Recherche d’emploi vs recherche d’appartement

Quelque part en 2015, je suis un peu morose : je m’ennuie un peu à mon poste, je suis pas très copine avec mes collègues, je commence à avoir des envies d’ailleurs… Sauf que 1/ça ne fait qu’un an que je suis là et on ne part pas au bout d’un an et surtout 2/la recherche d’emploi, surtout quand tu es déjà en poste, la plaie. Mais depuis, j’ai trouvé pire, une recherche qui te rend folle et te dégoûte en 2 mn : la recherche d’appartement.

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Je vous plante un peu le tableau : début mars, mon adoré ayant sa première fiche de salaire de son nouveau CDI, je décide de partir à la recherche d’un petit nid d’amour parce que la vie entre deux apparts, j’en peux juste plus. C’est pas compliqué : n’étant plus jamais chez moi toute seule ou presque, mon appart vire au taudis, je n’ai plus le temps d’écrire, la plaie. On doit s’organiser pour savoir chez qui on dort histoire d’avoir des affaires de rechange, on se retrouve dans les vapeurs de pétard du coloc de mon cher et tendre le dimanche au réveil… Autant vous dire que ma patience a été mise à rude épreuve… Donc dès la première fiche de paie de mon cher et tendre reçue, je me lance.

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Et je me prends un gros mur dans la gueule : une période d’essai ? Non, merci ! Mais… Nous sommes tous les deux cadres dans des secteurs qui ne craignent pas la crise (surtout lui : il a mis 10 jours entre sa mise en ligne de son CV et la signature de son CDI, vive le développement informatique), nous gagnons à nous deux en moyenne 5 fois le loyer, il y a certains apparts où mon dossier seul pouvait passer à deux centaines d’euros près mais en gros : période d’essai, vous dégagez. Du coup, je prends mon mal en patience, je pars me détendre au Maroc et à mon retour, je relance les hostilités. Et c’est pire : on a même eu le cas où on ne pouvait pas visiter un appart sans un dossier complet (il manque toujours des papiers du côté de mon mec, le mien était complet depuis quelques temps déjà)… Je comprends qu’on ne signe pas un bail sans tous les papiers mais là, on parle de visiter, on ne sait même pas si ça va nous plaire !

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Parce qu’il faut le savoir : les agences sont omnipotentes et n’en ont strictement rien à foutre de ta gueule. Et pour cause : tant d’appelés pour si peu d’élus, si tu n’es pas dispo à l’heure de visite proposé (au singulier, oui), tant pis pour toi, tu es éliminé d’office. Véridique, je vous jure, j’ai eu des sms genre “on a reçu votre demande, vous êtes dispo pour une visite aujourd’hui à 12h ?” “Non” “On vous recontacte” sans jamais avoir de nouvelles. Mieux, l’agence qui te sms après que tu les aies appelés pour te proposer un rendez-vous visite. Tu as donc bien précisé en amont que oui, nous étions salariés en CDI vu que tu veux pas nous louer un appart sinon… Et là, donc, le sms de la mort “vous êtes disponibles jeudi à 16h30 pour visiter l’appart ?”. Hmmm, alors si vous connaissez un poste où on est dispo l’après-midi à 16h30, pourriez-vous me filer le tuyau ? Je suis TRES intéressée.

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Bref, entre les agences qui bossent pas le samedi (??), les rendez-vous de dernière minute impossibles à planifier quand tu es deux, les horaires de visite improbables,les agences qui ne te répondent même pas et qui sont globalement injoignables… La déprime est au bout du couloir.

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Parce que la différence flagrante entre la recherche d’emploi et celle d’un appart, c’est la part improbable d’aléatoire. Je veux dire : si je postule à un emploi, si mon CV correspond à la recherche, j’ai un nombre élevé de chances de passer un entretien (à une horaire qui me facilite un peu la vie). Ici, même si on gagne 5 fois le loyer et qu’on a tous les deux de bonnes situations, tu ne peux même pas accéder à la visite de l’appart (qui est peut-être complètement pourri). C’est juste une question de chance : si tu es dispo quand il faut, peut-être que tu pourras prétendre être le locataire du dit appart sinon va tenter ta chance ailleurs.

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Bref, j’ai déchanté plusieurs fois : d’un côté mon mec qui ne se presse pas pour me fournir les papiers malgré ma pression (et vous n’avez pas idée à quel point je peux être chiante quand je m’y mets),de l’autre les agences qui ne s’intéressent qu’à mon éventuelle disponibilité en journée pour voir un appart. En fin de course, je m’étais résignée à faire directement le tour des agences pour aller plus vite.

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Mais le sort nous a réservé une petite surprise. Hé oui, si je râle maintenant sur le sujet, c’est que j’en sors ! Deux petites visites d’appart, un petit crush sur l’un d’entre eux, dépôt de dossier, merci, au revoir. Victor et moi, nous sommes à J-21 de l’aménagement !

