C’est moi qui invite !

Le premier rencard calé sur un site de rencontre est toujours un moment délicat : que faire ? Va-t-on se plaire ? Mais aussi, et la question n’est pas si anodine : qui paye ?
argent
Pour cet article, faisons appel à un épisode de How I met your mother. Ted a rendez-vous avec une fille. Au moment de l’addition, elle commet un impair en ne jouant pas la petite scène de l’addition : Ted comptait payer mais la jeune fille ne fit pas l’effort de protester pour la forme. Bon ok, c’est assez tarte en soi mais cette petite scénette souligne la délicate question de qui sort le portefeuille.
argent dans votre portefeuille
J’ai toujours considéré, en temps que femme des années 2000 et même 2010 que chacun devait mettre la main à la poche. Pas forcément de façon psychorigide, hein, mais je considère que je gagne ma vie et je veux marquer mon indépendance. On s’offrira des trucs plus tard. Cependant, la minute de l’addition reste révélatrice de la suite de l’aventure et nous en revenons à ce petit jeu de dupe. En général, si l’autre pose froidement la monnaie exacte sur l’addition sans dire un mot, autant dire que la suite de l’histoire est mal barrée. Une façon un peu froide de signifier que non, on ne partagera pas et comme on ne passe pas un moment particulièrement sympa (ça motive pour laisser des pourboires. Enfin chez moi, en tout cas). Une personne plus motivée pour poursuivre la soirée proposera aimablement de partager. Ou profitera de votre passage aux toilettes pour régler. Mieux, alors que la tractation s’engage, l’autre glissera un « ok, tu paies les verres, je paie le repas derrière » ou « ok, tu paies cette fois-ci, je paierai la prochaine ». Façon subtile de signaler qu’on n’a pas envie de mettre fin à la soirée ni à l’histoire qui débute.
Couple Receiving Their Check
Autre question liée : doit-on quelque chose à celui qui paie ? Ah, la question qui tue ! La réponse est claire, nette et précise : non. Tu pensais que me payer un mojito te donnait automatiquement un ticket pour entrer dans mon lit ? Alors, déjà, un mojito, c’est un peu léger pour m’enivrer (quoique…) mais même si tu m’en payais 10, ça ne m’oblige à rien. Ceci étant, si tu m’en paies dix, c’est pas dans un lit que tu vas m’emmener mais plutôt aux urgences… D’une part, personne ne te contraint à tout payer et de l’autre, sortir son porte-monnaie pour avoir du sexe, ça ne fait pas rêver grand monde… Par la même, ce n’est pas parce que tu paies ce coup-ci que ça oblige à une réciproque. Si la personne n’a pas envie de te revoir, elle se forcera pas pour une dette de 15-30 €.

dette-publique-audit

Pour moi, c’est simple : j’insiste pour le partage. Après tout, les bons comptes font les bons amis. Et les bons amants.

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C’est mon enterrement de vie de jeune fille !

Commençons cet article par un aveu, une vérité dans cet océan de fiction : je n’aime pas trop les enterrements de vie de jeune fille (EVJF). L’idée de passer une journée entre filles ne me gêne pas, c’est plus le programme qui m’effraie un peu. Ça et le fait qu’en général, en dehors de la future mariée, je connais quasi personne.

Mais là, c’est le mien d’EVJF et je vais laisser carte grise à mes témoins. Non, je parle pas de voiture mais je vais cadrer deux ou trois trucs :
– la liste des invités
– léger sur le déguisement si vous y tenez absolument, je veux pas me trimballer déguisée en pute tombée dans un pot de peinture (déjà croisé) et si vous faites un EVJF sur le thème de la plongée (une de mes passions), je vous garantis que je me promènerai pas en combi Néoprène même si, par un subtil jeu de sudation, je peux facile perdre 2 cm de tour de hanches/cuisses/taille. Sauf que ma robe est sur mesure donc on touche plus à mes mensurations.
– rien de vulgaire. Un strip tease masculin où un mec frotte son cul et ses noix partout sur moi EST vulgaire.

