Nostalgie du désir

Certaines de mes copines cherchent l’amour, de Katel à Mélanie en passant par plein de gens qui sont plus ou moins fondus dans les deux entités nommées ci-dessus. Or en tant que meuf en couple stable et qui a trouvé son doux sur un site de rencontre, forcément, je suis la vieille briscarde de service à qui on demande conseil et à qui on raconte les petites anecdotes croustillantes… jusqu’à réveiller une certaine nostalgie du désir.

Rêve érotique féminin

Est-ce que ça ne vous le fait pas, à vous, quand on vous raconte une première soirée, un premier date, ces quelques secondes de tension entre les saluts et, peut-être, le premier baiser ? Cette petite excitation avant le rendez-vous, cette envie de croire que celui-là, ça pourrait être le bon parce qu’il a l’air joli et a plein de trucs en commun ? Cette petite exaltation quand on se prépare le matin pour ce rencard ? La petite appréhension quand on a ramené l’autre chez soi : est-ce que ça sera bien ? La douce sensation de la découverte d’un nouveau corps, mmm…

nostalgie du désir

Sauf qu’en fait, tout ça, c’est un peu du bullshit. Mon paragraphe précédent n’est qu’une nostalgie et vous savez ce qu’elle fait la nostalgie ? Elle nimbe tout d’or et de lumière, répand dans l’atmosphère une suave odeur de fleurs d’oranger… Alors que pardon mais tout ça, c’est un putain de mytho. Je veux dire pour un date cool (je parle même pas de conclure ou quoi), combien de moments d’ennui, de panique dans le cerveau en mode “comment je me tire de là maintenant ?”, combien de “mais c’était qui sur la photo, du coup ?”. Et encore quand l’emballage est à la hauteur, vaut voir ce qu’il sort de sa bouche, y a des moments où tu te demandes si tu es en date ou en entretien d’embauche pour le Klux Klux Klan…

rencard raté, ennui

Et le sexe. Parlons-en du sexe. La découverte du corps de l’autre, pia pia pia. Là, encore une belle histoire… qui n’est que mensonge ! Sincèrement, combien d’entre vous ont trouvé leur première fois avec leur tendre moitié absolument géniale ? Sincèrement, ma première nuit avec Victor fut très plaisante mais mes meilleurs souvenirs sexuels avec lui, ce n’était pas cette nuit là. Combien de moments un peu gênants avez-vous passé à vous rendre compte que non, là, y avait pas compatibilité ? A regarder un plafond ou un oreiller en espérant que ça allait vite se terminer ?

Couple qui s'ennuie au lit

Alors oui, je dis pas, le jeu de la séduction, ça reste toujours un truc plaisant… quand ça fonctionne. Ah parce qu’ultime mensonge de la nostalgie du désir : l’attente. Une fois que t’as chopé l’objet de ton désir, tu racontes à tes ami-e-s célibataires comme l’attente et l’incertitude avant le premier baiser était un moment doux et délectable. Mais arrête de mentir ! C’est l’horreur ce passage là, quand tu sais pas si l’autre a envie de toi ou s’il-elle est trop poli-e pour te jeter sans ménagement, que tu te regardes dans la glace en te trouvant tellement moche que tu ne comprends pas comment l’objet de ton désir pourrait avoir envie de ramener ça chez lui-elle… Le doute, l’agacement. Il n’y a vraiment que quand t’es sûr-e de toi que ce moment là est parfait, cette petite tension juste avant ce premier baiser que tu sais inévitable, le coeur qui s’accèlère, les poils qui se hérissent, le ventre qui chauffe…

Tension amoureuse

“Ouais ok, tu nous racontes un article juste pour te la péter en mode “moi je suis en couple et votre quête d’un-e partenaire potable, c’est vraiment l’horreur”, c’est ça ?”. Bien sûr que non. D’abord parce que ce serait tellement hypocrite au vu de mon propre parcours (et du fait qu’à des moments, j’aimais bien être une séductrice collectionneuse) mais c’est surtout de cette nostalgie qui patine tout dont je voulais vous parler. Parce qu’en fait, c’est un matériel franchement pas mal… pour écrire.

Femme tape sur une machine à écrire rose

Mon Dieu, si je me crée des réseaux sociaux d’écrivaine, j’ai mon avatar, là…

Je vous explique ça très vite !

Rendez-vous sur Hellocoton !

La liberté sexuelle pour les femmes : le grand leurre

Elle s’appelle Isabelle. 44 ans, divorcée, “pas mal pour son âge”; comme on dit. Pourtant le matin, quand elle se regarde dans la glace, ce n’est pas ce qu’elle voit. Elle ne voit que la peau qui perd un peu de sa tonicité, quelques taches discrètes qui commencent à apparaître, du gras sur le ventre qui refuse de partir. Ce matin, encore un nouveau cheveu blanc. Une sensation que ses belles années sont désormais derrière elle et qu’elle ne les retrouvera plus. Ainsi, elle n’a pas cru sa chance quand ce jeune homme croisé quelques fois à la machine à café est rentré dans son jeu de séduction. Après quelques verres et beaucoup de rires, il l’a ramené chez lui, ils ont fait l’amour, une fois, deux fois . Quelle fougue, ces jeunes hommes, elle avait oublié. Elle repart le lendemain, la confiance en elle remontée, le sourire aux lèvres.

