Travailler dans sa passion, ce n’est jamais vraiment travailler

Proverbe à la con ou à peu près certainement croisé trente fois sur LinkedIn. On a quand même un rapport bizarre au travail si on y réfléchit bien. Parlez autour de vous, tout le monde va trouver à se plaindre de ce quotidien répétitif, peu épanouissant et souvent humiliant. Pourtant, notre métier, pour certains, on l’a choisi, non ? Alors pourquoi travailler dans sa passion, ce n’est pas tant le paradis que ça ?

Endroit parfait pour travailler - travailler dans sa passion

Il y a quelques années, j’avais cotoyé rapidement un mec qui, tout mytho qu’il soit, m’avait posé une question intéressante : “pourquoi tu passerais pas ton rescue diving ? Comme ça après, tu pars vivre en Thaïlande pour devenir prof de plongée là-bas !”. Mmmm, vivre toute l’année au soleil et une bonne partie sous l’eau, j’avoue que ça fait rêver. J’ai d’ailleurs un ancien camarade de mon club de plongée qui vient de tout plaquer à 40 ans et quelques pour devenir encadrant dans le sud… Bon, un peu poussé par une rupture, certes, mais quand même. Alors allons demander son avis à Laurent, notre encadrant pendant notre voyage aux Philippines “Tu vois, j’ai pas le droit de me dire un jour “non, je plonge pas, j’ai pas envie”, je dois y aller tous les jours et là, j’en ai marre !”. Parce que la plongée, c’est en général très sympa mais parfois, ça peut juste être horrible : tu peux plonger avec des boulets qui vont gâcher la sortie de tout le monde, il y a les conditions météo qui ne sont pas toujours au top, le courant, le froid, la fatigue… La première chose que tu apprends en plongée, c’est de ne pas y aller si tu le sens pas. Sauf quand tu encadres.

Poissons clown dans leur anémone

Il y a l’écriture. Mon rêve de chichounette, le truc que je rêvais de faire petite en tapant à deux doigts sur la vieille Olivetti de mes parents. Sauf que… l’écriture est un loisir pour moi, une petite escapade hors de mon quotidien comme le serait une balade en forêt par exemple. Et j’ai peur qu’à partir du moment où ça devient une obligation, mon “petit tour en forêt” devienne une tannée de type “balade avec de la boue jusqu’au genoux, tout ça pour servir de buffet aux moustiques”. Ca fait de suite moins envie. Voyez si je prends en exemple ce blog qui n’est pas du tout mon travail vu qu’il me rapporte pas un cent, il fut un temps où je me forçais à écrire juste pour publier régulièrement… et plus je me force plus j’écris mal. Parce que des fois, j’ai pas envie. Parce que des fois, je suis fatiguée. C’est même pas forcément que j’ai rien à dire, juste que ce que j’ai à dire, ça sort pas. Si vous saviez le nombre d’articles abandonnés que je tente de reprendre parfois en me demandant ce que je cherchais à dire au moment où je l’avais débuté.

forêt sur le versant de la Soufrière Guadeloupe

Alors, oui, vous allez me dire que ce que je vous dis sur mes passions comme travail, c’est finalement comme n’importe quel job : y a des jours avec et des jours sans. Y a des jours où je vais pondre 3 recos avant le déjeuner et d’autres où, sur la même plage horaire, j’aurai juste écrit le titre de la première slide. Sauf que mon travail n’est pas ma passion : je le fais par hasard, y a des jours où j’aime ce que je fais, d’autres où je passe ma journée à chercher quelle formation je pourrais faire pour me tirer de là (ou des recettes de cuisine ou des cours de sport… ou n’importe quoi parce que j’ai pas envie). Peut-être que c’est juste moi qui ai une vision merdique du travail, un truc où tu dois t’y coller tous les jours, peu importe si c’est un jour plus ou un jour moins… En tout cas, depuis que j’ai mon rituel d’écrire dans le métro, j’écris un peu tous les jours, c’est facile, ça coule tout seul. Mais il est vrai qu’avoir ce métier à côté qui me ramène suffisamment de sous pour préparer actuellement mon projet voyage au Japon, peut-être ne suis-je pas prête à lâcher ça pour faire ce travail que j’aimerais tellement que j’aurais pas l’impression de travailler.

Le bonheur au travail

Peut-être ai-je choisi la mauvaise stratégie ?

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Déménager, c’est jeter

Déménagement J+12 déjà ! J’ai complètement délaissé ce coin, on a beaucoup à faire entre l’aménagement du nouvel appart et la remise à neuf des anciens, surtout quand ces abrutis d’EDF/Engie m’ont coupé l’électricité dans mon ex appart alors que je ne leur avais rien demandé. Vous avez déjà essayé de nettoyer une salle de bain dans le noir, vous ? Moi oui et autant vous dire, c’est pas très efficace. Mais voilà, retour sur mon déménagement et surtout sur ce point clé : jeter.

Jeter beaucoup

Je souffre du syndrome dit de l’accumulation ou syllogomanie… Enfin, non, pas à ce point non plus mais j’ai du mal à jeter, beaucoup, car :

  • Oh mais ça peut me servir pour ce projet que j’envisage depuis 5 ans mais que j’ai jamais mis en application (ex : créer ma marque de petites choses construites de mes blanches mains)
  • Oh mais cette fringue, je vais finir par la mettre, elle est pas mal (variante : je vais finir par rentrer dedans car je me suis plantée à l’achat et qu’à 10 kg près, franchement, ça passe)
  • Oh mais c’est un cadeau, on jette pas les cadeaux même si celui là, il est vieux, abîmé, moche, je m’en suis jamais servi…
  • J’ai la flemme de ranger

