Travailler dans sa passion, ce n’est jamais vraiment travailler

Proverbe à la con ou à peu près certainement croisé trente fois sur LinkedIn. On a quand même un rapport bizarre au travail si on y réfléchit bien. Parlez autour de vous, tout le monde va trouver à se plaindre de ce quotidien répétitif, peu épanouissant et souvent humiliant. Pourtant, notre métier, pour certains, on l’a choisi, non ? Alors pourquoi travailler dans sa passion, ce n’est pas tant le paradis que ça ?

Endroit parfait pour travailler - travailler dans sa passion

Il y a quelques années, j’avais cotoyé rapidement un mec qui, tout mytho qu’il soit, m’avait posé une question intéressante : “pourquoi tu passerais pas ton rescue diving ? Comme ça après, tu pars vivre en Thaïlande pour devenir prof de plongée là-bas !”. Mmmm, vivre toute l’année au soleil et une bonne partie sous l’eau, j’avoue que ça fait rêver. J’ai d’ailleurs un ancien camarade de mon club de plongée qui vient de tout plaquer à 40 ans et quelques pour devenir encadrant dans le sud… Bon, un peu poussé par une rupture, certes, mais quand même. Alors allons demander son avis à Laurent, notre encadrant pendant notre voyage aux Philippines “Tu vois, j’ai pas le droit de me dire un jour “non, je plonge pas, j’ai pas envie”, je dois y aller tous les jours et là, j’en ai marre !”. Parce que la plongée, c’est en général très sympa mais parfois, ça peut juste être horrible : tu peux plonger avec des boulets qui vont gâcher la sortie de tout le monde, il y a les conditions météo qui ne sont pas toujours au top, le courant, le froid, la fatigue… La première chose que tu apprends en plongée, c’est de ne pas y aller si tu le sens pas. Sauf quand tu encadres.

Poissons clown dans leur anémone

Il y a l’écriture. Mon rêve de chichounette, le truc que je rêvais de faire petite en tapant à deux doigts sur la vieille Olivetti de mes parents. Sauf que… l’écriture est un loisir pour moi, une petite escapade hors de mon quotidien comme le serait une balade en forêt par exemple. Et j’ai peur qu’à partir du moment où ça devient une obligation, mon “petit tour en forêt” devienne une tannée de type “balade avec de la boue jusqu’au genoux, tout ça pour servir de buffet aux moustiques”. Ca fait de suite moins envie. Voyez si je prends en exemple ce blog qui n’est pas du tout mon travail vu qu’il me rapporte pas un cent, il fut un temps où je me forçais à écrire juste pour publier régulièrement… et plus je me force plus j’écris mal. Parce que des fois, j’ai pas envie. Parce que des fois, je suis fatiguée. C’est même pas forcément que j’ai rien à dire, juste que ce que j’ai à dire, ça sort pas. Si vous saviez le nombre d’articles abandonnés que je tente de reprendre parfois en me demandant ce que je cherchais à dire au moment où je l’avais débuté.

forêt sur le versant de la Soufrière Guadeloupe

Alors, oui, vous allez me dire que ce que je vous dis sur mes passions comme travail, c’est finalement comme n’importe quel job : y a des jours avec et des jours sans. Y a des jours où je vais pondre 3 recos avant le déjeuner et d’autres où, sur la même plage horaire, j’aurai juste écrit le titre de la première slide. Sauf que mon travail n’est pas ma passion : je le fais par hasard, y a des jours où j’aime ce que je fais, d’autres où je passe ma journée à chercher quelle formation je pourrais faire pour me tirer de là (ou des recettes de cuisine ou des cours de sport… ou n’importe quoi parce que j’ai pas envie). Peut-être que c’est juste moi qui ai une vision merdique du travail, un truc où tu dois t’y coller tous les jours, peu importe si c’est un jour plus ou un jour moins… En tout cas, depuis que j’ai mon rituel d’écrire dans le métro, j’écris un peu tous les jours, c’est facile, ça coule tout seul. Mais il est vrai qu’avoir ce métier à côté qui me ramène suffisamment de sous pour préparer actuellement mon projet voyage au Japon, peut-être ne suis-je pas prête à lâcher ça pour faire ce travail que j’aimerais tellement que j’aurais pas l’impression de travailler.

Le bonheur au travail

Peut-être ai-je choisi la mauvaise stratégie ?

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La Croatie : et si on s’y achetait une baraque ?

Après la torride Budapest, j’avais HATE (en majuscule, oui) de me rapprocher de la mer, histoire d’avoir un peu d’air. A l’origine, je voulais vraiment aller en Croatie et j’ai construit le voyage en fonction de ça. Au menu : un petit arrêt à Split puis direction Dubrovnik !

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Je vous passe les détails du trajet entre la Hongrie et la Croatie mais spoiler : c’était horrible, je vous raconterai dans un article entièrement dédié. Nous arrivons donc relativement ronchons à Split avec une seule envie : un CAFE (toujours en majuscule, oui). Et déjà, on touche ce qui va être le défaut majeur de la Croatie : l’argent. Tout est payant et on te fait cracher un petit surplus si on peut. Ainsi, on a commandé deux cafés, on nous a automatiquement servi deux grands cafés (plus chers que des Expressos, donc). Peu attentifs et encore peu familiarisés avec la monnaie locale (la Kuna… on a chanté Hakuna Matata pendant trois jours), on ne se rendra compte de la supercherie que lorsqu’on y retournera prendre un café après notre déjeuner (on avait un bus à prendre dans la gare routière voisine).

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Nous nous étions arrêtés à Split car je n’avais pas trouvé de train Budapest-Dubrovnik et les avis sur la ville était en plus positifs, je décidais donc d’y rester quelques heures. Et effectivement, c’est superbe : la mer, une vieille ville aux belles couleurs, un palais dioclétien. La balade dans le centre historique est vraiment super agréable, on s’en prend bien la vue. Par contre, une fois le tour fait, il serait difficile de rester sur place (on n’a pas trouvé la plage mais on ne l’a pas vraiment cherchée non plus) et, moyennant finance, vous pouvez vous rendre dans d’autres villes de Croatie. Donc au bout de 2 heures, émerveillée par les photos des îles alentours ou encore de Pula, Zadar, Mostar (bon, en Bosnie), je décrète que la Croatie entre direct dans le top 3 de mes pays préférés, avec l’Italie et la Grèce (me demandez pas le classement exact, je suis pas sûre)…

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On va prendre le bus pour Dubrovnik et, malgré un départ à l’heure ou à peu près, on arrivera avec une heure de retard. Alors oui, ça, je sais pas si c’est nous qui avons eu de la malchance ou si c’est un fait mais on n’a jamais été à l’heure avec les transports croates. Pourtant, ils partaient relativement à l’heure (20 mn de retard certes sur notre Dubrovnik-Kotor) mais ça merdait ensuite. Alors oui, on passait des contrôles frontières ô combien pète-couilles mais quand on a fait Kotor-Dubrovnik opéré par des Monténégrins, malgré l’attente à la douane, on est arrivés à l’heure. Bref, je passe 5h à moitié lire moitié regarder le paysage en décrétant que “oui, oui, c’est très beau !”. Après un bref arrêt en Bosnie et une photo sur Insta histoire de dire que j’y étais, nous voici arrivés à bon port avec, donc, une bonne heure de retard. Heureusement que l’appart est juste à côté de la gare routière, on se pose tranquille sur la terrasse en profitant de la vue sur le port… Ah oui, oui, j’aime la Croatie !