Femme quadragénaire sourit à la vie, confiance en elle, New York

Elle s’appelle Axelle et c’est une femme libre. Elle aime les hommes, beaucoup, elle en rencontre souvent, elle se donne sans calcul et avec délectation. Ce soir, elle prend un verre avec Tiago, un beau garçon croisé sur Tinder. Ils se cherchent, ils se séduisent. Le contrat est clair : juste du cul, pas d’attaches. C’est donc sans surprise qu’ils finissent ensemble au lit pour une nuit torride. Axelle jouit, Axelle est heureuse : elle prend son plaisir avec un beau garçon après une bonne soirée.

une femme nue dans la forêt adossée à un loup, femme sauvage et libre, liberté sexuelle

Elle s’appelle Daria. Depuis quelques temps, elle flirte avec ce garçon, Charles, qui est en cours d’éco avec elle. Il est drôle et prévenant. Un soir, il l’invite à prendre un verre ailleurs qu’à la fac. Soirée délicieuse mais elle ne cède pas, elle veut être sûre. Ce ne sera qu’au bout du 3e rendez-vous qu’elle se donnera à ce garçon qui a conquis son coeur.

Un jeune couple flirte en buvant un verre en terrasse

Le point commun entre Isabelle, Axelle et Daria ? C’est qu’elles sont tombées sur des connards… Mais des connards puissance 10 000 qui les ont photographiées et balancé des photos d’elles nues ou presque prises à leur insu avec des commentaires pas forcément sympa sur leur âge, leur plastique ou leurs performances. Oui, en 2017, ça existe et pour une page Facebook trouvée, celle de Babylone 2.0, il en existe encore beaucoup pas encore débusquées parce que vous vous doutez bien que, nous, les femmes, ne sommes pas les bienvenus dans ce type de groupe fermé.

Un jeune homme prend une photo avec son smartphone

Quels torts ont eu nos trois demoiselles ? D’avoir une activité sexuelle. Point. Et d’avoir mal jugé une personne, pensant être dans un environnement safe avec lui. Et franchement, l’addition est très salée pour juste une erreur d’appréciation. Alors, oui, il est possible qu’elles ne sachent jamais qu’elles ont été exhibées là mais la situation reste dramatique. Des centaines ou milliers d’individus ont pu voir leur corps, allez savoir ce qu’ils ont pu faire sur ces photos. Et rappelez-vous qu’on ne parle que d’un seul cas, là… 

Un homme regarde des photos de jeunes femmes sur un ordinateur

Parce que la femme sexuée est systématiquement brimée. Quand j’écrivais mes aventures sexuelles ici (sans photos, sans vrai prénom ni détails permettant de reconnaître le mec impliqué, des fois qu’un mec ait envie de m’expliquer que je faisais pareil), qu’est-ce que j’ai pu me prendre comme seau d’insultes et de messages de type “va te faire gang banger* connasse” et autres joyeusetés. Dès que j’ouvrais la bouche, j’étais rabaissée par un “ta gueule, restes-en à tes histoires de cul”. Oui parce que le fait que je vive une sexualité épanouie semble me disqualifier pour parler de tout autre sujet… On me renvoyait systématiquement à ça, tout le temps. Mais quel est le rapport entre mon activité sexuelle et ma culture gé ou mes opinions ? Je cherche encore.

Une artiste de burlesque lit le journal avant de monter sur scène

Pourtant, on nous l’a vendue cette liberté sexuelle féminine. On regardait Samantha dans Sex and the city mener de front une carrière réussie (enfin, sa carrière, on la voyait que rarement dans la série) et une vie sexuelle débridée, se tapant les plus beaux mecs de Manhattan, dans la joie et la bonne humeur. Idem pour Miranda qui trouva l’amour en se tapant un barman random dans un bar, Charlotte qui finit avec un avocat qui avait pour seul intérêt au départ de la faire grimper aux rideaux et Carrie… Je sais plus. Sauf que non, dans la vraie vie, une femme qui couche est indigne selon les hommes (pourtant ravis de coucher), on peut l’insulter, la dégrader, l’humilier, elle l’a bien cherché. En 2017, on en est encore là et le pire, c’est que je suis moi-même un petit rouage de ce système. Je veux dire pourquoi j’ai arrêté de parler de sexe sur ce blog ? De peur qu’un employeur tombe dessus et ne m’embauche pas alors que… ben ce que je fais de mon cul n’a aucun rapport avec mon professionnalisme (vu que j’ai jamais eu de coït sur la photocopieuse en plein open space donc je ne perturbe personne). Alors je dirais bien que je vais vous reparler de mes histoires de fesses mais vu que je suis désormais monogame, le suspense est un peu limité. Mais on mesure une nouvelle fois à quel point le féminisme est nécessaire aujourd’hui, plus que jamais, car nous sommes de plus en plus opprimées, jusque dans nos libertés de jouir.

scène de sexe sur le piano dans Pretty Woman avec Richard Gere et Julia Roberts

J’ai publié un tweet sur le sujet vendredi et j’ai reçu des réactions assez diverses. J’ai passé beaucoup trop de temps à expliquer des concepts féministes de base comme le “not all men” et mansplaining donc je prévois pas mal d’articles à caractère féministe dans les prochaines semaines donc si ça vous ennuie… Ben arrêtez de lire mon blog car je passe en mode poing levé.

Logo féministe poing levé

* Je l’ai vraiment eu, celui là…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Un plan cul, pourquoi ?