Reperez-vous-dans-la-jungle-du-desordre

Ok, je l’avoue, c’est souvent la dernière excuse qui fait que je jette pas mais le “ça peut servir” est pas mal placé aussi. Genre mon appart est truffé de boîtes vides genre My little box ou Biotifull box “bien pratiques” pour ranger les petites choses. Sauf qu’à un moment, tu te retrouves avec plus de boîtes que de trucs à ranger (essentiellement parce que ranger, c’est pas ma passion). Et puis de temps en temps, ça m’attrape, je décide de tout réaménager, tout ranger. Généralement quand je me retrouve en période inter contrat, sans doute parce que, pour une fois, je passe du temps chez moi (sachant que je suis en inter contrat une fois tous les deux ans en moyenne et que je compte pas démissionner dans les prochains mois, heureusement que j’ai déménagé), je pousse les meubles, je les replace et je fais de la place… en jetant. Et alors là, plus rien ne m’arrête : trucs inutiles, trucs abîmés, trucs “ça je m’en sers jamais et si jamais, j’en rachèterai, c’est pas le prix que ça coûte !”. Même une fois arrivés dans notre petit nid d’amour, alors que je rangeais la cuisine, je voulais tout virer “non mais on a trop de casseroles ! Et les couverts, les verres, les assiettes, les mugs… et on a deux batteurs, faut en virer un (là, j’avoue que c’est la guerre, on veut chacun garder le sien). Alors entendez bien, quand je dis “jeter”, je parle pas forcément de poubelle, j’ai mis mes fringues de trop au recyclage, on va faire un appel aux amis s’ils veulent récupérer notre rab et sinon, direct en ressourcerie.

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Jeter, c’est très symbolique, limite cathartique. En rangeant, on retrouve des cartes postales aux auteurs oubliés, les reliques d’un temps d’antan, d’époques révolues, d’amitiés disparues. D’abord, tu hésites, le geste est quand même fort : jeter les souvenirs de ces amitiés, c’est valider leur fin… même si dans les faits, y avait pas vraiment besoin de ça mais tu te détaches définitivement de tout ça. Il n’y a désormais plus rien d’eux dans ta vie, c’est terminé. Et ça fait du bien. Parce que faut laisser de la place à de nouvelles relations en cours d’éclosion, à de futures amitiés, oublier les déceptions passées pour s’investir sans crainte dans l’avenir. J’ai toujours trouvé les ruptures amicales plus violentes que les ruptures amoureuses car si j’ai acquis assez jeune que l’amour ne durait pas toujours, je croyais que l’amitié, c’était à la vie, à la mort. Sauf que non : on change, on évolue, on fait des choix, bons ou mauvais. On mûrit, ou pas, on a envie d’autre chose, ou pas. Parfois, on avance dans le même sens, d’autres non et forcément, arrive ce qui devait arriver, les terrains d’entente se font plus rares, l’envie de se voir aussi. Parfois y a des regrets mais après tout… c’est la vie.

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Alors, on jette, affaire classée. Et on fait de la place pour de nouvelles aventures.

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Retraite yoga : il faut persévérer

Hello ! Ca va bien, vous ? Moi, ça va très bien ! Pour ceux qui ne me suivraient pas sur Twitter ou Instagram, vous avez raté mes périples au Maroc où je suis partie en retraite yoga. 5 jours de Vinyasa, réservé un jour de “raaaaaaah j’en ai marre, ils me fatiguent tous [au taf], vite, vite, du zen !”. J’ai légèrement hésité, au vu de mon expérience pas ouf de l’an dernier mais, vous savez quoi ? J’ai eu raison de m’entêter.

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L’an dernier, j’étais partie, confiante, en retraite au Pays Basque, dans une maison magnifique mais… j’en ai chié. Au point qu’au cours du séjour, j’ai limite développé une haine du yoga, je me disais que c’était de la grosse merde, que j’aimais même pas ça et que j’allais m’investir dans le Pilates, plutôt. Finalement, seul un massage ayurvédique avait apaisé mon énervement (et mes courbatures) et avec le temps, j’avais oublié cette réaction épidermique. Puis lors de ma retraite de la semaine dernière au Maroc, ça m’est revenu… Oui, j’aime le yoga, j’aime les défis qu’il me pose mais… l’an dernier, j’avais juste été prise en grippe par une prof malveillante (envers moi du moins).

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Oh, rien de personnel, je pense. J’étais juste pas élève de son école et nous n’avions pas la même conception du yoga : je voulais me détendre, remettre du zen dans ma vie, pas faire un training militaire. Non parce que, ok, ça a été cool pour mes abdos mais c’était pas du tout ce que j’étais venue chercher. En rentrant, je m’étais dit “ouais bon, je vais quand même m’inscrire dans un cours parce que bon, si ça doit me faire les abdos…” mais je ne l’ai jamais fait. Parce que j’avais un peu intégré que j’étais une quiche, que j’avais pas envie de me faire malmener dans mes loisirs, que le sport doit me faire du bien et pas de mal.

retraite yoga

Là, par exemple, on a fait de la méditation sur la plage… Vie difficile !

Et puis le Maroc, et puis la révélation. Une prof bienveillante mais exigeante qui n’allège pas son programme alors qu’au matin du 4e jour, on s’effondre sur la première posture demandant un minimum d’équilibre. Dur ? Oui mais il n’y a pas ce sentiment d’échec : oui, on est fatiguées et, oh, devinez quoi ? C’est normal. Je n’arrive pas à faire les postures que sur les mains parce que j’ai peur de tomber ? Pas de soucis, j’y arriverai plus tard, chacun son rythme. Par contre, je gère pas mal le pont si vous voulez savoir. Oui, le yoga est une discipline exigeante mais NON, on n’est pas là non plus pour être performante. Non, je ne suis pas nulle, je sais gérer certains exercices, d’autres moins, c’est normal, en fait…

Bon, faut m'aider un peu car toute seule, j'arrive juste à me mettre sur la tête. Et c'est déjà pas mal

Bon, faut m’aider un peu car toute seule, j’arrive juste à me mettre sur la tête. Et c’est déjà pas mal

Fin de séjour, je rentre en France, heureuse, sereine, motivée, prête à mordre la vie à pleine dent. Première mission : voir les cours que donne la prof que j’ai eue au Maroc pour m’inscrire et pratiquer. Parce que j’ai besoin de sérénité mais j’ai aussi besoin de me prouver qu’à force de travail, je peux arriver à faire des choses… même à tenir sur les mains si je veux.

