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Le stress pré vacances

Juste avant de vous parler de mes vacances en Thaïlande, parlons de ce que je déteste par dessus tout : le stress pré vacances. Vacances J-2, 3 ou 4. Alors que dans votre tête, vous commencez à exécuter la danse de la victoire, votre corps, lui, est lancé dans un terrible sprint final, une course de longue haleine nécessitant de mêler endurance et vitesse que nous appellerons « la course de la to do list ». En gros, le lundi, tu arrives en te disant « hiiiiii, dernière semaine avant vacances » puis tu regardes ton cahier to do list (oui, j’ai un cahier dédié à ma liste de tâches) et là, ça te prend à la gorge, la terrible angoisse. TOUT CA ?? BOn, respire ma fille, tu peux le faire, tu sais le faire. Un petit reporting, ça va vite. Un planning édito ? Les doigts dans le nez. Hop, hop, travaillons pour obtenir ce plaisir subtil et éphémère de cocher la case pour dire que c’est fait. Sauf que tes clients, ils s’en foutent un peu de ta belle to do list rédigée avec soin le lundi matin. Eux, leurs demandes, c’est tous les jours de la semaine, c’est normal. Arrive mon fameux phénomène d’asthme mental. Ou plutôt de noyade mentale : tu es enfermé dans une boîte et le niveau de l’eau ne cesse de monter, tu essaies d’écoper avec une mini éponge mais tu ne peux endiguer le flux. Et ton taux de stress est proportionnel au niveau de l’eau, tu commences à flirter avec la panique, voire l’hystérie : au secours ! Alors à un moment, tu tries. Tout est urgent, rien ne l’est, donc. Tu priorises du mieux que tu peux, tu essaies de réduire au maximum les délais d’exécution. Tu pleures dès que ton téléphone sonne et que tu sais qu’au bout du fil, la personne a une demande « urgente » et qu’elle aimerait même que ce soit fait pour hier. Il y a des jours où je me dis que je devrais rapidement inventer une machine à voyager dans le temps, ça devient urgent là. Donc tu dis oui, tu dis non, tu pars deux minutes de ci de là à accéder aux petites requêtes doivent être exécutées maintenant parce que « mais ça prend juste deux minutes ». Oui mais les minutes, une fois dépensées, tu les récupères pas. Et au lieu de mettre 3 minutes à faire une slide, t’en mets 15 et tu restes bloquée sur cette phrase entamée coupée en plein milieu car quelqu’un est venu te demander un truc. Mais qu’est-ce que je voulais dire déjà ? Comment terminer cet embryon de phrase qui danse sur ta slide blanche, comme s’il se moquait de toi. Les embryons de phrases sont mesquins. C’est la veille du départ et cette pute de to do list ricane en te montrant du doigt, en te faisant bien sentir que tu n’y arriveras pas. Tu fais de ton mieux, tu mobilises ton énergie en te répétant mentalement ton nouveau mantra : “efficacité”.Je peux le faire, je peux le faire. Ah ta gueule le téléphone ! Je sais qu’au bout du fil, mon interlocuteur veut que je fasse quelque chose en urgence, quelque chose qui n’est pas dans ma to do list. Maaaaaaaais, personne n’a entendu quand j’ai dit que j’étais en vacances le soir même ce qui signifie clairement “je dois finir à tout prix mes tâches ce soir alors tais-toi, laisse moi tranquille”. Mais non, tu n’avances pas, tu sens la pression monter, encore, encore, encore. 20h, tu n’en peux plus. Tu dois encore rentrer chez toi terminer ton sac et repartir chez Anaïs. Tic tac tic tac… Tu renonces, tu sais que tu ne peux plus, il te reste à minima une demi-journée de travail sur ta to do list. Alors tu ouvres un mail intitulé à peu de choses près : ce qu’il reste à faire. Puis tu ranges ton bureau, tu éteins ton ordinateur, tu dis au revoir aux deux qui restent puis tu prends l’ascenseur. Une fois les portes refermées, tu souris : tu es en vacances !

Pour fêter ça, je ramène une petite bouteille de champagne. Demain, nous serons dans l’avion destination la Thaïlande.

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Charlene, la princesse emprisonnée

Oui, c’est samedi et j’écriiiis mais je suis un peu larguée en ce moment niveau dates, y a que le kiné qui me permet de mesurer le temps écoulé. Non parce que j’ai écopé d’un mois supplémentaire de repos forcé. Du coup, je vis mon été par procuration et je lis la presse people. En fait, la convalescence, c’est un équilibre entre vacances et chômage, je me dois donc de lire Voici, acheté par mon papa tous les samedis. Et croyez bien qu’il est devenu le roi du camouflage du Voici au sein des pages viriles de l’Equipe Mag. C’est pas qu’il assume pas, c’est que Voici, c’est pour maman. Et pour moi.

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Et cet été, les magazines people me proposent un roman fascinant : l’histoire mystérieuse de la nouvelle princesse de Monaco, Charlene Wittstock Grimaldi. Pour ceux qui auraient autre chose à faire que de lire la presse people parce que, genre, ils ont deux jambes valides, je vous résume les faits. Charlene et Albert se côtoient depuis 5 ans et ont décidé de se marier, ô joie des Monégasques (je suppose, je ne connais pas de Monégasque). Sauf que trois jours avant le mariage éclate une terrible rumeur : Charlene aurait tenté de s’évader ! S’évader oui : elle aurait été rattrapée in extremis par la police à l’aéroport et ramenée à son futur époux, le passeport en moins. Lors du mariage, tous ont scruté les gestes de tendresse entre les deux époux, les baisers officiels plutôt froids et quand Charlene s’est mise à pleurer à Ste Devote, on ne savait plus si c’était de joie ou de détresse. Et là, ultime rebondissement : lors de leur voyage de noces en Afrique du Sud, pays natal de la belle Charlene, ils auraient fait chambre à part. Provocation ultime : lorsqu’on leur a demandé de s’embrasser, la princesse a tourné la tête, présentant sa joue à Albert plutôt que sa bouche.