Depuis quelques années, le plan cul semble avoir été érigé en Must do de la coolitude : si t’en as pas, c’est que tu es très très coincé du cul. Dérogation spéciale aux couples monogames et encore que… Sauf que le plan cul, ce n’est pas fait pour tout le monde. Ou plutôt : y a des moments dans la vie où ce n’est pas forcément une bonne idée.

plan cul

D’abord, il faut l’envie, la vraie. Il ne s’agirait pas d’aller fricoter avec un-e inconnu-e parce que vos amis vous ont conseillé de le faire ou parce que vous avez besoin d’oublier quelqu’un. Soigner le mal par le mal est toujours une mauvaise idée. Parce qu’autant le plan cul, ça peut être un moment sympa et détente, autant ça peut virer à l’ennui ou, pire, au dégoût de soi.

ennui
Et puis il ne faudrait pas se mentir. On ne se lance pas dans un plan cul pour trouver l’amour, ça n’arrive que dans les films… Et ok un peu à moi mais avec le recul, est-ce que Victor était réellement mon plan cul ou juste mon petit ami que j’assumais pas. Enfin, je j’assumais pas l’engagement, hein, lui, ça allait. Bref pour 3 histoires de « ils étaient amants, ils sont tombés amoureux », vous avez 10 « ils étaient amant, il-elle est tombé-e amoureux mais pas l’autre », 140 « ils étaient amants et sont devenus potes » et 580 « ils étaient amants, ils ont arrêté, ils ne se voient plus ». Donc bon, si vous cherchez l’amour, ne prétendez pas chercher juste du sexe. Et si votre crush absolu n’a rien de mieux à vous proposer… Ben pourquoi pas mais attention à ne pas vous emballer.

crush

Le plan cul, c’est un gin tonic avalé en terrasse en bord de mer : ça pique comme on aime, ça fait du bien, ça détend et ça vide la tête. Les chanceux-ses pourront même tomber sur un plan cul câlin pour avoir la jouissance et la tendresse mais comprenez bien que ce gin tonic en terrasse n’a pas vocation à durer toute la vie. En 2016, je vais toujours plus loin dans la métaphore.

le-gin-tonic-un-cocktail-classique

Bref, le plan cul n’est pas le passage obligé de tout célibataire cool. Vous n’en avez pas très envie ? Et bien, j’ai envie de dire que c’est comme l’alcool : se forcer n’est jamais une bonne idée. Même pour un gin tonic en terrasse en bord de mer.

Rendez-vous sur Hellocoton !

The lobster de Yorgos Lanthimos

Je vous avais promis la semaine dernière de vous parler d’un bon film. Sauf que quand j’ai écrit cette phrase, je n’avais pas encore vu The lobster de Yorgos Lanthimos . Aujourd’hui, je vais donc vous parler d’un TRES bon film.

colin-farrell-in-the-lobster

L’histoire : David part dans un hôtel pour 45 jours. 45 jours pour trouver une nouvelle moitié (sa femme l’a quitté) ou sinon, il sera transformé en l’animal de son choix. Pour gagner des jours et augmenter ses chances, des chasses “aux solitaires” sont organisées : les pensionnaires de l’hôtel chassent des gens célibataires qui traînent dans la forêt et les capturent à l’aide de fléchettes anesthésiantes pour qu’ils soient transformés en animaux. David a choisi : s’il échoue, il sera un homard  (lobster). Il va croiser dans sa quête des hommes et des femmes prêts à tout pour trouver une moitié, quitte à mentir car, dans ce monde, seule la règle du qui se ressemble s’assemble prime.

The-Lobster-On-ne-saisit-pas-vraiment-l-enjeu-du-film

Je ne vous en raconterai pas plus pour pas vous spoiler mais… Bordel quelle claque. D’abord une claque visuelle, les images sont folles, l’ambiance est oppressante, c’est très bon. Particulièrement la scène de la première chasse avec le bois qui vole, la boue, les chutes, ça sent le humus et la mousse, c’est magnifique. A propos d’ambiance, la musique relève les moments de tension avec brio.

lobster1

Sur le fond… c’est un film à multiples lectures et c’est ce qui nous a rendu fous avec Victor : on y a vu des critiques sur l’amour, la superficialité, le totalitarisme, le conformisme, tout es analysable, tu peux pas juste regarder le film et après, tu passes à autre chose, y a des possibilités de meta lectures qui vous occuperont un petit moment et je me sens frustrée, là, de pas tout vous raconter mais je ne peux pas en dire plus sinon je vous casse un twist. C’est un film qui suscite des émotions. Lors de sa critique, In the Panda (je vous balance du Youtubeur à mort en ce moment, j’ai limite envie d’en faire des articles) regrettait le rire des spectateurs alors que le film n’est pas une comédie. Et je vous confirme qu’il ne l’est pas. Mais certaines scènes prêtent à rire par leur incongruité, leur côté surprenant. Ce n’est pas un rire de moquerie ou de gamin attardé car la personne parle de fellation ou de sodomie, c’est juste un réflexe lié à une surprise, un clin d’oeil un peu complice. Parce que oui, il faut regarder l’arrière plan, parfois, on y revoit certaines références.

the lobster

Ca pourrait être un film d’amour, c’est une critique sociétale. Avec un Colin Farrell absolument grandiose, une Rachel Weisz lumineuse. Léger bémol sur Léa Seydoux qui est pas mal du tout en activiste acharnée mais manque parfois de justesse dans le ton, surtout dans les passages en français qui sonnent un peu bizarres.