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Kenya, fidèle assistante


Je vous en dis plus demain… ou un autre jour !

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Le dormeur doit se réveiller

Petit coup de gueule gratos contre mon métabolisme.

Mercredi matin. 7h30, c’est la cacophonie dans mon appart, je m’acharne sur mon réveil avant de comprendre que c’est le réveil de mon mobile qui fait tout ce bruit. Mmm. Déjà 7h30 ? C’est bien, je l’avais mis à 7h15, j’ai donc déjà raté 15 mn. Bon, je suis pas pressée, encore 5 mn. Encore 5 mn. Encore 5 mn. Merde, il est 8h45. Je cours, je saute à droite, à gauche, hop la toilette, hop les toilettes, un pantalon, un pull, mascara, khol et brosse à cheveux, un petit nuage d’Hermès, la gratouille au chat et je suis partie. En retard. Et de mauvaise humeur.

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En ce moment, je n’y arrive pas. A me lever. Déprime ? Pas du tout, tout va bien dans ma vie. Non, c’est juste de la fatigue ou de la flemme. Oui, je suis bien dans mon petit lit douillet, je me vautre, je me niche sous les draps, je rêvasse. Le problème n’est pas la déprime mais, justement, le fait que je suis bien, là. Pour peu qu’on rajoute un Victor au tableau, c’est encore pire. Qui a vraiment envie de quitter une couche chaude et des bras câlins, qui ?

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Pourtant, il le faudrait. J’avais prévu à un moment de me lever tôt pour faire du yoga avant le boulot. J’y voyais un grand avantage ; celui d’être sereine et sûre de moi avant d’affronter le monde du travail. Le soir, je me dis “allez, demain, tu te lèves à 7h30, un petit yoga et c’est parti pour la journée”. J’y crois, sincèrement. Sauf que le matin, quand le réveil sonne, je suis plus en mode “oh non, ta gueule !” (ta gueule au réveil, hein, je n’agresse personne).

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J’ai rêvé d’être cette fille qui se lève tôt, avale son petit jus d’herbe avant de faire son yoga pendant 50 mn (durée du cours que j’ai téléchargé) puis douche, enfiler les fringues que j’ai préparées la veille (truc que je ne fais jamais bien entendu), avaler un fruit et en avant la journée ! A la place, c’est réveil en catastrophe entre 8h30 et 9h (j’ai 30 mn de trajet porte à porte et on peut arriver à 10h sans avoir de gros yeux), choper n’importe quelles fringues, se maquiller n’importe comment, ne rien avaler et partir de mauvaise humeur.

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Alors 2 choses : soit je renonce à l’idée d’être une fille qui se lève tôt, je mets direct le réveil à 8h30 et je me lève direct. Soit… Ben en fait, je crois que je n’ai pas le choix, je ne suis PAS une fille du matin.

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Demain ou un autre jour, nous chercherons quelle peut être la motivation pour se lever de suite et dire stop à mon ennemi de toujours : le snoozing…

 

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Tour du monde

Depuis quelques années, j’entends ces histoires de gens partis un an faire un tour du monde. Et si je me lançais ? Je fais péter le PEL vu que je refuse de m’endetter sur 30 ans pour un clapier à lapins et en avant l’aventure ! Sauf que je suis pas si convaincue que ce soit une bonne idée.

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J’ai l’âme vagabonde, j’aime l’ailleurs, je l’aime à la folie. La liste de mes envies voyage s’allonge au fur et à mesure des reportages que je vois, des livres que je lis, des gens que je rencontre. Propose-moi de partir, je te suivrai. Là, je frétille à l’idée de mes prochains voyages : Corse, Irlande et peut-être , Londres, Bruges et Amsterdam. Et quand je reçois un SMS évoquant Hawaï, je hurle de douleur de devoir dire non car ça tomberait le mois où on ne m’accordera pas de congés. Alors forcément, cette idée de tour du monde, de partir à l’aventure, ça titille. Sauf que. Oui, y a un sauf que et je le trouve de taille. Est-ce que trop de voyage ne tue pas le voyage ?

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Passons sur la difficulté de trouver un bon compagnon de route, ça mériterait un article à part entière (ah, tiens, je me mets le sujet de côté). Le voyage, c’est génial, rien ne vaut l’excitation de la découverte, le dépaysement, le choc des cultures, des paysages à couper le souffle. Je suis la fille qui veut tout le temps partir, qui a la valise qui démange en permanence et pourtant, le trip de tour du monde ne me tente juste pas. Enfin, pas en mode « on part pendant un an ou deux ». Parce que j’y vois un danger terrible, un poison lancinant : l’ennui et la lassitude.