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Nous avons même une raison à la tentative d’évasion de Charlene : Albert aurait un troisième enfant caché. Vous allez me dire, on n’est plus à un enfant près sauf que celui-ci aurait moins de 5 ans… donc aurait été conçu alors qu’Albert était en couple avec Charlene. D’ailleurs, on nous raconte que le Prince, il aime bien lutiner les serveuses et hôtesses et qu’il déteste la capote. Parenthèse : protégez-vous bordel de merde! Voyez, après, ça fait des princesses captives.

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Reprenons. Si cette histoire est vraie, on peut se poser la question de la santé démocratique de Monaco : une citoyenne sud-africaine dont on confisque le passeport et rapatriée par la police monégasque (avec, je suppose l’aide de la police française vu que l’aéroport de Monaco n’existe pas, l’action se déroulerait donc à Nice) sans autre motif qu’abandon du domicile conjugal, c’est… pas too much du tout, tiens. Ca épicerait un peu les histoires du Rocher, on passerait de la princesse rockeuse (Stéphanie) à la prisonnière mais diplomatiquement, j’ai des doutes. Je pense sincèrement que l’Afrique du Sud n’apprécierait pas de voir une de ses ressortissantes traitée de la sorte, ressortissante qui vient justement au pays quinze jours plus tard…

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Alors si ce n’est pas vrai, pourquoi on invente ces histoires ? J’ai ma théorie : l’été, c’est la rediffusion d’Angélique Marquise des anges, ça nous inspire. D’ailleurs, comme de par hasard, Angélique est diffusé cet été sur TMC, la télé de Monte-Carlo. De là à imaginer que Charlene fait de la pub déguisée pour la télé monégasque, il n’y a qu’un pas.

 

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Mais j’ai une théorie autre qui me semble plus pertinente. En avril, nous avons eu le somptueux mariage de Kate et William qui sont beaux, amoureux… Un mariage somptueux sans le moindre couac qui a quelque peu déçu les langues de vipère, obligées d’inventer une love story entre Harry et Pippa et de se gausser d’une gamine moche. Avec Charlene et Albert, on tient notre revanche. D’abord, ils ne vont pas ensemble : ils y a un écart d’âge d’une dizaine d’années entre eux, elle est belle et lui…mmmm bref, elle a l’air toujours prête à trépasser d’ennui et, preuve ultime, elle n’a même pas appris le français en 5 ans de relation. Si c’est pas une preuve de manque d’entrain, ça ! Et puis les enfants Grimaldi nous ont toujours fourni de belles histoires croustillantes : Caroline, la veuve se consolant dans les bras d’un acteur connu avant d’épouser un alcoolique, Stéphanie et ses gardes du corps et ses acrobates, Albert, son bobsleigh et ses enfants cachés. Zut quoi, tout ça ne peut pas finir sur un beau mariage en blanc.

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En tout cas, l’histoire de la princesse emprisonnée, moi, ça m’inspire !

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Comment je suis même pas allée au Pôle Emploi

09 décembre 2010, j’apprends donc que le 11 janvier au soir, je serai au chômage. Enfin, je peux partir avant mais je n’ai pas très envie de me retrouver désoeuvrée donc je dis « ouais ouais, j’irai jusqu’au bout du contrat ».  Mais j’allais pas attendre le 11 janvier pour me bouger les fesses.

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Dès le 09 au soir, je décroche un premier entretien puis un second dans le week-end. Et me voici avec deux entretiens dès le lundi 13 décembre. Un autre le 14 au matin. L’un est une pure arnaque, je vous fais le topo : « salut, je te propose un poste de community manager-chef de projet web- responsable de communication pour 1400 € net par mois. C’est la crise poulette, dis oui ». J’ai dit « ahah, non ! ». Un autre n’a pas abouti mais il y en a un, un, j’ai cru que mon cycle Kitchin était de retour.  Petit rappel de ma vie : avril 2007, j’ai un premier CDI. 5 mois plus tard, je passe un entretien avec Simon de TGGP et j’ai eu le poste. Juillet 2010, je débute mon CDI dans ma nouvelle boîte. 5 mois plus tard, je repasse un entretien… avec Simon mais pas pour TGGP ! Non mais là, c’est bon, je l’ai le job, c’est obligé.


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Sauf que non. Je suis arrivée en finale (comme tous les entretiens que j’ai passés, deux à trois entretiens par boîte, je suis ravie de n’avoir pas trop postulé finalement) mais voilà, j’ai pas fait d’études marketing et ça coince. C’est sûr, 3 ans et demi d’expérience, ça vaut pas une école de commerce. Mais peu importe, j’avais quelques réserves sur le poste. Parallèlement, je suis contactée régulièrement par des cabinets de recrutement qui me proposent toujours le même poste de directrice de clientèle. Un poste intéressant, bien bien payé mais… mais c’est pas mon job, je sais d’avance que je serai pas à la hauteur. 

