De frog fishs en requins baleine : plongées 4 étoiles aux Philippines

Depuis que j’ai arrêté la plongée en club, je ne pars plus que dans les contrées lointaines pour découvrir de nouveaux poissons. Après les Maldives qui m’avaient permis de nager avec des requins (même un baleine), des raies mantas et lutter contre un courant d’enfer, me voici partie pour les Philippines où je pensais retrouver des conditions similaires. Et bah non.

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Autant vous le dire : je ne suis pas forcément super fan du courant en plongée mais c’est la condition sine qua non pour voir du gros, comme on dit. Je n’ai pas une passion particulière pour les requins mais ça reste impressionnant. D’après ce que j’avais compris, les Philippines, c’était assez costaud dans le genre aussi… Et bien non, en fait.

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Donc exit les requins mais pas de soucis, y a eu du beau, aussi. Commençons par le spectaculaire requin baleine, le mangeur de plancton. Il faut savoir que le requin baleine est le plus gros poisson existant, il peut atteindre jusqu’à 12 m et ne mange que du plancton. Il est assez rare d’en croiser “par hasard”. Aux Maldives, on a plongé là où il y en a un qui stagne régulièrement et aux Philippines, ils sont attirés par des guides locaux qui les nourrissent. On arrive là au problème classique du plongeur : le feeding, c’est quand même pas le top surtout qu’ici, il y avait pas mal de baigneurs qui attrapaient la nageoire caudale des dits requins baleines ou les touchaient, ce qui est franchement dramatique, ne nous mentons pas. Mais bon, la plongée reste impressionnante ! A un moment, tu es concentrée pour prendre une photo de la bête et il y en a une qui passe tranquille pas loin de toi, aaaaaaaah ! Par contre, en bas, c’est le bordel, on gigote tous dans tous les sens, on monte, on descend… niveau saturation, c’est pas le pied.

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Mais il n’y a pas eu que le requin baleine qui nous a occupé une plongée. Outre cette plongée Disney (pour le côté attraction touristique), nous avons eu l’occasion de découvrir d’autres espèces. Des nudibranches bien gras, quelques barracudas au loin et des mérous, rascasses volantes, poissons cochets, des poissons clowns toujours aussi photogéniques dans leur anémone, un mini poulpe trop joli mais surtout, surtout… les frog fishes !

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Barracudas de loin

Barracudas de loin

 

 

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Ceci est bien un poulpe et je suis super fière de l'avoir trouvé

Ceci est bien un poulpe et je suis super fière de l’avoir trouvé

 

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Qu’est-ce qu’un frog fish me direz-vous ? C’est un poisson qui ne ressemble à rien, vous répondrai-je. Le premier que j’ai vu, énorme, j’ai cru à une sorte de ballon de foot crevé qui s’animerait soudain, regardez plutôt :

frog fish philippines

frog fish philippines

Entre pneu crevé et jouet pour chien hyper mâché, j’avoue que 9 fois sur 10, j’avais du mal à les situer du premier coup d’oeil quand on me les montrait et j’ai eu du mal à les resituer en découvrant mes photos quelques temps plus tard. Cest moche, bizarre et en même temps fascinant.

Trouveras tu le frog fish sur cette photo ?

Trouveras tu le frog fish sur cette photo ?

Réponse ici

frog fish Philippines

Oui, ça a des pattes

Autres espèces croisées ici et nulle part ailleurs pour ma part : des crabes porcelaine ou arlequin, des poissons rasoirs qui se déplacent à la verticale et mon tout premier hippocampe ! J’étais super contente, je n’en avais jamais vu. Bon, le premier jour, le guide nous a bien montré un pygmée mais on comprenait pas trop donc on a dit “oui, super, ok” et on s’est barrées sans comprendre ce qu’on était censés voir. A noter aussi un banc splendide de jack fishes : il y en avait tellement qu’à un moment, l’eau semblait être devenue complètement argentée ! Puis les magiques ghost fishes et poissons feuilles… Ce genre de bestioles que tu seras incapable de voir sans ton guide de palanquée, ne nous mentons pas.

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On dit bonjour aux poissons rasoir

Le truc noir qui flotte, c'est un poisson

Le truc noir qui flotte, c’est un poisson

Un poisson ? Une feuille ? Un poisson feuille !

Un poisson ? Une feuille ? Un poisson feuille !

 

Banc de Jack fish en approche !

Banc de Jack fish en approche !

Et le même vu de plus près

Et le même vu de plus près

Le crabe arlequin

Le crabe arlequin

Mon premier hippocampe (photo un peu floue)

Mon premier hippocampe (photo un peu floue)

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On a aussi eu droit à pas mal de tortues (j’adore les tortues), des rascasses volantes minuscules ou noires, des bat fishes, des syngnathes en veux-tu en voilà (à la fin, ça ne m’impressionnait même plus alors qu’en début de séjour, j’étais hystérique quand j’en voyais une) et des serpents de mer dont un qui m’a un peu déboulé sous le nez par surprise, me donnant ainsi une sacrée frayeur, j’ai jamais aimé les serpents.

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Un banc de bat fish

Un banc de bat fish

La délicate rascasse volante noire

La délicate rascasse volante noire

Un gracieux syngnathe

Un gracieux syngnathe

Et là, y en a même 2

Et là, y en a même 2

Serpent de mer Philippines

Serpent de mer Philippines

Autre particularité des Philippines : les fonds “artificiels”, je m’explique. Pour ceux qui s’intéressent un peu à la vie de cet archipel, il y a eu un gros typhon en 2013, provoquant d’énormes dégâts sur les fonds, arrachant un peu tout. Pour encourager la faune à repartir, les Philippins ont donc émergé des blocs de béton et quelques carcasses pour permettre au corail et aux poissons d’y faire leur vie. Ces plongées étaient de fait assez étranges : on navigait de carcasses en blocs de béton avec du sable nu et noir au milieu, les locaux appelaient ces plongées “garbage”, ça donne un peu une idée… Mais quand on aime la bio sous marine, ce sont des plongées particulièrement intéressantes… et quand on a une imagination un peu débordante comme votre blogueuse, ces paysages étranges vous rendent à la limite de l’euphorie, un peu comme les tunnels de Tabarka. J’avais un peu la sensation d’évoluer dans un univers post apocalyptique ! On a aussi croisé une épave d’avion laissée là pour les mêmes raisons. La plongée et un avion… le plus beau jour de ma vie !

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Bref, plonger aux Philippines… on y retourne l’an prochain (si on peut mais pas tout à fait dans le même coin).

Et pour finir, quelques photos pour le plaisir !

