Où je suis pas prête à être agente de voyage

Parfois, je me dis que je changerais bien de carrière et je me plais à rêver. Fleuriste ? Sympa mais étant allergique au pollen, ça peut être compliquée. Institutrice ? Oui mais est-ce que j’aurai la patience face à 30 gosses ? Je veux dire, c’est facile de gérer un Saturnin que j’aime de tout mon coeur mais les autres enfants ? Agente de voyage ? Créer des voyages sur mesure… ah ouais, ça me botterait bien.

voyage

Sauf que je me suis rendue compte cet été que j’étais une grosse quiche. Souvenez-vous, avec Victor, on a voulu se faire un voyage aux petits oignons. On avait envie d’Italie et de Grèce, de découvrir de nouveaux paysages, de cocher de nouveaux pays dans notre mappemonde du sexe. Je fouille les interwebs pour résoudre l’équation suivante : 15 jours de vacances, deux pays, budget léger. En partant du mercredi au mercredi, on trouve des avions peu chers, décollant avec Air France et rentrant avec Transavia, Vueling ne m’ayant pas proposé de deal intéressant (alors que je les prends assez souvent). En fouillant sur AirBnB, on trouve deux apparts sympas, un avec une terrasse de ouf à Naples et un autre appart bien situé à Athènes. Pour finir, on s’offre une mini croisière parce que vu qu’on est en pension complète, c’est un bon rapport qualité-prix. Même si on avait des lits séparés et qu’on a navigué au sein du temple du capitalisme.

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J’étais bien fière de moi mais en imprimant les papiers quelques jours avant de partir, je découvre une couille dans le potage. Une couille bien velue. Pour le ferry nous permettant de rallier la Grèce, on nous demande d’arriver 3h avant le départ… et nous n’avons aucun moyen d’être à Bari à temps. Je panique, j’envoie des messages désespérés à Victor mais finalement, je préviens le ferry que nous, on arrivera plus tard vu qu’on n’a pas de voiture donc c’est pas grave.

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Ca restait cependant tendu : une fois sur Naples, on se rend compte que le bus qui nous permettait d’arriver pas trop tard n’existait pas le dimanche donc il nous restait que l’option train, un peu tendu mais nous décidons de tenter cette option et si on rate le ferry, on prendra le suivant. On prend la décision ensemble donc si ça le fait pas, ce ne sera la faute de personne. Non parce que pour rappel, c’était notre premier vrai voyage en amoureux (en Tunisie, on était partis en groupe et on se considérait pas en couple et Rome, c’était juste un petit week end) donc les engueulades peuvent surgir plus vite que leur ombre.

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Finalement, on a eu notre ferry, on profite de la Grèce, tout va bien. Puis vient l’heure de la croisière, on embarque, sereins et heureux, j’étudie un peu le programme et… mais attends… Couille dans le potage mais genre couille de compétition. Reprenons : la croisière dure 4 jours, on part le 10 juillet donc j’ai prévu un retour le 14 avec l’avion pour la France… Sauf 4 jours de croisière, ce n’est pas 10+4, c’est 10, 11, 12, 13…On rentre au Pirée le 13 juillet, on décolle le 14… Oh oups ! Bon, grâce au wifi d’un café turc et mon forfait monde offert avec mon téléphone pro (merci patron !), on chope un AirBnB au débotté, un petit studio un peu loin du centre mais à 25 € la nuit, bon deal.

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On se retrouve donc un dernier jour à Athènes, on se dit qu’on pourrait en profiter pour finir le musée d’archéologie qu’on n’a pas eu le temps de terminer car il est immense (mais génial) (mais immense); Mais on finit par glander au café toute la matinée puis à s’offrir une sieste une fois l’appart récupéré. Un appart qui avait la particularité d’être équipé d’une barre de pole dance, notre hôte étant prof de pole danse “but not a stripper!” précisa-t-elle. L’occasion pour Victor de m’offrir une petite démonstration de ses talents.

