Avance rapide

C’est lundi et comme tous les lundis, je souffle. Je souffle en pensant que c’est parti pour cinq jours. Je souffle en pensant à ma to do list de la semaine. Je souffle en me disant que je n’ai aucune surprise à attendre de cette semaine. Parfois une petite soirée en phare dans la nuit et encore… parfois, j’ai la flemme. C’est officiel : je suis dans le spleen de novembre et parfois, j’aimerais faire une petite avance rapide sur ma vie.

Spleen automnal

Je suis souvent insupportable. Pressée de vivre des trucs cools. La routine m’ennuie au possible. Me lever sans perspective d’un truc un peu cool (un ciné, un verre entre gens de bonne compagnie, peu importe) me donne juste envie de rester roulée en boule sous la couette, collée au corps chaud de mon cher et tendre. Cinq jours avant le week-end. 26 jours ouvrés avant Noël. Heureusement ce week-end, petite escapade chez mes parents et début décembre, petit tour à Bruxelles. S’accrocher à ces petites parenthèses, ces bulles d’oxygène ++ en attendant le regain. Déjà les week-ends sont accueillis comme le Messie mais deux jours pour tenter de faire autre chose, s’extirper du métro-boulot-dodo, c’est si court…

Un couple heureux enlassé sur un canapé avec un chat

C’est en général dans ses périodes là que je tombe dans le “à quoi bon ?”. Je suis une fille à projets, moi. Des projets de romans, de blogs, de loisirs créatifs. Je veux me mettre au tricot, à la couture, au paper art, écrire, colorier, tenter le montage vidéo, m’engager, lire aussi. Me cultiver, apprendre, savoir. Je veux, je veux. Et faire du sport parce qu’un corps sain booste les neurones fatigués. Mais voilà, la fatigue, justement. Le soir, après une journée à faire ce qu’on peut pendant 8h (au moins…) avec juste une pause entre midi et deux pour se souvenir qu’on peut rigoler aussi, 1h de trajet avant, 1h de trajet après, mon cerveau ne veut pas, ne veut plus. Une série ou des vidéos Youtube qui “prennent pas la tête” ou vulgarisent comme il faut pour que je puisse avoir ma petite dose de savoir sans trop mobiliser ma matière grise. Je n’allume pas mon pc, je n’ai plus touché mon journal intime depuis avril (alors qu’il s’en est passé des choses depuis genre j’ai changé de taf et compris qu’en fait, c’était le travail que je n’aimais pas et pas les gens autour… Même si certains, je vis mieux sans qu’avec, c’est vrai), même mon coloriage avance peu voire pas. Non le soir, je furète entre Twitter lire des mots qui m’indiffèrent de plus en plus, et Instagram avec des gens qui feignent des vies parfaites et tripotent du slime (je suis allée tellement loin sur Instagram que j’ai fini par tomber sur une vidéo tirée d’un film X ou érotique japonais… je fus perplexe). Je découvre certes de jolis endroits mais les photos ne sont-elles pas trop retouchées ? Ce lieu existe-t-il vraiment ?

Décor fantasmé

Je sais qu’en ce moment, il n’est pas prévu qu’il arrive un truc cool. J’ai commencé l’année en cherchant un nouveau taf, je l’ai trouvé. Je ne cherche pas à faire d’enfants, je n’attends pas une demande en mariage (“je n’attends pas” dans le genre le mariage ne me parle pas du tout donc je suis pas sûre que ça me ferait plaisir), on ne cherche pas encore notre appart à acheter (ce sera l’an prochain). Alors évidemment, je mise un peu sur les événements heureux de mes copains et copines, on a un mariage et un bébé en approche, peut-être un changement de vie… Mais à part ça, le calme plat.

Eaux calmes à Hambourg

Oui, il est vrai que parfois, le calme plat, ça fait du bien aussi surtout que l’année fut intense et c’est peut-être pour ça que je suis un peu fatiguée, aussi. Sans doute devrais-je rester “recroquevillée sur le bord de la vie et j’attends qu’elle passe”, comme dit Anna Gavalda dans La vie en mieux. Et quand j’ai débuté cet article y a une semaine, j’étais un peu résignée à ça, à attendre que ça passe…

Avance rapide

Mais depuis, j’ai pété un câble et je repars en recherche d’un nouvel emploi, en espérant ne pas tomber sur un.e N+1 toxique parce que je commence à avoir une jolie collection et je commence à être un peu lassée, là. Je vous raconte semaine prochaine.

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Chars et couvre-feu à Montréal : la crise d’octobre

Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter un bout d’histoire canadienne  et plus précisément québécoise : la crise d’octobre. Tout commence en 1963, dans la province de Québec, Canada, en pleine Révolution Tranquille dans la belle province. La Révolution Tranquille ? Pour simplifier à l’extrême, c’est le réveil du Québec qui sort un peu de son traditionnalisme catholique pour se lancer tête la première dans l’urbanisation et l’industrialisation. Haut fait de cette période : la nationalisation par René Lévesque des sociétés privées d’électricité pour en faire Hydro-Québec, véritable moteur économique de la province. Si ça t’intéresse (et je le conçois tout à fait), tu cliques là pour aller sur Wikipedia. Donc le Québec se modernise et favorise en parallèle la montée du nationalisme québécois. Galvanisés par ce mouvement, Gabriel Hudon, Raymond Villeneuve et Georges Schoeters décident de créer le FLQ, le Front de Libération du Québec.

flq

Le mouvement souhaite créer une insurrection pour renverser le gouvernement du Québec afin de mettre en place un Etat socialiste. Entre braquages de banques et plasticages, la situation se tend, on compte 5 morts et des blessés. On ne sait pas vraiment combien d’actions ils ont mené, on sait qu’ils ont attaqué la Bourse de Montréal, ils avaient le projet d’aller faire péter la Statue de la liberté et deux d’entre eux auraient été croisés dans un camp d’entraînement en Jordanie, se préparant à déclencher une guérilla urbaine au Québec. Oui, les jeunes qui partent s’entraîner au Moyen Orient, c’est carrément pas nouveau.

Paul Rose, un des leaders du FLQ

Paul Rose, un des leaders du FLQ

Bref, les Québécois avaient investis la lutte armée d’extrême gauche bien avant les Bande à Baader, Action Directe ou les Brigades Rouges. Mais en octobre 70, tout bascule. Le FLQ arrête braquages et plasticages pour se lancer dans l’enlèvement et commencent avec James Richard Cross, un commissaire commercial britannique. Puis 5 jours plus tard, ils kidnappent le Vice Premier Ministre et ministre du travail Québécois, Pierre Laporte. Pour les libérer, ils demandent le pack classique : libérations de prisonniers politiques, beaucoup d’argent, la diffusion de leur manifeste, un avion et une amnistie. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu : Pierre Laporte meurt accidentellement (apparemment en sautant d’une fenêtre lors d’une tentative d’évasion mais ça ne reste que la version du FLQ, on ne saura jamais si c’était vrai ou non).

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Le corps de Pierre Laporte retrouvé dans le coffre d’une voiture

Ok, Nina, allez-vous me dire, c’est intéressant ton histoire mais pourquoi tu nous racontes ça ? Parce que suite à ces enlèvements, le Premier Ministre du Québec, Robert Bourrassa et le maire de Montréal (Jean Drapeau) demandent de l’aide au Premier Ministre Fédéral, Pierre Elliott Trudeau (Trudeau comme le Premier Ministre Fédéral actuel, oui, parce qu’en fait, Justin, c’est son fils). Ni un ni deux, Trudeau promulgue la loi sur les mesures de guerre donnant des pouvoirs étendus à la police. En gros : couvre-feu, chars dans les rues de Montréal, 450 arrestations donc beaucoup qui n’avaient strictement rien à voir avec le FLQ, beaucoup d’artistes, des journalistes, qui se retrouvent en prison ou en cavale parce que… Parce que. Vous me voyez arriver avec mes gros sabots ou pas ?

