Le mariage pour tous ou la grande arnaque narrative du PS

Lundi, j’évoquais rapidement le mariage pour tous en disant que j’étais ravie que tout le monde puisse désormais se marier s’il en a envie. C’est ainsi que, si tout va bien, en 2018, j’irai au mariage de Isa et Joy (mes copines d’Irlande puis Canada). Une belle avancée oui, il était temps que la France franchisse le pas, une belle victoire de François Hollande et de son gouvernement avec en tête, la pasionaria Christiane Taubira.

Christiane Taubira, Minsitre de la justice des gouvernements Ayrault puis Valls

On en a entendu des horreurs pendant les débats sur cette loi… Il ne faisait pas bon être homosexuel-le dans ses moments là. Non parce que t’as beau avoir le cuir épais, entendre à longueur de journée que tu es une anomalie de la nature, un malade, un déviant ou en version soft que tu n’as aucune raison de vouloir te marier et que tu ne seras jamais capable d’élever un enfant, à un moment, ça finit par être *légèrement* agaçant. Personnellement, j’ai été assez choquée que tant de gens aillent manifester contre une loi qui ne leur nuisait en aucun cas et qui, de tout façon, ne les concernait même pas. J’ai eu mal à ma France, j’ai eu honte, j’ai eu envie de clamer à tous ses connards que ce n’était que l’ordre logique des choses et que leur avis, on s’en battait gentiment les steaks.

La vie est si simple quand on raisonne en binaire... je suppose

La vie est si simple quand on raisonne en binaire… je suppose

Et puis, il y a eu la digne Christiane, ennemie numéro 1 de la droite et extrême droite parce que le mariage pour tous,  parce qu’elle vidait les prisons, parce qu’en plus, elle était Noire. On s’est tous unis derrière Christiane, on a crié dès que quelqu’un lui manquait de respect, on s’est émerveillés de sa culture, de son intelligence, les journaux dressaient d’elle un portrait séduisant. Ouais, elle était grave hypée Christiane et son aplomb face à ses contradicteurs, surtout les plus cons (et y avait du level) rajoutait encore à l’admiration que nous avions pour elle et son noble combat pour l’égalité.

Christiane Taubira à l'assemblée nationale

Sauf que y a arnaque. Déjà, malgré toute ma réelle sympathie pour Christiane, elle ne s’était pas opposée à l’incarcération de huit syndicalistes de Goodyear ni à l’amende que dut payer un professeur à Avignon pour avoir fait une vanne sur Valls. Certes, la justice est indépendant mais les plaintes dans le cas de Goodyear avaient été retirées… On reste à se poser des questions. On veut bien donner quelques droits aux gays mais on va pas trop aller sur la gauche non plus, hein…

affiche du frond de gauche, statut de la bastille et usine

Mais le foutage de gueule n’est pas que là, reprenons une autre loi qui a suscité (et suscite encore) colère, rage, manifestations massives : la loi travail. Alors que les débats à l’assemblée s’annonçaient compliqués, Valls n’a pas tortillé : 49.3.  Trois putain de fois. Alors que pour le mariage pour tous, on a bien laissé le débat traîner en longueur, les amendements les plus farfelues être débattus au coeur de la nuit, Christiane exhibée à toutes les sauces pour bien nous montrer que notre gouvernement est bien de gauche et qu’il se bât pour les minorités opprimées. Ils ont laissé la situation se tendre pour prendre la place de héraut (et non Ayrault) de la cause, tant pis si les fachos décidaient que les “LGBT” étaient désormais la nouvelle cible, tant pis si quelques gays se faisaient péter la gueule gratos au passage. Regardez comme elle est courageuse Christiane, regardez comme on tient nos promesses malgré l’adversité.

mariage pour tous, manifestation à la Bastille, rainbow flag

Alors vous allez me dire que la différence entre le mariage pour tous et la loi travail, c’est qu’on n’avait pas le même Premier Ministre et que Valls, ce n’est pas Ayrault et donc qu’on ne peut pas comparer la situation. Certes mais vous ne m’enlèverez pas de l’idée que la lutte présentée comme courageuse de Christiane sur une loi qui devait arriver car ce n’est qu’une évolution logique de la société, c’était juste un argument marketing du gouvernement pour faire croire qu’il avait quelques valeurs de gauche. Ce même gouvernement qui emprisonne les syndicalistes et enlève toujours plus de droits aux salariés… On a volontiers sur-médiatisé les opposants au mariage pour tous, on leur a donné une visibilité hors norme (bien plus qu’aux manifestants à la loi travail qu’on présentait surtout comme des sauvageons violents qui ont blessé un flic, une fois, brûlé une Porsche et cassé trois vitrines), on nous a fait croire que le Moyen Âge était de retour… Et on a réussi à donner vigueur et légitimité aux fachos qui ont trouvé une victime toute désignée (Taubira) et une cause un peu fantoche derrière laquelle se réunir.

Couples gays et lesbiens sur les gâteaux de mariage

Et je sais déjà que quand la campagne va débuter (faut vraiment que je m’expatrie avant, ça me saoule déjà), ce sera brandi comme une victoire, ce mariage pour tous, un label “gauche et socialiste” alors que non. Je ne tomberai pas dans le piège. Jamais de la vie je vote PS en 2017, quel que soit le casting du second tour, c’est bon, j’ai déjà donné. Votre narration d’un gouvernement courageux face aux obscurantismes, je n’achète pas. Parce que j’ai compris que vous aviez allongé la sauce à l’infini pour constituer une belle histoire mais j’espère que les citoyens ne mordrons pas à cet hameçon. Ni à celui du sursaut républicain face à la menace bleue marine (qui sera très certainement au 2nd tour), car si elle est là aujourd’hui, c’est bien grâce à vous (droite comme gauche)

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On vient de se pacser, on va fêter ça au soleil

A l’heure où vous lisez cet article (si vous le lisez le jour de sa sortie), Victor et moi serons quelque part au dessus de l’Atlantique pour des vacances, ô combien méritées, dans les Antilles, destination : Guadeloupe. Parce que, oui, on vient de se pacser et qu’on s’offre une Lune de sucre. C’est comme la lune de miel mais juste pour le pacs. Parce que comme dirait ma chef “Oh bah avec Nina, tout est prétexte à voyager “.