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Bref, être agente de voyage n’est pas de tout repos, j’ai encore du boulot. Mais j’ai de l’ambition, j’imagine pour l’an prochain un périple de ouf : Mexique (Playa del Carmen pour plonger un peu), San Francisco, Los Angeles, Vancouver, Montréal et New York… Bon, faudrait que je vende un rein mais ça peut le faire…

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I’ll be back

Arnold Schwarzenegger – Terminator

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Mmmm, c’est un peu poussiéreux par ici, ce blog sent le laisser-aller. Je l’oublie pas, je l’abandonne pas, mais :

– Je suis en pleine phase de gigotage, il m’arrive des trucs un peu sympas et je dois me défoncer un peu pour que des choses aboutissent, ça prend du temps. Et je cherche un complément de revenu pour me payer de nouveaux périples, au fait…

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– J’essaie de tenir ma résolution des 7 km de nage par semaine et ça aussi, ça prend du temps (mais je tiens)

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– J’ai découvert Game of Thrones la série

– Je dois finir l’intégrale 4 du même Game of Thrones (le livre) avant le début de la saison 4 pour pas avoir de spoiler (et éventuellement entamer les livres suivants).

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Puis depuis que je suis rentrée des Maldives, j’ai PAS arrêté : entre un week-end chez les parents, une petite virée à Boulogne/Mer, un week-end où mes parents sont là, la piscine, les baby sittings, les amis, les amours… Pour tout vous dire, j’ai même pas encore acheté l’étagère pour réaliser ma résolution « retaper mon appart (mais j’ai plus de sous, j’hésite à lancer un crowdfunding « un nouvel appart pour une nouvelle vie » sauf que je pense que vous vous en foutez et vous avez raison)…

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Mais j’ai quelques trucs dans les tuyaux. Beaucoup de réflexions sur la France qui s’agite, de la douleur d’entendre la haine de l’autre au quotidien comme s’il était tout à fait normal de cracher sur les Pédés, les Bougnoules, les Nègres, les Juifs, les féministes, le gouvernement, les hommes en scooter, les voisins, ta mère et même ton chien. La fatigue. Je vous parlerai des trolls de la vraie vie, je poursuivrai les aventures d’Audrey (qui n’ont pas vraiment commencées), mes histoires de sites de rencontre, tout ça tout ça.

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Stay tuned, comme qui dirait !

PS : Vous avez en photo un joli mélange de Maldives, Boulogne et Deauville. Deal with it !

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Searching for the mountain tay In the hills of Connemara.

Le Connemara – Irlande acte 2

 connemara

Samedi matin, après un chouette petit déj à base de bagels, nous embarquons à 4 dans la Fiat je sais pas quoi car je suis nulle en voiture et c’est parti. On a de la place mais une menace pèse sur nous : l’essuie-glace côté passager fait des siennes, tiendra-t-il le week-end ? Isa prend le volant, elle gère à mort la conduite à gauche. Moi, j’ai pris mon permis “au cas où” en espérant ne pas avoir à prendre le volant parce que déjà que je me tape un infarctus dès que je vois une voiture en face car j’ai l’impression qu’elle nous fonce dessus, hein…

 Irlande 535(le truc sur le panneau jaune qui vole, c’est une sorcière. Voilà)

Notre périple est le suivant : samedi, nord du Connemara et le dimanche, le sud. On prend l’autoroute, on en a pour 2h30 à peu près. On se prend une belle averse et au milieu de l’autoroute, l’essuie-glace cède et s’arrête. Bon, Isa voit toujours, elle, mais Joy doit se contenter de regarder le paysage à travers sa vitre passager en passant régulièrement la raclette pour enlever la buée. Premier arrêt identifié : l’abbaye de Ross Errily, peu après Galway. Peu après Galway, le ciel se lève et nous arrivons sur le site avec un ciel d’un bleu magnifique. Alors si vous allez en Irlande, vous devez vous y arrêter. C’est une ancienne abbaye qui a été détruite plusieurs fois lorsque l’Angleterre est passée anglicane sous les troupes de Cromwell mais à chaque fois reconstruite avant d’être finalement abandonnée. Ce qui est magique, c’est qu’elle est un peu au milieu d’un champ au bout d’un chemin de terre et qu’il n’y a strictement personne. L’ambiance est un peu étrange, y a comme une sensation de temps figé. Le vent fait chanter les portiques destinés à empêcher les moutons de se balader partout. Tu viens là de nuit, y a moyen que tu te pisses dessus parce que ça fait quand même un peu hanté comme lieu. Surtout qu’en me promenant autour, j’ai trouvé une grosse mèche de cheveux… On déambule dans les ruines de cette abbaye qui est bien plus grande que ce qu’il paraît, on trouve de vieilles tombes abandonnées. A part un anglophone qui passait par là, on n’a croisé que des moutons. A visiter impérativement.

