Liberté d’expression et blocage sur les réseaux sociaux

Dans un monde idéal, les réseaux sociaux, c’est un lieu d’échange et d’enrichissement, un lieu ou la culture et la connaissance coulent à flot… entre deux lolcats et une loutre trop mignonne, ok (j’adore les loutres). Mais parfois, des gens qui ne sont pas d’accord avec toi ou des trolls (à ne pas confondre) décident de te harceler jusqu’à ce que tu changes d’avis. Alors tu les bloques… et là ça hurle “et ma liberté d’expression, alors ?”

Un couple de loutres

Depuis le drame de Charlie Hebdo, c’est devenu l’argument massue de tous les rageux “liberté d’expression !”, ce truc magique censé les autoriser à appeler à la mort ou au viol de leurs ennemis (musulmans voire arabes en général, homos, femmes, qui vous voulez). Les plus lettrés vous citeront peut-être Voltaire au détour d’une menace, vous rappelant que vous seriez bien nobles de respecter leur parole car “je ne suis pas d’accord avec vous mais je me battrai pour que vous puissiez exprimer vos idées”… Oui ok sauf que Voltaire n’a jamais dit ça, pour commencer, et s’il l’avait fait, je ne pense pas vraiment qu’il pensait à tes menaces de viol ou de meurtre, tu vois… La liberté d’expression est une chose précieuse mais il faut en comprendre le principe de base : cette liberté, c’est celle que l’on a, en tant que citoyens, d’élever la voix, de dénoncer, une autorité quelconque. C’est notre droit à aller manifester (quoi que ces derniers temps…), à écrire des éditos ou réaliser des dessins qui dénoncent. je schématise parce que c’est pas le coeur de mon article mais la liberté d’expression, elle est là pour contrebalancer le pouvoir. Pas pour menacer l’intégrité physique d’une personne.

Extrait du film Menace d'Etat avec Sean Bean

« Tu vas la respecter ma liberté d’expression, sale pute bobo gauchiasse féministe ? »

Du coup, parfois, sur les réseaux sociaux, tu rentres en contact avec une personne qui a décidé que tu avais tort et qui va venir te faire la leçon. Avec pas de chance, le mec (car ce sont souvent des mecs, quand même), va commencer direct à annoncer ses intentions vis à vis de ton cul, tes dents, voire ta personne dans sa globalité. Et on a beau avoir les épaules larges et s’attendre à ce genre de déferlement quand tu oses attaquer la virilité et la domination de ces petits êtres fragiles, à un moment, se faire menacer de viol toutes les deux minutes, ça limite l’envie de sourire. Non mais sérieusement, quand j’ai relayé un article sur l’atroce Babylone 2.0, y a des mecs qui sont quand même venus me cracher à la gueule en mode “de toute façon, vous n’êtes que des putes, bien faits pour vous !”. Mais je… quoi ?

Dispute de couple

Et puis il y a ceux que j’appellerai les évangélistes, ceux qui viennent t’apporter une vérité que tu n’avais pas forcément demandé. Alors comprenez bien : je peux parfois dire des conneries, évidemment, je n’ai pas la science infuse et je ne suis pas du tout opposée à ce que quelqu’un vienne m’apporter avec des sources de la contre argumentation qui me fera réfléchir. Mais y a d’autres moments où juste non. Typiquement, quand je m’exprime en tant que femme sur un ressenti en tant que femme, un homme n’a pas à venir tenter de me faire changer d’avis car lui sait mieux que moi. Non, tu ne sais pas mieux que moi, tu es un homme, tu ne peux pas savoir ce que je vis en tant que femme. Au mieux, tu peux imaginer. De la même façon, je vais pas aller expliquer à une personne de couleur qu’elle exagère à parler de racisme tout le temps parce que je n’en sais rien, je ne vis pas le racisme ordinaire donc shut the fuck up. Mais je ne me démonte pas, j’essaie d’expliquer à cette personne qu’elle ne sait pas de quoi elle parle, j’enrichis mon propos de liens vers des articles. Tu persistes et signes ? Tu refuses ma demande de cesser de me parler ? Ok : block.