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On ne peut nier qu’un voyage reste fatigant. Une fatigue excitante que l’on est ravi de vivre sur le coup mais une fois l’avion posé chez nous, on est bien contents de jeter sa valise dans un coin, s’effondrer sur le matelas et savourer ce retour chez soi. Surtout que moi, j’ai un matelas au confort exceptionnel, je trouve. Là, partir pendant un an, c’est ne pas retrouver son petit lit, son confort durant tout ce temps. Un faible prix, allez-vous me dire. On peut pas mettre dans la même balance le Taj-Mahal et un simple matelas, merde quoi ! C’est vrai, c’est vrai. Sauf que le matelas n’est qu’un des éléments dans la balance. Il y a aussi les amis, la famille, le chat, ses petites habitudes, les soirées à glander parce qu’on est fatigués, les grasses matinées. Quand on part à la découverte du monde, il y a trop à voir pour glander. Vous me direz qu’en partant un an, y a bien un moment où on lève le pied, on se lève pas tous les matins à une heure à un chiffre pour courir le monde, on s’accorde aussi des pauses. Certes, certes.

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Mais reste cette peur de la lassitude. Quand l’exceptionnel devient le quotidien, on se lasse. Le sel du voyage, c’est la parenthèse que ça représente. Pendant une semaine, 15 jours, trois semaines peut-être, vous serez ailleurs, dans un univers différent du vôtre, dans une autre temporalité, loin des mails, téléphones, des reco et des fans qui viennent pleurer sur votre page. C’est si dépaysant. Justement, peut-on être dépaysés quand on voyage en permanence ? A quel moment la découverte merveilleuse s’estompe ? Admire-t-on autant les paysages islandais si on vient direct de Paris où on admirait la veille notre écran de PC que si l’on vient de quitter le Machu Picchu ? Moi, Nina, serai-je aussi fascinée par Petra quel que soit mon point de départ ? Ou en fonction de ce que j’ai déjà vu dans la vie ? Est-ce que si je vais demain à Bali, par exemple, mon souvenir de Thaïlande jouera-t-il sur mes impressions de la même façon en l’ayant quittée un an et demi plus tôt ou si j’y étais la veille ?

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Et puis, si je vois tout demain, que ferai-je du reste de ma vie ? Bien sûr que j’ai parfois envie de passer ma vie à voyager, de gagner au loto et m’enquiller toutes les destinations, la liste des endroits que je veux découvrir ne cesse de s’allonger, les expériences à vivre aussi. Non parce que depuis que j’ai vu une pub pour je sais plus qui, faire du kayak dans les glaces, ça m’excite ! (faudrait que je fasse du kayak à l’occasion avant de rêver de grandes expéditions). Plonger aux 4 coins du monde, faire des séjours linguistiques dans les pays anglophones et italophones (enfin, l’Italie quoi) pour commencer. Bref, la liste de ce que je veux voir/vivre est infinie. Mais je ronge mon frein : j’ai le temps. Certains me feront gentiment remarquer qu’on peut pas savoir si j’ai le temps, que je mourrai peut-être demain écrasée par un bus ou qu’on me trouvera une tumeur au cerveau invalidante. Qui sait ? Mais vu que l’excitation du voyage se trouve également dans sa préparation, mieux vaut ne pas tout faire d’un coup. Et puis, comment pourrai-je reprendre ma petite vie quotidienne sans énorme déprime après ?

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En attendant, faut que je regarde pour Londres, tiens !

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De l’art de faire chier : le spoiler

La semaine dernière, les Internets se sont agités car un épisode de Game of Throne les a laissé en plein désarroi. Je n’en dirai pas plus car… ben j’en sais rien en fait. J’en suis qu’au volume 2 de l’intégrale et n’ai jamais lu la série, je me fais spoiler en permanence. Même pas la bande annonce d’OCS quand j’aperçois un certain personnage sur un bateau alors que dans le livre, là où j’en suis, ce certain personnage est encore en train de le chercher. Ou quand je cherche quel personnage joue Natalie Dormer (la Ann Boleyn de The Tudors) et que si le nom de son personnage ne me disait rien, c’est parce qu’il n’était pas encore intervenu là où j’en étais dans ma lecture. Mais y a tellement 150 personnages, aussi…

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Bon, bref, l’épisode se termina sur un événement incroyable qui laissa les spectateurs pantois. Enfin ceux devant leur écran à ce moment là. Les absents ayant toujours tort, voici donc que ces spectateurs facétieux décident de balancer l’incroyable rebondissement à leurs camarades absents de leur petit écran. Salaud ? Oui. Et grâce à mes gentils contacts Internet qui voulaient pas spoiler mais qui postaient un gif signifiant qu’en lisant le livre, on savait ce qui allait se passer et qu’en fait, les simples spectateurs se faisaient balader ou la page Facebook de Glamour (ou Cosmo) postant la photo d’un personnage “qu’avez-vous pensé de l’épisode de Game of throne d’hier soir ?” avant de changer la photo 10 mn après suite à des commentaires disant “mettre une photo de ce personnage pour dire ça, trop lol”. Ok, donc j’ai tout compris à l’histoire, allez crever. Déjà que j’ai un peu de mal à le lire…