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Ma soeur, qui bosse en agence média, fait également passer mon CV à mon boss qui le transfère à un responsable pôle marketing d’une agence affiliée. Et hop, entretien ! Un entretien étrange car à la fin, le gars me regarde et me fait “Bon, l’entretien s’est super bien passé, je vais parler de toi à notre DG” (oui, il me tutoyait, agence, je vous ai dit). Oh ouah, c’est la première fois qu’on me dit ça direct à la fin de l’entretien. Je passe donc à l’étape DG à mon retour de vacances de Noël. Puis c’est au tour de la DRH. Le 11 janvier, très précisément : j’ai quitté mon  poste à 18h pour ne plus y retourner et j’enchaîne. La DRH me chante les louanges de la société. Heu mais, je suis pas censée vendre ma candidature, là ? “Voilà donc on vous propose un contrat à tant, vous êtes intéressée ?”. Voilà, mon inactivité a duré 40 minutes, je suis désormais en vacances. 

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Quoi ? Mais qui a fait circuler mon CV déjà ? Ma soeur. Oui, voilà, ma soeur est désormais ma collègue. Ma collègue de loin, on est dans le même groupe mais dans deux agences différentes et même s’il existe une forte synergie entre les agences, elle est sur l’alimentaire et le bancaire, moi sur les cosmétiques et le luxe. Petit hasard de la vie : en février 2009, j’étais allée dans l’antenne où travaille ma soeur pour un rendez-vous client avec Pubilon et j’avais trouvé l’agence magique, avec des frigos immenses, un petit déjeuner servi tous les matins, un jardinet. Bon, dans mon antenne, y a pas de petit déj gratuit mais une table de ping pong, un babyfoot et une terrasse. Mais la vraie cerise sur le gâteau, la voici : c’est à 30 mn à pied de chez moi. L’autre antenne à 25 car il est question qu’on y déménage (quand j’y pense, c’était obligé que ça marche pas dans ma dernière boîte, c’est la première fois que je n’entendais pas parler de déménagement). Ce qui veut dire que je n’ai plus besoin de prendre le train pour aller bosser ! Non parce que je vous en ai pas reparlé récemment mais durant mes 6 mois dans mon ex boîte, j’ai eu une fois, une seule fois, mon train à l’heure… un jour de grève ! Va comprendre.

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Donc si on résume cette histoire : j’ai gagné 13 jours de congés (bon, je me suis pas reposée pour causes personnelles et rangement de mon appart aussi, j’ai un nouveau bureau), j’ai gagné 700 euros de plus que mon salaire habituel en janvier en ne bossant que 7 jours ouvrés (cette semaine ne compte pas, on me paiera fin février), un salaire un peu plus élevé, des clients prestigieux, un boulot motivant… Dire que je me foutais de mon troll parce qu’il pensait que c’était possible. Merde, pour une fois, il avait raison (exception qui confirme la règle, t’emballe pas). Faudra un jour que je vous parle des vertus prophétiques de ce blog, c’est hallucinant tout ce que je peux écrire en disant “jamais” et qui, finalement, se produit. Ca fait peur…

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Attend-on trop des fêtes ?

Je le disais l’autre jour, je n’aime pas vraiment le mois de décembre mais j’ai de bonnes raisons pour. Sauf que qui dit décembre dit Noël et nouvel an donc ça me console. Pourtant, on peut légitimement se demander : est-ce que je n’attends pas trop de ces fêtes ? Et quand je dis « je », je devrais dire « la plupart d’entre nous ».


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Il y a quelques jours, on m’a confié une dure mission au boulot : trouver sur nos forums des personnes ayant un budget serré ou étant seules à Noël. Si pour les premières, j’ai eu du mal (on était plus dans l’étalage de cadeaux), pour les seconds, j’ai trouvé et ça flingue bien le moral. Jusqu’à lire cette sentence bien vraie : « non mais on attend trop des fêtes ». Ben ouais.

 

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Il existe quelques dates qui nous permettent de mesurer un peu notre intégration à la société. J’en dirais deux : notre anniversaire et les fêtes. Oui, bon, les fêtes, y a deux dates, Noël et Nouvel An. Selon les convenances, ces fêtes ne doivent en aucun cas se passer seul sous peine de passer pour l’asocial de service. De fait, si mon anniversaire ne représente pas forcément grand-chose (je ne le fête pas forcément le jour J) et qu’un Nouvel An seule, j’ai survécu même si c’était dû à une grippe pourrie, Noël, c’est trop « famille » pour moi pour imaginer le passer seule. Chaque année, j’en attends la sérénité que peut m’apporter ma famille, du repos, du calme même si en l’espèce, à bien y réfléchir, ce sont les pires vacances de l’année vu qu’on les passe à courir pour faire les derniers cadeaux. Quoi que cette année, mes vacances étant un peu décalées, j’ai pas eu ce souci là. Donc cette année, les vacances sont, pour l’heure, un véritable havre de repos parce que bordel, je l’ai bien mérité.

 

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Au-delà de mon cas particulier, il faut avouer qu’on met bien la pression sur les fêtes de fin d’années. Avez-vous fait vos cadeaux ? Le repas est-il prêt ? Et votre tenue ? Faut-il inviter les beaux-parents ? Noël, dans sa famille ou dans la vôtre ? Bref, quel que soit l’angle attaqué, hors de question de parler de la solitude pendant les fêtes, ce n’est pas envisageable. De façon générale, les médias ont du mal avec le concept de solitude, de « sans famille ». Noël et le Nouvel An sont des dates festives, tu fais la fête en collectivité et puis c’est tout. Mange des bûches, du foie gras, des huîtres, du saumon… Sois généreux avec ton prochain, oublie les conflits qui t’opposent à ta famille parce qu’à Noël, tout le monde s’aime-euuuh !