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Poissons flute

plateau corallien Philippines

Corail Philippines

Gorgones Philippines

Poisson cochet Philippines

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Murène Philippines

Bye bye

Bye bye

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Plonger en Tunisie : entre tunnels et nudibranches

Anaïs et moi avons un vrai problème de riches : nous aimons plonger en eau chaude. Sauf que comme on ne roule pas (encore) sur l’or, on a un peu de mal à ne se payer que des voyages à l’autre bout du monde pour assouvir notre passion. Du coup, quand on a vu que l’UCPA proposait un séjour plongée en Tunisie, on s’est dit “go” !

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Nous voici donc à Tabarka dont je vous ai déjà présenté la vie sur marine. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici sur un petit bateau de pêche avec un matériel un peu daté, prêts à nous enfoncer dans les eaux azur méditerranéennes. Bonne nouvelle : les sites de plongée ne sont jamais très loin, environ 10 mn de navigation et pas mal sont au pied du joli fort gênois.

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Première plongée, la température de l’eau est plutôt douce… ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu qu’on plonge en shorty. Petite parenthèse sur le sujet : ceux qui n’ont jamais plongé ne se rendent pas compte à quel point enfiler une combinaison est franchement pète-couille, surtout les longues. Pour ma part, j’ai toujours quelques soucis à tout faire rentrer, surtout au niveau poitrine/épaules. Là, je n’avais pas pris ma combi car je l’ai cassée à Oman et pas réparée donc shorty. Le shorty, lui, est un bonheur à mettre, beaucoup plus simple, c’est plié en 1 mn. Bref, je pourrais, je ne plongerais que en shorty mais même dans les eaux les plus chaudes, on n’est jamais à l’abri d’une thermocline bien froide et bien vicieuse. Fin du chapitre shorty. Donc eau chaude et visibilité plutôt pas mal mais… peu de poissons.

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Il faut savoir qu’en Tunisie, ça pêche et braconne pas mal donc ne reste plus beaucoup de poissons : quelques mérous, des poulpes que notre encadrant a fait cracher (pas bien), des seiches, des castagnoles, des girelles paons, murènes, une rascasse, quelques sars et saupes, des étoiles de mer, des araignées de mer que j’étais la seule à voir et une petite raie sous un rocher mais je me demande si elle était pas un peu morte. Pendant une plongée, nous avons d’ailleurs trouvé un chasseur en pleine action. Nous étions à 10-15 m (je sais pas, j’ai cassé mon ordinateur dès la 2e plongée, je suis un boulet) quand je vois notre encadrant piquer un sprint tout à coup, je vois soudain un plongeur en tenue camouflage nous tourner le dos. Hein quoi ? Le dit plongeur se tourne très lentement et j’ai soudain une angoisse : il serait pas un peu mort, celui-là ? Non, il s’agissait juste d’un mec en train de chasser au harpon en apnée, mon encadrant l’engueule et le mec part sans demander son reste (enfin, part, son bateau était toujours là quand nous avons quitté le site).

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Point de poisson mais des vers en pagaille par contre. Du doris dalmatien en veux-tu en voilà, de la jolie flabelline, le festival du nudibranche. Du coup, j’ai commencé à chercher au lieu d’attendre que notre encadrant nous en montre et je peux vous dire que j’ai sacrément progressé même si mes deux plus belles découvertes (un petit crabe et un nudibranche) sont dues à des accident (un, j’ai vu bouger, l’autre je regardais l’anémone ou je ne sais quoi à côté). On a aussi eu de jolis cnidaires et de gros Bernard l’Hermite squattant tranquille de gros coquillage.

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Mais le mieux du mieux des plongées à Tabarka, ce sont les tunnels. La plongée des tunnels se fait dans une zone où les rochers sont littéralement creusés. Au début, t’as un peu les chocottes, il fait sombre, il fait froid mais très vite, tu trouves ça incroyable; Parce que mine de rien, la nature faisant bien les choses, tu as l’impression de passer dans des couloirs taillés par l’homme, de voir des marches… Bref, tu es Indiana Jones sous l’eau, tu découvres une cité engloutie. Et ça, on l’a tous ressenti et trouvé ça tellement génial qu’on a demandé à la refaire. Rien que pour cette plongée là, je vous jure, aller à Tabarka, ça vaut le coup.

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Et puis sortir de plongée au pied d’un fort gênois, avouons que ça a quand même de la gueule.

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Terres vierges du fin fond des mers – Oman

Tout commence il y a quelques mois. Dans ma boîte mail, une Anaïs, hypra motivée « et regarde le voyage que propose le club de plongée [où elle est toujours et que j’ai quitté y a 2 ans], ça a l’air cool, on y va ? »

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Oman, donc. Tout plongeur branché voyages en aura entendu parler, c’est un peu la nouvelle destination à la mode avec la promesse d’un monde encore vierge et peu souillé par des palanquées de plongeurs peu attentifs à leur environnement. L’an dernier, quand je suis allée en Egypte, j’avais été un peu désappointée par le manque de faune sur les fonds marins, me consolant de jolis paysages car les plongées “topologiques”, ça reste mon grand kiff. Mais les vieux plongeurs (en terme d’expérience, pas forcément d’âge) (quoique ce sont souvent les mêmes) soupiraient “ah ben l’Egypte, c’est plus ce que c’était, merci la pêche intensive, hein !”. Frustration totale et résignation : désormais, pour plonger, faut faire des croisières.

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Et puis Oman, la nouvelle destination à la mode depuis 2 ans avec la douce promesse de découvrir des fonds préservés. Mmmm, le voyage est à bon prix, une zone encore relativement vierge. Je signe où ? Je vous parlerai d’Oman en tant que tel demain ou un autre jour. Là, je vais parler plongée.

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Après les Maldives, j’avais de grosses attentes, bien sûr. Nous voici donc dans l’enclave de Musadam, une petite zone omanaise coincée entre différents émirats. Première plongée, j’ai perdu 3 litres d’eau rien qu’en enfilant ma combi et je dois me mettre à l’eau avant de m’évanouir. Conditions de prime abord : un peu moyenne. On descend, la visibilité n’est pas terrible, mais… mais c’est beau. On navigue entre murènes, gorgones aux couleurs incroyables, anémones, coraux fouets, bonnelies énormes. Oh, une étoile coussin ! C’est donc à ça que ça ressemble, un site préservé ? Au diable les 25 mètres de visi, sous mon nez, une seiche ! Et là, une langouste !

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Alors, point faune : outre donc les seiches (j’en avais jamais vues), murènes léopards dont une obèse, anémones, gorgones et autres langoustes, qu’ai-je donc vu ? Des poissons clown bien sûr (c’est cliché mais ce sont mes chouchoux, ils ont l’air toujours un peu énervés et affairés), des poissons cochers, des chirurgiens, des géographes, des perroquets, quelques nudibranches. Côté plus waouh, nous avons des tortues (hiii), des raies torpilles ou pastenagues, une syngathe (que je suis très fière d’avoir vue, c’est un cousin des hippocampes qui ressemble à un bâton qui respire), barracudas, fusiliers, ballistes, bagnards, serpents, langoustes, un petit crabe,porcelaine, et surtout plathax pas trouillards pour un sou.

