Le peuple des orques de Thierry Simon

Je vais rarement au cinéma donc quand je me déplace en salle, j’aime bien que ça vaille le coup. Et pour éviter des déconvenues (et j’en ai eues genre Young Adult, The Amazing Spider-Man, Gangster Squad et même Terminator Genisys donc il faudrait que je vous parle, depuis le temps), j’essaie de choisir quelques docus sur des sujets qui m’intéressent. Donc quand Amy me propose d’aller voir le peuple des Orques au Grand Rex, je dis oui, merci.

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Petit résumé : nous allons suivre les aventures de différentes personnes en lien avec des orques en Norvège : Pierre Robert de Latour, plongeur, Heike Vester, une biologiste qui réaliste une thèse sur le langage des orques, petit coucou de Paul Watson, le célèbre pirate du Sea Sheperd. Tout ce petit monde se croise dans ce fjord norvégien, Pierre Robert croise de temps en temps une orque matriarche avec qui il a tissé des liens particulier. On croise aussi quelques chasseurs de baleine qui ne voient pas bien où est le problème dans leur activité vu que c’est une tradition, alors bon…

Le saviez-vous ? Contrairement aux orques en captivité, les orques ont un aileron tout à fait normal (droit, donc)

Le saviez-vous ? Contrairement aux orques en captivité, les orques ont un aileron tout à fait normal (droit, donc)

J’avoue n’avoir pas grande connaissance des orques à la base (bravo la plongeuse), je les place assez bien dans la chaîne alimentaire, je le situe dans la famille des cétacés et plutôt dans les eaux froides, on va dire. Je pensais que c’était un animal assez féroce mais premier mythe démonté : pas du tout. Un orque en liberté n’a jamais tué d’humain. Mais bon, j’avais surtout une image de cette férocité parce qu’ils mangent des manchots et que j’aime très fort les manchots et les pingouins (et pas que depuis la marche de l’empereur).

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Au fur et à mesure du reportage et surtout du débat qui en a suivi avec Mrs de Latour et Watson themselves, j’apprends des tas de choses vraiment passionnantes sur les orques. Sur leur matriarcat, leur langage, les affres de la reproduction, le problème de la captivité, bien sûr et une idée ingénieuse pour les libérer et les ré acclimater à la vie sauvage. La catastrophe toujours croissante de la surpêche et du réchauffement climatique. De belles histoires aussi, des rencontres, des animaux musiciens, des nages avec les orques…

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Si vous avez les moyens, il faut aller voir ce film. D’abord parce que c’est intéressant et que les images sont belles et qu’on apprend des trucs. Mais aussi parce que ça pousse vraiment à la réflexion, tu te dis que tu dois essayer d’aider à ta mesure la planète à aller un petit peu mieux. Parce que ce n’est certes pas mon comportement qui changera tout dans un sens ou dans un autre mais c’est un petit caillou dans l’édifice. Si personne ne fait l’effort, ça ira de pire en pire alors bon…

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Pour finir, petite apparté sur quelque chose qui m’a passablement amusée pendant le débat suivant le film. Au début, les gens sont un peu timorés puis les questions commencent à tomber et à s’enchaîner et de plus en plus, on a droit à des questions de type “alors, oui, bonjour, Jean-Cupidon, je me pose des questions parce que moi, une fois, je suis allé à la mer et y avait des oiseaux et du coup, je me demandais si les orques mangent des oiseaux”. Toujours une anecdote dont on se fout avec une question pas forcément très intéressante où les personnes répondant aux questions se regardent en mode “tu veux pas répondre, je sais pas quoi dire…”. Ca m’a amusé plus d’une fois, le “non parce que moi, une fois, dans ma vie [anecdote dont on se fout pas mal en fait] ». Mais bon, le débat final a eu le mérite de me faire réfléchir et changer d’avis sur quelque chose… non, pas le fait de passer végétarienne, j’y pense de plus en plus (j’y pensais donc avant mais j’ai un peu de mal à franchir le pas, essentiellement pas flemme, hélas), autre chose… je vous en parle demain !