TheLobsterFeaturePic1_large

Bref, on a tellement aimé avec Victor qu’on va vite se choper Canine du même réal, chroniqué ici par In the Panda (alors par contre, léger avertissement : c’est dans son émission Unknow movies qui est tourné un peu comme un polar un peu dark, âmes sensibles s’abstenir. Mais sinon la critique est super). Et si j’aime : 1/ je vous en parlerai et 2/ je materai The Alps du même réalisateur.

Canine

Il faudra que je vous parle prochainement de 2 bons films (oui, 2). Finalement, ma cinéphilie commence presque à se réveiller (il était temps).

Rendez-vous sur Hellocoton !

Folie furieuse de Jérome Attal

Plus jeune, j’ai lu pas mal de chick litt, des romans dévorés en 2h dont tu oublies assez rapidement l’histoire vu que c’est toujours la même histoire : une fille un peu girl next door voit sa vie s’effondrer mais elle rencontre un mec et c’est trop un prince charmant et après quelques péripéties sans intérêt, ils finissent ensemble. Fifty shades of grey est donc un parfait exemple de chick litt, voyez. J’ai dû donc donner l’impression que j’aimais ce genre de littérature (non) puisque j’ai hérité en cadeau de Noël* de Folie furieuse de Jérôme Attal.

folie-furieuse-jerome-attal

Le principe de base est assez sympa : il s’agit d’un roman de type “ce livre dont vous êtes l’héroïne”, on construit l’histoire en fonction des choix. Commençons donc : c’est l’anniversaire de Meilleure Amie que nous appellerons Agnès car j’ai oublié son prénom mais voilà, souci : on a à la maison Victor, notre fils de 7 ans donc nous voici confrontée à notre premier choix qui implique d’abandonner son gosse pour aller à la soirée d’Agnès parce que bon, elle a 25 ans, on peut pas sécher quoi… Ah oui, voilà, dès le départ, aucun des choix ne me convient, je me vois difficilement abandonner mon enfant fictif de 7 ans quoi… Et ça pose de suite le personnage que je suis censée incarner : une grosse connasse irresponsable et superficielle. Oh que je sens que l’identification va être difficile… D’ailleurs, ça rate pas, au bout de 3 choix, je me retrouve assassinée dans un fossé.

morte

Bref, les histoires se croisent, on accumule les clichés : notre héroïne n’a pas de fric mais ne s’habille qu’en marques, citées à longueur de pages histoire qu’on comprenne bien du genre : “je m’installe dans l’avion en faisant attention à ne pas froisser ma robe Maje”, par exemple. On peut s’offrir une aventure avec un pote psychopathe, un vieux camarade de classe passé de moche à beau (donc soudain digne d’intérêt vu qu’on est superficielle, souvenons-nous), une rock star, notre meilleure amie, le voisin un peu insignifiant mais finalement pas si mal,l’ex mari qui décide de nous trimballer en club échangiste et un vampire. Et on a des quêtes super intéressantes : se taper un mec beau (souvent connard mais beau) et gagner une robe de mariée Jean-Charles de Castelbajac. En gros, l’auteur a repris les grandes lignes du journal d’Elsa Linux qui semblait n’être qu’un kinky diary où il fallait suivre une liste précise de situations sexuelles (scène lesbienne, sodomie, plan à trois, gode ceinture, fist fucking, gang bang, cock ring, soumission et un peu de masturbation entre 2 séances de baise) et le jeu Ma Bimbo.

J'avoue, ça fait super envie...

J’avoue, ça fait super envie…

Ce “roman” est intéressant cependant par la vision qui nous donne de la femme ou du moins la vision de son auteur : la femme ne cherche que l’amour, accepte l’inacceptable si le mec est beau, se ruine en vêtements de marque (alors qu’elle n’a qu’un mi-temps et doit élever son enfant) et n’a d’autre rêve que de gagner une robe de mariée haute couture… Mon Dieu mais ce livre est une insulte pour la femme, sérieux ! Et je vous parle même pas du paternalisme de l’auteur. A la fin d’une histoire, l’héroïne finit dans les bras de son voisin avec une petite conclusion “l’amour est peut-être à côté de vous, ouvrez les yeux, les filles (et arrêtez de choisir les beaux connards, prenez le mec lambda)”. Mais on t’emmerde. Par défaut, je ne choisis pas un mec que pour son physique et je pars très vite quand un mec commence à faire son connard, rock star ou pas, donc j’ai pas besoin de ta morale de merde en mode “allez, les filles, je vous livre le secret du bonheur”. Bonheur qui n’est pas obligé de passer par vous, messieurs au passage. Ah oui parce que si notre héroïne finit par coucher avec sa meilleure amie dans certaines variations, ça ne finit pas bien, ce n’est qu’une escapade, elle reviendra aux mâles, rassurez-vous… ou alors elle mourra. Non, je vous jure, c’est vrai…

mariagay

Bref, si le concept était intéressant, cette caricature de femme qui se rêve Carrie Bradshaw (on déteste toutes Carrie Bradshaw) m’a violemment donné envie de a) vomir, b) déchirer le livre, c) lui mettre le feu, d) écrire à Jérôme Attal pour lui dire de ne plus jamais, mais alors jamais, tenter de se mettre dans la peau d’une femme. Et s’il s’est inspiré de ces copines pour écrire ça, qu’il change d’amies. Vite.