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Ce que l’on a pas vu : requins (sauf au marché aux poissons), raies mantas et tout ce qui s’apparente à du gros mais en plongée, faut choisir : plongées pépères sans courant ou presque au milieu des « petits » poissons ou plongées sportives façon Maldives avec du gros qui aime bien le courant.

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Niveau paysage et topologie, je me suis bien amusée avec quelques plongées avec grottes. Le directeur de plongée m’ayant pas mal à la bonne parce que j’ai été sage en plongée de nuit, nous avons eu droit à une plongée à faible profondeurs et jeu dans les petits trous. Sans mauvais jeu de mots.

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Bref, plongée à Oman, je valide ? Je valide ! Demain (ou plus tard), je vous raconterai l’enfer d’Oman, aka le pays où on cuit à 45° en moyenne. Argh !

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La plongée aux Maldives, c’est extrême

Enfin quand t’as pas de bol et nous savons tous que la chance m’aime ou me hait sans juste milieu.

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Déjà, au départ, ça s’annonçait pas top vu qu’à 48h du départ, je vomissais tout le gras avalé durant ces quelques jours de vacances familiales. Note pour moi-même : plus jamais de diète juste avant les vacances de Noël. Bon bref. Mon estomac se retape relativement à temps, j’arrive à Male sans encombre, je trouve mes compagnons d’aventure et vogue la galère. Dans tous les sens du terme.

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Il faut savoir que j’ai pas beaucoup de plongées à mon actif, je suis arrivée crânement aux Maldives avec 75 plongées, quasi toutes en Méditerranée. J’imaginais les plongées aux Maldives dans une eau chaude et limpide. Pour le chaud, aucune réclamation. Par contre pour le limpide, tu repasseras. Parce que cette semaine, nous avons affronté… (Musique de suspense) les courants de la mort (tadaaaaaa).

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Bon, on va pas se mentir, les courants aux Maldives, c’est comme la pluie à Paris, ça n’a rien d’exceptionnel. Première plongée, ça commence déjà à bien t’embarquer, je râle un peu intérieurement. C’est un peu chiant, le courant, j’aime pas trop ça. 2ème plongée, on nous a donné un crochet histoire qu’on s’arrime au sol pour mater les requins tranquillou. J’avais attaché le mien à ma ceinture… Et Ben, ça n’a pas aidé à atténuer ma cambrure, la vache ! Mais là, c’était encore mignon…

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31 décembre. Plongée raies manta, le dive master annonce qu’il y a énormément de courant et que c’est très couillu de la faire. Je préfère passer mon tour tout en consolant le dive master désolé de la situation. Stadire que c’est la nature, mec, spatafaute, je vais aller lire, tout va bien. Au final, quand ils sont arrivés sur le site, plus de courant. L’après-midi, on enchaîne, une plongée sur un site où devrait pas trop y avoir de courant. ET BAH PUTAIN ! Ça tangue tellement que le dhoni n’arrive pas à nous larguer sur le site. Ah oui parce que la veille, on avait eu du mal à remonter sur le bateau, y avait trop de vagues : dès qu’on essayait de s’accrocher aux lignes de vie le long du bateau, on se faisait méchamment soulever avant de devoir lâcher et vite se tirer pour pas se faire fracasser le crâne par ledit bateau. Donc bref, on descend comme des brutes, j’ai du mal à suivre à cause de mes oreilles, j’arrive enfin en bas essoufflée, y a un courant de malade, je vais mourir. En fait, y a tellement de courant que pour avancer, on s’accroche aux rochers au sol pour se tirer à la force des bras. Voilà, c’est de la varappe à l’horizontale, c’est original. Au bout de 15 mn, l’encadrant arrête la plongée, on remonte pour retenter de sauter sur le site. Descente de brute, je traîne, mon binôme et moi perdons le reste de la palanquée, on est récupérés par la suivante avec le dive master. Re varappe au sol. Ce qui est drôle, c’est que pas mal de rochers ne sont pas du tout arrimés au sol, donc tu le saisis pour avancer et il te reste dans la main. Ahahah, tuez-moi. En surface, le dive master dit « je plonge rarement dans des conditions aussi difficiles ! ». Tu me rassures…

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Le lendemain matin, 1er janvier, plongée avec un requin baleine, un inédit pour moi. Ca tombait bien, on avait essayé d’en attirer un le lundi soir en braquant des spots à la surface pour attirer krill et plancton, la nourriture de la bête. Et là, on s’est pris une pluie diluvienne, fin de l’expérience. La plongée est cool, je retrouve ma consommation d’air habituelle. Mais l’enfer était à venir. Tudum. Plongée de l’après-midi. Un encadrant nous la vend comme une des plus belles plongées des Maldives, devrait pas y avoir de courant. Déjà, on ricane, le courant étant devenu notre sujet de vanne préféré… Ben on aurait mieux de fermer nos bouches. Pourtant, ça partait bien, petite descente parfaite, une jolie raie aigle qui s’envole alors qu’on atterrit, on palme gaiement vers l’arche et là, c’est le drame. On doit relancer notre varappe horizontale, on passe difficilement, on est aspirés de suite après dans un courant de folie. On s’accroche avec désespoir aux rochers, je m’écorche les jambes, une fille part valdinguer dans du corail vert. Ok, l’encadrant nous signale la fin de plongée. On commence à palmer pour remonter mais c’est bizarre, j’ai mal aux oreilles… Je regarde mon ordinateur : je suis en train de descendre. Je… Quoi ? Comment puis-je descendre alors que je suis en train de palmer pour remonter ?

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Bienvenue dans la machine à laver des Maldives ! Le truc qu’aucun plongeur ne veut rencontrer : en gros, t’es prisonnier du courant, tu peux te faire aspirer à la surface ou au contraire repousser vers le fond. On arrive à s’en sortir sans dommage mais nos bulles volent tout autour de nous : dessus, dessous, à l’horizontale… C’est le bordel. Allons donc plonger plus loin.

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Comme j’avais peu consommé d’air durant le marasme de la « plongée » précédente, je peux repartir. On file en dérivante, ça défile vite mais ça gère. Vers la fin de la plongée, 2 de la palanquée remontent car ils sont sur la réserve, je poursuis avec l’encadrant. Soudain, on entend des coups répétés. On se regarde, pensant que l’autre veut nous montrer quelque chose mais ça vient pas de nous… Et merde, ça vient du bateau. Ça veut dire « accident, sortez immédiatement ». On trace comme des malades sous l’eau pour sortir sous le bateau. Je grimpe et là, je vois une plongeuse étendue au sol sous oxygène. Pierre dans l’estomac. Tout le monde tire une putain de gueule, le dive master est au bord du suicide. Bon, je vous rassure, tout est bien qui finit bien : la plongeuse va bien, elle n’arrivait plus à respirer à cause d’une grippe. En remontant sur le bateau, je papote avec la coloc qui avait fait la même croisière 2 mois plus tôt et qui était hallucinée par les conditions, elle avait limite plus peur du courant là qu’au Komodo… Au moment de désigner le chat noir du bateau, je plonge le nez dans mon bouquin. Spamoi !