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Panique celtique

[Je me déchire tellement pour vous trouver des titres tous pourris, je vais remettre le celtique au goût du jour]

Donc Irlande – Acte 3 : le sud du Connemara mais avec un bout de Nord dedans

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8 am, Cliffden – Irlande. Comme on a gagné une heure de sommeil, c’est toutes pimpantes que  nous descendons dans les rues de Cliffden pour un petit déjeuner. Isa a tenté une réparation de son essuie glace avec un nouveau trombone… et du chewing gum. Oui, ma copine, c’est Mac Gyver t’as vu ? La boulangerie d’à côté servant un Irish breakfast, on s’en fout joyeusement plein la panse. Je ne mangerai plus rien jusqu’au soir. Oui, c’est marrant, les petits déjs salés, ça me coupe la faim alors que les sucrés… A retenir pour Paris, tiens.

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Après un somptueux petit déjeuner, donc, et un petit tour dans la ville avec une jolie vue sur le lac un peu déchaîné option des fils électriques qui tombent dans l’eau (???), nous repartons faire un tour sur la skyroad, un route côtière que vous DEVEZ faire, c’est obligé. La mer est déchaînée (on savait pas que de l’autre côté, c’était l’apocalypse en Angleterre), les vagues s’écrasent sur les côtes dans un incroyable jeyser d’écumes. La pluie, le ciel et la mer gris, les éléments déchaînés, c’est juste magnifique, puissant. Le temps se lève vite (comme d’hab), on ne sait plus bien si on est en Irlande, au Canada ou en Suède/Norvège (endroits où je ne suis jamais allée soit dit en passant, sauf Göteborg). Sans doute parce qu’on navigue dans les fjords irlandais… On s’écrie des “ohlala, c’est beau” toutes les 2 mn 30, on en prend tellement plein les mirettes. Et c’est pas fini !

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On repart vers le nord faire quelques photos à Kylemore Abbey mais on ne rentre pas : on n’a pas super le temps et à 12 € 50, c’est légèrement abusé… On traverse ensuite pour se balader dans la réserve naturelle du Connemara. On a le choix entre trois balades mais la plus longue et haute nous est déconseillé “trop de vents, environ 200 km/h”. Bon ok, on va faire la moyenne alors. Après une jolie grimpée, on tombe sur un paysage à couper le souffle, on voit la pluie au loin. Ah plus si loin… Ah… ça arrive. Et là, merveille de la voiture : on voit un énorme rideau d’eau nous arriver dessus, nous arroser 5 mn et fin de l’histoire. 5 minutes plus tard, grâce au vent, on est toutes sèches. On finit par redescendre dans la joie et la bonne humeur et c’est reparti.Seule déception : ils avaient parlé de loutre à l’accueil visiteur et j’en ai pas vu une seule. Bon le fait qu’on doive envoyer un mail si on en apercevait une vivante m’avait légèrement indiqué que c’était rare mais j’aime les loutres, je désespérais pas. Prochaine destination : le château de Ballynahinch devenu un hôtel.

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Autant le dire : le château est moche, recouvert d’un triste crépi gris qui donne un aspect toc. Par contre, à l’intérieur, une immense cheminée qui m’a bien réchauffée, j’aurais bien passé la fin de journée là. On se refait une petite balade pleine de bucolisme et de belles couleurs au bord de la rivière. En fait, si je devais résumer le week-end, ce serait le plein d’oxygène et de vert. Et ça vous recharge les batteries en 2 minutes, ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu que je flirtais avec le niveau critique.