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Au delà du simple Game of Throne, je suis incroyablement fascinée par ce besoin de faire chier les autres, de se la jouer plus malin, de tout faire pour attirer désespérément l’attention. Comme il est, semble-t-il, plus difficile d’attirer l’attention en faisant un truc cool ou altruiste, faisons le connard. Ahahah, quel kiff de voir les gens râler face à notre petitesse, ahahah. C’est ainsi que récemment, j’ai découvert le visage de la fameuse “mother” de How I met your mother alors que moi, j’en suis même pas au mariage de Barney…

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Pourtant, je ne vois pas de quoi se vanter. Tu étais devant ta télé hier soir ? Tu n’as tellement pas de vie que tu passes non seulement tes soirées à regarder des séries mais le lendemain à essayer de gâcher le plaisir de ceux qui ont eu une vie la veille ? Ca puerait pas un peu la frustration de no life, ça ? Non parce que si je n’en suis qu’au livre 2 de l’intégrale (j’ai acheté le 1 juste après Noël, j’avance pas des masses, j’avoue) et que j’ai toujours pas vu un seul épisode c’est que :
– je lis aussi d’autres bouquins (à venir : la suite de Glacé de Bernard Minier)
– je sors parfois et je rentre trop tard pour lire beaucoup
– j’écris (pas assez à tout dire)
Bref j’ai une vie hors des séries télés.

Series-tv

Internet a aussi cette capacité à gâcher le plaisir. La semaine dernière, ça devenait littéralement chiant entre “ceux qui ont lu le livre et qui savent”, “ceux qui ont regardé l’épisode et qui ne diront rien mais que putain ils sont dégoûtés”, “ceux qui “mais putain vos gueules, laissez moi regarder en paix!”… Et pourquoi vous la fermez juste pas ? Bien que les derniers, je comprends carrément qu’ils râlent. Oui, c’est bon, on a compris vos allusions lourdingues “ceux qui ont lu”, retournez à vos bouquins et foutez la paix aux autres. Oui, on sait que vous êtes dégoûté ceux qui ont vu l’épisode mais est-ce que ça a vraiment un intérêt de l’exprimer ? L’avantage quand on a 5 ans de retard sur toutes les séries comme moi, c’est que quand je m’exprime sur la fin d’une série, tout le monde l’a déjà vue… Comme ça, je ne nuis à personne. Quoi qu’en fin de compte, la seule série qui m’a vraiment fait poster un commentaire quasi à chaud sur sa fin est Six Feet under et l’incroyable finish qui m’a déprimée pendant 15 jours…

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Il était doux, le tout où pour savoir la suite d’une série US, fallait aller la lire dans un magazine. Volontairement je veux dire…

Et puis pour déprimer tous ensemble, je vous colle le final de Six Feet Under.

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Reprogramme-toi

Il y a deux versions de moi : celle que je suis réellement et celle que j’aimerais être. Le problème étant que j’aimerais certaines qualités, ou plutôt certaines habitudes, que je n’ai pas. Chassez le naturel, il revient au galop, paraît-il. Et pourtant, tout n’est-il pas question de construction mentale ?

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Pendant 27 ans, j’étais la pas sportive de service. Mais alors vraiment pas hors la marche à pieds (et encore…). A 33 ans, si je n’ai pas ma dose de sport, je me sens pas bien, je suis fatiguée, agressive voire même un peu déprimée. On ne peut pas dire qu’à la base, j’ai un naturel sportif, rien n’est moins vrai. C’est juste devenu une habitude, une heure ou deux où j’élimine mes toxines en laissant mon esprit vagabonder. La sueur a un effet bénéfique sur la plupart des problèmes. A défaut de les résoudre, il donne l’énergie de s’y attaquer.

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La question est donc : ai-je toujours été sportive sans le savoir et je n’ai découvert que tard mon naturel ou ai-je reprogrammé ma personne pour devenir sportive ? Le terme programmation peut paraître barbare mais nous marchons pas mal comme une machine. Ainsi, si je change certaines données, je pourrais peut-être atteindre cet idéal de moi que j’ai…

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Par exemple : la bouffe. J’ai de mauvais réflexes, je noie mon ennui ou ma baisse de moral dans la bouffe, c’est la nourriture doudou. En gros, j’ai donné la valeur “réconfort” à la nourriture (plutôt la version grasse et/ou sucrée, les épinards n’ont pas du tout la vertu bienfaitrice d’une Haagen Dasz sur mon moral) et donc je fais un peu chier mon monde en pincant le bourrelet parce que mon régime n’est guère efficace. Enfin, non, en vrai, j’embête pas les gens avec ça, je me tripote le gras seule devant ma glace mais je n’en parle pas à mes amis, j’ai des sujets plus intéressants. Donc l’idée serait de remplacer la nourriture par autre chose. Je m’ennuie ? Ben j’ai qu’à lire et dormir plutôt que manger. Pas le moral ? Allez zou, un bain qui sent bon…