Ma photo de Bosnie

Ma photo de Bosnie

Et la vue de la terrasse notre AirBnB à Dubrovnik

Et la vue de la terrasse notre AirBnB à Dubrovnik

Le lendemain, nous voici en route pour la vieille ville, là notamment où sont tournées les scènes de King’s Landing de Game of Thrones (et aussi des scènes de Star Wars VIII donc niveau merchandising, entre Game of Thrones et Star Wars, on était biens). Alors un peu d’histoire pour commencer : suite à la guerre des Balkans, Dubrovnik avait été en partie détruite et la vieille ville a été reconstruite avec les méthodes de l’époque. Et effectivement, si tu ne sais pas qu’il y a eu une guerre, tu n’as aucun moyen de le savoir juste en te baladant dans les rues. Seules stigmates trouvées : un char et un bateau repeint dans d’étranges couleurs posés dans un coin à côté d’un square pour enfant au bord du nouveau port. Ah et une vague expo sur le sujet en haut du téléphérique. Mais revenons à la vieille ville. Dire que c’est beau ne rendrait pas vraiment justice au lieu, c’est magnifique, somptueux. Et en plus, dès qu’on sort un peu des gros points centraux, y a peu de monde donc on peut flâner tranquille (mais bon, on est partis hors scolaire, ça joue peut-être). En petit plus produit : les fontaines qui distribuent de l’eau fraîche, un délice au vu de la chaleur ambiante.

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Voyez le toboggan derrière à gauche du char

C'est la bataille de la Nera !

C’est la bataille de la Nera !

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Mais la vieille ville nous a confronté au problème majeur de la Croatie évoqué plus haut : tout est payant. Ainsi, quand on a voulu se promener sur les remparts, on a découvert qu’on devait payer 16 euros chacun pour avoir le droit de monter une bonne grosse volée de marches et se promener sur les remparts. Pour le même prix, on a le droit de monter dans un téléphérique, direction le sommet de la montagne au-dessus de la ville… Donc quitte à payer, autant filer notre argent là où ça nous paraît le plus justifié. Notez que le problème n’est pas de payer quelque chose, juste la somme… Et pareil pour le resto du midi : Victor étant affamé, nous nous attablons à un resto dans la vieille ville, conscients que ça va nous coûter un peu cher mais tant pis. Donc pour deux entrées, deux plats, un dessert, deux café, une bière et un cidre… 80 € ! Pourboire non compris, s’il vous plaît. Bon, sur ce point, il faut comprendre que les restaurants croates ressemblent pas mal aux restos italiens (sauf qu’on vous fait pas payer les couverts et le pain) : dans le menu, vous avez des “entrées chaudes”, soit de gros plats de pâtes/risottos qui vous suffiront amplement et qui ne sont pas très chers… contrairement aux plats un poil plus élaborés (surtout le poisson alors qu’ils sont juste à côté de la mer, va comprendre…).

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Du coup, entre les remparts et le téléphérique, on a choisi ce dernier (coût plus légitime) et franchement, on n’a pas regretté trente secondes. Pour preuve :

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Bref, avoir passé une très belle journée à Dubrovnik et trempé mes fesses dans la mer (littéralement, j’étais assise sur un rocher en bord de mer, les vagues sont venues me lécher le fondement mais vu la chaleur, j’ai séché en quelques secondes), il nous fallait un plan pour la journée suivante. Les excursions proposées sont nombreuses (à peu près les mêmes qu’à Split mais en partant de Dubrovnik, donc) mais vu qu’on n’avait rien planifié ni réservé (et qu’on n’était pas sûrs d’être prêts à payer 60 € pour se balader avec un gros convoi de touristes. Je l’avais fait en Thaïlande, j’avais pas kiffé des masses), je suis allée jeter un oeil rapide sur Internet et nous voici partis pour l’aboretum de Trsteno (je vous dis pas le sketch pour acheter un ticket de bus pour … la ville sans voyelle ou presque). D’abord parce que ça nous ferait du frais, ensuite parce que ça avait l’air beau et enfin, quitte à se la jouer fans de Game of thrones (alors qu’on a zappé la saison 06), quelques scènes y ont été tournées, notamment celles censées se dérouler dans les jardins de King’s Landing. Et effectivement, c’était très sympa à un détail près : les moustiques. Je suis plutôt ce genre de personnes qui n’attire que peu les moustiques, un met de second choix pour eux… Bah, là, dans la forêt, pas de pitié, je me suis retrouvée avec des cloques qui grattent sur toutes les jambes. Donc si vous allez à l’arboretum (et franchement, c’est sympa, je conseille), pensez au spray anti moustique. Sinon, c’est très beau, surtout la fontaine de Neptune et le nympheum, l’aqueduc, le jardin. Vous vous promenez au calme au milieu des papillons. Plus bucolique, tu meurs.

C'est là que sont jouées les scènes entre Margaery et Lady Olenna dans Game of Thrones

C’est là que sont jouées les scènes entre Margaery et Lady Olenna dans Game of Thrones

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Un Neptune s’est glissé sur la photo, le trouveras-tu ?

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Y avait des libellules aussi

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Vois-tu le papillon ?

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Et là, tu le vois ?

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Après cette charmante promenade et un déjeuner pas trop mal dans le resto voisin, on décide de suivre les panneaux “plage” histoire de se tremper les pieds. Et là, nouveau point commun avec pas mal de régions d’Italie, ils n’ont pas forcément la même définition que nous de “plage” : ici en l’occurence, c’était une sorte de ponton en béton plus quelques dalles éparpillées à droite à gauche. Autant dire que l’effet “port” nous a bien dissuadé (mais on a un peu utilisé la douche voisine par contre).

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Sinon côté bouffe… Ben rien à signaler en fait, on a vite oublié les restos pour grignoter tous les soirs à la maison, notamment des gnocchis pas mal du tout, y avait du cidre un peu partout aussi.

Donc en résumé, j’ai adoré la Croatie, Victor un peu moins à cause de ce truc de tout payer tout le temps. Les côtes et les paysages sont fabuleux, les gens globalement sympas et surtout : après une semaine de privation, on voyait à nouveau des chats donc des petits chatons qui squattaient devant notre appart (mais sauvages donc inapprochables). Victor et moi nous amusions à repérer plein de vieilles maisons en mode « on rachète, on retape, on en fait un gîte ». Un peu comme on avait fait en Grèce, quoi. Mon seul regret : ne pas avoir eu de voitures pour pouvoir nous déplacer facilement et se faire un vrai tour de Croatie. Je me le mets donc dans ma liste (infinie) d’idées voyage “tour Croatie (et Bosnie + Monténégro).

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Exemple de maison à retaper

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D’ailleurs, à propos de Monténégro, bouclez vos ceintures, c’est notre prochaine destination !

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Philippines, vacances à presque l’autre bout du monde

En avril, je suis partie aux Philippines et je vous en parle enfin (et j’enchaînerai ensuite sur mes vacances en amoureux en Europe du Sud de début juillet mais c’est pas dit que je m’arrête en milieu pour m’énerver sur la société) ! Ma vie ayant été un peu folle depuis, j’ai pas pris le temps de me poser sur le sujet, les revues voyage me sortant un peu moins des tripes que des articles où je me désespère sur mes congénères.