L'état d'urgence décrété lors de la crise d'octobre au Québec

Si je choisis de faire mon historienne aujourd’hui, c’est pour vous expliquer que l’Etat d’urgence cache en son sein bien plus de mal que de bien. Si l’histoire du terrorisme québécois s’est arrêté là, l’indépendantisme choisissant désormais la voie démocratique (le parti Québécois, souverainiste, gagna les élections suivantes, ce qui entraîna le 1er référendum sur l’indépendance en 80), il reste dans la société québécoise un réel traumatisme. Peur des terroristes multipliée et peur des arrestations arbitraires. Qu’on nous encourage à ne pas sortir de chez nous en situation de danger, ok, même s’il aurait été plus malin de fermes les boutiques et le métro comme à Bruxelles (petite pensée pour les salariés du 14 novembre qui sont allés bosser). Qu’on donne des pouvoirs accrus aux services de police et aux politiques, là, je commence à faire sacrément la gueule. Oui, on vous l’annonce sans trembler, on va réduire vos libertés et même ne plus respecter les Droits de l’Homme mais c’est pour notre bien. D’ailleurs, regardez toutes ces arrestations et gardes à vue qui ont permis de démanteler des cellules terroristes… Ah non, en fait. On en profite plus pour liquider les affaires courantes et tenter de cacher sous le tapis la colère des citoyens en interdisant les manifs. Parce que tous ces gens au même endroit, c’est dangereux. Par contre, continuez à fréquenter les centres commerciaux, prendre le métro ou dépenser vos sous au marché de Noël, promis, on veille au grain.

Affiche lors d'une manif au Québec lors de la crise d'octobre

Réduire nos libertés pour nous protéger ? Quelle jolie fable. Depuis la fameuse loi renseignement, les morts par attentat en France ont quasi été multipliés par 10. Mais la pilule continue de s’avaler sans trop de protestations. Parce qu’on est en France et que quand même, ça va, c’est la démocratie, ça n’embêtera que ceux qui ont quelque chose à se reprocher. Des bavures ? Oui ça arrive mais c’est aussi ça, la guerre [contre le terrorisme], y a toujours des victimes collatérales mais c’est pour notre bien. Dormez citoyens, la police veille. Bon, on n’est pas à l’abri qu’elle vous tire du lit à 4h du mat car elle s’est trompée d’appart mais les dommages collatéraux… Si j’ai choisi l’exemple du Québec, c’est pour montrer à quel point, même dans une démocratie, on n’est jamais à l’abri de perdre notre liberté, un droit pourtant fondamental. Mais les dictatures, quelles qu’elles soient, n’arrivent jamais du jour au lendemain, tout arrive lentement. Habituez-vous à renoncer à vos libertés et le jour où un parti moins démocrate arrivera au pouvoir, il sera trop tard pour s’indigner (et ça peut arriver, arrêtons de nous mentir) (tiens, un petit top 10 des dictateurs les mieux élus)

Coucou, moi aussi, j'ai été élu (j'ai pas mis Hitler pour éviter le point Godwin même si je trouvais l'exemple plus pertinent)

Coucou, moi aussi, j’ai été élu (j’ai pas mis Hitler pour éviter le point Godwin même si je trouvais l’exemple plus pertinent)

Je finirai cet article en citant Edward Snowden, vous savez, ce lanceur d’alerte qui nous a informé des écoutes massives et ce, sans grande réaction in fine de la part des citoyens. “Les gens disent que ça ne les gêne pas les écoutes car ils n’ont rien à se reprocher. Imaginez que vous soyez dans un bar avec un ami et qu’une personne vient s’installer à votre table pour écouter votre conversation… Là, ça ne vous gêne toujours pas ?”.

Faites comme si j'étais pas là...

Faites comme si j’étais pas là…

Alors, la sécurité, c’est plus important que tout ?

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La petite fêlée aux allumettes de Nadine Monfils

Week-end de mai : ma boîte m’ayant gentiment filée tous les ponts (en me piquant quelques RTT au passage), me voici rentrée dans mes pénates parentales avec une furieuse envie de lire. Un tour dans la bibliothèque maternelle qui déborde et je m’embarque 2 romans qui semblent être des polars. Le 1er, « la petite fêlée aux allumettes », le titre et la couverture m’attirent. Sans doute un vague rappel du tome 2 de Millenium, allez savoir. Il n’empêche que je devrais arrêter de choisir des livres ainsi. Parce que paie ta mauvaise pioche.
la-felee-aux-allumettes
Je vous raconte en gros : dans la ville de Pandore, située peut-être quelque part en Belgique mais rien n’est moins sûr, il y a un  vilain meurtrier qui tue des jeunes filles et met leur corps en scène façon contes de fées. Sur l’enquête, un vieux flic usé et son jeune assistant gay, travesti durant ses heures libres. Autour d’eux gravite une fille paumée tatouée d’une pieuvre sur l’épaule qui a des visions des meurtres dès qu’elle craque une allumette héritée de sa grand-mère morte dans les premières pages du roman qui se retrouve avec un drôle de locataire dans sa mansarde. Et une vieille azimutée amoureuse de Jean-Claude Vandamme qui tue tout le monde parce que… je sais pas.
Jean-Claude Van Damme
Déjà vous sentez à mon résumé que c’est le bordel ? Bon ben en fait, c’est pire. Tu lis le truc, c’est déjà mal écrit. Enfin, non, c’est un style, un peu gouaille, super vulgaire à mon goût avec des « bourre-pif » et « keuf », « il va me jeter en cabane pour des plombes », « un ptit coup dans le lampion », ce genre d’expressions que je n’aime pas lire. Chacun ses goûts mais cette façon d’écrire m’a profondément gonflée. Ne nous attardons pas sur la forme, passons sur le fond parce que… c’est pire.
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Désossons dans un premier temps Pandore. Qui n’est pas une planète bleue, non. C’est une ville avec un maire mystérieux qui ne s’exprime que par énigmes, 21 bois tous nommés en fonction des cartes de tarots. Il y a du fantastique là bas sauf que… sauf que ça sert à rien. L’intrigue aurait pu se passer à Bruxelles ou à Boulogne (pour le côté forêt), ça n’aurait strictement rien changé. A part la fameuse énigme du maire qui devait donner la solution du meurtre… sauf que dans les faits, sa résolution n’a pas le moindre sens. C’était un peu du genre « L’inspecteur se coucha avec une envie de fruit. De pomme… Comme Blanche-Neige, mais bien sûr, c’était la source de tout ! ». A peu près. A Pandore aussi, on est super fans de Magritte et les anciens meurtriers se promènent dans la rue la nuit, vêtus d’un grand manteau et d’un chapeau rond sur la tête en attendant que des gens glissent des voeux, réalisables, dans leur poche pour qu’ils rachètent leur péché. En fait, c’est limite ça qui est agaçant : y a deux, trois bonnes idées pas mal mais ça ne sert pas à grand chose, ce n’est pas poussé. Ok, la fille voit les meurtres mais à la fin, on ne voit pas bien l’intérêt de ce ressort. Ni de tous les autres liés à l’ésotérisme en toc de Pandore. La fille paumée a des visions grâce à une boîte d’allumettes, la mémé azimutée lit l’avenir dans le tricot… Mais ces visions n’aident pas à résoudre l’énigme, juste à annoncer un mort de plus. Trouvé par la police trois pages plus loin.
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Passons aux personnages, tous tellement caricaturaux que je ne sais même pas par quel bout commencer. Déjà, ce roman est tellement bien écrit et pensé que la fille paumée est posée au départ comme la dealeuse officielle du gay-travesti… qui devient en fin de compte le dealer de la paumée et de quelques autres. Oui, voilà, on a qu’à intervertir les rôles ni vu ni connu j’t’embrouille, ça passe. Le gay, tout en cliché, reste pourtant le personnage le plus crédible. En début de roman, la fille paumée va chez un mec croisé en bar et il la cogne. Du coup, elle finit par le tuer pour se défendre. Elle a un doute sur ses intentions « oh mais peut-être qu’il voulait pas me tuer/violer finalement. Bon, tant pis, fait c’est fait, je rentre chez moi ». Et voilà, elle n’y repense plus du roman et quand le flic gay-travelo lui en parle, elle hausse les épaules « oui bah j’ai cru qu’il voulait me violer » « ah ok, tout va bien alors! Tu veux de la coke ? ».
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Autre personnage très mauvais : le vieil inspecteur. Le mec le moins crédible du monde. Ce personnage marche pas mal en duo avec la catastrophe littéraire de ce livre : mémé Cornemuse. La vieille amoureuse de JCVD (élément narratif qui ne sert globalement à rien mais pourquoi pas) qui commence le roman par buter une meuf par accident et une voisine qui l’enquiquine. Comme ça, sans réelles raisons mais on va  dire que ça passe. Après, elle va squatter la maison du flic et lui, quand il la découvre, qu’est-ce qu’il fait ? Rien. Elle siffle sa cave, planque un cadavre dans son puits, fait brûler sa baraque mais il dit rien car elle sait qu’il collectionne les canards en caoutchouc et si elle le dit, ce sera trop la honte. Et puis on pourrait penser que c’est lui qui a tué la voisine chiante planquée dans son puits. C’est vrai, le mec est flic, il se laisse pourrir la vie par une vieille tueuse alors qu’il pourrait l’incarcérer en 5 minutes mais non, tu comprends… Donc le vieux flic est un Bourvil version Corniaud totalement foiré et la vieille, un prétexte à vulgarité puisque, totalement obsédée, elle passe son temps à vouloir baiser et l’exprime crûment. Non mais je cite (à propos d’un flic qu’elle était en train de sucer): »Je terminerai la prochaine fois parce que là, j’ai mon dentier qui m’remonte dans les amygdales ». Tant de poésie…
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Bref, vulgaire, une histoire mal ficelée, un style horripilant, des personnages sans queue ni tête. Il paraît que c’est une sorte de roman dans la droite ligne de l’Absurde belge. Je me contenterai de Magritte.