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En fait, la clé de la reprogrammation me paraît être un changement d’habitude. Revenons sur mon arrêt de la clope (avec ce que je me la raconte ici, j’ai intérêt à pas reprendre). Ce qui me semblait insurmontable au départ, c’était de me départir de mes habitudes. Or ma vie ayant connu un léger changement (à savoir aller chez l’infirmière tout les matins au lieu d’aller directement au travail), j’en ai profité pour jeter à la poubelle cette méchante habitude. De la même, si je veux donc allier deux de mes objectifs qui sont a) arrêter de mal manger et b) être plus productive, il suffit peut-être juste que je n’allume pas la télé, que je n’aille pas sur le net. Je rentre chez moi, dîner léger, douche et au lit avec ma tablette pour écrire. Par exemple. Ou si j’ai pas envie d’écrire, je peux aussi faire quelques activités manuelles. Car les activités manuelles m’occupent les mains et me donnent moins faim, figurez vous… Enfin, c’est juste que j’y pense pas.

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Et pour mon bordel ? Comment remplacer l’ennui total d’une séance de ménage par un truc moins… plus… Enfin, que je ferais sans faire trop la gueule, quoi… Une sorte de réflexe pavlovien qui me ferait ranger tout ce qui dépasse, briquer tout ce qui n’est pas impeccable et avec le sourire et le plaisir de sentir à la moindre occasion l’odeur du propre.

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La question est finalement : est-ce possible de se reprogrammer ainsi ? De se programmer tout court dirais-je ? Faudrait que je tente en premier sur la bouffe, ça me paraît le plus facile et le plus profitable pour moi. Viendra ensuite ma transformation en Monica Geller. Surtout que si je mincis, faudra bien que j’achète de nouvelles fringues, hein… Et à la fin, on s’attaquera au pire problème de ma vie, ma presque malédiction (j’aime exagérer) : le snoozing.

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A moins que ce soit justement par là que je dois commencer pour que tout me paraisse plus facile ? On verra ça à mon retour d’Egypte. Car oui, je vous ai peut-être pas dit, mais la semaine prochaine, je vais plonger en Egypte. J’essaie de vous préparer des articles mais ma vie actuelle me permet mal d’écrire à ma guise. Mais je vais essayer promis !

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Si t’es célibataire, c’est bien de ta faute

Si les célibattantes ont eu la côte durant pas mal d’années, j’ai comme la sensation qu’il ne fait plus bon être seule au pays des magazines féminins. Après nous avoir gavées de sex friends et de liberté individualiste, voilà qu’on nous explique en long, en large et en travers que si on est célibataire… C’est qu’on l’a bien cherché.

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Un soir de déprime, vous voilà seule en tête à tête avec votre bol de soupe toute prête, pas l’ombre de la queue d’un mec qui viendrait réchauffer vos draps glacés. Vous êtes célibataires et c’est un peu la honte. Mais pourquoi, ô oui pourquoi ? Rassurez-vous, tel un phare au coeur de la tempête, les magazines féminins sont là pour tout vous expliquer. Accrochez-vous à votre string, votre ego pourrait éventuellement en prendre un coup.

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D’abord, si vous êtes seule, c’est que vous n’êtes physiquement pas au top. On la voit bien, la gambette velue sous votre vieux jean qui ne met pas votre cul relâché en valeur. Parce que les mecs, ils n’aiment que les filles sveltes, glabres et toujours hyper pimpantes, c’est comme ça. T’as qu’à voir dans le Bachelor, t’en as pas une de négligée ! Donc même si à priori, personne ne va contrôler la glabrilarité de vos aisselles au bout de 10 minutes, vous devez toujours, toujours être tirée à 4 épingles. Parce que sinon, vous ressemblez tellement à rien qu’il est impossible qu’un homme vous regarde. Et puis il faut travailler son corps : les hommes, ils aiment les filles taille fine, hanches plus larges (mais pas trop quand même), il faut idéalement un ratio de 0.7. Donc si t’as naturellement pas de taille, tu finiras seule et mangée par tes chats car s’il existe quelques exercices pour affiner la taille, reste qu’à un moment, on peut pas lutter contre sa morphologie (sinon, je serais ravie de mincir des os). Enfin, vu que mon ventre gonfle en journée et que ça agrandit mon tour de taille, je note de surtout draguer le matin vu que le ratio taille/hanche est plus élevé le matin que le soir.

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Et puis, faut sortir aussi. Les mecs ne vont pas grimper à votre fenêtre pour vous libérer de cet horrible célibat qui vous empoisonne la vie. N’est pas Rapunsel qui veut. Il faut traquer le moindre lieu de sortie, là où il y a du monde, de la vie. Ah ben oui, tiens, j’y aurais pas pensé toute seule à ça. Pourtant, dans les magazines, ces mêmes qui nous expliquent qu’on cherche bien notre célibat, y a toujours le témoignage d’une fille qui trouve un mec pile dans son immeuble en allant demander du sel. Moi, ça ne m’est jamais arrivé (mais j’ai jamais besoin de sel, quand je vous dis que je provoque ma solitude). Donc je suppose qu’il ne me reste plus que les playboys de comptoirs et les gros lourds enrichis en whisky. Oui, oui, le célibat, c’est vraiment la plaie.