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Alors évidemment, avec tout ce matraquage, difficile de ne pas avoir de grosses pressions sur les épaules. Comme à la St Valentin où les célibataires sont stigmatisés mais là, c’est pire. Parce que le célibat, ça concerne plein de monde mais les sans familles, ce n’est pas censé exister, ça se peut pas ! Tu as forcément des parents, des enfants, une belle-famille, des cousins à la rigueur mais être seul, non, ça ne se peut point. Ou alors, t’es vieux, la solitude des vieux, ça passe mieux. Ce qui nous fait tout un tas de gens qui culpabilisent de ne pas inviter tel ou tel membre de la famille que l’on n’apprécie pas du tout, de devoir aller dans la famille du conjoint plutôt que la leur ou imposer au conjoint de ne pas passer les fêtes dans sa famille pour la passer dans la nôtre… Sans parler de la pression des cadeaux. Dis moi ce que tu m’offres, je te dirai qui je suis pour toi.


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Pourtant la question est : quelle importance de rater les fêtes ? Quand j’ai dû passer le réveillon toute seule pour cause de grippe, sur le coup, ça m’a complètement déprimée mais finalement, est-ce que ça a changé quelque chose ? Non. Ce n’est qu’une date, une soirée. Pour le coup, là, ça ne renvoyait pas à ma solitude mais à ma santé précaire. Pourtant, j’ai la sensation que les réveillons se font de plus en plus en petit comité. Mes parents sont ravis de ne rien faire cette année, ma sœur et moi le faisons chacune en petit comité, elle avec son futur mari et ses amis, moi avec quelques amis, sans même mon amoureux mais je n’avais même pas pensé que ça puisse poser problème avant de découvrir la pression des fêtes. On se fera un petit truc tranquille après. Finalement, je la gère pas si mal cette pression de ce point de vue. Mais laissez moi passer Noël hors de ma famille nucléaire et là, je serai sans appel : l’année a été à l’image de ce Noël : pourri. Oui, condamner toute une année pour un jour, c’est excessif mais je suis comme ça, moi.


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Peut-être qu’un jour, on apprendra à dédramatiser, à se détacher de la pression médiatique attachée à ces fêtes. En attendant, cette année, mon Noël fut joyeux même si je crois que mon iPhone, plongé dans l’eau glacée de mes toilettes par inadvertance (ne le rangez jamais dans la poche arrière du jean) est en train de me quitter, je crois. Enfin, tout marche sauf qu’il ne capte par intermittence et encore, la 3g, il connaît plus. Supeeeeeer, je sens que ça va me coûter bonbon cette histoire. Mais à chaque Noël sa petite anecdote fâcheuse, cette année, elle est bien légère, ouf !

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Quelle plaie ces touristes !

Sartre a dit : « L’enfer, c’est les autres » et s’il a tort grammaticalement parlant, sur le fond, c’est un peu ma citation fétiche tant elle est vraie. Même si quand je dis ça, je prends le contrepied de ce que voulait dire Sartre mais on va pas chipoter, on n’est pas en cours de philo, là. Je n’aime pas les autres, ils ne font rien qu’à m’empêcher de faire ce que je veux.

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Là, plus les jours passent et plus les touristes affluent et j’ai des envies de touristicide. Par exemple mercredi, nous nous rendons aux îles Lavezzi au sud de Bonifacio. Entre nous soit dit, c’est sympa 5 mn mais après… On retourne au bateau qui nous ramène à Bonifacio, bateau qui doit nous faire une petite balade d’une heure en passant par l’île des milliardaires (aucun intérêt), longer les falaises de Bonifacio et finir dans une grotte. On arrive assez tôt à l’embarcadère pour avoir une bonne place quand arrivent 2 familles très Lequennois dans le genre (parmi les enfants 2 Margaux, un Brieuc, une Camille. L’avantage de croiser ce genre de famille, c’est que j’allonge à chaque fois la liste des prénoms à ne pas donner à mes enfants. J’ai entendu Amenory aussi. Par contre, Camille, j’aime toujours bien notamment en référence au Mépris de Godard tiré d’un roman de Moravia. Même si dans le roman, Camille s’appelle en
fait Emilia). Bref les Lequennois nous grillent la politesse et pendant l’heure de bateau où nous sommes censés découvrir les falaises de Bonifacio, moi, je ne vois que le dos du père et impossible de prendre la moindre photo sans que les deux starlettes de la famille posent. Vous êtes bien mignonnes les Margottes (ou pas, d’ailleurs) mais aux dernières nouvelles, vous ne faites pas partie de ma famille donc dégagez de la photo, merci. A la fin, je renonce même à l’idée d’en faire, peu motivée pour jouer à la plus conne.

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Mais eux, ils ne sont rien par rapport au touriste le plus insupportable au monde : l’étranger. Selon le lieu de villégiature, ce n’est pas le même mais il a grosso merdo le même comportement partout. Comme il n’est pas chez lui et qu’il parle une autre langue, il se pense dispensé de respecter les codes de la politesse. Attention, quand je dis ça, je considère naturellement que les Français à l’étranger ne sont pas mieux. Je vous renvoie à l’article de Jane sur le sujet, très éclairant. Mais ce qui est « drôle », c’est qu’en vacances « chez nous », on peut vite devenir xénophobe avec cet autre qui débarque en masse. Par exemple en Corse, tu soulèves un caillou, tu trouves un Italien. Et les Italiens que j’ai croisés n’avaient rien de l’image raffinée de séduction qu’on veut bien leur donner. C’était plus de l’Italien « confessions intimes » avec Kro à la main (ou assimilé), bermuda qui arrive à mi hanche avec maillot de couleur vive dessous qui
dépasse bien, qui parle très fort et te marche un peu dessus parce qu’ils sont plein et que tu es peu. Combien de fois avons-nous dit, sur le ton de la plaisanterie mais pas tant que ça : « Ah, la voiture garée n’importe comment, je te parie que c’est un Italien. Gagné ! Et le mec qui roule comme un con, encore un Italien ? Gagné ! Et le groupe qui fout un bordel monstre sur la plage semi déserte en criant, des Italiens ? Et bien oui. Alors voilà, les Italiens étaient les ennemis à abattre de la semaine. Pourtant, en temps normal, je n’ai strictement rien contre les Italiens dont j’apprécie la culture, le pays, la générosité. On peut bavasser sur leurs choix politiques plus discutables mais j’ai pas très envie. Quoi qu’au passage, ça m’a quand même pas mal fait rire de voir tous les Français se moquer des Italiens avec leur Berlusconi. Maintenant, nous, on a Sarko… On repassera pour donner des leçons de morale.