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Fin 2014, Anaïs et moi, on s’excite sur des vacances plongées en Polynésie, le paradis des plongeurs (avec les Komodos apparemment). Mais début 2015, à l’heure de faire péter le livret A, on panique un peu : le chikungunya fait des ravages dans la région… Alors on ré épluche le catalogue UCPA et finalement, on repère un voyage aux Philippines : un peu moins cher, des dates plus pratiques, banco.

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Le 13 avril, nous décollons donc vers les Philippines dans un rutilant A380 (j’étais super contente alors qu’Anaïs et nos nouveaux amis n’en avaient globalement pas grand chose à faire) de Korean Airlines avec une petite escale de 5h à Seoul (arghhh!). Après un vol fait de lecture et de dodo (les films étaient en anglais sous titrés coréens et j’entends jamais rien dans les avions, j’essaie même de sous-titrer les films français quand je peux, ça m’aide beaucoup), nous voici à errer dans le gigantesque aéroport de Seoul avec douches et sièges massants (ouais!) avant de ré embarquer pour Cebu, capitale régionale des Philippines. Comme nous arrivons à minuit et demi, je me raconte une belle histoire : au lendemain, nous ouvrirons nos rideaux et découvrirons un paysage enchanteur, hihi ! Sauf que le lendemain matin, nous avions ça comme vue :

J'avais mis un filtre par accident

J’avais mis un filtre par accident

Oui, on a dormi dans un hôtel un peu moyen mais on s’en fout, on est partis pour le premier resort, youpi !

De suite ça change

De suite ça change

Alors avant tout, petit topo largement pompé sur Wikipedia : . Concrètement, on a pris plein de ferries pour relier une île à une autre et tu as de mini chapelles ardentes et des signes catholiques partout, jusque dans les taxis mobilettes… Ce qui est assez cohérent avec leur façon de conduire, ils prient juste avant de démarrer… Nous aussi d’ailleurs. Un peu comme la Thaïlande, tu te demandes comment y a pas plus de morts tellement ça double dans tous les sens, ils ont un ratio de 3 pour une place disponible. Nous avons un peu pris le pli, nous entassant à 7 ou 8 dans le taxi mobilette ou à 15 dans une voiture 9 places suite à la crevaison de notre bus rutilant…

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Donc durant notre séjour, nous avons séjourné dans 3 resorts avec club de plongée inclus, une petite plage, piscine, clim, tout confort. Les gens sont très gentils et serviables. de façon générale, les Philippins sont vraiment adorables, y compris quand ils ne sont pas payés pour nous servir : quand on se promenait sur la plage, de nombreux enfants nous interpellaient, mi hilares mi intimidés, juste pour nous saluer.

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Bref, les Philippines, le paradis ? Ah oui : les paysages sont magnifiques, j’ai eu droit à de sublimes levers ou couchers de soleil, je me suis gavée de merveilleux fruits… L’Asie a ce côté terrible de mettre à ta disposition les meilleurs fruits du monde. Ananas et mangues goutus et parfaitement sucrés, coco fraîche gorgée d’eau (mon addiction à l’eau de coco vous salue), de minuscules citrons saturés d’un jus acide et sucré… Et les avocats se fondent dans un sublime avoccado shake fameux. Niveau nourriture, on mange vraiment très bien même si c’est souvent très copieux avec plein de plats. Trop sans doute. Je finis par troquer mes entrées contre des jus de citron ou eaux de coco pour ne pas gaspiller.

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Le Paradis sur Terre ? Pour nous, oui, ça doit avoir ce goût là. Par contre, pour les populations locales, ce n’est pas si simple. Une fois sortis des resorts rutilants et de retour dans la capitale régionale Cebu, le Paradis a soudain un vilain goût : à côté de sublimes baraques flambant neuves se dressent des bidonvilles insalubres . Dans la rue, de petits enfants de moins de 10 ans vous courent après pour vous vendre 3 babioles, certains dorment directement sur le trottoir, j’ai même vu un gosse de 3 ou 4 ans se balader à poil dans la rue… Il y a également pas mal de mutilés, des aveugles, sans que je sache bien pourquoi.

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Bref, les Philippines, oui, j’ai aimé, j’y retournerai peut-être l’an prochain mais reste cette sensation toujours un peu étrange de venir en néo colons. Je vous en parlerai une prochaine fois, je vous raconterai également les folles plongées et les drôles de bêtes que nous avons rencontrés sous l’eau… Requins baleine inclus.

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Mauvaises rencontres : les mythos tendance pervers narcissiques

J’ai croisé aussi quelques spécimens de ce qui semble être des pervers narcissiques ou en tout cas de jolis manipulateurs se reposant sur la dénigrement de l’autre pour prendre le dessus. Le tout avec un joli mytho pour bien t’embobiner.

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Cas 1 : l’héritier de la famille Mulliez

Joli jeune homme croisé il y a 2 ans, le gars m’invite à boire un verre chez lui. Malgré ses 23 ans, il vit dans un appart meublé avec goût par une dame de 80 ans, à vue de nez. Il m’explique avoir récemment acheté l’appart meublé. Oui, bon, ok, pourquoi pas. Le jeune homme est étudiant en histoire et joueur de poker un peu professionnel ce qui est bien parce qu’il gagne de l’argent sans le déclarer. Bref, 1er rendez-vous sympa, j’ai quelque fois froncé des sourcils mais ça passe. 2e rendez-vous, par contre, mes feux passent tous au rouge : il m’explique que sa mère a un nouveau compagnon et qu’il ne le sent pas car il est persuadé que c’est un manipulateur tendance pervers narcissique “et je m’y connais, moi aussi, j’aime manipuler les gens”. Alerte, alerte, ça commence à puer. Et le voilà qu’il m’explique que sa mère doit être prudente car tu comprends, sa famille a plein de frics, plein plein. D’ailleurs, en vrai, sa famille, c’est celle qui possède les Auchan-Décathlon. Huuuu ? De retour chez moi, je tape son nom, je retrouve sa mère, sa soeur, j’essaie de croiser les données. Je trouve qu’il a joué dans un film étant petit (son père bosse dans le ciné donc tout à fait plausible) mais aucun lien avec la famille Mulliez, ni de près, ni de loin. Le fait qu’il soit juif et originaire du sud de la France aurait aussi pu m’interpeller mais bon…

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Cas 2 : L’ingénieur-photographe-coach de vie-importateur de safran

Ouais, rien que l’intitulé, ça vous creuse une ride du lion. Celui là reste le cas le plus beau mais la blague a duré une bonne demi-douzaine de rendez-vous. Le mec, plutôt pas mal, une gueule à la Bruno Salomone un peu, un peu engoncé dans sa chemise limite trop petite mais ça passe. 1er rendez-vous, tout se passe bien mais première alarme s’allume “normalement, je sors avec des filles bien plus jolies que toi mais bon, toi, tu es belle”. Heu… Il m’insulte ou me complimente là ? Bref, comme il est coach de vie, il va me reprendre en main, faut pas que je m’inquiète. Ah mais je m’inquiétais pas en fait… Bref, un premier rendez-vous qui se termine chez moi, très bonne alchimie physique (d’où la durée de la blague). Je le vois une seconde fois chez un pote à lui car il hébergeait un pote chez lui et pouvait pas m’amener là -bas (mmm…). Les 3 rendez-vous suivants ont lieu chez moi, 3 soirs de suite car il squatte je ne sais plus bien où car le pote qu’il héberge a ramené sa meuf qu”il connaît depuis 3 mois pour la demander en mariage. Là, c’est officiel, je comprends rien à sa vie. Il débarque donc chez moi le soir, fait un peu de boulot (il était d’astreinte) donc au moins la partie ingénieur ou assimilée était vrai. Bref, on copule, on dort et le dernier matin, veille de mon départ en Corse, il me prend dans ses bras et me demande de lui envoyer des photos de mon voyage. Car oui, je suis peut-être moins jolie que ses ex mais il trouve que j’ai un vrai talent de photographe, notamment dans le cadrage (ah…).