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On repart pour un dernier château, celui de Aughnanure qu’on trouvera fermé. Dernière étape : Galway, dans une auberge de jeunesse hyper moderne où y a à peu près que des Français. On se cherche un pub sympa avec une cheminée mais on renonce à l’item “cheminée” pour celui de “qu’on trouve au moins une table pour s’asseoir et dîner (à ce moment là de l’histoire, j’ai mangé 2 petits cookies depuis l’irish breakfast, j’ai un peu faim. On atterrit au pub “the quays” à la déco bien sympa puisqu’il s’agit d’éléments d’une ancienne église. Je m’offre un seafood chowder et un Irish stew, je suis assez fan. A côté de nous… des Français, ben tiens. On dîne en rigolant et en commentant le physique de notre charmant serveur (il y a de beaux mecs chez les Irlandais, il faut le dire). On se délocalise ensuite dans un pub un peu plus loin car ceux de la rue principale sont totalement bondés. Faut dire que le même soir, il y avait le défilé d’Halloween donc tout le monde était dehors. On se retrouve donc dans un petit pub avec des gens un peu âgés pour écouter un concert de musique irlandaise. N’imaginez pas la version anglaise de Nolwenn, non, non, c’était plus dans le style country. Le chanteur d’une cinquantaine d’années distribue les oeillades à trois quadra-quinquas maquillées comme un camion volé qui sont toutes excitées. A côté de nous, un étrange groupe avec un Monsieur pour le moins âgé qui attrape toutes les filles qui passent pour leur proposer de danser tandis qu’un mec parle seul avec sa bière. Ah wé ok.

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Dernier matin, on s’offre un dernier tour à Galway. Point d’orgue : le port et la mer. Moi, dès que je suis en contact avec l’eau salée, je suis heureuse donc là, je suis en pleine jouissance, forcément. On a même le droit à une chouette apparition en fin de balade : un phoque qui s’avale une anguille dans le port , entouré d’une floppée de mouettes. Là-bas, c’est courant mais pour nous, c’était un peu la cerise sur le gâteau.

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4 jours loin de tout, du boulot, de la pollution, des cons, de l’actualité… Rah mais j’y retourne quand vous voulez. Et puis c’est beau… Entre la nature et les vieilles pierres, moi, je ne peux que céder. Un seul regret : j’ai pas eu l’occasion de goûter l’Irish grog : du whisky chaud avec zestes d’orange. La prochaine fois…

 

Week-end prochain : direction Bruxelles ! Je vous ai dit que j’étais riche, j’en profite (en vrai, j’ose plus ouvrir les lettres de ma banque avec l’état de mon compte dedans)

 

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C’est mieux de lire le livre ou de voir le film ?

Pendant mon voyage en Egypte, j’ai assisté à un débat très intéressant dans les couloirs de l’aéroport de Marsa Alam, alors que je jouais au sudoku. Deux de mes camarades de voyage parlaient du film « L’écume des jours », l’une étant pressée de le voir, l’autre répondant que bon, vu qu’elle a pas lu le livre. Et là, elles devisent sur ce qui est le mieux : lire un livre avant de voir le film ou voir le film avant de lire le livre. Cet article se détachera désormais de l’exemple de L’écume des jours, je souffre beaucoup du choix des acteurs (oui, j’aime toujours pas Audrey Tautou).

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Lire le livre avant le film
Plutôt mon école. Genre je me tape l’intégrale de Game of Thrones avant de regarder la série (alors que j’aime même pas tellement l’histoire, finalement); On m’a spoilé plein de trucs, par accident la plupart du temps, mais je persiste et signe. Pourquoi ? D’abord parce que je ne veux pas qu’on me pollue mon imagination. Dans le roman, la génération des parents ont entre 30 et 40. Forcément, ils se marient tous vers 15, 16 ans, les femmes se reproduisent rapidement derrière. Or d’après les images que j’ai vu de la série, la génération des parents tourne plus vers la quarantaine bien tapée et on finit par se retrouver avec une Natalie Dormer, actrice de 30 ans, fiancée avec un pré adolescent de 12… Heuuuuuu… Ca va, ça choque personne ? Apparemment, il y a aussi énormément de scènes de cul, ce qui n’est pas vraiment le cas dans le roman. Bon, après, c’est du HBO mais voilà. Bref, en lisant, je veux rester pure de toute image mais aussi conserver le suspense intact. Je suis ce genre de fille qui n’aime pas relire un livre parce que je n’aime pas déjà connaître l’histoire.