bouddha-et-mudra
Bref, moralité : il faut savoir relativiser certains “échecs” qui ne devraient même pas porter ce nom là, d’ailleurs. C’est une leçon qui s’applique à tout. Prenons l’exemple du travail : parfois, sur un dossier, vous n’êtes pas à votre optimum ou vous ne comprenez pas les attentes de la personne en face et elle aura de vous une mauvaise opinion. Ce qui ne veut pas dire que vous êtes mauvais dans l’absolu mais que dans ce cas, ça l’a juste pas fait. Idem en amour : une rupture ne veut pas dire que vous êtes une personne horrible dont personne ne veut mais qu’avec la personne qui vous quitte, ça ne le fait pas pour une raison X ou Y. Et je prends là une grande résolution, la plus dure de toutes mes résolutions : arrêter de m’évaluer dans le regard des autres.

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Bref, une nouvelle ère commence : une ère où Nina devient accro au yoga. Mon objectif ?
Ca :

Bakasana, le corbeau

Bakasana, le corbeau

Et ça :

sirsasana
Mais surtout ça :

Les-5-cles-de-la-serenite

(et enfin ça, on va pas se mentir non plus) :

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Et si tu lisais avant de retweeter

Les réseaux sociaux sont un univers fascinant. Même si je rêve parfois d’une autre carrière, ce qui ne me lassera jamais, c’est la petite sociologie que je peux faire là dessus. Et parmi mon sujet de fascination : le besoin viscéral de tweeter les infos le plus vite possible, commenter sans lire. Quitte à avoir l’air très con par la suite.

Commenter sans lire

Il y a quelques semaines, France Dimanche balance sur les réseaux sociaux “Nicolas et Carla, la séparation !”. Aussi sec, les réseaux sociaux s’enflamment, les internautes traitent très élégamment Carla de pute (faudra que je revienne là dessus, aussi), rappelant sa longue liste de conquêtes et se gaussent sur cette rupture. Sauf que… ben, y a pas de rupture en fait : en lisant l’article (payant, bien évidemment), on découvre que le couple se sépare… d’un chien. Voilà, voilà. On s’est donc ramassé un gros vomi bien sexiste pour rien, youpi ! Et c’est un plaisir de vous mettre le nez dans votre caca en soulignant que vous n’avez pas lu, trop occupés à sortir la meilleure vanne en premier.

twitter-cafe

Sur les réseaux sociaux, je classerai les internautes hyper réactifs en deux clans :

  • ceux qui se croient au stand up, les stackhanovistes de la punchline qui bondissent sur le moindre os à ronger pour essayer de faire le buzz à tout prix. Retweete-moi, retweete-moi, retweete-moiiiiii ! Bon évidemment, à un moment, tu finis par te planter sauf que ces comptes étant fortement suivis, un hoax est vite diffusé
  • ceux qui veulent se donner une image d’éclairé et vont faire feu de tout bois. Un article d’actualités ? Hop, hop, je retweete, je commente, je suis celui/celle qui sait, regardez ! Alors que pas forcément justement vu qu’ils balancent tout ce qu’ils voient passer sans filtre et sans prendre le temps de lire. Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes qui gueulent parce qu’on ne parle pas des attentats de Beyrouth ou Lahore alors que, si, les journaux en ont parlé mais que, juste, personne dans ses communautés n’en a parlé. Mieux, ceux qui postent un courageux statut « ah et personne ne met le drapeau pakistanais en PP, hein, bravo! ». Non, c’est vrai… toi le premier d’ailleurs.

enerve

Bref, ça étale sa fausse science à toute vitesse parce que… je sais pas, le besoin de la primeur de la réaction ? Le 1er avril, les décodeurs ont écrit un article sur le fait que plus on fréquente les réseaux sociaux, moins on lit. Réactions indignées de tas de commentateurs qui viennent expliquer que non, c’est pas vrai, eux, ils sont sur Facebook mais lisent 3 livres par jour ou à l’inverse ceux qui pleurent sur cette génération de jeunes décérébrés et incultes, pia pia pia. Penchons nous un peu sur cet article :

decodeurs

J’avoue, j’ai joui.

Et je m’interroge sur ce besoin de donner son avis sans réellement savoir de quoi on parle. Et je parle de ce cas mais le nombre de fois où j’ai eu des “débats” avec des fachos décérébrés à qui tu envoies des articles pour un peu chiffrer ton propos et qui te répondent en 2 secondes “c’est de la merde cet article”. Tu l’as même pas lu, mec… Du coup, je questionne régulièrement “mais tu as lu ce que je t’ai envoyé ?”, question qui reste étrangement sans réponse. Parce qu’en plus, c’est ça qui est magique : je commente sans lire mais je ne l’admettrai jamais comme le prouve ce commentaire sur l’article sus nommé :championne

champion-connard

Je comprends les réactions épidermiques, à chaud, il m’en arrive d’en avoir sur certains sujets mais je me renseigne aussi, je lis, j’essaie d’aller un peu plus loin que “j’ai lu un titre d’article, je suis pas d’accord et je me sens obligée de le dire”. Peut-être aussi parce qu’en tant que professionnelle des réseaux sociaux, je connais un peu trop les titres “mendiants du clic” pour me laisser berner… et surtout que finalement, il y a toujours matière à creuser et il est intéressant de se cultiver à minima. Ok, on en n’a pas toujours le temps mais… vous savez quoi ? On a aussi le droit de ne pas avoir un avis sur tout, de ne pas s’exprimer si on n’est pas sûr, si on a un doute. L’important n’est pas tant de réagir en premier mais de réagir de façon éclairée…

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Et en plus, ça vous évitera de passer pour un-e con-ne

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Comment vivais-je sans lui ?

Parce qu’en ce moment, l’actualité m’énerve prodigieusement et que j’ai beaucoup à en dire, parce que j’ai encore plein de trucs à raconter sur le Canada et parce que j’arrive pas trop à écrire sur ma série sur les plans culs, je vous propose aujourd’hui un article niais sur l’Amour à base de “mais comment vivais-je sans lui, avant ?”. Apologie du couple heureux

Couple heureux

Oueeeeee !