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Bref, je pars, on s’échange des sms puis il m’annonce peu de temps avant mon retour qu’il doit partir à Washington pour signer un contrat avec des clients. Oui, ok. Plus trop de nouvelles, j’essaie de le revoir mais j’apprends qu’il est en vacances en Corse (hein ?) puis il est d’astreinte, encore et toujours et semble l’apprendre le matin même pour le soir. Mmmm… Il me saoule, je l’envoie chier et rencontre Victor sur ces entrefaites. L’étrange monsieur revient, je le laisse un peu mariner mais ça capote entre temps avec Victor. Moi faible, je finis par céder et aller (enfin) chez lui. Appart plutôt sympa dans le VIe. Mais la soirée vire un peu bizarre. Il m’explique qu’il connaît bien la mère de Carla Bruni mais la vraie, hein, pas celle qu’on voit dans les magazines. Sa vraie mère, c’est une Brésilienne mais elle a trompé le père de Carla et il est parti avec la petite et cette pauvre femme a tout perdu. Ne connaissant pas la vie de Carla, je réponds quelque chose comme “ah euh ?”. Puis on parle photos et de mon récent voyage en Irlande et voilà qu’il me montre ses propres photos et je ressens comme un malaise : sur quasi toutes les photos, son ex… de dos… quasi toujours de dos. Mais ciel pourquoi ? Je découvre des photos d’une autre de ses exs, une fille avec un piercing labial, des photos d’eux en Thaïlande, sur les îles Similan que je reconnais bien, il m’explique qu’il avait un centre de plongée là-bas, blablabla. Oui, tes photos, elles puent les photos de vacances à mort mais bon, après avoir été coach de vie, importateur de safran (il me proposait d’ailleurs de faire son CM), ingénieur télécom, photographe, il pouvait aussi avoir tenu un club de plongée en Thaïlande, hein, on n’est plus à ça près. Je me tape aussi les photos de ses vacances en Corse (celles juste avant ce rendez-vous, donc) où je découvre des photos d’une demoiselle nue. Heu… je suis fort à l’aise. Rajoutez à ça une malaisienne qui n’arrêtait pas de l’appeler pour qu’il lui fasse son thème astral (?) et son ultime mytho “moi, j’étais en classe avec Vanessa Paradis, elle n’aimerait pas que certaines photos ressortent, tu comprends…”. Je comprends surtout que quand tu veux pipoter une experte des réseaux sociaux, tu vérifies avant que ta fiche Copains d’avant n’indique pas clairement que tu étais en province au collège/lycée, loin de Vanessa Paradis, donc.

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Evidemment, je ne l’ai plus jamais revu… Ah et pour Carla Bruni, c’est son père qui est Brésilien… raté.

 

Bref, je vous passe les cas des mecs qui te mettent sur un piédestal, veulent t’épouser à 3h du matin et ne vous rappellent plus jamais car c’est finalement assez courant, j’ai croisé le cas hors site de rencontre aussi. Mais ne désespérons pas. Il y a aussi de jolies histoires, parfois. A suivre !

 

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Voyager seule : même plus peur

Quand on me lit, on a la sensation que je suis une super aventurière (si). Mais en vrai, je suis une petite chose qui s’effraie facilement. Genre sur le coup, partir en vacances aux Maldives, ça me rendait toute hystérique de joie. J’avais de toute façon le volume 3 de l’intégrale de Trône de Fer donc même pas peur de m’ennuyer, ça risquait pas. Mais à quelques heures du voyage, autant vous l’avouer : je faisais vachement moins la maline.

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D’ordinaire, je voyage avec mes copines, ma famille ou mes clubs de plongée donc en gros, je me repose facilement sur la masse, je suis. Quand on part à deux, on se soutient : y en a toujours une pour guider l’autre, pour voir le bon panneau. Là, je partais seule, seule. Personne pour me dire que quand tu vas au Terminal 2A de Roissy, prendre le RER n’est pas une bonne idée (c’est juste à l’autre bout du monde). Personne pour me guider vers la bonne porte, des fois que je sois soudain victime d’une étrange dyslexie numérique qui me ferait confondre la porte 57 et la porte 75. Encore que Roissy, c’était facile. A l’aéroport de Muscat (Oman), j’ai moins rigolé : atterrissage à 7h du mat, heure locale… Soit 4h du mat parisien et je dois attendre 1h30. J’ai trouvé personne de mon groupe et je meurs de sommeil, je comprends rien aux annonces crachées dans le micro, j’écoute la musique sur mon iPhone en mettant un réveil pour être sûre de pas rater mon coup. Autant vous dire que je n’ai aucun souvenir du vol Muscat-Male qui a suivi (quasi 4h, je dormais déjà au décollage ou à peu près). Par contre, je me souviens très bien de mon arrivée à Male où je me suis dépêchée de passer à la douane de peur de passer en dernier et d’être oubliée par mes camarades. Je guettais la foule pour repérer où étaient ceux que j’imaginais être des futurs compagnons de galère (j’avais raison pour certains, tort sur d’autre. Notamment sur ce charmant garçon vu à l’aéroport de Male qui m’a soudain dégainé un guide de la Thaïlande. Crac mon petit coeur). Finalement, j’étais la 3e sur 19 à retrouver nos gentils encadrants.

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Puis tout s’est bien passé. J’ai lu, oui, mais j’ai aussi bien discuté avec des tas de gens, j’ai bien rigolé, j’ai vraiment passé de bons moments. De belles vacances avec un groupe de pote que je ne connaissais pas au moment où j’ai posé le pied dans l’A330-200 d’Oman Air et que je ne reverrai peut-être jamais mais peu importe au fond. Sur le coup, j’étais bien avec eux et j’ai eu ma petite nouvelle tribu pendant une semaine. J’ai discuté avec des gens que j’aurais sans doute jamais eu l’occasion de rencontrer par ailleurs, j’ai ouvert mes écoutilles. C’est toujours fascinant de voir à quel point un voyage sur un petit bateau peut créer une sorte d’intimité fragile, douce, éphémère. Hier on ne se connaissait pas, demain, on se perdra de vue. Mais là, de suite, on est bien tous ensemble.

