On se recontacte ?

Les rencontres sur les sites de rencontre ont ceci de particulier qu’on se connecte à quelqu’un qui ne partage aucun cercle d’amis avec nous. S’il n’y avait pas eu ce site, les chances que votre date et vous se retrouvent dans la même pièce, face à face, étaient proches du zéro. Quoique la vie est parfois surprenante… Du coup, vu qu’on ne peut compter sur le ronron de la vie pour retrouver votre date sans pression, il faut agir : c’est parti pour un recontact.
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Vous avez passé une soirée charmante en sa compagnie, vous avez ri autour d’un verre de vin, testé un resto super bon, profité de la ville version nuit pour vous promener en profitant du bon air frais. Peut-être avez-vous même goûté sa bouche, caressé sa peau, fait chuinter les draps sur vos corps agités… Bref, vous avez eu un rencard génial et vous avez envie d’un deuxième acte. Seulement, vous allez être obligé d’agir vu que vous ne pourrez pas compter sur le train-train quotidien de la vie pour vous remettre en présence de votre date puisque, rappelons-le, vous n’avez aucun ami en commun. Donc que faire ?
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Continuer là où tout a commencé : sur le site de rencontre. Non. Votre relation a évolué en passant dans le réel, ce lieu ne sera désormais plus celui de vos échanges. Ah, vous n’avez ni son numéro ni son mail ? Ah dans ce cas, c’est pas forcément la peine de recontacter cette personne, elle ne semble pas motivée pour vous aider à la recontacter.
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Le téléphone : oui. Plutôt version SMS mais bon, c’est une phobique du téléphone qui parle, je ne suis pas 100% objective. Rien ne fait plus plaisir que le fameux sms du 1er rencard, un petit texto mignon mais pas pathétique, tout le monde n’est pas Ted Mosby. Un jour, j’écrirai une série sur « how I met my significant one : le guide anti Ted Mosby ». Mais bref, n’hésitez pas à manifester votre plaisir d’être en compagnie de l’autre par des sms ou des appels.
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Les mails : pourquoi pas. Idéal si l’autre doit s’absenter mais je remets un avertissement sur les mails : ça crée souvent l’illusion d’une plus grande intimité, on se peint le portrait un peu idéalisé de l’autre et on finit par s’emballer puis par être déçu*. Bref, il faut savoir garder la tête froide et ne pas trop s’emballer suite aux confessions de l’autre. On se crée une intimité IRL, le reste ne peut que conduire à l’échec.
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Le chat Facebook : Oui, pourquoi pas mais je ne conseille déjà pas forcément de rajouter ses dates sur Facebook : on ne poste pas toujours des trucs très glorieux sur les réseaux sociaux, ça ouvre trop de portes d’un seul coup. Où sera ensuite le plaisir de la découverte. Sans parler de la possibilité, certes faible mais quand même, de tomber sur un-e psychopathe qui va stalker vos moindres faits et gestes, coller des likes et commentaires partout et vous questionner sur les quelques personnes au physique avantageux dans vos cercles d’amis. Et quand vous en aurez marre de répéter pour la 5e fois que, si, si, un-e tel-le est votre cousin-e, vous comprendrez que vous avez ouvert la porte de votre compte bien trop tôt.
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Quant à la question du « quel est le délai légal avant d’envoyer un message », ma réponse est simple : cette question est débile. Cette personne vous plaît, dites-lui dès que vous en avez envie. Si elle s’effraie pour si peu, c’est qu’elle cherchait un prétexte pour vous éjecter au plus tôt. Au moins, vous serez fixé au plus vite et éviterez de vous attacher inutilement. Ou vous aurez droit à un second rencard. Ca vaut la peine de tenter le coup, non ?
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La semaine prochaine, nous nous demanderons que faire de nos « dossiers en cours »…
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* Note pour moi-même : rédiger un article sur ces romances par mail.

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C’est moi qui invite !

Le premier rencard calé sur un site de rencontre est toujours un moment délicat : que faire ? Va-t-on se plaire ? Mais aussi, et la question n’est pas si anodine : qui paye ?
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Pour cet article, faisons appel à un épisode de How I met your mother. Ted a rendez-vous avec une fille. Au moment de l’addition, elle commet un impair en ne jouant pas la petite scène de l’addition : Ted comptait payer mais la jeune fille ne fit pas l’effort de protester pour la forme. Bon ok, c’est assez tarte en soi mais cette petite scénette souligne la délicate question de qui sort le portefeuille.
argent dans votre portefeuille
J’ai toujours considéré, en temps que femme des années 2000 et même 2010 que chacun devait mettre la main à la poche. Pas forcément de façon psychorigide, hein, mais je considère que je gagne ma vie et je veux marquer mon indépendance. On s’offrira des trucs plus tard. Cependant, la minute de l’addition reste révélatrice de la suite de l’aventure et nous en revenons à ce petit jeu de dupe. En général, si l’autre pose froidement la monnaie exacte sur l’addition sans dire un mot, autant dire que la suite de l’histoire est mal barrée. Une façon un peu froide de signifier que non, on ne partagera pas et comme on ne passe pas un moment particulièrement sympa (ça motive pour laisser des pourboires. Enfin chez moi, en tout cas). Une personne plus motivée pour poursuivre la soirée proposera aimablement de partager. Ou profitera de votre passage aux toilettes pour régler. Mieux, alors que la tractation s’engage, l’autre glissera un « ok, tu paies les verres, je paie le repas derrière » ou « ok, tu paies cette fois-ci, je paierai la prochaine ». Façon subtile de signaler qu’on n’a pas envie de mettre fin à la soirée ni à l’histoire qui débute.
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Autre question liée : doit-on quelque chose à celui qui paie ? Ah, la question qui tue ! La réponse est claire, nette et précise : non. Tu pensais que me payer un mojito te donnait automatiquement un ticket pour entrer dans mon lit ? Alors, déjà, un mojito, c’est un peu léger pour m’enivrer (quoique…) mais même si tu m’en payais 10, ça ne m’oblige à rien. Ceci étant, si tu m’en paies dix, c’est pas dans un lit que tu vas m’emmener mais plutôt aux urgences… D’une part, personne ne te contraint à tout payer et de l’autre, sortir son porte-monnaie pour avoir du sexe, ça ne fait pas rêver grand monde… Par la même, ce n’est pas parce que tu paies ce coup-ci que ça oblige à une réciproque. Si la personne n’a pas envie de te revoir, elle se forcera pas pour une dette de 15-30 €.

