Reprogramme-toi

Il y a deux versions de moi : celle que je suis réellement et celle que j’aimerais être. Le problème étant que j’aimerais certaines qualités, ou plutôt certaines habitudes, que je n’ai pas. Chassez le naturel, il revient au galop, paraît-il. Et pourtant, tout n’est-il pas question de construction mentale ?

Jeu de contruction Briques

Pendant 27 ans, j’étais la pas sportive de service. Mais alors vraiment pas hors la marche à pieds (et encore…). A 33 ans, si je n’ai pas ma dose de sport, je me sens pas bien, je suis fatiguée, agressive voire même un peu déprimée. On ne peut pas dire qu’à la base, j’ai un naturel sportif, rien n’est moins vrai. C’est juste devenu une habitude, une heure ou deux où j’élimine mes toxines en laissant mon esprit vagabonder. La sueur a un effet bénéfique sur la plupart des problèmes. A défaut de les résoudre, il donne l’énergie de s’y attaquer.

wonder woman

La question est donc : ai-je toujours été sportive sans le savoir et je n’ai découvert que tard mon naturel ou ai-je reprogrammé ma personne pour devenir sportive ? Le terme programmation peut paraître barbare mais nous marchons pas mal comme une machine. Ainsi, si je change certaines données, je pourrais peut-être atteindre cet idéal de moi que j’ai…

escalade

Par exemple : la bouffe. J’ai de mauvais réflexes, je noie mon ennui ou ma baisse de moral dans la bouffe, c’est la nourriture doudou. En gros, j’ai donné la valeur “réconfort” à la nourriture (plutôt la version grasse et/ou sucrée, les épinards n’ont pas du tout la vertu bienfaitrice d’une Haagen Dasz sur mon moral) et donc je fais un peu chier mon monde en pincant le bourrelet parce que mon régime n’est guère efficace. Enfin, non, en vrai, j’embête pas les gens avec ça, je me tripote le gras seule devant ma glace mais je n’en parle pas à mes amis, j’ai des sujets plus intéressants. Donc l’idée serait de remplacer la nourriture par autre chose. Je m’ennuie ? Ben j’ai qu’à lire et dormir plutôt que manger. Pas le moral ? Allez zou, un bain qui sent bon…

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En fait, la clé de la reprogrammation me paraît être un changement d’habitude. Revenons sur mon arrêt de la clope (avec ce que je me la raconte ici, j’ai intérêt à pas reprendre). Ce qui me semblait insurmontable au départ, c’était de me départir de mes habitudes. Or ma vie ayant connu un léger changement (à savoir aller chez l’infirmière tout les matins au lieu d’aller directement au travail), j’en ai profité pour jeter à la poubelle cette méchante habitude. De la même, si je veux donc allier deux de mes objectifs qui sont a) arrêter de mal manger et b) être plus productive, il suffit peut-être juste que je n’allume pas la télé, que je n’aille pas sur le net. Je rentre chez moi, dîner léger, douche et au lit avec ma tablette pour écrire. Par exemple. Ou si j’ai pas envie d’écrire, je peux aussi faire quelques activités manuelles. Car les activités manuelles m’occupent les mains et me donnent moins faim, figurez vous… Enfin, c’est juste que j’y pense pas.

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Et pour mon bordel ? Comment remplacer l’ennui total d’une séance de ménage par un truc moins… plus… Enfin, que je ferais sans faire trop la gueule, quoi… Une sorte de réflexe pavlovien qui me ferait ranger tout ce qui dépasse, briquer tout ce qui n’est pas impeccable et avec le sourire et le plaisir de sentir à la moindre occasion l’odeur du propre.

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La question est finalement : est-ce possible de se reprogrammer ainsi ? De se programmer tout court dirais-je ? Faudrait que je tente en premier sur la bouffe, ça me paraît le plus facile et le plus profitable pour moi. Viendra ensuite ma transformation en Monica Geller. Surtout que si je mincis, faudra bien que j’achète de nouvelles fringues, hein… Et à la fin, on s’attaquera au pire problème de ma vie, ma presque malédiction (j’aime exagérer) : le snoozing.

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A moins que ce soit justement par là que je dois commencer pour que tout me paraisse plus facile ? On verra ça à mon retour d’Egypte. Car oui, je vous ai peut-être pas dit, mais la semaine prochaine, je vais plonger en Egypte. J’essaie de vous préparer des articles mais ma vie actuelle me permet mal d’écrire à ma guise. Mais je vais essayer promis !

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Réjouissez-vous UMPistes !

Certains vont me soupçonner de mesquinerie mais promis, je n’en ferai rien. Parce que moi aussi, j’ai mal vécu les déchirements du parti qui recueille mes voix et que si les gens ont tendance à oublier, moi pas. Je suis une Hégélienne dans l’âme, l’histoire se répète. Et le principal parti de l’opposition qui se la joue Titanic, c’est pas nouveau.