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On remonte en voiture, on s’arrête à un petit supermarché pour déjeuner. Petite aparté. Là-bas, la plupart des supermarchés proposent des corners où vous composez votre sandwich car en Irlande, on mange beaucoup le matin, sur le pouce le midi et bien le soir (l’inventeur de la chrononutrition doit faire des loopings dans sa tombe quand il y pense). On repart pour Cong Abbey. En fait, c’est une vieille abbaye abandonnée avec un petit village accroché autour. Après avoir visité les petites ruines, vous empruntez un pont devant lequel se trouve la petite maison du pêcheur. Anecdote amusante : dans cette maison, il y avait une trappe au sol. Les pêcheur mettaient leurs filets là et attendaient que les poissons s’y perdent. Quand ça “mordait” un système relié à la cuisine prévenait le pêcheur. Non mais paie ton bon plan ! Au bout du pont, un portique donne sur une forêt dense. T’as limite l’impression de rentrer dans un autre monde. Après quelques heures de voiture (et un sandwich qui tient au corps), autant dire qu’on avait hâte de se  dégourdir les pattes donc on s’enfonce dans la forêt. Ca sent le humus, j’adore ! Une belle balade au soleil rasant, une tour soudain perdue en pleine forêt. Au retour, ça fleure bon le bucolisme avec la rivière au soleil couchant, ses cygnes, ses canards et ses poissons qui sautent hors de l’eau. N’en jetez plus !

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On avait prévu de s’arrêter à Kylemore Abbey mais la nuit nous surprend. On photographie le coucher de soleil sur le Connemara, c’est beau ! On passe la nuit à Cliffden, à l’extrême ouest du Connemara. On arrive de nuit, on s’installe dans la petite auberge de jeunesse. L’avantage de voyager à 4, c’est qu’on peut choper une chambre pour nous toutes seules.

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Le soir, on court jusqu’au pub pour éviter la pluie, direction le Marrion’s, un pub tout mignon avec une petite cheminée dont on ne profitera pas car on dîne dans une autre salle, au milieu de tous les Français du coin. Oui, au Connemara, il semble in fine n’y avoir que des Français. Encore un coup de Sardou. On se délecte de bières (pour elle) et de cidre (pour moi), on se pète le bide à coup  de boeuf Wellington, de Irish Stew, de tagliatelles au saumon (saumon du connemara) et de toffee apple… Après ça, on a bien dormi, pensez bien…

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Bon, demain, je vous raconte la suite du périple car cet article est déjà bien long. A demain pour le sud du Connemara !

 

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Maaaaamaaaaa Corsica !

Un titre de chanson ringarde fera toujours un titre d’article de blog désespérant mais j’assume.

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Bon, à présent que j’ai dormi tout mon soul, me revoici pour vous raconter mes douces vacances en Corse. On peut dire qu’elles sont tombées à point nommé celles-là, je flirtais avec l’épuisement. Oui, je dois être la seule fille au monde à être débordée un mois d’août mais bon, c’est passé, on s’en fout. Donc la Corse.