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(s)Trip à Bruxelles

Je ne t’épargnerai jamais aucun jeu de mots. Moi, quand j’étais ado, je voulais être journaliste à Libé, d’abord-euh (cette info est relativement fausse, je voulais être journaliste, peu importait le journal). Enfin bref, voici enfin le récit de mon voyage à Bruxelles, youhou !

Bruxelles 226

Samedi 09 novembre, 8H30, deux jeunes filles serrent contre elles une un gobelet de café en carton, l’autre un thermos de thé, pressée d’embarquer dans leur petit Thalys mais encore un peu pleines de sommeil. Ce voyage a failli ne jamais se faire : d’abord, Amy et moi avions prévu de partir à Londres mais finalement, Voyage Privé nous a proposé un meilleur plan pour Bruxelles. Ca m’allait bien surtout que j’étais légèrement déconfite par mon dernier voyage au pays de la BD : j’avais rien vu de la capitale européenne (mais j’avais plongé dans une eau à 33 degrés). Et puis ma soeur avait un peu réservé des tas de week-ends pour le baptême de mon neveu, notamment celui du 09 novembre. Finalement, le baptême ayant lieu le week-end avant, nous voilà parties pour Bruxelles, le pays de la gaufre, de la BD, des arts décoratifs, des moules frites et de Magritte.

bruxelles

Arrivées à la gare, on va d’abord à l’hôtel poser nos affaires : il est idéalement situé, juste en face de la gare centrale et à côté de la Grande Place. Sur la dite place, d’étranges guirlandes de fleurs à moitié défaites donnent un drôle d’air à la place… Peu importe, on va pas y passer le week-end. On jette nos affaires et on débute notre visite par une galerie marchande avec une belle verrière et de belles vitrines. Les chocolats nous font de l’oeil, la tentation est grande ! On reviendra plus tard et on reprend notre marche vers la grande place, bien évidemment. Je n’aurai qu’un mot pour cette place : profusion. Les façades baroques sont extrêmement chargées, les bâtisses semblent avoir été posées là sans aucune unité architecturale. C’est assez spectaculaire et grandiloquent et je ne me rendais pas compte qu’on touchait du doigt une des caractéristiques de Bruxelles : l’unité architecturale, c’est pour les faibles. Sur la place, des scouts font des choses étranges : ils crient très fort autour d’un enfant au sol. Je… quoi ? Bon, les scouts seront aussi notre gros fil rouge du week-end, on les croisera absolument partout. Woké.

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Deuxième incontournable de Bruxelles : le Manneken Pis. Pas de bol, on croise une énorme foule qui vient de l’habiller, c’est un peu le bordel, ça hurle dans tous les sens. Nous aurons donc un Manneken Pis vêtu. Il est minuscule ! Sans la foule autour, je pense que je l’aurais carrément loupé ! On continue à s’enfoncer dans le coeur de Bruxelles, croisant deux ou trois murs BD. On finit par se poser dans un resto très bobo dans la rue du marché au charbon. On commande des bagels et un petit cocktail pamplemousse – schweppes. Puis on attend. Encore. Encore… Au bout de 45 mn, je finis par faire remarquer à la serveuse que nous avons été oubliées. Ah oui, pardon, on a mis votre commande au mauvais endroit, blabla. Supeeeer ! On finit notre déj, on boit le café qu’ils nous ont penaudement offerts puis on repart, on remonte la rue du marché au charbon pour guetter les murs BD. On croise quelques brocantes, la bourse et la fameuse rue au beurre pleine de pâtisseries. Un petit tour chez Dandoy pour acheter quelques biscuits speculoos, du massepain (de la pâte d’amande en belge), des biscuits au thé earl grey. On repart vers la place de l’opéra mais il commence à salement pleuvoir, on se rabat vers l’hôtel histoire de faire un petit pipi.

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Après cette petite pause, on décide de se rendre au Musée Bozart, on a eu des entrées avec l’hôtel. On se paume et on ne trouve pas l’entrée (par ma faute, j’ai été attirée par un gros cube en verre, je trouvais que ça faisait très entrée de musée). Malheureusement, il est un peu tard, la dame de l’accueil nous invite à revenir le lendemain. On fait un petit tour sur la place Royale, on avise le musée de musique cis dans un immeuble totalement art déco, on jette un oeil à la boutique du musée Magritte, je joue à me prendre en photo dans des miroir en forme de l’homme au chapeau melon. Je suis une artiste. On retourne à l’hôtel siroter un thé et grignoter quelques gâteaux (que servir de mieux avec un earl grey qu’un biscuit au thé earl grey ?) puis on finit par ressortir pour dîner dans une petite taverne à côté de l’hôtel. Alors un truc qui me fascine à Bruxelles et que je veux à l’identique à Paris : y a des cheminées absolument partout, j’adore !