Tout d’abord, je vous invite cordialement à dédramatiser. Les militants fuient ? Woké mais quel est le pourcentage des militants dans votre électorat ? Pas tant que ça. Puis dans un pays bipartite (si, si), les gens peu politisés votent à droite ou à gauche, pas UMP ou PS. Voire ils votent opposition parce qu’ils attendent des gouvernements des miracles humainement impossibles. Perso quand j’ai appuyé sur le bouton François Hollande en mai (je vote électronique je rappelle), je ne pensais pas mettre fin à la crise en 3 jours. Je divague un peu pardon. Alors oui, vous êtes débordés à l’extrême par Marine et au centre par Borloo. Et je vous avoue que si le prochain Président devait être de droite, je préfèrerais 100 000 fois un Borloo à un Fillon voire, pire, à un Copé mais nous en sommes si loin.

Ensuite, vous avez perdu un leader charismatique qui a longtemps fait l’unité du parti. Après lui le déluge. Le PS n’était pas mieux après le départ de Mitterrand puis Jospin, le RPR avec Chirac élu président qui laissait son parti végéter sans lui. Inévitable, je vous dis. Tout comme la bagarre acharnée des « jeunes » pousses aux dents longues qui tueraient père et mère pour s’asseoir sur le trône laissé vacant. Vous n’avez pas le monopole des intrigues de palais, non, non, non. Vos votes suspicieux sont Niçois, ils étaient Lillois pour le PS. Qui s’en est quand même mieux sorti à l’arrivée. Certains me diront que les femmes sont peut-être plus souples et moins narcissiques que les hommes mais ça, mes amis, j’en doute.

Amis UMPistes, vous avez la chance de faire du ménage dans votre parti, en finir avec cette lutte fratricide et repartir sur de bonnes bases. De toute façon, vous avez 4 ans et demi pour remettre de l’ordre dans tout ça, vous êtes larges. En sport, j ‘ai tendance à dire que certaines défaites font du bien, ça fait dégonfler les melons et ça apprend l’humilité. Votre nouveau chef, qui qu’il soit, sera mal élu. Mais il tiendra le parti en attendant qu’un leader plus naturel émerge. Peut-être que dans leur folle ambition, ils ont oublié que c’est le peuple qui choisit (ou du moins le peuple militant UMP). Et ça, même la multiplication des bulletins ne peut le changer. Apparemment.

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Où on a failli voir la mort en direct

(Je sais, je fais trop de titres commençant par « où » ou « de »)

Dimanche soir, à l’heure où l’aspirateur me fait de l’œil, je me dis que, tiens, je vais plutôt regarder Felix Baumgartner se jeter de la stratosphère. L’ascension ayant duré 2h, j’ai bien eu le temps de faire mon ménage mais alors que l’on se rapprochait de l’altitude fatidique, mon cœur s’accélérait un peu. Quand Félix a commencé à dépressuriser la cabine, il jouait une toccata. Quand il a ouvert la porte et que j’ai vu la poussière de glace, je me suis accrochée à mes accoudoirs. Il a sauté et mon cœur s’est arrêté.

Félix n’était plus qu’un minuscule point blanc, un corps semblant désarticulé tourbillonnant comme un fou. Angoisse : est-il bien conscient ? C’est normal qu’il soit tout malmené comme ça ? Ah oui, il se stabilise. Puis parachute et un atterrissage en toute sérénité. Il l’a fait. Il a sauté de la stratosphère et il a l’air tout cool.

Pourtant, ce saut n’était pas si anodin. 5 ans de préparation, la validation de toutes les communautés scientifiques mais le risque est là. En attendant le saut, je suivais le streaming sur CBS vu que YouTube me la jouait en saccadé et je voyais régulièrement passer des « jump & die », ambiance ! Bon ok, ça plafonnait sec, je vous passe le débat sur « french people are racists » avec de grande réponses à base de c’est c’ui qui dit qui est. Mais le fait est qu’au moment où il a sauté, tout pouvait arriver.

Et n’est-ce pas l’une des raisons du carton d’audience de cet événement ? L’a-t-on regardé pour la prouesse humaine ou parce qu’il y avait risque de mort ? Non parce que soyons honnêtes, les images du saut en direct étaient un peu pourries. Tu prends ça en cours, tu sais pas trop ce que tu regardes. Avions-nous rendez-vous avec la science ou avec la mort ?

