Ce roman que je ne finirai pas de lire : je suis Pilgrim

Voilà, c’est décidé. Au bout de presque 400 pages, ma sentence est irrévocable : Je suis Pilgrim va rejoindre la petite pile des livres que je n’ai pas terminés (alors que je suis allée au bout d’Ulysse, un des livres les plus abandonnés du monde). Sauf que c’est décidé, cette pile, elle va grossir un peu plus : j’ai pas assez de temps à consacrer à la lecture pour me gâcher ça avec un mauvais roman.

Je suis Pilgrim

Passons rapidement sur le pourquoi ce roman m’a saoulée. Je dirais « beaucoup trop américain ». On tombe sur un héros trop fort, trop intelligent façon Robert Langdon ou Darwin Minor. Ou Jason Bourne manifestement vu que l’on compare généralement les deux mais je n’ai vu aucun Bourne donc je vais y aller mollo sur cette affirmation. Donc c’est raconté à la première personne du singulier sur un ton « je fais un peu genre que je suis modeste mais je sais que je suis le plus fort », un flic héros, un méchant terroriste musulman qui pop dans le roman totalement gratos, le tout arrosé à la sauce « c’est nous les Américains, c’est nous les gentils ». Amy m’ayant confirmé que ça allait être ça sur les 500 pages suivantes, j’ai laissé tomber.

Jason Bourne

Et c’est pas une démarche si évidente pour moi. Que je n’ai pas la fin de l’histoire, je m’en contrefous : on sait que le terroriste musulman va presque y arriver mais que le héros (qui ne s’appelle toujours pas Pilgrim alors que j’approchais de la moitié du roman) va le contrecarrer. Quant à l’enquête policière initiée en début de roman… ben vu qu’on ne sait pas qui est la victime à mi-roman, je me fous bien de savoir qui l’a tuée (même si je pense que c’est la random bonnasse qui a interrogé notre héros en début de roman et qu’elle a été tuée par random bonnasse n°2, celle de la conférence de presse. Les personnages féminins sont super bien écrits, elles ne sont vues qu’à travers le désir qu’elles suscitent ou leur lien de parenté avec le flic héros ou le terroriste. Mais on a quand même droit au laïus en mode sourcils froncés du terroriste musulman qui a une vision arriérée de la femme). Souvent, je m’accroche a des romans moyens pour voir si j’ai bien deviné qui était l’assassin mais là, 900 pages pour savoir qui a été tué par qui et découvrir que le terroriste musulman n’a pas réussi à propager sa variole, pas l’envie et surtout pas le temps.

11 septembre

Oui, évidemment, le 11 septembre n’est pas oublié

Parce que j’ai une pile à lire démentielle. En ce moment, je lis assez peu : ma liseuse est déchargée depuis bien un mois car j’écris. Là par exemple, je suis dans le RER, voyez… Donc j’écris des articles dans le métro le matin, j’écris des romans dans le métro le soir, j’écris mon journal intime et un peu de roman avant de dormir… mais je continue à lire. Parce que mes fictions ne me suffisent pas, parce que j’adore lire, pénétrer de nouveaux univers, me faire embarquer dans un récit. Quand j’écris, le suspense est un peu limité, même si je prends parfois des chemins auxquels je ne m’attendais pas…

pile à lire

Du coup, je ne dois pas perdre de temps. En l’occurrence, ce livre, je l’ai pas acheté mais emprunté a maman donc je peux l’abandonner sans état d’âme. Mais je laisse sa chance au produit. Là par exemple, j’ai débuté un nouveau roman, La promesse de l’ange, qui me laissait un peu dubitative mais ça commence à devenir intéressant vers la page 100. Ouf. Sinon, je l’aurais rangé dans la catégorie « roman que j’ai pas fini et dont je vais dire du mal ». Même si ça me suscite pas mal d’idées d’articles. Hmm.

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On regarde la télé pour détester

Depuis maintenant 2 ans et demi, je vis sans télé. Ca a commencé par une télécommande cassée, une flemme de s’en occuper et une découverte des Youtubeurs, le tout couplé à un petit copain très peu fan de la petite lucarne également. Nous passons désormais nos soirées à regarder la production de nos Youtubeurs préférés, pas mal de séries et parfois, des films. Mais parfois la télé revient inopinément dans ta vie et là, tu hallucines : en fait, on regarde la télé pour détester, c’est ça ?

Yann Barthes sur le plateau du Quotidien, lance une vidéo où il répond à Cyril Hanouna de TPMP

31 décembre, 23h et quelques, je fais le réveillon chez mes parents parce que j’aime pas faire le réveillon donc j’étais ravie de m’échapper de Paris pour ne pas être obligée de faire un truc jusqu’à 7h du matin. Après un petit gueuleton 4 étoiles et un DVD des Chevaliers du Fiel parce que Victor doit prendre une bonne dose de sud ouest avant de repartir (ohé, ça va, moi, j’ai dû regarder Plus Belle la Vie chez sa mère qui vit dans le sud est), il nous reste quelques instants avant minuit, mes parents décident donc de passer sur la télé pour ne pas louper le décompte. On tombe d’abord sur France 2 avec Patrick Sébastien et son plus grand cabaret, ma mère hurle et zappe. Nous voici donc sur TF1 pour une émission dont je n’ai absolument pas compris l’intérêt. Je vous raconte un peu : y a Nikos Aliagas à Disneyland et il reçoit des people en pleine campagne promo par paire et ils balancent tous vite fait une playlist de chansons qu’ils aiment bien. En gros la playlist apparaît et si les artistes ont chanté ladite chanson sur un plateau de TF1 un jour, pif, on a droit à un extrait de 10 secondes… Aucun intérêt, oui, c’est tout à fait ça.

