Père Noël vs Dieu

Il y a 15 jours en anglais, nous avons travaillé sur un texte à propos du Père Noël, texte humoristique avec 12 bonnes raisons de recroire au Père Noël. Après, on devait imaginer une campagne 360 (sur tous les médias) pour repopulariser le Père Noël, je fus brillante (sauf qu’en vrai, le budget pour mon projet pharaonique équivaut au PIB de la Laponie, voire de la Finlande en entier). Mais ce petit jeu a suscité en moi une question : qui de Dieu ou le Père Noël est le mieux ?

Après tout, nous avons à faire à deux entités supranaturelle capables de réaliser nos voeux parfois les plus fous, les comparer est-il si hérétique ? Evidemment, ils ne fonctionnent pas de la même façon et Dieu ne se déplacerait jamais dans un traîneau tirés par des rennes au nez rouge mais regardez tout l’espoir qu’on met quand on leur demande quelque chose, pa-reil.

Alors de prime abord, je dirais que le mieux, c’est le Père Noël. Tu veux un truc ? Ben vas-y, écris-moi une lettre, je vais voir ce que je peux faire. Le Père Noël, il est plus proche de nous, il vit sur la Terre, déjà, on a même son adresse (enfin, adresse qui fluctue un peu entre la Finlande, la Norvège et le Pôle Nord). C’est pas ce snobinard de Dieu qui viendrait squatter parmi nous, il vit quelque part on ne sait trop où, « dans les cieux ». Bon, à ce que nous dit la Bible, le Paradis, c’est quand même vachement mieux qu’ici bas… Et encore, moi, je suis officiellement chrétienne (et plus précisément catholique mais c’est un peu loin tout ça…) donc il est question que Dieu nous ait envoyé Jésus, pas bégueule le mec. Mais dans les autres religions, rien, nada, il envoie des anges parler à des prophètes mais lui ne vient jamais nous faire coucou. Le Père Noël, quant à lui, envoie des faux lui dans tous les centres commerciaux et coins de rue pour nous demander des sous pour X associations. Lui-même ne peut pas venir, il est super occupé à l’approche de Noël, il doit surveiller son armée de lutins qui fabrique nos cadeaux, préparer son traîneau et je suppose que faire le tour du monde en 24h en s’arrêtant dans toutes les maisons nécessite un sacré entraînement physique. Mais pour que tous les enfants puissent vivre la magie de Noël, il envoie donc de faux lui. Sympa le Père Noël.

Dieu, si tu veux lui demander un truc, tu dois prier, beaucoup, et te conduire bien. Parce que si tu fais le mal, tu peux te gratter pour qu’il réponde favorablement à ta demande. Le Père Noël aussi, il ne distribue des cadeaux qu’aux enfants sages. Mais avez-vous déjà entendu parler d’un enfant privé de cadeaux de Noël parce qu’il n’a pas été sage, vous ? Moi non plus. Non mais tu crois que le Père Noël, il a le temps de vérifier la sagesse des enfants avant de filer les cadeaux ? Tu sais combien de foyers il doit faire en 24h ? Hein ? Bon… Alors que Dieu, lui, il fait bien cravacher et c’est même pas dit qu’il exauce ton voeu, en plus. Sur ce point, y a pas à dire, le Père Noël gagne et largement !


Par contre, si dans mon article, le Père Noël est vainqueur, il a quand même deux énormes défauts et du genre qui ne pardonnent pas. De 1/ il n’agit qu’à Noël, d’où son nom. Tu peux écrire ta lettre au Père Noël en juillet, tu n’auras ton cadeau qu’à Noël, c’est la règle. Tu vois, les petits enfants des téléfilms Disney qui demandent au Père Noël une nouvelle maman car la leur est morte, il doivent attendre décembre et qui te dit qu’entre temps, Papa ne se sera pas trouvé une nouvelle poulette insupportable qui n’aime pas les gosses ? Par ailleurs, la magie de Noël semble proportionnelle aux centimètres de neige tombés les derniers jours. Par exemple, là de suite, dans mon sud natal où je me prélasse, je la sens moyen la magie de Noël (bien que j’ai déjà chopé le fameux rhume de Noël, je joue aux mikados avec mes côtes tellement je tousse). Faut dire que le Père Noël sous le soleil du Mexique ou de Californie, de suite, ça le fait moins. Mais surtout, surtout, le problème du Père Noël, c’est qu’après 9 ans max (moi, j’ai su à 7 ans, c’était horrible), on n’y croit plus. Et du coup, y a plus d’espoir, on sait que ce sont les parents qui achètent les cadeaux. Du coup, tu deviens plus raisonnable selon les revenus de tes parents, tu vas pas demander un truc de ouf sachant qu’ils ne pourront pas te l’offrir. Et c’est de suite vachement moins drôle. Surtout qu’en grandissant, toi aussi tu dois mettre la main à la poche pour offrir à ceux que tu aimes quelques cadeaux que, tu espères, leur montreront que oui, tu les aimes. Inutile d’y mettre des millions d’euros (si seulement je les avais) mais juste un geste, quelque chose qui montre que tu les connais, que tu sais ce qu’il leur fera plaisir. Et là, autant le dire, c’est l’angoisse. Chaque année, je me triture les méninges pour trouver le pur cadeau, celui qui ravira son destinataire, chaque année j’ai peur de me tromper, de décevoir, d’envoyer le mauvais message. Et je te parle même pas de l’état de mon compte en banque mais ça, on le vit tous. Père Noël, tu crains !