Faut dire ce qui est, on n’est plus habitués. Les sports grand spectacle sont aujourd’hui très sécurisés. Si on prend la Formule 1, plus aucun pilote n’est mort en piste depuis 94, le dernier décès était celui d’un commissaire de piste tué par une roue folle en 2001. Les pilotes s’harnachent dans un caisson anti choc, leur baquet devient civière avec minerve incorporée. Les roues sont rattachées à la voiture par de solides câbles. Le spectacle oui, la mort non. Et si on déplore encore des décès en Cart, moto ou même foot, on regarde ses spectacles sans avoir conscience qu’un coureur peut y laisser sa vie.

Alors quand le risque de mort est élevé, on regarde, on tremble. Le suspense est total, on a beau se dire qu’une marque ne prendrait jamais un risque aussi insensé, il n’en reste pas moins que ce sait était faisable en théorie.

6 mn de chute plus tard, on sut avec soulagement qu’il l’était également en pratique.

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Le goût du 4/5e

Je l’avoue : en ce jour de lundi de Pentecôte, je ne travaille pas. Pas de mon choix à la base, mon agence est fermée, mais je serais gonflée de m’en plaindre. Surtout que si vous lisez cet article le jour de sa publication, il y a des chances que je glande au soleil au bord de la piscine vide. Et puis samedi, ma maman à fait chauffer sa carte bleue pour que je sois bien habillée et dimanche, je suis allez faire connaissance avec la bébé fille d’Anne. J’ai fait plein de hiiiii.

Donc en ce mois de mai, je n’ai eu qu’une semaine complète de 5 jours et je dois le confesser : j’y prendrais bien goût à cette à histoire de 4/5e. Imaginons un peu ma vie au 4/5e. Déjà, quel jour choisirai-je ? De prime abord, je pense au mercredi : pratique pour les longues escapades que je souhaiterais prendre : je pose le lundi, mardi ou le jeudi, vendredi et à moi l’Europe ! Les semaines où je ne partirais pas, à moi les cours ! Cours de russe, de violoncelle ou de ce que je veux, la journée m’appartient ! Un peu de piscine… Puis de l’écriture, du ménage aussi. La belle vie.

Sauf que. Déjà, je l’ai dit, les cours pour adultes nécessitent un budget pour le moins conséquent. Je ne parle même pas des voyages. Or ça m’étonnerait que je puisse demander un 4/5e payé à 100%… À moins de négocier : « Bon, écoute, on fait un deal : tu m’augmentes pas et moi, en échange, je viens bosser que 4 jours. Bisous. » Entends-tu le non tonitruant raisonner dans les rues de Lavande-sur-Seine ?

Ou alors je pourrais profiter de ce jour de congés pour bosser pour ma pomme, écrire des romans et tenter même de les publier dans une vraie maison d’édition. Je ne sais pas bien comment je pourrais jouer ça contractuellement, mais bon, pour être publiée, faudrait-il déjà écrire, hein…

La vie en 4/5e me permettrait d’être plus épanouie car je pourrais allier vie professionnelle et mon désir dévorant de m’initier à tout. Sauf que la vie, c’est pas toujours du caviar et on n’a rien sans rien. Demain, retour au turbin. Mais aucun dossier ne m’empêchera de rêvasser à ma vie en 4/5e !

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Cuisiner n’est pas anti féministe

Episode 2 de “je suis féministe cette semaine”.

Mardi, j’ai lu un article fascinant (ahem) sur une demoiselle se définissant anti féministe parce qu’elle aime bien faire la cuisine, qu’elle veut devenir femme au foyer et que si son mec lui dit de la fermer, elle le fait. Passons sur le dernier point qui est inintéressant en soi (l’article est assez maladroit dans sa rédaction donc je ne suis pas sûre qu’il faille le lire au sens premier du terme, il aurait plutôt fallu comprendre « j’insiste pas bêtement pour avoir le dernier mot ») pour revenir sur les deux premiers points.

Une femme féministe doit donc fuir à tout prix une cuisine et avoir une carrière. Je suppose qu’elle est priée de ne pas faire de ménage ou tout ce qui pourrait s’apparenter à un attribut féminin supposé. Je me souviens d’un cours de sociologie des femmes quand j’étais à la fac, une fille s’exprimait avec véhémence sur le fait qu’elle refusait absolument de faire le repassage ou cuisiner pour son mec en signe de non soumission et de rejet du rôle traditionnel de la femme. Je crois que c’est ce jour là que j’ai développé une certaine méfiance, si ce n’est une aversion, pour le féminisme. Puis j’ai découvert que le féminisme n’est pas forcément synonyme d’hystérie.