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Je parle des Italiens en Corse mais y a quelques années, c’étaient les Espagnols à Font-Romeu, sans parler des Allemands ou Hollandais qui bombent comme des tarés sur l’autoroute… Je pense qu’on peut tous avoir ce discours sur un type de touristes donnés. C’est prouvé scientifiquement (ou sociologiquement), en vacances, on lâche du lest et plus on s’éloigne de chez soi, plus on oublie les conventions sociales. Moi la première, hein, plus je pars loin, plus mon look devient alternatif, par exemple. Mais du coup, autant j’ai trouvé naturel de me balader en micro tenue pendant toutes les vacances avec un chapeau improbable, autant dimanche soir, de retour de la plage avec Vicky, le micro short et le bustier option épaules nues, j’assumais un peu moins, déjà…

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Mais bon, à l’arrivée, peut-être que le problème, ce ne sont pas les Italiens, Espagnols, Allemands ou Dieu seul sait qui. Peut-être qu’une fois de plus, je suis victime de ma foulophobie et que j’aimerais être seule et tranquille pou pouvoir profiter en toute sérénité.

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La vertu des petits réveillons

Depuis quelques années, mon réveillon se révèle intimiste. Pas plus de 10 personnes et même, les 3 derniers réveillons ont été vraiment en petit comité : 3 en 2007-2008, 1 en 2008-2009 (merci la grippe). En cette année ? 4 jusqu’à 22h puis 2 (et on a parlé anglais en plus, vu que l’un des convives était australien). L’autre étant naturellement Vicky, on ne change pas un duo gagnant.


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Pourquoi je choisis désormais de petits réveillons ? Oui, choisis, c’est un choix (sauf la grippe de l’an dernier). En premier lieu, je rappelle qu’en hiver, je suis globalement autiste donc les grandes assemblées ne me séduisent guère.Par exemple, je suis rentrée mardi soir tard de ma province aimée suite à 10 jours de vacances où je n’ai vu, hors ma famille (et les gens dans les magasins mais ça ne compte pas), 4 personnes : Anne et son mec, Lucie et son mec. Point. Et j’en étais ravie ! Alors revenir et me retrouver soudain au milieu d’une soirée de vingt personnes, bonjour le traumatisme.

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Et puis les petits réveillons ont de nombreux avantages : d’abord l’organisation. Tu viens ? Oui ? Liste des invités, ok. Pour les courses, pareil, je les ai faites en 1h jeudi soir (il y a des raisons pour lesquelles elles ont été faites à la dernière minute, notamment le fait que mercredi, j’avais un peu la nausée et qu’acheter à manger ne me tentait pas du tout). Pour le repas d’ailleurs, pas la peine de s’emmerder non plus : amuse-gueules pour l’apéro, foie gras et bûche, voilà. Enfin, sauf qu’il n’y avait plus trop de bûche au Picard, juste une au nougat glacé et une abricot-lait d’amande. C’est marrant comme ce genre de fête est un bon indicateur du goût des gens. Par exemple au match Coca Zéro/light vs Pepsi Max, dans mon Monoprix, Coca écrase la concurrence.  Bref, une affaire rondement menée.

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Et la soirée s’est parfaitement bien passée. Le problème des folles soirées à multiples participants, c’est que ça multiplie les risques de voir apparaître le gros lourd bourré qui devient tellement chiant que ça vous pourrit un peu la soirée. C’est soit celui qui a l’alcool triste et qui va se mettre à pleurer sur sa vie merdique (à tort ou à raison), sur le fait que son chat est tout seul à la maison pour le réveillon, sur une rupture qui remonte à trois ans… Ou y a aussi super alcoolo, celui qui te soutient mordicus que le fait qu’il ne marche pas droit ne l’empêche pas du tout de conduire et que si tu lui prends les clés de sa caisse, tu risques de te prendre une baffe ou un poing dans la figure. Y a aussi l’alcoolique agressif, lui, pas besoin de lui prendre quoi que ce soit pour qu’il ait envie de taper. Je ne dis pas que ça arrive systématiquement mais est-ce qu’il y a quelqu’un ici à qui ça n’est jamais arrivé ? Et justement, l’avantage des petits réveillons, outre qu’on est entre gens de très bonne compagnie, c’est qu’on n’a pas besoin de boire pour tromper son ennui et que tout le monde reste dormir à la maison de toute façon donc aucun risque. Bien qu’avec Vicky on a été très sages. On a passé la soirée à papoter (on s’était pas vues depuis presque 3 semaines donc même si on se sms ou on parle sur MSN, y avait de la mise à jour à faire) en étalant notre foie gras sur des toasts avec de la bonne musique derrière. Du genre musique club, j’entends, on avait du Rihanna, du Britney Spears, du Lady Gaga, du Beyonce et leurs copains copines.


