La Présidentielle, cette si vaste blague

Ou ce concours de bites, au choix. Nous sommes le 13 mars, nous avons donc notre premier tour dans un mois et 10 jours et je vous cache pas que je n’en puis plus. Je ne commenterai pas en détail parce que je risquerais d’être grossière mais il me semble qu’on oublie toujours salement quelqu’un dans la Présidentielle : le peuple.

Anticonformisme et libertés

Je me demande toujours ce qui fait qu’à un moment, on décide de se présenter à une élection pour devenir le chef de l’Etat. L’ambition, oui, certainement. L’envie de passer entre 5 minutes et des heures entières dans les médias pour diffuser sa parole. Oui sans doute aussi. Aller grappiller quelques secondes de son quart d’heure de gloire promis ou juste refaire parler de soi ? Pour certains, y a pas de doutes. Il y a les candidats attendus, les représentants des partis en France, de Poutou à Le Pen, mais on a aussi une myriades de candidats dont personne n’attend rien et on se demande ce qu’ils foutent là : les Alexandre Jardin, Sylvain Durif, Super Châtaigne,  même le mec qui a frappé Valls… Et là, ça confirme ce que je ressens depuis pas mal de temps : cette élection, c’est vraiment la foire.

La foire aux girouettes dans le crapouillot

De toute façon, ça sert à quoi, vraiment, la Présidentielle ? Y a une personne, souvent un homme blanc cis hétéro. Vous allez me dire “attends, sur les 8 candidats actuellement qualifiés (j’écris le dimanche 12 mars cet article), y a quand même 2 femmes, un quart des candidats”. Oui alors déjà, c’est quand même pas grandiose et y en a une, elle est là parce qu’elle est héritière, son double chromosome X ne rentre pas en ligne de compte. Et si je prends la liste de tous les prétendants, à savoir 72 personnes (oui, 72 !), je ne compte plus que 6 femmes soit moins de 10%. Bon, bref, on n’est pas là pour faire des stats. Donc cette personne se présente, nous raconte sa vision pour la France, fait vibrer le public en criant, en chantant la Marseillaise. Ah oui, oui, c’est beau, en un sens… Sauf que le Président, en fait, on s’en fout un peu , surtout si c’est un mec qui n’a pas une solide armée derrière lui (suivez mon regard…) car s’il n’a pas la majorité aux législatives qui suivent juste derrière, à part aller faire le VRP de luxe dans les conférences internationales et aller déguster champagne et petits fours chez les grands de ce monde… Le Président ne légifère pas.

Kate Middleton et le président chinois

Mais ils y vont tous, la fleur au fusil, rêvant sans doute de cette belle photo d’eux avec une écharpe tricolore à l’Elysée. Ils nous draguent comme le dernier des enfoirés à grands coups de promesses et de lendemains qui chantent, ils ont la solution à tous nos problèmes, forcément. Même si certains d’entre eux ont déjà été au gouvernement et n’ont pas su améliorer notre quotidien, là, promis, ils le feront. Ne cédons pas pour autant aux sirènes de l’anti système, argument labellisé le plus pourri par un jury d’expert composé de moi et de mon chat. Ils se bouffent tous le bec sur les plateaux à coups de punchlines pour se dézinguer les uns, les autres, ils t’inventent chaque jour une nouvelle promesse, un peu comme nous quand on se présentait comme délégué de la classe et qu’on essayait de vite trouver une raison pour qu’on vote pour nous (et en général, c’était genre “plus de devoirs à la maison et plus d’interros surprise”, le tout sous le regard désintéressé du prof principal qui savait pertinemment que vous pourriez promettre ce que vous voulez, rien ne changerait). Les débats des présidentielles sont des pépites pour les sociologues et historiens, on voit de suite ce qui préoccupe (ou est censé préoccuper) les Français au moment T.

Débat présidentielle : Fillon, Hamon, Macron, Mélenchon, Le Pen, Dupont-Aignan

Mais je reste à y voir une bagarre d’egos limite insultante pour nous,les citoyens. J’en ai franchement rien à foutre du nom du futur Président (je n’ose le décliner au féminin) parce que ce n’est pas ça qui m’intéresse. Je veux un projet de société fort et cohérent, je ne veux pas d’une personne. Alors, oui, hein, y a des projets, des programmes, sauf que qui vote réellement pour ça ? Combien de gens vont te dire “oui ok son projet est cool mais il n’a pas de charisme” ? Combien attendent tous les cinq ans le ou la candidat-e providentiel-le, tel le Messie qui ne vient jamais ? Combien votent pour une couleur et peu importent les affaires qui empoisonnent le candidat ? Combien votent juste parce que celui là, les sondages ont dit qu’il allait gagner alors bon…

Les sondages pour la présidentielle

J-41, courage, on est presque au bout. Parce que ce qui aurait pu être une période faste pour des débats intelligents et de réels projets pour la France se transforme comme à chaque fois en bataille d’egos. Et je vous le dis de suite : je sais d’avance que je vais très mal vivre le résultat.

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Naïve, moi ? Oui parce que c’est tout ce qu’il me reste.