Pour ma part, si on s’en réfère à mes petites activités, je suppose que dans le monde blanc et noir de ces demoiselles, je suis une anti-féministe. J’aime cuisiner (quand j’en ai le temps), je tricote, je compte me mettre à la couture. Je chante aussi, telle une jeune fille du XIXe siècle prête à courtiser. En fait, depuis quelques temps, j’acquiers des compétences qui font (presque) de moi une fille bonne à marier. Me reste mon bordélisme ambiant et mon relatif désintérêt pour la déco intérieure sinon je ne serais qu’un cliché ambulant. Pourtant, si je fais toutes ces choses ce n’est que pour une seule et même personne : moi. J’aime bien cuisiner (surtout quand je réussis mon plat), tricoter et chanter me détendent. Et j’aimerais être ordonnée et avoir du goût en matière de décoration, vraiment. Me conforme-je à un idéal féminin suranné ? Non. Ma récente passion pour le textile et la laine est plus associé à une envie de me créer des petits vêtements. Ahah, je suis soumise aux diktats de la société machiste qui impose aux femmes d’être toujours coquettes et apprêtées ! Oui ou alors on peut aussi dire que j’aime les jolies choses et que j’aime m’en parer. Et que si c’est moi qui les fabrique (si j’y arrive, hein), on peut dire que je ne suis pas des masses victime de la mode puisque ma mode, je la crée moi même.

En fait, j’ai parfois l’impression qu’on ne sait pas ce qu’est le féminisme quand on en parle. Le féminisme ne t’interdit pas d’entrer dans une cuisine préparer un plat pour ton mec, le féminisme n’est pas l’antonyme de fer à repasser et si tu préfères rester chez toi plutôt que de travailler, c’est ton choix. Après tout, certaines sont faites pour s’épanouir dans leur vie privée, d’autres dans leur carrière, on a aussi le droit de choisir. En fait, une fois de plus, on nage en plein clichés. La femme soumise cuisine, coud et élève les gosses, la femme libérée travaille, achète des fringues tous les deux matins et a une nounou pour sa progéniture. Il paraît inenvisageable qu’une femme au foyer puisse être féministe. Et pourtant, qu’est-ce qui l’en empêche ? Le fait qu’elle ne gagne pas d’argent la rendrait forcément perméable aux questions d’égalité des salaires ? A l’égalité des droits en général ? Je sais bien qu’on vit dans une société très égocentrée qui ne se mobilise que pour des problèmes la touchant directement. J’exagère peut-être légèrement mais si on pouvait avoir la même colère et la même indignation face à la paupérisation de la société, au chômage ou, tiens, à l’inégalité homme-femme que ce qu’on a vu lors de la fermeture de Megaupload, peut-être qu’on avancerait un peu plus. Mais non, mater des séries gratuitement, c’est plus important que tout. J’y reviendrai tiens.

Bref, l’égalité homme-femme, c’est avant tout le droit pour chacun de choisir, de pratiquer des activités par goût et non par obligation, choisir sa carrière (ou l’absence de…) parce que c’est ce qui nous convient et pas parce que c’est la société qui nous l’impose. Et n’oublions pas l’existence d’hommes aux foyer, ce n’est pas une exclusivité féminine.

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L’alibi du couple

Par Pink Lady

Hé hé ! Ça va bien ? Je reviens vous parler de mon histoire de mec, là. Voilà comme je disais précédemment, je voulais un mec. J’ai de bonnes raisons pour ça dont une essentielle : avoir un mec, c’est avoir le droit de pas sortir si on n’en a pas envie.

Situation : vous avez passé une journée fatigante et on vous propose de sortir dîner ou boire un verre. Vous n’avez rien de prévu mais vous êtes lasse et avez juste envie de rentrer chez vous faire du gras sur le canapé. Vous pouvez décliner mais pensez à mentir. Le « oh non, ce soir je suis claquée » risque de provoquer un « oh, t’es chiante, t’es jamais dispo ! » Surtout si l’invitation venait d’un ami en couple : pour une fois que lui est disponible, vous pourriez faire un effort, tout de même… C’est là que je voulais en venir : célibataire, t’as pas le droit de décliner une soirée simplement par fatigue ou flemme de sortir, non. La célibataire doit toujours être prête à sortir tel un diable à ressorts hors de sa boîte.


C’est pas mon cas. D’abord sortir tous les soirs est mauvais pour ma silhouette, mon porte monnaie et mes cernes. Puis j’ai envie de trafiquer des trucs chez moi. Mon studio commence à ne plus ressembler à rien mais en quel temps suis-je censée le bichonner vu que « je sors pas, j’ai ménage » est mal vécu par mes invitants ?


Alors il me faut un mec. D’abord le mec est une très bonne excuse pour refuser les invitations à sortir des mâles concupiscents de mon entourage. Non, je compte pas boire des verres avec toi et te montrer ma culotte, j’ai un mec. Pour le reste, l’Homme est une excellente raison de ne pas sortir, démonstration. Si je propose à ma pote Mathilde de sortir et qu’elle me répond « non, j’ai pas envie », je vais être légèrement déçue alors que si elle me dit « Non, je suis avec Thierry ce soir », je comprendrai.