Bon, ceci étant posé, je me détends et je laisse mes témoins s’occuper de tout. Ce qui tombe bien vu les millions de trucs qui me restent à faire. Mais cette organisation est un cadeau empoisonné aux copines (et l’assurance qu’elles vous prendront en témoin en retour par vengeance). De 1, il faut trouver une date qui convient à la majorité (et surtout à la future mariée). Tu fais des doodles, des mails et par moment, tu ressens de la rancœur « mais qu’est-ce qu’elle fait chier à se marier cette connasse aussi. Et puis à part moi, elle a vraiment des amies de merde ! »

Si trouver une date vous a légèrement irritée, mauvaise nouvelle, y a pire après : le budget ! Comme je ne suis pas Paris Hilton entourée de copines riches héritières, il est peu envisageable de claquer des milliers d’euros, il faut être un peu raisonnable. Et ça monte très vite. C’est pas compliqué : à Paris, tu prévois au minimum 80-100 euros. Oui, je sais… Et encore, avec ça, tu restes raisonnable… Donc c’est parti pour les tractations, les « je suis un peu serrée ce mois-ci » de celles qui gagnent moins, celles qui dépensent trop ou celles qui n’aiment pas dépenser.

Mais qui dit budget dit détail des activités et là sors tes mouchoirs. Tu fais des calculs à triple inconnue pour organiser un programme ne dépassant pas les XX euros fixés (en n’oubliant pas que la mariée ne paie rien). Toute fière, tu envoies un mail aux invitées avec ton programme aux petits oignons. Bon Ben là, prépare ta tronçonneuse, tu vas avoir de violentes envies de meurtre. « ah oui mais cette activité là, ça me tente pas, on pourrait pas faire ça plutôt ? »,  » ce resto, il est pourri, celui-là est mieux », « ah oui mais là, ça m’arrange pas, je dois changer deux fois de métro ! ». Bref, ta boîte mail se transforme en bureau des pleurs des copines chiantes de la mariée qui n’ont pas compris que cette journée était la mienne et non la leur et que si elles veulent une journée qui les satisfasse, elles n’ont qu’à se marier et faire leur propre EVJF (non mais).

C’est bon, brave témoin, tu as bouclé ta liste d’invités et le programme de la journée ? Et bien lance les invitations et prépare toi à un éprouvant périple.

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La liste de la fille qui keuf keuf atchoum sniiiiiiiirffffffff

Petite semaine puisque j’ai été malade depuis mercredi et j’ai passé mon temps libre à dormir ou à peu près.

– Me voilà donc enrhumée/anginée. En gros, j’éternue et je tousse, je crache mes poumons, mon nez est tout écorché, la joie, quoi. Comme je suis en tout début de CDI et qu’en plus, mon collègue de l’animation est en vacances, hors de question de pas aller bosser. Donc jeudi, en arrivant, je m’arrête au supermarché m’acheter du miel et du lait et c’est parti. Au boulot, ils sont catastrophés par ma voix, Romain me dit même de rentrer mais non, je reste fidèle au poste. N’empêche que j’ai une théorie sur les hommes et les femmes face à la maladie. Les femmes jouent toujours les infirmières avec leur homme malade alors que les mecs fuient les femmes malades vitesse grand V. Par exemple, vendredi, mes 3 « amants potentiellement recyclables », Semi-Russe, Gabriel et Nabil sont en ligne. Seul Semi-Russe vient me parler mais quand il voit qu’il n’y aura pas brouette, il se recasse aussi sec. Merci les mecs, moi aussi, je vous
aime.

– Donc me voici brune… prune. Au départ, j’avais prévu un châtain mais mes cheveux sont cons, ils réagissent jamais comme on s’y attend. Soit les couleurs prennent pas du tout,soit elles prennent trop bien. Donc me voici brune, j’achète du maquillage en fonction.  Bilan : ça change rien, j’ai juste eu droit à un compliment d’un de mes collègues qui dit que ça fait ressortir mes yeux. Sinon, mon nouveau surnom au boulot, c’est MissGothdu9*.