84. A l’heure où j’écris, encore 84 vie arrachées pour rien. Vous me direz qu’on a rarement eu des morts utiles dans l’Histoire (non, celles de soldats sur un champ de bataille ne sont pas utiles vu qu’elles sont souvent dues aux visées expansionnistes ou à la barbarie de l’un, voire des deux, camps. En schématisant à mort) mais là, le compteur s’affole, les morts civils tués dans des attentats ou dans des guerres s’entassent, toujours plus, jusqu’à la gerbe. Alors face à ça, que faire ? Décréter que l’être humain est de toute façon infect et attendre la mort ou s’accrocher au faible espoir qu’on puisse changer la donne. Traitez moi de naïve mais je vais prendre la deuxième option.

femme naïve

Jeudi, j’ai passé une bonne soirée : chez ma soeur avec mes parents, ma soeur et son mari, Victor et surtout Saturnin et Pivoine. J’ai joué avec eux, je leur ai fait des bisous, j’ai fait plein de photos parce que ça faisait longtemps et que des enfants aussi beaux et photogéniques, ce serait un crime de ne pas les photographier. Ce ne sont pas mes enfants, je suis parfaitement objective. J’ai ri avec mes parents, j’ai regardé amoureusement mon Victor prendre Pivoine dans ses bras puis aider Saturnin à monter un Lego, j’ai bu du champagne dans lequel j’avais mis une savoureuse framboise, j’ai vu pour la première fois en onze ans le feu d’artifice parisien du 14 juillet et tenté de prendre des photos (mais sans zoom, ce fut compliqué). En un mot, j’étais heureuse.

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Puis en rentrant, Victor jette un oeil sur son smartphone et la bascule “y a ma cousine de Nice qui vient d’activer un safety check sur Facebook…” On se connecte sur Twitter et on découvre. Fin de la belle soirée, on passe direct à la gueule de bois. Vendredi, jour béni de RTT imposé, je me fais un petit planning “courses” et je me prends une avalanche de sourires et de gens aimables quasi partout où je passe. Peut-être était-ce un hasard, peut-être était-ce moi qui, inconsciemment, essayait d’être la plus aimable possible, peut-être était-ce nous qui avions besoin d’un peu d’humanité. J’en sais rien mais je suis rentrée chez moi avec un petit surplus de foi en l’humanité alors que mes réserves étaient quasi vides. Je me suis rappelée de mon vœu pieu en rentrant du Canada, d’essayer d’être aussi aimable qu’une Québécoise et j’ai compris pourquoi : parce qu’on a besoin d’y croire encore. Juste un petit peu.

choisir son chemin

Parce que tous ces sourires m’ont donné envie d’y croire. De me dire qu’on va enfin comprendre les mécanismes qui poussent toutes ces personnes à aller se flinguer en emportant un max de gens avec eux et qu’à partir de là, on pourra prévenir. Qu’aucun enfant ne mourra d’être allé voir un feu d’artifice avec ses parents, aucun fana de musique d’être allé à un concert, qu’on va pouvoir reprendre nos vies en arrêtant de guetter les comportements suspects, à se demander si on ne devrait pas quitter cette rame de métro car le gars, là, il est un peu chelou, non ? Retrouver l’insouciance même si à regarder l’Histoire voire l’histoire, l’insouciance et la naïveté sont limite un acte politique : ignorer le monde dans lequel on vit pour ne pas en voir l’horreur. Jamais on n’a connu la paix totale et sans doute ne la connaîtrons nous jamais, qu’il s’agisse de guerres civiles ou internationales, de guérillas, d’attentats… Mais donc, à partir de là, on baisse les bras ? Non parce que le fatalisme n’a jamais rien fait avancer et que si, nous, de notre vivant, nous ne connaîtrons qu’une paix relative vu qu’on ne vit pas sous les bombardiers (même si Cazeneuve commence à me faire très peur), peut-être qu’on va finir par enrayer tout ça.

mains formant le signe peace

Oui bah quitte à écrire un article neuneu, je mets de l’illustration à la hauteur

Et puis même si on n’y arrive pas, ça fait du mal à qui d’y croire, d’essayer d’éduquer mieux nos enfants, réduire les fractures sociales qui met trop d’enfants sur le bord de la route, vulnérables aux discours les plus extrémistes, les méthodes les plus radicales pour rééquiliber la balance…

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Qu’est-ce qu’on perd à se dire que ça ira mieux demain ? Qu’on ne naît pas fondamentalement mauvais mais que quelque chose nous le fait devenir ? Qu’en étant juste un peu plus aimable et serviable au quotidien, ça n’empêchera pas les guerres évidemment mais ça rendra tout ça un peu plus supportable, ça nous redonnera foi en l’humanité. Et vu que c’est tout ce qu’il nous reste, allons y gaiement.

fille et marguerites

Bisounours, moi ? Oui, totalement assumée.

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Je t’aime

Puisque c’est officiellement la journée de l’Amour aujourd’hui, Saint Valentin oblige, j’ai envie de vous parler d’amour et de ces 3 mots terribles “ je t’aime ”. Alors je sais, d’ordinaire, le dimanche, je vous parle plutot de culture genre cinéma, série télé, sorties… Quoi ? Vous n’aviez pas remarqué que ce blog était éditorialisé ?Ah, c’est sans doute parce qu’entre ce que j’ai dans la tête et ce que j’arrive vraiment à produire, il y a un gap… du genre faille de San Andreas, à peu près.

Je t'aime

Mais je m’égare. Parlons du “je t’aime”, ces 3 mots qui sont la clé de toute relation amoureuse, un enjeu majeur ! On ne balance pas un “je t’aime” comme on dirait “passe moi le sel” ou “je te fais un café?” (ce qui pour moi, grande caféinomane, est quand même le signe d’une grande affection), ça se calcule. Enfin, si j’en crois les comédies romantiques et autres littératures neuneus concons. A partir du moment où l’on vous dit “je t’aime”, ça semble vouloir sous entendre “je veux passer ma vie avec toi, marions-nous, faisons des enfants et adoptons un chat ou un chien ou les deux, tiens. Oh, regarde, un arc en ciel qui salue notre amour”. Le problème, c’est que nous, on est un peu élevées (oui, au féminin, nous sommes les principales cibles de cette soupe romantico-niaise, ne nous mentons pas) à ça et on continue à nous le seriner une fois adulte : les héroïnes de nos séries en sont presque à sabrer le champagne avec leurs copines, ces trois petits mots on fait basculer la relation de “incertaine” à “gravée dans le marbre”. Les magazines féminins, jamais les derniers pour nous mettre sous pression, ne cessent de nous seriner : “il a dit je t’aime pendant ou après l’amour mais refuse de l’admettre, qu’en penser ?”. Et bah, au hasard : rien. Franchement, je sais pas vous mais moi, il m’est déjà arrivé d’avoir un je t’aime au bord des lèvres juste après un orgasme. Un je t’aime qui ne voulait pas dire “toi et moi pour la vie” mais “OH PUTAIN JE SUIS TELLEMENT DEBORDANTE DE GRATITUDE QUE JE COLLE LES SEULS MOTS QUI ME VIENNENT POUR TE DIRE A QUEL POINT JE TE REMERCIE”. Oui, en cap locks, carrément.