* Noël… 2013. Je suis si réactive

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les sites de rencontre nous pervertissent

Il y a 10 jours, petite pause dans l’hystérie de ma semaine, je jette un œil sur Twitter et voit quelqu’un ricaner sur un article des Inrocks évoquant la culture du plan cul qui prend ses aises en France. Heu… Je voudrais pas vous choquer les gars mais le plan cul, c’est pas nouveau nouveau comme concept. Je pense que dans les années 80, déjà, VSD et autres titres putassiers devaient déjà réaliser des enquêtes sur ce nouveau phénomène qu’est le plan cul. Phénomène qui n’avait lui-même rien de nouveau à l’époque non plus. Pour moi,la réelle évolution n’est pas dans une certaine libération des mœurs mais plus dans la prise de parole autour de ça. C’est mieux assumé, moins amoral même si de grands intellos masculinistes considèrent qu’une femme qui se donne sans Amour et sans espoir d’être fécondée par ledit monsieur sont de grosses putes vérolées. J’y reviendrai tiens.

sexe.ete

Cet article, outre qu’il doit bien avoir 40 ans de retard, se permet en plus de distribuer les responsabilités, nous rappelant insidieusement que baiser sans Amour, c’est mal. Premier coupable de notre récente  (hmmm) perversion : les sites de rencontre ! Mais oui, à peine est on inscrits dessus qu’on se transforme automatiquement en prédateurs sexuels en recherche perpétuelle de chair fraîche. Ouiiiiiiiii ? Alors qu’avant, tu comprends, les gens ne cherchaient que l’amour parce qu’ils n’avaient pas le choix (c’est vrai, le Minitel ou les petites annonces, sans parler des différents bals et orgies n’ont jamais existé, c’est faaaaaaaaux !) mais depuis que l’on a désormais autant de choix, on se sent obligé de tout goûter. Noir ou blanc, petit ou grand, sec ou rond, jeune ou vieux, homme ou femme. Venez tester, venez vous amuser ! Qu’est-ce que ce sera pour vous ce soir, madame ? Ce délicieux monsieur aux couleur caramel ou un petit trio pour entamer la semaine sur une note d’audace ?

le-cuisinier

Oui… Mais non. La quête d’un partenaire varie déjà d’une personne à une autre. Quand je me suis inscrite sur un site de rencontre la première fois (et les fois suivantes), c’était avant tout pour tromper mon ennui. Avoir de nombreuses conquêtes m’a permis de prendre confiance en moi, multiplier les expériences, rencontrer des personnes intéressantes (aussi). Certes, le rythme s’intensifiait dans les périodes où je n’allais pas très bien et que j’avais besoin de ne pas penser. Je pense que je n’ai jamais autant baisé que durant mon chômage et quand je bossais chez Pubilon. Ca, c’est mon cas. A côté, j’ai des ami-e-s qui cherchent un partenaire de vie et ce très sérieusement. Après tout, les sites de rencontre comme les bals populaires d’antan sont avant tout un carrefour où se rencontrent les âmes esseulées. Il peut en naître de l’amour, du sexe, de l’amitié… ou éventuellement un moment gênant.

Quelques-verres-de-vins
Et puis, pardon mais ça veut dire quoi cet article ? Savais-tu, cher journaliste réac, qu’on pouvait tout à fait trouver l’amour sur un site de rencontre même si on ne dit pas non à quelques jeux sexuels de temps en temps. Sais-tu qu’on peut aimer le sexe, avoir envie de s’amuser mais, si on rencontre une personne qui nous intéresse, on a aussi la possibilité de cesser tout jeu de séduction avec les premiers venus pour tenter l’aventure avec celui ou celle qui nous fait battre le coeur ? Est-il impossible de trouver l’amour si on le cherche ? Une fois que l’on s’est adonné au plan cul, sommes-nous condamnés à ne plus être “dignes” d’amour ? Non. Peut-on réellement affliger ce type de raisonnement digne d’une adolescente de 15 ans dans un soap en 2015 ? Non mais pitié…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les jolies histoires, ça peut aussi se passer sur les sites de rencontres

Précédemment sur les vingtenaires, je vous parlais des histoires glauques que j’ai pu avoir sur les sites de rencontre, quelques gars pas forcément super équilibrés qui mentent et manipulent, le festival du pervers narcissique. Mais ce serait vous tromper de ne vous montrer qu’un côté de la médaille car j’ai aussi eu de jolies histoires sur les sites de rencontres. J’en retiens au moins 2.

limonade_homemade

  • Pio l’Italien

En fait, je commence par une histoire qui ne s’est pas passée directement sur un site de rencontre mais ça peut être utile pour illustrer l’étendue des possibilités. Juin 2012 : suite à une période bien chiante, je décide de partir quelques jours en Sicile avec Zéno histoire de remettre du joli dans ma vie. Je redécouvrais alors à quel point les Italiens, c’était ma came. Et ça tombait follement bien car j’étais justement en plein échange de mails avec un Italien vivant à Paris sur Okcupid : Simone. Il est thésard en philo et bien mignon sur ses photos. Il doit partir en Allemagne peu de temps après mon retour à Paris, je décide donc de passer la seconde. Au vu de nos agendas, qu’une seule possibilité : la fête de la musique. Evénement que je déteste en général mais je suis en mode “je veux un Italien”, je suis résolue, tant pis, j’y vais.

trombone_metro

Arrivée dans la cour d’immeuble où on devait se retrouver, déception : il ne ressemble pas du tout à ses photos, je ne le trouve pas attirant du tout. Bon, c’est pas grave : il est avec un de ses potes italiens et un autre Mexicain, y a une Roumaine qui nous rejoint on parle anglo-franco-italien, ça ne fait jamais de mal. Son pote italien me parle un peu, je ne fais pas trop attention, on se balade, on se retrouve à un bar à attendre le directeur de thèse qui débarque totalement bourré avec quelques Italiens en plus, ça vire au grand n’importe quoi. Le pote italien me parle à nouveau et là, je réalise qu’il est carrément craquant, des faux airs de Jeremy Sisto et plutôt intéressant. Thésard en philo lui aussi et il ne quitte pas Paris dans 3 jours. Durant le déplacement suivant, j’essaie de l’isoler pour lui filer mon numéro ou récupérer le sien mais Simone ne nous laisse pas seuls. Finalement, je repars de la soirée bredouille.

