37 ans, l’âge des questions… ?

Si j’en crois ma carte d’identité, ça y est, j’ai 37 ans. Bien. Et… ben je sais pas trop quoi dire. Bon ben salut !

Cupcake d'anniversaire

Non bien sûr que j’ai des choses à dire. Si vous me lisez un peu régulièrement, vous savez à quel point je me délecte de ces moments de bilan et perspectives (sachant que le prochain est à la rentrée scolaire, je vais en profiter là).

Faire le bilan

Faire le bilan

Donc que s’est-il passé pour mes 36 ans ? Mon Dieu mais tant de choses. Ah oui, juste avant de poursuivre, je vais pas parler de ma vie pro ici parce que je vais fêter mes 10 ans de carrière le 16 et j’ai trop de choses à dire sur le sujet pour le balancer ici (spoiler : j’ai eu une épiphanie de ouf), je le garde pour un article en entier.

Ampoule brisée par un projectile

Donc 37 ans, je disais. Je suis sereine. Faut dire que si on en reste sur ma vie perso, y a pas trop de quoi se plaindre. Vie commune réussie, ma vie avec Victor et nos deux chats, c’est quasi que du bonheur. “Quasi” ? Oui parce qu’on a la voisine du dessus qui est revenu nous saouler (mais plus de news depuis, elle a dû réaliser qu’elle était dans l’abus total et n’avait aucun recours, je sais pas, je m’en fiche) mais surtout, surtout, on a une bête noire absolue : les courses à l’hypermarché le samedi. Tiens, j’écrirai un article là-dessus parce que ce lieu est un aspirateur surpuissant à bienveillance et patience. Mais putain, pourquoi tous les vieux y vont le samedi alors qu’ils ont toute la semaine pour y aller ? Ce truc est une épreuve, un cauchemar, je crèèèèèèèève à chaque fois. Non mais vraiment, comparons : quand je dois sortir pour aller à un atelier couture, un atelier yoga, j’y vais en courant alors que le supermarché, je fusionne avec le canapé, LITTERALEMENT. Et je viens de faire plus de trois phrases sur mon cauchemar de l’hypermarché dans l’article sur mon anniversaire, gasp.

Yoga sur la plage

Mais du coup, mes 36 ans, ce fut beaucoup d’explorations et mes 37 ans le sauront d’autant plus, surtout quand j’aurai sorti mon mythique blog Nina feels good, le truc dont je parle depuis une éternité sans me lancer. Mais le fait de ne pas écrire sur le sujet ne m’empêche pas d’expérimenter, de vivre. En fait, j’ai décidé qu’il était temps de vivre de nouvelles vies. Au pluriel, oui. En fait, je suis en train d’inverser le paradigme. Pendant des années, je me servais de mon travail comme base de (très relative) stabilité dans ma vie et je butinais dans ma vie perso, me créant des dizaines d’aventures… pas toutes incroyables, loin de là mais bon, c’était là ma nouveauté. A présent que j’ai mon Victor et notre appart du bonheur, où pouvais-je donc puiser ma nouveauté, mon aventure ? Et bien, dans ma vie “professionnelle”.

écrire sur des documents

Parce qu’en ce moment, je fourmille de projets. Comme d’hab, oui, ok, mais là, je touche du doigt quelque chose. Je sais que mon kiff, c’est apprendre, me cultiver. Et il faut que je le fasse plus souvent, pour moi. Il y a quelques temps, je me posais un peu la question de l’intérêt de m’investir dans des activités annexes et aujourd’hui, j’ai ma réponse : parce que ça fait vivre plusieurs vies. Parce qu’à un moment, je peux être une plongeuse, une yogi, une étudiante en langues étrangères, une couturière, une artiste en papier, une photographe, une vidéaste, une ce que je veux. Parce qu’en fait, on s’en fout de ce que ça pourrait m’apporter demain ou après-demain, c’est ce que ça me rapporte maintenant qui compte car comme dirait Teresa “être ou ne pas être, moi, je suis” (philosophie).

Paper art

C’est tellement cool le paper art

Alors évidemment, y a toujours la question du temps qui manque mais je me mets petit à petit au Morning miracle (se lever à 6h le matin… normalement, c’est 5h30 mais on va pas pousser mémé dans les orties non plus) et in fine, j’espère y arriver.