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Au fond, partir seule, c’est aussi prendre des vacances de sa propre vie. Passé les 5-10 mn où tu racontes ce que tu fais dans ta vie, tu n’en parles plus. Tu évoques un peu ta famille, ton neveu d’amour, les amis que tu aimes. Les gens que tu n’aimes pas, tu les oublies, tu n’en parles pas, pourquoi faire ? Médire avec des gens qui ne connaissent pas l’objet de votre désaffection n’a aucun sens. Médire loin d’eu n’en a de toute façon pas, la médisance ne pouvant être pour moi qu’une catharsis, un besoin de soulager les sentiments mauvais que nous suscitent cette personne que l’on n’a pas le choix de fréquenter. Là, elle est loin : physiquement et mentalement. On ne parle pas de ses soucis non plus. Ca intéresse qui, mon découvert abyssal, mes cervicales bloquées de décembre, ma crise de foie de Noël ou peu importe. Oui, je traite mieux mes camarades de voyage que mes lecteurs de blog (j’ai été traumatisée). On part loin, une jolie parenthèse. Le seul regret, parfois : ne pas pouvoir partager tout ça avec quelqu’un que l’on aime…

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Bon, dès que j’ai cambriolé une banque, je me refais ça !

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Je suis le meilleur des plongeurs

Article inspiré de celui-ci : le plongeur qui se la pète

Qu’on se le dise : la plongée n’est PAS un sport. D’ailleurs, la preuve, y a même pas de championnats. Faut dire que le but, c’est de bouger le moins possible pour pas consommer son air. Au départ, je pensais que les gens plongeaient pour le plaisir de la balade mais en fait, plus je plonge, plus je découvre un étrange esprit de compétition sur les Zodiac. Qui sera le meilleur plongeur ?
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Qu’est-ce que le meilleur plongeur ? J’en sais fichtre rien à dire vrai. Je sais juste ce qu’est un bon plongeur : c’est quelqu’un qui respecte l’environnement, attentif à ses camarades de palanquée, qui ne met personne en danger et qui sait rester calme parce que c’est agaçant sinon. Bref, si un plongeur sait réagir en cas de danger et ne transforme pas en incident en accident, qu’il évite de labourer le fond (j’en ai vus, mon Dieu, de vraies tondeuses à gazon), je le considère bon. S’il peut en plus me montrer des trucs et surtout, surtout, s’il est bon en orientation, plus jamais je le quitte. Le reste n’est que littérature. Mais voilà, faut quand même que certains viennent un peu jouer des mécaniques, t’expliquer que ahah, ils sont meilleurs que toi. Oui bah si tu veux, hein, je te laisse la médaille en chocolat. Surtout que j’ai repris du flan à la châtaigne, ça m’aidera à continuer à rentrer dans ma combi.
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A quoi ressemble un plongeur plus fort que les autres ? Petit portrait :
“Combien il te reste dans ta bouteille ?”. Une plongée, c’est une bouteille de 12 à 15 litres avec 200 bars d’air compressé en moyenne. La consommation varie énormément selon les plongeurs et les plongées : tu consommeras plus en fonction de la profondeur, du froid, du stress éventuel (j’ai avalé plein d’air quand j’ai croisé une raie manta en Thaïlande par exemple)… Le but du jeu, c’est de remonter avec 50 bars dans la bouteille (ce qui constitue la réserve). Dans notre palanquée en Corse, on a fait des plongées de 45 à 50 minutes en général, on nous imposait de stopper à 50 minutes de toute façon. Alors oui, deux d’entre nous étaient pile à 50 mais et alors ? Moi, je sortais de l’eau avec 100 bars en moyenne, j’en aurais rien fait de plus. Mais quand même “ah mais t’as consommé combien toiiiiii ?”. D’ailleurs, j’avoue avoir été mesquinement contente quand la fille de notre groupe qui se la racontait pas mal (mais ne semblait s’intéresser à rien sous l’eau, j’ai pas compris) a sorti un “ah ben moi, il me reste 100 bars et toi ?” [je vérifie mon manomètre] “110”.Pif ta gueule.
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“Je viens m’occuper car t’es pas capable de te gérer”. En plongée, j’avoue être parfois un peu autiste mais si y a un truc que j’aime pas, c’est qu’on vienne me gérer quand je ne demande rien et que je ne fais pas de conneries. Genre quand on te tire vers le bas au moment du palier car on croit que tu es en train de ne pas le respecter alors que j’étais en train de tranquillement m’installer. Au risque de juste un peu me péter les oreilles. Laisse moi me poser tranquillement et souffler pour me stabiliser tranquillement aux 3 mètres. Je sais me gérer, je suis toute calme, lâââââche moi. Par contre, je dis rien quand on me toque sur la tête parce que je suis censée m’arrêter à 20 mètres et que je suis en train de regarder un petit ver à 20,7 mètres. Perso, si personne ne me communique qu’il a besoin de moi et que je vois que son regard est serein, je lui fous la paix. Surtout à 3 mètres, je risque pas trop d’être en narcose.
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“J’ai tout vu et toi, non”. La remontée sur le Zodiac vire souvent à la revue de ce qu’on a vus. Normal, c’est sympa de partager. Mais y a partage et “nananana, je suis le meilleur, j’ai tout vu et toi pas, grosse nullasse”. Bon, avant, j’avais pas un masque à ma vue donc je me sentais pas trop concernée par ce concours de bite. Maintenant, je vois plein de trucs et je suis comme une gosse à Disney “ouiiiiii, une flabelline, ouiiiiiiii, un doris dalmatien, ouiiiiii, une langouste…”. Mais après, je m’en fous d’en avoir plus ou moins que les autres. Et je m’en fous d’être celle qui a vu le truc avant les autres surtout que je suis en fin de palanquée à prendre des photos donc c’est rare que je vois des trucs que personne n’a vus (si, j’ai une nouvelle spécialité : les murènes. Pourtant, elles étaient colossales).
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Narcosé ? Moi, jamais !” Pour les non initiés, la narcose est une sorte d’ivresse des profondeurs qui vous saisit vers les 40 mètres et vous rend un peu étourdi. Normalement, plus tu descends, moins t’y es sensible mais certains en sont toujours victimes. Dans mon ancien club, un encadrant (donc pas trop un débutant) avai des narcoses très sympas du genre un jour, il plongeait et aux alentours des 50, il s’est mis en tête qu’il allait mourir dans les prochaines minutes et se laissait donc un peu aller. Une fois remonté un peu vers la surface, il se dit que finalement, non, il n’allait pas mourir et continua sa petite plongée tranquille. Je n’ai pas eu de grands épisodes de narcose de ce type et je pourrais prétendre que la narcose n’est pas passée par moi. Je reste consciente à 40m, prête à remonter mes petits camarades en difficulté, je l’ai même fait à 41m50 alors hein… Sauf que force est de constater que parfois, je suis un peu moins là. Qu’à 36m dans le froid marseillais, je me suis emmêlée les doigts en voulant indiquer ma consommation à mon encadrante et qu’au lieu de lui dire “il me reste 100 + 60 (j’ai que 10 doigts et on parle pas sous l’eau), je lui ai dit “il me reste 100+50 et on remonte !”. Oui, il faut savoir qu’en plongée, pour dire un, tu utilises ton index et pas ton pouce car le pouce en l’air, en plongée, ça ne veut pas dire “un” ou que tu likes, ça veut dire que tu veux remonter. Bon, ça va, elle a compris. Idem en Corse, sur une plongée profonde où nous cherchions une arche que nous ne trouvâmes jamais, j’ai un peu pensé n’importe quoi et j’en ai pris conscience. Donc ne pas s’être senti narcosé, ça veut pas dire qu’on l’a pas été !
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En fait, le plongeur champion n’est pas là pour partager son expérience mais pour te faire la leçon, sur tout, tout le temps. Parce qu’il est meilleur que toi en descente/montée/lancer de parachute (bon j’avoue avoir foiré le mien)/consommation/biologie/navigation/gestion du matériel/ce que tu veux, il viendra toujours te faire la leçon, se tenir prêt à te sauter à la gorge si tu dis la moindre connerie histoire d’étaler sa science. Le bon plongeur partage son expérience, le mauvais plongeur t’impose sa “science”, tu vois la différence ? Seule réponse à apporter ? Soulève un sourcil et prends un air blasé. Mec, tu seras un meilleur plongeur le jour où tu comprendras qu’il n’y a pas de champion, juste des gens qui ont envie de passer un moment magique sous l’eau.