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Heureusement, ça s’est calmé sur la fin même si nous n’avons pas vu la queue d’une Manta sur les Mantas points mais le soir, elles étaient au rendez-vous sous le bateau. 40 mn à les regarder voltiger, gueule béante. Y en a même une qui m’a touchée !

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A la fin, jolie conclusion avec une plongée de 97 mn en légère dérivante. Alors oui, j’en ai chié mais j’y retournerais demain si je pouvais. Et je suis vraisemblablement prête pour les Komodos. Faudrait juste que je trouve un boulot au salaire 50% supérieur au mien avec 10 semaines de congés par an. Je suis pas rendue !

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Caressée par un requin

La peur est une chose un peu étrange : elle vous rend visite à l’improviste mais peut aussi vous poser un lapin. Voici donc l’histoire de ma plongée de nuit avec les requins (brrrr).

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En général, quand tu vas aux Maldives, on te promet « du gros ». Ayant réussi l’exploit de ne jamais croiser de requin en plongée (enfin, si, un de loin en Égypte), je restais circonspecte : sur les brochures, on te met toujours des requins baleine et des raies manta ou des tortues mais à l’arrivée… Premier jour de plongée aux Maldives, 2 plongées requin. Pardon 2 Putains de plongées requin (dans le sens « waouuuuuh »). Pourtant la 1ère partait mal, mes oreilles passaient pas. Mais une fois crochetée en bas, c’est le spectacle : des requins corail, des requins gris, du thon, des poisson perroquets, ça défile devant toi comme les Parisiens quand t’es enterrassé en été. Peur ? Bah non, ils s’approchent pas ! Mais le soir allait être une autre paire de manche…

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Le soir, c’était donc the plongée requin. Une plongée facile : on descend, on s’accroche avec nos crochets et on assiste au spectacle. Là, des dizaines de requins nourrices passent dans tous les sens pour manger. Accrochée à mon rocher, je suis hallucinée. C’est si surréaliste ! Un requin passe à côté de moi, caresse ma peau et part vivre sa vie. Et j’ai même pas eu peur. Même quand je me suis couchée (par maladresse) sur l’un d’entre eux qui mangeait sous le rocher auquel j’étais accrochée. Zen la Nina. Même quand une raie est venue me voler pas loin. Une de mes collègues de plongée (plus expérimentée que moi, j’étais la newbie de la semaine) m’a dit avoir crié au début tellement elle flippait. Alors que moi, j’ai juste eu un peu d’appréhension quand, avant de sauter, on a vu passer des dizaines de requins dans l’eau. Heu… Oui, ok, ils sont pas méchants les requins nourrices mais je suis pas sûre que ça les amuse de prendre sur la tronche une flopée de plongeurs. On peut les comprendre.

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Mais une fois sous l’eau, c’est si incroyable qu’on ne pense pas au danger. Danger certes relatif mais on parle d’animaux sauvages, on ne sait jamais… Ils te frôlent, caressent, bousculent mais tout se passe comme dans un rêve. Et même pas t’as peur. Heureusement car la semaine nous a réservé des plongées bien difficiles, je vous raconte ça très vite ! (Demain à priori)

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Hop, pour vous donner une idée de l’ambiance, une petite vidéo !

Et tiens, la vidéo du défilé de requins de l’après-midi

PS : je suis nulle en photo sous marine et en retouches, désolée pour la piètre qualité des images (prises par moi, y compris celle qui a l’air faite en image de synthèse)

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Je suis le meilleur des plongeurs