Lever de soleil parisien

37 ans, nouvelle page, nouvelle vie… ?

PS : je me rends compte en relisant mon article de l’an dernier que j’avais quasi écrit les mêmes choses… Ok.

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Souffler, respirer

Hey ! Hé non, contrairement aux apparences, ce blog n’est pas mort ! C’est juste qu’avec le déménagement, le boulot et les vacances, j’ai pas pondu une ligne… PAS UNE ! Et je vais vous dire, tout ça fait bien du bien, j’avais besoin de souffler. Enfin, les vacances parce que le déménagement et le boulot, c’est pas de tout repos (et le déménagement, si tu enlèves l’aspect vie commune avec Victor, c’est même carrément un cauchemar, une giclée de stress permanente).

badge hollande 2012 à la poubelle

Mais j’ai pu faire des photos blagues en retrouvant un badge datant d’une époque où je croyais qu’Hollande, ce serait quand même mieux que Sarkozy (ahah, l’idiote)

Donc voilà : nous avons aménagé dans l’appart du bonheur le 21 mai, on décollait pour l’Europe de l’Est le 19 juin, sans frémir ! Sur le coup, nous étions presque un peu déçus de partir : on aime d’amour notre nouvel appart et surtout notre nouvelle terrasse, on regrettait de le quitter, sachant qu’il nous reste encore des cartons à déballer. Mais finalement, ça nous  a fait un bien fou, je suis rentrée reboostée et motivée, ça fait du bien.

chats et cartons déménagement

Les chatonnes kiffent bien la déco carton, par contre

Du coup, je fourmille de projets : un peu pour ici, beaucoup pour ailleurs mais il faut que je reprenne un peu en main ce pauvre petit blog abandonné. Parce que je dois parler de plein de choses : de nos vacances (toi aussi, fais 4 pays en 15 jours, easyyyyyyyy), de quelques expériences pré vacances, de boulot, un peu, peut-être de quelques considérations sur le déménagement, qui sait ? Peut-être de l’actu mais arrive un moment où je n’arrive pas à écrire à temps ce que je ressens. D’abord parce que le boulot me prend du temps et le déménagement encore plus, que je passe mes soirées à regarder des trucs avec Victor plutôt qu’écrire mais c’est vrai que quitte à vivre ensemble, autant passer du temps ensemble. Mais surtout parce que j’essaie de sortir d’une réaction brute face à toute cette actualité pour en faire quelque chose de plus argumenté et que ça me prend pas mal de temps… et que le temps que je fasse ce travail, on est déjà passé à autre chose. Ah, j’ai plein de livres à vous conseiller, aussi, toujours utile pour l’été !

Livres Ken Follett l'Histoire du siècle

Pas ceux là d’ailleurs car j’en ai lu qu’un et même pas le 1er, j’ai tout fait à l’envers

Bref, c’est une Nina régénérée qui revient, plus zen, plus motivée, toujours plus envie de tester de nouvelles choses, de me lancer dans de nouveaux projets. Certaines mauvaises langues me diront que, comme d’hab, beaucoup n’aboutiront pas… mauvaises langues ? Non, c’est moi qui suis là de mauvaise foi, je sais bien que pas mal de choses finiront lettre morte car mon temps libre n’est hélas pas extensible et une partie est consacrée au sport (on se remet au yoga sérieusement et à la piscine aussi, je suis en train de réfléchir à mon “planning” idéal de semaine du genre : lundi salle de sport, mercredi yoga, vendredi yoga, samedi un cours de sport à la salle, histoire de rentabiliser, dimanche piscine. Je voudrais aller à la piscine le midi une fois par semaine aussi mais je sais pas trop quel jour… Ma vie est SI compliquée). Mais maintenant que notre appart du bonheur est à peu près aménagé, je vais profiter des séances de mixage de mon adoré pour écrire. Je vais essayer de le faire. Au pire, c’est pas grave… faut juste que je me fasse un vrai cahier d’idées/projets pour pouvoir récupérer des projets au besoin.