Le couple, c’est le truc qui te permet de légitimer la glande, voilà la vérité. Tu es tranquille à deux à mater un film ou chacun s’occupe dans son coin mais même si tu ne fais rien d’incroyable, tu le fais à deux et ça légitime tout.


Il me faut donc un mec pour décliner les invitations sans risquer de scène. Ou alors j’apprends à dire merde quand on comprend pas qu’une journée de travail, ça fatigue. Ou alors je m’invente un mec. Ça, ça pourrait être drôle…

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La semaine de 8 jours

Discussion entre collègues lors d’une pause, Salima nous expose sa théorie de la semaine des 8 jours et je trouve ça tellement génial que j’ai décidé d’en faire un article pour promouvoir cette théorie. Ouais, je fréquente des gens intelligents, moi. Voici donc la théorie :
– une semaine travaillée de 4 jours, c’est la course, on doit faire en 4 jours ce qu’on fait en temps normal en 5. Donc la semaine 4 jours travaillés ne colle pas. Et prendre un 4/5e, ça fait des sous en moins.
– un week-end de 2 jours passe trop vite. Trois jours permettraient de 1/ passer un jour à ne rien faire d’autre que de se reposer, 2/ sortir faire la fête et 3/ faire son ménage et son administratif.

5+3 = 8, le chiffre magique d’une vie équilibrée. Voilà, voilà, c’est ça qui me la que dans ma vie, ce 8e jour pour se reposer. Moi, je le crois pas que Dieu a créé le monde en 7 jours, on nous a caché le 8e jour, celui où, pour se donner du courage avant de terminer son oeuvre, il est allé faire la fête. Non mais je vous résume mes trois premiers week-ends de décembre :
– week-end 1 : AG de la plongée puis anniversaire de Loxy_more. Couchée 3h, ménage le lendemain.
– week-end 2 : osthéo à midi, shopping-balade avec Anna, soirée anniversaire d’Isa Rousse, couchée à 3h du mat chez Anaïs. Lever 13h, papote jusqu’à 17h30, retour chez moi vers 18h30.
-week-end 3 : soirée de la plongée le vendredi soir, nuit chez Anna, brunchounet chez elle, petit shopping avec elle, courses du week-end puis retour chez moi vers 18h. Dimanche ménage, visite d’un pote de 16h30 à 19h.

Et là, je te pose la question : c’est quand que je :
– écris pour le blog
– travaille sur des projets annexes
– me mets à la couture
– tricote
– avance dans mon roman.

Bon, j’ai peut-être trop de projets persos… Mais avec la semaine de 8 jours, je pourrais me permettre d’avoir tous ces loisirs et l’argent de mes 5 jours de travail. Imaginez comme nous serions heureux dans cette configuration. Après 5 jours de dur labeur, trois jours, trois jours entiers pour récupérer, faire des choses, profiter de ceux que l’on aime. C’est tellement évident que c’est la solution.

Alors unissons nous camarades. Prenons nous la main et réclamons d’une seule et même voix la création de ce 8e jour que nous appellerions Neptedi par exemple. Là, on a une ouverture, on court tête la première vers l’effondrement de notre système actuel alors c’est le moment idéal pour agir, proposer notre idée, attendre que tout s’écroule et en faire u axe de notre recontruction. J’y crois, nous pouvons avoir une vie équilibrée entre travail et vie privée ! Oui ! Rejoignez-nous ! Levez-vous et dites oui au Neptedi !

Non mais sérieux, depuis que Salima m’a suggéré cette idée, je trouve tellement que c’est la solution rêvée pour sortir de ma perpétuelle frustration de ne pas avoir de temps que j’ai envie ce croire qu’on appliquera ça un jour. Un jour de mon vivant de préférence.

Bon, je crée la page Facebook de l’idée, vous êtes chauds ?

 

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Pourquoi il faut regarder les films catastrophe avec des avions dedans

Pendant longtemps, j’étais phobique de l’avion et dans un élan masochiste, j’adorais regarder tous les films et téléfilms où ça chie dans l’avion. Genre la scène de début de Destination Finale m’a terrorisée et je vouerai toujours un certain culte à Lost