Emission du réveillon sur Tf1 : Nikos Aliagas reçoit Tal et Amir à Disneyland

Ah par contre, ma mère m’a étonnée, elle connaît Amir… Mec que je connais moi car twitter s’est moqué d’Elodie Gossuin et son houhouhou. Je suis trop connectée

Comme ma mère commençait à tout critiquer “il est nul ce Nikos, pfff”, “c’est qui cette moche ?”, “c’est nul ce qu’elle chante !” “Ah il manquait plus que la Jenifer, là, elle est toujours en train de montrer ses aisselles celle-là!” (je cherche encore l’histoire des aisselles, je vous tiens au courant), je saisis la télécommande pour mettre autre chose mais là “non mais laisse, j’aime bien le truc des chansons, là…”. Et là, la vérité terrible fond sur moi : en fait, on mate juste la télé pour dire du mal. Et ma mère est totalement là-dedans. Non parce que ma mère, quand la télé est éteinte, elle est beaucoup plus civique, charmante, beaucoup moins… la réincarnation d’un des vieux du Muppet Show.

Les deux vieux du Muppet show

Il y a quelques années, je confessais un certain goût pour la merdophagie qui laisse encore quelques traces. Je n ‘ai plus la télé donc loin de moi toutes les sitcoms, telenovelas et autres soap operas dont j’adorais me moquer (parce que cible hyper facile), me reste parfois une petite affection pour les nanards. Mais même si je n’ai plus la télé, j’ai toujours une vague idée de ce qui se passe car… Twitter ! Hé oui, quand je viens mater mon fil d’actu le soir, j’ai le résumé de tout ce qu’il se passe à la télé et en général… vous n’aimez pas ce que vous regardez et vous daubez bien dessus. Oui, j’ai fait pareil dans le temps et la question reste : mais pourquoi on fait ça ?

Le bachelor, Diane et Marco s'embrassent à Paris

J’aimais bien basher le Bachelor mais juste parce que les ficelles étaient trop grosses

Peut-être est-ce par paresse ? Regarder une émission conne et critiquable nous rend notre cerveau tout disponible pour coca, j’aime appeler ce genre de programme des “jacuzzis du cerveau”. Sauf que bon, quand je regarde un reportage, ça ne me fatigue pas intellectuellement, j’apprends des trucs certes distraitement et il est possible que j’en oublie la moitié mais ça marche quand même. De la même façon, je peux regarder un film profond ou haletant (un thriller nécessite de réfléchir, quand même, c’est une sorte de réflexe, on tente pendant deux heures de remettre les pièces du puzzle) sans m’évanouir de fatigue… En fait, je trouve très regrettable qu’on associe “pas prise de tête” avec médiocre.

regarder la télé pour détester, jeune femme assise entre deux téléviseurs, années 50

Est-ce par manque d’envie de faire autre chose. On zappe, on mate, y a rien de bien, on met la première connerie qui passe histoire de s’occuper en attendant le coucher ?

Une jeune femme s'ennuie devant la télé et grignote des chips

Ou est-ce par une sorte de mesquinerie ? Une sorte de miroir déformant qui, par écho, nous rend plus intelligent, beau et intéressant. Je veux dire quand on voit à la télé une fille expliquer le plus sérieusement du monde qu’il ne peut pas y avoir qu’une lune et que la lune, c’est pas un satellite car il n’y a pas d’antenne, le seul plaisir qu’on peut ressentir sur le sujet, c’est un “mimimi, je suis intelligente, moi, je le sais, ça !” Ouais te la pète pas trop non plus parce que…
Qui veut gagner des millions, le public pense que c'est le soleil qui gravite autour de la terre

Mais merde !

Bref, et si la télé, c’était juste un catalyseur pour la méchanceté humaine ? Un besoin de se défouler, de dire du mal de Nikos et ses amis ? Ce qui expliquerait le succès des shows médiocres comme les Chtis, Secret Story et tout ça ? Après tout, est-ce que parfois, j’ai pas la tentation de mater des replays de conneries juste pour laisser ma plume acérée s’exprimer sur les réseaux sociaux parce que, oui, j’aime tordre les récits de sitcoms plates pour en faire quelque chose de drôle… et j’avoue que certains tweets sarcastiques me font marrer alors que je ne regarde même pas le show en question… Mais quand même, est-ce vraiment ça qu’on est censé attendre d’un medium qui pourrait nous apporter tellement plus ?