Motif Spreadshirt http://ow.ly/JNsLh

Motif Spreadshirt http://ow.ly/JNsLh

Mais je suis un peu du genre têtue et légèrement dérangée. Je connais son prénom, je sais dans quel fac il est thésard. Google, aide-moi ! Ok, il s’appelle Pio Rizzi et tiens, y a un mail. J’envoie, j’envoie pas, j’envoie, j’envoie pas, j’envoie, j’envoie pas… Quelques jours plus tard, soirée un peu alcoolisée, je me lance “hé salut, ça te dit un café ?”. Rendez-vous est pris juste avant mes vacances. Je vous la fais courte : soirée au bar, je rate le dernier métro (je l’ai presque pas fait exprès…), on atterrit chez lui pour “attendre le premier métro”. Mais je suis fatiguée donc je propose qu’on dorme un peu et bon, il a qu’un lit alors bon… Je vous laisse imaginer la suite.

couette

On passe l’été à se croiser, on s’écrit tous les jours pour compenser, je lui envoie une photo par jour. Une histoire digne d’une comédie romantique… Excepté la fin assez merdique à base de “j’ai besoin d’être seul, c’est pas toi, c’est moi, salut, bye!”. Mais ça, on s’en fout, on retient le côté comédie romantique, le pique-nique dans le parc de Saint Cloud seuls au monde, le brunch au Canal St Martin, les photos quotidienne, notre langage amoureux entre français et italien.

parc-saint-cloud

  • Victor, l’actuel

Pour ceux qui lisent tous mes articles, vous avez vu passer ce prénom un paquet de fois. Rencontré via Okcupid (encore), on se met ensemble, on se sépare, on se retrouve, on se reperd… C’est un peu compliqué mais on vit de jolis moments : un premier baiser au Forum des Images pendant le générique de fin de “Faites le mur” de Banksy, une journée à Boulogne sur Mer pour commencer (c’est compliqué d’aller à la mer en janvier sans voiture), une semaine à Tabarka en Tunisie et bientôt un week-end à Rome. Un concert d’Archive en plein air, des séances de cinéma collé l’un à l’autre… Oui parce que je pense qu’on a tout de cet insupportable couple qui se colle et se touche tout le temps, voyez ? Quelques brunchs, des matinées à rester au lit à câliner, des visionnages de série (il m’a initiée à Game of thrones, la série (je voulais finir le livre avant), Arrow, Banshee, un peu Gotham, j’ai vu le film des Chevaliers du Zodiaque* avant qu’il ne sorte en France au ciné tranquillement calée sur son canapé. Bref, une histoire toujours en cours d’écriture près d’un an et demi après la rencontre.

brunch_maison

Je parle de mes histoires mais j’en connais d’autres. Dans mon entourage, mes amis et camarades ont trouvé l’amour sur Meetic, Tinder ou même Badoo (si, si !). Je ne dis pas forcément que l’amour est sur les sites de rencontres, il est juste potentiellement partout, là ou ailleurs.

l_amour

Mais alors pourquoi ai-je quitté cet univers quelques temps avant de me remettre avec Victor, alors que j’étais célibataire ? A suivre…

____________________

* Je dois vous le chroniquer d’ailleurs

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Quel site de rencontre choisir ?

Je parle, je parle mais vous me dites “non mais Nina, c’est bon, ça va, on a compris le principe alors sur lequel on va pour (te) choper ?” Alors, c’est très simple :

  • pour choper : ça dépend
  • pour me choper : actuellement aucun mais ça, j’en parlerai une autre fois

1155-site-rencontre

“Quoi, tu nous saoules avec tes articles sur les sites et tu n’es même pas foutue de nous dire lequel est le plus mieux du monde ? Tu servirais pas un peu à rien ?”. En fait, la réponse se cache derrière la définition que vous mettez derrière le mot rencontre. En gros : si vous avez envie de fricoter avec une personne nue dans votre lit, vous n’allez pas forcément aller sur les mêmes sites que si vous cherchez une personne qui apposera sa signature à la fin d’un contrat de mariage à vos deux noms. Par exemple, je ne suis pas certaine que Tinder, basé sur une sélection uniquement sur des photos, soit le site le plus adapté pour trouver l’Amour. Ca peut sans doute arriver, je dis pas, mais je ne pense pas que l’utra majorité des utilisateurs soient dans cette optique. De la même façon, adopteunmec semble plus dédié au plan cul qu’au plan love. Meetic semble, lui, s’adresser plus à ceux qui recherchent un peu plus sérieusement mais là, encore, ça dépend sur qui on tombe.