– J’aime bien ma boss, je la trouve plutôt cool, même si elle a pas passé une semaine super sympa. Lundi, réunion hebdo, on liste les bugs à régler en priorité (des fois, il arrive même qu’ils soient corrigés). Au milieu, son téléphone sonne « coucou mon papounet ! ». Mortel !

– Mes collègues me font marrer. Vendredi, on mange au bar/resto d’à côté. On discute et là, Romain sort une phrase hallucinante : « Non mais t’as quand même moins de chance de te faire faucher par un mirage en ULM que d’avoir un accident de voiture ». J’adore. Ensuite, fin du repas, on va jouer aux fléchettes. Oui, même moi, qui n’ai pas mes lunettes et suis légèrement fiévreuse donc je vois un peu en triple. Pour savoir dans quel ordre on joue, on envoie les fléchettes sur la cible, celui qui fait le plus grand score commence. Normalement, c’est Philippe, moi, Romain, Gonzague et les deux derniers mais là, une solide tractation débute entre les deu messieurs et finalement, Philippe et Romain échangent leurs places. C’était donc vachement utile de lancer une fléchette pour déterminer les places !

– Cette semaine, la RATP/SNCF m’a foutu la paix. Du coup, une semaine sans lose n’étant pas envisageable, la machine à café s’est chargée du dossier. Mardi matin, après une folle nuit chez Gabriel, il me pose dans le RER et c’est parti pour 30 mn de RER puis presque autant de métro. Je commence à somnoler donc sortir à ma station, je vais au supermarché voisin où y a une machine à café comme celle que l’on trouve dans toutes les facs. Je mets mes pièces, commande un capuccino et attends. Là, je vois que le gobelet se remplit, se remplit, se remplit. Putain, ça déborde ! Elle est con cette machine ou quoi ? Je récupère mon café, le gobelet est plein à rabord donc j’en renverse forcément un peu sur mes doigts, ça brûle ! J’essaie d’en boire un peu pou pouvoir marcher avec mon gobelet (oui, je dois aller au boulot quand même). En chemin, je me prends l’averse de ma vie donc mon cappucino, il est plus que dilué. Tout ça pour ça !

– Lundi soir, concert privé avec mon boulot organisé pour les gamins de ma plate forme ado. J’ai un badge « staff », trop la sse-cla. Bonne soirée avec les djeunz qui sont très sympas mais un peu timide au départ. Par contre, c’est le bal des « je m’incruste ». Le concert est à la base organisé pour les gamins, ils sont 46, il y a près de 300 personnes. De l’agence, il y a Claude, Jason et Nina, ma boss. Quelques autres avec qui je bosse de loin en loin. Mais surtout des tapeurs qui ont vu l’occasion d’aller à un concert avec open bar gratuit et qui pousse le vice à gueuler après les gamins qui s’amusent. Ca m’énerve ! Surtout que moi, j’ai pas pu venir accompagnée.

– Conversation téléphonique avec ma mère hier, elle me tient au courant des derniers potins. La semaine dernière, elle est allée à l’Ile de Ré avec mon papa et qui c’est qu’elle croise ? Ségolène Royal avec ses enfants et… son nouveau compagnon ! Un député-maire des Côtes d’Or. Sauras-tu retrouver qui c’est ?

– Mon nouveau pote Tchèque m’a montré des photos de leur soirée de Noël, je commence à mettre des visages sur mes collègues tchèques. Par contre, y avait une photo d’une revue porno pleine de zizis, je me demande quelle réputation je vais avoir moi, maintenant ! Sinon dans la série « les bloggeurs sont des psychopathes », certains d’entre eux ont trouvé l’adresse de l’agence et se proposent de venir foutre le bordel. Youpi…

– en attendant, j’ai posé une question chez les Ra7or et ils ont éludé ma question (je sens que j’ai attaqué un dossier, hum,
sensible) alors messieurs, c’est à vous.
Alors, quand une fille se caresse pendant que vous la brouettez, vous pensez :
– « merde, je suis un mauvais coup, elle doit se faire du bien toute seule »
– « waaaah, elle sait quoi faire pour prendre son pied, cool! »
– « elle a des morpions pour se frotter comme ça? »

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