 

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I wanna meet a man

L’autre jour, je glandais chez moi parce que je suis en vacances et j’ai droit. A un moment, je tombe sur « un gars, une fille » sur France 4 et là, c’est sûr : je veux un mec ! Un rien qu’à moi que je pourrai appeler chéri et qui m’appellera ma puce (ou comme il veut, on s’en fout).


Je regarde les événements de ma petite vie : je n’ai pas été amoureuse (mais vraiment, vraiment) depuis mai… Bordel, c’est pas brillant. Mais bon, entre mon petit cœur brisé qu’il a fallu réparer et le boulot, j’ai pas eu le temps de tomber amoureuse. Surtout que quand on bosse chez soi, niveau rencontres, c’est plus que limité. Donc maintenant que mon cœur est rafistolé et que mon avenir professionnel semble stable pour les six prochains mois, il est temps un peu de m’occuper de mes amours. Moi aussi, je veux un mec mais un rien qu’à moi ! Et un qui vit sur Paris, histoire de vivre le quotidien. Je veux une vie plus pépère ! Je veux dire « Ce soir ? Ah non, je peux pas, je vois mon roudoudou d’amour ! » (je précise que j’ai jamais appelé un mec comme ça, c’est pour rire). Je veux avoir l’air neuneu quand je parle de lui et qu’on me taquine « ouah, Nina, elle est amoureuse ! ». Je veux que toutes les étoiles du ciel soient dans mes yeux quand je parle de lui… Oui, l’amour rend nunuche donc je mets un max de petits cœurs, petites fleurs dans cet article.

Je veux passer des soirées peinardes chez lui. M’enrouler dans son peignoir parce que j’adore piquer les affaires de mon mec, je nage dedans, on dirait que j’ai rétréci au lavage (déjà que…). Je m’allongerai, l’air de rien, sur son canapé pendant qu’il est sur son ordi pour travailler (ou qu’il lit ou qu’il fait une grille de sudoku, on s’en fout), je prendrai un air détaché et me plongerai dans la lecture d’un magazine ou d’un roman. Puis il viendra vers moi, s’allongera par-dessus moi, il glissera sa main le long de mon corps et krzt krzt krzt (désolée, la scène suivante étant susceptible d’heurter la sensibilité des plus jeunes, elle a été cryptée). On passerait la nuit à discuter de tout et de rien dans le noir, à choisir le prénom de nos futurs enfants pour rigoler, à débattre de la vie, de tout et de rien, de rigoler jusqu’à ce qu’il dise « Bon, Nina, faut se lever, demain, ça suffit, là ! » et moi, je chouinerais : « Mais j’ai pas sommeil et puis c’est moche comme prénom Marie-Hortense, ma fille ne s’appellera pas comme ça ! ». Puis je me collerai à lui pour le câlin du soir, je m’assoupirai un peu dans ses bras avant de retourner de mon côté du lit car je m’endors rarement dans les bras d’un homme (en plus, quand je le fais, je lui bave sur l’épaule donc pas bonne idée).

Je veux lui présenter Gauthier. Parce qu’un mec homophobe n’a aucun avenir avec moi, c’est clair. On ira tous les trois dans un bar ou ailleurs pour discuter de tout et de rien, Gauthier l’allumera un peu mais je ne dirai rien, au contraire : je rirai. Oui parce que Gauthier, il aime bien asticoter (à défaut d’astiquer) mes mecs, surtout quand ce sont de mignons petits bruns à lunettes qui parlent en mettant leur main sur sa cuisse. Il aime bien leur promettre les ultimes outrages et si mon mec est bien (oui parce que des fois, je me trompe), il rira et rentrera dans son jeu. Tant qu’ils ne passent pas aux actes, moi, ça me va très bien. Puis je le présenterai à mes autres amis, attendant avec impatience leur avis sur le bonhomme. Oh, je sais qu’ils ne diront jamais du mal de l’homme que j’aiiiiiiiime, même si c’est un fieffé crétin parce que je suis amoureuse donc aveugle et que je les écouterai pas. Quand je sortais avec Arnaud, je l’ai présenté à Gauthier et Anne, aucun des deux ne l’a senti mais ils ne m’ont rien dit. Par contre, ils ne m’ont pas menti en disant qu’il était « formidaaaaaaaaaable », ils se sont contentés de n’émettre aucun avis sur la question.

Je veux me sentir belle parce que lui, il m’aime et que c’est tout ce qui compte. Je veux lui raconter mes journées le soir, qu’il me raconte les siennes. J’ai envie de sourire à chaque fois que mon portable sonne et que je vois son nom apparaître. Et puis j’ai envie de l’embrasser dans le métro, de lui tenir la main dans la rue, de poser ma tête sur son épaule quand nous sommes assis côte à côté, juste pour faire râler les célibataires aigris qui voudraient en faire autant.

Bref, j’ai envie d’un mec qui me fasse vibrer, que les lendemains avec lui soient toujours rassurants. Et même qu’on me trouve chiante à en parler tout le temps, qu’on me dise de changer de disque ! Ah, le peton !