Liberté d'expression sur twitter

Et là, ça se met à hurler “han mais quelle conne, elle respecte pas ma liberté d’expression”. Peurdon ?? Alors juste deux points :

– en général, je bloque quand même au bout d’une heure, voire deux, de débats stériles, je pense que tu as eu plus que ta part d’expression

– en quoi je nuis à ta liberté d’expression ? Je t’interdis désormais de m’adresser la parole (et en général, ça survient après plusieurs demandes de me laisser en paix non respectées) mais tu gardes ton espace pour déballer ta merde, t’inquiète. Je t’ai juste fermé la porte de chez moi, je t’ai pas enfermé dans un bunker, seul au monde. Comme j’aime à dire, je me tape suffisamment de cons dans la vraie vie que je ne peux malheureusement pas masquer ou bloquer, je vais pas m’imposer ça en plus sur les réseaux sociaux. Surtout que bon, le prends pas mal mec mais y a 9 chances sur 10 qu’on se connaisse pas donc je ne vois pas trop pourquoi je devrais continuer à te subir…

Bref, le fait qu’une personne n’ait plus envie d’écouter vos préchis préchas ne veut pas dire que votre liberté d’expression est menacée. C’est un concept beaucoup trop important pour être réduit à votre simple blessure narcissique et admettez enfin que, non, tout le monde n’a pas envie de vous entendre sur tout. Votre parole n’est indispensable pour personne.

 

D’ailleurs, faudra que je vous explique pourquoi quand on vous bloque sur Twitter, ça ne vous fait pas automatiquement gagner le débat. Un jour.

 

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Le biodome de Montréal, périple au pays de la mignonnerie

Vendredi 29 janvier : après une journée à me balader à Montréal avec Joy et Isa, je me couche pleine d’amour des animaux. Quoi ? Oui, en une journée, j’ai fait des provision de mignonnerie et de awwwww, assez pour tenir au moins un mois. Parce que ce jour là, je suis allée au biodome

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C’était ma seule demande impérative du séjour et on a failli ne pas y aller en plus car on avait confondu le biodome et la biosphère (qu’on pouvait visiter gratos avec le pass de la Fête des neiges vu que c’est juste à côté et c’est très intéressant aussi. D’ailleurs, au Canada, quand on vous projette un film sur le dérèglement médiatique, on vous balance un peu d’eau pour la pluie et un peu de neige pour bien illustrer ce qu’on te raconte). En fait, avant de partir pour le grand froid (qui n’existe pas), j’avais un peu regardé quoi faire en hiver à Montréal et le biodome était en bonne place. C’est donc parti pour cet univers étrange et fascinant.

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Situé à côté du parc olympique, le biodome vous propose 4 salles, 4 ambiances : la forêt tropicale, le monde sous-marin, ambiance arctique et ambiance “les laurentides”. Donc on va voir plein d’animaux intégrés dans un écosystème et on va passer d’une température tropicale à une température beaucoup plus fraîche… Alors je suis toujours un peu circonspecte sur tout ce qui est zoo et assimilé, j’ai toujours peur d’être complice d’un mal être animal genre Marineland et co. Après, j’ai parfois l’impression que les réserves sont une bonne façon de justement protéger des animaux en voie de disparition (même si ce n’est pas toujours safe non plus).

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On commence la balade, on n’arrive pas à voir ni le paresseux ni le singe lion mais c’est pas grave, on voit une sorte de super cochon d’Inde, des signes trop mignons, des chauves souris, des grenouilles minuscules… mais mortelles, des poissons, des serpents… Un peu plus loin, des alligators, des tortues, des ibis. On regarde un peu partout, les oiseaux font leur vie tranquille.