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Dimanche, après un bon petit déjeuner, on file à l’Atomium. Comme à chaque virée, je fais mon boulet : après la violente allergie au pollen mixée à des courbatures terribles à Lyon, après mes atroces remontées acides en Irlande, je fais dans l’originalité : je vire aphone. Bon, j’ai plus de voix mais le reste roule donc en avant l’aventure et c’est parti pour l’atomium. Arrivées sur place, je fais la roue de joie : y a des bâtiments qui font communistes ! Un jour, j’analyserai ma passion pour ça, je situe pas. On décide de monter tout en haut du monument parce qu’après tout, nous n’y retournerons pas tous les jours. La vue est assez sympa, notamment l’immense parc à côté où j’irais bien faire un tour, surtout pour aller mater l’étrange pagode chinoise héritée de l’exposition universelle de 1958. C’était quand même top ces expositions universelles, une pagode à Bruxelles, c’est si délicieusement incongru ! Donc la visite de l’Atomium : on monte d’abord tout en haut du monument grâce à un ascenseur très rapide, on redescend ensuite et on peut monter par la suite dans les différentes boules, profitant au passage de l’exposition temporaire du moment sur l’innovation. Bon, ça m’a un peu laissée sur ma faim mais on s’en fout de l’expo. Se balader dans l’atomium est assez sympa, on a l’impression de se balader dans une étrange structure, entre usine et vaisseau spatial, ça monte, ça descend, c’est le bordel. Ca me plaît, j’ai toujours bien aimé le côté « architecture industrielle ».

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En sortant, on va faire un petit tour dans le parc voisin mais on renonce vite : il repleut. On retourne au centre de Bruxelles pour notre virée Musée. Le problème, c’est que le lendemain, tout est fermé car 1/ c’est lundi et 2/ c’est le 11 novembre donc autant vous dire que ça se bouscule au musée ! On arrive à arracher des places pour 16h, soit 1h30 plus tard donc après un tour aux boutiques des musées puis dans le parc royal (qui n’est pas incroyable à part un joli kiosque), on finit par faire notre expo Magritte. Bon, j’ai trouvé ça vraiment bien, la scénographie est intelligente, j’ai appris pas mal de choses. Oui, je suis plutôt une quiche en surréalisme, avouons le, j’en suis restée à mes cours de première avec André Breton et le dadaïsme, en gros. Et pour moi, l’écriture automatique, ça me fait plus penser à Mystères… Bref, j’ai aimé cette plongée au pays de Magritte. Nous avons enchaîné avec une exposition sur l’Inde à Bozart que nous avons dû un peu faire au pas de course car ça n’allait pas tarder à fermer. Expo pas mal du tout mais pour le coup, la scénographie était un peu étrange : certains recoins pouvaient échapper à la sagacité du visiteur et la présence d’un tableau représentant le Christ m’a un peu interpellée.

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Bref, on rentre à l’hôtel se reposer puis on repart dîner du côté de la bourse à la danish tavern que je ne conseille pas trop. Je me suis pris un traditionnel moules frites mais les frites étaient surgelées et la gaufre en dessert n’avait rien à voir avec la gaufre belge… Y avait même pas de cheminée mais au moins, on mange chaud. Après un dernier tour à la Grande place de nuit, on rentre se coucher.

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(photos prises avec mon iPhone, ne cliquez pas pour voir en plus grand, ça pique)

Lundi matin, je parle en chuchotant. Après un bon petit déj, on réattaque : on part de la grande place pour remonter vers une grande chapelle et tracer vers les sablons. Bruxelles a du mal à émerger en ce lundi férié, on ne croise même pas de scouts. On remonte vers les sablons, on s’arrête devant l’immense palais de justice actuellement en travaux. Le lieu est magnifiquement imposant, on se croirait dans une série se déroulant dans la Rome Antique (si, si). Malheureusement, le lieu doit être pas mal squatté pour des soirées, c’est assez crade, ça m’agace légèrement… On remonte un peu dans les quartiers un peu chicos mais il faut repartir libérer la chambre.

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Dernier tour : autour de la gare du midi, on visite un peu : la porte de Hal puis le quartier au dessus qui me fait furieusement penser à Belleville. Une fois de plus, faut garder l’oeil ouvert : à côté d’immeubles un peu miteux, on découvre de belles façades arts déco. Ca, c’est Bruxelles.

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Bref, que retenir ? En positif, j’ai aimé l’Atomium, le Musée Magritte, les murs BD, les détails arts décos semés de ci de là qui donne aux rues de la ville un parfum de jeu de piste et le bâtiment du musée de la Musique, totalement arts déco, les vraies gaufres. J’ai bien aimé la grande place pour sa profusion. J’ai moins aimé : le manneken pis, je comprends pas bien pourquoi il est aussi populaire, l’extérieur du musée Bozart dans le style art déco bétonné que j’ai trouvé assez laid, la difficulté de trouver un endroit sympa pour dîner qui ne soit pas hors de prix. Quant à l’amabilité relative des belges croisés (aka les serveurs et personnels des musées), je pense que ça vaut ceux de Paris. Palme à la meuf du musée Bozart qui nous a carrément envoyé balader, trop occupée à parler à sa collègue.

Bruxelles 148

Bef, Bruxelles, je reviendrai en traquant tous les murs BD et les coins arts déco. Et je mangera une gaufre pour me féliciter de mon travail.

Ah et dernière petite photo pour le plaisir :

Bruxelles 125

Je repose mon sac à dos pour quelques temps. Prochaine virée ? Le 27 décembre, je me barre aux Maldives. Mon réveillon sera forcément plus beau que le vôtre, je vous le dis !

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Panique celtique

[Je me déchire tellement pour vous trouver des titres tous pourris, je vais remettre le celtique au goût du jour]

Donc Irlande – Acte 3 : le sud du Connemara mais avec un bout de Nord dedans

 Irlande 431

8 am, Cliffden – Irlande. Comme on a gagné une heure de sommeil, c’est toutes pimpantes que  nous descendons dans les rues de Cliffden pour un petit déjeuner. Isa a tenté une réparation de son essuie glace avec un nouveau trombone… et du chewing gum. Oui, ma copine, c’est Mac Gyver t’as vu ? La boulangerie d’à côté servant un Irish breakfast, on s’en fout joyeusement plein la panse. Je ne mangerai plus rien jusqu’au soir. Oui, c’est marrant, les petits déjs salés, ça me coupe la faim alors que les sucrés… A retenir pour Paris, tiens.

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Après un somptueux petit déjeuner, donc, et un petit tour dans la ville avec une jolie vue sur le lac un peu déchaîné option des fils électriques qui tombent dans l’eau (???), nous repartons faire un tour sur la skyroad, un route côtière que vous DEVEZ faire, c’est obligé. La mer est déchaînée (on savait pas que de l’autre côté, c’était l’apocalypse en Angleterre), les vagues s’écrasent sur les côtes dans un incroyable jeyser d’écumes. La pluie, le ciel et la mer gris, les éléments déchaînés, c’est juste magnifique, puissant. Le temps se lève vite (comme d’hab), on ne sait plus bien si on est en Irlande, au Canada ou en Suède/Norvège (endroits où je ne suis jamais allée soit dit en passant, sauf Göteborg). Sans doute parce qu’on navigue dans les fjords irlandais… On s’écrie des “ohlala, c’est beau” toutes les 2 mn 30, on en prend tellement plein les mirettes. Et c’est pas fini !