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Sur les rotules

Depuis quelques temps, me voici devenue une working girl. C’est plutôt une bonne nouvelle, vu ce que j’ai galéré pendant les 6 derniers mois. Cette semaine, j’ai donc entamé un nouveau stage. Problème : la masse de travail est énorme et je suis pour l’instant seule à l’accomplir. Jeudi et vendredi, ce fut donc après-midi boulot chez Michel pour déblayer un peu le terrain. Résultat : mon week-end à Toulouse va être des plus réduits car je dois être de retour lundi à 8h. C’est parti pour un week-end marathon.

 


Jeudi, je sors de ma première réunion et j’ai compris : inutile d’espérer pouvoir partir le lendemain en province, j’ai encore une réunion et elle va finir tard. Effectivement, elle a terminé à 21h. Bon, c’est le début, ça va se calmer après. Donc je prends le train samedi à 7h30. Oui, vous avez bien lu, moi, dans un train à 7h30. Samedi, 6h, mon réveil me tire de mon sommeil. Fais chier, je serais bien restée au lit. Et c’est parti pour une des journées les plus longues de l’année. Je me lève, je m’habille, je finis mon sac et 6h30, je sors de chez moi (je me suis pas maquillée, ça fait gagner du temps). 7h, me voilà arrivée à la gare donc avec une demi heure d’avance qui m’ont servi à boire un café. Dans le train, ô misère, je tombe dans un compartiment, c’est impossible de dormir là-dedans, je fais comment pour finir ma nuit, moi ? Autant ne plus y compter. Heureusement, à Limoges, je change de train et dans le nouveau, y a de la place donc je dois dormir/somnoler deux bonnes heures. Sauf que dormir dans le train, ça fait mal au dos et aux cervicales. Donc décision : cet après-midi, je fais la sieste sinon, je ne tiendrai pas.

Arrivée à la gare, je retrouve mes parents et là, on croise la mère d’Anne qui vient justement chercher sa fille. On reste un peu à papoter et voilà justement Anne qui me propose de passer chez elle. Donc, je rentre chez mes parents, je jette mon sac dans un coin, mon linge dans la machine (oui, pour les draps, un sèche-linge, c’est top et je n’en ai pas), mon café dans le gosier, Technopolis sur le blog et je repars. Après-midi chez Anne à me gaver de thé et de café car je sais que je pourrai plus dormir. On papote de nos vies, de nos hommes (surtout d’eux, des oreilles ont dû siffler samedi après-midi), on dit un peu de mal des gens mais pas trop. Bref, un après-midi normal entre filles.

18h15, retour chez moi, opération « douche ». Mmmm, que ça fait du bien. Sauf que le drame se noue. En sortant de la douche, je tends la main pour attraper mes vêtements posés sur le rebord de la baignoire (oui, dans la salle de bain de mes parents, y a une cabine de douche ET une baignoire) et je fais tout tomber dedans. Ce qui est ennuyeux car il y a un phénomène de reflux donc toute l’eau que j’ai utilisée pour me laver stagne au fond de la baignoire et mes fringues trempent désormais dedans. Et merde ! Donc je fais une expédition punitive dans le placard de ma mère qui, heureusement, se fringue bien et fait la même taille que moi. Du coup, je suis à la bourre, je me maquille en parlant à ma maman qui venait de finir ses courses (dont la carte de vœu pour Gaugau, une carte miniature…).

Je pars enfin pour Toulouse, je perds une plombe à la station essence puis je prends l’autoroute. Arrivée sur place, je récupère Lucie et on va manger chez un couple d’amis. Première partie de la soirée calme, on mange des pizzas tout en jouant à la belote. Ben, mine de rien, j’adore la belote et ça devait faire plus d’un an que j’avais pas joué et ça m’a fait bien plaisir, surtout que mon partenaire et moi avons rétamé Lucie et son collègue lors de la deuxième partie. Bon, nous, on avait du jeu et pas eux. D’ordinaire, j’ai pas de chance aux jeux, moi, j’espère que je ne dois en tirer aucune conclusion… (je plaisante).

Nous sommes arrivées à 20h30. 22h, Gauthier commence à nous harceler pour qu’on se dépêche mais on finit notre repas-belote quand même surtout que j’apprends par Lucie que je dois récupérer trois personnes au passage. Sympa de me prévenir, c’est quand même moi qui conduit. Bon, on finit par partir vers 22h45 puis on tourne dans Toulouse pour récupérer les 3 personnes et on part enfin chez Mister Big. Ô miracle, on trouve une place en bas de chez lui, même pas besoin de faire un créneau. J’étais partie sur un : « à 1h, je me casse ». Finalement, le temps qu’on parle, qu’on fasse les cadeaux et tout ça, on décolle un peu avant 3h, je redépose mes passagers de l’aller moins une et je finis finalement par me coucher à 4h, totalement épuisée. Je ne m’endors qu’une demi heure plus tard.

