Une journée détente en catamaran

Le 14 mars – Journée farniente en catamaran ! Je suis moyen motivée à l’idée de passer la journée en plein soleil mais la promesse de snorkeling me convainc d’y aller. Réveil à 6h50 pour m’offrir le lever de soleil. Raté, il fait encore bien nuit, à peine une petite touche plus claire au fond. Je m’habille et y retourne… Toujours pas. Finalement, j’aurai droit à un petit résidu en allant au bus, pas si mal…

Lever de soleil à Guajimico, Cuba Lever de soleil à Guajimico, Cuba

Nous prenons donc le bus, rendez-vous à 8h mais ça traînasse un peu. La vie de groupe est parfois un peu compliquée… On se rend à la marina de Trinidad pour prendre un catamaran. Nous sommes vingt-et nous récupérons un groupe d’une quinzaine de personnes. Bon, ça rentre car le filet central est sursquatté. Je choisis une place en dur, papote un peu, lis aussi. On a dit journée détente, j’applique.

Journée catamaran à Cuba Journée catamaran à Cuba

Première étape, le snorkeling. J’aime cette activité, ça crée une sensation de flotter encore plus forte qu’en plongée et j’ai même vu un poisson flûte. Il y avait des sergents majors (bagnards), des demoiselles bijoux, poissons papillons et surtout un très beau corail. A peine remontés sur le bateau, on file sur l’île avec des iguanes un peu partout… Dégueu. Des crustacés plein la plage aussi. Le lieu est très sympa ! Un léger micro-climat au vu des nuages alentours, une paella pas mal, une plage agréable. Une petite baignade, un paressage sur un transat… et évidemment des coups de soleil en pagaille. Un jour, j’apprendrai à me crémer correctement un jour en arrêtant d’oublier des zones. Et je vais arrêter la crème en spray aussi, c’est de la merde. En plus, je crame de partout mais mon visage reste pâle… Je veux du doré ! Quoi qu’il en soit, cette petite journée sur un îlot perdu avec une heure rien qu’à moi sur mon transat me fait un bien fou. Non parce que partir en groupe a certains avantages, le premier étant de ne me préoccuper de rien, mais il n’y a jamais de réelle solitude. Je voulais écrire, je n’ai tenu que ce journal (et encore, là, je suis dans l’avion du retour) et je n’ai même pas beaucoup lu : un roman terminé, quatre magazines épuisés… C’est aussi pour ça que j’aime la plongée : pendant une heure, personne ne me parle, je suis seule avec moi-même, n’adressant que quelque gestes à mes camarades pour dire que ça va (ou pas, parfois…), que j’ai encore plein d’air et que je ne sais pas où est le bateau. En fait, la plongée n’est pas loin de la méditation, j’aime laisser filer ma pensée… et graver dans ma mémoire ces paysages incroyables. Il faut que j’en fasse quelque chose… C’est marrant comme je n’ai jamais intégré la plongée à l’un de mes récits… Mais j’ai une idée d’une histoire d’un royaume fantastique qui est assez proche de la Cité et que j’ai bien envie d’écrire en ce moment (six mois plus tard, j’ai pas écrit une ligne là-dessus mais j’ai bien avancé sur Uchronia que je n’avais pas du tout imaginé à l’époque)… Surtout que mes lectures de vacances m’ont déverrouillé un point d’intrigue que je n’arrivais pas à passer (six mois plus tard, je n’ai aucune idée de quoi il s’agissait). Bref, je digresse sur papier comme j’ai laissé divaguer mon esprit sur cette plage.

Une plage à Cuba Un iguane à Cuba Un îlot à Cuba Décor pour snorkeling à Cuba

De retour au bateau, je continue de lire, ma coloc est assise à côté de moi mais elle ne dit rien, elle ne fait rien. Elle est enfermée dans son introversion et je n’ai pas la clé. C’est drôle que malgré sa très grande timidité, elle m’ait propose spontanément de partager la chambre… Un peu comme Anaïs au club de plongée quelques années plus tôt. Y a peut-être un truc à creuser.

Catamaran amarré à Cuba

Retour à l’hôtel, je me douche et file au bar pour écrire mon carnet de plongée, ce journal, trois pages d’Augura, trois pages de Kleo (ah, oui, ce truc totalement abandonné depuis) et peut-être un peu de Technopolis. Arrivée sur place, les grumeaux sont là, je m’installe à part. Mais le couple sympa arrive rapidement et je les rejoins. Je les aime trop, ils sont vraiment supers. Le groupe s’étend, on redescend faire signer nos carnets de plongée, on rit, on picole un peu, je vexe le beau gosse de service en lui disant qu’il a une tête de dessin-animé. Mais comme il est bourré, il aura certainement oublié.