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On repart vers le nord faire quelques photos à Kylemore Abbey mais on ne rentre pas : on n’a pas super le temps et à 12 € 50, c’est légèrement abusé… On traverse ensuite pour se balader dans la réserve naturelle du Connemara. On a le choix entre trois balades mais la plus longue et haute nous est déconseillé “trop de vents, environ 200 km/h”. Bon ok, on va faire la moyenne alors. Après une jolie grimpée, on tombe sur un paysage à couper le souffle, on voit la pluie au loin. Ah plus si loin… Ah… ça arrive. Et là, merveille de la voiture : on voit un énorme rideau d’eau nous arriver dessus, nous arroser 5 mn et fin de l’histoire. 5 minutes plus tard, grâce au vent, on est toutes sèches. On finit par redescendre dans la joie et la bonne humeur et c’est reparti.Seule déception : ils avaient parlé de loutre à l’accueil visiteur et j’en ai pas vu une seule. Bon le fait qu’on doive envoyer un mail si on en apercevait une vivante m’avait légèrement indiqué que c’était rare mais j’aime les loutres, je désespérais pas. Prochaine destination : le château de Ballynahinch devenu un hôtel.

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Autant le dire : le château est moche, recouvert d’un triste crépi gris qui donne un aspect toc. Par contre, à l’intérieur, une immense cheminée qui m’a bien réchauffée, j’aurais bien passé la fin de journée là. On se refait une petite balade pleine de bucolisme et de belles couleurs au bord de la rivière. En fait, si je devais résumer le week-end, ce serait le plein d’oxygène et de vert. Et ça vous recharge les batteries en 2 minutes, ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu que je flirtais avec le niveau critique.

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On repart pour un dernier château, celui de Aughnanure qu’on trouvera fermé. Dernière étape : Galway, dans une auberge de jeunesse hyper moderne où y a à peu près que des Français. On se cherche un pub sympa avec une cheminée mais on renonce à l’item “cheminée” pour celui de “qu’on trouve au moins une table pour s’asseoir et dîner (à ce moment là de l’histoire, j’ai mangé 2 petits cookies depuis l’irish breakfast, j’ai un peu faim. On atterrit au pub “the quays” à la déco bien sympa puisqu’il s’agit d’éléments d’une ancienne église. Je m’offre un seafood chowder et un Irish stew, je suis assez fan. A côté de nous… des Français, ben tiens. On dîne en rigolant et en commentant le physique de notre charmant serveur (il y a de beaux mecs chez les Irlandais, il faut le dire). On se délocalise ensuite dans un pub un peu plus loin car ceux de la rue principale sont totalement bondés. Faut dire que le même soir, il y avait le défilé d’Halloween donc tout le monde était dehors. On se retrouve donc dans un petit pub avec des gens un peu âgés pour écouter un concert de musique irlandaise. N’imaginez pas la version anglaise de Nolwenn, non, non, c’était plus dans le style country. Le chanteur d’une cinquantaine d’années distribue les oeillades à trois quadra-quinquas maquillées comme un camion volé qui sont toutes excitées. A côté de nous, un étrange groupe avec un Monsieur pour le moins âgé qui attrape toutes les filles qui passent pour leur proposer de danser tandis qu’un mec parle seul avec sa bière. Ah wé ok.

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Dernier matin, on s’offre un dernier tour à Galway. Point d’orgue : le port et la mer. Moi, dès que je suis en contact avec l’eau salée, je suis heureuse donc là, je suis en pleine jouissance, forcément. On a même le droit à une chouette apparition en fin de balade : un phoque qui s’avale une anguille dans le port , entouré d’une floppée de mouettes. Là-bas, c’est courant mais pour nous, c’était un peu la cerise sur le gâteau.

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4 jours loin de tout, du boulot, de la pollution, des cons, de l’actualité… Rah mais j’y retourne quand vous voulez. Et puis c’est beau… Entre la nature et les vieilles pierres, moi, je ne peux que céder. Un seul regret : j’ai pas eu l’occasion de goûter l’Irish grog : du whisky chaud avec zestes d’orange. La prochaine fois…

 

Week-end prochain : direction Bruxelles ! Je vous ai dit que j’étais riche, j’en profite (en vrai, j’ose plus ouvrir les lettres de ma banque avec l’état de mon compte dedans)

 

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Ego journalisme

Petit débat sans prétention sur un statut Facebook de Zeno la reine, l’autre soir. Elle publie un lien vers un article de Matthieu Ge, chroniqueur associé sur Le plus du Nouvel Obs qui parle du débat actuel autour du harcèlement de rue (faut que je rajoute ma pierre à l’édifice, tiens). Je vous résume rapidement l’article : ce monsieur explique pendant la moitié de l’article qu’il a fait une petite bévue sur twitter en déclarant fort maladroitement au sujet du reportage de Sophie Peeters sur le harcèlement de rue à Bruxelles « les Françaises ne disent rien sur ça, ça doit donc être limité à Bruxelles » (???). Comme pas mal de twitterers lui tombent dessus, il décide de saisir son clavier et nous sort un magnifique article mêlant acte de contrition et analyse sociologique au débotté de ce fameux harcèlement de rue. En résumé un tiers de « Mea culpa, j’ai mis le feu à Twitter (parce que je suis un tel influent, tu comprends), deux tiers de « je parle d’un sujet genre expert alors que j’explique deux lignes plus haut que 12h avant, j’avais même pas conscience du phénomène ».


Comprenons nous bien : les propos de ce jeune homme sont bien plus naïfs que méchants (contrairement à certains qui s’en sont donnés à coeur joie) et l’effort de se pencher sur un sujet qui nous échappait jusque là est louable. Là où ça me titille plus, c’est la contextualisation de l’article, le mélange de « ma vie mon oeuvre » puis la volonté d’évangélisation, limite « si je sais pas, c’est sûr, vous ne saviez pas non plus ». Quand j’etais étudiante en journalisme, et même avant quand je faisais ma maîtrise sur la crise constitutionnelle canadienne à travers un journal québécois relativement pro indépendantiste, la question de l’objectivité journalistique était saillante. Le journaliste n’est pas là pour raconter sa vie mais pour relater les faits de la façon la plus neutre possible. Bien entendu que l’objectivité pure n’existe pas. Mais ce nouvel ego journalisme me fait un peu frémir. Même quand il s’agit d’une chronique.

Vous allez me rétorquer que j’en fais autant avec mon blog. Normal, c’est mon blog, c’est limite le principe du truc. Vous ne venez pas ici pour vous informer (du moins je l’espère, ce serait bien triste) mais pour lire mon scribouillage sur ce qui me passe par la tête. Ça peut être de l’actu tout comme mes observations urbaines, mes atermoiements ou mes petits bonheurs… Bref, je me sais être le centre de cette petite bulle virtuelle. Et je ne prétends pas semer ma bonne parole, somme toute relative, sur des supports autres. Oui, j’ai écrit quelques articles chroniques sur Closer car j’y ai été invitée mais honnêtement, est-il justifié et justifiable de prendre pour prétexte une altercation twitter impliquant au mieux une trentaine de personnes comme base d’article sur un site généraliste ?


Faut dire que l’égo journalisme n’a en soi rien de nouveau. À la télé, on adore les émissions immersion, celle où le journalisme ne raconte plus les faits mais,une aventure personnelle prenant pour prétexte une découverte (d’un milieu, d’une diaspora, d’un mode de vie…). Je vous avais parlé y a pas mal de temps de Marine au pays de la terroriste de la minceur (le week-end détox où tu t’imposes un jeûne violent tout en faisant plein de sport), on a aussi Harry Roselmack et sa belle plastique en immersion. Et tout un tas de reportages du genre comme fourchette et sac à dos ou j’irai dormir chez vous. Et sans doute des milliards d’émission que je connais pas. On ne veut plus voir de reportages avec une voix off impersonnelle qui débite des faits sur des images relativement parlantes, on veut du vrai, du franc, du vécu, du « je ».