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Mais no stress ! La Nina 2016 essaie mais ne culpabilise plus. Au mieux, je réussis, au pire… au pire, c’est pas grave.

flip arrière

Vous avez vu comme je suis sereine. Je vais imprimer afficher cet article quelque part car je me connais, je connais mon environnement de travail et je vous l’annonce direct : CA VA PAS DURER.

souffler

Enfin tout ça pour dire que je suis revenue et que je vais enfin re publier des trucs par ici… normalement.

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Et si tout n’était question que de chlore

Ceux qui me lisent ici et sur Twitter l’ont peut-être remarqué : depuis quelques temps, je suis assez agacée et cynique, notamment sur ma carrière qui me pose quelques questions (surtout quant à la prochaine branche, en fait). Dépressive ? Non, à côté de ça, je suis très heureuse dans ma vie privée, je profite des moments entre amis, avec ma famille ou avec mon Victor adoré, j’ai la banane avec eux.

BONHEUR-ASTUCES

J’en arrivais cependant à un point critique de démotivation, ce moment où quand ton réveil sonne, tu as envie de dire “non”. Ce point critique où tu prends tout mal, que le moindre mail t’exaspère, où tu arrives le matin en pensant au moment où tu pourras repartir le soir commencer ta “vraie vie”. J’en étais là, essayant de poser un peu les choses, réfléchissant à ce que je voulais faire vraiment. Et puis…

crise-existentielle-psychologie

Je suis retournée à la piscine.

piscine

Comme je le disais précédemment, nous avons changé de locaux et je me retrouve donc à moins de 10 minutes à pied de ma piscine prout prout, avec son eau fraîche et ses nageurs au niveau quand même très moyen. Non mais l’autre jour, j’ai réussi à doubler une nageuse alors que j’en étais à mes longueurs “bras uniquement”, celles où je me meus avec une lenteur assez exaspérante mais c’est bon pour mes bras, mes épaules, mes pectoraux et mon gainage. Alors que mes camarades se rendaient à la cantine, je prenais mon petit sac, résolue à tenter un 2 km crawl… Distance que j’ai avalée sans difficulté et avec une certaine fierté.

crawl

Et quand je suis revenue à mon taf, j’étais une autre. Une renaissance. Ma motivation était revenue, ma pêche aussi. J’y suis retournée le lendemain puis deux fois la semaine suivante et mon humeur remontait au Zénith, mon sens de l’initiative renaissait de ses cendres. Après un deal avec ma chef, il était donc décidé que je retournerais à la piscine deux à trois fois par semaine. Un détail qui change tout.

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Et c’est là que je me demande si ma crise existentielle n’était pas liée à mon manque de natation. Depuis mon arrivée à mon nouveau boulot, mes séances se distanciaient de plus en plus : je finissais trop tard le soir pour aller piquer une tête, mes week-ends étaient trop plein de Victor, de mes amis, de ma famille, de glande, aussi. Pourtant, je n’ai pas arrêté le sport pour autant, j’allais transpirer sur des machines de fitness, enchaînant les kilomètres de vélo elliptique, vélo, rameur et tapis, me fixant un objectif de 15 km en séance solo et 13 km en séance duo (c’est difficile de garder un bon rythme quand on vous parle). Mais la nage, c’est autre chose.

natation

La nage, c’est la sensation d’apesanteur, de fraîcheur alors que tu te dépenses, de relatif silence aussi. Comme je crawle avec un tuba, mon visage est sans cesse immergé, je retrouve l’état méditatif que j’ai en plongée, quand tu es littéralement dans ta bulle.

nager

Et si mon bonheur incluait finalement le chlore, les palmes, le tuba et les plaquettes (je suis super équipée) ? Si “se dépenser” ne m’avait juste pas suffi pendant ces mois sans piscine et qu’il suffisait juste de ça pour aller mieux, pour relever le poing et gérer les tâches sans faiblir. En 10 jours, j’ai établi une nouvelle stratégie de to do list, prévu quelques projets “persos” à vendre à ma boîte, eu 150 idées pour faire un peu de freelance, eu 13 idées de blogs “pour la visibilité”…

Young woman  planning  work at outdoor.

Young woman planning work at outdoor.

En 10 jours, je me suis retrouvée, j’ai aussi testé la vie commune avec Victor et nos chats (une grande aventure). Autant vous le dire : j’ai la patate.