Des nuages se reflétant dans les marais Des nuages se reflétant dans les marais Epave de bateau à Cuba Boire et écrire

Et voici la soirée de l’improbable, la soirée langouste. Je rigole beaucoup avec mon petit gang. Le repas est joyeux, la fin de soirée va être anthologique. Me voilà sur une piste de danse avec de (très) jeunes hommes à virevolter dans tous les sens en riant un peu niaisement, ne comprenant pas trop ce qu’il se passe. Faudrait que je me mette à la salsa, même si je crains un peu des dragueurs… Là, c’est hyper respectueux même s’il y en a un qui a jeté son dévolu sur une fille du groupe qui lui répète qu’elle a un mec mais comme ce petit jeu lui plaît, elle cultive l’ambiguïté. On danse en riant, on picole et on finit par rentrer à 1h du matin. La danseur dragueur nous rattrape rapidement et on l’abandonne avec la fille qui lui plaît (je n’aurai jamais le fin mot de cette histoire). On discute avec les filles qui me font part de leur aversion pour les grumeaux. Moi, à part une qui m’insupporte vraiment, il y a quelques “moments de grâce” où je peux échanger avec eux… mais voilà, à trop vouloir attirer l’attention, ils attirent l’aversion, surtout une qui glousse tout le temps et nous critique à portée d’oreille. Ah, les voyages en groupe…

Coucher de soleil à Cuba

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Trinidad, le joyau cubain

Le 13 mars – Trinidad ! La visite qui me fait le plus rêver. Mais d’abord, on débute la journée par deux plongées. La première est sympa, on tourne autour de l’embouchure d’une rivière, belle langue de sable avec des patates tout autour et un superbe tombant. La topographie est magique, j’adore ce genre de paysages, un décor parfait pour un royaume fantastique.

Un jardin de corail aux Philippines

Ceci est aux Philippines, j’ai jamais récupéré les photos de Cuba

L’eau est parfaite, niveau température, et la princesse peste m’a prêté une go pro, j’ai pu m’amuser un peu. Mais c’est surtout la deuxième plongée qui m’a enchantée. On descendait avec le plongeur en chef qui nous a amené à 36 mètres, il nous a montré plein de crabes, de poissons, j’ai trouvé des petites crevettes, j’étais fière de moi. C’est pour ça que je préfère les plongées encadrées, la personne qui nous encadre nous montre tellement de choses. Comme ce petit crabe flèche qui avait tout de l’araignée… Un peu dégueu du coup. On a vu des poissons chevalier, des poisson Caraïbes, des poissons soleil… Une beauté, cette plongée.

Le crabe flèche

(c) Aquasport Diving (clique sur l’image pour tout savoir du crabe flèche)

A peine le temps de se doucher qu’on repart pour une petite germe pour manger le cochon. Malheureusement, la fille du couple sympa est malade et ils rentrent à l’hôtel, ça m’attriste un peu. Ce déjeuner sous un arbre énorme est pas mal du tout, on passe un bon moment avec en prime le passage de quelques cowboys mener un troupeau de vaches. Puis retour dans le bus pour Trinidad.  

Un phare cubain en forme de fusée Campagne cubaine

Quarante cinq minutes plus tard, nous voici donc à Trinidad. Mes parents avaient adoré, j’étais donc très excitée à l’idée de découvrir cette ville. Sauf que le guide ne voulait pas nous montrer uniquement le côté carte postale et nous fait donc traverser le quartier de la Popa, le quartier pauvre où les touristes ne se rendent pas… Anéfé, je comprends pourquoi. Les gens nous interpellent pour nous demander des stylos, du savon, des bonbons… Et comme une truffe, je n’ai rien. Je le savais pourtant mais je suis partie à l’arrache, je n’y ai plus pensé… L’architecture est assez aléatoire, des sortes de statues pharaoniques en guise de balcon ici, des escaliers qui semblent presque léviter de l’autre… Des églises où il ne reste que la façade… c’est assez déstabilisant.

Jardin d'enfants du quartier Popa de Trinidad à Cuba Jardin d'enfants du quartier Popa de Trinidad à Cuba Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad Quartier de la Popa à Trinidad

On marche quelques mètres à peine et nous voici dans le quartier colonial qui n’a rien à voir… C’est magnifique avec ces façades colorées, sa ferronnerie ouvragée… On “visite” une maison coloniale (devenue un resto en fait) avec un joli patio dans lequel on découvre un crocodile en cage… un vrai crocodile, vivant, ce qui turlupine plusieurs personnes du groupe. On arrive à la place centrale avec de beaux bâtiments autour abritant des musées. Je vise celui avec une tour mais avant, on part en expédition pour acheter des cigares à mon adoré. Le guide nous amène dans une espèce d’arrière-cour cheloue pour acheter les fameux cigares, mmm… On repart ensuite vers le marché, je fais ma grosse touriste en achetant une casquette kaki avec l’étoile rouge et une boîte de dominos pour Saturnin pour l’aider avec les chiffres.