Intérieur nuit, quelque part entre 23h et minuit, deux corps lovés l’un contre l’autre, peau contre peau, un sourire se dessinant sur mes lèvres. Mon esprit flotte et quitte peu à peu sa pleine conscience pour glisser doucement dans le sommeil. Les nuits où je m’endors avec lui, j’ai rarement de pensées parasites de type “je suis en retard sur mon dossier, comment faire ?” “Ca va être serré niveau tunes ce mois-ci”, “comment il/elle m’a énervée aujourd’hui, j’aurais dû lui dire ça pour lui clouer le bec”. Rien de tout ça. Je cède doucement au sommeil, certaine d’avoir mon content de repos, sans cauchemars.

conseils-pour-dormir-en-couple

Mais comment vivais-je sans lui, avant ? Je sais pas vous mais c’est souvent une question qui vient gentiment me titiller quand je suis heureuse en couple avec quelqu’un… Il y avait un avant, il y a un pendant. Et autant vous dire qu’avec Victor, ces derniers temps, le pendant se démarque remarquablement de l’avant, notamment sur cette histoire de sommeil : célibataire (ou quand je dormais sans lui), je me couchais rarement (jamais) avant 2h du matin et autant vous dire que je ne connaissais pas de réveil riant. Ces derniers temps, on fait un 23h/0h – 7h du mat sans ciller. Même le week-end, on commence peu à peu à émerger avant une heure à deux chiffres. Mais ne remplace-t-on pas finalement des habitudes par d’autres qui nous rend l’autre indispensable ? Si je prends mes dernières grosses ruptures, il y a toujours une peur primale dans la séparation : comment vais-je vivre sans l’autre ? Même si on ne s’aime plus, même s’il faut parfois arrêter les frais, on renonce aussi à son petit confort de vie, ces petites habitudes rassurantes. Quand je romps avec quelqu’un avec qui je suis restée quelques temps, il me vient toujours cette même exigence : “on reste amis, hein ?”. Parce que la vie sans lui me paraît inconcevable.

Bon, c'est sûr que quand ton ex, c'est le frère de ta meilleure amie, t'as pas trop le choix de rester en contact

Bon, c’est sûr que quand ton ex, c’est le frère de ta meilleure amie, t’as pas trop le choix de rester en contact

Et pourtant… Si je compte mes ex dans mon entourage immédiat, on arrive à peu près à… zéro. Quelques textos de bonne année/ joyeux anniversaire échangés avec Guillaume 1er et c’est tout. Et je le vis très bien. Parce que oui, dans une relation amoureuse, l’autre devient à un moment un rouage important, essentiel, de notre vie. Comme notre meilleurs amis, notre famille. On s’ébahit d’avoir pu vivre sans lui ou elle avant mais finalement, ce qu’on n’a pas ne peut pas nous manquer. Et puis n’oublions pas : en amour, l’ocytocine nous saupoudre tout d’une jolie couche de paillettes.

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Mais en attendant, en m’endormant hier soir, j’étais juste bien. Alors j’ai envie de dire : merci ocytocine et merci ma vie avec lui. Des fois, le bonheur, ça fait du bien.

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Couple : pauvres victimes de l’amour

Lundi matin, je branche mon Twitter et là, je vois un déferlement de tweets sur… non, pas David Bowie (enfin, si, aussi) “quand tu es en couple, tu renonces à”. Ah oui, le couple, ce grand sacrifice ! Alors nous avons bien sûr quelques jolies réponses amusantes et mignonnes tendance neuneu :

Quand tu es en couple, tu renonces à... hashtag et réponses rigolotes

Mais certaines me mettent légèrement mal à l’aise :

Quand tu es en couple, tu renonces à... les réponses qui font peurAlors révélation : si tu te sens oppressé dans ton couple et que tu renonces à tes libertés, c’est que tu devrais changer de partenaire au plus vite.

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Je l’ai déjà dit mais je vais me répéter : la passion amoureuse telle que vendue dans les romans et films est nocive 9 fois sur 10. Là, je suis en train de lire After saison 2 (“saison”, ça me donne envie de jeter le truc direct aux ordures, déjà) et je suis littéralement ulcérée de voir qu’Anna Todd nous explique qu’un amour parfait, c’est juste être victime d’un pervers narcissique. Le mec est violent, abusif, il s’impose dans la vie professionnelle de la fille, l’enferme dans un appartement, la coupe de sa famille, de ses amis (enfin, non, elle n’en a pas), lui fait des scènes de jalousie partout, tout le temps, y compris sur son lieu de travail à elle, prend les mêmes cours qu’elle pour la surveiller, lui vole sa voiture pour la réparer. En fait, il était tout le temps là, elle peut pas faire un pas sans qu’il apparaisse et menace de péter la gueule de tous les hommes daignant lui parler. Alors toi, fille, tu dois te casser au plus vite et toi, mec, va te faire soigner. Mais c’est de l’amour tu comprends…

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Non, je comprends pas. Si pour toi, l’amour, c’est passer plus de temps à pleurer qu’à être heureux, c’est que tu as sans doute trop regardé les Feux de l’amour petit en prenant ça pour une vérité absolue. Bien sûr, il faut faire quelques concessions car on se partage l’espace à deux mais si ça vous rend malheureux, c’est que vous n’êtes pas avec la bonne personne. Si je prends ma relation avec Victor, nous n’avons pas forcément les mêmes centres d’intérêt, on s’installe peu à peu dans une routine : moi j’écris pendant qu’il code ou mixe et tout va bien. Je ne lui ai pas demandé de mettre un casque quand il fait sa musique ou je ne le prive pas de jeux vidéos… surtout que bon, depuis qu’on a réactivé ma Nintendo DS, c’est plutôt moi qui abuse un peu. On essaie de trouver notre rythme et notre équilibre alimentaire, on ne renonce à rien. Alors, oui, c’est sûr que je peux pas dormir en travers du lit et je ne peux pas m’improviser chanteuse de comédie musicale en pyjama si l’envie m’en prend mais… d’abord ça doit m’arriver une fois par an. Mais surtout je ne renonce pas à l’essentiel. Je veux sortir avec mes amis ? Ben je le fais et réciproquement. Il veut se faire un Festival à Amsterdam ? Ben va… La confiance étant un pré requis dans notre couple, on peut partir chacun de notre côté sans inquiétude ou jalousie.

Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage

Moi je pars toute seule aux Philippines et je me selfise sur la plage

Alors évidemment, ceux qui ont répondu à ce hashtag ne savent peut-être juste pas ce qu’est un couple et répondent par clichés… et c’est précisément ce qui m’inquiète. On nous vend tellement d’histoire d’amours toxiques que ça en devient presque la norme. On nous fait croire que l’amour, c’est du sacrifice : du plus superficiel (toujours être épilée au poil… je suis une très mauvaise élève) au plus dérangeant (ne jamais refuser les envies sexuelles de son/sa partenaire, se séparer de certain-e-s ami-e-s dérangeant notre moitié). Mais alors expliquez-moi : ça sert à quoi de se mettre en couple si c’est pour souffrir ? Je sais pas vous mais moi, perso, si je dois juste sacrifier ma liberté, mes amis, voire ma famille dans les cas les plus sévères juste parce que c’est ça “l’amour”, mais j’en veux pas ! Je me fais suffisamment chier à sourire et faire des courbettes hypocrites au boulot pour pas m’amuser à faire la même en rentrant à la maison.

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Bref, ton couple est une souffrance : barre-toi. Tu n’as plus le droit de dire ou faire ce que tu veux ? Barre-toi ? Ton mec/ta nana pense que tu dois être comme ci ou comme ça, parler à telle personne et pas à celle là ? Barre-toi. Etre en couple n’est en aucun cas une obligation, on peut très bien vivre seul (si, si) donc réfléchis bien : est-ce que cet “amour” faut vraiment que tu paies le prix fort ? Dédramatisons la rupture : si c’est pour se sentir mieux et plus libre, ce n’est pas un échec mais bel et bien une victoire. Sur soi, sur sa dépendance à l’amour (enfin, l’idée qu’on en a), sur la société qui nous impose à marcher par paire, quitte à tomber sur une personne abusive et toxique. Je pense que pas mal de twittos ayant joué avec ce hashtag devraient sincèrement se poser la question

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Quoi ? On ment sur les réseaux sociaux ?

La semaine dernière, l’univers des réseaux sociaux a subi un véritable séisme : Essena O’Neill, star d’Instagram, a fait une terrible révélation : tout n’est pas si rose au pays de la photo de smartphone refiltrée. Et oui, on peut être star d’Instagram, chut. Essena a poussé un cri du coeur : “non, les réseaux sociaux, c’est pas la vraie vie”. Mazette, quelle révélation !

Ceci est une pause tout à fait naturelle

Ceci est une pause tout à fait naturelle

Il y a un bon paquet de temps, j’ai eu pour ambition de rédiger quelques articles appelés “mise en scène du soi sur les réseaux sociaux” parce que oui, tout est orchestré pour faire un peu rêver. Je veux dire, qui irait sur les réseaux sociaux si c’était pour voir la gueule des autres au réveil ou pour lire des “aujourd’hui, il ne s’est rien passé” ? Les réseaux sociaux, c’est le plus grand soap opera du monde : du rire, des larmes, des grossesses (beaucoup, d’ailleurs, mon entourage ne semble pas concerné par la baisse des naissances en France, j’ai presque plus vite fait de faire la liste de mes copines pas enceintes que celles qui le sont…), des mariages, des ruptures, de la violence… Un vrai cocktail d’émotion brute… ou presque.

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De temps en temps, je cause avec mon ex, Guillaume 1er, qui m’explique qu’il refuse d’aller sur Facebook parce qu’il veut pas que le géant américain sache tout de sa vie. Je peux comprendre qu’on se soucie de l’utilisation de ses données personnelles et de la protection de sa vie privée mais… on n’est pas obligé d’absolument tout partager non plus. Sur mon Facebook perso, peu de publications : mes voyages, quelques instants heureux, quelques articles plaisants. A la limite, mes likes et mes commentaires doivent en dire bien plus si on les cherche : “Bonjour, je suis féministe et gauchiste, je me sens d’humeur à expliquer aux machistes et xénophobes à quel point leur vision de la société pose problème”. En gros. Brut de pomme de décoffrage* la meuf. Et je me dis que mon vrai moi devrait un peu se calmer sur le sujet car on ne sait jamais qui lit la conversation et qui pourrait retenir mon nom en négatif. Genre le recruteur d’une trop super boîte où je pourrais postuler un jour, on ne sait pas. Mais voilà, sur mon vrai moi, en ce que je poste, y a pas grand chose sur Facebook et sur Twitter et LinkedIn, je suis insupportable de fayotage en mode “HE SALUT JE SUIS L’ACTU DES RESEAUX SOCIAUX, T’AS VU ?”

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Infographie piquée à Jérôme Deiss

Oui, on pose sur les réseaux sociaux, bien sûr qu’on pose sur les réseaux sociaux. Matez le profil de n’importe lequel de vos amis, vous noterez que les photos les moins avantageuses sont postées par les copains qui ont eu le taggage vache. Enfin, si la personne a eu le courage d’assumer… J’avoue sans honte m’être détaggée de photos où j’étais vraiment horrible, surtout celles datant des prémices de mon adolescence… Pour le reste, belles photos avec du sourire en veux-tu, en voilà, des cheveux shiny, un corps environ parfait, un lieu paradisiaque.