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Paris a le blues

J’ai le blues de Paris

Paris, 7 ans ¾ que j’y vis. Le 28 mars prochain, je soufflerai la 8e bougie de notre vie commune. Et je ne te cache pas que je ressens comme une petite crise existentielle entre nous, je sens que mon amour pour toi s’essouffle un peu. En fait, c’est pas tant toi que la vie parisienne qui commence à me fatiguer.

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Tu es attirante et tu le sais. Quand je suis venue vivre ici, je m’imaginais une folle vie culturelle, le Louvre deviendrait ma 2e maison, je serai de tous les concerts. Une vie aussi hype que dans les magazines féminins. Sauf qu’une fois que tu deviens mon quotidien, je rate toutes les expos, je trace dans tes rues en ignorant des sublimes atours. Tu es ma vie, je ne te vois plus. Le week-end, je suis trop fatiguée pour aller mater quelques tableaux, photos ou oeuvres en tout genre. Je ne profite de ta beauté que lorsque j’accompagne des touristes (mes parents en général) dans tes rues, que je leur fais découvrir certains quartiers. Ces quartiers, justement. Ma vie parisienne se limite à quelques coins où je ne me rends que par intérêt, pour la chorale ou la piscine ou visiter quelques amis. Mon Paris se limite à quelques stations, à quelques lignes. 8 ans de parisianisme plus tard, je lève un sourcil quand je reçois un texto “je suis à Avron, j’arrive”. Je sais pas où c’est, moi, Avron, quelque part entre Jaurès et Nation sur la ligne 2, par là… Il y a ces quartiers que je ne connais pas et ceux que, depuis que je vis en ton sein, j’ai en horreur. Rendez-vous à Châtelet, Opéra ou, le pire du pire, les Champs ? Pitié, au secours ! Oh oui, c’est follement pratique, ces grands carrefours de lignes, y en a toujours une qui arrange les gens. C’est vrai. Mais les bars se suivent et se ressemblent, c’est impersonnel au possible. On fait Starbucks ou Indiana ?

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D’ailleurs, quand on me propose de sortir et qu’on me demande un point de ralliement, je ne sais plus que répondre. Mes cantines ont décliné, certaines ont même disparu. Mes bars de prédilection d’hier, je ne m’y retrouve plus, je ne suis plus chez moi. Etre chez soi à Paris, étrange concept tant on est dilué dans l’anonymat de la foule. Vous n’êtes point un individu mais un client. Et que dire de ces bars à la mode où il faut faire la queue pour entrer ? Une heure pour boire un cocktail, si tant est qu’on vous accorde le droit de rentrer. Ca, je m’y refuse. Je veux boire un verre, pas assister à une soirée privée ! Verre que je paierai un prix démentiel parce que c’est Paris…

cocktails

Et que dire de ce snobisme puant de la plupart de tes habitants ? Ceux qui crachent sur la rive droite ou gauche selon où ils vivent ? Qui trouvent hérétiques d’aller dans certains quartiers ou certaines banlieues ? Qui te regardent limite comme une merde faisandée parce que ô mon Dieu, j’habite en banlieue (pourtant dans une ville à fort pourcentage de CSP++… Enfin, je crois). Au départ, ce snobisme sent le jeu, le côté parvenu vu que 90% des Parisiens snobs ne le sont pas, Parisiens, justement. Un jour, ils ont débarqué dans la grand ville, chopé une chambre de bonne de 9m² sous les toits (mais à côté du jardin du Luxembourg) et ils se sont crus les Rois du monde. J’avoue que moi-même, je me suis un peu pris au jeu de la pétasse parisienne fut un temps. Un temps où manger des macarons Ladurée fut un must. Puis je me suis perdue dans la guerre de la hype où manger des macarons est un jour devenu totalement ringard (vu que ma consommation avoisinait les 15 macarons par an, je me suis pas sentie super concernée). C’est ça, Paris, aussi, les trucs incroyablement hype du jour ne le sont plus le lendemain. Avant, on se la racontait en boulottant une salade Cojean. Aujourd’hui, ça fait autant pitié que de grignoter un sandwich Sodebo acheté au Daily Monop (mais ça coûte 10 € de plus).