Et ça se décline ailleurs. Dans la presse, on multiplie les articles tabloïds à base de « ça m’est arrivé » par exemple. Et le web offre des sites journalistiques de libre contribution ou à peu près où chacun peut prendre sa plume et voir son article publié sur le nouvel obs, le huffington post, rue 89… Le je remplace les faits jusqu’à nous proposer une prose exhibitionniste nous permettant de nous donner la sensation d’être exceptionnel, un guide pour les gens perdus dans leurs opinions politiques ou sexualité. Limite un prêt à penser avec argumentaire déjà rédigé à la première personne. Sauf qu’un journal (collaboratif ou non) n’est pas un blog. Si je trouve normal de lire du moi moi je sur un blog, le lire sur un site médiatique me gonfle. On est dans la course au scoop, au premier qui parlera, au « j’ai un avis sur tout », « puisque vous avez réagi à mon tweet, je vous fais un article ». En somme un verbiage incessant qui, pour peu qu’il soit pas trop mal torché vous fera avaler les pires couleuvres. Parce que pondre un article à chaud détruit ma recherche documentaire de base (checker sur Wikipédia ne compte pas) et le minimum de recul nécessaire pour parler au mieux du sujet concerné. Alors youpi, alignons les poncifs, citons deux, trois chiffres, les premiers sortis par Google (confronter ses sources ? Quelle blague) et voilà le travail.

Ça a au moins le mérite de choper facilement du lecteur. À défaut de le fidéliser.

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Week-end sac à dos

Toi qui me lis depuis si longtemps, tu me connais, j’ai quelques marottes dans la vie : la merdophagie, les concepts et théories, les métaphores foireuses et les résolutions. Voyez, moi, les résolutions, j’en fais pas juste au 1er janvier, j’en fais toute l’année avec une petite préférence pour le dimanche soir et son fameux cafard « ma vie pue ».

Récemment, j’ai traversé une phase « marre de dire sans faire » qui est un grand classique de ma vie. En témoigne l’état de ma machine à coudre achetée en décembre 2010 (la pédale est toujours sous plastique), de ma pâte fimo jamais utilisée… Dans ma tête, j’ai des milliards d’idées et de projets mais ça n’enclenche pas. Sauf que vivre dans ses rêves n’engendre in fine que de la frustration donc ça suffit de dire « je voudrais », « j’aimerais ». Maintenant, je fais. Et en première place de mes envies à réaliser : les voyages.

Je crois que je suis incapable de faire la liste de toutes les villes européennes qui me tentent les bras, qui me donnent envie de prendre mon sac à dos, mon appareil photo et c’est parti pour l’aventure. Pour une nuit, je dors en auberge de jeunesse, peu importe. Si on part à deux, un petit bed and breakfast voire un hôtel et on sillonne. Trop court un week-end pour connaître une ville ? Bien sûr mais c’est mieux que rien.

Dans mon sillage, des amies se montrent intéressées. Anaïs, Salima, Zénobie me disent « mais tiens moi au courant, je veux venir ! ». Oui, partons, crapahutons, prenons nous en plein les mirettes. Grâce à la magie des low costs et des auberges de jeunesse ou B&B, y a moyen de se faire plaisir sans trop se ruiner. Pas tous les week-ends bien entendu (j’ai toujours pas gagné au loto mais je joue toujours pas) mais de temps en temps, faisons nous plaisir. A moi Londres, Amsterdam, Rome, Florence, Barcelone, Bruxelles, Prague, Berlin, Vienne, Madrid, Naples, Stockholm… Et tant d’autres. Et puis Lyon, aussi, Strasbourg… Bref, c’est ma résolution. Et j’ouvrirai un blog dédié quand je commencerai (septembre/octobre à priori). Une sorte de petit carnet de voyage perso que je partagerai avec vous.

Et puisque j’ai décidé de voyager, je commence. Là, pendant que vous me lisez, je me la coule douce en Sicile avec Zeno. Un voyage de dernière minute dont mon corps réclamait la nécessité à corps, à cris et à coup de crise de spasmophilie (cet épisode m’a légèrement traumatisée). Profitons de la vie tant qu’on est jeunes et sans enfants. Les regrets, ça sert à rien, autant ne pas les provoquer.

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Faire de la politique ou vivre de la politique ?

Par Lucas

Cher René,

J’ai failli intituler cette bafouille « La politique n’est plus ce qu’elle était » mais je me suis rappelé à temps que je t’avais déjà chourave ce titre pour un autre article, terne et vide. Tu as donc évité de faire des triples lutz piqués et des doubles axels dans ta tombe : ne me remercie pas, voyons, tout le plaisir est pour moi.

Pour autant, tu as bien fait de clamser il y a quelques années.
La politique n’est définitivement plus ce qu’elle était, René.

http://www.ambafrance-uk.org/IMG/jpg_1936.jpg

Les hommes politiques n’ont plus aucun engagement pour des idées intelligentes et utiles.
Le Monde Diplomatique a fait tout un dossier dans son numéro 667 d’octobre 2009 qui s’intitulait « Faire de la politique ou vivre de la politique ». On a atteint un degré incroyable de théâtre et de faux semblants. Depuis 40 ans, notre personnel politique cherche simplement à faire preuve d’à propos pour se maintenir en place et pour profiter de ses indemnités. Au gouvernement, comme dans
l’opposition, il n’y a pas un seul esprit qui ne soit pas inféodé au qu’en dira t-on, pas un seul esprit qui ait une vision d’avenir. Et quand une politicienne parle de désir d’avenir, c’est seulement un message marketing pour faire rêver le consommateur…

Parce que l’électeur est un consommateur comme un autre pour un produit comme un autre.
Tu t’en doutais un peu, René, ça devait arriver un jour. Tu l’avais plus ou moins suggéré…

Aujourd’hui, il faut un propos vendeur, il faut exprimer ce que l’électeur attend. Il faut anticiper et ruser, faire des coups d’éclat et des opérations coup de poing, de la promotion et du marketing. Pire… Aujourd’hui quand tu prends les media, l’info n’est plus, René. L’info est morte, vive l’évènement ! Attends, va te prendre un mojito et reviens vite que je t’explique…

Je ne regarde pas là télé mais j’ai observé, depuis 5 ans, l’évolution du journal de 13h sur France Inter, un des plus écoutés de France si ce n’est LE plus écouté. Eh bien, vois-tu, René, même là, même sans image, c’est le règne de l’info produit, du coup médiatique, du truc glamour à dire pour susciter l’émotion de l’auditeur. Ce n’est que du maquillage : on a atteint le degré zéro de l’épure (oui, je fais du pastiche et je convoque Roland Barthes pour que tu te sentes moins seul à ronchonner)

 Vois-tu, René, j’ai eu un arrière grand père qui était au Congrès de Tours en 1920, un grand père qui a toujours voté marxiste, un père qui a créé les jeunesses communistes de Bagneux à 14 ans et qui a voté… Sarkozy en 2007.
Et moi, je ne sais plus que penser.
Taubira (radical) en 2002, Ségolène x 2 en 2007…
Je refuse la complaisance du Modem et les blagounettes utopiques de Besancenot,
Je renie la démagogie du PS et la cosmétique de l’UMP…
Vais-je donc voter Cohn Bendit pour confirmer ma lassitude et adouber son apparent « parler vrai » ? (t’as raté un super débat entre lui et Bayrou aux dernière élections, un débat ou François s’est ridiculisé et où DCB a tenu un propos humain avec des vrais morceaux de sincérité dedans ; trop frais)