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Le souci, c’est que du coup, on peut rejeter parfois un livre parce que les acteurs choisis ne correspondent pas du tout à ce qu’on imaginait. L’écume des jours dont je parlais, La délicatesse ou le Da Vinci Code, tous avec Audrey Tautou, par exemple. Bon ok, j’exagère un peu, je voulais pas voir le Da Vinci Code quoi qu’il arrive. Au passage, peut-on m’expliquer à quel moment Tom Hanks peut prétendre être un prof d’université charismatique ? Prenons un autre film : L’Ennui de Cédric Kahn avec Charles Berling. Je choisis ce film à dessein car le processus est intéressant. Je voulais aller voir le film mais personne ne voulait m’accompagner (faut que j’apprenne à aller au ciné toute seule !) donc je me suis résignée à acheter le roman signé d’un certain Moravia. C’était le premier roman que je lisais de lui, le début d’une histoire d’amour littéraire. Du coup, quand j’ai vu des extraits du film, j’étais révoltée ! Sophie Guillemin est à des milliards d’années de Cecilia, décrite comme une femme au corps d’enfant, ne dévoilant ses formes que nue. Ca correspond pas trop, là… Et puis elle joue comme une patate en plus ! Bon, finalement, en voyant le film, ça passait bien et je n’ai pas trouvé le roman « trahi ». Le spectateur qui a lu le livre est le plus exigeant. Il vient confronter son imagination à celle d’un autre, qui a collé des images sur une histoire, coupée, remontée  pour la faire coller au format film. Cette adaptation pourrait-elle faire l’unanimité, même si le réalisateur respectait à la lettre le roman, même s’il choisissait des acteurs physiquement ressemblants à la description de l’auteur ? Non, je ne pense pas.

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Le film avant le livre
Vous l’aurez noté, je suis plutôt de l’école « le livre avant le film » mais un argument intéressant a fusé dans la conversation que j’épiais. « Oui mais quand tu vois le film avant, lire le livre ensuite te permet d’approfondir, d’en découvrir plus sur les personnages… » Ah , tiens, je n’avais pas vu les choses sous cet angle là. Une sorte de bonus à ce que tu as regardé et aimé. Après tout, si tu regardes Harry Potter, les livres te permettent d’avoir la trame principale mais ont dégagé tout un tas d’histoires annexes qui raviront les fans. Et puis voir un film avant de lire le livre n’offre-t-il pas la possibilité d’atteindre une sorte de lecture éclairée : l’intrigue étant connue, on se rattache plus aux détails, à ce qui fait le sel d’un personnage. Après tout, pourquoi pas.

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D’ailleurs, je trouve qu’un film qui donne envie de lire le livre est forcément réussi. Même si parfois, je dois avouer que j’aurais dû me contenter de la version filmée. Exemple : I am Dina. Film qui m’a plu pour trois raisons essentielles : ça se passe en Norvège donc paysages magnifiques, l’héroïne joue du violoncelle et la BO contenait quelques titres de Jorane. Film sympa mais peu clair dans les rapports de Dina avec la mort, je me précipite donc acheter le livre et je me retrouve à m’enfiler un roman de Hebjorg Wassmo, le Livre de Dina et … pfffff, c’est un peu le trip saga familiale un peu à la Jalna, pas super passionnant. Ce livre n’est que le premier tome d’une fresque familiale se concentrant ensuite sur Benjamin, son fils. Je m’en suis arrêtée là. Parce que finalement, si les adaptations cinés peuvent décevoir les lecteurs du roman adapté, parfois, le réalisateur a tellement bien bossé qu’il vous vend du rêve sur un roman qui n’en méritait pas tant !

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Bon, il y aurait aussi l’argument du « ça évite de lire le livre » dans un autre genre (ça m’a permis de me mettre à jour sur le Rouge et le Noir) mais ça, c’est une autre histoire.