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Tour du monde

Depuis quelques années, j’entends ces histoires de gens partis un an faire un tour du monde. Et si je me lançais ? Je fais péter le PEL vu que je refuse de m’endetter sur 30 ans pour un clapier à lapins et en avant l’aventure ! Sauf que je suis pas si convaincue que ce soit une bonne idée.

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J’ai l’âme vagabonde, j’aime l’ailleurs, je l’aime à la folie. La liste de mes envies voyage s’allonge au fur et à mesure des reportages que je vois, des livres que je lis, des gens que je rencontre. Propose-moi de partir, je te suivrai. Là, je frétille à l’idée de mes prochains voyages : Corse, Irlande et peut-être , Londres, Bruges et Amsterdam. Et quand je reçois un SMS évoquant Hawaï, je hurle de douleur de devoir dire non car ça tomberait le mois où on ne m’accordera pas de congés. Alors forcément, cette idée de tour du monde, de partir à l’aventure, ça titille. Sauf que. Oui, y a un sauf que et je le trouve de taille. Est-ce que trop de voyage ne tue pas le voyage ?

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Passons sur la difficulté de trouver un bon compagnon de route, ça mériterait un article à part entière (ah, tiens, je me mets le sujet de côté). Le voyage, c’est génial, rien ne vaut l’excitation de la découverte, le dépaysement, le choc des cultures, des paysages à couper le souffle. Je suis la fille qui veut tout le temps partir, qui a la valise qui démange en permanence et pourtant, le trip de tour du monde ne me tente juste pas. Enfin, pas en mode « on part pendant un an ou deux ». Parce que j’y vois un danger terrible, un poison lancinant : l’ennui et la lassitude.

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On ne peut nier qu’un voyage reste fatigant. Une fatigue excitante que l’on est ravi de vivre sur le coup mais une fois l’avion posé chez nous, on est bien contents de jeter sa valise dans un coin, s’effondrer sur le matelas et savourer ce retour chez soi. Surtout que moi, j’ai un matelas au confort exceptionnel, je trouve. Là, partir pendant un an, c’est ne pas retrouver son petit lit, son confort durant tout ce temps. Un faible prix, allez-vous me dire. On peut pas mettre dans la même balance le Taj-Mahal et un simple matelas, merde quoi ! C’est vrai, c’est vrai. Sauf que le matelas n’est qu’un des éléments dans la balance. Il y a aussi les amis, la famille, le chat, ses petites habitudes, les soirées à glander parce qu’on est fatigués, les grasses matinées. Quand on part à la découverte du monde, il y a trop à voir pour glander. Vous me direz qu’en partant un an, y a bien un moment où on lève le pied, on se lève pas tous les matins à une heure à un chiffre pour courir le monde, on s’accorde aussi des pauses. Certes, certes.

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Mais reste cette peur de la lassitude. Quand l’exceptionnel devient le quotidien, on se lasse. Le sel du voyage, c’est la parenthèse que ça représente. Pendant une semaine, 15 jours, trois semaines peut-être, vous serez ailleurs, dans un univers différent du vôtre, dans une autre temporalité, loin des mails, téléphones, des reco et des fans qui viennent pleurer sur votre page. C’est si dépaysant. Justement, peut-on être dépaysés quand on voyage en permanence ? A quel moment la découverte merveilleuse s’estompe ? Admire-t-on autant les paysages islandais si on vient direct de Paris où on admirait la veille notre écran de PC que si l’on vient de quitter le Machu Picchu ? Moi, Nina, serai-je aussi fascinée par Petra quel que soit mon point de départ ? Ou en fonction de ce que j’ai déjà vu dans la vie ? Est-ce que si je vais demain à Bali, par exemple, mon souvenir de Thaïlande jouera-t-il sur mes impressions de la même façon en l’ayant quittée un an et demi plus tôt ou si j’y étais la veille ?

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Et puis, si je vois tout demain, que ferai-je du reste de ma vie ? Bien sûr que j’ai parfois envie de passer ma vie à voyager, de gagner au loto et m’enquiller toutes les destinations, la liste des endroits que je veux découvrir ne cesse de s’allonger, les expériences à vivre aussi. Non parce que depuis que j’ai vu une pub pour je sais plus qui, faire du kayak dans les glaces, ça m’excite ! (faudrait que je fasse du kayak à l’occasion avant de rêver de grandes expéditions). Plonger aux 4 coins du monde, faire des séjours linguistiques dans les pays anglophones et italophones (enfin, l’Italie quoi) pour commencer. Bref, la liste de ce que je veux voir/vivre est infinie. Mais je ronge mon frein : j’ai le temps. Certains me feront gentiment remarquer qu’on peut pas savoir si j’ai le temps, que je mourrai peut-être demain écrasée par un bus ou qu’on me trouvera une tumeur au cerveau invalidante. Qui sait ? Mais vu que l’excitation du voyage se trouve également dans sa préparation, mieux vaut ne pas tout faire d’un coup. Et puis, comment pourrai-je reprendre ma petite vie quotidienne sans énorme déprime après ?

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En attendant, faut que je regarde pour Londres, tiens !

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La responsabilité Doctissimo

Des fois, j’ai un petit pet de travers. Plutôt que de pousser la porte du premier généraliste, je tape mes symptômes sur google qui me renvoie toujours vers de fantastiques conversations doctissimo qui transforment ton petit rhume en cancer phase terminale.

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Fin février 2012, à quelques heures de m’envoler pour la Thaïlande, c’est la panique totale : je crache mes poumons et surtout, à chaque mouchage, j’ai du flux qui me fait très très mal au cou. Qu’est-ce que donc. Ni un ni deux, je saisis mon clavier (à 23h, je vais pas appeler SOS médecins pour ça) et je découvre une conversation sur Doctissimo qui semble m’expliquer que j’ai les symptômes…du SIDA. Ok pince toi le haut du nez, souffle un bon coup… Et évite de pondre une réponse assassine à tous ces crétins.

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Point médical avant de poursuivre : on ne meurt pas du sida mais de la maladie attrapée à cause de l’immuno-déficience provoquée par le sida. Donc parler de symptômes du sida est une hérésie totale mais la conversation reste en ligne, comme par exemple le mec qui se demande s’il a le sida car il a un petit rhume et qu’il reçoit en réponse des “faut attendre 6 semaines pour avoir les symptômes”. Et personne n’efface ça ?