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Mais surtout, l’avantage du réveillon mini modèle, c’est le lendemain. Le 1er janvier ne sert clairement à rien, nous sommes d’accord. Avec Vicky, on a regardé un téléfilm catastrophe en petit déjeunant, ce fut le haut fait de la journée. Après, j’ai dû m’habiller pour la raccompagner au parking de mon immeuble pour ouvrir la porte… Si j’avais 2 télécommandes, JAMAIS je ne me serais habillée, rester en pyjama tout le 1er janvier, c’est quand même plus sympa. Du coup, pour me venger, j’ai pris un bain délicieux avec un bon bouquin et un masque en argile sur la tronche. Histoire de commencer 2010 resplendissante. J’avais prévu de me teindre les cheveux aussi (je repasse en brune) mais n’ayant pas eu le temps d’aller au coiffeur la semaine dernière, on va attendre. Parce que le coiffeur donne toujours des choses étranges : soit ça me brunit, soit ça me blondit et même, depuis ma dernière coiffure, j’ondule… C’est joli mais c’est bizarre, j’ai le cheveux plutôt du genre désespérément lisse, moi.


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Mais surtout, surtout : pas de gueule de bois ! Et ça, c’est que du bonheur.

Bonne année 2010 et comme je disais sur mon texto de nouvelle année (envoyée par lot, veuillez m’en excuser) : 2010, année des délices, des vices, des surprises, des pénis, du pastis… veuillez rayer la mention inutile (depuis, il a été rajouté clitoris et fist). Selon mon sondage personnel, les gens ont soit tout pris, soit les délices. Moi, je prendrai bien une bonne lichette de (bonnes) surprises aussi.

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Cocooning et régression

Ou comment je suis tellement détendue du string que je me sens sans culotte.

Je vous avais parlé récemment de mes réflexes régressifs en cas de gros stress, de comment je gère l’anxiété en me faisant un petit cordon bleu-nouilles de derrière les fagots, par exemple. J’adore ! Et bien là, je suis en vacances et autant vous dire que je renoue avec mon adolescence chérie. Enfin, chérie 15 ans après, s’entend.

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Depuis que je suis adulte et responsable (ou à peu près), ma maman me bichonne. Ben oui, maintenant qu’elle n’a plus vraiment besoin de jouer de son autorité sur moi ou de m’élever, je n’ai que le meilleur ou presque. En novembre, j’étais repartie en petite forme et elle n’avait qu’une hâte : me retrouver pour me chouchouter. Et je suis gâtée.

Le chouchoutage maternel se joue sur plusieurs phases. La première est liée au contenu des menus de la semaine. A peine arrivée, je déjeune puisque je n’ai rien mangé dans le train. Alors que j’ai à peine avalé ma dernière bouchée de purée maison, elle me demande ce que je veux manger le reste de la semaine, question délicate vu que je suis pleine et plus du tout affamée. En général, j’ai toujours droit au gratin de pâtes de maman (mon plat préféré ultime), du poisson et des légumes « parce que je suis sûre que t’en manges pas à
Paris » (ce qui n’est pas tout à fait faux). Là, mon père finit par râler « non mais faut que j’attende que tu redescendes pour avoir droit au gratin de pâtes, mouaaaaa! ». Il est possible que mon père fasse aussi sa crise d’ado, il vient de changer de décennie.


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Autre phase : la piscine ou la cheminée, selon la saison. Là, ça faisait une semaine que j’avais la douce promesse de la cheminée et je peux vous dire que je m’y accrochais comme une moule à son rocher. J’aime la cheminée, je l’aime d’amour (tout comme la piscine en été), ça me manque quand je suis à Paris, que j’ai froid et que mon seul foyer de chaleur, c’est un chauffage d’appoint pour salle de bain. Top convivial et chaleureux ! Puis poser son cul su le canapé face à la cheminée pour lire (et s’endormir) ou taper sur son ordinateur,pardon mais c’est autre chose que le faire chez soi sur un vieux clic-clac pourri pour regarder… ben la télé ou le pc, y a rien d’autre.

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Dernière phase, la plus mieux, je dirais, la phase « va te reposer ». Comme ma maman m’a bien élevée, je ne quitte pas la table sans débarrasser, je file un coup de main quand je peux… Bref, j’essaie tant que faire se peut de ne pas trop mettre les pieds sous la table, maman étant aussi actuellement en vacances. Mais elle a du mal avec ça. Pour elle, je suis en vacances, je dois me reposer et ne rien faire. Sauf que non, faut pas pousser Mounette dans les orties. Reposée, je le suis dès le premier week-end. C’est fou ce qu’oublier ma chape de stress à Paris (enfin, tout est relatif vu qu’au bureau, personne n’oublie mon numéro de portable…ahem…) me fait dormir mieux, de vraies nuits de 8h quasi non stop et sans médocs aucun. Du coup, je suis vite reposée, rassénérée et motivée pour me lancer dans de nouveaux projets. Ca tombe bien, là, j’en ai à la pelle ! Faut juste que je m’organise un peu (beaucoup) mais je pense pouvoir m’en sortir. Je vous en parlerai plus tard, ça fait partie des résolutions 2010 et on ne met pas la charrue avant les boeufs.


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Bon, je parle, je parle mais mon thé des familles se refroidit. Mon quoi ? Mmm, disons que c’est de la citronnade chaude avec un peu de cannelle et une lichette de rhum. Oui, ici, c’est apéro tout le temps ou presque. Je vais revenir avec plus de punch… et plus de gras. Mais c’est pas grave, je retournerai au sport à la rentrée ! Faut savoir profiter dans la vie.

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Ah alors en fait, c’était ça !