Article inspiré de celui-ci : le plongeur qui se la pète

Qu’on se le dise : la plongée n’est PAS un sport. D’ailleurs, la preuve, y a même pas de championnats. Faut dire que le but, c’est de bouger le moins possible pour pas consommer son air. Au départ, je pensais que les gens plongeaient pour le plaisir de la balade mais en fait, plus je plonge, plus je découvre un étrange esprit de compétition sur les Zodiac. Qui sera le meilleur plongeur ?
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Qu’est-ce que le meilleur plongeur ? J’en sais fichtre rien à dire vrai. Je sais juste ce qu’est un bon plongeur : c’est quelqu’un qui respecte l’environnement, attentif à ses camarades de palanquée, qui ne met personne en danger et qui sait rester calme parce que c’est agaçant sinon. Bref, si un plongeur sait réagir en cas de danger et ne transforme pas en incident en accident, qu’il évite de labourer le fond (j’en ai vus, mon Dieu, de vraies tondeuses à gazon), je le considère bon. S’il peut en plus me montrer des trucs et surtout, surtout, s’il est bon en orientation, plus jamais je le quitte. Le reste n’est que littérature. Mais voilà, faut quand même que certains viennent un peu jouer des mécaniques, t’expliquer que ahah, ils sont meilleurs que toi. Oui bah si tu veux, hein, je te laisse la médaille en chocolat. Surtout que j’ai repris du flan à la châtaigne, ça m’aidera à continuer à rentrer dans ma combi.
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A quoi ressemble un plongeur plus fort que les autres ? Petit portrait :
“Combien il te reste dans ta bouteille ?”. Une plongée, c’est une bouteille de 12 à 15 litres avec 200 bars d’air compressé en moyenne. La consommation varie énormément selon les plongeurs et les plongées : tu consommeras plus en fonction de la profondeur, du froid, du stress éventuel (j’ai avalé plein d’air quand j’ai croisé une raie manta en Thaïlande par exemple)… Le but du jeu, c’est de remonter avec 50 bars dans la bouteille (ce qui constitue la réserve). Dans notre palanquée en Corse, on a fait des plongées de 45 à 50 minutes en général, on nous imposait de stopper à 50 minutes de toute façon. Alors oui, deux d’entre nous étaient pile à 50 mais et alors ? Moi, je sortais de l’eau avec 100 bars en moyenne, j’en aurais rien fait de plus. Mais quand même “ah mais t’as consommé combien toiiiiii ?”. D’ailleurs, j’avoue avoir été mesquinement contente quand la fille de notre groupe qui se la racontait pas mal (mais ne semblait s’intéresser à rien sous l’eau, j’ai pas compris) a sorti un “ah ben moi, il me reste 100 bars et toi ?” [je vérifie mon manomètre] “110”.Pif ta gueule.
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“Je viens m’occuper car t’es pas capable de te gérer”. En plongée, j’avoue être parfois un peu autiste mais si y a un truc que j’aime pas, c’est qu’on vienne me gérer quand je ne demande rien et que je ne fais pas de conneries. Genre quand on te tire vers le bas au moment du palier car on croit que tu es en train de ne pas le respecter alors que j’étais en train de tranquillement m’installer. Au risque de juste un peu me péter les oreilles. Laisse moi me poser tranquillement et souffler pour me stabiliser tranquillement aux 3 mètres. Je sais me gérer, je suis toute calme, lâââââche moi. Par contre, je dis rien quand on me toque sur la tête parce que je suis censée m’arrêter à 20 mètres et que je suis en train de regarder un petit ver à 20,7 mètres. Perso, si personne ne me communique qu’il a besoin de moi et que je vois que son regard est serein, je lui fous la paix. Surtout à 3 mètres, je risque pas trop d’être en narcose.
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“J’ai tout vu et toi, non”. La remontée sur le Zodiac vire souvent à la revue de ce qu’on a vus. Normal, c’est sympa de partager. Mais y a partage et “nananana, je suis le meilleur, j’ai tout vu et toi pas, grosse nullasse”. Bon, avant, j’avais pas un masque à ma vue donc je me sentais pas trop concernée par ce concours de bite. Maintenant, je vois plein de trucs et je suis comme une gosse à Disney “ouiiiiii, une flabelline, ouiiiiiiii, un doris dalmatien, ouiiiiii, une langouste…”. Mais après, je m’en fous d’en avoir plus ou moins que les autres. Et je m’en fous d’être celle qui a vu le truc avant les autres surtout que je suis en fin de palanquée à prendre des photos donc c’est rare que je vois des trucs que personne n’a vus (si, j’ai une nouvelle spécialité : les murènes. Pourtant, elles étaient colossales).
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Narcosé ? Moi, jamais !” Pour les non initiés, la narcose est une sorte d’ivresse des profondeurs qui vous saisit vers les 40 mètres et vous rend un peu étourdi. Normalement, plus tu descends, moins t’y es sensible mais certains en sont toujours victimes. Dans mon ancien club, un encadrant (donc pas trop un débutant) avai des narcoses très sympas du genre un jour, il plongeait et aux alentours des 50, il s’est mis en tête qu’il allait mourir dans les prochaines minutes et se laissait donc un peu aller. Une fois remonté un peu vers la surface, il se dit que finalement, non, il n’allait pas mourir et continua sa petite plongée tranquille. Je n’ai pas eu de grands épisodes de narcose de ce type et je pourrais prétendre que la narcose n’est pas passée par moi. Je reste consciente à 40m, prête à remonter mes petits camarades en difficulté, je l’ai même fait à 41m50 alors hein… Sauf que force est de constater que parfois, je suis un peu moins là. Qu’à 36m dans le froid marseillais, je me suis emmêlée les doigts en voulant indiquer ma consommation à mon encadrante et qu’au lieu de lui dire “il me reste 100 + 60 (j’ai que 10 doigts et on parle pas sous l’eau), je lui ai dit “il me reste 100+50 et on remonte !”. Oui, il faut savoir qu’en plongée, pour dire un, tu utilises ton index et pas ton pouce car le pouce en l’air, en plongée, ça ne veut pas dire “un” ou que tu likes, ça veut dire que tu veux remonter. Bon, ça va, elle a compris. Idem en Corse, sur une plongée profonde où nous cherchions une arche que nous ne trouvâmes jamais, j’ai un peu pensé n’importe quoi et j’en ai pris conscience. Donc ne pas s’être senti narcosé, ça veut pas dire qu’on l’a pas été !
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En fait, le plongeur champion n’est pas là pour partager son expérience mais pour te faire la leçon, sur tout, tout le temps. Parce qu’il est meilleur que toi en descente/montée/lancer de parachute (bon j’avoue avoir foiré le mien)/consommation/biologie/navigation/gestion du matériel/ce que tu veux, il viendra toujours te faire la leçon, se tenir prêt à te sauter à la gorge si tu dis la moindre connerie histoire d’étaler sa science. Le bon plongeur partage son expérience, le mauvais plongeur t’impose sa “science”, tu vois la différence ? Seule réponse à apporter ? Soulève un sourcil et prends un air blasé. Mec, tu seras un meilleur plongeur le jour où tu comprendras qu’il n’y a pas de champion, juste des gens qui ont envie de passer un moment magique sous l’eau.

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Plouf en Mer Rouge

Une semaine en Egypte pour plonger, faut bien que je raconte cette part du voyage. Mais rassurez-vous, j’ai une belle lose pour vous. Je suis une championne, je vous dis.

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Tout plongeur vous le dira : la mer Rouge est un lieu fabuleux pour plonger. Donc forcément, je frétillais d’impatience à l’idée de me balader dans les eaux claires égyptiennes, surtout qu’on m’avais parlé de requins. Ca me faisait un peu peur mais vous le savez, j’aime me confronter à mes peurs (parfois). Pour la petite histoire, on plongeait sur des Zodiacs sur lesquels il fallait grimper après la plongée… sans échelle. Ben je me suis lamentablement fait aider par les Egyptiens et mes petits camarades à chaque fois. Même qu’une fois, en roulant sur le boudin, le haut de mon maillot a fini en ceinture… Heu oups !

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Alors en fait, sachez-le, début mai, c’est pas la meilleure saison pour plonger : l’eau remonte doucement en température et c’est pas la saison des requins. D’ailleurs, commençons par une petite lose : shark point ou la plongée requin. Une plongée à 40m où on a pédalé à contre courant, on est passé dans une petite faille et… évidemment, on n’a pas vus de requins. A noter qu’on n’a pas eu trop de chance avec Dolphin Creek non plus puisque les dauphins, on les a vus mais ils ont pas voulu rester donc bon… Alors qu’Anaïs qui faisait un voyage au même endroit mais avec un autre club, elle a vu plein de requins et les dauphins étaient gentils. Pffff

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En fait, de façon générale, j’ai une lose assez remarquable en plongée puisque je suis toujours dans la palanquée qui voit rien. Que moi, je ne vois rien, ok, mais personnes… Certains ont croisé des tortues, ben pas moi. Mais j’ai vu un bien gros Napoléon et un petit requin sur une autre plongée que Shark Point… Et tellement de raies pastenagues (des petites) que j’en avais limite un peu marre à la fin… Mais bon, bien que ce ne soit pas la saison, j’avoue avoir quand même vu de très belles choses, des épaves, des paysages incroyables, des coraux en veux-tu en voilà (même si abîmé, merci la pêche à la dynamite), des centaines de petites poissons colorés jouant dans les coraux et anémones. Magique.