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Oui, on met en scène, quelle surprise ! Sur mes réseaux professionnels, je sélectionne les infos que je diffuse en fonction de l’image que je veux donner de moi. Lorsque je cherchais à quitter ma précédente boîte, j’avais envie de tenter l’aventure du côté du paid et du RTB et relayais de nombreux articles sur le sujet sur mes réseaux. Aujourd’hui, j’essaie de construire quelque chose autour de la data et de l’e réputation donc… Et j’évite de publier mes résultats à Candy Crush ou 2048 parce que non, ça ne donne pas une image de fille brillante qui résout des casse-tête mais plus une fille accro à son mobile (qui serait bien foutue de tenter de battre son record en réunion et de nous pourrir le Facebook avec ses invitations à jouer pour gagner des vies). Je ne comprends pas l’aspect révolution de ces révélations. S’il est drôle de voir les photos retouchées en mode “je fais genre que je passe un bon moment alors que j’ai posé pendant 3h dans le froid”, je ne vois pas qui est vraiment naturel sur ces réseaux sociaux. On ne poste pas gratuitement, jamais, il y a toujours un but… et celui-ci est quand même dans 75% du temps de donner une image de soi. Les 25% restants sont partagés entre la râlerie et l’envie d’expliquer à un inconnu qu’il a tort (je plaide complètement coupable).

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Parfois, j’ai envie de créer un compte “la vraie vie nulle de *pseudo à trouver*” justement pour illustrer le fait qu’on ne poste jamais rien par hasard sur les réseaux sociaux.

* Expression honteusement volée à Tutotal

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La passion amoureuse, c’est de la merde

Non, cet article ne parlera pas d’une rupture avec Victor, tout va très bien, merci. C’est juste une constatation que nous avons eu tous les deux un matin que nous discutions au lit en sirotant notre café (notre vie est si dure). Je vais donc vous parler ici de la passion amoureuse ou comment un concept bancal est censé te faire avaler les plus grosses couleuvres du monde.

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(je lis Anna Karénine en ce moment, mieux vaut tard que jamais)

Prenons n’importe quelle comédie romantique, le matériel parfait pour étudier une certaine image de l’amour. Scénario classique : ils se rencontrent, ils s’aiment, il se passe un truc nul, ils se séparent, l’homme se bat pour reconquérir sa belle, elle finit par oublier ce qui avait causé la rupture car au fond, elle l’aime, ils se remettent ensemble et fiiiiiin, happy end ! Voilà, vous voyez ? Dès le départ, on nous explique que l’amour, ça fait quand même mal et que le vrai amour, si tu dois pas te battre et avaler 3 litres de glace devant un film nul en pleurant, c’est que c’est pas de l’amour. Vous auriez une corde que je me pende ?

lamour-fait-mal

La vie de couple n’est certes pas tous les jours un long fleuve tranquille, il faut savoir faire des concessions pour trouver un juste équilibre et parvenir à limiter les engueulades. Mais de là à nous expliquer que si tu vas pas coller ton visage à ta fenêtre un jour de pluie car “il pleut sur la ville comme il pleut sur mon coeur”, que tu n’as pas pleuré sur cet amour difficile mais à la fin qui triomphe, ce n’est pas de l’amour… Je suis désolée mais non. Si je prends mon cas personnel, ma dernière relation longue me filait souvent envie de pleurer, j’essayais de me raconter des histoires pour y croire. Avec le recul, je me rends compte que plutôt que d’être amoureuse, j’étais malheureuse et entêtée et je peux vous garantir qu’en fin de compte, l’histoire n’était pas si belle. A l’inverse, avec Victor, les choses sont plus cools, plus sereines et je me suis rarement sentie aussi bien dans mes baskets.

Young beautiful woman jumping with a scarf

Mais ce qui me dérange surtout dans cette passion amoureuse douloureuse, c’est que ça fait le lit de tous les connards et connasses en tout genre, genre les pervers-es narcissiques. Ah, c’est sûr que si vous considérez que l’amour doit vous en faire chier des ronds de chapeau, avec eux/elles, vous allez être servis. Du genre à aller fouiller dans votre téléphone et vous faire une scène sur ce qu’ils ont trouvé (même si le seul reproche est que vous avez l’indécence de vous confier à vos amis… ceci est une histoire vraie). Du genre à provoquer des disputes à longueur de temps et à vous pousser à finalement vous excuser, ce genre de choses. “Mais je l’aime, tu comprends…” . Oui, je comprends, moi aussi, j’ai aimé au delà de la raison…

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Quoi que… Est-ce réellement ça, aimer ? Chacun sa définition, bien sûr, mais il me semble qu’aimer est plus synonyme de construire quelque chose à deux (ou plus, après tout) que de se détruire à petit feu. Non parce que d’où l’amour mérite-t-il qu’on souffre et qu’on se sacrifie à ce point ? Non parce qu’autant je conçois qu’on fasse des efforts pour son roudoudou d’amour, autant renier tout ce qu’on a été, renoncer à ses amis et ses passions pour cet être aimé, je vous jure que c’est malsain et que ce n’est pas de l’amour. C’est de la connerie.

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Mais voilà, on nous a dit que l’amour, c’était fou, absolu, c’était s’embrasser sous un orage torrentiel en s’en foutant de choper une pneumonie (j’ai vraiment vu cette scène à New York : alors que j’étais sanglée dans mon magnifique Kway, de jeunes gens s’embrassaient à perdre haleine dans Bryant Park. J’ai pas osé les photographier mais je savais bien que cette photo aurait pu me servir, damned !). C’est pas s’avaler une pizza devant Mr Robot en discutant de la vie, ça, non, pouaaaah ! Alors oui, vous avez le droit d’être masochiste et d’aimer quand ça fait mal… mais vous pouvez admettre aussi que vous n’êtes pas le personnage d’un roman ou d’un feuilleton et que ce n’est pas pour autant que votre histoire n’est pas magique, à sa façon. Celle qui vous donne le sourire chaque matin, par exemple.