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Le problème est qu’on a mis trop d’enjeu dans un je t’aime, si bien que si je l’ai sur les bords des lèvres dans ces grands moments de jouissance, je ne saurais l’exprimer. Pourtant des je t’aime, j’en balance à mes amis ou à ma famille sans complexes parce que, pour le coup, ils ne veulent rien dire de plus que ce que je veux exprimer : là, de suite, je n’ai que des sentiments positifs pour toi. Et c’est tout. De la même façon que pour ma jouissance : là de suite, personne qui m’a fait décoller, je ne ressens que du positif pour toi… mais ça n’implique rien pour le futur. Déjà qu’il faut que je prenne quelques instants pour me rappeler de mon prénom alors l’emménagement, le mariage, les enfants et le animaux, c’est très très loin de moi…

Elle a dit "je t'aime", la suite va vous étonner !

Elle a dit « je t’aime », la suite va vous étonner !

Sauf que quoi que j’en dise ou j’en pense, on nous a appris qu’un “je t’aime” à une personne avec qui l’on partage une certaine intimité, ce n’est pas gratuit, ce n’est pas anodin. C’est une vraie déclaration mais aussi un piège : réponds-moi, dis-moi que c’est pareil pour toi. J’aimerais ici citer le grand philosophe Jean-Jacques Goldman : “Un malhonnête stratagème / Ces trois mots là n’affirment pas / Il y a une question dans  » je t’aime  » / Qui demande  » et m’aimes-tu, toi ? « ”. Voilà. Et j’ai réfléchi, à ces je t’aime qu’on m’a dit. Curieusement, mes grandes histoires ont été avec des garçons qui ne disent pas je t’aime. Et je le leur rends bien globalement. Si je prends mon histoire avec Victor, il a tranquillement posé mon premier je t’aime : alors qu’il faisait le pitre et que je m’indignais en riant, il lâcha un nonchalant “oui mais c’est comme ça que tu m’aimes !”. Allez zou, c’est dit, on passe à autre chose. Mais si je ne le dis pas, c’est juste que… ben j’en ressens pas le besoin. En clair : je connais ses sentiments et il connaît les miens donc nul besoin de le verbaliser. Et c’est là que je réalise qu’un “je t’aime” à l’élu de son coeur n’est jamais gratuit : je le dis pour le rassurer, lui, ou pour me rassurer… moi. Comme l’a dit Goldman, dis donc ! En y réfléchissant plus, je me suis souvenue de ces amants du passé qui me sortaient des je t’aime à n’en plus finir alors que je ne demandais rien et répondais avec réticence. Tout ça pour mettre un point final à l’histoire en un temps très court, sans que je comprenne comment j’avais pu passer d’un “je t’aime” à un “en fait, non !”. Ces je t’aime étaient soit des façons de me capturer plus vite (et de me laisser parce que j’étais pas assez “pâte à modeler pour eux”) soit parce qu’ils se racontaient de belles histoires en me mettant, moi, dans le premier rôle féminin. Sauf que tout comédie romantique a une fin et quand ils arrêtaient de se raconter les jolies histoires, j’étais congédiée sans autre forme de procès.

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Du coup, on devrait arrêter de se nourrir des comédies romantiques et autres magazines à la con et comprendre qu’un “je t’aime” n’est pas une promesse sur l’avenir, pas un engagement. Juste un geste de gratitude, une expression de “là, de suite, je ne te porte que des sentiments positifs”. Ca nous simplifierait tellement la vie, non ?

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Noël, ce truc que tu vois jamais venir

Chaque année, la même histoire. D’abord novembre, les anniversaire de ma soeur, mon père et Anne qui sonnent comme un léger avertissement à mon oreille : Noël approche, gère les cadeaux au plus vite. Puis nous voilà déjà au Black Friday vers la fin novembre et soudain, sans que je comprenne pourquoi, me voici dans le train direction le sud avec un ou deux cadeaux manquants, des paquets à faire et surtout, surtout, l’angoisse qu’un des cadeaux commandés ne soit pas arrivé parce que le centre de tri de mon bled aime faire grève peu de jours avant Noël.

Le bocal de Noël

Enfant, Noël me rendait extatique. Le sapin et ses guirlandes lumineuses, la crèche, les vacances, les cadeaux, le quatuor gagnant. Faire le sapin et la crèche était une de mes occupations préférées. Je m’arrête un peu sur la crèche car c’est une vraie institution chez nous. En fait, l’histoire commence lors mon premier Noël, ma marraine avait offert à mes parents quelques santons “Carbonel”. Petit à petit, la crèche s’est étoffée : mon papa avait construit une maison-étable puis on a acheté quelques éléments dans un village près de Perpignan : une nouvelle étable en “pierre”, un pont, un puit, une autre maison… Puis une année, ma mère a acheté deux petites dalles de béton aggloméré que l’on a taillées avec ma soeur pour créer des espèces de falaises à plateau. On a buriné tout un dimanche après-midi et résultat, j’ai eu mal au poignet pendant 2 jours. Bref, la crèche, chez nous, c’est bien plus une institution qu’un symbole religieux, un terrain de jeu fantastique pour ma soeur et moi quand nous étions plus jeunes.