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Alors lecteur, quel camp choisis-tu ? (je fais un peu ma CM en mode j’essaie de créer de l’interaction, t’as vu ?)

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Père Noël vs Dieu

Il y a 15 jours en anglais, nous avons travaillé sur un texte à propos du Père Noël, texte humoristique avec 12 bonnes raisons de recroire au Père Noël. Après, on devait imaginer une campagne 360 (sur tous les médias) pour repopulariser le Père Noël, je fus brillante (sauf qu’en vrai, le budget pour mon projet pharaonique équivaut au PIB de la Laponie, voire de la Finlande en entier). Mais ce petit jeu a suscité en moi une question : qui de Dieu ou le Père Noël est le mieux ?

Après tout, nous avons à faire à deux entités supranaturelle capables de réaliser nos voeux parfois les plus fous, les comparer est-il si hérétique ? Evidemment, ils ne fonctionnent pas de la même façon et Dieu ne se déplacerait jamais dans un traîneau tirés par des rennes au nez rouge mais regardez tout l’espoir qu’on met quand on leur demande quelque chose, pa-reil.

Alors de prime abord, je dirais que le mieux, c’est le Père Noël. Tu veux un truc ? Ben vas-y, écris-moi une lettre, je vais voir ce que je peux faire. Le Père Noël, il est plus proche de nous, il vit sur la Terre, déjà, on a même son adresse (enfin, adresse qui fluctue un peu entre la Finlande, la Norvège et le Pôle Nord). C’est pas ce snobinard de Dieu qui viendrait squatter parmi nous, il vit quelque part on ne sait trop où, « dans les cieux ». Bon, à ce que nous dit la Bible, le Paradis, c’est quand même vachement mieux qu’ici bas… Et encore, moi, je suis officiellement chrétienne (et plus précisément catholique mais c’est un peu loin tout ça…) donc il est question que Dieu nous ait envoyé Jésus, pas bégueule le mec. Mais dans les autres religions, rien, nada, il envoie des anges parler à des prophètes mais lui ne vient jamais nous faire coucou. Le Père Noël, quant à lui, envoie des faux lui dans tous les centres commerciaux et coins de rue pour nous demander des sous pour X associations. Lui-même ne peut pas venir, il est super occupé à l’approche de Noël, il doit surveiller son armée de lutins qui fabrique nos cadeaux, préparer son traîneau et je suppose que faire le tour du monde en 24h en s’arrêtant dans toutes les maisons nécessite un sacré entraînement physique. Mais pour que tous les enfants puissent vivre la magie de Noël, il envoie donc de faux lui. Sympa le Père Noël.

Dieu, si tu veux lui demander un truc, tu dois prier, beaucoup, et te conduire bien. Parce que si tu fais le mal, tu peux te gratter pour qu’il réponde favorablement à ta demande. Le Père Noël aussi, il ne distribue des cadeaux qu’aux enfants sages. Mais avez-vous déjà entendu parler d’un enfant privé de cadeaux de Noël parce qu’il n’a pas été sage, vous ? Moi non plus. Non mais tu crois que le Père Noël, il a le temps de vérifier la sagesse des enfants avant de filer les cadeaux ? Tu sais combien de foyers il doit faire en 24h ? Hein ? Bon… Alors que Dieu, lui, il fait bien cravacher et c’est même pas dit qu’il exauce ton voeu, en plus. Sur ce point, y a pas à dire, le Père Noël gagne et largement !