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Concernant la pratique, j’ai beaucoup progressé sur ma conso, passant de la boulette qui consomme plus que les autres à la fille « qui consomme rien ». J’ai même réussi à remonter d’une plongée d’une heure avec un beau 100 bars (19.6 profondeur max). Phrase opaque pour les non plongeurs mais en gros, j’ai juste têté la moitié de la bouteille alors qu’en début de séjour, sur un même profil, il ne me restait qu’une quarantaine de bars (la réserve est à 50…). Par contre, j’avais oublié mon collant qui rend l’enfilage de combi pus facile et je me suis arrachée la peau des doigts avec le néoprène. Je hais cette matière mais d’une force.

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Sinon, j’ai fait ma première plongée de nuit et j’ai tellement aimé que je m’en suis offerte une deuxième. C’est une ambiance très particulière. Vous êtes dans une certaine obscurité, trouée simplement par la lampe des plongeurs. Sur la 2e, mon binôme et moi étions assez isolés, c’est incroyable cette pénombre dont émergent poissons et tombants dans le faisceau de notre lampe. Les espèces sont différentes la nuit, vous croisez des poissons que vous n’avez pas l’occasion de voir en journée. Mais ce que j’aime le plus, c’est quand la plongée est finie, qu’on sort de l’eau et qu’on se retrouve dans la mer sous un ciel étoilé, sans aucune lumière parasite, avec quelques lampes qui balayent la surface. Comme a dit mon binôme « ambiance Titanic en perdition ! »

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Mais un voyage de Nina ne serait pas un voyage sans une belle lose. J’avais acheté juste avant de partir un appareil photo étanche qui va jusqu’à 40m, hyper pratique, hyper agréable, génial. Première plongée, je le prends pas, le temps de me réadapter. Deuxième plongée, je le prends, bascule arrière et… Tiens, mon appareil tout neuf tout étanche a un peu d’eau dans l’écran LCD… On va dire que c’est pas grave. A la fin de la plongée, j’avais de la buée sur la lentille donc impossible de prendre la moindre photo. Il ne s’est plus jamais rallumé. Evidemment, Anaïs qui avait acheté le même n’a eu AUCUN problème. Bon, j’ai demandé un échange au magasin où je l’ai commandé car je n’ai lu que des bons avis. Y a que Nina la lose pour noyer un appareil photo étanche dès 2 m d’eau… C’est déjà mieux qu’en Thaïlande où j’ai cassé le caisson avant la première plongée

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Bref, en conclusion, je dirais que je vais peut-être y retourner dès octobre-novembre !

PS : Oui, les photos sont de moi : comme l’appareil n’a pas pris l’eau au niveau des piles et de la carte SD, endroit pourtant le plus fragile niveau étanchéité, j’ai pu sauver les photos de la seule plongée que j’ai faite. La dernière est celle avec la buée.

PPS : Si y a des photographes plongeurs qui ont des scripts photoshop cools pour les retouches, partagez. Celui que j’utilise est pas si mal mais ne fonctionne pas sur toutes les photos.

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J’ai testé pour vous Némo 33

Si t’as compris le titre, c’est que tu es plongeur. Si tel n’est pas le cas, reste quand même, je vais te raconter de belles histoires.

Cette année, j’ai changé de club de plongée histoire de me simplifier la vie. Passer d’une heure de trajet à 35 mn, je te jure que c’est que du bonheur. J’ai entraîné dans ma désertion Anais (à cheval sur les 2 clubs). Sur le site Internet de nos nouveaux amis de plongée, une sortie qui nous donnait des rougissements d’envie : un week-end plongée à Bruxelles. Plonger à Bruxelles, mais y a pas la mer ! Merci de l’avoir noté petit lecteur attentif ! Oui nous avons plongé en fosse, à Némo 33. Profondeur : 35m, température de l’eau : 33°. Me gustaaaaa !

Oui, argument n°1, disons le sans ambage, ce sont bien ces 33 degrés. Avec Anais, on n’aime pas bien le froid et si je suis capable de me jeter dans un eau à 13°, curieusement, je préfère le barbotage en température tropicale.

Départ samedi 8h:30. Arrivée vers midi à Bruxelles. Non, je vous parlerai pas de la capitale vu que j’en ai vu : la zone industrielle, Nemo donc, l’hôtel et le pub d’à côté. Mais j’ai saoulé tout le monde avec l’atomium parce que c’est à peu près tout ce que je connais de Bruxelles avec le Manneken pis. Dans la voiture, nous étions avec le Président du club qui nous explique qu’à Nemo, la difficulté, ce sont les très nombreuses bulles. Mais vas-y, on est des prépas N3, tu nous prends pour des bleues ou quoi ?

Arrivés à Nemo, on rentre dans le restaurant avec vue directe sur la fosse et là, c’est tempête de bulles.

Ah oui, d’accord… Comme disait une camarade « c’est comme plonger dans du Perrier. J’explique : tout plongeur sous l’eau fait des bulles, c’est l’air que l’on recrache. C’est pour ça que les grottes sous marines sont à visiter avec parcimonie car les bulles se collent au plafond, créent des poches d’air et la faune sous-marine qui squattait là décède. C’est triste.

Le truc, c’est que seuls les titulaires d’un niveau 2 peuvent descendre au fond, les autres sont limités à 20m. Donc au fond, c’est cool mais des que t’arrive dans la zone des 20m, déluge de bulles et de plongeurs. Le bordel quoi.

Première plongée, on descend crânement au fond et… Et Ben on voit pas grand chose et comme il est interdit d’amener des loupiotes, on restera dans la pénombre. Principal exercice : la remontée assistée. En gris notre encadrant simule un malaise, faut le remonter. C’est à dire le grimper jusqu’à 5m en évitant de se faire soulever par les bulles et en évitant les plongeurs qui montent, descendent, stagnent. Un joyeux bordel.

Anais part faire sa remontée, je dois suivre le duo (personne ne reste seul au fond, des fois que je fasse un malaise). Sauf qu’ils se font happer par les bulles, je ne vois plus que les palmes de la demoiselle puis plus rien. J’ai perdu ma palanquée. Bon, je les ai vite retrouvés mais j’ai pas hyper bien vécu ces quelques secondes. Et rassurez-vous, je me suis aussi faite piéger par les bulles, passant de 20 à 12m sans avoir compris ce qu’il s’était passé.

Il y a aussi du ludique à Nemo, il y a des tunnels et des grottes à 10m avec de l’air pour papoter. Il y a parfois une épave de voiture mais pour nous, elle était rangée. Mais on avait suffisamment à faire pour s’occuper.

Bref, plongeurs, ne ratez pas l’occasion d’aller jouer à Nemo, c’est un très bon exercice. Et pour les autres, profitez du resto thaï, c’est une tuerie ! Même moi qui ne digéré ni lait de coco ni épices, j’ai mangé les 2 sans aucun souci.

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Toujours plus loin, plus haut, plus vite

Je me définis parfois comme une chochotte, une trouillarde. Au bord du bassin de la vie, j’effleure la surface de l’eau du bout de l’orteil, hésitant à me lancer. Mais une fois au pied du mur, je pousse un cri et je saute à pieds joints. Tout ça pour dire que ce week-end, je suis partie plonger au Frioul et j’ai connu quelques premières qui me faisaient peur.