Un voilier en Martinique, ciel gris

Et on ne va pas se mentir : la principale raison qui nous a poussé à nous pacser, ce sont bien les jours de congés offerts pour l’occasion, un petit voyage en amoureux pour vivre notre amour un peu loin du train train quotidien. Au fond, le PACS, on s’en foutait un peu : on vit ensemble depuis si peu de temps qu’on n’a qu’une seule possession en commun : ce sublime arbre à chats.

deux chats sur un arbre à chats

Les chats les plus malheureux du monde (on dirait pas mais il doit faire 1m75, l’abre)

On trouvait bien plus engageant le fait de prendre un appart ensemble et de s’ouvrir un compte commun. J’ai aussi proposé un compte Facebook commun grâce au nom génial qu’on a trouvé en mariant nos prénoms et noms de famille mais, curieusement, j’ai reçu une fin de non recevoir (ok, j’avoue, le compte Facebook commun, c’est TROP). Mais quand on a annoncé qu’on se pacsait, on a reçu moult félicitations qui m’ont un peu étonnée. Vous savez, on va juste signer un papier au tribunal d’instances sans familles ou amis, c’est encore moins qu’un mariage à la mairie. Mais sa meilleure amie avait presque la larme à l’oeil, j’ai reçu un SMS de ma mère et de ma sœur le jour j, un d’une collègue avec qui je suis proche qui m’a souhaité beaucoup de bonheur. Woké…

coupe de champagne, célébration, se pacser

Parce que, la vérité, le pacs, c’est un moment nul. Je vous raconte. Nous avions donc rendez-vous à 10h15 au tribunal de Trivelin, à 5 minutes à pied de notre appart, soit le temps d’attraper un Osselait et deux Fantominus (oui, on joue toujours à Pokémon Go, keskiya ?). On arrive, on passe un portique qui bippe, le vigile nous scanne et nous envoie attendre dans un coin, sur de magnifiques vieux fauteuils en cuir. Un jeune homme nous appelle, on rentre dans la salle. Contrôle des pièces d’identité, “nous sommes là pour le pacs de Nina, Germaine, Isabelle Bartoldi et Victor, Paul, Arthur Sfarelli, vous êtes toujours d’accord ? Blabla état civil blabla perdez pas le papier blabla le certificat pour vos employeurs car vous savez, vous avez droit à des jours de congés [t’inquiète, j’étais parfaitement au courant]. Voilà, félicitations, vous êtes pacsés, au revoir !”. Je… Hé ? Voilà, 3 mn, 3 mn montre en main pour lier administrativement notre destin. Et bah… heureusement qu’on avait placé tous les espoirs de la journée dans la séance de massage de l’après-midi (parfaitement réussi d’ailleurs, on en est ressortis plus détendus que l’élastique de ma culotte de règles).

Fleur de tiaré après la pluie aux Philippines

Mais quand même, on a reçu plus de félicitations et d’émotion pour ces 3 minutes mornes que pour le reste de notre vie à deux. Le couple n’existe-t-il qu’administrativement ? Peu importe qu’on se soit engagés à vivre dans un appart qu’on doit payer un millier d’euros par mois ? Peu importe que nous ayons un chéquier avec nos deux noms dessus ? Certes, le PACS sera sans doute le point culminant de notre périple administratif, il est très peu probable qu’on se marie… Mais pour nous, notre preuve d’amour et d’engagement, elle est sur la boîte aux lettres en bas, sur l’étiquette où nos deux noms sont collés.

Deux chattes profitent du soleil sur le balcon sous le linge qui sèche

Il n’empêche que maintenant que j’ai vécu un pacs, je suis encore plus ravie que le mariage pour tous ait été promulgué…

Bref, mon solidaire et moi, on file à la plage (ou récupérer nos bagages, selon le moment où vous lisez cet article), on se revoit semaine prochaine! Bisous (mais j’ai programmé des articles car, étant en vacances, j’ai eu le temps d’écrire, ouiiiiiii !)

Plage Ste Anne en Martinique avec sable blanc et palmiers

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L’amour sur les réseaux sociaux

Tant qu’on parle d’amour avec la désormais passée St Valentin (et pour ceux qui veulent savoir : mon gâteau magique était absolument délicieux, la recette en cliquant sur le lien, vous devez le tester), j’ai envie de me pencher plus spécifiquement sur la mise en scène de son amour sur la toile : l’ amour sur les réseaux sociaux.

gateau-magique

En 2016, je vais peut-être soigner mes photos culinaires, qui sait ?

Dans mes timelines diverses, je vois passer moults contenus, chacun affichant ce qu’il souhaite donner comme image de lui : performances sportives, plats cuisinés (coucou ! Ben, je cuisine peu alors quand je le fais, faut que ça se voit), voyage (re coucou), opinions politiques (ça dépend), culture avec le programme précis des sorties culturelles de la personne et son avis sur ce qu’il a vu/lu en 3 mots… mais nous avons aussi les couples qui roucoulent d’amour sur nos timelines. Certains trouveront ça mignons, d’autres lourds… Moi,selon le degré, je vais finir par trouver ça suspect.

L'amour sur les réseaux sociaux

Alors je ne suis pas une partisane d’afficher toute ma vie de couple sur les réseaux sociaux parce que… ben parce que la vie de couple, c’est pas non plus l’aventure H24 et un dimanche à glander sur le canapé, ça n’intéresse personne à part les deux concernés, il me semble. Cependant je ne cache pas non plus ma situation amoureuse, Victor et moi échangeant de très nombreux messages sur les différents réseaux sans faire style qu’on n’est pas ensemble. Ceux qui me suivent sur Twitter et sont un peu attentifs n’auront aucun mal à trouver le compte de Victor (c’est pas un défi que je vous lance). Sur Facebook, on est au même endroit au même moment, on se like et on se commente mais pas de photo de nous ensemble… Essentiellement parce qu’il en existe peu vu qu’on n’est pas super fans des photos (c’est pas pour rien que je suis toujours derrière l’appareil) mais surtout qu’une nouvelle fois, je vois pas super l’intérêt. Mais c’est une fille qui ne comprend pas le besoin de faire un selfie devant chaque truc que l’on croise qui vous dis ça, je dois prendre 10 selfies par an, essentiellement pour changer ma photo de profil Facebook, celle que j’ai ne me plaisant plus. D’ailleurs, ça passe les selfies sur LinkedIn ? Non parce que j’ai la même photo depuis 3 ans, elle commence à me saouler. Bref. Donc mes photos de vacances, c’est en général “regarde ce que j’ai vu, c’est trop génial” et pas “regarde, c’est MOI devant un truc génial !”. D’ailleurs, on le voit moins le truc génial. Ressentant peu le besoin de mettre mon image en scène, il est donc naturel que je ne le fasse pas pour mon couple non plus.