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Pour moi, c’est simple : j’insiste pour le partage. Après tout, les bons comptes font les bons amis. Et les bons amants.

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De l’art de faire chier : le spoiler

La semaine dernière, les Internets se sont agités car un épisode de Game of Throne les a laissé en plein désarroi. Je n’en dirai pas plus car… ben j’en sais rien en fait. J’en suis qu’au volume 2 de l’intégrale et n’ai jamais lu la série, je me fais spoiler en permanence. Même pas la bande annonce d’OCS quand j’aperçois un certain personnage sur un bateau alors que dans le livre, là où j’en suis, ce certain personnage est encore en train de le chercher. Ou quand je cherche quel personnage joue Natalie Dormer (la Ann Boleyn de The Tudors) et que si le nom de son personnage ne me disait rien, c’est parce qu’il n’était pas encore intervenu là où j’en étais dans ma lecture. Mais y a tellement 150 personnages, aussi…

Game+of+Thrones

Bon, bref, l’épisode se termina sur un événement incroyable qui laissa les spectateurs pantois. Enfin ceux devant leur écran à ce moment là. Les absents ayant toujours tort, voici donc que ces spectateurs facétieux décident de balancer l’incroyable rebondissement à leurs camarades absents de leur petit écran. Salaud ? Oui. Et grâce à mes gentils contacts Internet qui voulaient pas spoiler mais qui postaient un gif signifiant qu’en lisant le livre, on savait ce qui allait se passer et qu’en fait, les simples spectateurs se faisaient balader ou la page Facebook de Glamour (ou Cosmo) postant la photo d’un personnage “qu’avez-vous pensé de l’épisode de Game of throne d’hier soir ?” avant de changer la photo 10 mn après suite à des commentaires disant “mettre une photo de ce personnage pour dire ça, trop lol”. Ok, donc j’ai tout compris à l’histoire, allez crever. Déjà que j’ai un peu de mal à le lire…

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Au delà du simple Game of Throne, je suis incroyablement fascinée par ce besoin de faire chier les autres, de se la jouer plus malin, de tout faire pour attirer désespérément l’attention. Comme il est, semble-t-il, plus difficile d’attirer l’attention en faisant un truc cool ou altruiste, faisons le connard. Ahahah, quel kiff de voir les gens râler face à notre petitesse, ahahah. C’est ainsi que récemment, j’ai découvert le visage de la fameuse “mother” de How I met your mother alors que moi, j’en suis même pas au mariage de Barney…

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Pourtant, je ne vois pas de quoi se vanter. Tu étais devant ta télé hier soir ? Tu n’as tellement pas de vie que tu passes non seulement tes soirées à regarder des séries mais le lendemain à essayer de gâcher le plaisir de ceux qui ont eu une vie la veille ? Ca puerait pas un peu la frustration de no life, ça ? Non parce que si je n’en suis qu’au livre 2 de l’intégrale (j’ai acheté le 1 juste après Noël, j’avance pas des masses, j’avoue) et que j’ai toujours pas vu un seul épisode c’est que :
– je lis aussi d’autres bouquins (à venir : la suite de Glacé de Bernard Minier)
– je sors parfois et je rentre trop tard pour lire beaucoup
– j’écris (pas assez à tout dire)
Bref j’ai une vie hors des séries télés.

Series-tv

Internet a aussi cette capacité à gâcher le plaisir. La semaine dernière, ça devenait littéralement chiant entre “ceux qui ont lu le livre et qui savent”, “ceux qui ont regardé l’épisode et qui ne diront rien mais que putain ils sont dégoûtés”, “ceux qui “mais putain vos gueules, laissez moi regarder en paix!”… Et pourquoi vous la fermez juste pas ? Bien que les derniers, je comprends carrément qu’ils râlent. Oui, c’est bon, on a compris vos allusions lourdingues “ceux qui ont lu”, retournez à vos bouquins et foutez la paix aux autres. Oui, on sait que vous êtes dégoûté ceux qui ont vu l’épisode mais est-ce que ça a vraiment un intérêt de l’exprimer ? L’avantage quand on a 5 ans de retard sur toutes les séries comme moi, c’est que quand je m’exprime sur la fin d’une série, tout le monde l’a déjà vue… Comme ça, je ne nuis à personne. Quoi qu’en fin de compte, la seule série qui m’a vraiment fait poster un commentaire quasi à chaud sur sa fin est Six Feet under et l’incroyable finish qui m’a déprimée pendant 15 jours…

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Il était doux, le tout où pour savoir la suite d’une série US, fallait aller la lire dans un magazine. Volontairement je veux dire…

Et puis pour déprimer tous ensemble, je vous colle le final de Six Feet Under.

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Et ma ligne de mariage ?

Avant de terminer cette série en parlant du mariage (semaine prochaine), discutons un peu de la ligne de la mariée. Non parce que porter une robe de princesse, ce ne sera pas votre quotidien donc on rêve toute de magnifier notre divine tenue par une ligne renversante. Donc, tiens, petit régime !

Le régime pré mariage, faut l’anticiper sinon, vous pouvez oublier. Pourquoi ? Mais la robe, la fameuse robe faite sur mesure ou à peu près (en tout cas retouchée sur vos courbes). Perdre trop de poids risque de vous transformer en héroïne de How I met your mother. Et vous rajouter une bonne dose de stress donc vous pouvez aisément vous passer. Donc vous faites un régime avant les dernières retouches ou vous oubliez. Point.

Mais. Gros mais. Un mariage, c’est du stress et de la course, des repas sautés ou avalés sur le pouce donc forcément OH OUI forcément, votre ligne va bouger. Quelques temps avant le mariage, ma soeur ne faisait plus qu’un repas par jour donc fatalement…une nouvelle minceur et une robe qui flotte légèrement. A l’inverse, une amie a pris un tout petit peu de poids et a eu une grosse frayeur quand elle a eu du mal à entrer dans sa robe. Ceci étant, le stress n’a pas aidé et une fois les cérémonies passées, sa robe était devenue limite trop grande. Respire, respire !