Le lendemain mati, j’émerge à 12h30 et c’est reparti. Un bisou à ma mamie qui est venue manger, une douche vite fait avec lavage de cheveux obligatoire et hop, on déjeune. On mange sans se presser en avalant les infos, arrêt sur images (ouais, j’ai enfin réussi à faire regarder cette émission à mes parents !), les Guignols et le zapping. On débarrasse, je fais un tour rapide sur le net pour lire mes mails et les comms sur le blog. Je redescends, ma grand-mère part, je lui fais un bisou. Puis comme il est hors de question que je m’allonge et qu’il n’est que 14h30 (mon train étant à 16h39), on décide d’aller faire un tour dans la nouvelle voiture de ma mère, qui a la particularité d’être décapotable. Yeah. Je fais donc mon sac et vers 15h, nous voilà parties sur les routes de la campagne. Bon, c’est super agréable de se balader en décapotable, faut le dire, même si la luminosité me dérange un peu au départ. Bon, au bout d’un moment, la gorge me gratte et mes yeux se mettent à pleurer mais ce n’est pas très grave. Ca fait longtemps que mon allergie au pollen ne s’était pas à ce point manifestée.

Le problème, c’est qu’on se promène, on se promène et qu’à un moment, je fais : « maman, mon train part dans 20 minutes ». « Maman, mon train part dans 10 minutes… ». « Maman, a priori, je n’aurai pas mon train et le prochain me fait arriver à 23h50. » Bon, on va quand même à la gare, j’arrive et je vois que le train est là, voie 2, donc je prends les escaliers en courant avec ma valise qui pèse un peu quand même, j’arrive sur le quai d’en face, le coup de sifflet vient de retentir mais une porte est encore ouverte, deux contrôleurs discutant donc j’essaie de me jeter à l’intérieur mais ils me bloquent : « non, mademoiselle, aucun passager de cette gare ne peut monter dans ce wagon. » Bon, sur le coup, je me dis que je suis tombée sur un farceur mais apparemment, non, ce n’est pas le cas. Il m’a expliqué mais je n’ai rien compris et je m’en fous : le train est encore ouvert, je suis sur le quai, je veux monter. Il me dit qu’il y a une majoration de 35 euros, je réponds que je les paierai mais je veux partir ! Heureusement, le contrôleur du train est plus sympa, il me fait monter avec la promesse que je change de wagon à l’arrêt suivant (c’est un grand convoi avec deux TGV collés). Je m’installe donc tout au bout du premier TGV et docile, à l’arrêt suivant, je descends et je change de place. Sauf que la SNCF est très joueuse, elle ne m’a attribuée aucune place précise…Je trouve cependant une banquette libre, je m’y installe. A l’arrêt suivant, personne ne vient me chasser de là, un gars vient s’asseoir à côté de moi et m’explique que, comme moi, il n’a aucune place attribuée… Décidément ! Surtout que le train est loin d’être plein… Enfin, je suis assise. Au menu : écriture puis quand l’ordinateur bippera la fin de sa batterie, je lirai avant de m’assoupir. En rentrant chez moi, j’ai beaucoup de boulot mais ça attendra. Ce soir, je ne fais rien, ça me changera de ce week-end. En tout cas, j’aurai réussi en 26 heures à voir mes parents, ma mamie, Gauthier, Mister Big, Lucie, Emma et Anne, à fêter un anniversaire, faire deux parties de belote, boire un peu (Mister Big, ton margarita fraise, mmmm), me faire un nouvel ami qui est une machine à compliments, mettre mon blog à jour, faire une balade avec ma maman et apprendre les derniers potins de la famille (Gaugau, parenthèse pour toi : mon cousin pas beau de 20 ans va être papa… au secours), faire une lessive, prendre deux douches (dont une où je me lave les cheveux), noyer mes vêtements… Finalement, y a que dormir qui manque à la liste. Et le week-end prochain, le frère de Gauthier monte… Seigneur !

 

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J’ai le melon

Par Gauthier
Comme vous le savez peut-être, ou peut-être pas, je ne suis pas un modèle de modestie, ni d’humilité, et encore moins de compassion. Bref mes amis les plus proches peuvent vous le dire, je suis plutôt puant comme mec quand je m’y mets. Alors forcément comme je suis bien élevé, je fais des efforts pour « bien passer » en société. Je ne peux pas décemment cracher mon fiel ou me mettre en avant 24/24h 7/7j, sinon je serais bien seul.
 
Oui parce que comme tout spécimen d’homo insupportabilus (Mister Big, si tu nous regardes, des fleurs…), je suis aussi hyper sociable, j’ai besoin d’avoir un milliard d’amis, d’être complètement overbooké, bref ça me permet de me sentir encore plus important.
 
Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui ? Parce que j’ai atteint des sommets ces derniers temps. Oui j’ai une chance insolente, tout me réussit, ça en devient indécent. Par où commencer ?
 