A Paris, t’es hype ou t’es larguée. Sauf que moi, j’ai jamais été hype, ni avant, ni depuis que je suis ici parce que, pour te dire la vérité, ma douce, je m’en fous. J’ai toujours eu la mode en horreur, je shoppe chez H&M, Promod ou Camaïeu sans complexes. Et même, pour être complètement honnête avec toi, je n’aime pas faire les soldes dans tes magasins surbondés de petites connasses hystériques et méprisantes. Moi, les soldes, je préfère les faire dans mon sud natal, où je fais pas une heure de queue pour essayer une robe. Par exemple. Et je te parle même pas de cette nécessité toute parisienne de porter des fringues de marque. Alors que pardon mais Maje, Zadig et Voltaire, Comptoir des cotonniers, c’est le conformisme à l’état brut. Et ça tient même pas trois lavages alors que t’y auras lâché un demi SMIC. Et je te parle même pas des Isabelle Marant, Vanessa Bruno et consort. Mais je reparlerai mode un autre jour.

paris

Bref, tu m’épuises Paris. Tu manques de simplicité, de véracité, de naturel. La panacée des grandes villes sans nul doute. Mais ici plus qu’ailleurs, j’ai la sensation que si tu rentres pas dans le moule, tu ne seras jamais tout à fait parisien(ne). Si tu ne brunches pas avec ta petite frange, tes bottes fourrées dans lesquelles tu rentres ton slim, ton sac immense posé nonchalamment sur ton avant bras, t’es pas vraiment parisienne. Et je n’évoque même pas avec toi le prix que la vie parisienne coûte même si je crois que c’est la clé de voûte de ma lassitude. J’ai beau gagner un double SMIC par mois, les fantaisies sont limitées. Ca aussi, c’est une histoire de grande ville. Peut-être ne suis-je juste pas faite pour toi…

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Et alors c’est quoi le thème de votre mariage ?

Vous avez annoncé votre mariage à ceux qui comptent ? Alors vous aurez essuyé un tas de questions, remarques et suppliques parmi lesquelles : c’est quoi le thème de ton mariage ? Oui, l’union de 2 êtres face au maire, ça suffit pas apparemment.

[image trouvée sur le site Mariage et bonnes idées, je vous mets le lien de l’article pour ceux qui kiffent le mariage macaron]

Nous avons face à nous deux options :
– choisir un truc basique qui nous parle à tous les deux, qui peut rappeler un élément de notre vie commune, de notre rencontre… Le problème du basique, c’est le risque de déjà vu et les terribles remarques en conséquence « ah tu as choisi le thème des fleurs/papillon/la mer… Magali aussi l’an dernier ». Si cette phrase a été prononcé par un témoin potentiel, vous pourrez l’éliminer de la short list en toute quiétude.


– un thème incroyablement original parce que vous n’êtes pas comme les autres. Genre pingouins et loutres parce que ce sont des animaux cools par exemple. Sauf que l’original va compliquer la partie déco plus que de raison et arrive un moment où l’original finit par devenir synonyme de ridicule.

Bon faisons fi de cette histoire de déjà vu et vs original pour choisir un thème qui nous plaît. Techniquement, ça sert à quoi un thème ? Ah ben ça sert à tout décliner : faire-part, déco de la salle, nom des tables et pourquoi pas menu, musique de bal et même cérémonie. Par exemple, pour le thème de la mer, hop, je vous colle la chanson la mer, je vous trouve plein de chanson où y a le mot mer dedans (c’est rarement les plus joyeuses mais ça marche pour in the navy des Village People), on mange crustacés et poissons (bon, légèrement ennuyeux pour les allergiques aux fruits de mer et ceux qui n’aiment pas le poisson), on évolue dans un décor bleu et sable. Tiens, je pourrai utiliser les peintures de ma mère en déco, elle peint tout le temps la mer…

Ou alors les plumes. J’aime bien les plumes, c’est doux et ça rappellerait un peu les bulles de ma sœur (j’eus préféré les bulles en fait…). Sauf que les plumes, c’est doux mais ça a un pouvoir kitch de dingue… Limite trop en fait. Oui, c’est ça le drame avec les idées, c’est que leur passage du papier à la réalité peut les détruire en 30 secondes…

De toute façon, la plupart des invités ne percuteront même pas qu’il y a un thème, ils diront « c’est très joli la déco » même s’ils trouvent ça moche. Quoi que moi, j’ai ma décoratrice attitrée : ma tante qui est fait une déco tellement pop! (je vais vous l’imposer cette expression).