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Et pourtant, la plupart des films et téléflims se déroulant dans des avions sont de fait mauvais et se déroulent sur un même schéma, ce qui fait que je les aime d’amour (ma merdophagie ne s’améliore pas avec l’âge). Déjà, l’avion est le meilleur huis clos du monde puisqu’en plus de l’enfermement, la mort rôde à tout moment : une erreur de pilotage, un moteur qui pète et pof, tout le monde est mort. Donc forcément, tout le monde est terrorisé et ça permet de faire ressortir le meilleur et le pire de la nature humaine. D’un côté les héros et de l’autre, les zéros qui flippent leur race et seraient ravis d’éviscérer le bébé assis à côté d’eux si ça leur garantissait la survie. Donc déjà tout ce petit monde s’entasse dans l’engin de la mort, les premières minutes du film servent à nous présenter les acteurs du drame : le pilote (qui peut mourir très vite, attention), les hôtesse, le passager qui s’y connaît en aéronautique. A noter que si celui-ci est pilote, vous pouvez dire adieu au commandant de bord. Nous trouvons ensuite, en général, un couple de jeunes mariés qui s’aiiiiiment, des jeunes fanfarons, un homme beau et fort mais effrayé par l’avion, un homme d’affaire odieux qui croit que tout lui est dû, un médecin (ou une, ça peut arriver) et aussi un repris de justice qui est là en transfert mais en fait, on sent de suite qu’il a été condamné à tort.

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Donc pendant que tout ce petit monde s’installe, on découvre qu’un drame se noue (ohoh, y a un vilain orage, ohoh, y a un souci mécanique). A noter qu’en général, on se la joue rapidement anti capitaliste là en mettant en cause l’obligation de faire vite et mal : « Hé John, y a un orage, on ne devrait pas prendre cette route » « mais enfin, Robert, tu te rends pas compte, on va être en retard si on ne fait pas ça ». Donc à partir de là, on peut être à peu près sûr que John ne survivra pas à la tempête ou en piteux état. Bref, l’avion décolle, les
gens poussent un soupir de soulagement quand l’avion atteint l’altitude de croisière, limite s’ils ne chantent pas « il ne peut plus rien nous arriver d’affreux maintenant! ». Mais là, le drame explose, tout comme le moteur, par exemple, les gens crient, les masques à oxygène tombent (toujoursfaire tomber les masques à oxygène), les jeunes qui faisaient les cons se pissent dessus, le jeune couple se fait des câlins de désespoir en se disant qu’ils s’aiment, celui qui a peur de l’avion se dit que ouais, quand même, il avait raison de se méfier mais reste relativement calme, l’homme d’affaire s’indigne, le repris de justice se dit que, chouette, voici donc une occasion de s’échapper tandis que l’hôtesse en chef va voir le pilote survivant (s’il en reste un) pour pleurer un peu dans ses bras, histoire d’être sûre de se faire peloter à la fin du film.

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Evidemment, la panne est critique mais jamais mortelle, faut que ça dure une heure et demie avec du suspense en veux-tu en voilà donc pendant que le pilote entre en contact avec un petit aéroport qui va l’accueillir car il ne peut pas aller jusqu’à destination, bien sûr, dans la cabine, ça s’agite. L’homme d’affaire fait toujours des siennes mais il est calmé par soit le beau jeune homme qui avait peur de l’avion mais qui, quand même, relève ses manches, le repris de justice va pouvoir prouver sa bonté d’âme parce qu’en vrai, c’est pas lui le coupable, les jeunes vont aider l’hôtesse en second en espérant la ramener à la maison à la fin du film, le couple ne fait pas forcément grand chose à part se dire qu’il s’aime, sauf si un de ses membres est médecin, piilote, ingénieur aéronautique… Il se passe des tas de choses, tout se complique toujours car bon, faut tenir une heure et demi donc les problèmes s’enchaînent et c’est grâce à la solidarité de tout les passagers (surtout le beau jeune homme effrayé, les jeunes, le couple et le repris de justice, voire le médecin s’il n’est pas le même que ceux sus-cités) sauf l’homme d’affaire évidemment. Bon, il n’est pas impossible qu’un d’entre eux meure en se sacrifiant pour les sauver tous (jamais le mec du couple, à noter et jamais une femme, à ce que j’en ai vu), ils font tous « oh non… Bon, c’est pas tout ça mais on va regagner nos sièges ». 

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A la fin, tout le monde atterrit, les gens applaudissent, l’homme d’affaire peut faire « ah mais trop nulle la compagnie, je ne vous prendrai plus jamais », y a des couples qui se forment, forcément, le pilote dit merci à la personne au sol qui l’a quitté et là arrive la scène impossible à éviter : le pilote, un peu fatigué, descend sur le tarmac et retrouve l’hôtesse en chef qui a l’air un peu éprouvée quand même, ils se font « hé bon travail, ouais…ouais ». Et là, ils s’embrassent au milieu du balai des ambulances et des passagers hagards. Si tu veux écrire un film d’avion et que tu n’inclus pas cette scène, c’est que tu as raté ta vie, c’est tout. Il est à noter qu’on a oublié à ce moment là les gens qui pouvaient être KO genre John le capitaliste : s’il est pas mort, on n’en fait rien, on l’oublie dans l’avion, les femmes de ménage le retrouveront, tiens.