Par contre, si dans mon article, le Père Noël est vainqueur, il a quand même deux énormes défauts et du genre qui ne pardonnent pas. De 1/ il n’agit qu’à Noël, d’où son nom. Tu peux écrire ta lettre au Père Noël en juillet, tu n’auras ton cadeau qu’à Noël, c’est la règle. Tu vois, les petits enfants des téléfilms Disney qui demandent au Père Noël une nouvelle maman car la leur est morte, il doivent attendre décembre et qui te dit qu’entre temps, Papa ne se sera pas trouvé une nouvelle poulette insupportable qui n’aime pas les gosses ? Par ailleurs, la magie de Noël semble proportionnelle aux centimètres de neige tombés les derniers jours. Par exemple, là de suite, dans mon sud natal où je me prélasse, je la sens moyen la magie de Noël (bien que j’ai déjà chopé le fameux rhume de Noël, je joue aux mikados avec mes côtes tellement je tousse). Faut dire que le Père Noël sous le soleil du Mexique ou de Californie, de suite, ça le fait moins. Mais surtout, surtout, le problème du Père Noël, c’est qu’après 9 ans max (moi, j’ai su à 7 ans, c’était horrible), on n’y croit plus. Et du coup, y a plus d’espoir, on sait que ce sont les parents qui achètent les cadeaux. Du coup, tu deviens plus raisonnable selon les revenus de tes parents, tu vas pas demander un truc de ouf sachant qu’ils ne pourront pas te l’offrir. Et c’est de suite vachement moins drôle. Surtout qu’en grandissant, toi aussi tu dois mettre la main à la poche pour offrir à ceux que tu aimes quelques cadeaux que, tu espères, leur montreront que oui, tu les aimes. Inutile d’y mettre des millions d’euros (si seulement je les avais) mais juste un geste, quelque chose qui montre que tu les connais, que tu sais ce qu’il leur fera plaisir. Et là, autant le dire, c’est l’angoisse. Chaque année, je me triture les méninges pour trouver le pur cadeau, celui qui ravira son destinataire, chaque année j’ai peur de me tromper, de décevoir, d’envoyer le mauvais message. Et je te parle même pas de l’état de mon compte en banque mais ça, on le vit tous. Père Noël, tu crains !

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Sri Lanka : l’’impossible paix ?

Fin octobre, les violences ont repris de plus belle au Sri Lanka, alors que les rebelles Tamouls et le gouvernement sri-lankais se rencontrent à Genève pour tenter de trouver un accord de paix. Mais les diplomates ne se font guère d’illusions sur l’issue des discussions.

srilanka

Les affrontements ont repris au nord-ouest du Sri Lanka, alors même que rebelles Tamouls et membre du gouvernement sri lankais tentent de trouver un accord de paix à Genève. Pour la première fois depuis huit mois, les deux partis ont accepté de se rencontrer afin de tenter de mettre fin à la violence qui déchire l’île depuis plus de trente ans. Ceci étant, les diplomates ne fondent guère d’espoir sur cette rencontre bilatérale étalée sur deux jours. Depuis la dernière concertation en février dernier, pas moins de 3000 personnes sont décédées lors de combats. Durant le mois d’octobre, 250 militaires ont été tués lors de deux attentats suicide. Côté tamouls, la police sri lankaise a retrouvé deux corps d’activistes suite à une attaque contre une patrouille. D’ailleurs, l’attentat le plus meurtrier de cette guerre a eu lieu en octobre, tuant 103 personnes et faisant 150 blessés parmi les soldats gouvernementaux.

 

Un conflit qui s’éternise

Or, en février, les deux partis s’étaient engagées à ne plus recourir à la violence, promesse qui n’a pas été respectée, d’où le pessimisme des diplomates. D’ailleurs, alors que se déroulait la rencontre, un soldat a été abattu par les Tamouls et deux bombes ont explosé dans le district de Vavuniya (nord-est du pays), blessant 6 personnes.