On peut essayer de parer en se contraignant à un régime équilibré mais les régimes équilibrés sont le luxe de ceux qui ont du temps (j’ose pas vous parler de mon régime alimentaire actuel, des fois que j’ai des lecteurs diététiciens/nutritionnistes, ils me feraient une attaque). Alors on essaie de compenser. Bon, si je mange un sandwich, j’irai faire de la natation ou du jogging pour compenser… Mais là, encore, c’est une joyeuse utopie. Le temps, mes amis, le temps… Vous ne l’avez pas.

De toute façon, si vous êtes du genre complexée de la photo, rassurez-vous… C’est pas le jour de votre mariage que ça changera, même avec le meilleur photographe du monde.

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Multi rediffusions

Je le confesse : je suis une feignasse télévisuelle. Les séries, je les mate au gré de mon zapping, en français dans le doublage. Je sais, ça craint : les versions françaises sont généralement moins bonnes et en plus, ça m’empêche d’improver my english. Mais j’ai beau télécharger des séries, je finis par attendre qu’elles passent à la télé. En gros, j’agis devant la télé comme à la cantine : je prends ce qui a.

Du coup, je ne sais pas quel hasard, je retombe toujours sur les mêmes épisodes, comme si chaque série comportait une dizaine d’épisodes tournant en boucle sur la télé. Par exemple, sur la série Medium, j’ai dû voir 5 fois au moins l’épisode du gynécologue démoniaque. Idem mercredi (je crois), je tombe sur Esprits criminels, l’histoire du copycat qui tue des femmes en plantant un pieu dans leur corps pour dessiner une constellation, j’ai dû le voir trois ou quatre fois.

A côté de ça, il y a un bon paquet d’épisodes de ces séries que je n’ai jamais vus. Oui, rappelons nous que je suis une mauvaise sériphage et vu que j’ai une vie sociale un peu fofolle… Je rate pas mal d’épisodes. Et je vous parle de ces deux séries parce que ce sont celles qui me viennent en tête mais je pense que ça marche pour toutes les séries. Et pourquoi je vois toujours les mêmes épisodes ? Le hasard ? Pour une part, oui, mais pour l’essentiel, c’est la faute aux chaînes qui diffusent les séries en dépit du bon sens.

Glissons nous dans la peau d’un programmateur de série (responsable des programmes ?) un instant. Voyons, ce soir, on va diffuser deux épisodes inédits et un ou deux vieux et hop, la soirée est bouclée. Bon, on est dans la saison 3, on doit normalement diffuser l’épisode 07 et 08. Ah ouais mais l’épisode 07, il est un peu trop violent quand même et le 08 est un épisode clé alors on va le mettre en premier plutôt. Puis tiens, on va passer le 12 ensuite vu que c’est le deuxième épisode clé histoire de pas trop perdre d’audience face au gros match de foot diffusé sur la chaîne en face. Ouais yeah ! Pour le dernier épisode de la soirée, heu… Ben le 15e épisode de la première saison, au pif. Et la semaine prochaine, on diffusera l’épisode 09 et 07, tranquille.

Et puis les séries, c’est pratique, ça comble les trous des programmes. Pendant mes vacances, j’ai pas mal maté France 4 qui est une chaîne qui me plaît plutôt bien. Programme du jour : deux épisodes de Plus belle la vie, 4 épisodes d’Urgences, 2 épisodes de Plus belle la vie… Les mêmes que le matin (ceci étant, même en les voyant deux fois, j’ai toujours du mal à capter qui est qui par rapport à qui. Genre Luna, c’est la mère de Nathan ?) Le lendemain, sur 4 épisodes d’Urgences, 2 avaient déjà été diffusés la veille. Tu m’étonnes que tout le monde se perde dans ce schmiblick. Mais je suis tombée pile sur l’épisode le plus horrible : la mort de Lucy (enfin, l’épisode juste avant sa mort, précisément). Bref, une fois une série achetée, on la diffuse jusqu’à ce que la pellicule crame. On diffuse la saison inédite (enfin, inédite pour moi, tout le monde l’a déjà téléchargée) en prime time et on comble les trous de la grille des programmes des anciennes saisons. Un peu de Docteur House ici, de Grey’s Anatomy là, multi diffusons Friends et How I met your mother…

Et ça saoule un peu à vrai dire. Pourquoi ne pas investir dans des vraies séries originales françaises ? En dehors de Canal +, je veux dire. Ca éviterait de nous imposer éternellement les trois mêmes séries multi diffusées absolument n’importe comment du moment que ça comble les trous. Ou mieux : et si on avait l’incroyable audace de faire quelques petits documentaires ? C’est vrai, une émission sans meurtre, sexe, violence ou racolage, ce serait reposant. Avec plein de reportages sur les pingouins et les manchots parce que faut le dire : c’est trop top comme animal.

Et encore, je dis ça, je regarde pas les Experts (quelle que soit leur cité d’action)

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Comment trouver l’homme ?

Oui, comment ? Pendant longtemps, j’ai cherché où (je vais tout réécrire en fait pour lui donner la forme que je lui voulais au départ) mais finalement, le où est une mauvaise question, limite une question de micro trottoir pour mag féminin. Parce que tu peux fréquenter les hauts lieux de la drague, si ça matche pas… Ben ça matche pas. Je pense présenter ma candidature pour écrire les slogans iPhone, je suis sur le bon chemin, je crois.

Dimanche, je suis en train des discuter avec Anaïs chez elle après une soirée chez Isa Rousse où tout le monde a gardé son pantalon. Une de nos conversations favorites : comment faire des rencontres intéressantes. Au club de plongée ? Les mecs intéressants sont soit en couple, soit gays, soit mon ex. A la chorale ? Le seul mec est verrouillé par une hystérique et l’autre, le guitariste, je sais pas mais y a pas de communication en fait, on va au cours, on chante et on part. Puis j’ai un peu envie de l’imaginer en couple avec la prof, ils seraient mignons tous les deux. Au boulot ? Je me rends compte que j’arrive pas du tout à être dans un contexte de séduction. Y a des mecs hyper comestibles mais non, je bloque. Dans mon immeuble ? Je compte pas passer mes soirées dans l’ascenseur. Dans le métro ? Je ne le prends plus vraiment et je ne croise des mecs sexys que quand je suis en mode démaquillée mal sapée limite cheveux mouillés pour peu que je rentre de la piscine. Mmmm, je sens que tu es sous l’emprise de mon incroyable sex appeal !