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D’abord le périple. Je partais avec Anaïs, mon éternelle compagne de voyage, qui était déjà allée au centre UCPA de Triu Funtanella, destination de notre voyage. Pour ceux qui connaissent la Corse, c’est entre Sagone et Cargese, un endroit dont je gardais un très bon souvenir. Bref, elle me dit “on va pas prendre le vol UCPA, il est super cher, on va faire train puis ferry”. Oui, d’accord. Sauf que voilà, il va falloir dormir la nuit dans le ferry, option étalage par terre si y a plus de banquette. Heu… Mais c’est que j’ai 33 ans, mes vieux os ont besoin d’un minimum de confort. J’accepte néanmoins dans un moment d’inattention. Donc samedi, direction Toulon, on traverse la ville pour s’offrir un pique-nique sur l’étrange port de plaisance de Toulon. Etrange parce qu’on dirait un décor de plateau genre Plus belle la vie : le dallage est une surface plane et réfléchissante qui glisse qui pue le toc, ils ont mis des spots sous l’eau pour éclairer les bateaux (je n’ai absolument pas compris l’intérêt). Après avoir commenté la foule passante, direction le ferry. Alors c’est là que nous allons passer la nuit, trèèèèès bien. Je suis Anaïs qui me guide, on entre dans le salon qui va être notre chambre… Enfin, quand je dis salon, je devrais dire frigo, ils ont tellement poussé la clim que j’ai cru être entrée par erreur dans la chambre froide. Ok, super, sortons donc le sac à viande et mes deux gilets. Mais à l’arrivée, sachez que, curieusement, on dort pas si mal dans les ferries. Même si t’es réveillée à 4h du mat par une tempête (oui enfin, tempête, j’exagère un peu mais ça tanguait, craquait… et ça m’empêchait de dormir) et à 6h par l’hôtesse italienne qui te parle un français phonétique que tu ne comprends pas. Mais le confort spartiate du ferry est largement compensé par la vue au départ et à l’arrivée. Ajaccio dorée par le soleil du matin, c’est assez priceless (puis je suis déjà arrivée par deux fois en avion en Corse, varions les plaisirs).

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A peine arrivées sur Ajaccio, on découvre les joies du “normalement” Corse. On chope un bus qui nous amène directement au centre, on demande un aller-retour et là “ah non mais y a pas de bus dimache prochain…” “Heu mais la navette existe jusqu’au 14 septembre sur votre site web” “oui ben non”. Donc les bus corses, c’est un peu du n’importe quoi. Par exemple, le samedi après-midi, on souhaite profiter de l’arrêt des activités pour faire un tour à Cargese. On attend gentiment le bus, on lui fait signe quand on le voit arriver… Le chauffeur nous fait coucou et trace la route. Je… euh… pardon ? Et le dimanche, j’ai bien fait de pas vouloir attendre la navette prévue à 11h30 (il était 10h30 et poireauter une heure à l’aéroport, bof quoi) car elle n’est jamais passée. Voilà, ça, ce sont les charmes de la Corse. Et je vous parle pas de la conduite folklorique du taxi, ça m’a rappelé l’Italie.

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Bref,on arrive au centre et comment dire. C’est beau. La mer est un peu déchaînée, il y a de la houle, je regrette un peu de pas avoir pris mon Reflex Canon mais entre mon iPhone et mon petit APN, je mitraille tout. Je suis bien, je suis en vacances. Je n’ai pas trop visité la Corse : le centre était un eu exilé et notre seule tentative de balade extérieure a été mise à mal par un chauffeur de bus facétieux. J’ai fait une jolie balade à cheval dont je vous parlerai demain et nous avons passé le dernier jour à Ajaccio, en mode “moi, ça me fait penser à l’Italie”. Et cette envie qui revient de partir vivre là bas même si la scène politique italienne m’agace vraiment trop pour le moment. Un jour peut-être…

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Et la plongée alors ? Les fonds sont chouettes même s’ils sont moins beaux qu’à la réserve de Port Cros ou à Marseille mais il y a une jolie topographie et j’aime bien ça, moi, la topographie en plongée. Tous ces paysages étranges dans lesquels on évolue en 3D. Avec quelques magnifiques murènes et des mérous nonchalants (quoi que j’ai vu un mérou nager vite, je pensais même pas que c’était possible tellement ils sont toujours en train de glander !). Bilan de la semaine : j’ai pas une seule fois dépassé la profondeur max autorisé (un de mes gros défauts en général), je suis une merde intégrale en orientation (on a terminé une plongée à 500 mètres du bateau), je sais pas me servir d’une boussole (cf parenthèse précédente), je suis un peu une quiche en photo sous marine.