Voiture de collection, Trinidad

 

Au sortir du marché,on repasse devant une volée de marches menant à la Casa de la Musica, ces dernières étant aménagées en terrasse pour boire un verre, un orchestre est en train de s’installer. Tant pis pour la tour mais j’avoue que ce petit moment détente en sirotant un mojito(un peu chargé) est un de mes meilleurs souvenirs du voyage… du moins au moment où j’écris.

Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica Trinidad, casa de la musica

On récupère tout le groupe et on va déguster un apéro, spécialité locale, la Canchanchara, à base de miel, herbes et citron et, apparemment, pas d’alcool. On repart pour le resto mais il est trop tôt encore donc avec quelques uns de mes camarades, nous voici repartis pour un apéro daïquiri, cette fois. Puis resto buffet sympa avec une bonne conversation avec une fille du groupe et après, on part au bar salsa, la Casa De la Trova. Il fait chaud, on danse un peu avec ma coloc, et quelques autres. L’ambiance est un peu étouffante, l’orage commence à se lever… On finit par un dernier tour en ville avant de prendre le bus sous une pluie torrentielle, tout le monde rentre dedans en rigolant. Le retour est bruyant, le groupe des fêtards a décidé qu’il ne dormirait pas… donc nous non plus.

Daïquiri, Cuba Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad

Canchanchara Trinidad Canchanchara Trinidad

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Bouge toi le cul

Parfois, le soir, je ne fais rien. Glandant gentiment sur Twitter en matant des vidéos à la con sur Youtube*, je vois parfois passer un pseudo que je connais, une personne que j’ai côtoyé dans une ancienne vie. C’est un peu la magie perverse des réseaux sociaux : soudain, un nom ou un pseudo perdu dans les limbes de votre mémoire vous revient soudain à la figure et vous brûlez d’une petite curiosité, parfois malsaine: et alors, il-elle devient quoi ?

stalking

Les parcours sont variés, certains ont trouvé une joyeuse moitié, d’autres ont même eu l’audace de se reproduire, j’ai accès à leurs photos de couple, leurs photo de bonheur qui ne me regarde pas, finalement. Puis d’autres exposent d’autres aspects de leur vie : leur réussite. Quand je parle de réussite, je ne parle pas nécessairement de réussite au sens capitaliste du terme mais oui, certains ont réalisé leur rêve. Et moi, j’en suis où ?

aladdin magic lamp on black with smoke

aladdin magic lamp on black with smoke

Bonjour, je m’appelle Nina B. et je suis une putain de flipette qui se réfugie dans la procrastination pour ne pas réussir. Voilà, on pouvait pas mieux résumer la situation. Je suis la fille qui veut faire plein de choses mais repousse toujours au lendemain pour d’obscures raisons qui tiennent au choix de la flemme ou de la peur ou des deux. Ma vie est loin d’être un échec, entendons-nous bien, mais il y a ces rêves que je repousse pour « quand j’aurai le temps ». Vous voyez très bien de quoi je parle, vous qui me lisez depuis longtemps, n’est-ce pas ?

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Des fois, j’ai de petites ambitions. Genre créer de nouveaux blogs qui seraient plus axés sur une rémunération, même minime, histoire de (je ne parviens pas à me résoudre à mettre de la pub sur les vingtenaires), lancer une petite marque de bijoux et accessoires faits main juste pour le côté je l’ai fait et choper 30 € de plus par mois (la richesse). Je veux aussi me lancer dans la vidéo, apprendre la musique, une nouvelle langue, tout ça, tout ça. Mais non, je ne fais rien parce que tu comprends, « j’ai trop de travail, j’ai pas le temps ». Notez qu’il est vrai que je suis bien (trop) débordée et que le soir, je suis bien meilleure à résoudre quelques escape rooms (ma nouvelle addiction) en matant une énième fois des épisodes de Salut les geeks, le fossoyeur de films ou le joueur du grenier qu’à écrire trois phrases correctes. Puis la naturopathe, elle a dit que j’avais droit à la paresse alors hein… Et c’est vrai. Mais faut assumer alors.

