ça, non, j’éviterais)… On ne s’en sort pas. Cependant c’est le choix de ma soeur qui attendait ça depuis bien 5 ans donc forcément, je suis heureuse pour elle. Et là, je réalise : pour le mariage de ma soeur unique… Je suis trijambiste (j’ai deux béquilles…). Et merde !

bequilles.jpg

J’avoue que ça m’agace. Jusqu’à présent, j’ai pris mon accidentounet avec philosophie, me disant que oui, ça fait un peu chier de se casser le genou mais que ça aurait pu être pire donc comme dit l’adage, faisons contre mauvaise fortune bon coeur. Puis faudra que je vous parle de la rééducation, ça me plaît ça (et pas juste à cause de la partie massage). Sauf que tout positive que je sois, force est de constater que je vais pas être à mon optimum au mariage de ma soeur : je peux pas trop aider à la décoration (qui va accrocher les rubans aux arbres ? Ben pas moi), je vais pas pouvoir danser, je vais être un peu le boulet qui reste pas debout trop trop longtemps parce qu’au bout d’un moment, ça tire et laissez moi avancer en premier sinon le temps que j’arrive dans la salle à la mairie ou dans l’église, la cérémonie sera fini. 

eglise_vide.jpg

Je ne peux pas dire que je suis pour autant laissée de côté, ma soeur m’implique autant qu’elle peut : confection de petites choses, peinture de petits cadres, mise en page du livret de messe (ce qui est plutôt étonnant vu que je suis une calamité en terme de mise en page et de présentation, faudrait peut-être que je chope une formation sur le sujet). A défaut d’être la reine du bal, je deviens la reine du ruban. 

rubans.JPG

Hier soir, Yohann, notre presque frère, le 3e enfant de la fratrie, m’a appelée pour régler quelques trucs “ahlala, je sens l’excitation monter”, me dit-il. Moi, pas tellement, c’est plus la frustration. La frustration de me dire que je ne pourrai pas fêter comme il se doit le mariage de mon unique soeur. Même si je reconnais qu’elle a tout fait pour m’impliquer malgré ma patte folle et que Yohann m’a garanti qu’ils feraient en sorte que je m’amuse aussi (ce à quoi j’ai répondu en toute sincérité que j’étais pas la reine de la soirée donc qu’il ne fallait pas se mettre martel en tête sur la question), je suis quand même le boulet de service, celle qui propose son aide et s’entend dire “non, non, c’est bon” parce que ce qu’il reste à faire implique de conduire une voiture, de porter des choses, de prendre des escaliers… 

escaliers_plexiglas.jpg

Evidemment, je me serais pas cassé la marboulette, je ne serais rentrée en province qu’hier soir et n’aurait été utile qu’à partir d’aujourd’hui, j’ai peut-être été plus utile handicapée que mobile car des bras (et surtout des jambes), on n’en manquera pas ce soir. Reste ce sentiment de passer à côté de la fête du siècle. Parce que de soeur, je n’en ai qu’une et normalement, elle ne se mariera qu’une fois.

polyandrie.png

Je vais commencer à lui parler de ces gens qui renouvellent leurs voeux lors de cérémonies identiques à celle du mariage pour qu’elle en refasse un dans 5 ans…


Par contre, je risque de tuer ma mère au passage…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Opération : trouvons un cavalier pour le mariage de ma sœur

Ce week-end, je suis partie pour quelques heures dans mon pays chéri, là où ma mère me gave car elle trouve que j’ai maigri et qu’il m’est interdit de lever le moindre petit doigt car « tu te reposes ! ». Ma mère est géniale. Et en plus, elle nous achète plein de fruits exotiques à se damner. Cette précision n’est là que pour glisser la photo suivante dont je suis un peu fière.