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Et le meilleur pour la fin : la réserve de Scandola. Le dernier jour de plongée, on a eu droit à une belle plongée à l’orée de la réserve de Scandola, à Capo Rosso. “Tu vois le relief à l’extérieur ? Ben c’est pareil en bas”. La passionnée de plongée topographique que je suis a donc pris un énorme pied. Sans doute la plus belle plongée de la semaine avec en bonus un pique nique au coeur des calanques (sur les Zodiac mais c’est un détail).

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En résumé ? Ca me fait chier d’être rentrée.

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C’est mon enterrement de vie de jeune fille !

Commençons cet article par un aveu, une vérité dans cet océan de fiction : je n’aime pas trop les enterrements de vie de jeune fille (EVJF). L’idée de passer une journée entre filles ne me gêne pas, c’est plus le programme qui m’effraie un peu. Ça et le fait qu’en général, en dehors de la future mariée, je connais quasi personne.

Mais là, c’est le mien d’EVJF et je vais laisser carte grise à mes témoins. Non, je parle pas de voiture mais je vais cadrer deux ou trois trucs :
– la liste des invités
– léger sur le déguisement si vous y tenez absolument, je veux pas me trimballer déguisée en pute tombée dans un pot de peinture (déjà croisé) et si vous faites un EVJF sur le thème de la plongée (une de mes passions), je vous garantis que je me promènerai pas en combi Néoprène même si, par un subtil jeu de sudation, je peux facile perdre 2 cm de tour de hanches/cuisses/taille. Sauf que ma robe est sur mesure donc on touche plus à mes mensurations.
– rien de vulgaire. Un strip tease masculin où un mec frotte son cul et ses noix partout sur moi EST vulgaire.

Bon, ceci étant posé, je me détends et je laisse mes témoins s’occuper de tout. Ce qui tombe bien vu les millions de trucs qui me restent à faire. Mais cette organisation est un cadeau empoisonné aux copines (et l’assurance qu’elles vous prendront en témoin en retour par vengeance). De 1, il faut trouver une date qui convient à la majorité (et surtout à la future mariée). Tu fais des doodles, des mails et par moment, tu ressens de la rancœur « mais qu’est-ce qu’elle fait chier à se marier cette connasse aussi. Et puis à part moi, elle a vraiment des amies de merde ! »

Si trouver une date vous a légèrement irritée, mauvaise nouvelle, y a pire après : le budget ! Comme je ne suis pas Paris Hilton entourée de copines riches héritières, il est peu envisageable de claquer des milliers d’euros, il faut être un peu raisonnable. Et ça monte très vite. C’est pas compliqué : à Paris, tu prévois au minimum 80-100 euros. Oui, je sais… Et encore, avec ça, tu restes raisonnable… Donc c’est parti pour les tractations, les « je suis un peu serrée ce mois-ci » de celles qui gagnent moins, celles qui dépensent trop ou celles qui n’aiment pas dépenser.

Mais qui dit budget dit détail des activités et là sors tes mouchoirs. Tu fais des calculs à triple inconnue pour organiser un programme ne dépassant pas les XX euros fixés (en n’oubliant pas que la mariée ne paie rien). Toute fière, tu envoies un mail aux invitées avec ton programme aux petits oignons. Bon Ben là, prépare ta tronçonneuse, tu vas avoir de violentes envies de meurtre. « ah oui mais cette activité là, ça me tente pas, on pourrait pas faire ça plutôt ? »,  » ce resto, il est pourri, celui-là est mieux », « ah oui mais là, ça m’arrange pas, je dois changer deux fois de métro ! ». Bref, ta boîte mail se transforme en bureau des pleurs des copines chiantes de la mariée qui n’ont pas compris que cette journée était la mienne et non la leur et que si elles veulent une journée qui les satisfasse, elles n’ont qu’à se marier et faire leur propre EVJF (non mais).