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Le casting est important aussi, on doit toujours mettre quelques acteurs de série télé. Genre Jack Wagner ou Alexandra Paul pour les derniers que j’ai vus. Des fois, je me demande si dans la guilde des acteurs de séries et téléfilms américains, y a pas une distinction à jouer un pilote ou une hôtesse dans un avion en perdition. Comme une distinction. Ca et tueur en série psychopathe pour montrer qu’on peut jouer les très très méchants.

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Alors vous me voyez taquine et comme dirait une lectrice : « si t’aimes pas, tu n’en dégoûtes pas les autres ». Là n’est point mon but car malgré tout le vide abyssal des scénarii, je prends un véritable pied à mater ces téléfilms. Peut-être parce que ça me repose la tête, peut-être parce que j’adore disséquer ce genre de production pour en souligner toute  l’absurdité, le côté copier-coller des scénarii. Mais ce que j’aime par dessus tout, ce sont les rebondissements rocambolesques. Non parce que le pilote, il a beau avoir de sublimes cojones qu’il montrera ensuite à l’hôtesse, dans la vraie vie, un avion qui perd le gouvernail arrière, il est foutu (j’avais vu un reportage sur le sujet. Les avions qui tombent, ça me fascine… Tu m’étonnes que j’ai peur après). Je peux comprendre qu’effectivement, un souci en entraîne en autre dans une réaction en chaîne mais arrive un moment où l’avion, tu ne peux plus rien à faire, même quand t’es
Jack Wagner (Peter de Melrose Place et Jack dans Amour,gloire et beauté (je crois, j’ai un doute sur son nom)). Bref, c’est grotesque, improbable et ça finit toujours sur la scène de baiser sur le tarmac mais curieusement, à l’heure du ménage le dimanche, je suis ravie de mater ça…

Curieusement.

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La coloc de la vacuité : milieu d’étape

Pour les trois du fond qui ne suivraient pas, je vis depuis maintenant 15 jours avec Vicky. On va le faire version téléréalité. « Elles sont deux dans un studio de 30 m² avec un chat, 3 pc, un smartphone, 4 cartons. C’est la coloc de la vacuité ! ».


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Donc voilà, 15 jours, déjà. Quand nous avons commencé notre colocation, l’idée était la suivante : « Soit on devient totalement fusionnelles et insupportables, soit on ne se supportera plus ». Quel stress ! Bon, autant vous dire qu’au bout de 15 jours, on est plus dans le fusionnelles et insupportables que dans le on ne se supporte plus. D’ailleurs, cette semaine, les 3 jours où elle était à Londres, j’aurais dépéri si je n’avais pas organisé ma semi-semaine en conséquence avec des verres en bonne compagnie et un cours de plongée (maintenant, je sais enlever et remettre mon masque sous l’eau, installer ma bouteille sur le gilet mais je suis un peu vexée de rentrer dans un gilet S avec tous les nibards qui sont miens).

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Mais mercredi soir, que de retrouvailles émues ! Pourtant c’était mal barré : moi à la gare du nord à me cacher pour ne pas être la victime collatérale d’une bagarre à laquelle participait un chien surexcité, elle dans un train quelque part perdue dans la campagne calaisienne…  Alors que j’étais au relay pour acheter Closer (ben oui, je
suis égocentrique, j’achète les magazines dans lesquels je suis) et quelques autres titres que je ne citerai pas vu que je pige pas dedans (mais c’est pas dur, vous allez au rayon mensuels féminins et vous trouverez pas mal de titres désormais en ma possession), elle m’appelle « c’est la merde, je serai pas là avant 22h30, rentre à la maison.

– Oh ma chouuuuuuuuute !  Tu veux que je te fasse une bonne soupe ?

– Non, j’ai faim, commande une pizza ! »

23h15, la pizza est dans le micro-ondes et enfin, je la récupère, épuisée. Ma pauvre choute !

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Cette coloc nous rapproche encore d’un cran du genre « hé t’as vu mon nouveau soutif ? » avec démonstration à l’appui, la porte qu’on ne ferme plus quand on fait pipi (y a un drap qui sèche dessus), les eaux oxygénées et coton demak’up qu’on se partage, les « bon, attends, lundi soir, je dors pas chez toi comme ça, je te laisse un peu ton intimité. » « Roh mais te sens pas obligée » ou les « bon, dès que je récupère les clés, je pars camper dans mon nouveau chez moi » « oh mais tu peux revenir un
peu dormir ici, si tu veux… ». Ouais, on devient clairement et irrémédiablement fusionnelles.