La crèche de Noël avec les santons Carbonel

C’est pas la nôtre mais y a de l’idée

Mais le temps est assassin et mon esprit de Noël en prend chaque année un coup. Peut-être parce qu’il fait 15° en décembre et que j’apprécie même pas mon traditionnel vin chaud censé me réchauffer vu que j’ai pas froid ! Peut-être parce que la semaine avant Noël est la pire quand tu bosses : trois milles réunions, des bouclages de dossiers aux petites heures de la nuit, de la fatigue et des crises de nerfs à tous les étages. Autant vous dire que quand vous dormez moins de 10h en trois jours, l’esprit de Noël devient vite un concept fumeux et lointain.

Fatigue de fin d'année

Et que dire des vacances de Noël ? Je les attends avec impatience avec la douce promesse de siestes et grasses mat’. Sauf qu’en vrai, non, pas tant que ça. D’abord, tu as la course aux derniers cadeaux et leur emballage, une activité dans laquelle je n’ai jamais réussi à briller, essayant de déployer quelques astuces pour cacher la misère du paquet. Puis tu entres dans le marathon bouffe et familles : tu manges, tu manges, tu bois, tu bois, tu vas de maison en maison faire des bisous à tes proches, apporter quelques cadeaux, manger, manger, boire, boire. Si on rajoute à ça ma bonne habitude de choper un rhume ou une crise de foie, c’est un peu râpé pour le repos. Sans parler que depuis, j’ai gagné un neveu (et une nièce mais elle est encore dans sa période “je dors, je mange, je végète”) qui aime très fort sa tatie. En somme : quand Saturnin est debout, tout repos devient impossible vu que je suis son jouet préféré.

Saturnin joue dans la forêt, une photo sans retouches dont je suis très fière

Je suis super fière de cette photo (sans retouches)

Mais pourtant, j’aime Noël quand même. je m’en fous que ce soit une fête commerciale, je m’en fous des histoires de crèche ou pas, je m’en fous de la fatigue et de prendre 3 kg en 5 jours. Noël reste une jolie parenthèse dans ma vie où je me fais cajoler chez mes parents, où je vois ma famille, où on rigole, où on se ravit de faire plaisir à ses proches. Et où on boit du champagne devant la cheminée (enfin, la cheminée, ça devient salement optionnel). Mais cette année, quand même, gros bémol : quasi une semaine sans Victor, ça me chagrine un peu.

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On se retrouve à l’autre bout du monde ?

Sous titre : brunch à Brooklyn. Paris – quelques jours avant mon départ à New York.

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Entre deux dossiers, j’erre sur Facebook à balayer du regard les derniers updates quand je vois Yohann poster un statut interpellant sa belle-mère. Yohann ? Ah oui, pardon, remettons en contexte. Yohann est le meilleur ami de ma soeur, il a vécu quelques temps chez mes parents suite à un drame familial et il est un peu ce fils que mes parents n’ont jamais eu. Un fils un peu prodigue, qui se rapproche et s’éloigne mais c’est pas juste un pote, quoi. Yohann, je le connais depuis toujours, magie d’une petite école privée de province où on rentre en petite maternelle et on ressort avec le bac. Début 2013, Yohann et son épouse Blanche s’envolaient donc pour un tour du monde de 2 ans, retour prévu en cette fin d’année, sans doute pour Noël.

noel

Je lis donc distraitement les commentaires liés au statut quand je vois Yohann expliquer à sa belle mère qu’il materait le match France Irlande de New York. Mais… vérification sur Google : on sera à New York EN MEME TEMPS. 3 messages Facebook plus tard, rendez-vous est pris le dimanche à Brooklyn pour un brunch. Le truc légèrement improbable. Et mon Dieu, je n’aime rien de plus dans la vie que ce genre d’histoires.

brooklyn

Le dimanche, après une charmante balade sur le pont de Brooklyn sous un soleil radieux (et donc une foule compacte), nous voici, Zeno et moi, à se balader tranquillement à Brooklyn Heights. Je lui explique la situation et conclue par “je suis sûre qu’elle est enceinte, ils ont arrêté leurs périples y a quelques temps pour s’installer au Québec et ça fait un moment qu’ils n’ont pas posté de photos!”. L’heure des retrouvailles est arrivée, la très mince Blanche m’embrasse. Ah non, pas enceinte. On se raconte nos vies, j’annonce à Yohann que j’ai trouvé un super compagnon (ah oui, Yohann a toujours été fasciné par mon célibat mais avait toujours clamé “Nina, le jour où elle trouve le bon, elle s’installe avec lui en moins de 6 mois!”. On a dépassé les 6 mois mais c’est pas si faux) et là, il me sort “Blanche est enceinte !” “Hiiiiiii, je le savais ! De combien ?” “5 mois et demi !”. Ah… oui, maintenant que tu le dis, je semble remarquer un léger renflement au niveau du ventre. Mais je m’en fiche, j’avais raison.

Brunch à Brooklyn brroklyn-heights pont-brooklyn pont-brooklyn2 pont-brooklyn3

Pour le reste, je vous la fais courte : on a marché 1h30 dans Brooklyn pour rejoindre Williamsburg, censé être à 30 mn à pied max (non, non). Marcher en soi est plutôt une activité agréable mais on est un peu passé dans un no man’s land pas hyper fascinant et il se faisait super soif à l’arrivée. On finit par se poser dans un resto avec brunch et alcool à volonté. Oui pour le brunch, tu pouvais choisir la formule “plat+ un verre” ou “plat+file moi cette carafe de cocktail, ça ira plus vite !”. Je vous rassure, le Mimosa (champagne+orange) contenait bien plus d’orange que de champagne, ça m’a pas grisée du tout.