P1030087.JPG
Durant ce week-end repos sans osthéo car il n’a pas pu me prendre (fais chier), une réunion aux sommets s’est organisé. En présence : ma mère, ma sœur redescendue et son futur mari, la témoin de celle-ci Virginie et ma tante Geneviève, spécialiste de la déco. C’est la nana qui a réalisé une console chez elle en mosaïque miroir, je pleure de bonheur devant
à chaque fois. Donc j’écoute tous les échanges d’une oreille distraite car je ne me sens pas extrêmement concernée par la déco du mariage et surtout que je ne dispose pas d’un avis éclairé. Non mais sérieusement, essayez de participer au débat : « combien de dragées doit-on prévoir par personne », vous.  Seulement, une phrase, spécifique, a retenu mon attention : « Oui mais Virginie, si tu te trouves un cavalier, va falloir que Guillaume se trouve quelqu’un aussi car ça va faire 13 à table sinon ». Oh mais c’est vrai, j’ai pas de cavalier, moi !

bal-1900.jpg

Retour en janvier, mes parents montent sur Paris et je décide, dans un grand élan d’inspiration, de leur présenter l’Amoureux et ma sœur me demande légitimement si je viendrai au mariage avec lui ou non. Ben oui, je suppose… Bon, ben 3 jours après, c’était fini (sans rapport avec la présentation avec mes parents et non, c’est pas un connard vu que c’est un peu moi qui ai imposé une prise de décision. Bref). Du coup, à J- je sais pas bien combien et j’ai la flemme de compter, me voilà sans personne pour m’accompagner. Oh, je sais que je trouverai bien une âme charitable pour me seconder si besoin. Mais relisez bien le titre de cet article : je ne cherche pas un accompagnant mais un cavalier.

danse.gif

Samedi  19, je suis allée à une soirée anniversaire avec des gens de la plongée. Pas ma soirée surréaliste, une autre (guère plus brillante in fine, j’étais plus très nette à la sortie, essentiellement parce que j’avais la face recouverte du rouge à lèvres de mes copines à la sortie). Alors que la plupart des convives étaient partis, un de mes potes de la plongée me saisit et se met en tête de danser la salsa avec moi. De 1, je n’ai jamais pris de cours de danse de ma vie et de 2, je suis un peu très pompette. Ce qui donne à peu près : « Bon écoute moi, tu fais 1, 2, 3, coup de cul ! 1, 2, 3 coup de cul !
– Hihihihi
–  On y va ?  1, 2, 3, coup de cul ! 1, 2, 3, coup de cul !
– Bleeeeh… »
Oui, j’ai pas trop maîtrisé quoi que ce soit mais depuis quand on essaie de faire danser une fille saoule aussi, hein ? Or dans le mariage, que trouve-t-on en fin de repas ? Le bal ! Et que joue-t-on en début de bal alors que t’es même pas encore bourré et que t’as un peu envie d’éliminer les 15 plats que tu viens d’avaler ? Les vieilles valses, tangos et
autres fox trot. Les danses géniales à danser quand tu sais, incroyablement mortelles sinon.

tango.jpg
Donc la problématique est la suivante : je dois vite trouver un cavalier pour pouvoir prendre quelques cours de danse d’ici le mariage histoire de briller sur le dance floor. Et accessoirement quitter ma panoplie de petite chose fragile qu’on m’a également affublé ici puisque ce week-end, toutes mes tantes croisées (deux en tout) m’ont regardé genre « ça
vaaaaaaa ? ». Puis ça évitera également que ma mère fasse remarquer 5 fois en 15 mn qu’elle s’est trompée et avait dressé 6 couverts au lieu de 5…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les jingles bêlent

Vendredi 23 décembre, 17h30, je pose le nœud-nœud frisé sur un paquet cadeau : ouais, j’ai enfin fini ! Ah non, il manque le super cadeau de mon papa que j’ai oublié d’acheter : un peigne. Oui parce que mon père, quand on lui demande ce qu’il veut pour Noël, il nous répond : « ah je voudrais bien un peigne de poche parce que j’aime bien me recoiffer de temps en temps »… C’est du beau cadeau, ça !
 