maman-cherche-l-amour

Le problème finalement n’est pas d’aller sur un site de rencontre : une fois le pas franchi, ce n’est finalement pas si pire. Le problème, c’est d’en trouver une qui nous correspond. Je n’ai moi-même pas testé tous les sites (je dois pas en connaître la moitié, je pense), j’ai débuté sur Meetic, poursuivi sur Adopte, pas mal traîné sur OkCupid, échoué sur Tinder (mais vu que le 2e résultat était l’un de mes directeurs, j’ai tout effacé et j’en fais encore des cauchemars la nuit). J’ai vaguement testé Obs rencontres y a fort longtemps et un autre dont je n’arrive pas à retrouver le nom. J’ai fait de jolies rencontres, de moins jolies, des franchement atroces, eu des dialogues intéressants, des échanges glaçants… Des prises de contact un peu directes, d’autres marrantes, d’autres encore bien foirées. De façon générale, je ne pense ne jamais refoutre les pieds sur Adopte un mec ou Tinder : pas de discussion intéressante, on sait de suite pour quoi on est là : on est des sacs à foutre. Bon, déjà, arriver à trouver un mec qui écrit à peu près correctement, c’est une aventure, alors le reste… Après, y en a qui ça correspond, qui se sentent bien là bas donc si ça leur convient, autant y rester.

poupee-gonfable

Car c’est bien là le plus grand défi. Déjà, au début, faut s’habituer aux coutumes locales. ca flashe, envoie des charmes ou Dieu seul sait quoi, votre page est vite transformée en flipper géant avec tout qui clignote dans tous les sens. Au début, on est un peu intimidés, on répond à tous les messages par politesse, on peut vite se sentir agressés ou lassés par tous ces galants “tu veux baiser” et autres poésies. C’est pas qu’on soit contre dans l’absolu mais on aime bien aussi savoir à qui on a à faire avant et ne pas trop se sentir sale après… Faut s’accrocher pour ne pas tout envoyer balader en se disant que seuls les goujat-e-s fréquentent ce genre de sites et que c’est pas là qu’on va trouver l’amour, tiens.

trouver-lamour

Alors j’ai envie de vous proposer un plan, tout droit sorti de mon cerveau de marketeuse devenue obsédée par son métier : le A/B testing. C’est très simple. La plupart des sites de rencontres payants proposent toujours une période d’essai gratuite donc l’idée est de vous inscrire en même temps sur deux sites avec les mêmes photos, profil, description (même pseudo si vous en avez envie, peu importe)… et fréquentez les en parallèle. A la fin du test, vous serez plus à même d’élire celui qui vous convient le mieux.

ballons-ciel

Et pour ma part, mon chouchou était OkCupid : c’est fou ce qu’un site anglophone semble de suite être une barrière aux relous. Et quand certains insistaient et se conduisaient comme tels, leur fiche était supprimée au bout de 48h max. Magie.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Site de rencontre : tu paies ou tu paies pas ?

Dans l’immensité de l’offre des sites de rencontres, on peut les classer en 2 grosses catégories : les payants et les gratuits. Doit-on sortir la CB pour trouver l’amour ? N’est-ce pas légèrement déprimant ? Et bien, je dirais que ça dépend de ce que l’on recherche.

chercher-amour

Les sites de rencontre étant (très) nombreux, vous avez forcément à boire et à manger. Mais aussi plus de chance de trouver un endroit qui vous correspond mieux. Si vous voulez du fast sex ou de l’amour pour toujours, tous les sites ne se valent pas. Si vous voulez une bombe plastique ou une jolie personnalité à votre bras, vous devrez sélectionner votre lieu de chasse. Le mieux étant encore de tester, les sites payants offrant toujours la possibilité d’accéder à quelques fonctionnalités gratuitement. A noter qu’on progresse niveau égalité des sexes car il me semble qu’aujourd’hui, à part adopteunmec et sa fausse promesse d’un site fait pour les femmes (celles qui veulent bien renseigner leurs marottes sexuelles et le type de sous-vêtements qu’elles portent sur leur fiche), tout le monde paie pareil.

banque-en-ligne-1

Du coup, je ne vous dirai pas de choisir tel ou tel site, de faire dans le gratuit ou le payant, c’est d’abord à vous de tester et voir où vous vous sentez le plus en phase. De façon générale, les sites gratuits sont parfaits pour les coups d’un soir, les payants réunissent des gens plus prêts à s’investir… et à investir 30 € par mois pour trouver l’âme soeur. Mais je suppose qu’il existe des exceptions à cette constatation, ne serait-ce qu’OkCupid, gratuit, où les dalleux ne restent inscrits que peu de temps. On n’est pas sur adopteunmec, faut soigner la forme si tu veux conclure. Par contre, je ne pense pas que les dalleux d’adopteunmec soient ceux qui payent… Faudrait que je me penche sur la question, tiens.

seducteur

Alors donc, si on veut trouver l’amour, le vrai, avec un A majuscule, il faut impérativement choisir un site payant ? Non, ce n’est pas non plus ce que je dis. Oui, on peut penser qu’une personne qui paie son abonnement ne fréquentera pas le site en dilettante et aura un vrai projet de vie à deux, derrière. Je veux dire qui paierait 30 € juste pour tenter de faire prendre l’air à Popol ou Minette ?