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Donc à mi-parcours, je le dis haut et fort et pas juste parce qu’elle est derrière moi : je suis ravie du tour que prennent les choses. Mon appart ressemble
encore à quelque chose, notre linge barbote joyeusement dans la même machine à laver, on a acheté les mêmes baskets Puma. Je trouve le test pour notre amitié intéressant et le fait qu’au bout de 15 jours, il n’y eut pas l’ombre d’une tension m’apparaît comme un élément extrêmement positif alors que par ailleurs, nous avons toutes les deux des sources de tension qui pourraient nous rendre désagréables l’une avec l’autre. J’ai même spontanément proposé que nous
fassions du ménage à fond dans son nouveau chez elle (ok, je suis accro au serpillage des murs maintenant). Et pour fêter cette mi-parcours, nous nous sommes faits une petite st valentin aux petits oignons avec foie gras (elle en a mangé les ¾) et petite bouteille de Chardonnay (elle en a bu une gorgée, j’ai fini le reste. Je suis d’ailleurs un peu pétée). Si c’est pas de l’amour ça !

PS : A la question qui est qui dans le couple Emilie-Sabrina, Vicky vient de hurler « je suis la vierge! ». Donc moi, je suis la coiffeuse.

Re- PS : Par contre, Kenya ayant deux maîtresses qui la bichonnent, elle est sacrément merdeuse en ce moment

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Joyeuse St Valentin, youpi !

Aujourd’hui, tout Internet me rappelle que c’est la St Valentin. Même en passant sur viadeo, on me propose d’envoyer des fleurs à l’être aimé. Moi,  je veux bien mais est-ce que ça s’envoie des fleurs aux hommes ?  Surtout que sur viadeo, j’y vais à priori pour me faire un réseau professionnel, pas pour choper. Je me demande si Interflora communique aussi sur Meetic aujourd’hui, tiens.


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En fait, chaque année, j’ai un peu la même sensation : tiens, on parle moins de la St Valentin, ça tombe en désuétude. Et puis au fur et à mesure que se rapproche le jour J, je me rends compte que non : on navigue entre aigreur des célibattus et guimauve des amoureux. J’ai un peu la sensation d’être la seule à rester dans une indifférence
totale : je ne fêtais pas la St Valentin quand j’étais en couple, je vois pas pourquoi ça me ferait de la peine de ne plus la fêter quand je suis célibataire.

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Et pourtant, il est difficile de rester dans l’indifférence vu que la société considère qu’on doit forcément avoir un avis sur la question, faire partie de la fête.
Exemple vendredi soir, j’étais invitée à dîner et je devais amener le dessert. Je m’arrête dans une boulangerie dangereusement délicieuse et là, je découvre que tous les gâteaux sont fournis avec un petit cœur en bonbon. Ouah, génial, je vais passer pour une hystérique : « bon, tu m’invites à manger, ça veut dire que tu veux qu’on s’épouse, non . ». Ceci étant, ils étaient pas mauvais ces petits cœurs… Mais si j’avais été invitée chez un homme qui ne me plaît pas, à un dîner pro ou que sais-je encore, j’aurais dû manger les bonbons en chemin ? Pourquoi ne propose-t-on pas de gâteaux sans cœur parce qu’on peut aussi manger des pâtisseries sans chercher à prouver son amour ?

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Finalement, la St Valentin, c’est un peu comme Noël ou le Nouvel an, ne pas choisir son camp est tabou, tu aimes ou tu n’aimes pas mais avec la presssssssssssion
(plein de s) de la société, tu n’as pas le choix, tu dois avoir un avis. D’ailleurs, tout mon Twitter en a un, entre les « la St Valentin, ça pue des pieds » (twitt de célibataire
donc), les « roooooooh mon namoureux d’amour qu’est trop choupi trognon m’a offert un sublime sac Darel trop croquignolet. Et m’a amené le petit déj au lit avec des crèpes en forme de cœur ». Bon, ok, c’est trop long pour un twitt, je caricature mais ça, c’est le twitt de la femme comblée car elle a bien fait remarquer à son mec que, oui, la St Valentin, ça se fête et qu’il a intérêt à faire un cadeau encore plus démentiel qu’à Noël. C’est quelque part ce point là qui me gonfle, là, pour de vrai. Je sais pas vous mais moi mon compte en banque retrouve à peine l’équilibre après la folie de Noël, je ne me vois donc pas réclamer à un homme de dépenser encore des centaines d’euros dans un cadeau. Sauf si c’est George Clooney. Puis paye ton romantisme, c’est un peu la course au combien tu m’aimes. Supeeeeeeer… Quitte à être de la vieille école, je préfère une attention gratuite mais surprenante (et pas à une date décidée par la société de consommation) qu’un cadeau cher qui prouvera juste que notre mec a compris comment avoir son petit dessert.

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En attendant, je vous laisse, je passe la St Valentin avec ma Vicky, on a un
programme so romantique comprenant une bonne partie de ménage car là, l’appart, il ne ressemble plus à rien…

PS : Un article pas mal sur les indifférents à la St Valentin d’une fille très talentueuse.

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