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Bref, le célibat, c’est toujours la faute de la fille, cette greluche qui ose ne pas se consacrer à 100% à cette recherche de l’homme en essayant de se rapprocher d’une norme parfois surréaliste et en ne partant pas en chasse tous les soirs. Oui, les hommes, on les trouve plus facilement dans un lieu de vie que sous son lit. Oui, une fille avenante aurait potentiellement plus de succès qu’une fille qui fait la gueule. Mais ça, c’est limite de la lapalissade. Le problème, c’est qu’on nous culpabilise, encore et encore. Pourquoi suis-je célibataire ? Parce que je ne suis attirée par personne actuellement. Pourquoi je ne cherche pas ? Parce que l’hiver, j’ai pas envie de sortir. Mais jusqu’à ce que le magazine me questionne sur mon célibat, je n’y voyais aucun problème. Et après avoir lu l’article, tout va toujours très bien. La vraie question n’est pas pourquoi je suis célibataire mais plus pourquoi je rencontre pas de mecs m’intéressant et célibataires (j’insiste sur ce dernier point)? Magazines, à vous la parole !

PS : Et non, messieurs aigris que je sens prêts à me sauter la gorge, ce n’est pas parce que je suis trop difficile, merci

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Passion dodo

Hé salut, toi ! Sais-tu qu’en ce moment, c’est l’hiver ? Les vingtenaires, le blog premier sur les scoops ! Qui dit hiver dit froid, pluie, neige, temps dégueu et nuit tout le temps. Donc de façon assez mathématique, en hiver, dès qu’on me parle sortie, je pleure des larmes de glace.

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C’est pas que je sois déprimée, rien de plus que le bon blues du mois de janvier où l’hiver s’installe et tu sais que ça va durer. Le mois de janvier, c’est une saloperie. T’es en pleine gueule de bois des fêtes de fin d’année où t’as baigné dans une atmosphère pleine de joie, d’amour et de cadeaux et là, tu rentres, il fait froid, le gris a conquis le monde, on te parle entretiens annuels alors que t’as encore l’alcool du réveillon qui erre dans tes veines. Moi, j’ai juste envie de me lever dignement et de partir comme un prince pour aller me réfugier sous la couette avec un bon livre, ma couverture chaude, ma bouillote et mon chat. Et éventuellement un grog avec le rhum ambré ramené par mes parents de Cuba. Ca tombe bien, j’ai pas eu les congés que je visais pour y aller (oui, rectification, 2013 s’annonce plus du tout comme l’année des voyages). La grosse teuf, quoi.

Vive+La+Fte

Mais depuis quand il est humain de mettre une Nina dehors par temps si froid ? La Nina qui chope consécutivement la crève. Et comme la Nina est fatiguée par le froid, elle fait des conneries. Non parce que je vous ai laissé sur mon histoire de dégât des eaux mais j’ai fait fort depuis. Jeudi midi, H-1h30 avant un rendez-vous ach’ment important avec un client ach’ment essentiel, je pars m’acheter un sandwich et… Oh ben tiens, si moi, je peux pas prendre de vacances, ma carte bleue peut, elle, elle n’est plus là. A pu la carte, ciao ! Youhou, juste avant un rendez-vous important, une petite lichette de stress est une si bonne idée. Puis tiens, en rentrant du rendez-vous en question (qui s’est bien passé), j’ai voulu courir après le métro. Sauf que mon pied gauche a tenté une escapade et s’est faufilé dans l’espace entre la rame et le métro. Et blaaaaf l’énorme bûche en public à 18h. Mal à l’ego, une jambe bleue et écorchée bien profond. Une dernière pour la route ? Allez, dimanche, je décide de me faire un grog (cf supra le rhum ambré de Cuba). Je remplis une grosse tasse de jus de citron et de miel, j’ouvre la porte de mon micro ondes juché sur mon frigo. Un petit pot en verre posé sur le dessus du micro ondes me fait un petit suicide, tombe sur le sol, rebondit. Oh ouah ! me dis-je, quelle solidité. Sauf qu’apparemment (je me souviens pas bien), je me suis baissée pour le ramasser… La porte du micro ondes toujours dans ma main. Et vlaf, le micro ondes par terre, vlan les petits pots de verre atomisés, vlan le jus de citron au miel, tout parterre, youhou ! C’est pas comme si quelques minutes avant, je me glorifiais d’avoir tout bien nettoyé mon appart et que ça faisait du bien au moral. Tu vois, j’aurais entretenu ma passion dodo plutôt que de tenter de rentabiliser mon week-end, j’aurais pas cassé mes petits pots (le micro ondes va bien sinon).