Vous le savez sûrement, mais je suis encore étudiant, et je passe beaucoup de temps à sortir, à baiser, bref à m’amuser. Mais j’ai quand même validé mon semestre avec brio (j’ai loupé la mention, mais comme la moitié de la promo s’est fait recaler, ben ça donne de la valeur à mes notes). En plus, pour la petite histoire, quand je me suis retrouvé devant ma feuille d’examen j’ai été super déçu par les sujets. Je suis en bac + 5, le minimum c’est, à mon avis, de vérifier si l’on sait réfléchir, analyser, synthétiser, bref si on a un cerveau suffisamment développé pour devenir des cadres supérieurs. Perso j’attache très peu d’importance et de crédit aux gens qui sont capables d’apprendre par cœur et de le recracher pendant un examens. Ça va, on est plus au lycée. Ben nos profs nous ont simplement demandé de recracher le cours, du par cœur, à la virgule près. Le truc bête et méchant, n’importe quel couillon avec un QI suffisamment élevé pour pouvoir nouer ses lacets tout seul est capable d’apprendre par cœur et de réciter. Donc au lieu de passer 3h dans la salle pour chaque examen, j’y suis resté entre 1h30 et 1h45, juste le temps de remplir deux copies doubles, c’est quand même très scolaire tout ça… Donc le fait que tous ceux qui sont recalés sont resté les 3h à se prendre la tête sur des sujets niveau bac (pour moi) ben ça me regonfle encore plus le melon démesuré qui me sert de boite à cerveau ces temps-ci.
 
Parlons du reste. Je suis dans un master professionnel, il me faut donc un stage pour valider mon année. Je suis quelqu’un de très pragmatique quand il le faut. Donc ma recherche de stage, ça donnait à peu près ça : « bon ça c’est bien, mais tu seras jamais pris ! ça aussi c’est génial, mais tu n’as pas le niveau ! oh là ! alors celui-là il est parfait, mais il y a 700 candidatures, comment peux-tu être pris ? tient, je vais postuler là, c’est nul, je devrais y arriver ! ». Donc j’envoie mes dossiers de candidature, je fais un beau CV, de belles lettres, je mets une belle photo de moi, bref je fais les choses bien. Et puis je me dis « et merde, après tout, ça te coûte qu’un timbre, postule pour le stage parfait où il y a 700 candidats pour un poste, on sait jamais ». Eheheheheh, donc je peux officiellement l’annoncer, j’ai un stage, et lequel à votre avis ? Ben oui mesdames z’et messieurs, j’ai écrasé 700 personnes pour l’avoir : JE SUIS TROP FORT ! Bon par contre j’en ai presque pleuré, et j’ai pas encore tout à fait réaliser, mais bon le fait est que je vais faire un stage de la mort qui tue. J’aimerais bien vous expliquer, mais sous couvert de préserver un semblant de vie privée et d’anonymat, je ne peux pas. Et en plus j’ai pas le droit de parler de ce que je vais faire (les plus perspicaces aurons sûrement une piste avec ce que je viens de dire). Donc on refout une couche au melon, là c’est officiel, je passe plus les portes…
 
À cela s’ajoute ma vie sexuelle, tout le monde a pu lire mon précédent article, mais si… Celui où j’explique que j’ai enculé un futur mannequin américain, qui m’a hurlé du « Djisseus Kraïste » toute la nuit !!!!! Donc oui j’avoue, je me tape des bombes, des mecs à vous faire vous dévisser la tête quand vous les croisez dans la rue. Le genre de mec qu’on voit dans un magazine, et on se dit « mais ça n’existe pas des mecs comme ça, regarde-le, il est trop beau !!! ». Ben si mesdames z’et messieurs, ça existe, et je dois même avouer quelque chose, il est très gentil, et il me fait des compliments par rafales. Moi là c’est officiel, j’en peux plus, c’est plus un melon que j’ai, c’est une mongolfière. Je suis tellement gonflé que je touche plus terre…
 
Donc pour revenir au problème de base, je suis puant. Je dénigre et je critique. Je me sens largement supérieur. En même temps, c’est pas ma faute, les gens sont médiocres, et ils se complaisent dans leur médiocrité. C’est affligeant. Vous aussi je suis sûr que vous savez de quoi je parle. Je suis en plus de tout, mais en fait ça va ensemble, complètement élitiste. Regardez derrière vous, et repensez à vos camarades de collège ou de lycée. Je suis sûr que vous ne voyez plus 95% des gens que vous fréquentiez à l’époque. Là vous en recroisez un/une par hasard dans une soirée. Ça fait super plaisir ce genre de truc, perso suis toujours super content de les recroiser, bref. Donc vous commencez à papoter, et ça donne quelque chose comme ça :
– Alors tu fais quoi de ta vie ?
– Je suis en Science po, je vis à Paris, et je suis gay et toi ?
_ J’ai arrêté en première, je me suis marié avec Marc, on a deux gosses, je suis caissière à Ecomarché, et je fais construire ma maison à côté de celle de mes parents.
– …
Comment peut-on ???? Cet exemple est tiré d’une histoire vraie, et la fille a rajouté « putain je suis bien contente de te revoir, c’est tous des ploucs au village, je les supporte plus, il faut trop que tu viennes boire le café » Et toi t’es quoi ? T’es pas la reine des ploucs peut-être ??? Je rêve… Ma meilleure amie au lycée, enfin mes trois meilleurs amis au lycée sont dans cette situation : bac – 2, marié, presque des enfants, travaillant pour le smic, et super heureux ! Moi je ne comprends pas… Alors je ne choisis pas mes fréquentations selon leurs diplômes, ni leur culture, mais il faut bien avouer que s’ils sont incapables de tenir une conversation je ne vais pas les voir souvent et ils ne deviendront jamais des amis. J’ai essayé de passer outre ça, et ça donne des situations super compliquées, où à la fin on se dispute façon « j’ai 12 ans, t’es plus ma copine, je vais te pourrir ta vie, bouh vilaine ». Perso je trouve ça fatigant à mon âge d’avoir encore ce genre de relations humaines.
 