Quand je me selfise

Quand je me selfise

La plupart de mes contacts agissent ainsi : il est assez facile de comprendre qui est leur moitié puisqu’ils ne se cachent pas, sans pour autant s’exhiber. Mais il y a d’autres styles qui m’interpellent un petit peu. En premier lieu le :

Je ne veux aucune trace de mon couple sur les réseaux sociaux : alors ok mais à un moment, ça finir par devenir suspect. Qu’on n’utilise pas le “en couple” de Facebook, soit, ok, je ne le fais pas non plus. Mais qu’on s’attache à faire disparaître toute trace d’un éventuel autre, qu’on parle de son only one sans jamais le citer alors qu’il est bien dans le réseau mais tu comprends, c’est pour “préserver notre intimité”… Non, c’est que je pense qu’il/elle t’a fait croire ça juste pour pouvoir chasser tranquillement sur les réseaux sociaux. Surtout qu’à un moment, le couple caché est cramé donc si aucun des deux n’est déjà en couple, pourquoi faire genre que non ? C’est pas parce que tu admets être en couple avec un pseudo ou un profil Facebook qu’on va tous s’inviter à votre mariage, hein… Enfin, de mon expérience, les mecs qui cachent farouchement leur meuf sont rarement irréprochables niveau fidélité (et du coup, c’est très drôle quand quelqu’un les tague sur la photo de leur propre mariage… tu tombes un peu des nues mais ça reste drôle).

Salut, je suis la meuf du mec qui te chauffe sur les réseaux sociaux en t'assurant qu'il est célib !

Salut, je suis la meuf du mec qui te chauffe sur les réseaux sociaux en t’assurant qu’il est célib !

– Les “regarde, t’as vu, je suis en couple, t’as vu, t’as vu ?”. Ceux là, tu peux pas avoir une photo de l’un sans l’autre et des commentaires mielleux à longueur de page. Ceux à qui tu as envie de hurler : “Ca va, c’est bon, on a compris que vous étiez en couple !”. Ici, j’ai tendance à voir un comportement sous-jacent à base de “woh je suis ENFIN en couple, regardez les amis, quelqu’un a voulu de moi !”. Je ne sais pas si c’est mignon ou flippant, à dire vrai… Parce qu’à travers les réseaux sociaux, à travers nos statuts et nos tweets transparaissent nos angoisses les plus profondes. Pourquoi mettre à ce point son couple en avant ? Pourquoi “pisser” sur l’autre pour bien marquer qu’il est nôtre… Surtout si l’autre est du genre “non, je n’affiche en aucun cas mon couple sur les réseaux sociaux”. Les likes et les retweets de toute manifestation de notre adoré-e se multiplient… Et s’étale sous ton nez l’évident déséquilibre de ce couple que, parfois, tu ne connais même pas.

"Poste un truc que je le like/retweet"

« Poste un truc que je le like/retweet »

Je suis toujours un peu interrogative sur les motivations d’exposer son couple à ce point. Ou de le cacher farouchement (alors qu’on vous crame très facilement, arrêtez). Parce que finalement, dans votre romance très affichée ou votre célibat artificiel, je n’y vois toujours que le sous texte : ce que j’aime dans mon couple ? L’image que ça donne de moi.

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Je t’aime

Puisque c’est officiellement la journée de l’Amour aujourd’hui, Saint Valentin oblige, j’ai envie de vous parler d’amour et de ces 3 mots terribles “ je t’aime ”. Alors je sais, d’ordinaire, le dimanche, je vous parle plutot de culture genre cinéma, série télé, sorties… Quoi ? Vous n’aviez pas remarqué que ce blog était éditorialisé ?Ah, c’est sans doute parce qu’entre ce que j’ai dans la tête et ce que j’arrive vraiment à produire, il y a un gap… du genre faille de San Andreas, à peu près.

Je t'aime

Mais je m’égare. Parlons du “je t’aime”, ces 3 mots qui sont la clé de toute relation amoureuse, un enjeu majeur ! On ne balance pas un “je t’aime” comme on dirait “passe moi le sel” ou “je te fais un café?” (ce qui pour moi, grande caféinomane, est quand même le signe d’une grande affection), ça se calcule. Enfin, si j’en crois les comédies romantiques et autres littératures neuneus concons. A partir du moment où l’on vous dit “je t’aime”, ça semble vouloir sous entendre “je veux passer ma vie avec toi, marions-nous, faisons des enfants et adoptons un chat ou un chien ou les deux, tiens. Oh, regarde, un arc en ciel qui salue notre amour”. Le problème, c’est que nous, on est un peu élevées (oui, au féminin, nous sommes les principales cibles de cette soupe romantico-niaise, ne nous mentons pas) à ça et on continue à nous le seriner une fois adulte : les héroïnes de nos séries en sont presque à sabrer le champagne avec leurs copines, ces trois petits mots on fait basculer la relation de “incertaine” à “gravée dans le marbre”. Les magazines féminins, jamais les derniers pour nous mettre sous pression, ne cessent de nous seriner : “il a dit je t’aime pendant ou après l’amour mais refuse de l’admettre, qu’en penser ?”. Et bah, au hasard : rien. Franchement, je sais pas vous mais moi, il m’est déjà arrivé d’avoir un je t’aime au bord des lèvres juste après un orgasme. Un je t’aime qui ne voulait pas dire “toi et moi pour la vie” mais “OH PUTAIN JE SUIS TELLEMENT DEBORDANTE DE GRATITUDE QUE JE COLLE LES SEULS MOTS QUI ME VIENNENT POUR TE DIRE A QUEL POINT JE TE REMERCIE”. Oui, en cap locks, carrément.

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Le problème est qu’on a mis trop d’enjeu dans un je t’aime, si bien que si je l’ai sur les bords des lèvres dans ces grands moments de jouissance, je ne saurais l’exprimer. Pourtant des je t’aime, j’en balance à mes amis ou à ma famille sans complexes parce que, pour le coup, ils ne veulent rien dire de plus que ce que je veux exprimer : là, de suite, je n’ai que des sentiments positifs pour toi. Et c’est tout. De la même façon que pour ma jouissance : là de suite, personne qui m’a fait décoller, je ne ressens que du positif pour toi… mais ça n’implique rien pour le futur. Déjà qu’il faut que je prenne quelques instants pour me rappeler de mon prénom alors l’emménagement, le mariage, les enfants et le animaux, c’est très très loin de moi…

Elle a dit "je t'aime", la suite va vous étonner !