Petit point : ce week-end, c’etait plongée technique donc on est loin de la petite balade de santé. Pour vous situer un peu le truc, l’eau était à 13•. J’ai bien vu un 15• en surface un jour mais le principe de la plongée, c’est… De plonger donc. Donc me voici engoncée dans mes deux combinaisons (oui deux) et la stab XS (le gilet su’on gonfle et dégonfle pour monter ou descendre et sur lequel on équipe la bouteille) parce que y avait plus de S. Y a eu du progrès hein, au tout début, j’avais un gilet enfant… Pour ceux qui ne me connaissent pas, je fais un 95 c… Bon ok… Bon faut admettre qu’avec ma double combi, je dois redescendre à un 90 B mais quand même ! Bref, j’ai pas le choix, jouons donc avec une stab XS dans laquelle tu peux mettre peu d’air, follement pratique pour les remontées assistées. Pour ceux qui ne connaissent pas, quand tu as ton niveau 2, tu dois pouvoir remonter un plongeur qui ne va pas bien. En gros, tu l’attrapes, tu gonfles les gilets et on part (pas trop vite !) vers la surface. Avec un gilet XS, prie pour pas remonter un costaud gaillard, ça va être long sinon. Faisable mais moins facile. Mais partons sur mes expériences inédites voulez-vous.

– la bascule arrière du chalutier. Une façon courante de se mettre à l’eau est de s’asseoir sur le bord du bateau et se laisser partir en arrière. Facile d’un Zodiac. Moins d’un chalutier. C’est à dire que le premier jour, mon encadrant nous annonce : mise à l’eau par bascule arrière. Ok mais la surface de l’eau, elle est 2 mètres en dessous… Ah on le fait quand même ? Soit… Bon, lui l’a fait et est toujours en vie, rejoignons le. Hiiii, je tombe ! Merde c’est long… OH putain je suis dans l’eau, elle est froide !! Mais je suis toujours en vie et entière. Bascule à 2 m de la surface : validée.

– L’ivresse des profondeurs. En tant que niveau 2, j’ai le droit de descendre à 40m. Mon record perso était de 34. Plongée du dimanche dite « plongée de l’enfer » : un mistral avec des pointes à 100 km/h, une belle houle à notre point d’ancrage (enfin, ancrage, non, le bateau n’arrivait pas à s’amarrer donc c’est devenu « tu sautes en marche ». Une fois dans l’eau, on entame les exercices avec mon encadrante, on descend à 10 puis tête la première jusqu’à 40. On descend. On descend. À 30 mètres, on ne voit toujours pas le fond. À 38, elle me fait signe qu’elle va pas bien, je la remonte jusqu’à 20 et on repart à 40. Toujours que du bleu, toujours pas de fond. Elle m’avait expliqué qu’elle simulerait une narcose. La narcose, c’est une sorte d’ivresse des profondeurs où tu perds un peu pied avec la réalité. N’étant jamais descendu si bas, j’étais persuadée de m’en taper une. 36 m, elle commence à me faire des signes pour me dire qu’on va arrêter de descendre. 39m. 39.5 m. Je te vois venir toi, tu vas le faire la fille narcosée qui continue à descendre. 40 m, je lui tape sur l’épaule et lui fait signe de s’arrêter car on a atteint la profondeur maximale. Elle ne m’écoute pas donc je l’attrape et la remonte. Profondeur atteinte avant remontée : 41.7. Mon record et sans peur, sans narcose… Et sans voir le fond. Moi qui avait un peu peur de la profondeur, c’est passé tout seul.

– ma première autonome. Avec un niveau 2, je peux partir avec pour seule compagnie un camarade du même niveau que moi. Sans encadrants. JE FLIPPE PAS DU TOUT ! Notre directeur technique me demande si je veux la faire, je lui dis oui : faut se lancer ! Dieu merci, il me met en binôme avec une fille en qui j’ai toute confiance. Et ça s’est super bien passé, on a fait une petite balade tranquille, on a retrouvé le bateau, sereines.

– le mal de mer ne passera pas par moi. Le mal de mer est ma hantise, j’ai toujours du mer calme sur moi. Mer calme pas pris le premier jour alors qu’on se tapait des creux de 2-3 mètres. Même pas eu envie de vomir ! Par contre, petite anecdote qui ravira ceux qui ne m’aiment pas. Le dimanche, suite à la plongée des 41,7 mètres, nous ne sommes pas remontées sur le bon bateau avec mon encadrante (nous en avions 2), vu que le notre ramassait les plongeurs un peu partout. Pas grave, on rentre tous au même port. Je me deséquipe et vais m’installer tranquillement à l’avant du bateau. Je croise l’encadrant qui vomit tout le temps plié en 2 sur le rebord du bateau. Oh le pauvre ! On papote quand le capitaine nous annonce : « attention, on part, méfiez-vous des rafales ». Justement, sloush, en voilà une, je me prends de l’eau sur le visage. Hé cool, elle est chaude cette eau. Chaude ? Et là, je vous devant moi le mec qui vomit, la trajectoire du vent… OH… MON…DIEU ! Je me mets à crier sous le regard médusé des autres. J’ai du vomi qui n’est pas à moi sur le visage et je n’ai aucune de mes affaires sur ce bateau. Et oui, tout le monde était mort de rire mais une bonne âme m’a donné de sa bouteille d’eau pour me rincer. Moralité : ne jamais se mettre dans le sens du vent. JAMAIS.

– l’orientation : ah non, là, pas réussi du tout. Je me suis pas contentée de perdre le nord, j’ai carrément perdu la boussole (qui n ‘était pas à moi en plus).

Bilan : ce petit week-end technique m’a permis de repousser mes limites, je suis officiellement une bonne plongeuse puisque la présidente du club qui m’a encadrée le lundi matin m’a dit que j’avais le niveau pour passer mon niveau 3. Mais bon, j’ai pas l’expérience suffisante de mon point de vue donc non. J’ai le temps. Mais même en condition difficile, je reste calme et maîtrise ma plongée. Oui, y a pas à dire, je suis bonne.

Cet article est sponsorisé par le collectif « les fleurs sont pas chères ».

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La plongée et ses dangers

Depuis que je plonge, j’ai une hantise qui se résume en 3 lettres : l’ADD. ADD ou accident de décompression. Qu’est-ce que donc ? En très gros (et expliqué par une fille pas scientifique du tout) : quand tu plonges, tu respires de l’air en bouteille. Si tu remontes trop vite, ton corps est saturé d’azote, ça fait des micro bulles d’azote dans le sang et paf, accident de décompression. D’où la nécessité de faire des paliers.