Bref, à un moment, je lui explique qu’il faut qu’on aille prendre des cours de danse, c’est un bon plan. Mais rien n’est garanti. Parce que l’amour, ça se trouve potentiellement au coin de la rue ou à l’autre bout du monde. Dans mon entourage, y a celle qui a trouvé son mec au Chili, celle qui a trouvé sa copine au boulot, celui qui a rencontré sa tendre moitié au lycée et est toujours avec (cette option là est finie pour moi), celle qui a trouvé son mec sur Meetic, celle qui a piqué le mec de sa meilleure amie… Non, je rigole pour cet exemple là, je ne crois connaitre personne ayant rencontré sa moitié ainsi. En fait, il n’y a pas de recette magique parce que tout n’est pas question de lieu mais bien de personne. Peut-être que demain, en allant au boulot, je vais rencontrer un mec qui va me bouleverser et je vais me dire « ouah, je veux aller plus loin avec lui » ou peut-être pas. Peut-être que si je m’inscris en cours de danse, je vais juste progresser en coordination (ce qui ne sera pas dur) mais ne rencontrer aucun mec qui me fait envie.

J’ai déjà dit que l’amour était une question de timing mais c’est aussi une question d’alchimie entre deux personnes. Cet alchimie peut naitre en tous lieux et toutes occasions, il suffit juste d’être prête à craquer et croiser celui ou celle qui vous fera chavirer. Ce n’est pas forcément immédiat ceci étant dit, on ne se rend pas toujours compte qu’un personne nous plaît au premier regard, c’est en découvrant sa personnalité que des fois, on craque. Et inversement d’ailleurs, certains plumages se rapportent à de biens tristes ramages.


J’essaie toujours d’alléger ce débat en soulignant que, bon, ok, on est célibataire mais le célibat est aussi question de chance ou de malchance. Par exemple, ce mec en couple qui nous fait craquer, on l’aurait rencontré plus tôt, ça aurait pu le faire (ça reste à prouver, c’est un peu un raisonnement par l’absurde), on aurait été heureux patati patata mais non, on est arrivées APRES. Maudit timing, comme toujours. Et puis c’est un peu comme dans HIMYM, on l’a peut-être déjà croisé sans le savoir. Par exemple, quand j’ai commencé à sortir avec l’Ex, on a découvert qu’on avait été présents à la même soirée (mais je ne l’avais point vu). Bon, cette info n’a aucun intérêt après mais juste qu’au moment de cette soirée, j’étais célibataire et j’aurais pu le connaître au lieu de chouiner sur mon célibat. Bien que je ne me souvienne pas trop dans quel état d’esprit j’étais à ce moment là de l’histoire.

Finalement, tout ça nous amène à la conclusion que le où et le quand n’ont d’intérêt que lorsque tu as conclu et que tu racontes l’histoire de ta rencontre à tes potes ou à qui veut l’entendre. Seul compte le qui. Et c’est là qu’on se rend compte qu’on n’est pas sortis de l’auberge.

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Le mystère Josh Radnor

Que tout ceux qui ont lu le titre en s’exclamant “qui ?” lèvent la main. Pour ma convalescence, je me suis prévue quelques petites séries à mater comme la saison 6 d’How I met your mother (HIMYM). J’ai d’ailleurs regardé le premier épisode en anglais non sous-titré, j’ai pas ri. Mais en fait, je suis rassurée : de l’avis général, ce n’est pas parce que je n’ai pas compris, c’est que ce n’est pas drôle. Ouf.

 

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Cette série recèle quand même un sacré mystère, le mystère Josh Radnor, l’interprète de Ted dans la série. Pour vous expliquer pour ceux qui n’ont jamais vu HIMYM, Ted est le héros, celui qui raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère, se perdant dans foule d’anecdotes qui font autant d’épisodes. Autour de lui deux hommes, Marshall et Barney, et deux femmes, Lili et Robin. Evidemment, de suite, on retient Lili vu qu’elle est interprétée par Alison Hannigan, la Willow de Buffy. Mais comment expliquer que le héros d’une série est l’acteur masculin le moins connu de celle-ci, justement ? Le vice va même plus loin puisque les premières et deuxièmes saisons tournent autour de l’amour que se portent Ted et Robin, actrice dont je n’ai pas non plus retenu le nom (Cobie Smulders me dit Wikipedia…). Mais comment est-ce possible ? Je crois que nous assistons au fameux phénomène : les faire valoir valent mieux que le(s) personnage(s) principal(aux).

 

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On peut observer ce phénomène dans Friends dans une moindre mesure. La série tourne essentiellement autour du couple Rachel-Ross, les autres ayant pendant les premières saisons des relations plus ou moins éphémères, à l’exception de Richard et Janice. Or au fur et à mesure des saisons, le couple Ross-Rachel s’est effacé au profit de Chandler et Monica. Or au tout début de la série, Chandler, au même titre que Phoebe, ne devait être qu’un personnage limite secondaire. Le public préfère-t-il les faire-valoir, plus riches en répliques cultes ? Il faut dire ce qui est, Ted n’est pas funky, Ross l’est déjà plus et il reste le père des deux poingts frappés l’un contre l’autre pour dire “je t’emmerde”. Ted, il ne dit rien de mémorable, il se contente de tomber amoureux et de réaliser quelques belles preuves d’amour mais après, son personnage n’a pas la folie d’un Barney ou d’un Marshall. En fait, il est un peu chiant. Mais l’acteur est mignon (j’adore
les mecs aux longs cils), ça excuse le truc.