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Mon avis sur Brooklyn ? Le Pont est magnifique, ça a l’air super cool mais j’ai pas trop vu.

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Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Durant le brunch, nous avons mis un plan au point : le couple rentrait sur Paris 2 semaines plus tard donc il fallait que j’arrive à organiser une visite chez mes parents… à un moment où je n’y étais pas. Voici donc le plan : ils me donnaient une date et je devais demander à ma tante d’appeler ma mère pour dire qu’elle souhaitait passer à la maison voir mes parents, ma soeur et les petits. Ce fut bien la merde vu que les emplois du temps ne coïncidaient pas : ils ne pouvaient passer que pendant l’absence de ma soeur, ma tante ne savait plus quoi dire, le bordeeeeeeeel. Finalement, Anthony, le mari de ma soeur, circulant dans un train avec 2h de retard (j’avais eu 1h30 le week-end précédent sur le même train), elle était finalement bien à la maison… mais pas mes parents arrivés plus tard. Et quelle surprise !

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Quelle double surprise car j’avais bien pris soin de brouiller les cartes. Le week-end précédent, j’étais descendue quelques jours et j’avais glissé quelques éléments les empêchant de penser à une grossesse : j’avais prétendu que Blanche avait bu un Bloody Mary (oui, il était virgin, j’ai oublié un mot) et quand Anthony a supposé que Blanche pouvait être enceinte, je me suis joint à l’avis de mes parents et de ma soeur qui trouvaient ça inenvisageable.

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Du coup, vu que j’ai aidé à organiser la surprise, ça me dispense de trouver des cadeaux de Noël surprenants ?

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Partage ton Noël sur les réseaux sociaux

Ahahah, bonsoir, bonsoir, vous me surprenez alors que je termine d’installer mon sapin de Noël. Approchez, mais approchez donc, que je partage avec vous le résultat, je suis pas peu fière. Hé oui, moi, j’aime montrer mon esprit de Noël. Clic, zou, c’est publié sur Instagram. Ohohoh !

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Il y a quelques rituels sur les réseaux sociaux, quelques dates importantes où il faut montrer qu’on en est. Il y a les vacances d’été où il faut poster une photo de ses jambes en mode knacki, le brunch où il faut à tout prix montrer sa belle assiette, les concerts, histoire de prouver qu’on y était, etc. Noël est l’un de ces moments et, pas de chance pour les allergiques à l’esprit de cette sympathique fête, ça dure un moment : course aux cadeaux, décoration de la maison, départ en vacances, réveillon, repas et ouverture des cadeaux, vous allez en bouffer du tweet, du statut Facebook, de la photo Instagram et même du Vine pour les moins chanceux (tiens, si je me servais de mon compte, d’ailleurs ?). Immortalisons, immortalisons !

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Mais pourquoi ce besoin de partager ce moment précis ? Pour s’inscrire dans une sorte de grand tout ? De communion sociétale ? Certes mais pas que car n’oublions pas que Noël, c’est aussi la grande fête du “dis-moi combien tu m’aimes ?” Hé oui, plaisir d’offrir, joie de recevoir : selon ce que tu as mis comme fric sur mon cadeau, je saurai si tu m’aimes ou pas*. T’as vu mes beaux cadeaux, tavu, tavu ? T’en a pas eus d’aussi beaux, toi, hein ? Puis tiens mate ceux que moi, j’offre, parce que je suis généreuse et j’aime mes proches, je leur fais de supeeerbes cadeaux.

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Et puis, les fêtes, c’est aussi la joliesse de son intérieur. Hop, ça fera bien sur Pinterest. T’as un aussi beau sapin, toi ? T’as vu mes boules, hein, t’as vu mes boules ??

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Et puis n’oublions pas la bouffe. Aaaaah la bouffe ! Saviez-vous que l’alimentation était le 3e sujet le plus discuté sur les réseaux sociaux ?** Alors là, on va un peu étaler notre richesse et notre opulence avec des délicieux mets raffinés et follement délicieux. Une petite coupe de champagne par ici, une petite cuillère de caviar par là, tu me passes les huîtres s’il te plaît ?

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Bref, Noël est l’un des paroxysme de la mise en scène de soi sur les réseaux sociaux. Alors que tout l’année, on chuine sur nos impôts, la cherté de la vie et nos découverts, durant les quelques jours de la fin décembre, nous voici soudain riches à étaler notre argent comme s’il en poussait sur le sapin. Et j’avoue, je m’en amuse et en abuse. Vous aurez donc le droit comme chaque année à mes photos de réveillon, de mes paquets cadeaux, de bon manger et des photos de mon neveu de dos. Et encore, vous avez de la chance, je vous ai épargné ma crise de foie de l’an dernier.

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Ca vous saoule ? Courage, on enchaîne direct avec le réveillon.

Et en cadeau, pour vous, parce que je regarde ça en boucle depuis un mois pour survivre à mes pitches, l’épisode de Noël du Coeur a ses raisons !

*en vrai non, certains  achètent l’affection d’autrui avec des cadeaux histoire de compenser une absence ou pour étaler leur fric mais ceci est une autre histoire.

** C’était la minute experte des réseaux sociaux

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Bloguer, c’est immature

Préambule : alors que ce blog fêtait ses 9 ans (bordel !) le 24 mai dernier, date à laquelle je m’envolais pour Oman mais sans rapport, je l’ai un peu laissé tomber. Parce que ma vie, c’est un peu compliqué en ce moment et qu’en plus, j’ai téléchargé 2048(1), une énorme erreur, vous en conviendrez. Mais bon, je reviens et je ressors du placard cet article débuté il y a un mois ou deux (voire 3) car il correspond bien.