Elle a dit « je t’aime », la suite va vous étonner !

Sauf que quoi que j’en dise ou j’en pense, on nous a appris qu’un “je t’aime” à une personne avec qui l’on partage une certaine intimité, ce n’est pas gratuit, ce n’est pas anodin. C’est une vraie déclaration mais aussi un piège : réponds-moi, dis-moi que c’est pareil pour toi. J’aimerais ici citer le grand philosophe Jean-Jacques Goldman : “Un malhonnête stratagème / Ces trois mots là n’affirment pas / Il y a une question dans  » je t’aime  » / Qui demande  » et m’aimes-tu, toi ? « ”. Voilà. Et j’ai réfléchi, à ces je t’aime qu’on m’a dit. Curieusement, mes grandes histoires ont été avec des garçons qui ne disent pas je t’aime. Et je le leur rends bien globalement. Si je prends mon histoire avec Victor, il a tranquillement posé mon premier je t’aime : alors qu’il faisait le pitre et que je m’indignais en riant, il lâcha un nonchalant “oui mais c’est comme ça que tu m’aimes !”. Allez zou, c’est dit, on passe à autre chose. Mais si je ne le dis pas, c’est juste que… ben j’en ressens pas le besoin. En clair : je connais ses sentiments et il connaît les miens donc nul besoin de le verbaliser. Et c’est là que je réalise qu’un “je t’aime” à l’élu de son coeur n’est jamais gratuit : je le dis pour le rassurer, lui, ou pour me rassurer… moi. Comme l’a dit Goldman, dis donc ! En y réfléchissant plus, je me suis souvenue de ces amants du passé qui me sortaient des je t’aime à n’en plus finir alors que je ne demandais rien et répondais avec réticence. Tout ça pour mettre un point final à l’histoire en un temps très court, sans que je comprenne comment j’avais pu passer d’un “je t’aime” à un “en fait, non !”. Ces je t’aime étaient soit des façons de me capturer plus vite (et de me laisser parce que j’étais pas assez “pâte à modeler pour eux”) soit parce qu’ils se racontaient de belles histoires en me mettant, moi, dans le premier rôle féminin. Sauf que tout comédie romantique a une fin et quand ils arrêtaient de se raconter les jolies histoires, j’étais congédiée sans autre forme de procès.

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Du coup, on devrait arrêter de se nourrir des comédies romantiques et autres magazines à la con et comprendre qu’un “je t’aime” n’est pas une promesse sur l’avenir, pas un engagement. Juste un geste de gratitude, une expression de “là, de suite, je ne te porte que des sentiments positifs”. Ca nous simplifierait tellement la vie, non ?

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Quoi ? On ment sur les réseaux sociaux ?

La semaine dernière, l’univers des réseaux sociaux a subi un véritable séisme : Essena O’Neill, star d’Instagram, a fait une terrible révélation : tout n’est pas si rose au pays de la photo de smartphone refiltrée. Et oui, on peut être star d’Instagram, chut. Essena a poussé un cri du coeur : “non, les réseaux sociaux, c’est pas la vraie vie”. Mazette, quelle révélation !

Ceci est une pause tout à fait naturelle

Ceci est une pause tout à fait naturelle

Il y a un bon paquet de temps, j’ai eu pour ambition de rédiger quelques articles appelés “mise en scène du soi sur les réseaux sociaux” parce que oui, tout est orchestré pour faire un peu rêver. Je veux dire, qui irait sur les réseaux sociaux si c’était pour voir la gueule des autres au réveil ou pour lire des “aujourd’hui, il ne s’est rien passé” ? Les réseaux sociaux, c’est le plus grand soap opera du monde : du rire, des larmes, des grossesses (beaucoup, d’ailleurs, mon entourage ne semble pas concerné par la baisse des naissances en France, j’ai presque plus vite fait de faire la liste de mes copines pas enceintes que celles qui le sont…), des mariages, des ruptures, de la violence… Un vrai cocktail d’émotion brute… ou presque.

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De temps en temps, je cause avec mon ex, Guillaume 1er, qui m’explique qu’il refuse d’aller sur Facebook parce qu’il veut pas que le géant américain sache tout de sa vie. Je peux comprendre qu’on se soucie de l’utilisation de ses données personnelles et de la protection de sa vie privée mais… on n’est pas obligé d’absolument tout partager non plus. Sur mon Facebook perso, peu de publications : mes voyages, quelques instants heureux, quelques articles plaisants. A la limite, mes likes et mes commentaires doivent en dire bien plus si on les cherche : “Bonjour, je suis féministe et gauchiste, je me sens d’humeur à expliquer aux machistes et xénophobes à quel point leur vision de la société pose problème”. En gros. Brut de pomme de décoffrage* la meuf. Et je me dis que mon vrai moi devrait un peu se calmer sur le sujet car on ne sait jamais qui lit la conversation et qui pourrait retenir mon nom en négatif. Genre le recruteur d’une trop super boîte où je pourrais postuler un jour, on ne sait pas. Mais voilà, sur mon vrai moi, en ce que je poste, y a pas grand chose sur Facebook et sur Twitter et LinkedIn, je suis insupportable de fayotage en mode “HE SALUT JE SUIS L’ACTU DES RESEAUX SOCIAUX, T’AS VU ?”

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Infographie piquée à Jérôme Deiss

Oui, on pose sur les réseaux sociaux, bien sûr qu’on pose sur les réseaux sociaux. Matez le profil de n’importe lequel de vos amis, vous noterez que les photos les moins avantageuses sont postées par les copains qui ont eu le taggage vache. Enfin, si la personne a eu le courage d’assumer… J’avoue sans honte m’être détaggée de photos où j’étais vraiment horrible, surtout celles datant des prémices de mon adolescence… Pour le reste, belles photos avec du sourire en veux-tu, en voilà, des cheveux shiny, un corps environ parfait, un lieu paradisiaque.