 
En général, j’adore le jour de Noël mais qu’est-ce que je déteste la prise de tête pré-fête ! Première étape : trouvons l’idée du cadeau. Bonjour le brainstorming ! Pour mes parents, je suis secondée de ma sœur et de mon presque frère mais lui, ça dépend des fois. Donc début décembre, Alice et moi nous nous mettons en mode : « on offre quoi à papa et maman ? ». Alors, pour ma mère, en général, ce n’est pas très difficile : une statue africaine (quoi que plus maintenant), un CD de musique lounge ou de n’importe quoi (sauf rap, là, je la tuerais ou pire, du raï), des beaux vêtements, des bijoux, de la déco… Enfin tout, tant que ça n’a pas de rapport avec la technologie. Mais pour mon père, quelle galère ! Il ne fume pas, il ne boit pas, il ne lit que peu (surtout des magazines d’actu), ne va jamais au ciné, regarde peu la télé… Ses passions : son métier, sa famille, le rugby. Mais il aime pas les livres sur le rugby et on va pas lui offrir une nouvelle blouse ou un nouveau stéthoscope… J’essaie de convaincre Alice de lui offrir un petit enfant mais non.
 
Une idée?
Cette année, c’est la cata : dès qu’on a une idée, on se rend compte que ça va pas. Commençons par ma maman : des places pour le concert de Julien Clerc. En effet, on pensait que son dernier album était un best of mais non… Du coup, on renonce (et on a bien fait, ma maman n’aime pas son nouvel album). J’erre, solitaire, dans les rayons, je ne trouve rien, mais alors rien, pas l’ombre d’une idée. Finalement, ma sœur découvre que Laurent Gerra fait un nouveau spectacle, et deux billets pour M. Gerra, emballé, c’est pesé. Sinon, elle veut un pantalon d’intérieur en « velours ». Ma sœur : « t’inquiète, je vais à H&M ce week-end ! ». Finalement, elle trouve pas, la mission m’échoit. Jeudi matin, je pars donc amener ma maman à l’hôpital (elle y travaille) puis Kenya au véto puis direction la Halle aux vêtements : il est 8h45, ça ouvre à 9h30, tout va bien. J’y retourne donc une heure plus tard, je trouve pas. Je vais au Leclerc, je trouve pas. Y a un joli pantalon d’intérieur Dim mais pas en velours. Je vais à LMV, je trouve pas. Je vais à Etam : du pantalon en velours, y a, mais
du rose barbie, du vert fluo ou du rouge orangé pas beau… J’atterris à Monoprix et là, en appelant Alice, elle me fait : « bon ben tant pis pour le velours ! ». Arghhhh, elle m’aurait dit ça plus tôt, j’aurais pris celui du Leclerc ! Donc quelle est la cruche qui se retrouve à aller au Leclerc un vendredi 23 décembre à 14h30 ? Moi ! Naturellement, j’aurais pu y aller ce matin mais ma mère ayant pris la voiture… Ben non, je pouvais pas ! Sinon, mercredi, je lui avais déjà acheté un ouvrage fort intéressant : « Internet pour les nuls ». Sauf qu’au centre culturel du Leclerc (oui, je sais, j’y vais tout le temps), ils donnent pas de poche et qui c’est qui se retrouve avec un livre pour sa maman à la main alors que celle-ci vient me chercher car j’ai pas de voiture ? Donc je le fourre dans mon sac. Sauf que le lendemain, en revenant donc au Leclerc, en sortant, j’ai fait bip… Oui, il faudra un jour qu’on m’explique pourquoi ils démagnétisent jamais correctement ce qu’on achète ! Bon, pour ma maman, c’est fait !
 