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Je vois de graves problèmes là dedans. Imaginons que le débile à l’origine de la conversation se sente bien au bout de 6 semaines, il va aller retremper son biscuit Dieu seul sait où en se croyant séronégatif. Il l’est peut-être, la seule façon de le savoir est de faire un test et non de guetter des symptômes imaginaires. Peut-on laisser de telles hérésies en ligne ? J’aurais pu répondre pour remettre un peu de vérité dans toutes ces conneries mais je ne suis qu’une internaute lambda, je n’ai aucune légitimité médicale même si je pourrais m’en inventer une, tiens, qui irait vérifier ?

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Evidemment, c’est le jeu des forums, l’info est biaisée, on peut se prétendre être qui on veut, peu importe qui l’on soit. Mais si les psychopathes qui s’inventent une vie ou des pathologies pullulent, ils ne sont que pathétiques et (relativement) sans danger. Par contre, se poser en fin connaisseur des symptômes du SIDA me pose un gros, un très gros problème : on en touche à la santé publique. Que foutent les modérateurs ? Non parce que moi, je sais que c’est du flan mais qui me dit que toute personne tombant sur cette conversation sera capable de faire la part des choses. Ne pensez pas que je me pose en fille über intelligente face à la masse stupide et ignorante mais quand je vois une demi douzaine de personnes participent à cette discussion sans qu’une personne signale que les symptômes du SIDA n’existent pas, je peux légitimement me poser des questions. Et je parle de cette conversation car il s’agit d’un exemple précis croisé mais j’ai lu d’autres choses curieuses. Par exemple, je souffre pas mal d’acouphènes (notamment pulsatiles, c’est un peu flippant), j’ai un peu fouillé sur Internet pour tenter de comprendre et j’ai lu des dizaines et des dizaines de causes, réelles ou supposées, j’ai découvert la prose délirante d’hypocondriaques faisant d’une montagne d’un petit symptôme (ça semble lié à la spasmophilie, c’est un des symptômes. Mais vu que je fais de la plongée, je pense que c’est une explication bien plus plausible). Si je cherche à Google de m’expliquer des causes plausibles d’un symptôme, c’est que je ne sais pas de quoi il peut bien s’agir (et surtout pour lire que tout ça n’est rien, pas la peine de consulter donc. De toute façon, mes acouphènes n’ont lieu que le soir quand je me couche, comment je montre le truc au docteur, hein ?). Donc si je ne recroise pas les infos, je risque de me fourvoyer, penser que je vais bien car je n’ai pas certains symptômes ou mal parce que je viens d’éternuer et d’après Doctissimo, je dois avoir chopé Ebola. Quand mon cousin a appris que ma mère avait un lupus, il a cherché sur Doctissimo et appelé ma mère en pleurant sur le thème “tu vas bientôt mourir, c’est horriiiiiible”.

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Bref, si doctissimo remplissait sa promesse jusqu’au bout, il faudrait une modération drastique pour virer ce genre de propos dangereux et faire intervenir des médecins “officiels” afin de rétablir la vérité. Ou alors arrêter de croire ce qu’on lit sur Doctissimo…

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Les traditions ont la vie dure : faisons le bilan

Parmi mes très nombreux vices, j’ai celui de faire des bilans. C’est mon rituel à moi, plus chouette que de manger des chocolats belges gras et écœurants. Oui je n’aime pas trop les chocolats belges, je leur préfère ceux du chocolatier de ma ville natale, fins et croquants, un pur délice ! D’ailleurs, les choses se perdent, personne n’en a offert à mon père cette année… Bref, tout ça pour dire que je vais vous gratifier de mon traditionnel bilan de l’année parce que c’est mon kiff. Bilan 2012, go !

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Je m’étais souhaitée pour 2012 une année calme. On peut dire sans exagérer que je n’ai pas du tout été exaucée, j’ai plutôt pris place dans le Space mountain des aléas, quelques hauts de cœur et mal aux cervicales compris. En fait 2012 est passé à ÇA de se faire taxer de marasme (dans la digne continuité de 2011) mais la fin d’année, bien qu’épuisante, a un peu sauvé le tout. Puis en y réfléchissant bien, il y a une différence majeure entre ces 2 années : en 2011, des que je pensais sortir la tête de l’eau, je me prenais un nouveau coup me ramenant au fond. En 2012, je me prenais soudain une baffe sortie de nulle part MAIS juste après, un truc cool m’arrivait. Une alternance assez épuisante certes, de gros coups au moral m’amènent direct chez la naturopathe. Mais à la différence de 2011, en 2012, je me suis pas laissée malmener, j’ai relevé le poing à chaque fois, je me suis battue comme une tigresse et force est de constater que ce retour de Nina la tigresse, largement perdue de vue depuis la fin 2010, ça, c’est l’une des meilleures nouvelles de l’année.

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Alors ne listons que le cool, le reste est accessoire. En cool, cette année, j’ai voyagé. Thaïlande, Sicile, Pays Basque, Honfleur et Belgique (enfin Nemo). Bon, mon blog voyage est moribond mais j’avoue que j’ai du mal avec la notion de carnet de voyage, finalement, j’aime mieux narrer les impressions générales et anecdotes plutôt que de raconter par le menu dans des articles peu plaisants à écrire qui conviennent peu à mon style d’écriture, me semble-t-il. Je pense tout rapatrier ici et faire une section dédiée. Parlez qu’en 2013, j’ai prévu de bouger un peu même si j’ai pas la main sur tous les facteurs à l’heure actuelle.

VACANCES

En cool aussi, parlons un tout petit peu du boulot, j’ai fait tomber deux nouvelles compétences dans mon escarcelle (veille et gestion de campagnes de pub Facebook) et ça me fait toujours plaisir. Je commence à bien régler mon léger souci de syndrome de l’imposteur (faudra que je vous en parle plus longuement à l’occasion) et à moins douter de moi. Y a encore un peu de travail, je passe régulièrement par une crise de « non mais faudrait quand même que je chope un vrai diplôme en marketing » mais ça va mieux. Quoi que ce diplôme, c’est pas tant pour une histoire de légitimité que de salaire. Si je veux avoir les moyens de mes envies voyage, faut bien continuer à faire monter le chiffre qui tombe sur mon compte en banque à la fin du mois. Ça fera plaisir à ma conseillère financière (surtout si j’en dépose sur mes comptes épargne).

ECONOMIES

Côté amour, j’ai repris goût aux romances, à l’envie de vivre des choses à 2. Ça n’a été que du vent mais ça m’a donné envie de retenter l’aventure amoureuse. Maintenant, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mon radar à connards est défectueux. Mais bon, souvenons nous du mantra de la naturopathe : je mérite ma part de bonheur. Vu l’état de mes amours depuis pfiou lala, ce serait sympa de pas m’oublier cette année, hein !

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Mais surtout, surtout, le plus cool de tout, le meilleur pour la fin, c’est forcément mon neveu, le nouvel amour de ma vie qui est tout doux, qui sent bon et qui s’endort sur moi en 2*2. C’est une chose curieuse un bébé, ça vous ramène à votre propre faiblesse. On a été de petits êtres, on finira tous petits et rabougris, l’inéluctable cycle de la vie qu’on a toujours un peu tendance à oublier. C’est fou comme c’est fascinant, on s’émerveille de la moindre mimique, j’ai fait 3000 photos. Oui vraiment, ça change tout.