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Oui, on met en scène, quelle surprise ! Sur mes réseaux professionnels, je sélectionne les infos que je diffuse en fonction de l’image que je veux donner de moi. Lorsque je cherchais à quitter ma précédente boîte, j’avais envie de tenter l’aventure du côté du paid et du RTB et relayais de nombreux articles sur le sujet sur mes réseaux. Aujourd’hui, j’essaie de construire quelque chose autour de la data et de l’e réputation donc… Et j’évite de publier mes résultats à Candy Crush ou 2048 parce que non, ça ne donne pas une image de fille brillante qui résout des casse-tête mais plus une fille accro à son mobile (qui serait bien foutue de tenter de battre son record en réunion et de nous pourrir le Facebook avec ses invitations à jouer pour gagner des vies). Je ne comprends pas l’aspect révolution de ces révélations. S’il est drôle de voir les photos retouchées en mode “je fais genre que je passe un bon moment alors que j’ai posé pendant 3h dans le froid”, je ne vois pas qui est vraiment naturel sur ces réseaux sociaux. On ne poste pas gratuitement, jamais, il y a toujours un but… et celui-ci est quand même dans 75% du temps de donner une image de soi. Les 25% restants sont partagés entre la râlerie et l’envie d’expliquer à un inconnu qu’il a tort (je plaide complètement coupable).

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Parfois, j’ai envie de créer un compte “la vraie vie nulle de *pseudo à trouver*” justement pour illustrer le fait qu’on ne poste jamais rien par hasard sur les réseaux sociaux.

* Expression honteusement volée à Tutotal

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“Je” est une marque… ?

En tant que consultante social media, je réalise souvent des veilles sur mes réseaux sur le sujet afin de ne pas trop être larguée. C’est un peu l’inconvénient de ce métier : tu pars en vacances 15 jours et quand tu reviens, tout ce que tu croyais connaître sur les réseaux sociaux n’existe plus. Un jour, on se lèvera et Twitter ne fonctionnera plus en 140 caractères. Parmi les quelques articles parvenus naturellement jusqu’à moi, un article qui m’a passablement énervée : pourquoi il faut supprimer de votre liste les amis passifs.

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Dans les faits, j’ai une gestion assez inexistante de ma liste d’amis : je supprime rarement les gens et je ne sais jamais combien j’ai d’amis dans ma liste, notant parfois que je n’ai pas vu passer une personne depuis un bail. Ah tiens, pourtant, nous sommes toujours amis. J’ai supprimé quelques exs ou assimilé récemment vu qu’on ne se parlait plus et qu’à part faire ma voyeuse et cancaner, ces amitiés ne me servaient à rien. Et les cancans ne font pas de moi une personne meilleure. Bref, je ne sais pas qui sont mes amis et mon Facebook est paramétré pour que seules certaines personnes voient mes rares mises à jour. En gros, à part quelques photos de vacances sur lesquelles j’apparais très rarement, y a rien à voir, passez votre chemin.

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Et pourtant, l’article précédemment cité m’explique que je dois supprimer mes amis inactifs car… ils nuisent à mon reach (nombre de personnes atteintes par une publication pour les non initiés). Ouais, à cause de ces fantômes, tous mes amis ne verront pas mes belles photos de vacances, c’est intolérable. Mais… pardon mais ça vous importe, vous, que tous vos amis voient vos statuts ou bien ? Je veux dire : si je dois partager une news importante genre, je sais pas, “hé salut, je suis en cours de reproduction avec mon chéri, livraison du colis dans 3 ou 6 mois” ? ou éventuellement un “hé salut, je m’expatrie car j’ai trouvé un super boulot à l’étranger”, mes amis, les vrais, seront au courant bien avant que je le balance sur Facebook et heureusement ! Je serais pour ma part bien vexée que mes amis proches m’annoncent une grosse news via Facebook et ne me l’aient pas dit avant. C’est même à ça que je mesure ma proximité avec mes “amis” Facebook. Si j’apprends leur mariage, leur grossesse ou expatriation par le réseau, c’est que je ne suis pas leur amie, au mieux une pote ou une camarade, voire une lointaine connaissance. Je mets un like, poste un “waouh félicitations” et la vie va. Et si je rate la news ? Et bien, vu que ce n’est pas une personne que je vois suffisamment régulièrement pour me rendre compte que sa circonférence abdominale a cru de façon exponentielle ou que leur adresse principale ne se situe plus en France, ce n’est pas si dramatique. Bien sûr, il y a cette fois où je suis allée boire un verre avec Simon et Philippe, anciens collègues de TGGP et où j’ai appris que le premier avait eu des jumeaux et que le second était marié mais n’ai-je rien vu sur le sujet parce que Facebook ne m’avait pas distribué la news ou parce que je n’étais pas connectée au moment où c’est passé ? Nul ne le saura jamais.

La seule raison d'annoncer sa grossesse sur Facebook : faire une photo rigolote

La seule raison d’annoncer sa grossesse sur Facebook : faire une photo rigolote

Mais ce qui m’interroge là dedans, c’est ce besoin presque maladif de visibilité. Oui, sur Facebook, on publie des news pour se la raconter (on va pas se mentir). “Héhé, regardez ce que je suis en train de vivre, ma vie est tellement plus belle que la vôtre, ahah !”. Certains font un peu de promo pro “coucou, je cherche des freelances”, “coucou, j’ai publié des articles”, “coucou, j’ai eu une promotion” mais si tu ne te sers que de Facebook pour ce genre de publication, c’est que tu ne maîtrises pas très bien les réseaux sociaux. Pour le pro, LinkedIn fait bien le job et Twitter te dnne une visibilité publique, sans parler du partenariat avec Google qui prend désormais en compte les tweets dans les résultats de la recherche (oui, pour le moment, juste ceux des big big comptes mais ça va finir par arriver pour tout le monde).

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Et puis, “je” est-il appelé à devenir une marque ? Doit-on gérer nos réseaux sociaux en fonction d’objectifs, en fonction d’un reach ? A ce niveau là, ne postez pas vos mises à jour à certaines heures de la journée pour être sûrs d’être vus, hein ! Poste-t-on pour le plaisir de partager un moment, un bonheur, une bonne nouvelle ou juste pour se la raconter sévère auprès du plus grand monde, y compris Caroline, la fille avec qui on a partagé un goûter en maternelle et Salim, le stagiaire d’une ancienne boîte ajouté pour le mettre admin d’une page Facebook ? Je trouve ça assez déprimant, assez parlant d’une période où les réseaux sociaux ne sont qu’un outil pour nous vendre comme un vulgaire yaourt. Vas-y, like ma grossesse, mon mariage, mon expatriation, mes vacances, donne-moi l’illusion d’être une Rihanna et que mes faits et gestes t’intéressent et font réagir le plus grand nombre… Car j’aurai optimisé mon reach en supprimant ces vilains amis qui ont l’audace de ne pas se connecter régulièrement.