 


ibis-rouges-biodome ibis-rouge-biodome biodome-perroquet aligator-biodome singe-biodome grenouille-veneneuse serpent-biodome poisson_biodome biodome_animalMais la partie tropicale était celle qui m’intéressait le moins car ensuite, on arrivait sur la partie Laurentides et là, surprise : des loutres. J’adore les loutres, j’étais hystérique, je les ai mitraillées (pas forcément pratique à travers une vitre, une faisait du toboggan dans une rivière artificielle, j’étais ivre de mignonnerie. On rate les castors qui dorment, les ratons laveurs ne sont pas motivés pour nous voir mais attention, arrive une nouvelle mignonnerie : le lynx du Canada. Vous prenez un chat, vous lui mettez du poil au bout des oreilles, des pattes de lion et une queue pompon et… KAWAIIIIIIII !! On les voyait évoluer de branches en branches, peinards. La dame du Biodome nous explique que quand ils nettoient la zone, ils planquent des cadavres de souris et d’oiseaux pour maintenir l’instinct de chasse. Et ils ont dressé des filets au dessus de leur territoire car ils allaient chasser les oiseaux des autres parties qui s’approchaient de trop près. Les félins restent des félins.

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Zone suivante, on arrive sous un bassin : dans l’eau, des poissons typiques des Laurentides (dont des brochets un peu flippants) mais surtout des oiseaux posés sur le dessus qui plongent pour pêcher. Donc Isa et moi sommes restées bien 15 mn à regarder les oiseaux qui pêchent en admirant la technique : l’espèce de mini mouette qui galère, l’espèce de canard qui descend, chope un truc et se met en position aérodynamique pour remonter comme une balle. Et la phrase précédente illustre à quel point je suis la reine de l’ornithologie. Continuons pour arriver au dernier super point d’intérêt : les pingouins. Je les aime presque autant que les loutres et les renards roux, pour dire. On reste ving minutes à les mater, écoutant les infos données par un employé du biodome qui nous explique que les pingouins sont assez bien pour se reproduire, ce qui est bon signe. On les voit évoluer sous l’eau et hop, ressortir l’air de rien sur le rebord, c’est génial.
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Pour finir, on a joué un peu les pestes. Pendant toute la visite, on a croisé un couple d’Asiatiques (je dirais Japonais à vue de nez mais je ne les ai pas entendus parler… ce qui ne m’aurait pas forcément aidée vu que je parle pas japonais). La fille, habillée d’un jean, en talon sans chaussettes et avec un tutu… Pourquoi pas mais surtout, elle a passé toute la visite à se faire mitrailler par son mec en mode blogueuse mode, sans aucun intérêt pour les animaux. Au début, ça nous a amusé, à la fin, ça nous gonflait limite vu qu’il devenait difficile de passer dans son coin. Du coup, on a fini par le faire un peu exprès de photobomber. S’il le faut, je suis en guest sur un blog mode japonais, quoi ! Mais là, une nouvelle fois, ce narcissisme me dépasse : aller dans un “musée vivant” comme ils disent sur le site pour se faire tirer le portrait une bonne centaine de fois, je… Non, vraiment, c’est pas mon univers. Ils ont même pas regardé les loutres, pour vous dire ! Et ça, CA, pardon de le dire mais c’est un crime.

Ah y avait un Axolotl aussi

Ah y avait un Axolotl aussi

La prochaine fois, je vous parlerai du truc encore plus mignon que le biodome : le café des chats.

Un chat est caché dans cette image, le trouveras-tu ?

Un chat est caché dans cette image, le trouveras-tu ?

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Panique celtique

[Je me déchire tellement pour vous trouver des titres tous pourris, je vais remettre le celtique au goût du jour]

Donc Irlande – Acte 3 : le sud du Connemara mais avec un bout de Nord dedans

 Irlande 431

8 am, Cliffden – Irlande. Comme on a gagné une heure de sommeil, c’est toutes pimpantes que  nous descendons dans les rues de Cliffden pour un petit déjeuner. Isa a tenté une réparation de son essuie glace avec un nouveau trombone… et du chewing gum. Oui, ma copine, c’est Mac Gyver t’as vu ? La boulangerie d’à côté servant un Irish breakfast, on s’en fout joyeusement plein la panse. Je ne mangerai plus rien jusqu’au soir. Oui, c’est marrant, les petits déjs salés, ça me coupe la faim alors que les sucrés… A retenir pour Paris, tiens.