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Le problème, c’est que les scénaristes ont accentué le trait jusqu’à perdre de vue le principe de la série : how I met your mother, comment j’ai rencontré votre mère (I am bilingue, t’as vu ?). Les premières saisons concernaient bel et bien les amours de Ted mais on le perd de plus en plus de vue et, pire, on s’en fout. On veut voir les dingueries de Barney, le couple improbable Marshall-Lili mais Ted, il est chiant, compliqué et on sait qu’il ne rencontrera la mère de ses mioches que lorsque l’on nous annoncera la dernière saison. En espérant que la série puisse avoir une fin, je commence à frémir. Faudra un jour que je vous parle de comment j’envisage le monde des séries télé (monde auquel j’appartiens pas, c’est pour ça que j’envisage ce que je veux). Bref, plus le temps passe, plus on s’en fout de comment il a rencontré cette fille, on veut des fulgurances de Barney, des pétages de plomb entre Lili et Marshall, on veut qu’il se passe des trucs. Et plus ça va, moins c’est le cas. La série aurait-elle perdu son âme au passage ?

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Parce qu’il faut dire ce qui est, on ne se marre plus. Barney a été tué par sa relation avec Robin, demoiselle qui est assez chiante à toujours vivre les mêmes choses (mon travail, les hommes, mon travail, les hommes…), Lili et Marshall deviennent chiants comme la pluie et Ted rêve d’amour sans toutefois réellement faire grand chose pour le trouver. De toute façon, ça ne nous intéresse plus vraiment, on serait ses enfants, on se serait déjà pendus dans le salon tellement son histoire n’en finit pas et que les 9/10e des anecdotes qu’il raconte n’a rien à voir avec le schmiblick. Pauvres petits, votre père est un tocard.

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Alors, doit-on en conclure qu’HIMYM est une série ratée ? En un sens. Je plains quelque part ce pauvre Josh qui pensait décrocher le rôle de sa vie et qui végète finalement dans l’ombre de ses partenaires de série. Mais tu sais, Josh, tu seras peut-être celui qui t’en sortira le mieux. Neil Patrick Harris risque d’être à jamais Barney comme Matt Le Blanc sera à jamais Joey et la suite est bien difficile. D’ailleurs la dernière photo recensée de Matt Leblanc :

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AAAAAAAAAAH !

Oui, Josh, je crois qu’une fois qu’HIMYM sera terminé (bientôt, sans doute), ton physique passe partout se vendra très bien dans les comédies romantiques. D’ailleurs, j’ai appris que tu étais aussi scénariste et réalisateur. Je te vois bien dans le rôle du good boy qui séduit la jeune fille romantique genre Anne Hathaway, oui. Puis tout n’est pas de ta faute. Si on ne retient pas Ted, c’est tout simplement parce que les scénaristes l’ont oublié.

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De l(‘)a normalité

J’aime observer mes congénères et me moquer un peu des comportements caricaturaux, notamment les anticonformismes qui ne sont finalement qu’une obéissance à un autre conformisme. Pour ma part, je ne sais pas bien me positionner sur la question, je fais comme à mon habitude : à la carte. Mais tu te rends vite compte que même quand tu ne revendiques rien en soi, la pression sociale est terrible.

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La semaine dernière, voyage en famille à 7. Ma sœur et son mec, mon presque frère et sa copine, mes parents puis moi, le boulet célibataire. Enfin, célibataire, tout est relatif puisque suite à une histoire de médicaments, mes parents sont persuadés que j’ai un compagnon. Ce n’est pas faux en soi mais c’est compliqué et surtout non exclusif et j’ai juste pas envie de leur expliquer. Mais voilà, je provoque le chiffre impair. Et quand ça parle mariage ou bébé, je me sens exclue. Quand je vois qu’on ne me compte aucun +1 éventuel à une fête qui aura lieu dans un an ou qu’on me demande si je peux envisager de vivre toute mon existence seule (sans compagnon et sans enfants), je me sens vieille et desséchée.

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Et pourtant, parallèlement, je n’ai pas forcément envie du schéma traditionnel mariage et gosses. Surtout pas mariage, d’ailleurs, ça coûte un fric monstre, on doit se supporter des gens qu’on aime pas, ça met une éternité à s’organiser. Moi je me dis qu’à mes yeux, le seul mariage tolérable, c’est celui de Lily et Marshall au pied d’un arbre avec juste les amis proches dans How I met your mother. Non parce que soyons sérieux, le mariage, fiscalement, ça reste intéressant, plus que le pacs. Mais à force de te sentir la bête curieuse, tu finis par ne plus si bien vivre ta vie de… De quoi d’ailleurs ? Je n’avais jamais cherché à me définir jusque là, j’aime me voir comme un papillon même si je manque parfois de légèreté sur certains points.


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Finalement, se range-t-on des voitures par pression sociale ? J’en parlais l’autre jour avec un homme et on était assez d’accord pour admettre que les femmes à la sexualité débridée se comportaient souvent comme ça pour ne rien regretter quand viendra the big one. Moi comprise. J’ai souvent « peur » de ne pas vivre toutes les expériences qui me tentent car une relation forte de type monogame me sera tombée dessus un beau matin. Il n’y aurait pas drame en soi, je sais que mes fantasmes ne sont pas immuables et même casée, monogame et heureuse, je fantasmerai sur des personnes ou situations pas forcément réalisables. Mais on en revient au point de départ : pression sociale ? Si je considère ma relation non exclusive avec Amant chouchou, personne identifiée par mes parents mais qui ne savent pas que je ne suis pas la seule dans le tableau, je ne suis pas sûre d’être capable de leur expliquer très précisément la situation. D’ailleurs pas qu’à mes parents, la plupart des gens ont du mal à comprendre… Pourtant ma mère envisage tout à fait que, moi, je puisse avoir plusieurs hommes en même temps vu que quand j’évoque un ex dont elle a déjà entendu parler, elle me demande spontanément si je le fréquente toujours alors que je suis censée être avec Amant Chouchou. De toute façon, comme elle me répète
sans cesse, je navigue, je n’ai pas de port d’attache.