C’est bon, brave témoin, tu as bouclé ta liste d’invités et le programme de la journée ? Et bien lance les invitations et prépare toi à un éprouvant périple.

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Attention !! Ceci vaut le coup d’oeil

Par Tatiana

Lecteur si tu entres dans ce billet je te jure tu ne le regretteras pas. (photo de moi nue)

Bon en fait c’est pas vrai bien sûr mais il fallait bien que je vous attrape avec une pub mensongère. Mais promis je ne le ferais plus, car c’est pas très éthique tout de même.

Aujourd’hui je vais vous parler de ma journée d’hier. Après quelques échanges de mails matinaux avec mes amies en stage, je me suis préparée pour mon déjeuner mondain avec mes anciens camarades de misère, c’est-à-dire mes anciens collègues de travail. Je les ai rencontrés lors de mon dernier stage, le seul qui a duré six mois. Au début de ce stage, je ne leur parlais pas encore, et d’ailleurs j’ai failli m’en aller car mon activité là-bas n’était pas très épanouissante et je ne m’entendais pas très bien avec ma responsable. Et puis petit à petit, étant d’une nature sociable, j’ai commencé à parler avec les gens autour de moi et j’ai créé des affinités avec ces personnes. Surtout que moi on a tendance à me remarquer. Comme je disais ce midi j’ai la faculté d’occuper l’espace d’une pièce dès que je suis dedans. En gros je prends un peu de place. Alors au début c’est un peu fatigant, mais après quand je pars ah ben là ça fait tout vide. Du coup les gens sont toujours très contents que je vienne les voir après coup.

Me voilà donc à 12h30 à l’accueil du bâtiment pour mon repas avec une partie de mes amis vu que les autres ne mangent jamais avec ceux-là. Ca fait partie des petits clivages de l’entreprise. Nous décidons d’aller à l’indien. Comme prévu tout ce passe super bien, bonne ambiance et tout. Et là, premier sujet de réflexion : je croise Mister belles fesses qui était assis à une table dans le même restau. Ben ça pour une coincidence !! Parce qu’il y avait une chance sur un million que je le croise lui. Petite explication : belles fesses (BF pour faire plus court) est donc un mec que j’ai rencontré pendant le stage et on a découvert qu’on avait fait la même école. Forcément ça crée des liens et quand je suis partie, il m’avait proposé de voir si y aurais pas du boulot dans les boites qu’il connaissait. J’avoue que j’ai dis oui tout de suite, surtout que je le trouve très miam et qu’en plus comme ça il a mon tel. Bon il faut savoir que je ne fais que fantasmer sur ce jeune homme car marié et donc même si il y a un petit jeu de séduction entre nous ça reste là. Alors, il y a deux jours je lui laisse un message sur son répondeur pour le boulot hein pas autre chose, et là pouf je le croise. Je me dis c’est un signe vas lui dire bonjour et relance le pour le job. Donc direct je vais le voir, et il se souvient de mon nom, c’est déjà pas mal parce que quand même c’est pas forcé, et ajoute « j’ai eu ton message ». Comme si j’allais l’agresser le pauvre petit. Ben moi tout ce que j’ai pensé en le voyant c’est « hum t’es quand même mignon toi tu sais… ». Non mais c’est pas possible je suis incorrigible avec cettte sale manie. Tout ce que je ne peux pas avoir il me le faut. En lui laissant mon portable une deuxième fois, je pensais à ce serait bien qu’il m’invite à boire un verre. N’importe quoi ! A croire que mon histoire précédente ne m’a pas calmé du tout. Des fois je me dis que je devrais en parler à un psy, ça m’aiderai peut être. Parce que si un jour je veux fonder une famille je suis un peu dans la merde.