402

Cependant, le site payant présente deux gros travers auxquels il faut rester très attentif :

  • les faux profils destinés à vous faire rester et payer. Il y a quelques temps, je m’étais inscrite à un site appelé Woozgo, une sorte d’on va sortir. Comme je me méfie d’OVS depuis une rencontre avec un mec que je pense qualifier sans me tromper de pervers narcissique, je me dis “ah tiens, pourquoi pas”. Je fais un tour sur le site, rien d’intéressant, je m’en vais. Régulièrement, je reçois des alertes mails m’informant que j’ai des messages sur ledit site, des garçons résidant un peu partout en France qui semblent très bien connaître Plume-sur-Berges et semblant motivé pour sauter dans le 1er TGV pour venir y découvrir une expo en ma compagnie. Alors déjà, Plume-sur-Berges étant une ville de banlieue, je suis très étonnée de son rayonnement national et deuxièmement, ma ville ne comptant aucun gros musée, je vois pas quelle exposition le monsieur veut aller voir. Dernier fait amusant : aucun des messieurs n’a visité mon profil. Trouvant tout ceci louche, j’ai tapé “woozgo avis” (quel travail d’investigation) sur mon petit Google et effectivement : pour répondre aux messages, faut payer. Coucou l’arnaque. A une époque, on m’avait expliqué que c’était la même sur Meetic, la fille parfaite (les femmes ne payaient pas à cette époque) qui te contacte juste avant la fin de ton abonnement et quand tu repayais pour reprendre un crédit, hop, elle disparaissait. Je ne sais pas ce qu’il en est, aujourd’hui.

badoo_fake

  • La volonté de la rentabilité. Certains sites vous proposent des abonnements de 3 à 6 mois (bonjour l’optimisme) sur leur site. Or quitte à prendre un abonnement de 6 mois, ce serait un peu dommage de lâcher l’affaire au bout de 15 jours juste parce qu’on a rencontré une personne chouette, doit y en avoir plein d’autres. Oui, curieusement, c’est plus facile de rester assidu à un site de rencontre plutôt qu’à la salle de sport, allez comprendre… Du coup, on enchaîne, on enchaîne, avec le risque d’addiction dont j’ai déjà parlé, et un jour, hop, l’abonnement se termine, on se rend compte que notre âme soeur était là dès notre 3e rencard mais vu qu’on l’a un peu laissé mariner pour enchaîner un peu et ça l’a agacé-e. Dingue….

rupture-couple

Alors, tu sors ton chéquier ?

 

La prochaine fois, nous parlerons désinscription en cas de jolie rencontre.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Plan cul ou plan love ?

Remplir sa fiche de site de rencontre est un vrai acte de foi tant on veut tout savoir de vous. Certains vont même jusqu’à vous questionner sur votre lingerie ou vos pratiques sexuelles tout en vous demandant : tu cherches l’amour ou les parties de jambe en l’air ? Ils sont bien curieux, ces sites !

image

Mais après tout, si je trouve la question des pratiques sexuelles et de la lingerie franchement sans intérêt (coucou adopteunmec, le site soit disant pour les filles qui doivent cependant exhiber leurs dessous et leurs pratiques intimes pour choper du mâle), la question de ce que l’on cherche peut être intéressante. Alors, est-ce que je cherche l’amour ? Bah oui, hein, tant qu’à faire, ça ferait plaisir de trouver the big love. Mais on n’est pas forcément opposés à un petit plan cul si jamais on trouve un gentil partenaire avec qui on ne fera pas notre vie pour X ou Y raisons, je mets quoi alors ? Car la réponse a son importance :

Carrie Bradshaw
Je cherche plutôt du cul : vous ne cherchez rien de sérieux ? Attendez-vous à recevoir des mails en conséquence. « Salut, on baise ? » Oui, manifestement, le fait d’assumer chercher des relations sexuelles fait de vous un être insensible à toute forme de bienséance. Ecartez bien les cuisses ou les fesses, tendez fort votre bambou magique, c’est à peu près tout ce qu’on attendra de vous. Votre conversation ? Non mais on s’en branle, on est là pour la baise, pas pour se la jouer café philo. Tant pis si vous êtes du genre jouisseur intellectuel. Sauf si vous considérez que papoter de la pertinence ou non de la fessée lors du coït est stimulant pour votre intelligence. Bref, assumer sa liberté de niquer, c’est souvent se transformer en aimant à gros-ses lourd-e-s.

Aldo Maccione dragueur lourd
Je cherche l’Amour : option intéressante pour faire un peu le tri entre ceux qui ne cherchent qu’à visiter vos dessous et ceux qui s’intéressent un peu au reste de la bête. Sauf que vous prenez le risque de perdre légèrement en marge de manoeuvre et recevoir des mails flippants à base de « je cherche un-e époux-se, je suis sérieux-se, diplômé-e en truc muche et très certainement fertile, youpi ». Je vous jure avoir reçu ce genre de mail ! Le problème, c’est qu’en évoquant d’entrée de jeu l’envie que ça devienne sérieux, non seulement vous perdez toute insouciance, cette période un peu bénie où vous vivez d’amour et d’eau fraîche sans vous poser de questions, mais surtout vous risquez de vite vous retrouver étouffé-e par un date certes bien intentionné qui va vous parler appart commun et prénom de bébé au lieu de vous parler de nuit blanche torride ou petit week-end à Venise ou à Rome. Et enfin, chercher rigoureusement l’Amour (avec un grand A) pourrait vous permettre de collecter une belle masse de pervers manipulateurs en tout genre qui verront en vue un-e désespéré-e de l’amour facile à embobiner.

image
Alors, je mets quoi ? Rien ? Non, mettez tout si vous le pouvez : les petites histoires peuvent parfois se transformer en grande. Mais gardez la tête froide : l’amour ne se trouve pas si facilement au détour d’un clavier.
Love keyboard
Bien, vous avez votre photo, vous avez répondu aux questions. Maintenant, préparons nous à la plus casse-gueule des épreuves : la rédaction de l’annonce.

Rendez-vous sur Hellocoton !