Mais bon puisqu’il paraît qu’un mariage doit avoir un thème… Moi je choisis Tim Burton et porcelaine anglaise. Comme ça, on pourra jouer à la dînette le jour de mon mariage.

Je suis un génie. Ou une psychopathe. Ou le projet m’a rendue folle. Et ça va pas aller en s’arrangeant vu que la semaine prochaine, on attaque le lourd : la bouffe.

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For Wedding ? A funeral…

Par Lucas

Un peu de promotion pour commencer : Singulier Pluriel

Mes gds parents fêtent leurs 60 ans de mariage. 60 ans de mariage heureux. Tout le monde le dit. Parents, proches, amis, connaissances, etc… D’ou ma question : le mariage est il une loterie ?

Je constate aujourd’hui qu’un couple sur 3 divorce dans les 3 ans qui suivent le mariage. Alors est-ce l’institution qu’il faut condamner ?
Ou bien est-ce l’inconstance des « nouveaux » mariés ?
Le fait qu’aujourd’hui on soit plus prompt à se séparer à la moindre anicroche ?
Leur manque de courage face aux aléas de la vie commune ?
Le divorce est-il une fuite ?

Moi, j’aimerais bien avoir une stat : celle des divorcés qui se remettent ensemble apres l’acte de séparation…
Et je pose la question :
La mariage n’est-il pas une sorte de cosmétique ?
Je ne parle pas de la cérémonie mais du lien lui même.

Un couple peut être très très uni sans avoir ce lien moral, ce poids moral du mariage au dessus des épaules. Je serai vachement plus admiratif d’un couple qui passe 50 ans ensemble, sans être marié, plutot qu’un duo qui passe le même temps ensemble, uni par les liens du mariage.

Le mariage impose de se voiler la face, d’accepter une réalité où le bonheur n’est parfois qu’épisodique, épars, en se disant que demain sera un jour meilleur. C’est aussi une bonne raison de chercher des solutions aux problèmes que pose l’autre, de faire des concessions, d’arrondir les angles. Faut-il en déduire alors que les divorces ne viennent que parce que les couples d’aujourd’hui sont plus lâches et moins persévérants que ceux d’hier ?

Perso, de nos jours, je trouve bcp plus intelligent de se marier apres cinq six années de vie commune.

Une fois qu’on a fait le tour de l’autre, qu’on est prêt à s’accomoder de ses pires travers, voire qu’on a suffisamment emmerdé sa compagne pour qu’elle décide tout de même de s’unir, je crois que le mariage est beaucoup plus fort, beaucoup plus intense.

Je ne suis pas croyant mais d’un point de vue religieux ma logique me semble beaucoup plus en phase avec les préceptes de l’Eglise, quelle qu’elle soit. Elle me semble surtout plus en phase avec une honnêteté intellectuelle rigoureuse.

D’un autre coté, j’ai une théorie beaucoup moins séduisante pour les esprits embrigadés par la morale républicaine et/ou religieuse…

Cette théorie ce serait celle d’une vie faite de périodes. Une épouse pour chaque période  Car on change… On change du fait des sollicitations extérieures  du fait de notre évolution personnelle qui n’est pas nécessairement celle du couple. De fait , entre les deux « mariés », il peut se creuser un fossé, il peut arriver une incohérence totale au bout de quelques années, une perte de ces « valeurs communes » qui les ont incité à s’unir. D’où ma théorie  jolie sur le papier du couple épisodique. Un couple pour chaque période.

Je conclus à dessein sur cette note un peu déconcertante, un peu insolite au sens littéral du mot, pour vous inciter à faire des remarques. Mais avant de faire des comm aussi saugrenus et fantasques que mes pensées, refléchissez un peu à ce que je vous raconte, z’allez voir c’est pas si bête que ça.

Et encore un peu de promo pour finir. Oui, Lucas ça rime avec louuuuurd
http://singulierpluriel.over-blog.net/

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