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Titre choc pour contenu introspectif ou à peu près

Par le jeu des liens poussés sur les réseaux sociaux, j’ai découvert le blog Second Flore où l’auteure se remémore les début sur son aventure blogosphérique, à l’époque où les blogs étaient faits avec deux bouts de ficelle, sans autre ambition que de partager des trucs. Avant le blogomarketing, en somme. Un temps que les blogueurs de moins de 5 ans ne peuvent pas connaître.

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J’avais en ce temps là quelques ambitions, je dois le reconnaître. Je m’imaginais que j’allais devenir une sorte de Carrie Bradshaw à la française, les Manolo Blanik en moins parce que d’abord, j’ai été obligée de vérifier sur les Internets comment ça s’écrivait et qu’ensuite, je peux pas marcher en talons (j’ai légèrement le pied plat). Pourtant, avec mon mètre 56, j’étais pas si mal barrée que ça. Puis là, vous verriez mes sublimes racines châtains sous mon blond, je suis complètement Carrie quoi(2). Me manque que le poireau sur le menton, une silhouette svelte, une garde robe digne d’un daltonien abusant des acides et une chiantise extrême et hop, hop, je suis la Carrie de Paris. Donc voilà, j’avais de modestes ambitions, dans la droite ligne de ma vocation professionnelle de l’époque, puis les agences ont commencé à s’intéresser aux blogueurs, j’ai été contactée par des éditeurs, des journaux voulaient mon témoignage… Puis des blogueurs ont décidé de dire qu’ils étaient influents, qu’on était influents et ce fut le bordel. Sur ces points là, je vous renvoie aux articles de Second flore finalement, elle l’a écrit mieux que moi et je ne comptais pas plagier (donc épisode 1, épisode 2, épisode 3 et le mieux “comment les blogueuses ont tué Wikio”).

foule

Et puis, c’est parti dans tous les sens, une blogosphère avide de cadeaux et de billets sponsos a pris le devant de la scène, bête s’auto dévorant en permanence : je t’invite, tu m’invites. Je te mets sur un billet sponso, tu me mets sur ce week-end blogueur. Sans dévoiler toutes les coulisses, j’ai connu des blogs “influents” avec moins de 10 000 visiteurs par mois. Mais quand t’es dans le circuit, ça marche. D’autant que ces blogueurs “influents” sont globalement de bons clients. Même si ce sont des “personnalités compliquées” à gérer, tu sais que tu seras toujours bien reçu quand tu taperas à certaines portes. Bref, tout le monde se rue sur sa part du gâteau. Et moi ? Moi, j’ai un peu joué le jeu avant de finir par partir en courant, me replier sur mon coin de la blogosphère. Je n’ai globalement que peu de plaisir à rédiger des articles commerciaux, j’ai déjà pas le temps de voir mes amis, c’est pas pour passer mes soirées avec une bande de faux-culs qui t’adorent par devant et te crachent méchamment à la gueule par derrière (oui, vraiment, le lycée à côté, c’est le royaume des bisounours). Des fois, j’ai un peu d’envie face à certaines expériences qu’ils vivent car j’aime expérimenter mais je crois que je ne suis plus capable de concessions pour un week-end avec des blogueurs dont j’apprécie finalement peu la compagnie, à quelques exceptions près ou tester un truc incredibeul. Quant au tests produits, je suis en train d’essayer de sauver mon appart d’un tsunami d’objets inutiles accumulés au fil des années, je vais éviter de m’en rajouter. (3)

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9 ans. En 9 ans, j’en ai vu des blogs naître et mourir mais le mien est toujours là. La blogosphère n’a plus rien à voir avec ce que nous en faisions au début, on est passé du pique-nique sauciflard-rouge qui pique un peu à buffet petits canapés qui font bien – champagne. J’ai décroché de ce train là, oui. Mais pourquoi je continue à bloguer ? Quand je vois le nombre de gens qui ont un jour laissé de côté leur blog pour passer à autre chose. Vivre “la vraie vie”, comme on dit. Après tout, je n’attends plus rien de ce blog mais…

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Mais 9 ans. En fait, je n’ai jamais tenu quelque chose aussi longtemps. 9 putain d’années. Ce blog est plus vieux que mon expérience professionnelle, le seul truc auquel je me suis tenue avec un sérieux assez constant (sauf ce mois-ci). Alors oui, d’autres sont passés à autre chose mais mon blog a évolué avec moi. Ce n’est plus la vitrine de mes exploits sexuels, c’est moins la vitrine de ma vie perso. Je parle de tout, j’essaie d’éditorialiser, oui, non, peut-être. Ca me permet de continuer à écrire, des fois qu’un jour, je me foute sérieusement à l’écriture d’un roman ou quelque chose d’approchant. Parce que bon, rêver d’être publiée, c’est bien mais si j’ai rien à proposer, forcément… Ca n’aide pas.

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Alors pour cette 10e année, je prévois : des articles culture parce que ça m’amuse de parler des livres ou films passés sous mes yeux (surtout s’ils sont mauvais), continuer Audrey parce que ça me fait marrer, reprendre et finir mon histoire de sites de rencontre, entamer une nouvelle série sur les plans cul et puis reprendre un peu mon indignation, je m’endors un peu ces derniers temps. Et mes vacances à Oman, bien sûr ! Et puis ça me permet de tester de petits trucs qui me serviront pour mon taf ensuite… ou pas.

Happy birthday mon blog, c’est reparti pour un tour.

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(1) J’ai réussi à obtenir le 2048, oui, je bosse dur sur le 4096 maintenant.