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Je parle de relations amoureuses mais c’est pareil pour l’éducation des enfants. Je suis tombée deux minutes sur un reportage l’autre jour sur une famille qui voyage autour du monde en voilier (si j’ai bien compris). Réflexion n°1 : et bien les gosses, ils sont pas à l’école ? Et bien bravo! ». A noter qu’ayant pris le truc en route et l’ayant quitté rapidement pour aller au lit donc je ne sais pas si ce voyage se fait hors période scolaire mais pour la suite de la démonstration, partons du principe que ces enfants sont donc déscolarisés pour
faire un tour du monde. Opprobre, scandale, des enfants échappent à notre système scolaire pour voyager ? C’est pas comme ça qu’ils vont trouver du boulot plus tard. C’est vrai, moi aussi, j’ai pensé ça. Sauf qu’à l’arrivée, malgré une scolarisation continue et un bac+5 (et 2 bac+4), j’ai été au chômage pendant un an et demi. Là, encore, on montre « l’anormalité » du doigt mais en y réfléchissant bien, un enfant apprend-il plus sur le banc d’une classe ou en prise directe avec la vie ? Là, franchement, je ne trouve pas la réponse si évidente et je suis même tentée de pencher pour la 2e solution. Il y a quelques années, je suis sortie avec un mec qui avait fait l’école libre, vous savez, là où il n’y a pas de notes, ni rien, enseignement que j’avais rangé dans la catégorie « vaste connerie ». Mais à l’époque, en discutant avec Gaetan, je me suis rendue compte que ce n’était pas si mauvais que ça, il avait pu épancher sa curiosité, toucher à beaucoup de
choses… Bon, il se trouve qu’il a une orthographe déplorable, qu’il est un peu immature et assez beauf mais je ne pense pas que ce soit lié à l’école libre. Je m’égare un peu mais tout ça pour dire que pourquoi la voie « normale » serait forcément la meilleure ? Finalement qui est le mieux placé pour savoir où est le bien de ses enfants ? La société ou ses parents ? Oui bon, ok, c’est pas pour autant que j’approuve tout, le délire des mamans hyper abusives avec le co-dodo et l’allaitement jusqu’à 3 ans « pour ne pas rompre le cordon », je ne suis pas sûre que ce soit pour le bien de l’enfant, je pense surtout que c’est un égoïsme de la mère qui veut que son bébé ne grandisse jamais. Idem pour l’éducation « à la maison » parce qu’à l’école, « y a des voyous ». Pourquoi pas mais tu sais, ton gosse, un jour, il faudra bien qu’il côtoie « les autres ». Brrrr ! Mais bon, après tout, je n’ai pas d’enfants, Dieu seul sait quelle voie je choisirai.

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Bref, « l’anormalité » est souvent assez pénible, d’autant plus quand vous ne vous sentez en rien anormale. Parce que tout est question de contexte. Dans ma famille, tout le monde se case et se marie, ok. Par contre, dans mon entourage amical, hormis Anne qui est toute casée, les autres, c’est le bordel. Et quand je dis bordel, je suis gentille. On valse toutes d’un homme à l’autre, on tombe sur des cas (va falloir que je parle perversion narcissique, tiens)… Donc j’ai dans ma manche de très nombreuses trentenaires célibataires et nullipares
qui ne le vivent pas mal. Ce n’est ni un choix ni une croix à porter, c’est juste un état de fait, limite un hasard de la vie. Alors, non, être célibataire à 30 ans n’est pas anormal. Choisir de vivre des relations « hors normes » n’est pas anormal. Ce n’est pas pour autant que j’envisage de finir seule et sans enfants, je n’envisage juste rien. Je vis et c’est déjà pas mal. Il n’empêche que j’étais quand même un peu ravie de retrouver mon milieu parisien de célibataires en goguette parce que dans ma famille où tout le monde est lié par une bague, je me sentais légèrement en trop, par moment… Et c’est là que tu te rends compte que chaque choix de vie est à assumer, même quand on pensait pas, et que tu finis par te poser des questions… qui n’ont pas lieu d’être.

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Courrier des cœurs : réponse à Jibs

Cette semaine (enfin, cette semaine de y a quelques semaines), Jibs nous a posé la question suivante :

« Salut les Vingtenaires! Je vous écris pour avoir plusieurs avis sur mon problème.
Cela fait 9 mois que je suis en couple avec une fille dont 4 qu’elle est en Australie et moi en France car elle est partie en Juillet pour un an d’étude universitaire là-bas. Cela faisait des années qu’elle rêvait de découvrir ce pays, sa culture et tout ce qui va avec mais elle n’avait pas prévu de me rencontrer entre le moment où elle a fait sa demande et où celle-ci a été accepté… On a tout de même choisi de rester ensemble avant qu’elle ne parte. Tout se passe bien jusqu’à présent même si au bout de 4 mois le manque commence à être vraiment insupportable que ce soit de son coté comme du mien mais je vais la rejoindre fin Décembre jusqu’à fin Janvier, cette perspective de nous retrouver bientôt nous aide et nous remotive chaque jour qui passe. Mais après ce mois de retrouvailles, il va de nouveau y avoir 6 mois de séparation avant qu’elle ne revienne définitivement en France et je ne sais pas si je pourrai à nouveau supporter une si longue période sans elle car maintenant que je sais ce que ça fait d’être séparé de celle qu’on aime pendant 6 mois… Je n’ai pas non plus envie de la forcer à rentrer et d’écourter son rêve pour qu’elle vienne peut être me le reprocher plus tard…
Je ne sais pas qu’elle sera la bonne attitude à adopter quand je serai auprès d’elle… En sachant que je ne peux pas rester avec elle car j’ai des concours à passer le reste de l’année. Je sais très bien qu’il n’y a pas de solution miracle et que la clé est la communication et je pense que c’est en grande partie grâce à cela que notre couple dure malgré la distance. Je veux juste savoir si d’après vous, le fait de lui demander de rentrer et de faire son second semestre en France fait de moi un gars égoïste ou pas. »

La cellule Love and sex s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Enzo : [mode Ted]
Déjà OUI, c’est totalement égoïste d’oser penser lui demander de rentrer et de faire son second semestre en France. D’autant plus égoïste que tu fais deux-poids-deux-mesures : elle devrait écourter et corrompre son projet universitaire / professionnel pour ton bon plaisir par contre toi tu « ne peux pas rester avec elle car [tu as] des concours à passer le reste de l’année » ?! Je doute que tu aies un mois de janvier rempli de partiels. Il faut les bosser ? Ah ben tu as eu des mois de soirées sans elle pendant lesquelles tu aurais pu bosser !
[mode Marshall]
Vous êtes amoureux ? C’est donc pour la vie. Qu’est ce que 6 petits mois par rapport à la soixantaine d’années que vous allez vivre ensemble ?!
[mode Barney]
Comme tu l’as dit, « cela faisait des années qu’elle rêvait de découvrir ce pays, sa culture ET TOUT CE QUI VA AVEC », autrement dit : surfeurs australiens. Réfléchis un peu ! Il y a 20 000 km entre la France et l’Australie ! Selon le syndrome d’Erasmus, tu as une chance sur deux pour qu’elle reste là bas plus longtemps pour approfondir les mœurs locaux, parce que ‘bla bla c’est dur d’être si loin bla bla je me sentais seule bla bla c’est pas toi c’est moi bla bla et Hugh était si gentil bla bla j’ai rien vu venir bla bla’…