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Ode aux parents d’enfants jeunes

 

Des fois, j’ai des idées à la con. Je n’en ai pas parlé ici (car je ne vous parle pas de tout) mais dans 10-15 jours, ma soeur donnera la vie, à nouveau. Une petite fille cette fois-ci, encore un nouvel amour dans ma vie. Du coup, comme elle était seule ce week-end, son mari étant à l’enterrement de vie de garçon du mariage auquel il ne pourra pas aller pour cause de “ma femme accouche”, je débarque chez ma sista, tel un chevalier blanc armé des meilleures intentions et d’une patience à toute épreuve pour la soulager quelques heures de Saturnin. Mais je ne savais pas à quoi je m’attaquais.

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Saturnin, je l’avais pas vu depuis mi juin. En cause, des vacances qui s’accordaient mal, je descendais quand ils remontaient, on s’est loupés, quoi. Ma mère qui a eu la tribu en pointillé pendant un mois me disait régulièrement par téléphone “ohlala, Saturnin, il est à l’âge chiant, il n’écoute rien, il ne fait que de bêtises”. Même son de cloche chez ma soeur. Anne m’expliqua que sa fille, vers les deux ans et demi, trois ans, était devenue super relou aussi. Mais bon, la bonne cause avant tout : ma soeur doit se reposer, je vais gérer le petit. Oh misère !

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Je vous raconterai pas par le détail. Depuis quelques temps, il est passé en phase “oui”, il dit oui à tout ce que tu lui dis. Mais croire qu’il va le faire est une grave erreur ! Point d’orgue de ce fol après-midi : la sieste. Le monstrou a décidé que non, il n’en ferait plus. Et il a un lit de grand maintenant vu que a/ il escaladait son lit à barreau et b/ le lit à barreau a été retransformé en lit de bébé pour la petite. Du coup, tu le couches, il se relève, il sort de la chambre, il court, saute sur le lit de ses parents. Tu as beau jouer la psychologie, essayer de le calmer, menacer, crier, rien n’y fait. Plus tu t’énerves, plus ça l’amuse. Et puis, il est malin : quand tu le mets au coin, il réclame à aller pisser. Et comme il vient de verrouiller la compétence “je fais pipi aux wc” (juste avant sa première rentrée, bonne nouvelle), on peut pas le brimer là dessus. Autre carte chiaaaaaaaaaaante, l’astuce de “je suis une chiffe molle”. Quand il veut pas qu’on le mette au lit, il s’étale par terre et fait le mou. Quand on sait qu’il fait environ 1 mètre pour 15-20 kg, je vous dis pas le cauchemar. Oui, cet enfant est grand mais il n’a bien que deux ans et demi. Bref, après avoir échoué à lui faire faire la sieste, je l’ai trimballé au parc où il a fait plein de tours en poussant sa poussette (pourquoi pas), lancé du sable, cassé tous les châteaux qu’un gamin chelou qui voulait que je lui enlève le sable des cheveux construisait, poursuivait le même gamin pour lui jeter des feuilles en rigolant (il avait commis l’erreur de lui dire “non arrête!”). Puis je l’ai un peu baladé dans le quartier pour permettre à ma soeur de se reposer au maximum.

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19h, je suis sur un banc en face de chez ma soeur à siroter un truc frais, complètement défaite. Et là, je me dis deux choses. La première “je ne ferai jamais d’enfants” (sa copine qui a eu un enfant 3 mois plus tard doit actuellement gérer la crise de “mon fils mord et crache sur les autres”) et la deuxième “mais bordel comment fait ma soeur ?”. Non parce que si elle n’a pas pris tant de poids pour sa deuxième grossesse, ma soeur fait des enfants de type “poulets fermiers”, bien lourds avec de charmantes cuisses. Donc notre demoiselle devrait approcher voir égaler les mensurations de son frère (4,4 kg pour 54 cm), ce qui fait que ma soeur doit gérer un baby bump de compète.

[USA ONLY] Barcelona, Spain - Shakira posed for a photo shoot of her bare pregnant belly, where the singer smiled and held her baby bump while wearing just a gold skirt and matching bikini top. The 35-year-old pop star awaits the arrival of her baby with footballer Gerard Pique. The couple recently launched the "World Baby Shower" movement, highlighting children around the world who suffer from illnesses. AKM-GSI          January 16, 2013 [USA ONLY] To License These Photos, Please Contact : Steve Ginsburg (310) 505-8447 (323) 4239397 steve@ginsburgspalyinc.com sales@ginsburgspalyinc.com or Keith Stockwell (310) 261-8649 (323) 325-8055  keith@ginsburgspalyinc.com ginsburgspalyinc@gmail.com

Mais la vraie question c’est “pourquoi faites-vous un 2e enfant quand le premier est aussi relou ?”. Alors il est vrai que quand ma soeur est tombée enceinte de la petite, Saturnin était dans une phase mignonne. Il disait certes non tout le temps mais restait plutôt de bonne composition. Mais les gens qui font mettons 3 enfants, comment ils font ? Je veux dire entre la phase du non, la phase du “je jette”, la phase du “je tape”, puis l’adolescence dans sa globalité et d’autres phases que je ne connais pas, pourquoi on s’inflige ça, sérieux ? Je suis à la fois admirative et terrifiée. Admirative devant ceux qui arrivent à gérer et terrifiée à l’idée d’être un jour concernée. Heureusement, je viens de changer Güdrun, son successeur est aux aguets. Quant à Victor, ma douce moitié, il a trouvé la solution “pourquoi faire un gosse quand on pourrait adopter un autre chat?”. Ma foi…

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Bref, je vous admire, parents de jeunes enfants… parce que je pense que je serai pas capable d’en faire autant !

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Continuer ou non les rendez-vous après un rencard réussi ?

Le principal piège sur un site de rencontre, c’est de multiplier les « dossiers », c’est à dire les candidat-e-s possibles pour ravir votre coeur. Parce que c’est facile : tranquillement installé devant votre écran, en pyjama et bol de chocapic à la main, vous multipliez les contacts. Et parfois, vous faites plusieurs prises. Comment gérer ?