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Après un somptueux petit déjeuner, donc, et un petit tour dans la ville avec une jolie vue sur le lac un peu déchaîné option des fils électriques qui tombent dans l’eau (???), nous repartons faire un tour sur la skyroad, un route côtière que vous DEVEZ faire, c’est obligé. La mer est déchaînée (on savait pas que de l’autre côté, c’était l’apocalypse en Angleterre), les vagues s’écrasent sur les côtes dans un incroyable jeyser d’écumes. La pluie, le ciel et la mer gris, les éléments déchaînés, c’est juste magnifique, puissant. Le temps se lève vite (comme d’hab), on ne sait plus bien si on est en Irlande, au Canada ou en Suède/Norvège (endroits où je ne suis jamais allée soit dit en passant, sauf Göteborg). Sans doute parce qu’on navigue dans les fjords irlandais… On s’écrie des “ohlala, c’est beau” toutes les 2 mn 30, on en prend tellement plein les mirettes. Et c’est pas fini !

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On repart vers le nord faire quelques photos à Kylemore Abbey mais on ne rentre pas : on n’a pas super le temps et à 12 € 50, c’est légèrement abusé… On traverse ensuite pour se balader dans la réserve naturelle du Connemara. On a le choix entre trois balades mais la plus longue et haute nous est déconseillé “trop de vents, environ 200 km/h”. Bon ok, on va faire la moyenne alors. Après une jolie grimpée, on tombe sur un paysage à couper le souffle, on voit la pluie au loin. Ah plus si loin… Ah… ça arrive. Et là, merveille de la voiture : on voit un énorme rideau d’eau nous arriver dessus, nous arroser 5 mn et fin de l’histoire. 5 minutes plus tard, grâce au vent, on est toutes sèches. On finit par redescendre dans la joie et la bonne humeur et c’est reparti.Seule déception : ils avaient parlé de loutre à l’accueil visiteur et j’en ai pas vu une seule. Bon le fait qu’on doive envoyer un mail si on en apercevait une vivante m’avait légèrement indiqué que c’était rare mais j’aime les loutres, je désespérais pas. Prochaine destination : le château de Ballynahinch devenu un hôtel.

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Autant le dire : le château est moche, recouvert d’un triste crépi gris qui donne un aspect toc. Par contre, à l’intérieur, une immense cheminée qui m’a bien réchauffée, j’aurais bien passé la fin de journée là. On se refait une petite balade pleine de bucolisme et de belles couleurs au bord de la rivière. En fait, si je devais résumer le week-end, ce serait le plein d’oxygène et de vert. Et ça vous recharge les batteries en 2 minutes, ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu que je flirtais avec le niveau critique.

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On repart pour un dernier château, celui de Aughnanure qu’on trouvera fermé. Dernière étape : Galway, dans une auberge de jeunesse hyper moderne où y a à peu près que des Français. On se cherche un pub sympa avec une cheminée mais on renonce à l’item “cheminée” pour celui de “qu’on trouve au moins une table pour s’asseoir et dîner (à ce moment là de l’histoire, j’ai mangé 2 petits cookies depuis l’irish breakfast, j’ai un peu faim. On atterrit au pub “the quays” à la déco bien sympa puisqu’il s’agit d’éléments d’une ancienne église. Je m’offre un seafood chowder et un Irish stew, je suis assez fan. A côté de nous… des Français, ben tiens. On dîne en rigolant et en commentant le physique de notre charmant serveur (il y a de beaux mecs chez les Irlandais, il faut le dire). On se délocalise ensuite dans un pub un peu plus loin car ceux de la rue principale sont totalement bondés. Faut dire que le même soir, il y avait le défilé d’Halloween donc tout le monde était dehors. On se retrouve donc dans un petit pub avec des gens un peu âgés pour écouter un concert de musique irlandaise. N’imaginez pas la version anglaise de Nolwenn, non, non, c’était plus dans le style country. Le chanteur d’une cinquantaine d’années distribue les oeillades à trois quadra-quinquas maquillées comme un camion volé qui sont toutes excitées. A côté de nous, un étrange groupe avec un Monsieur pour le moins âgé qui attrape toutes les filles qui passent pour leur proposer de danser tandis qu’un mec parle seul avec sa bière. Ah wé ok.