Pour compléter mon article, cette vidéo de Personne ne bouge qui illustre précisément le type d’amour qu’on nous vend au cinéma

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Change… de cheveux pour commencer

Ces derniers temps, je suis fatiguée, blasée, lasséeeeeeeeee. Toujours ma crise existentielle qui n’en finit pas de ne pas finir (vu que je n’ai pas trouvé la solution à “je sers pas à la société, que faire de ma viiiiiiiiie ?”. En gros), beaucoup de travail qui me provoque une crise d’asthme mental qui n’en finit plus. Non mais juste pour illustrer la violence du truc : dimanche, après un petit massage en duo et un déjeuner tranquille, Victor et moi retournons chez lui pour traîner un peu et s’offrir une sieste. Et là, j’ai dû rentrer chez moi pour bosser. Quitter les bras accueillants de mon mec pour bosser. Un dimanche. Voilà.

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Alors des fois, tu as envie de changement mais :

  • tu n’as pas forcément envie de changer de boulot parce que t’es quand même bien placée dans la hiérarchie, que tu peux continuer à creuser un peu ton trou et que, quand même, y a des sujets intéressants. Là, par exemple, je me frotte au community management sur un film, truc que j’avais très peu fait (étonnant au vu de ma grande cinéphilie…)
  • T’as la méga flemme de repartir passer des entretiens et co alors que ça ne fait que 9 mois que tu es là et que, surtout, tu n’as aucune idée de ce que tu veux faire ensuite (cf crise existentielle). Je veux dire changer pour faire pareil, je vois pas ce que ça va m’apporter à part des giclées de stress parce que tu passes des entretiens en cachettes aux petites heures de la matinée, à l’heure d’avaler un sandwich ou en fin de journée quand tu as le cerveau en compote, que tu cours pour pas te faire gauler. Tout ça pour faire pareil mais ailleurs. Peut-on dire que le fait de changer de lieu de travail pour faire pareil est un changement ? Heu… mmmm, pfffff. En plus, ma boîte déménage dans une quinzaine de jours donc voilà.
  • côté vie privée, tout va bien merci donc rien à changer
  • côté appart, c’est pas à l’ordre du jour non plus, merci
Lonely girl with suitcase at country road.

Lonely girl with suitcase at country road.

Alors niveau changement dans ma vie, il ne reste pas grand chose. Eventuellement me trouver une nouvelle marotte (mais j’en change déjà tous les 18 jours en moyenne) ouuuuuu… travailler sur mon physique. Une intro de 373 mots tout ça pour vous dire que je suis allée chez le coiffeur.

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Le coiffeur, ah, le coiffeur. Vous ne vous imaginez pas la prise de tête que ça peut être. Tête, cheveux, vous l’avez ? Je suis très fatiguée, j’ai le droit de dire de la merde. Je considère depuis longtemps que mes cheveux font partie de mes atouts séduction vu qu’ils sont bien épais et souples. Donc l’un des gros drames de ma vie, c’est de trouver un bon coiffeur et c’est chaud. Rapide histoire : j’avais une coiffeuse bien bien dans ma ville natale mais aller chez le coiffeur quand je descends moins de 48h de temps en temps, ça devenait compliqué. Donc je suis partie à la recherche d’un coiffeur sur Paris et là, j’ai souffert. J’ai commencé par un coiffeur “sans rendez-vous” qui a commencé par une attente d’une bonne demi-heure calée sur un quart de fesse sur un tabouret coincé dans un coin d’un salon bondé où ça virevoltait autour de moi (sans me coiffer pour autant). La fille qui prit mes cheveux en main fut fort sympathique mais pour la détente, on repassera. Puis j’ai testé des Tony and  Guy pour me faire coiffer par des hair artists qui me faisaient tous la même coiffure, un salon avec un coiffeur bipôlaire qui me mettait super mal à l’aise (paie ta détente, encore).

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Puis j’avais trouvé mon parfait partenaire de cheveux, un gars sympa qui s’occupait bien de ma chevelure folle, qui m’a accompagnée sur les chemins de la rousserie avant de m’amener en blondie. Mais il a fini par me quitter pour s’installer au Luxembourg… le pays, pas le jardin (oui, j’ai posé la question) avec sa femme et son fils. Et on est repartis pour une errance : d’abord sa remplaçante qui m’avait fait une coiffure atroce très en vogue chez les dames d’un certain âge et qui m’abandonnait régulièrement dans un coin du salon, me bousillant un après-midi (paie ta détente, encore et toujours) puis le salon “juste à côté de chez moi” où on retourne au principe de gens qui passent pour un coup de ciseaux. Comme ils ne refusent personne, je me suis donc retrouvée abandonnée 45 minutes au bac parce que tu comprends, faut laisser poser le shampoing (Mais…). J’ai fini par m’énerver, paie ta détente. Bon, la 2e tentative fut plus réussie.

When I was blonde... et un peu hipsta

When I was blonde… et un peu hipsta

Puis samedi, je suis allée chez un coiffeur hipster grâce à une réduc sur Balinéa (mon site préféré), un relooking cheveux. Parce que voilà, puisque je peux pas changer plein de trucs dans ma vie, je peux travailler sur mes cheveux (enfin, les confier à un spécialiste) puis ça tombe bien, j’avais des racines quasi blondes avec le soleil. Donc après 2h de papouillages (il existe peu de choses au monde aussi kiffantes que le massage crânien, avouons-le), je ressors de la brune à nouveau avec des mèches et des dégradés, des boucles travaillées, on aurait dit que j’allais enchaîner direct avec la soirée des Oscars. Bon, un shampoing plus tard, reste une couleur et un dégradé impeccable mais sur le coup, ça a fait du bien.