(2) Ah oui, cet article date, je suis repassée brune entre temps mais mes vacances à Oman m’ont fait revirer au blond alors que c’est même pas ma couleur à la base.
(3) Par contre, si un marque est motivée pour m’offrir un pc de bureau tout intégré dans l’écran, je veux bien

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Coucou, tu veux voir mon gros capital ?

L’inscription sur un site de rencontre, cette longue soirée perdue à répondre à des tas de questions pour se définir. Ton pseudo, tes photos, tes lubies, tout est disséqué. Jusqu’à ta profession… Et ton salaire. D’où cette question cruciale : doit-on sortir sa feuille d’impôts et afficher son capital pour choper ?

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Quand je me présente à quelqu’un, il est vrai que mon métier est l’une des premières infos que je donne : « salut, je suis Nina, j’ai 33 ans et je suis social media manager, salut ! »; Bon, je schématise un peu mais vous voyez l’idée. D’ailleurs, quand je surfe sur les profils de mâles que j’aurais bien envie de grignoter, je me laisse aller à jeter un oeil sur leur profession. Non qu’il y ait des professions éliminatoires mais c’est une information toujours intéressante pour esquisser l’univers d’une personne. Après, les infos restent basiques, on a une foule de personnes bossant dans l’informatique mais en creusant, ça regroupe le développeur lambda, l’ingénieur, le concepteur de site…

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Cependant sous cette information, on vous en demande une seconde : niveau salaire, tu en es où ? Heu pardon, tu es DRH, site de rencontre ? Non, je ne crois pas ! La plupart du temps, les personnes ne répondent pas (moi même… Parce que bon, avec tous les k€ que je gagne, il est évident que je pourrais attirer les coureurs de dots qui survivent au RSA…) mais certaines indiquent honnêtement leur salaire et je me pose la question : pourquoi ?

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Réponse A : ils répondent docilement à toutes les questions sans discuter
Réponse B : ils sont pauvres et préfèrent l’afficher pour éviter de décevoir une éventuelle croqueuse de diamant
Réponse C : ils pensent que leur capital est leur meilleur atout séduction.

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L’existence même de cette question me paraît lourdement significative. L’argent fait-il partie de la séduction ? Manifestement, oui. Oh je vous entends hurler « parle pour toi, sale pétasse ! ». Non, je ne parle pas pour moi, justement, les 9/10e des mecs que j’ai rencontrés par ces biais n’ont pas indiqué leur salaire et en général, quand je vois un gros chiffre crânement affiché, ça me fait limite un peu peur. Si tu cherches une jolie potiche qui ne rêve que de se faire entretenir, hé salut, c’est pas moi. Mais il n’en reste pas moins que si la question est posée, c’est que des gens sont intéressés par ce détail. De la même façon, sur l’un des sites les moins classieux de la planète (Adopteunmec pour ceux qui n’auraient pas reconnu), les hommes sont priés de faire la liste de leur « équipement » (non, je parle pas de la taille de leur sexe) : télé ou pas télé ? Voiture ? Lit King Size ? Ah oui, moi, je refuse de rencontrer un mec qui n’a pas un lit King Size. Hors de question de limiter mes galipettes à un minuscule périmètre… L’avantage avec Adopteunmec, site soit disant fait pour les femmes, c’est qu’on voit bien les gros clichés sur les genres : femmes vouloir mec avec money, hommes vouloir femmes cochonnes (oui, pourquoi les mecs ne détaillent pas leurs pratiques sexuelles, hein ? Hein ?).

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Alors, à présent que tu es face à la case « salaire », tu te demandes : dois-je y répondre ou non ? Je te répondrai par une question : quelle seule bonne raison te forcerait à le faire ? A moins que tu adores l’idée d’entretenir une autre personne, ça n’a aucun intérêt. Si tu veux choper des coureurs de dots, va plutôt dans un bar un peu chic et attend que le poisson morde, arrose le de champagne et l’affaire est dans le sac. Tu gagneras du temps.

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Bref, la semaine prochaine, nous répondrons à cette essentielle question : doit-on renseigner son signe astrologique ? Je sais, tu frétilles déjà d’impatience.

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Où la vie est une pute

Elle aime me taquiner un peu méchamment des fois.

6 mars 2013, je crache les dernières volutes de la dernière cigarette de mon dernier paquet. Voilà, tiens, je vais arrêter de fumer pour voir. En béquille, une cigarette électronique. Je vous parlerai d’elle un autre jour, promis. Donc depuis un mois, plus une clope, rien. Alors que je me gargarisais auprès de collègue chouchoute en journée, je ne savais que le drame était en train de s’ourdir, tels des nuages lourds et menaçant s’amoncelant sur un horizon qu’on ne regarde pas. Pourtant, l’orage est proche.

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Mercredi soir. Comme évoqué au détour d’une parenthèse, je me suis rendue à une soirée entre célibataire à base de champagne (oui, l’histoire ne dira pas si c’est le champagne ou le côté célibataires qui m’a attirée vu que la première soirée avait été mi figue mi raisin. Mais j’aime m’entêter). La soirée commence à 19h30, je débarque donc à 20h en panique totale mais j’ai pas réussi à m’extirper du boulot à temps. J’arrive et j’ai à peine mis le pied dans le bar (assez minuscule) que je me retrouve une coupe de champagne à la main. Oui, je…euh…ok. N’étant pas des plus réservées, je commence à entamer la conversation avec deux mecs (sachant qu’une fois de plus, ces messieurs sont visiblement en minorité) dont un brun pas mal. Les mouvements de foule font et défont les groupes, le premier mec, un petit blond, disparaît du groupe (mais étant juste derrière moi, nos fesses furent très intimes. A un moment, j’ai hésité à carrément m’adosser sur lui, vu notre proximité physique) et je me retrouve à parler seule avec le brun pas mal. Anaïs arrive et on parle à trois. Le mec est musicien et fait des percussions. Là, je me sens plus. Des percussions, ma lubie depuis longtemps ! Ahah, merci la vie.

percussions

Sauf que. Sauf que la vie est une pute avec moi sur le plan sentimental, une enfant cruelle qui me tend une gourmandise pour mieux me la retirer (ou me la donne et attend avec un sourire vicieux que je chope une vilaine carie. Du style prince charmant devenu crapaud). Alors que tout semblait bien parti, le sort s’en mêle. Deux nana se fraient un chemin pour sortir fumer et là, ma proie annonce avec un grand sourire “ah ben je vais fumer, moi aussi”.