Trop frais…

Vois tu c’est bien ça le problème…
Les simagrées et les discours niaiseux des uns et des autres m’insupportent et me lassent.
D’un coté on fait des lip daubes, de l’autre on s’excuse partout où on passe : bref, on fait le show…

Si je me suis engagé pour la campagne des Européennes, c’est parce que j’ai trouvé un parti,Newropeans, qui me semblait aller au delà du clivage stérile Droite Gauche, un parti utile quand on sait que 85% des lois sont votées à Bxl et transposées ensuite par le Parlement
Français. Mais tu sais bien que nos 72 représentants au Parlement Européen (les 72 hommes et femmes politiques les plus puissants de France) n’ont pas le droit de proposer des textes : ils ne peuvent qu’entériner ou refuser les décisions et les choix faits par les technocrates…

C’est parce que je rejetais ce déni de démocratie que je me suis engagé chezNewropeans.
Parce que je refusais ce vaudeville scabreux qu’est devenu le jeu politique français.
Je refusais l’inanité lâche et la comédie niaise des débats entre une majorité et une opposition dont la frontière est incertaine.
La politique vaut mieux que ça, René, et tu le sais bien. Toi qui a connu l’époque des Mendes France (« Gouverner c’est choisir« ) toi qui a du nécessairement lire ce discours de Jean Jaurès dans lequel il martèle l’évidence. Rappelle-toi, René…

« Il n’y a de classe dirigeante que courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes se sont constituées par le courage, par l’acceptation consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui volontairement accomplit pour les autres les actes difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure aux autres la sécurité en
prenant pour soi les dangers. » (…)
« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux
applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques »

Et pourtant, je suis le premier à faire ça, René.
A faire écho aux huées fanatiques et aux discours creux.
Pire, j’ai été le premier à stigmatiser ces 500 conducteurs de la ligne A du RER de Paris qui bloquent 1 million de personne (bon, OK, j’étais frustré…)
Je suis défait, René. Il n’y a plus de place pour les idées, il n’y a plus que l’urgence.
Oppressés par le poids des média, on jette de ci de là, de nébuleux messages sans jamais s’engager ; des trucs stériles pour « donner l’impression que »… On pourrait même détourner un peu Céline (non, pas celui qui fait des voyages jusqu’au bout de la nuit, je te parle d’une chanteuse québéqouhèze) :

Tu les entends dire des phrases sans aucun sens
Qu’importe les mots n’ont plus la moindre importance…
Car le Ballet a commencé…

Un ballet où tout n’est que gestuelle calculée et entrechats plus ou moins lestes sur la grand scène illuminée de l’opéra existentiel (je fais des phrases prétentieuses si j’veux)

Voila René…
J’espère sincèrement que tu profites bien de ta mort parce que là, en ce qui nous concerne, on en chie vraiment avec tous ces macaques.
Dernière chose. Si tu pouvais faire un truc qui me ferait graaaave plaisir,
Passe mon bonjour à Salengro et à Beregovoy…

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Eldorado, de Bouli Lanners (2008)

Par Bobby 

Ca y est, Bobby a réussi à se bouger l’arrière train jusqu’à une salle de cinéma ! Il va donc (enfin) pouvoir vous parler d’un film récent… et il a donc choisi, pour se faire, le film franco-belge Eldorado, de Bouli Lanners, dans lequel ce dernier interprète le premier rôle.  

 

Il semblerait que le cinéma belge, contrairement au nôtre, ne soit pas du tout en difficulté. Quant on voit ce petit trésor, tout en bizarrerie, très court et qui passe très vite, malgré son rythme lent, on se dit que Bruxelles n’a rien à envier à Paris (non, je vous arrête tout de suite, je suis pas en train de faire de l’auto-flagellation à la « c’est mieux partout mais pas chez moi », c’est juste que je trouve notre cinéma très en dessous de ses capacités ; ça n’a rien de dramatique, la France a été un leader mondial du cinéma à la naissance du 7e Art puis dans les années 20, puis avec la Nouvelle Vague, mais en ce moment, on fait de la merde ; chacun son tour !).

Un quarantenaire dealer de voitures se fait cambrioler par un petit con, et se prend d’affection pour lui. Deux paumés pour lesquels on se prend d’affection.  Ils entament alors un road-movie déjanté, allant de rencontres farfelues en rencontres farfelues. Et c’est vraiment drôle. Autant je n’avais pas aimé le dernier Wong Kar Wai, My blueberry night, avec son road movie américain pseudo-original et ses personnages pseudo-atypiques. Autant là, c’est du jamais vu. Je ne vous en dirai pas plus sur les personnages qu’ils rencontrent, mais à chaque fois, tout en sobriété, nos zygomatiques en prennent un coup. Bon ok, c’est pas la même visée chez Wong Kar Wai, on va me dire que c’est pas comparable. N’empêche que. Un road movie à sketch, c’est un road movie à sketch. Parfois c’est drôle, parfois pas.

Le réalisateur chinois privilégie l’esthétique ? Bouli Lanners aussi ! Disséminés dans le film, on découvre des plans tout à fait grandioses, qui réhaussent l’aura de la Belgique. Un pays tout plat ?

Pas tant que ça…

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Partouze MSN 2

[Le début]
Gauthier : Vivivivivi. tien une pute de plus?
Emmanuel : bonjour
Nina : Ouhlala, la partouze devient ingérable

Mister Big : chais po si Emma est là, ct juste pour le coté partouzial de la chose!

Nina : Bon, qui me fouille le tréfond, là???
Mister Big : mdr! c moi!
Emma : qui est [pseudo de Manu] siouplé?
Nina : Ahahahahahahah, je le savais!! 😉 C’est Emmanuel!
Gauthier : Emmanuel
Nina : Coucou Emma!
Emma : Oki, hello Manu et les autres

Nina : Bouh, il est moche son nez au mec de l’Ile de la Tentation

Gauthier : (dernière clope avant dodo)

Emma : l’endui de lissage est subversif. c’était ma pensée du jour

Nina : Toi même
Emmanuel : qué?
Gauthier : Nina, je te laisse l’hétéro
Nina : Tiens, j’ai acheté des boules de geishas, Emma
Emmanuel : elle arrive pas à le voir
Emma : et alors? ça marche sur toi?

Gauthier : (il faut arreter avec ce mot « subversif »)

Nina : J’arrive pas à voir la photo

Mister Big : alors Nina, j’ai vu la tete d’un des futurs coloc… laisse tomber! pas moche, pas bo, mais surtout… né en 1985, d’un, et ensuite, les prénoms… 😉

Gauthier : moi je l’ai vu
Nina : Non, subversif, c’est notre marque!!
Gauthier : viiiiiiii
Emma : je dis ce que je veux
Nina : Les prénoms, les prénoms!!!
Gauthier : les prénoms lol
Mister Big : [les 4 prénoms du jeune homme]
Emma : mais de qui vous parlez?
Gauthier : [les 4 prénoms du jeune homme]
Emmanuel : mon futur coloc
Mister Big : ca vaut un procés a ses parents, ca!!!
Gauthier : c l’age de mon PETIT frere!
Mister Big : trop fort, là, les parents!!! Hein? mon mec est plus jeune que ton frère???
Nina : Et puis 4, au cas où il aurait pas compris
Gauthier : oui tien j’y avait pas penser : PÉDOPHIIIIIIIIIIIIILE
Mister Big : mdr! oui! je t’ai piqué le créneau… 😉
Emma : il pourrai être mon fils z’allez qd mm pas l’enculer?
Emmanuel : mais plein d’argent
Nina : Ton fils??? Tu fus précoce Emma
Mister Big : mdr! quand meme! l’est né en 1985!!! t’es pas si vieille? lol
Emma : nan mais vu sa tête

Emmanuel : la carte est peut etre vieille [il nous a envoyé une copie de la carte d’identité du jeune homme]je l’ai jamais vu

Nina : Moi, je fais dans le trentenaire, na
Gauthier : Emma assume ses 40 ans – 13 😉
Emma : te cule Gauthier
Nina : Ton autre coloc, il a quel âge??