Lucas : Là dessus, j’ai un avis très sanglant. Laisse-la finir son année en Australie. C’est quoi 6 mois sur une vie ? Que dalle.
Mieux encore. J’ai le sentiment en te lisant que tu es un « jeune vingtenaire »… je peux me tromper bien sûr… Mais j’ai envie de te dire « laisse courir ». Tu n’imagines pas comme tu vas évoluer dans les 10 prochaines années, L’entité que vous formez aujourd’hui peut exploser comme se renforcer lors de son retour. Les romains disaient que « l’adolescence finit à 30 ans ». Arrête donc de te mettre Martel en tête. Qui plus est, elle va revenir d’Australie beaucoup plus mature que tu ne l’auras laissée. Déjà tu vas te rendre compte de l’évolution en janvier. Peut-être même ne vas-tu pas la reconnaitre. Donc, grandis un peu : ta naïveté fait rigoler le vieux con en moi… Un conseil:  arrête de penser à toi uniquement. Qui plus est, elle va peut-être trouver là bas un surfeur winner ascendant snowboarder. Pour patienter. Comme tu pourrais trouver une nana ici entretemps. En fait, perso, j’aurais plutot proposé une mise en pause pendant un an. S’autoriser à aller voir ailleurs chacun de son coté. Et voir si au bout d’un an la flamme peut-être ranimée entre vous deux. Les esprits intégristes vont me dire que c’est mal mais je ne vois pas où est le problème… Je dis ça car je vois ou j’ai vu plein de couples se mettre ensemble à 20 ans et se séparer à 25… Évolution de chacun, absence de cohérence, envie d’autre « chose »… Capiche
??

Summer : C’est vrai tu aurais du choisir la facilité comme te le conseille Lucas, Grand Naif que tu es! et puis tant qu’à ajouter des plaies à ton profil continue dans la connerie en faisant le gros lourd égoïste qui ne pense qu’à lui, histoire d’aller droit dans le mur parce que tu ne peux pas patienter un an. Petite question et tu verras que la réponse à ta question tombe sous le sens : quid de la position inverse? Et si c’était toi à l’autre bout de la planète qui réalise un rêve tu aimerais que la femme que tu aime te pose un ultimatum? que répondrais tu? Franchement il n’y a pas pire que l’amour égoïste! Enfin si l’amour lâche mais là je doute qu’il y ait amour tout court!

Keira : Franchement si j’étais à la place de ta petite copine et qu’on me posait un tel ultimatum la réponse serait quelque chose
du genre « Non mais tu rêves là, casse-toi pauvre con! ». Donc voilà, pour répéter le propos de mes collègues : six mois ça passe super vite (plus que deux mois avant Noël, imagine comme ça va aller vite pour le reste de l’année) donc tu la lâches un peu et tu la laisse profiter. Et dis-toi que tu vas découvrir un pays incroyable pendant un mois entier, alors tu comprendra peut-être un peu mieux son point de vue. C’est son avenir qui est en jeux, elle veut se forger à l’étranger pendant un an. T’auras le reste pour la voir tout le temps. Tu es jeune, elle est jeune. Bref, ne la joue pas vieux con avant l’âge. Laisse la vivre.

Jane : Non mais ils ont quoi les gens avec l’Australie en ce moment? Ok, c’est grand, c’est beau, il y a des koalas et des kangourous, tout est neuf et tout est sauvage (là-bas… Ouh ouh ouh ouuuuuuuuh Reste auprès de moi… Désolée, je m’égare) Bref, je voulais donc dire, lui demander de rentrer??? Et pourquoi ne pas décaler d’un an tes concours? Tu peux certes tenter le chantage affectif « si tu m’aimes, reviens » et si par le plus grand des hasards elle le fait, sache qu’elle te le reprochera ensuite. Tu seras le grand méchant qui a légèrement foutu en l’air un projet qui lui tenait à cœur, parce que la distance te faisait souffrir… Je ne suis pas totalement sûre que ce soit une bonne chose pour construire un couple solide!

Petite Cervoise : Ah, l’Australie. Dans les séries AB, c’est toujours là que les personnages partaient quand on devait se
débarrasser un peu d’eux… bon, par exemple, Hélène, elle était partie en Australie pour voir sa grand mère et elle s’est installée là bas. Nicolas a eu le coeur brisé mais s’est consolé dans les bras de Linda (je crois) et Jeanne et d’autres filles (j’ai pas tout suivi, je n’aimais pas beaucoup Nicolas).
Tu vois le rapport ?
Tu ne peux pas lui demander de revenir pour toi. Mais continue de jouer de la guitare et du synthé, avec ou sans les cheveux gras, et attends de voir à son retour. (au fait, les jumelles Suzy et Suzon, elles étaient parties en Australie, elles aussi ?)

Summer : c’est qui Suzy et Suzon? je me sens un peu larguée là! sinon le plus mieux c’etait José!

Nina : Ah non, pas forcément pour AB ! Hors la famille de Justine et d’Hélène, les personnages qui étaient dégagés partaient en
Finlande : « le pays de la fin ». Y en a une qui n’a pas lu feu le blog de Fabien Remblier !