La semaine dernière, j’étais pas fringante du tout, comme vous avez pu le constater. Déprime automnale classique (chaque année, c’est le même cirque sauf qu’en 2008, je déménageais et en 2007, je changeais de taf donc c’était arrivé plus tard) doublée de quelques perturbations pro assez fatigantes. Disons en quelques mots que travailler avec des gens qui ne sont pas des professionnels, ça crée pas mal de situations certainement cocasses pour eux mais franchement compliquées pour nous.

Heureusement pour moi, Vicky a justement choisi cette semaine pour revenir de vacances donc j’ai pu aller chouiner chez elle (deux fois en une semaine quand même) et là, elle a eu une révélation : « de toute façon, 2009 est une année de merde ! ». Là, je lève les yeux et je réfléchis. Que 2009 fut une année assez fatigante, ça, ça ne fait aucun doute. Mais tiens, 99 avait été bien pourrie aussi… Merde, j’ai fait une outrageante erreur de calcul. Je pensais que 2009 serait une année faste pour moi car année impaire. Mais après réflexion, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ce ne sont pas les années impaires qui me réussissent mais les années multiples de 3. Comme 2007. En 2007, j’ai d’abord rencontré Vicky, j’ai trouvé un CDI après un an et demi de chômage certes discontinu mais quand même et même un 2e. La période 2007 chez TGGP fut magique. J’ai aussi rencontré Gabriel cette année là, mon sex friend adoré et ami tout court, d’ailleurs. J’ai vraiment vécu de bons moments en 2007. Et quelle est la prochaine année en multiple de 3 ? 2010 ! Hé mais ce n’est que dans 66 jours, ça. 66 jours dont une dizaine de vacances. Bon ben ça va, je vais survivre.





Je sais bien que cette tambouille mathématico-ésotérico-cryptique prête à sourire. Peut-être que 2010 sera aussi une année pourrie mais si je commence à penser ça, autant me faire interner de suite pour une cure de sommeil jusqu’en 2011 (en espérant qu’elle soit meilleure). Mais bon, 2008 n’a pas été grandiose , 2009 décevante par rapport aux espoirs que je mettais en elle puisqu’à part le fait notable de changer de boulot, y a eu que des trucs chiants. Oui malgré les perturbations actuelles dans le boulot, ça reste un truc positif puisque si j’étais restée chez TGGP, à cette heure-ci, je ferais de la modération. Super ! 2009, année de la loi de Murphy. Tout ce qui peut aller de travers est allé de travers. Dans quelques temps, j’en rirai sans doute mais sinon, là, de suite, ça me lourde. La facilité est sans doute ennuyeuse mais de temps en temps, ça nous fait des vacances. Parce que de vacances, dans les faits, je n’en ai plus vraiment et celles que j’ai prises m’ont guère reposé, j’ai perdu tout le bénéfice. Heureusement, je repars bientôt quelques jours dans mon sud adoré, héhé !


Bref, tout ça pour dire que je vais attendre 2010 tranquillement, sans plus courir l’aventure. C’est pas que je me laisse dépérir, non, non, non. C’est pas ça du tout. Juste que je m’assois sur le bord de la route pour regarder passer tranquillement les gens, je me mets sur mon fauteuil fétiche et je passe des soirées tranquilles, je ne prends pas de risques quoi. Je me mets dans une espèce de pause pendant ces 66 jours qu’il reste. Ca fait limite chiffre sataniste, c’est amusant. Ca fait du bien d’arrêter de courir des fois. Je vais juste mettre deux ou trois trucs en place et en 2010…

En 2010…

En 2010, ça va être la fête, baby ! Je peux rien vous promettre vu que je ne sais pas trop ce que je pourrai en attendre mais c’est dit et ça fait toujours plaisir d’avoir une échéance pas trop lointaine. Même si elle rime à rien mais ça, on va éviter de le dire, chut !

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Fear Factor

Savez-vous que dans 24h, je serai dans un avion ? Et bien voilà, dans 24h, j’aurai mon fessier dans un avion et avec de la chance, je dormirai. Direction la Martinique pour une semaine de vacances amplement méritées. Quoi, moi, déjà en vacances ? Ben oui, le voyage était prévu depuis décembre, soit bien avant ma démission. Donc en entretien final, ça a donné : « je veux plus de sous et je pars en vacances du 02 au 09 mai ! ». Heureusement que ma candidature était très convaincante.




Donc demain, je pars et franchement, j’en suis ravie. Cette nuit, j’ai dormi 13h après une journée de boulot de quasi 12h et j’ai pas fini, je dois finir quelques trucs aujourd’hui. Je ne dis pas ça pour être plainte, je ne fais pas mon Caliméro vu que mon nouveau poste me plaît. Mais ces vacances tombent quand même à pic, le début d’année a été intense. Donc je jubile à l’idée de me dorer la face sur les plages de Martinique (même si dans mon cas, c’est plus du carbonisage), de me baigner dans l’océan, de faire de la plongée… Le
peton !!




Sauf qu’avant, je vais devoir affronter une de mes plus grandes peurs : l’avion. Je hais l’avion. J’ai beau concevoir tout à fait comment ça marche, jouer avec les statistiques, me dire que je suis bien plus en sécurité là haut que dans ma voiture, non, ça ne passe pas. Je suis pas une aérienne et c’est tout. En fait, c’est pas le fait de voler qui m’angoisse mais l’altitude. Par exemple, dans les petits coucous ou en hélicoptère, j’ai pas peur. En octobre, je devais faire un tour en avion avec ma mère et une de ses amies qui devait piloter
(parce que nous, on ne sait pas) mais ma grand-mère était à l’hôpital et on n’a pas pu. Mais j’étais ravie à l’idée de ce vol.  Mais les avions de ligne très très haut, là, ça passe moins. Même les oiseaux qui sont équipés pour voler ne vont pas si haut ! Heureusement d’un autre côté, ça évitera qu’ils aillent faire les malins dans les moteurs.