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De toute façon, le froid, moi, ça m’endort, je vire totalement narcoleptique en ce moment. C’est impressionnant. Par exemple l’autre soir, j’errais sur le web, je me suis endormie quelques secondes plusieurs fois devant mon pc ! Et que dire de vendredi dernier, quand je suis allée me coucher et que je me suis dit « bon, allez, je termine ce foutu livre, me reste 5 pages. 4 ! 3… 2zzzzzzzzrrrrrrrrrzzzz ». Je me suis réveillée 4h plus tard, la lumière allumée, le livre sur mon oreiller. Il me restait VRAIMENT 2 pages en plus.

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Donc, oui, je joue les associales. On pourrait croire que je vais mal mais non, je vais neutralement. Ni bien, ni mal, je vais cool. Pas de projets particuliers pour le moment, juste l’envie de sauter sous ma couette en criant mon amour à mon matelas, me pelotonner bien comme il faut au chaud et lire, dormir, jouer au sudoku sur mon iphone en rêvassant… Bref, une vie d’hiver comme j’aime. Mais bon, comme j’aime aussi mes amis, je fais des efforts ! Mais c’est bien parce que c’est eux !

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J’ai testé pour vous la naturopathe

Les plus attentifs d’entre vous auront noté que j’ai pas eu une patate d’enfer le mois dernier. Pour tout vous dire, après 3 mois d’une relation idyllique à base de pioupiou les petits oiseaux, l’oiseau s’est retrouvé un bon matin sans ailes. Le pourquoi reste un peu fumeux mais après quelques mois à collectionner les grosses baffes avec élan dans ma gueule, je me suis sentie un peu démoralisée. Le Tiger va avoir besoin d’aide.

J’ai d’abord pensé aller voir un psy, j’ai demandé le numéro à une amie et… Rien. Je n’avais rien à lui dire au psy, je savais même pas pourquoi l’appeler, ma seule récrimination étant que « putain bordel de merde, j’en ai marre d’avoir la lose » mais à part me dire que tout est question d’éclairage (ce que je sais déjà) y avait rien de plus à dire. Donc payer pour des choses que je suis déjà capable de dire, bof…

Et puis Anais a agi. Lors de la Parisienne, elle m’avait parlé d’une naturopathe que consultaient deux de ses amies et je lui avais répondu que j’étais potentiellement intéressée. Alors que j’étais en plein week-end « je ne veux voir ni parler à personne », elle m’envoie donc les coordonnées de la naturopathe. Action, réaction, je prends rendez-vous.

1er rendez-vous. Elle me fait asseoir à son bureau et me demande pourquoi je suis là. Je lui résume les marasmes 2011 et 2012 (oui, finalement, 2012 est une année bien pourrie aussi). Elle me pose des tas de questions sur ma famille, les morts qu’il y a eues, les suicides… Elle est étonnée par ma lucidité sur moi-même, sur le fait que je sais mettre des mots sur mes maux. Bref, je sors de là avec une violente envie de pleurer tant ma vie, c’est de la merde.

2ème rendez-vous, je suis enrhumée, j’ai rendez-vous pour une « thérapie identitaire ». En somme, beaucoup de mes angoisses ne sont pas les miennes et je dois m’en débarrasser. De ça et de ma superstition qui m’empoisonne. Du genre celle qui dit que je peux pas être amoureuse en amour et au travail en même temps. Mais c’est pas ma faute si chaque embellie professionnelle se déclenche relativement en même temps qu’une rupture. À la limite, l’inverse, on peut se dire qu’en période « pioupiou les oiseaux, ce mec est top ! », l’amour peut entraîner des étourderies au boulot donc une (relative) crise professionnelle. Bon, bref, stop la superstition, donc. Elle me fait des massages du ventre et de la tête. On définit sur quoi je dois travailler, elle écrit ça sur un bout de papier et me malaxe. « Le corps accepte le message mais pas votre tête ». Elle fait chier ma tête. Mais à force de manipulation , ma tête a arrêtée de faire sa maline. « Ah Ben je suis contente, vous avez très bien réagi en fait ». Oui…euh… Je sais pas, j’avais jamais tenté alors bon… »

3ème séance, j’ai enfin repris les rênes de ma vie et je vais mieux « bon, on reprend pas rendez-vous, vous n’en avez plus besoin là ». Le Tiger is back ! Je reste toujours la première étonnée de ma faculté à rebondir et à me relever. Je suis la femme-ressort.

Que retenir ? Que je suis faite pour être heureuse, c’est ma nature. Que je dois arrêter les mecs dépressifs et/ou déséquilibrés (mais le dernier, il m’avait pas prévenue !). Qu’il ne faut pas donner à ses enfants des prénoms ayant appartenus à des gens de ma famille… Ce qui est un peu dommage parce que dans le roman que je lis, y a un Vitia, prénom que je trouve super mais c’est le diminutif russe de Victor… Prénom de mon grand-père. Et surtout, surtout… Que je dois arrêter d’être superstitieuse. Moi aussi, je peux être heureuse en amour et au travail.