Donc oui je suis puant, élitiste, et j’ai un melon inimaginable. Et alors ??? Je n’oblige personne à me supporter. Et le plus fort c’est qu’apparemment c’est ce qui me rend si attractif quand on me rencontre. Parce que je suis la personne avec qui tu vas pouvoir t’isoler dans un cocktail pour dire du mal de l’ensemble de la salle. Et ça, c’est pas complètement jouissif ? Pour une plus ample compréhension du phénomène « langue de pute », reportez vous à l’article de Nina. Bref j’assume complètement mes défauts, j’en fais même des qualités. C’est normal, je suis tellement intelligent !!!!
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Super Nanny

Il y a des soirs, comme ça, où on a envie de ne rien faire, pas penser, pas bosser donc que faire ? Regarder la télé, évidemment. Donc la semaine dernière ou par là, je glandais devant la télé, la zappette à la main. Bon, il y a Matrioschki sur Paris Première à 22h30, série que j’aime bien. Bon, en attendant, je regarde quoi ?
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La zappette magique m’amène sur M6 où ils passent « Super Nanny ». Une émission avec des gosses hystériques et mal élevés ? Bon, ben, allons-y, ça va encore accroître mon instinct maternel. Pour ceux qui n’ont jamais vu ce…ce truc, je résume. C’est une bonne femme en chignon et tailleur noir avec de fines lunettes d’institutrice de film porno. Elle, je suis sûre qu’elle manie la cravache avec doigté, toute gainée de cuir dans les milieux underground de la nuit. Enfin, bref, notre maîtresse SM a fort à faire dans ces émissions : elle doit remettre des sales gosses sur le droit chemin. Oui, ces graines de délinquants, de racailles prêtes à mettre le feu aux cités. Cette émission doit beaucoup plaire à Nicolas Sarkozy (cette phrase sert juste à voir si des gens vont tomber sur mon site en tapant Nicolas Sarkozy). Ces derniers temps, M6 semble avoir une passion pour les émissions disciplinaires, entre leurs pensionnats, leur camp de redressements, leurs mamans échangées et tout ça…
 
Quand je vois cette émission, je n’ai qu’une envie : me ligaturer les trompes. Seigneur, comment des gamins de 3 ou 4 ans peuvent être aussi monstrueux ? Comment peut-on en arriver là ? Quand je vois comment je suis avec mon chat, je suis potentiellement la future mère d’Attila de ce genre et je sais même pas si Super Nanny existera encore pour m’aider à les remettre sur le droit chemin !
 
Je n’ai pas vu beaucoup d’épisodes de cette émission mais j’ai remarqué que les familles avaient souvent un même schéma : un père absent (soit il travaille très beaucoup, soit il se tape de sa famille, soit il vit carrément plus là), une grande sœur décalée des petits monstres qui joue la maman et qui souffre beaucoup de la situation parce qu’on lui vole son adolescence, une mère totalement incapable de faire preuve d’autorité. Les pauvres sont au bord de la dépression, on sent qu’elle commencent à détester cordialement leurs gosses et on les
comprend, parfois. Surtout que les gosses, une fois sur deux, ils ont vraiment une sale gueule. C’est physique, je les vois, j’ai envie de les baffer. Mais bon, c’est tourné de telle façon qu’on a forcément envie de leur faire avaler son doudou pour qu’ils s’étouffent avec.
 
Bon, l’épisode se déroule en général comme ça : petite présentation de la famille : le papa s’il y en a un, la maman dépressive, la grande sœur effacée qui fera une
merveilleuse cliente pour Prozac et les gamins turbulents qui font les cons devant la caméra. Bon, vous noterez que j’ai pas d’enfants mais cette émission a un effet pervers dès le départ : en général, les enfants, dès qu’on les place sous une caméra allumée, ils font les intéressants. Je le faisais, ma sœur aussi. D’ailleurs, ce week-end, on a revu une vieille vidéo d’un petit repas de famille avec mes deux grands mères (je ne savais même pas qu’elles s’étaient retrouvées au même endroit depuis que j’étais née, hors les églises pour les baptêmes et communions), une tante et nous quatre. Bon et bien, on faisait les belles avec ma sœur et, à un moment, on m’a demandé de chanter un truc parce que, petite, j’étais la diva de la famille, je minaudais que j’en pouvais plus. Donc, forcément, ces gamins de la super Nanny, des caméras les suivent en permanence, ils vont trop se la jouer et être encore plus insupportables. Enfin, bref. On voit un peu la vie de famille ave des gamins qui hurlent, tapent du pied, font des colères (oui, ils choisissent pas l’image du gamin mignon qui fait un truc tranquille dans son coin). Une fois sur deux, le gamin dort dans le lit conjugal à la place de la maman, charmant ! Remarquez, on est sûr que ce couple-là ne se reproduira plus. Apparemment, les enfants n’aiment pas dormir seuls.
 