Pour mon papa… Naturellement, un peigne, c’est nul comme cadeau. Donc on se creuse la tête, que lui offrir ? Surtout qu’un mois avant, c’est son anniversaire, youpi ! Un DVD Trivial Poursuit ? Super, il ne s’en servira jamais ! Des vêtements, c’était son cadeau d’anniversaire alors quoi ? Bon, finalement, on se décide pour une webcam. En fait, l’idée c’est d’acheter quatre webcam : une pour mes parents, une pour Yohann mon presque frère, une pour Alice et une pour moi. Comme ça, on sera tous les quatre à pouvoir se voir. Bon, naturellement, je bloquerai tout le temps mes parents sur MSN, le temps de changer de pseudo au besoin. Je suis pas sûre qu’ils captent un truc du genre : « Quelle brouette de feu cette nuit » mais un « Aïe, j’ai bobo la tête, l’alcool cé pas bo, l’alcool cé pas bien », si…Donc, c’est parti pour la webcam, Alice me dit qu’il y en a des pas chères au Leclerc. Donc mercredi, j’y vais. Je regarde : premier prix avec microphone intégré : 35 euros, à peu près. J’en prends 4 et le vendeur me fait : « ah non, vous m’avez détruit tout mon beau rayon », en déconnant. Je continue mon chemin et appelle ma sœur pour lui demander des infos pour un cadeau pour son tendre Anthony et là, en lui parlant des webcams, elle râle : « non mais attends, 35 euros, c’est super cher, je comprends pas…Attends, je te rappelle ». Bip ! Bip ! « J’en ai trouvé à 20 euros à côté de chez moi, je m’en charge. » Ok ! Je sors de là et retrouve ma mère qui fait la gueule : non mais elle va pas se trimballer avec 4 webcams (ma mère ne sait absolument pas à quoi ça peut ressembler, au passage) dans le train ! Je lui ai dit : « certes, ça m’emmerde aussi mais ça fait quand même 60 euros d’économie ! ». Mais bon, mercredi, ma mère était d’une humeur massacrante, de toute façon.
 
Après, il y a le cadeau pour les hommes de la famille, à savoir Anthony et Yohann. Pour le premier, en désespoir de cause, je lui ai offert un livre sur la pêche, sa passion (chacun son truc…). Ma mère avait pensé à une boite à outils mais le gentil vendeur de castorama (rien à en tirer, ma mère m’a cassé le coup direct en disant : « bonjour, je cherche un cadeau pour le copain de ma fille »…avec moi à côté !) lui a fait remarquer qu’offrir une boîte à outils à un mec, c’est comme offrir un fer à repasser à une femme… Du coup, elle lui a payé une montre de course qui mesure les battements de cœur et je sais pas quoi car il s’entraîne dur pour devenir pompier de Paris (et c’est pas facile !). Pour Yohann, grosse panne d’idée, Alice est avec moi sur le coup. Le problème étant que Yohann était au fond du trou début décembre, en pleine dépression donc que lui offrir ? Il ne faut surtout pas se planter. Au début, j’avais pensé à deux passeports pour Disney, histoire qu’il se détende un peu mais il y a peu, il voulait tout plaquer pour aller vivre dans une ferme, donc non. Des vêtements, trop classique. Des livres ou des CD, mais lesquels ? Des lampes, on lui en a déjà offerte une pour son anniversaire, un beau stylo, il écrit pas… Bon, finalement, ce sera un immense bougeoir (plus grand que moi), le livre de Yann Arthus Bertrand et une petite sacoche pour sortir (on y met un paquet de clopes et un portable, c’est tout).
 
Pour ma sœur, là, c’est facile. J’aime bien faire des cadeaux à ma sœur : c’est l’occasion de lui montrer que je l’aime bien quand même, même si on est pas proche. Après un Palm trouvé à moindre prix sur ebay, j’ai eu une idée : des savons en forme de carrés de chocolat dont parle Cosmo. Vu que ma sœur est perpétuellement au régime, voilà du chocolat qu’elle peut consommer à volonté ! Je me rends donc chez Sephora mais y en a plus, pas plus que du sublime éventail rose de chez Chantal Thomas. Je fais tous les Sephora qui se dressent sur mon passage, rien, rien, rien. Donc à la place, je lui achète des « sucres effervescents » pour le bain, des berlingots pour le bain aussi et des trucs du genre et je mets ça dans une jolie boîte ! Bon, en emballant la boîte tout à l’heure, je l’ai ouvert : eurk, ça pue le magasin de parfum, là dedans ! Ben oui, toutes ces odeurs délicieuses qui se mélangent, c’est un peu trop fort…
 