Mister Big : bon, bonne nouvelles, meme avec qq années de plus, à le voir, tu devrais pas etre tenté… 😉 ca ne sera pas « l’appart de la tentation » pour toi! 😉

Nina : Quelle déception!!
Emmanuel : 2002 la carte
Nina : Un petit plan à trois pour s’endormir
Gauthier : il est donc encore moche. personne ne devient beau en 4 ans
Mister Big : donc il avait… 17 ans!!!
Nina : Il a peut-être changé depuis
Mister Big : il en a 21 maintenant, c déjà mieux…
Emmanuel : c’est ignoble
Gauthier : Mister Big ton mec est bien né donc en 1987?

Mister Big : oui: la gueule ravagée par l’acnée, il doit etre mieux maintenant… 😉

Nina : 87!!!!
Mister Big : en 86! il fait 20 ans en septembre.. 😉
Nina : Putain sa mère

Gauthier : MON DIEU MAIS MOI EN 1987 J’ÉTAIS DÉJÀ PÉDÉ!!!!!!!!!!!

Emma : MAIS JE SUSI VIEILLE PUTAIN DE BORDEL DE MERDE DE CHIOTTE

Mister Big : ben moi en 80 je l’étais déjà aussi! je suis pédé de carrière, moi, mônsieur!

Gauthier : Emma il parait que la canicule c grave pour les personnes agées! tu pense à boire hien?

Mister Big : ben ouais, me tape un ti jeune… c’est la crise de la 30aine… je prends de l’avance, c’est tout! lol

Emma : JE VOUS EMMERDE TOUS PROFONDEMENT JE VOUS CONCHIE
Nina : J’ai pas dit que t’étais vieille moi…Putain, comment je vais en faire un bêtisier de cette conversation???
Mister Big : mdr! va falloir en couper un bon peu, oui!!!
Gauthier : Emma t pas belle qd tu fait la gueule!
Nina : Oui, ou comment perdre nos lecteur en deux leçons. On souriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit
Emma : tt le monde verra que vous m’insultez sans vergogne
Emmanuel : euh… juste pour savoir Emma quel age?
Emma : JE LE DIRAI PAS MERDEEEEEEEEEEEEEEEEEe
Mister Big : 27 , 28 dans trés peu… 😉
Nina : Nan, je couperai les passages où on t’insulte!! 😉
Gauthier : (moi je sais)
Nina : (moi aussi mais Mister Big l’a dit)
Gauthier : (oui j’ai vu)
Emmanuel : ca va … faut que j’invite Julien, il a 29
Emma : 27 dans 1 mois putain de ta race chié merde

Mister Big : oups! 26, 27 dans trés peu… (ct juste pour la faire raler… )

Gauthier : bon sur ce JE VOUS DIT LA BONNE NUIT LES ENFANTS
Emmanuel : 27 presque jeune c 2 ans de plus que mon hommer
Gauthier : bisous pour tout le monde (mm Emma la vieille peau)

Nina : Y a une lectrice qui m’a envoyée une photo de Bruxelles!!

Mister Big : mdr! je savais, mais j’attendais de voir ton temps de reaction!

Nina : Avec un magasin appelé « la brouette »!! 😀
Mister Big : c’est… 7 ans de plusque mon homme!
Emmanuel : bonne nuit
Gauthier : SURTOUT NE DITES PAS BONNE NUIT COUNASSE
Emmanuel : ca c méchant
Mister Big : va dodo?
Nina : C qui Julien??
Emmanuel : Julien une vielle grincheuse mais adorable
Mister Big : mdr!!! ben quoi? la brouette, c méchant?
Gauthier : ON S’EN FOU DIS MOI BONNE NUIT
Nina : Un pédé??
Mister Big : Julien? c’est notre mascotte!
Nina : Non, c gentil, la brouette
Gauthier : (je me sens un poil seul là…)
Mister Big : un ourson tout poilu…
Nina : C fait exprès moumour
Emma : va te faire Gaugau
Mister Big : (cte mélange de conversations!!!)
Nina : Oui mais il est pédé?
Gauthier : m’en v comme un prince! tchao
Nina : De toute façon, tu m’appelles demain
Mister Big : bien sur qu’il est pédé!!!
Nina : On déjeunera ensemble mercredi
Gauthier : (mm pas vrai)
Mister Big : ben partez tous, c ca!!! 😉 adieu!
[Gauthier quitte la conversation]
Nina : Mais y a que Gauthier qui part/ Oui mais parce que chacun parle d’un truc. Genre on met des monomaniaques ensemble, on comprend rien
Emma : Manu va falloir t’habituer à nos conv’ MSN lol

Mister Big : mdr! c ce que je disais… cte mélange de conversations!

Emma : c tjrs comme ça

Mister Big : vendredi soir, t’as droit à la meme chose, sauf que tu remplaces Emma par Lucie!!!

Nina : Oui mais on s’habitue hein!! Oui et l’alcool en plus
Emma : et pourquoi jy serai pas moi d’abord?
Nina : Parce que tu seras pas sur Paris ce WE

Mister Big : parce que toi t’es à toulouse vendredi soir, et nous tous on sera à paris!

Emma : mais sur MSN oui
Nina : Oui mais nous, on sera pas sur MSN!!
Emma : vs me ferez bien un petit coucou à 6 mains
Emmanuel : avant d’avoir bu sinon on y arrivera plus

Nina : Ah ben y en a qui partent déjà de l’Ile de la tentation, ils trichent! Oui, ça fera du :cabv va lk Ammmemana??? Oui, quand on est saoul, on a une notion particulière de l’orthographe

Mister Big : et des mots, en général… 😉

Nina : Ah elle a des seins tous refaits la blonde pas belle!!!!

Mister Big : mdr! La moche, Emeline, elle se tape le crétin du village!!!

Nina : Elle se tape personne::
Mister Big : il a l’air con qu’il en peut plus ce mec!!!
Nina : Elle a plein de boutons suspects près de la bouche…
Mister Big : ben si: son mec!

Nina : Herpès?  Ah son mec. Ah ouais, il a l’air super gland!!

Emma : pas juste g la télé ds mon salon-foutoir
Nina : Bon, ça baise oui????
Emma : et je suis ds la chambre

Nina : Bah, ils parlent,ils parlent, mais ils foutent rien. Pas un zizi dans une foufoune ou dans un anus

Emma : Nina, tu sors
Mister Big : ben koi? c’est l’ile de la tentation!

Nina : Oh, il la demande en mariage, c trop mimi!!!!!!!!!!! :'(

Mister Big : le grand black va niker sa meuf en direct!!! mariage sur TF1 à la Lady-Di!!!

Nina : Ah l’idiot du village, il va baiser avec Fanny!!!
Emmanuel : mais non j’ai fait pleins de bébés ce week end !
Nina : OHE!!On parle pas de sesque !C tabou, on en viendra tous à bout!!

Emma : OUAIS D’ABORD TT LE MONDE A PAS LA CHANCE DE POUVOIR NIKER A VOLONTE

Mister Big : ben moi aussi j’ai passé le WE à baiser!!!Ensuite, la conversation dérape sur des histoires d’anulingus donc si vous voulez la suite, dites le en comm, moi, j’ai hésité à la mettre. Si le oui
l’emporte, la suite samedi! 🙂

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