Suite aux deux premières plongées, je casse donc mon caisson et décide de tenter le tout pour le tout. Je vire l’appareil photo et mets un tampon à la place puis serre fort le caisson avec une chambre à air (l’amie des plongeurs) pour tester l’étanchéité du truc. Si ça marche, je plonge avec mon appareil na !*


On prépare nos bouteilles pour la troisième plongée quand soudain, agitation : “Mathilde ne se sent pas bien, faut revenir à la côte”. Oui ? Moi, pleine de sollicitude : “elle a quoi, elle a mal à la tête ?” “Non, elle est bleue avec des marbrures sur le corps…”. Ok, c’est donc un… ADD. Plongée annulée, on la place sous oxygène et on lui donne de l’aspirine, le bateau met le cap vers la côte. 4h de trajet. On vit notre vie sur le bateau, le couple qui est parti avec nous tient compagnie à Mathilde, on ne sait pas trop quoi faire : si on va trop la coller, on a peur de la stresser. Peu de temps avant d’arriver à la côte, je descends dans la cabine récupérer Dieu seul sait quoi et quand j’en sors, je vois Mathilde en train de préparer son sac pour débarquer. Je lui demande comment elle se sent, lui demande si elle avait bu “non, non, juste un verre…”. Heu mais je suis pas ta mère, je parlais d’eau, moi… A un moment, elle me dit qu’elle doit retourner en haut chercher un truc, je lui demande si elle veut que je reste. “Oui, au cas où…”. 5 minutes après, c’est Céline, sa coloc, qui apparaît : “Mathilde ne se sentait pas bien, on l’a remise sous oxygène”. Ambiance.

Finalement, on arrive sur la côte vers 20h, Mathilde est prise en charge par une ambulance, on repart aussi sec. L’ambiance du soir est unpeu étrange, Anaïs et moi sommes un peu impressionnées par ce qu’il vient de se passer mais Céline nous rassure : “les ADD, c’est super rare ! On en a eu un sur le bateau, ce serait dingue qu’il y en ait un deuxième”. Elle avait raison et Mathilde n’a subi “que” 3h de caisson et a pu nous rejoindre deux jours plus tard (mais n’a plus plongé).


Du coup, avec Anaïs, on a bu, beaucoup. Parce quela plongée de Mathilde était très carrée donc le problème ne venait pas d’une remontée trop rapide mais d’un problème de fatigue et de déshydratation. Vu que j’avais eu un souci de déshydrataton entraînant un vertige alterno barique lors du passage de mon niveau 2, j’ai bu. Beaucoup. 3 litres par jour environ. A la fin, j’en pouvais plus de pisser tous les quarts d’heure et mes reins faisaient la gueule. Ah oui, la plongée, c’est pas un sport glamour au fait…


Retour à mes histoires de plongée. Je vais pas vous les raconter toutes, je passe à l’essentiel. Vu : la raie manta, donc, deux tortues, une énorme murène serpentant entre deux rochers (beurk), des poulpes, des barracudas, thons, fusiliers… Et des milliards de poissons tropicaux tous plus magnifiques les uns que les autres. Sans parler d’énormes concombres de mer qu’on se montrait avec enthousiasme avec Anaïs (surtout le gros blanc qui s’est érigé quand on est passé. Et le concombre de mer ça ressemble vraiment à une grosse bite), de coraux, de nullibranches, doris… Et même des labres, poissons nettoyeurs qui ont salement piqué (moi la jambe, d’autres les oreilles ou les lèvres). Il y avait aussi des poissons perroquets, j’aime bien, ils ont une bonne bouille.

J’ai aussi testé les dérivantes : on se place dans le courant et on se laisse dériver. A un moment, à Richelieu (spot magnifique), j’avais un peu la sensation d’être à Eurodisney, dans la maison hantée : tu restes assis et tu vois le paysage défiler. En remontant au boot (traduction : à la corde de la grosse bouée en surface), il y avait pas mal de courant, je jouais dans ma tête à l’avion avec trou dans la carlingue où les passagers s’accrochent pour pas se faire aspirer dans le vide. Oui, je joue à des trucs bizarres des fois. J’ai aussi expérimenté (malgré moi), les thermoclines, ce sont des courants d’air chaud ou froid qu’on peut voir en surface car ça ressemble à des traces d’huile. Sous l’eau, ça fait une vision trouble comme de l’eau mêlée à de l’huile, effectivement (une huile transparente) mais quand tu te chopes une thermocline froide, t’as beau avoir une eau à 25°, quand elle était à 29 quelques secondes plus tôt, tu te gèles…

Niveau pratique, j’ai eu une mésaventure avec mon parachute. Un matin, on plonge au boot, toujours, y a pas mal de courant donc interdiction de le lâcher tant qu’on est pas en bas. Ok on commence à descendre quand je sens un truc toucher ma jambe mais genre un truc mou. Je regarde : mon parachute est sorti de son enveloppe, la corde de 6 mètres avec le plomb au bout flotte tout autour de moi. Réflexe : je lâche le boot pour rattraper mon barda. J’ai dû bien pédaler pour rattraper le boot et finir ma descente. Arrivée en bas : 160 bars (partie avec 190). Ra-té.


Autre point curieux : j’avais toujours un membre de ma palanquée dans mes palmes ou pile sous moi. Par exemple, je flotte peinarde quand je me dis que je vais redescendre un peu. Le temps que je saisisse mon direct system (le bouton pour vider l’air de mon gilet), j’ai quelqu’un littéralement sous moi. Mais vraiment dessous genre si je sors mon ventre au max, je leur touche le dos. Je savais pas que sous moi était the place to be…

Bilan de cette semaine : j’ai progressé. Malgré mon surlestage parce que j’ai pas voulu enlever un plomb (alors que je retombais à chaque palier ce qui indiquais que j’étais mal lestée), j’ai diminué ma consommation, remontant à chaque fin de plongée avec 70 à 80 bars, tranquille, alors que les autres (sauf Marine, ce qui est un peu un mystère vu comme elle s’agitait) étaient largement dans la réserve (à partir de 50 bars). Bon, ça sert pas à grand chose, ça montre juste que je consomme mieux.


Bref, en destination plongée, je vais évidemment dire qu’il faut un jour se l’offrir mais bon, ça me paraît un peu couler de source. Du coup, avec Anaïs, on louche sur les Maldives, les Philippines ou l’Indonésie pour 2013 ou 2014. Surtout qu’en 17 plongées, j’ai pas eu de soucis d’oreille, yeah ! Par contre, entre les brûlures de filaments de méduses, les écorchures et les bleus dûs à la montée du Zod au bateau, la plongée, ça rend vraiment pas sexy !

Demain, je coupe mon récit de voyage parce que perso, j’ai un peu envie de parler d’autre chose. Mais il me reste encore plein de trucs à raconter. Pfiou !

* Oui, non, ça n’a pas marché

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