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Dernier matin, on s’offre un dernier tour à Galway. Point d’orgue : le port et la mer. Moi, dès que je suis en contact avec l’eau salée, je suis heureuse donc là, je suis en pleine jouissance, forcément. On a même le droit à une chouette apparition en fin de balade : un phoque qui s’avale une anguille dans le port , entouré d’une floppée de mouettes. Là-bas, c’est courant mais pour nous, c’était un peu la cerise sur le gâteau.

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4 jours loin de tout, du boulot, de la pollution, des cons, de l’actualité… Rah mais j’y retourne quand vous voulez. Et puis c’est beau… Entre la nature et les vieilles pierres, moi, je ne peux que céder. Un seul regret : j’ai pas eu l’occasion de goûter l’Irish grog : du whisky chaud avec zestes d’orange. La prochaine fois…

 

Week-end prochain : direction Bruxelles ! Je vous ai dit que j’étais riche, j’en profite (en vrai, j’ose plus ouvrir les lettres de ma banque avec l’état de mon compte dedans)

 

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Foule, je te honnis

Bon, je trouve qu’en ce moment, ce blog est globalement trop petites fleurs petits cœurs, les écureuils dans les arbres et les loutres dans les rivières. Je sais que Nina la fielleuse vous manque, alors, réjouissez-vous car here she is ! Yes, I maîtrise l’english, moi. Bon, bref, aujourd’hui, je pousse un coup de gueule : j’aime pas la foule.

Foule

Un grand philosophe a dit un jour : « en groupe, l’homme perd toute intelligence ». Si je reprenais mes cours de philo moderne, je te dirais qui mais honnêtement, j’ai la flemme. Pourtant, ce grand homme avait raison et pas qu’un peu. J’aime les gens mais je suis profondément misanthrope. Oui, je sais, ma phrase contient une fabuleuse antinomie mais rassure, toi, je t’explique, lecteur. J’aime faire des rencontres, parler aux gens et tout ça. Mais j’aime les rencontrer en petit comité dans un lieu calme parce que dès qu’il y a du monde, c’est la chienlit, comme dirait le Général. Prenons un exemple au hasard : le métro. Dans un esprit logique, il faut d’abord que le wagon se vide pour le remplir. En gros, on laisse descendre les gens d’abord, on monte ensuite. Bon, à Paris, les gens ont un peu compris mais à Toulouse, pour sortir de la rame, vous devez marcher sur ce qui veulent rentrer. Or je rappelle à mon humble lectorat que je fais 1m57. Heureusement, j’avais un gros sac… Et puis le métro, c’est comme paic citron : quand y en a plus, y en a encore. Je me souviens, en 2002, j’étais venue avec Lucie sur Paris pour aller bosser à la BNF pour nos maîtrises. On prenait le RER A et le premier jour, super inspirées, on l’a pris à 8h, heure de pointe. La rame était pleine, on était juste à l’entrée de la rame, je dis à Lucie : « Bon ben, on prendra le suivant ! ». Sauf que les gens derrière en ont décidé autrement et suite à une grosse poussée, on s’est retrouvées au milieu de la rame sans trop comprendre comment. Bon j’étais un peu pliée en deux avec un coude ne m’appartenant pas appuyé sur ma colonne, sympaaaaaaaaa !