Est-ce que ça m’a fait du bien ? Oui, carrément. L’histoire ne dira pas si je suis sortie de ma sale déprime par ses soins ou parce que j’ai fait ce que je sais faire de mieux (me bouger les fesses). Néanmoins, je ne sais pas si c’est lié, mais l’eczéma qui me rongeait le pied depuis 2 ans est en pleine régression. Puis ça m’a donné beaucoup matière à réflexion, des tas d’idées d’articles, donc.

Ça tombe bien, ma plume est revenue !

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Plane plus fort !

Autant vous le dire : mon mois d’octobre pue. Un peu normal pour un mois humide où toutes les jolies feuilles jaunes et rousses tombées au sol pourrissent et exhalent une odeur pestilentielle. Automne de merde. Donc fatalement, mon petit corps fragilisé par les coups de la vie (c’te pute) et une humidité record : je suis malade.

Week-end pourri, passons parce que ça m’agace d’avoir dû annuler mes plans alors qu’ils étaient signes d’un moral en hausse. Non, ma déprime, je suis priée de la savourer, option nez qui coule et corps qui tremble. Donc samedi soir, plutôt que de bitcher en joyeuse compagnie, je m’effondre sur mon lit, m’enroule dans ma couette et c’est parti pour une longue nuit que, malgré tout, j’affectionne : la nuit délirante.

Il faut savoir qu’en mode repos, mon cerveau déraille déjà pas mal. Sans doute est-il si heureux de s’ébattre loin de mes réflexions profondes qu’il s’en donne à coeur joie, me racontant des histoires sans queue ni tête. Je sais en général que je suis en train de m’endormir quand ma réflexion m’échappe et devient un joyeux bordel, le délire pré dodo. Mais là, en prime, je suis malade donc entre deux retournements-virage de couettes (ou rapatriement de celle-ci au vu de ma température interne oscillant entre peu et beaucoup trop), mon cerveau pense avoir pris de l’exta et me raconte d’étranges histoires. Samedi, par exemple, vu que je venais de regarder The Tudors, me voici épouse d’Henri VIII. J’ai pas trop situé quelle reine j’étais… Si j’ai bien saisi, je semblais être entre Anne Boleyn et Jeanne Seymour (donc une Reine qui n’a jamais existé). Mais bon, là, je me demande si je suis pas un peu victime de mon nouveau fantasme absolu, j’ai nommé Henry Cavill (gnaaaaaaaaaaa…)

Le week-end passe et je me réveille lundi à 6h30 (je n’arrive plus à dépasser les 6h de sommeil en semaine, quoi que je fasse) et là, c’est reparti pour 1h30 de délire, avec le générique d’Hollywood Girls 2 dans la tête (pour vous dire comme je souffre) et je sais même plus quoi. Au moins, je suis sûre d’une chose, je me suis pas prise pour une Hollywood Girl, ça prouve que je suis pas si atteinte que ça.

Sauf que le lundi, faut être opérationnelle et c’est parti pour la journée coton, celle où tu comprends rien à ce qu’on te dit, celle où tu planes à 100 000 mais que tu te raccroches désespérément à ton powerpoint en espérant ne pas taper trop de conneries dessus (ou du moins que les mots que tu utilises sont les bons) (non parce qu’à la cantine, j’ai pas toujours utilisé les bons mots quand je discourais sur le mariage homo. J’ai des conversations passionnantes… Enfin, je crois, je m’en souviens déjà plus trop).

Et en même temps, cet état de planage a quelque chose de divinement reposant. Rien ne te touche, tu réponds certes avec un délai de retard, tu as du mal à expliquer ce que tu veux dire. Mais tu es impérméable au stress, tu planes. Tu pourrais avoir le feu dans l’open space que tu prendrais ta veste avec un flegme admirable « Ah… Bon, ben je vais rentrer chez moi alors ». Et le tout sans aucun médoc (oui, ok, je me soigne à la juvamine parce que j’avais décrété dans un premier temps que j’avais rien de grave et au bout de 3 jours, je suis pas sûre que ce soit pertinent d’acheter du Fervex vu que le plus gros est passé, NORMALEMENT). Les émotions coulent sur toi mais tu tournes au ralenti, t’as pas le temps de les saisir. Ca offre un peu de repos, c’est pas si mal.

Puis en un sens, c’est assez amusant de voir la journée passer sans bien comprendre le déroulé des heures, en se réveillant de temps en temps pour se dire qu’il est déjà telle heure, taper des powerpoints sans avoir la moindre idée de ce qu’on raconte et de la cohérence des mots employés. Mais on avance. Le pire, c’est que je crois que le résultat n’est pas si mal… Peut-être que la vie me donne une petite astuce : pense moins ma fille, tu réussiras mieux.

En attendant, je vais me coucher. Avec de la chance, mon cerveau me reservira une fournée d’Henry Cavill.

PS : Je jure que j’ai essayé d’écrire un article un peu intelligent mais rien n’est sorti.

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