Mais continuons notre périple de la journée. Je reviens dans les locaux de la boîte, toute seule car les autres ne m’ont pas attendue. Pourtant je ne suis pas restée si longtemps que ça avec BF. Là je vois un autre camarade en train de discuter avec un autre mec que je connais. Ce camarade là je l’adore ! Mais vraiment. C’est un de mes super potes là-bas. On passait toutes nos pauses ensemble et il me raconte plein de truc de sa vie. Il est comme moi du genre la vanne facile et sans tact. Je sais que je peux lui balancer des « mais putain ta gueule !!! » sans qu’il le prenne au sérieux pour autant. Chose que je ne pourrais pas faire avec d’autres. On se pose pour prendre un café et j’apprends que justement aujourd’hui le Brésilien est là pour la journée. Lui c’est un mec qui vient de temps en temps bosser chez nous (oui je dis chez nous car je suis tellement attachée à ces gens que je me crois encore là-bas). Me voilà partie à attendre qu’il revienne de manger. J’ai poiroté plus d’une heure ! Bon ça va que j’ai toujours quelqu’un à qui parler dans cette boîte de toute façon. Du coup je suis partie vers 15h, et encore j’aurais pu rester plus longtemps.

Après avoir été chercher mes nouvelles lunettes, qui en passant ne sont pas à ma vue (super l’ophtalmo !), je rentre chez moi et continue mes conversations by mails. Puis le soir direction oberkampf chez mon amie lysa, où il y avait aussi Lola. Au programme des discussions : l’amitié. En fait tout est parti du fait que le mec de Lola voulait incruster une fille à l’anniv de ce WE, alors qu’il ne la connaissait que depuis un soir. C’est à dire que pour lui c’était déjà son amie. Débat sur comment lui faire comprendre qu’on ne devient pas ami véritablement avec quelq’un au bout d’une soirée. L’amitié c’est comme l’amour, ça se construit. Maintenant il y a aussi en amitié des coups de foudre. Moi il m’est arrivé avec une de mes amies que dès le départ je lui raconte tout de ma vie même des trucs que d’habitude je rechigne à dire. Ca fait maintenant pas loin de 10 ans qu’on se connait et d’ailleurs il paraît qu’on fonctionne comme un vrai couple (ça fout la honte quand on vous dit ça…). Il m’est arrivé aussi de partir en vacances une semaine avec des gens que je connaissais seulement depuis deux soirées. Ca, faut le faire quand même car rien ne garantit que dans la vie au quotidien ça passe. Ben figurez-vous que j’ai adoré ces vacances. C’est comme si on avait toujours été amis.

Autre sujet de débat : la confiance dans un couple. Nous sommes toutes les trois dans des situations actuelles qui font que dans une prochaine relation, on ne fera que très difficilement confiance au jeune homme concerné. Cette année nous avons été mise directement ou indirectement dans des situations pas très réluisantes pour la gent masculine. On a vu que même des couples ou les deux s’aiment, il peut sans raison apparente y avoir tromperie. Bon, je vous l’accorde, des fois ça vient de la femme, mais en l’occurence nous on a eu affaire qu’a des mecs casés et non l’inverse. Quand je vois le nombre de mecs qui ont des copines et qui draguent d’autres filles, j’hallucine. Ayant été à la place de l’amante, je me dis que je détesterais être à la place de la trompée. Mais comment le savoir ? Je veux dire le jour où ça va devenir sérieux avec un mec comment savoir si oui ou non je peux lui faire confiance ? Impossible car même un mec amoureux peut craquer sur quelqu’un d’autre. C’est totalement humain. C’est sûr que finalement ça fait partie du jeu de prendre le risque de se brûler avec le feu. Mais après avoir déjà eu le bras de cramé, j’ai pas envie que ce soit mes jambes. Plus on grandit, plus on entend des histoires au fins sordides et plus on a des ruptures douloureuses, plus il devient difficile de redonner sa confiance aussi vite qu’auparavant. Là est tout le dilemme de l’amour…

Voilà retranscrit ici une partie de mes errances cérébrales. Que de questions avec ou sans réponses, il s’en passe des choses dans ma vie 😉

 

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