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J’ai arrêté de fumer y a un mois. Un mois sans toucher la moindre vrai clope. Un mois à avoir limite la nausée à l’idée de refumer (processus cognitif intéressant au passage). Donc je ne sors pas. Or : une soirée où y a mathématiquement plus de filles que d’hommes et que les hommes pas mal sont en minorité, des filles globalement tabagiques. Ben oui, voilà, ma proie a été capturée par un groupe d’amazones. J’ai tenté, une fois de retour à l’intérieur, d’intégrer leur groupe avec Anaïs mais pas moyen. Là, la vie, elle m’a tendu une friandise… qui dissimulait des fils électriques et je me suis pris une sacrée pichenette !

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En repartant, je joue un drama en 3 actes à Anaïs “non mais meeeeeeeerde, j’ai arrêté de fumer et voilà le résultat, putain, trop vénère sa mère la pute !” (bon, non, j’ai pas parlé comme ça mais laissez moi re redramatiser la situation). Et la petite qui en rajoute une couche : “Ah oui, c’est con parce que c’était le seul mec mignon. Quand je suis arrivée, je me suis dit que t’avais trop géré et tout. Puis en plus, il essayait de revenir nous parler après”. Des regrets, des regrets, des regrets.

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Moralité : ben y en a pas. Ah si : le chemin d’une vie saine est vachement plus pentu que celui d’une vie de débauche…

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Mais bon, j’ai pas dit mon dernier mot non plus, je vais pas laisser mon non tabagisme me faire perdre une proie, je prépare le round 2 (teasing… ou pas parce que s’il le faut, le round 2 n’existera jamais et j’écrirai pas un article pour dire “ah bé voilà, pas eu de round 2, bisous !”)

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Le monde fantastique d’Oz de Sam Raimi

Nina, la non cinéphile qui est déjà allée deux fois au cinéma cette année, champagne ? Non, je profite honteusement des avant-premières régie où me convient mes petits camarades stratèges et du display parce que nous, au SMO, on n’a pas de cadeaux (enfin, si, j’ai eu une bouteille de champagne et une maquette d’avion récemment, je suis la plus gâtée du pôle). Donc, mardi, me voici partie avec Jade et Nicolas pour une avant-première dé « Le monde fantastique d’Oz » en 3D, film dont je ne connaissais rien, j’avais même pas lu le synopsis.

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Bon, le magicien d’Oz, je connais mais je connais la partie Dorothée, l’ouragan, somewhere over the rainbow. Là, il s’agit d’un préquelle, l’arrivée du fameux magicien au pays d’Oz. Petit magicien raté joué par James Franco (le mec qui me ferait presque aller voir Spring Breaker vu qu’il est en bonne place sur mon top 10 crush people… Enfin, je crois vu que ce classement varie en fonction de mes articles, j’avoue), Oz se retrouve happé par une tornade et amené dans un pays magnifique. Là, pour le coup, un peu à la façon d’Avatar, la 3D vaut carrément le coup. Il rencontre dès son atterrissage la belle Theodora (Mila Kunis) et se retrouve embarqué à la cité d’Emeraude où la gentille sorcière Evanora (Rachel Weisz) lui explique que, selon la prophétie, il doit tuer la méchante sorcière pour prendre le pouvoir. Cupide, le magicien accepte pour pouvoir avoir le trésor de la cité d’émeraude.

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Bon, je ne vous en raconte pas plus sur l’intrigue (même si je trouve que l’affiche spoile vachement, comme d’hab), ça reste du Disney donc vous vous doutez bien qu’amour et amitié s’unissent pour détruire les méchants. Parallèle intéressant : les personnages aperçus lors de la vie du magicien avant d’être aspiré dans la tornade réapparaissent dans le monde d’Oz sous diverses formes. D’où une sensation onirique renforcée : on dirait le rêve du magicien qui place ses amis dans de rôles étranges dans un décor hallucinant. En tant que fille qui a une étrange attirance pour la porcelaine, j’ai d’ailleurs bien aimé le petit village de porcelaine.

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Bref, que dire ? C’est un film à voir surtout en famille, les décors sont grandioses et le film a vraiment été fait pour la 3D. Même si ces putains de lunettes qui pèsent 3 tonnes et demi me tuent l’arête du nez ! L’histoire est très mignonne, James Franco semble s’amuser à jouer le magicien cabotin et pour peu que vous aimiez bien la magie, quelques tours sont assez sympas. Après, l’histoire est certes cousue de fil blanc et le manichéisme des personnages peut agacer (alors même que le film joue sur le fait que Oz n’est pas le magicien au grand coeur qu’il prétend être) mais même la cynique de 32 ans 11/12e que je suis s’est laissée embarquer dans l’histoire. Par la magie du décor ou celle du sourire de Franco, je ne saurais le dire. Mais j’ai passé un bon moment. Petite mention spéciale au générique du début qui joue avec les effets de perspective… Ouais, la perspective, c’est mon kiff !

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Accessoirement, ce film m’a aussi donné envie de lire le livre, je n’en ai jamais eu l’occasion. Un film qui donne envie de lire n’est jamais un mauvais film. Loi universelle de Nina la non cinéphile.

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