Là, arrive Super Nanny ! On voit notre maîtresse SM marcher dans la rue, un cartable à la main (pourquoi faire ?), elle fonce d’un pas décidé, air pincé, vers la demeure de la famille en détresse tandis que la voix off nous explique sur une musique rétro que « Super Nanny a élevé 52 enfants » et je sais plus quoi. Bon, super Nanny arrive dans la maison et découvre l’ampleur des dégâts. Là, c’est super drôle car elle regarde les parents faire des conneries sous l’œil relativement indifférent des parents et elle commente : « Qu’est-ce que c’est que ça ? Cet enfant ne sait absolument pas ce qu’est l’autorité ! Sa maman crie mais il ne sait même pas pourquoi ! ». Ce qui est amusant, c’est qu’elle dit ça
style : « je te prends téléspectateur, à part, pour dire du mal », comme on le fait des fois, dans un café, on médit à voix basse avec une personne qui passe. Sauf que là, en vrai, la super Nanny est encadrée par les caméras avec un gros micro au dessus de la tête et la famille fait mine de ne pas entendre les commentaires acerbes de notre dominatrice perverse. Ils nous prennent vraiment pour des cons !
 
Arrive « le conseil de guerre », on peut vraiment appeler ça comme ça. Notre super Nanny a observé la famille et fait un super planning pour remettre les choses en place. Donc elle interpelle tout le monde en leur donnant des autres : « Madame ! Vous DEVEZ réintégrer votre lit CONJUGAL. Le petit Hugo doit dormir dans SON lit ! ». Oui, super Nanny, elle détache tous les mots et en accentue certains. Ce qui est amusant, en fait, c’est qu’elle parle aux parents comme aux enfants. Une fois, elle va au parc avec le papa d’enfants qui n’en a franchement rien à foutre de sa progéniture. De toute façon, lui, je suis sûre qu’il avait une maîtresse et que ça le faisait chier de rentrer chez lui. Donc elle l’amène  l’entrée du par cet lui montre un panneau : « Regardez, MONSIEUR. Il est ECRIT : in-ter-dit-aux-chiens (en suivant les mots avec son doigts), pas aux papas ! ». L’autre, il fait un « ouais, ouais », comme un petit garçon qu’on réprimanderait et qui sait qu’il a tort. Parce que, finalement, dans ce truc, ce ne sont jamais les enfants les fautifs mais les parents et ils passent leur temps à se faire engueuler par la nounou sadique.
 
Bon, la Nanny est super forte, elle remet de l’ordre en deux temps, trois mouvements, les gamins filent droit, les mamans pleurent dans les bras de super Nanny pour la remercier, les grandes sœurs peuvent enfin vivre leur vie d’ado et les papas… ben rien. Mais après, super Nanny s’en va, laissant la famille seule face à elle-même et, souvent, ça craque. Le truc vicieux
avec cette émission, c’est que le MOINDRE faux pas est montré, démontré, disséqué sous nos yeux moqueurs et on se dit : « cette bonne femme est incapable d’élever ses gosses, quelle pitié ! ». Je me dis qu’il faut vraiment être désespérée ou en manque maladif de notoriété pour passer dans cette émission. Mais le truc qui m’hallucine le plus, c’est de voir que cette femme à qui il ne manque que les cuissardes en cuir se montre plein de tendresse avec les enfants qu’elle appelle « mon ange », « mon cœur » alors qu’elle est intraitable avec
les parents.
 
Mais cette émission se veut pédagogique : on ne fait pas que se moquer de ses pauvres familles moyennes qui survivent dans des HLM avec un RMI, on apprend des choses, aussi : de temps en temps, des petits conseils apparaissent au bas de l’écran. Bon, j’essaie d’appliquer à Kenya, pour voir. Exemple : « toujours se mettre au niveau de l’enfant pour lui parler ». Donc je prends mon chat et la soulève à mon niveau (oui parce que je vais pas me rouler par terre pour lui parler, non plus), je la regarde droit dans les yeux et dit : « Il ne FAUT PAS faire pipi sur le TAPIS que Clara m’a OFFERT ! ». Bon, elle détourne le regard et se lèche les babines. Rien à faire de ce que je lui dis. Pourtant, je suis une élève assidue. J’ai appris qu’il fallait prévenir avant de sévir : « Kenya, si tu continues, tu finis dans la salle de bain ! » Et bien, curieusement, ça ne la calme
pas… Enfin, de toute façon, d’ici que je me reproduise, j’aurais oublié les conseils précieux de cette émission. Et comme j’ai raté plein d’histoires, j’ai raté pleins de petites notices pour élever parfaitement mes enfants. Bon, il ne me reste plus qu’à trouver un géniteur plus doué pour l’éducation que moi !
 
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