 

Les Tigres Tamouls, regroupés sous le LTTE (Tigres de libération de l’Eelam tamoul), se sont soulevés en 1972 et mènent depuis une lutte armée afin d’obtenir l’autonomie du nord-est de l’île, majoritairement peuplée de tamouls. Depuis 1983, le LTTE qui regroupent des gens de confession tamouls et hindous, réclament au gouvernement de Colombo, essentiellement
cinghalais et bouddhiste, la création d’un Etat indépendant dans le nord-est de l’île. En 30 ans, ce sont 60 000 personnes, militaires et civils, qui ont péri dans cette guerre. Un cessez-le-feu avait pourtant été signé en 2002 mais il n’a pas été respecté. Erik Solheim, le médiateur norvégien, a réaffirmé que son pays continuerait son travail de médiation, entamé il y a 7 ans, jusqu’à ce que le paix revienne. Regrettant les déplacements massifs de population (environ 200 000 civils depuis février), il a rappelé qu’une aide financière extérieure dépend de la
fin des combats. De leur côté, les Tamouls comptent sur la pression internationale pour parvenir à un règlement du conflit. Le leader du LTTE, S. P Thamilselvan a ainsi déclaré : « Si la communauté internationale échoue à faire pression sur le gouvernement pour mettre en œuvre le cessez-le-feu alors le pays sombrera dans une vraie guerre ».

 

Les négociations au point mort

A Genève, les deux délégations vont donc tenter de se mettre d’accord sur un processus de paix, le tout sous la médiation norvégienne. Le gouvernement a envoyé 8 de ses membres dont le ministre de la santé Nimal Siripala de Silva, qui a échappé à un attentat de la LTTE en 1996,  tandis que les rebelles tamouls ont délégué 14 personnes pour défendre leur cause dont leur leader S. P. Thamilselvan. Dans l’état actuel des choses, les diplomates suivant le dossier estiment que si cette négociation aboutit sur la promesse de se revoir d’ici la fin de l’année sera déjà une belle victoire. Pour cette nouvelle ronde, aucun ordre du jour n’a été fixé. En effet, les deux délégations se sont rencontrées la veille pour un déjeuner et n’ont pas réussi à s’accorder sur le programme des négociations. Les tamouls souhaitaient débuter sur les questions humanitaires, en particulier la réouverture de la principale route permettant d’accéder à la péninsule de Jaffna, coupée en août par les combats. Ce quasi-blocus menace en effet un demi-millions de personnes qui voient leurs réserves en vivres diminuer de façon significative. Le gouvernement, de son côté, préfère entamer les discussions sur le volet politique. Or les discussions sur un éventuel partage de l’île entre les deux camps sont des impasses depuis plusieurs années, déjà. En juin, les deux parties devaient se rencontrer à Oslo mais les Tamouls avaient refusé, estimant que la délégation gouvernementale n’était pas de rang assez élevée, d’où la présence cette fois-ci de quatre Ministres.

 

Du côté de la médiation, Suisse et Norvège tentent de tirer la couverture à elles. En effet, les deux Etats sont les champions de la diplomatie, se proposant pour arbitrer tous les conflits. Ainsi, alors que la Norvège se charge du dossier sri lankais depuis 7 ans, la Suisse s’invite dans la discussion, organisant chez elle cette nouvelle rencontre. D’ailleurs, l’ambassadrice suisse Heidi Tagliavini n’a pas hésité à rappeler aux deux camps l’obligation de respecter le droit international humanitaire. «  En tant que dépositaire des Conventions
de Genève, la Suisse ne peut pas échapper à ses responsabilités de rappeler aux parties en conflit leur obligation de respecter le droit international humanitaire, en particulier de protéger les civils. ». Si la Norvège est le médiateur officiel de ce conflit, la Suisse multiplie les déclarations à destination du Sri Lanka afin de ne pas se faire oublier. Le pays helvétique déclare qu’il est prêt à répondre à toutes les sollicitations des belligérants si ça permet d’arriver à un accord de paix. Ainsi, Suisse et Norvège se retrouvent souvent sur les mêmes dossiers,
comme pour le conflit israélo-palestinien ou en Colombie. Ceci étant, ces deux pays ne sont pas les seuls à espérer la paix au Sri Lanka : les Etats-Unis, le Japon et l’Union Européenne essaient également de favoriser un processus de paix entre les deux parties. Sans succès jusque là.

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