Donc déjà, première tension, je vais me taper 18h de vol en une semaine, aaaaaah ! Et comme si ça suffisait pas, un mal intentionné a écrit ceci sur le statut FB de ma sœur qui hurlait à ses contacts qu’elle se barrait en vacances : « J’espère que tu vas pas en Martinique car ils ont une invasion de serpents en ville ». Tiens, dans la rubrique de mes phobies, que trouve-t-on ? Les serpents.  Non mais c’est quoi ces vacances ? L’avion, je peux gérer, ce n’est que deux fois neuf heures mais les serpents ? Bon, finalement, après recherche, il s’avère que c’est un bon gros hoax. J’ai pas osé chercher si y avait des poissons dangereux dans les eaux martiniquaises. Des fois, l’ignorance, c’est bien.




Donc voilà, la semaine prochaine, je ne serai pas là. Je laisse à mes amis vingtenaires le soin de valider vos comms. Mais comme je suis sympa (malgré ce qu’en disent certains, hin hin hin), on va faire un petit jeu. Actuellement, il y a 43978 commentaires validés. Le 45 000e gagnera un petit cadeau made in Martinique. Evidemment, ce n’est pas une invitation au flood, hein…




Allez, bonne semaine à vous ! Je dirais bien que je penserai à vous mais c’est pas garanti, j’ai prévu plein de baignades, plongées, visites…


Le peton, je vous dis. Même avec 18h de vol.

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De désillusion en dépression





Fin de l’été. Le super power point que j’ai envoyé à Jeanne Baron et à mon big boss est accueilli dans un silence assourdissant. Mon mail est-il parti directement à la poubelle ? En attendant, je n’entends plus parler du projet.




C’est là qu’arrive une conférence interne à laquelle big boss veut qu’on aille concernant un site Internet. Le monsieur parle, je prends des notes sans m’endormir, c’est pas si  mal. Fin de la conférence, on pose des questions, je prends la parole pour évoquer la responsabilité juridique des hébergeurs car on ne peut pas toujours se cacher derrière le « mais c’est pas moi, ce sont les flux que j’héberge » comme pour l’affaire Fuzz où le responsable du site, Eric Dupin, a été attaqué en justice par un acteur bientôt oublié car un
blogueur avait raconté sur son blog que ledit acteur était revenu en couple avec une chanteuse et que cet article avait été mis en lien sur Fuzz. Finalement, l’acteur a perdu. Question compliquée, j’explique que sur TMF, il nous est arrivé d’être mis en demeure d’effacer des messages diffamatoires sous peine de poursuites judiciaires, par exemple et nous avions une responsabilité à avoir laissé ces messages, en gros.



Quand je rends le micro, je constate que Jeanne Baron est assise à quelques rangs devant moi et me scrute. A son tour, elle prend la parole et là, crucifixion : « Oui, nous, avec TMF, on travaille actuellement sur un projet avec des blogueuses, on avance bien, blablabla ». C’est ce qui s’appelle un camouflet magistral. A ce moment là précis, bouillant intérieurement, je décide de créer un blog anonyme pour raconter toutes ces vexations permanentes, ces gifles symboliques et douloureuses que j’appellerais « journal d’une future
démissionnaire ». Ne le cherchez pas, je ne l’ai jamais écrit, des fois que… Mais elle savait qui j’étais, elle savait que j’avais fait des propositions pour ce projet et que j’étais dans la pièce et je me prends cette bombe en plein figure. Je reste digne, je ne pleure pas. Mais je commence à me dire qu’il va être temps de me bouger les fesses.

Octobre, je pars une semaine en vacances chez mes parents, j’en ai besoin. Des vacances qui ne sont pas tout à fait reposantes vu que ma grand-mère est à l’hôpital pour une opération de la vessie et qu’on découvre un premier cancer, soit disant bénin. A peine un mois plus tard, elle était morte. Le vendredi, je mets en pseudo Facebook un truc du genre : « je veux pas rentrer » et Simon commente mon statut : « et encore, tu ne sais pas ce qui t’attends ». Je prends ça à la rigolade.

Le lundi, me voici de retour au travail, je m’installe, traite mes mails, réponds à ceux qui exigent une réponse, commence à bosser quand Simon m’annonce
: « Bon, Nina, voilà, tu risques de perdre ton plus gros site, TMF.com

- Hein ? Pourquoi ?

- Et bien Jeanne (la rédac chef de TMF.com) m’a appelé la semaine dernière et ils vont embaucher un community manager sur TMF.

- Mais… tu me fais marcher ?

- Non…

- Mais si toi, tu récupères Gossip (ce qui était plus ou moins annoncé), il ne va me rester que Joséphine…

-  Non mais tu garderais peut-être les forums de TMF, c’est pas clair… »

Je suis blanche, je suis tremblante, je ne dis plus rien, je me concentre très fort sur mon écran pour ne croiser ni le regard de Simon ni celui de Ioulia. Je suis tellement furieuse, blessée que je suis vraiment prête à pleurer. Je me précipite sur ma boîte mail perso pour écrire un mail en urgence à Vicky, il faut que je déverse un peu tout ce qui est en train d’exploser en moi car sinon, je vais vraiment
pleurer. Et non, il est hors de question que je pleure au bureau, j’attendrai d’être chez moi pour le faire.

Ce jour là, j’ai compris : c’est démission ou dépression. Le soir même, je passais la soirée sur Viadeo à trouver de nouveaux contacts et à parfaire mon parcours, j’ai rempli mon profil LinkedIn, j’ai remis mon CV à jour. Va falloir que je me casse et vite.

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