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L’été dissolu de Nina B.

Pouuuuuuuce ! Bon, ok, voilà, on est le 30 juillet et j’ai atteint mes limites. C’est ça la vingt-neuvaine, on se croit plus fort que les autres et à un moment, on se rend compte qu’on n’a plus 20 ans et que dormir, c’est aussi une bonne idée.




Cette année, l’été est plutôt beau (enfin, je trouve), il n’est pas rare de sortir du boulot sous un beau soleil et d’avoir envie de lézarder en terrasse avec un(e) ami(e) en sirotant un petit cocktail. Voire deux. A jeun. Autant dire qu’après ça, je ris très fort et pas forcément à propos, ce qui ne dérange pas forcément la personne en face, pour peu qu’elle soit un homme bien décidé à finir la soirée vers des horizons… plus horizontaux, justement. Ca tombe bien, moi aussi (sinon, je reste au coca).



Oui, cet été, je renoue un peu avec mes anciens démons, c’est sex, alcool et rock n’roll. J’ai du rhum dans le sang, des courbatures aux cuisses, des cernes sous les yeux qui se confondent à merveille avec mon smoky eye… Bref, j’ai plus vraiment fière mine et y a des soirs où je ne rêve que de mon lit mais mon agenda se remplit aussi vite que mon compte en banque ne se vide (oui, c’est pas gratuit tout ça). Et comme j’ai rendez-vous avec des gens que j’apprécie (quand même), je ne peux pas dire non. Mes soirées sont prises, mes déjeuners aussi, vais-je devoir rencarder au petit-déjeuner ? Non, impossible, je dois dormir, dormir… Au moins un peu. Car quand mes nuits ne sont pas faites de cocktails, j’ai des conversations jusqu’au bout de la nuit ou presque avec des hommes sur MSN. Au secours, je veux dormir !



Pourtant, de façon déraisonnée, j’ai l’impression que c’est un peu mon dernier été de fête et de débauche. Peut-être que je me trompe mais force est de constater qu’après un mois et demi de ce régime, je ne tiens plus du tout et que je ne peux non plus abuser car je travaille. Oui, je ne crois pas que mon boss apprécierait de me voir arriver vers midi, les lunettes de soleil solidement vissées sur le nez (« mais j’ai une conjonctivite, je dois les garder ! »), la voix pâteuse, le doigt faiblard (gênant pour taper à l’ordinateur), les yeux prêts à se fermer à la première occasion. Non, je ne suis pas payée à ça, non. Je suis payée pour produire du contenu, gérer ma partie des recos, ne pas trop me moquer des agences qui parlent tellement leur langage que je ne suis pas sûre de comprendre. En fait, la question que je me pose est si les communiquants ont un train d’avance au niveau du langage ou s’ils sont plus dans la catégorie bien connue de nos années collège/lycée des ringards qui essaient de parler cool en utilisant des mots soit disant hype mais que seuls eux comprennent.




Bref, est-ce ce foutu chiffre 29 qui me pousse à me dire que je dois profiter de toutes ces folies maintenant car l’an prochain, ce sera trop tard ? Pourquoi j’ai la sensation que je dois profiter à fond maintenant ? Expérimenter, rire, m’amuser, rentrer tard et peu dormir. La vie ne s’arrête pourtant pas à 30 ans surtout que je n’ai pas de projets importants pour ma trentaine. Pas de changement de boulot en vue (et pas l’envie de bouger non plus), de déménagements (non, là, j’ai pris mon quota pour les prochaines années aussi). Un homme ? Ca se programme pas et je doute d’apprécier la vie avec un pantouflard, de toute façon. Un enfant ? Ahahahah, soyons sérieux trente secondes.


Finalement, je crois que j’ai limite hâte d’avoir trente ans, de passer cette barrière symbolique qui me fait raisonner à l’envers, qui me fait précipiter, courir après le temps pour faire tout ce qui me tente avant 30 ans histoire de ne pas avoir de regrets. Pourtant, la vie ne s’arrête pas là. Enfin, j’espère pas.


En attendant, je vais me mettre un peu au vert chez mes parents. Dor-mir. A mon retour, j’aurai encore quelques petites débauches en attente et à la rentrée, quand la nuit tombera à la sortie des bureaux, je referai mon associale. Profitons avant l’hiver !

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