J'avais de super photos mais elles sont dans mon mobile mais ce dernier est chez moi à l'heure où j'écris alors que je suis au boulot alors vous avez une photo moins marrante et un oeil, voilà

J’avais de super photos mais elles sont dans mon mobile mais ce dernier est chez moi à l’heure où j’écris alors que je suis au boulot alors vous avez une photo moins marrante et un oeil, voilà

J’ai souvent travaillé sur mon apparence quand j’avais besoin de changement mais que je ne pouvais rien enclencher. Après la rupture avec l’Italien, après une période d’un an et demi à me prendre des baffes, j’ai décidé de marquer un virage… en devenant blonde. Puis quand j’ai changé de poste en septembre, j’ai voulu re-marquer le coup en devenant brune. Là, en parallèle, je joue à me faire des “challenges” sportifs genre les challenges 15 km où je vais à la salle de sport et je fais 15 km sur différentes machines. En général : si je suis seule, 6, 5 km de vélo elliptique, 3,5 km de vélo, 3 km de tapis de course (je marche) et 2 km rameur; si je suis avec Anaïs, je fais 6,5 km sur vélo, 6,5 sur vélo et 2 sur rameur. Dès que ma boîte aura déménagé, je rajouterai le challenge 7 km : 7 km de nage par semaine. En parallèle, j’essaie de suivre un programme “Low sugar no soda”. Low sugar parce que le no sugar me fait quand même chier mais j’aimerais limiter ma conso de sucre aux fruits/ jus de fruits (composés uniquement de fruits, sans sucres ajoutés) et à quelques yaourts. Le no soda, c’est plus pour tester un truc. En fait, j’ai un souci de dyshidrose aux pieds depuis 5 ans, c’est insupportable. Mais j’ai eu 2 grosses périodes de rémission : quand je me suis cassé la jambe y a 5 ans, j’ai plus du tout eu de dyshidrose pendant 2 mois puis là, après les Philippines, j’ai rien eu pendant un mois et là, ça revient. J’ai tendance à identifier une cause alimentaire vu que ça ne correspond pas à mes pics de stress. Donc j’ai deux suspect principaux : le chocolat et les sodas (je bois beaucoup trop de Coca Zero). Je commence par virer donc le coca et je verrai.

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Bref, en attendant de trouver ma voie, je change mon apparence. Peut-être que ça ne fera aucune différence mais au moins, ça m’occupe. Puis je vous ferai peut-être chier avec des infographies de mes performances sportives… Juste pour m’entraîner à faire quelques infographies en fait.

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On perd vite le manuel des rencards réussis

Par Audrey

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Après la soirée de l’angoisse avec mes copines censées m’insuffler du courage pour ce premier rencard post longue relation amoureuse, je décide que j’ai pas besoin d’aide. Ca va, je ne suis plus une jeune pucelle rougissante. J’ai passé trois ans avec le même mec et j’ai eu une vie avant lui : plus experte des mecs que ça, tu meurs.

Le fétichisme des pieds, in ou out ?

Et je meurs, justement. De stress. Parce que bon, en trois ans, y a peut-être quelques trucs qui ont changé en matière de drague et mes copines ont préféré me prévenir sur les risques de finir découpée à la scie sauteuse et balancée dans la Seine en menus morceaux plutôt que de me dire si les rendez-vous galants, ça marche toujours pareil. On est toujours dans le bon vieux resto ou vive les apéros dînatoires ? Et on sort où maintenant à Paris pour passer une bonne soirée sans passer pour la meuf dépassée face aux hypra branchées parfaites jusqu’au bout des orteils. Tiens, au fait, faudrait que je pense à me faire une petite pédicure maison, peut-être que ce monsieur va voir mes pieds et les ongles un peu pas faits, ça le fait pas. Où on est-on du fétichisme des pieds, d’ailleurs ? In ou out ? On ne me dit rien, à moi !

Respire, ma fille, respire. Un, deux, trois, tout va bien se passer, ce n’est qu’une question d’organisation. D’abord, lançons les travaux de fond appelés aussi “bah, tiens, enfin une bonne occasion de me chouchouter”. Un peu de cire sur mes poils (c’est pas la mode les poils à tout hasard ? Ca m’arrangerait…), un peu de produits tout doux sur mes cheveux et ma peau, un peu de vernis sur mes doigts… Telle Cendrillon, j’émerge de mon petit nuage magique et… point de miracle. Le souci quand tu vis en couple et que tu te crois à l’abri de toute rupture (ERREUR), c’est que tu en profites pour te la couler douce sur les quelques gestes beauté qui t’ennuient le plus. A savoir pour ma part : épilation stricte (ça va, lui aussi, il a des poils et je ne lui dis rien), vernissage impeccable (selon une loi universelle, il est impossible de conserver une couche de vernis dans son intégralité plus de 8h… un peu comme les collants, impossible d’en porter un sans le filer toute une journée), silhouette impeccable. Je me masse le haut du nez en soufflant puis je hausse les épaules. Y a bien que les magazines féminins pour croire qu’on n’a aucune chance si on ne ressemble pas à une fille de leur canard. D’ailleurs, même les filles de leur canard ne se ressemblent pas et vu que Photoshop n’existe pas dans la vraie vie, on fera avec ce qu’on a.

 M’a-t-il draguée car il me sentait désespérée ?

Etape suivante : les vêtements. Dans la mesure où il ne fait pas particulièrement chaud, tout ce qui implique de dévoiler mes jambes avec juste un peu de voile autour me donne envie de pleurer. Bon allez, va pour mon petit jean fétiche, il me fait un cul d’enfer et ça dédramatise un peu la rencontre : je joue pas ma vie sur ce rencard, t’emballe pas mec. Par contre, pour le haut, l’hésitation monte d’un cran : décolleté or not ? En dévoiler un peu mais pas trop pour donner l’envie d’en voir plus mais sans envoyer le message “j’ai tellement la dalle que tu n’as rien à faire pour m’avoir”. Non, non, pas trop, soyons dans le suggéré… Ah oui, autre chose que j’ai un peu délaissé pendant ma vie de couple : ma grande-robe sexy. J’avoue que la mode sweat a eu avec moi l’une de ses plus ardentes défenseuses…

Deux heures plus tard, le contenu de mon armoire a envahi mon appart et je ne suis toujours pas plus avancée. Au fond, est-ce que tout cela a vraiment une importance ? Le mec m’a adressé la parole dans un bar où j’étais la seule à ne pas être fringuée en mode slut donc soit il aime les filles simples… soit il aime les filles désespérées, en période “basse estime de soi” parce que ça fait des proies faciles…

Je me jette sur mon lit et soupire… C’est fou comme, tout à coup, mon ex me manque… Soit on nous ment en nous disant que le célibat, c’est trop cool… soit c’est moi qui ne suis pas faite pour ça.

 

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