Summer : Oui j’avoue! non seulement j’ai souvent déserté devant les épisodes de premier baiser et hélène et les garçons mais en
plus je crois que je serais incapable de dire qui fait sexe avec qui. Et non je n’ai pas lu le blog de FR, niveau blog j’ai encore des lacunes … ^^

Lucas : tout ça, ça nous rendra pas Mike Brant…;-)
Perso, j’ai jamais été très tourné vers ces séries là : par contre, qq année avant j’étais accroc à Tonnerre Mécanique, K2000, Supercopter, l’Aaaaaaamour du Risque, Sheriff fais moi peur (quess que ça pouvait être niais cette série), Ma sorcière bien aimée, Chips, l’Homme qui tombe à pic, Agence Tout Risque (remember the instrumental song…) Magnum qui se faisait tailler par Higgins,
Starskiiiiiiiiiiii et Heutch (ta da la la – la la) et bien entendu le fait que personne dans le monde ne marche du même pas et même si la terre est ronde on ne se rencontre paaaaaaaas…. Je crois qu’on est un tout p’tit peu en train de détourner le sujet initial !

Nina : Pour ma part, j’aurais tendance à te dire de déjà, en parler avec elle. Super le conseil, tu l’avais trouvé tout seul. Mais quand je dis parler, je ne parle pas de son retour (non mais laisse la réaliser son rêve !) mais de l’avenir de votre couple. Perso, j’ai tendance à croire que si les choses doivent se faire, elles se feront donc en gros, je crois que si tu te sens pas prêt à tenir ces 6 mois, dis le, vivez votre vie chacun de votre côté et quand elle rentrera, vous verrez où vous en êtes. Si vous êtes toujours disponibles, vous vous remettrez ensemble. Mais tu sais, avec les concours, je crois que t’auras pas vraiment le temps d’aller courir la gueuse. C’est un peu l’avantage des concours, c’est tellement chronophage que les 6 mois, tu ne les verras pas passer.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex, mail (nina.bartoldi’a’gmail.com) ou comm ou facebook, twitter, ce que tu veux. Et promis, j’essaierai d’être plus réactive !

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Nina et les connards, le retour

Il y a presque 4 ans, j’avais écrit un article indiquant que les femmes préféraient les connards, article m’ayant valu moult insultes par des gars « gentils » qui n’appréciaient pas qu’on les apprécie à leur juste valeur. T’en fais pas, gars, vu comme tu m’insultes,  c’est normal que je n’ai aucune envie de te connaître. Donc j’avais dit ça. Depuis, j’ai vieilli (oui, je vieillis maintenant, je le sais, je vous expliquerai) et finalement, je me rends compte que j’ai totalement changé d’avis. Les connards ne m’attirent plus, ils me lassent et, limite, ils me font pitié. Explication.



Connaissez-vous How I met your mother ? Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous résume rapidement : Ted est un trentenaire New Yorkais célibataire à la recherche du grand amour. On sait déjà qu’il va le trouver puisqu’il raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère mais ça fait 4 saisons qu’il raconte sa vie sans l’avoir vue. La série gravite autour de 5 personnages : Ted, le romantique, Robin la carriériste, le couple parfait Lili-Marshall et Barney, le connard. Pendant longtemps, je n’ai trouvé aucun attrait à
Barney : il est super drôle, entendons nous bien, j’adore mon personnage mais je n’aurais pas envie de coucher avec son personnage parce que c’est un connard qui accumule les conquêtes et les jette de façon assez discutable. C’est un des ressorts de la série, d’ailleurs. Puis à un moment, Barney tombe amoureux et montre ses failles et là, paf, je le trouve absolument craquant. Et c’est là que j’ai réalisé : je n’aime plus les connards, plus du tout même. Parce que le connard joue un rôle et m’épuise.


Les connards, j’ai pratiqué, beaucoup trop à mon goût avec le recul, je m’en suis pris méchamment plein la gueule, des insultes les plus immondes possible juste pour le plaisir de me blesser. Mais pourquoi le connard agit ainsi ? J’ai trois explications :

– Parce que le connard est narcissique et se fout des autres et préférera te marcher sur la gueule pour avoir 33 secondes de gloire que de te ménager un peu. De toute façon, hors de lui, rien n’existe alors t’es gentille, tu écartes les cuisses le temps qu’il fasse son affaire et après, tu fermes ta gueule, merci, au revoir. Tu es aussi priée de tomber amoureuse de lui, de pleurer sur le fait que ce n’est pas réciproque, d’insister pour qu’il ait le plaisir de te jeter méchamment.

– Parce que le connard est faible.  Il n’a aucune confiance en lui (à tort ou à raison) et il n’a rien trouvé de mieux pour se vendre auprès des filles que de se créer une image de playboy briseur de cœur, l’Everest des nanas en gros : le conquérir est le défi ultime. Sauf que le connard exagère parfois considérablement son tableau de chasse et une fois au lit, on se rend compte qu’il a une connaissance très limitée du corps féminin et qu’on s’ennuie un peu… beaucoup.

– Le connard est du type pervers narcissique qui ne trouve de valorisation de son ego que dans la destruction de celui d’autrui et plus précisément le vôtre. Il a couché avec vous mais c’était par pitié/ivresse ou ceux que vous voulez mais certainement pas parce que vous êtes assez bien pour lui. Non mais ça va pas la gueuse ? Vous n’êtes ni assez jolie ni assez brillante, spirituelle, drôle, cultivée, grande, petite, mince, plantureuses, blonde, brune, blanche, noire ou peu importe pour pouvoir faire jeu égal avec lui. Vous devriez
d’ailleurs lui baiser les pieds pour le remercier d’avoir daigné partager un lit avec vous. Et c’est là que tout le vice du pervers narcissique agit : ça ébranle votre confiance en vous, vous vous sentez comme une toute petite merde de lapin constipé et dès qu’il revient pour vous sauter, vous en tombez accro parce qu’un mec aussi merveilleux daigne quand même vous honorer à nouveau. Oui, dans pervers narcissique, y a pervers.




Et puis surtout, le connard ne présente aucun intérêt ludique. Il veut vous mettre dans son lit et ne s’en cache pas. A partir de là, le jeu de séduction est très limité, autant dire oui de suite. Aucune surprise, aucune montée en tension érotique, rien. Pas d’attente, c’est à consommer de suite parce que le connard n’attend pas. Or ce qui m’excite, moi, c’est précisément le jeu de séduction. Du coup, le connard m’ennuie, me laisse indifférente et à ce niveau là, je me dis qu’une masturbation me procurera certainement plus de plaisir que ça.




Finalement, les romantiques à la Ted Mosby ne sont pas si mal que ça.

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