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Bref en fin de compte, elle etait pas si pourrie cette année. Et en 2013, je me souhaite quoi ? Vu qu’en 2012, j’ai eu pile l’inverse de ce que je voulais, en 2013, je me souhaite une année agitée…

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J’ai marché pour vous la Parisienne

Oui, marché, pas courir, j’aime pas trottiner, ça m’emmerde mais d’une force… Bref.

Des fois, tu te dis que ça fait pas de mal de bichonner un peu ton karma même si en ce moment, il me laisse tranquille (mais je le connais, il me laisse m’endormir pour mieux me filer un coup derrière la tête). Alors quand on te propose de participer à une course pour la bonne cause en te précisant que, si si, tu peux marcher, tu acceptes. Me voici donc inscrite pour la Parisienne, course qui soutient la recherche contre le cancer du sein.

Samedi, Anaïs et moi allons chercher nos dossards au village. Ambiance sympa… Mais le sable blanc qui réverbère le soleil, ça fait un peu mal, petite compassion pour les bénévoles qui gèrent le retrait des dossards et sont en plein cagnard. D’autres en profitent pour suivre un cours de fitness de plein air… En plein soleil. Mmmm, ma peur de l’insolation ne semble donc pas universelle.

Dimanche, rendez-vous à 8h. Donc un lever à 7h, pouf… Pour un dimanche, ça pique. On fait partie d’une équipe montée par Marine brune, une des participantes du voyage en Thaïlande. Avec Anaïs, on a relevé le défi, se disant que c’était pour la bonne cause puis si on peut marcher alors c’est super ! Le temps qu’on récupère tout le monde, qu’on pose les sacs aux consignes, que quelques pipis soient faits, on se retrouve joyeusement sur le pont d’Iena où se situe la ligne de départ. Celle-ci est juste de l’autre côté du pont, nous au début. Entre le départ et nous, des milliers de filles. Gloups !

Pour rire, Marine nous dit « ahah, je vous annonce qu’on va partir à 10h30 ! », il est 9h45… En vrai, on est parties vers 10h50, je crois. Débute donc l’attente, je dors à moitié (je suis donc capable de passer en mode veille même debout), le soleil commence à taper et je n’ai pas de chapeau ou casquette, je n’ai qu’une gourde d’eau. Autour de nous, c’est plutôt bon enfant mais tu as les inévitables pénibles qui essaient de gruger tout le monde. Quand elles sont deux ou trois, tu dis rien, tu t’en fous mais quand elles sont 15 et qu’en prime, elles te poussent, ça agace un peu… C’est toujours un peu la même histoire quand tu es en situation d’attente au milieu d’une foule, tu finis par te sentir un peu agressée par ses mouvements, tu essaies de garder ta place, de pas perdre tes amis… Un départ toutes les 7 mn d’une centaine de concurrentes, on est 28 000…

10h30, on accède enfin à une zone plus dégagée, il n’y a plus que deux vagues d’une centaine de coureuses devant nous. Marcher un peu fait un bien fou. Merde, avoir piétiné pendant quasi 1h m’a rouillé les gambettes, mon dos fait crac crac quand j’enroule la colonne… Je vois pas, à ce moment de l’histoire, comment je suis censée parcourir 6 km… on a droit à un échauffement par une prof de fitness qui bouge limite plus des cheveux que du corps, elle fait des gestes dynamiques en nous encourageant à en faire autant. Moi, je veux bien madame mais si je fais tout comme toi, je risque un peu d’éborgner mes voisines…

10h45,nous voici enfin devant la ligne de départ, Marine nous dit qu’il faut qu’on coure un peu pour prendre le départ avec elles. Aaaaah mais j’ai pas couru depuis le lycée, moi. Enfin, si mais en général, c’est soit après le bus, soit quelques échauffements mais rien qui ne nécessite de doser son effort parce que je sais juste pas faire. Oui, moi, je donne tout direct.

C’est parti ! Je fais un peu l’effort de trottiner mais vu le monde, je vais aussi vite en marchant, Anaïs a déjà abandonné l’idée. 10 mètres plus loin, on a perdu notre team. On commence notre marche en essayant de nous caler sur les autres marcheuses mais on les dépasse vite. On en repère une de pas mal mais au bout d’un kilomètre, elle commence à téléphoner puis met ses écouteurs pour écouter de la musique. Plus assez rapide.

On enchaîne, les premiers kilomètres sont faciles. Les gens nous encouragent. Comme on a notre prénom sur nos dossards, on nous interpelle « Allez Anaïs, allez Nina ! ». Heu, tu le connais ? Ah oui, c’est vrai, les prénoms sur le T-shirt… Bon, allez, on avance ! La balade (oui, on va pas parler de course même si on marche vite) est super agréable, on marche bien tout en papotant un peu, je regrette un peu de pas pouvoir faire de photos mais on va pas pousser mémé dans les orties non plus. On se fait dépasser par les filles des vagues suivantes qui courent, on rattrape les marcheuses. Régulièrement, on croise des bandas, ça, c’est génial et ça me redonne envie de faire des percussions (je crois que je suis accro aux envies de nouveauté).

Km 3, de l’eau, cool (même si c’est de l’eau riche en sodium, je suis pas sûre que ce soit une très bonne idée…), des bananes, on doit jeter les déchets par terre. Même la peau de banane ? Non parce que ça me paraît un peu dangereux, hein… Bon apparemment personne ne tombe. Km 4, on commente avec Anaïs « Non mais y en a, elles ont vraiment l’air en souffrance, j’ai mal pour elles » « Oui, alors que nous, on est bien ». Une fille qui nous dépassait en courant a rigolé, c’est légitime. Il y a une bonne ambiance globalement même si certaines sont là pour réellement faire la course et il est difficile de se positionner pour pas les gêner. On essaie de se mettre sur le côté mais il y a également des coureuses, on se fait un peu bousculer dans tous les sens…

Km5, ouais super, bientôt fini, on est bien, on est sereines, Anaïs me dit que la course ne fait pas tout à fait 6 km alors j’essaie de capter où est l’arrivée, le trajet est un peu tarabiscoté mais surtout… en plein cagnard avec de la réverbération, ce que je déteste (j’ai eu une vilaine insolation étant plus jeune et je saigne du nez quand j’ai trop chaud, ça explique cette terreur de la chaleur).Heureusement que j’ai mes lunettes de soleil. Je dis à Anaïs qu’on coura les derniers mètres, histoire de se la raconter. Km 6, l’arrivée est 300m plus loin, Anaïs commence à courir, je continue à marcher…et à rester à sa hauteur. Bon allez, on se lance dans une petite foulée et on franchit la ligne d’arrivée, ouééééé ! 1h01 pour faire 6km300, environ 6 km/h de vitesse de croisière pas mal…

Voilà, c’est fait. On met deux heures à récupérer divers paquets, à ressortir, la chaleur est terrible, je sens mes pieds enfler dans mes baskets. On doit retraverser tout le champ de Mars pour reprendre le métro au Trocadéro. Plus on avance, moins on parle. Claquées. Alors, je le referai ? Heu ben non, je pense. J’aime marcher vite, je le fais régulièrement et c’est sympa de marcher dans des rues habituellement pleines de voitures mais quand tu penses que le plus fatigant, c’est d’attendre le départ, ça motive pas trop. Par contre, l’ambiance est au top. Et je retiens une chose essentielle : le jogging, j’aime VRAIMENT pas.

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