Je vais commettre un meurtre!
Mais le plus chiant dans ces périodes, c’est pas de trouver les cadeaux, c’est de les acheter. Je suis profondément misanthrope et agoraphobe : je déteste l’homme quand il se déplace en troupeau. Parce que, déjà, en temps normal, y a toujours un lourdingue qui marche à deux à l’heure devant vous et qui ne marche même pas droit, ce qui fait que chaque dépassement se termine en collision : « non mais vous pouvez pas faire attention ! » Et toi, tu peux pas passer la seconde et tenir ta droite ? Mais à Noël, ils sont tous dehors ! Par exemple, j’ai eu droit à la bonne femme qui téléphone devant un rayon, pile devant ce que je voulais donc je me pose poliment à côté : « excusez-moi…excusez-moi… » Bon, ben tant pis, je bouscule, elle avait qu’à appeler ailleurs. Non mais ça m’horripile cet égoïsme ! J’ai beau exprimer le fait qu’elle me dérange de façon polie, elle feint de ne me voir ni ne m’entendre… Et ils sont tous comme ça ! Donc faire mes courses de Noël, ça me rend généralement de mauvaise humeur parce que non seulement je ne trouve pas ce que je veux mais en plus, je peux mesurer la connerie de l’individu en société. Moi, je ne demande qu’une chose : en finir au plus vite.
 
Outre ces courses horripilantes (d’autant que quoi qu’on fasse, on a toujours un cadeau de dernière minute à faire, genre un peigne…), ce que je déteste, c’est l’emballage cadeau. Je suis nulle pour faire les paquets, c’est désespérant. Chaque année, on se moque de moi : « ahahah, il est trop bizarre ce paquet, il y a du scotch partout, c’est de Nina, ça ! » Oui ben l’an prochain, je les cacherai dans la maison comme ça, y aura quand même la surprise mais pas de paquet. Faut dire aussi que les papiers cadeaux sont de plus en plus merdiques, l’an prochain, j’achète du papier kraft ! Donc, cet après-midi, atelier emballage, je perds trois fois le ciseau par minute, j’ai pas coupé assez de papier donc je rajoute une chute pour pas que ça se voit, je frise le ruban (ça, ça m’amuse), je coupe, je scotche, je soupire. Le livre de Yohann, y a le prix inscrit sur la couverture. Mais qu’ils sont chiants les éditeurs à faire ça ! Surtout ce livre là, c’est clairement pour un cadeau ! Donc un coup de marqueur pour cacher le prix. On emballe, on écrit les initiales sur le paquet, on met sur
le côté… Ai-je bien enlevé le prix ? Merde, au moment où j’écris cette phrase, j’ai un doute sur le cadeau d’Alice, je crois que j’ai laissé le prix sur la boîte. L’an dernier, ma mère, très en forme, avait laissé le prix sur tous mes cadeaux ou presque… Hum ! A un moment, j’ai une idée : et si j’utilisais les chutes de papier cadeau pour faire des faux bonbons pour mettre dans la boîte d’Alice pour accentuer le côté « gourmandises » ? Je vais chercher des boules dans le jardin, j’en fais un…deux… Non, c’est une mauvaise idée.
 
Voilà, ce soir, j’ai presque fini, sauf mon peigne, et c’est tant mieux. J’ai passé la semaine à faire ces foutus courses. En plus, en général, cette période pré-fête est particulièrement tendue chez moi, tout le monde ayant un cadeau de dernière minute à faire, etc. Heureusement, on se réconcilie tous devant le sapin quand on ouvre les cadeaux… Mais ça, j’en parlerai dimanche.
Rendez-vous sur Hellocoton !