 

Dans le métro, vous avez aussi le ou la « je m’arrange pour te passer devant pour entrer avant toi dans la rame ! ». Non mais c’est pas une course ! On rentrera tous dans la rame (surtout que les gens qui font ça le font aux heures assez calmes). Tiens, rien qu’hier, j’attendais le RER à Châtelet à 17h, un train toutes les trente secondes à peu près. Ben une naine d’1m02 coiffée comme un mouton s’est posée pile devant moi sur le quai. C’est sûr le quai est tellement petit, elle ne pouvait se foutre QUE sous mon nez. C’est fou comme les gens aiment la gruge. Genre en voiture, le mec qui vous dépasse comme un crétin en mordant la ligne blanche… Tout ça pour se retrouver juste devant vous au feu suivant. Putain, dix secondes de gagnées, c’est une bonne journée, ça ! Pareil au supermarché, y a toujours quelqu’un qui essaie de vous passer sous le nez. Je me souviens d’une fois où je faisais la queue à Toulouse avec Guillaume, un gamin qui avait juste une bouteille de coca a essayé de nous gruger. C’est con, il serait resté sagement derrière, je l’aurais laissé passer, vu que mon panier était plein. Mais comme il a joué aux plus cons, il est resté derrière moi. Le pire, ce sont les gens qui vous déboîtent sous le nez pour être DEVANT vous et qui roulent à 30 après ou ceux qui vous passent devant à la caisse et mettent trois plombes à trouver la pièce de 2 cts d’euros qui lui manque. C’était bien la peine, tiens !

 

Ce qui me gonfle le plus, ce sont les gens dans la rue. Moi, je marche assez vite, je suis pas là pour parader. Et forcément, quand j’essaie de garder mon bon pas, je tombe toujours sur le groupe de relous sur le trottoir, ceux qui marchent à dix à l’heure de front, c’est tellement plus simple ! Mais des fois, un seul être vous emmerde. Genre, je marche de bon pas et je rentre dans la personne devant moi qui s’arrête soudain en plein milieu. Ou alors celui qui marche à deux à l’heure en biais. Genre vous essayez de le passer par la droite, il vous coince contre le mur, vous essayez de passer à gauche, il vous éjecte du trottoir. Oui parce que certains n’ont pas intégré le fait que la trajectoire la plus rapide entre deux points est la ligne droite. Non, eux, ils zigzaguent comme des lapins s’enfuyant au ralenti. Ou alors les gens qui tiennent conférence au milieu du trottoir. Moi, je sais pas mais quand je croise une connaissance dans la rue (ce qui est extrêmement rare dans Paris, à moins d’avoir rendez-vous), je discute pas avec en plein milieu, je me pousse sur le côté. Et que dire des gens qui vous filent des coups parce que vous avez le malheur d’être sur sa trajectoire et que vous vous êtes pas poussés assez vite ? Hier, par exemple, un mec m’a violemment planté son coude dans la poitrine, j’ai protesté bruyamment mais vous pensez qu’il se serait retourné voire même (soyons fous) excusé ? Mais non, bien sûr. Et puis quoi encore ?

 

Autre cas qui m’exaspère, le « je me plante DEVANT le portique du métro et je cherche mon ticket. Bon, déjà, dans certaines stations, vous n’avez pas 150 portiques alors si en plus un est bloqué par un crétin qui n’a pas eu la bonne idée de choper son ticket avant (pourtant, il ne faut pas être d’une intelligence folle pour y penser), on s’en sort plus.

 

Enfin, le plus dangereux : aller dans l’autre sens que la foule. Par exemple, dans le métro, quand vous croisez un couloir débouchant sur une ligne de métro que vous voulez prendre. Là, des dizaines de quidams viennent de sortir d’une rame et veulent se casser. Bon ben bon courage pour arriver sur le quai entière. Des fois, quand je fais ça, je me fais l’effet d’un saumon remontant le courant de la rivière : c’est pas facile-facile.

 

Alors maintenant, moi aussi, je deviens conne. Si on se pousse pas sur mon chemin, j’adresse deux avertissements, des « pardons » sonores et autoritaires et si les personnes m’ignorent, je passe en force ! J’avais prévenu… Quand on vous dit que la connerie est contagieuse quand on se déplace en foule !

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