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Mardi, vous avez rendez-vous avec Camille. Un rencard somme toute parfait, votre petit coeur palpite, vous avez repris contact habilement. Oui mais sur votre agenda, c’est écrit en toute lettre : jeudi, c’est premier date avec Alex. Et je ne parle pas des 2 ou 3 autres que vous avez sur le grill car comme dirait l’adage : il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Mais si Camille se révèle être the good one, est-il la peine de poursuivre et d’aller au rendez-vous avec Alex, quitte à en caler un ou deux autres par la suite avec d’autres de vos conquêtes virtuelles ?
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En l’occurence, il n’y a pas de règles et rien ne vaut d’agir en fonction de votre instinct. Si Camille vous a à ce point séduit-e, pensez-vous utile de vous caler un rendez-vous que, de toute façon, vous n’apprécierez pas avec une personne charmante qui se demandera ce qu’elle a bien pu faire pour que vous lui manifestiez si peu d’intérêt ? Quant aux autres, les romances cybernétiques qui se terminent avant même la première rencontre, rassurez-vous, ça arrive tous les jours.
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De l’autre côté, que savez-vous de Camille et de sa propre gestion des encours ? Admettons que, dans le meilleur des cas, le rendez-vous se soit terminé par une fusion horizontale et que votre nouveau crush ait répondu à votre reprise de contact. Est-ce pour autant qu’il n’y a pas d’autres dossiers en cours ? Camille choisira-t-il/elle également cette optique de relation monogame ou n’étiez-vous finalement que son « Alex », une tierce personne faisant plus battre son coeur que vous ? Comment savoir ? Alors vous oubliez de suite la version stalking (ou vous la jouez extrêmement discrète) car pour faire fuir quelqu’un, je ne connais rien de plus efficace.
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Le plus simple, c’est encore de demander. Mais là, encore, l’exercice peut se révéler légèrement périlleux. Si vous demandez un peu trop de but en blanc, ça peut presque donner l’impression que le prochain rencard se fera à la mairie pour la signature du registre avec parents et témoins. Par ailleurs, il serait bien plus agréable d’en parler de vive voix plutôt que d’envoyer un SMS « au fait, on est ensemble ou pas ? » auquel il ne manque plus qu’un « et sinon, tu vas acheter le pain » pour être le moins romantique possible. Puis ça casse légèrement la spontanéité du truc. Mais être au clair évite de :
– se morfondre devant son téléphone en attendant un signe de vie alors que l’autre est en train de gérer ses dossiers, à la cool.
– coller un rendez-vous à une personne à qui on ne manifestera aucun intérêt et qui pourrait être profondément blessé dans sa chair (on a tous nos fragilités)
– tromper Camille qui vous considère effectivement en couple et n’appréciera pas d’apprendre que vous avez forniqué ailleurs à peine deux jours après le début de votre relation. Evidemment, vous allez, tant qu’à faire, éviter de le lui apprendre mais ça peut potentiellement, finir par se savoir.
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Bref, là encore, rien ne vaut l’instinct : Camille vous plaît vraiment ? Pourquoi donc risquer de le/la perdre ? Au pire, si ça le fait pas, vous reprendrez votre chasse. Car à force de collectionner les rendez-vous et conquêtes, un danger vous guette : l’addiction. On verra ça la semaine prochaine.

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Tiens, si on se créait un mail de couple ?

Je l’ai toujours crié à qui voulait l’entendre, et aux autres aussi : la naissance d’un « nous » n’est pas la mort du « je ». Moi, Nina, j’ai existé 34 ans ou à peu près, avant de te connaître, il est hors de question de devenir une sorte d’appendice de ton toi. Le mythe des androgynes, c’est très joli mais je veux continuer aussi à vivre par moi même.

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Un jour comme un autre. Alors que je suis en train de bosser, je m’accorde une petite pause « netvibes » dit aussi « matons mes flux RSS de mails voir si quelqu’un est venu m’écrire qu’il m’aimait ». Oui, telle une adolescente en fleur, j’aime imaginer qu’un inconnu va me déclarer sa flamme. Et que cet inconnu ressemblera à Joe Manganiello ou à peu près (je vous ai trop parlé d’Henry Cavill et Jon Kortajarena, faut savoir varier ses crushes) (Manganiello est à peu près la seule raison valable de regarder True Blood. Ca et éventuellement le fait de voir comment, tel un film porno, ils vont écrire trois lignes de texte pour balancer une scène de cul) (l’autre jour, y a quand même Sookie qui a attaché un mec à un arbre avant de se le taper tranquille, sans trop lui demander son avis… Pardon, quoi !)(j’ai pas compris qui était le mec). Mais non, à la place, j’ai « Sébastien et Florence ». Je veux dire l’expéditeur du mail est « Sébastien et Florence », ils nous invitent cordialement pour une soirée dans leur chez eux. GASP !!
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Voilà, Sébastien et Florence sont devenus une entité unique, ils sont « Sebéflo ». « Ah tiens, j’ai des nouvelles de Sebéflo », « tu vas à la soirée de Sebéflo ce soir ? » « Sebéflo partent aux Etats-Unis en septembre, la chance ! ». Bien évidemment, il est plutôt sain pour un couple d’avoir des activités communes (sinon, on peut se demander s’il s’agit pas simplement d’un plan cul) mais une boîte mail commune, pourquoi ?

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Aaaaaaaah oui, on va me dire « mais c’est pour les événements communs genre la crémaillère, le mariage… » Oui, alors éventuellement même si la plupart des couples ayant le mail au double nom n’est ni marié et que la crémaillère est passée depuis longtemps et le mail sert toujours. Un mail commun, ça valide quelque chose : dans le couple, y en a un qui gère la vie sociale, l’autre qui suit. C’est pas Florence ou Sébastien qui lance l’invite en mettant l’autre en copie, non, c’est Sebéflo, tu sais pas forcément lequel vu qu’ils signent de leurs deux noms. Et tu le sais, ces mails là marquent aussi autre chose : les mails collectifs. Sebéflo te parlent pas à toi en particulier, ils parlent à la masse, ils inondent la foule en mal d’amour de leur sirupeuse romance. Ils annoncent à deux, c’est plus écolo. Et sans doute un peu plus froid. Et t’as intérêt à bien aimer les deux. J’eus connu un couple (qui doit avoir une adresse commune maintenant vu qu’elle n’avait de toute façon plus droit à aucune vie privée), j’aurais pas aimé recevoir un mail « nous » venant de lui vu que j’avais même pas envie de lui parler. C’est sans doute aussi comme ça que tu finis par recevoir des mails d’invitation d’un membre de cette entité 4 bras 4 jambes que tu ne connais pas car ils font désormais carnet de contact commun. La vraie question restant : utilisent-ils toujours leur adresse personnelle individuelle ou je peux arrêter d’écrire dessus ?
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Et puis après quoi ? Le compte Facebook commun ? Un mobile pour deux ? Pitié, pitié. Mais vous savez le pire ? C’est que ceux qui ont franchi le pas du mail à deux sont souvent ceux qui étaient les plus virulents sur le sujet. Du coup, il est fort possible qu’un jour, vous receviez un mail de Nina et XXX. Ce jour là, soyez chouette, renvoyez moi à cet article.

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Les sites de rencontre ou la culpabilité de la non réponse

Il était une fois une copine de votre blogueuse, appelons la Mélanie. Un soir de spleen, elle décide de s’inscrire sur des sites de rencontre histoire de côtoyer quelques mâles et, pourquoi pas, trouver un the Only one. Généreuse, je lui conseille un de mes préférés (non, je ne dirai pas lequel). Décidée, elle se lance et devient aussi sec la proie de certains utilisateurs : une nouvelle sur le réseau, une cible parfaite.

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Revenons à moi pour une anecdote réelle qui va illustrer ce que je raconte. Le mois dernier, une autre de mes amies hésitait à s’inscrire sur Meetic. Comme je n’y avais plus mis les pieds depuis ohlala au moins, je décide d’aller y faire un tour pour me refaire un avis. A peine avais-je fini de remplir ma fiche que je reçois déjà des premiers mails. Comme je peux pas les lire car j’ai pas envie de payer (non mais ça va oui ?), je tente de réactiver un vieux compte pas utilisé depuis 2008 environ (et j’étais tombée sur ce malade mental). J’avais à peine fini de rentrer mon mot de passe que le même mec m’envoyait exactement le même mail. Ok : petite nouvelle sur le réseau = proie facile.

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Et c’est un fait. Parce qu’au début, on se dit que les gens sont gentils de nous parler et que ça coûte rien de répondre. On ne trie pas, on répond même aux super engageants « salut, ça va , » prémices d’une conversation qui s’annonce passionnante. Oui, pardon d’être une puriste mais sur un mail, tu parles pas comme sur un chat. Quand je me fends du premier mail, j’attaque toujours sur l’élément qui m’a fait réagir en premier histoire d’initier un semblant de conversation. Bref, on fait fi du fait que, physiquement, notre interlocuteur est à des kilomètres de notre style et qu’on n’a rien trouvé dans son profil nous permettant d’imaginer que « ça pourrait le faire ». Mais bon, le pauvre, il a fait l’effort de nous écrire, soyons polie.

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Alors, ça, on va oublier de suite.
Argument 1 : la plupart des mails sont des copier/coller. C’est la règle et c’est comme ça, les mecs cherchent à rentabiliser leur abonnement en chopant un max de rendez-vous (enfin, je dis mec, je suis pas convaincue que ce soit typiquement masculin mais passons). Un mail un peu long ne faisant pas la moindre référence au contenu de votre profil est signe que le mec est dans le rendement. Le must du copieur/colleur : vous envoyer son mail alors qu’il n’a même pas visité notre profil. Je sais que je suis canon mais quand même, je ne suis pas qu’une photo (surtout que j’en ai mis plusieurs pour pas qu’on se fasse de fausses idées, je suis honnête moi, y en a même en pied pour pas faire le coup du plan serré sur ma tronche pour cacher un corps que je trouve disgracieux). Votre interlocteur ne prendra pas mal votre absence de réponse : dans le lot, il ne notera pas que Mélaniedu75 ne lui a pas répondu. Les non réponses ne comptent pas, seule l’éventuelle réponse compte.

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Argument 2 : il ne me plaît pas. Lors de mes premiers pas sur des sites de rencontre, j’avoue avoir un peu mal vécu ma sélection par le physique. Je ne suis donc qu’une pauvre meuf superficielle. Et bien oui et c’est ce type de drague qui veut ça. Je veux dire pour être attiré par un homme pour autre chose que son physique, il faut que je ressente une attirance pour certains éléments de sa personnalité, son charme, son charisme. 3 lignes de profil ne permettent pas de rendre ça. Un peu comme la drague en boîte, on mélange sa langue avec le bogoss qui bouge son boule grâce à un déhanché sexy, pas un mec qui vous exposera sa très intéressante théorie sur la place de l’éthique dans la pensée de Nietsche. De toute façon, même si c’est fascinant, on l’entendrait pas. La photo est un premier filtre, c’est pour ça qu’on met tous la photo où nous sommes tout séduisant. D’ailleurs, quand on checke le site, c’est à peu près la seule info qu’on a avec le pseudo, l’âge et la ville de résidence.

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Argument 2 bis : je ne vois même pas l’intérêt de répondre aux profils sans photo. Tu ne veux pas qu’on te reconnaisse ? Ok, mec en couple. Tu ne t’assumes pas physiquement ? Ok, mec sans aucune confiance en lui qui va vous bouffer la vie. Et vu mes mésaventures passées avec certains tarés du web, sur ce blog même ou ailleurs (le taré dont je parle plus haut n’avait pas de photo de profil), jamais de la vie je n’accepterai de blind date. Quoi que tu n’assumes pas, règle tes problèmes et tu pourras revenir me parler ensuite.

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Argument 3 : Monsieur est mignon mais au bout de 2 mails, vous êtes assommée d’ennui. Allez-vous vraiment vous imposer de poursuivre la conversation ? A moins d’être masochiste, je ne vois pas pourquoi…

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Argument 4 : je vais le vexer. Peu de chance que ça arrive si vous êtes tombée sur un stakhanoviste du mail. Sinon, c’est un peu triste, c’est vrai. Mais ma douce politesse de mes débuts m’a appris qu’on ne pouvait pas répondre juste poliment, votre interlocuteur y voit une entrée dans une parade de séduction. Encore une anecdote (je fais tellement vieille combattante, là) : un mec m’envoie un mail marrant. Il est pas canon, canon mais bon, entamons la conversation, on passe sur msn et là, première question « notre différence d’âge ne sera pas un frein entre nous ? », un truc comme ça mais qui faisait très « on est déjà un couple et on pose les questions qui fâchent ». Heu… Pression, pression ! Je voulais juste être polie, moi, pas me marier…

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Bref, un site de rencontre, c’est pas pour se faire des copains (allez sur OVS plutôt… Quoi qu’il y a son lot de tarés et ça baise ou tente de baiser sec ! Et je vous dis pas comme ça se jette sur les nouvelles). On n’est pas l’armée du salut, on n’est pas censées se taper tous les mecs tentant leur chance avec nous. Comme la drague de rue !

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