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Et j’avoue que c’est là que le bât blesse un peu. J’ai pas envie d’être juste une fille de bureau. Mon travail n’a certes rien de routinier, je dois régulièrement me pencher sur de nouvelles marques, de nouveaux univers, comprendre ce que veulent des gens qui sont différents de moi, d’une marque qui ne me parle pas. Je suis l’écolo bobo qui anime la page de voitures plutôt polluantes, je suis la rêveuse qui raconte des histoire autour de pays où elle n’est jamais allée pour des compagnies aériennes, je suis l’experte de la bancassurances qui finit à découvert tous les mois, je suis la fille qui écrit des tweets sur un film qu’elle n’a pas vu… Ca occupe. Mais est-ce que ça suffit à m’épanouir ? Non car ce métier me permet de toucher des tas de choses du bout des doigts mais jamais de soulever le voile. Entre parler d’une voiture et la piloter, il y a un gouffre. Entre habiller la photo d’un sublime paysage d’un texte évocateur et voir ce paysage de mes yeux, il y a un abysse. J’ai envie d’expérience, j’ai envie d’aventure, je dois essayer.

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais parce que ça me terrorise à mort

Alors maintenant, le dire, c’est bien, le faire, c’est mieux. Parce que ces gens là, croisés irl ou virtuellement dans une autre vie, ils ont pris leur destin en main, ils ont essayé. Si je prends le cas de Natoo dont j’ai déjà parlé, ses petites vidéos lui ont apporté beaucoup : une carrière, des projets (un livre, une BD) et même un mec.  Moi, j’ai déjà le mec mais sur le reste, y a du boulot.

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses...

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses…

Quotidien vs la recherche d’un extraordinaire, la bataille est lancée.

* J’ai plus la télé depuis presque un an. Pas par choix, non, juste par flemme d’appeler SFR pour réclamer une nouvelle télécommande. Ca vous situe mon envie de récupérer une télé

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Philippines, vacances à presque l’autre bout du monde

En avril, je suis partie aux Philippines et je vous en parle enfin (et j’enchaînerai ensuite sur mes vacances en amoureux en Europe du Sud de début juillet mais c’est pas dit que je m’arrête en milieu pour m’énerver sur la société) ! Ma vie ayant été un peu folle depuis, j’ai pas pris le temps de me poser sur le sujet, les revues voyage me sortant un peu moins des tripes que des articles où je me désespère sur mes congénères.

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Fin 2014, Anaïs et moi, on s’excite sur des vacances plongées en Polynésie, le paradis des plongeurs (avec les Komodos apparemment). Mais début 2015, à l’heure de faire péter le livret A, on panique un peu : le chikungunya fait des ravages dans la région… Alors on ré épluche le catalogue UCPA et finalement, on repère un voyage aux Philippines : un peu moins cher, des dates plus pratiques, banco.

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Le 13 avril, nous décollons donc vers les Philippines dans un rutilant A380 (j’étais super contente alors qu’Anaïs et nos nouveaux amis n’en avaient globalement pas grand chose à faire) de Korean Airlines avec une petite escale de 5h à Seoul (arghhh!). Après un vol fait de lecture et de dodo (les films étaient en anglais sous titrés coréens et j’entends jamais rien dans les avions, j’essaie même de sous-titrer les films français quand je peux, ça m’aide beaucoup), nous voici à errer dans le gigantesque aéroport de Seoul avec douches et sièges massants (ouais!) avant de ré embarquer pour Cebu, capitale régionale des Philippines. Comme nous arrivons à minuit et demi, je me raconte une belle histoire : au lendemain, nous ouvrirons nos rideaux et découvrirons un paysage enchanteur, hihi ! Sauf que le lendemain matin, nous avions ça comme vue :

J'avais mis un filtre par accident

J’avais mis un filtre par accident

Oui, on a dormi dans un hôtel un peu moyen mais on s’en fout, on est partis pour le premier resort, youpi !

De suite ça change

De suite ça change

Alors avant tout, petit topo largement pompé sur Wikipedia : . Concrètement, on a pris plein de ferries pour relier une île à une autre et tu as de mini chapelles ardentes et des signes catholiques partout, jusque dans les taxis mobilettes… Ce qui est assez cohérent avec leur façon de conduire, ils prient juste avant de démarrer… Nous aussi d’ailleurs. Un peu comme la Thaïlande, tu te demandes comment y a pas plus de morts tellement ça double dans tous les sens, ils ont un ratio de 3 pour une place disponible. Nous avons un peu pris le pli, nous entassant à 7 ou 8 dans le taxi mobilette ou à 15 dans une voiture 9 places suite à la crevaison de notre bus rutilant…

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Donc durant notre séjour, nous avons séjourné dans 3 resorts avec club de plongée inclus, une petite plage, piscine, clim, tout confort. Les gens sont très gentils et serviables. de façon générale, les Philippins sont vraiment adorables, y compris quand ils ne sont pas payés pour nous servir : quand on se promenait sur la plage, de nombreux enfants nous interpellaient, mi hilares mi intimidés, juste pour nous saluer.

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Bref, les Philippines, le paradis ? Ah oui : les paysages sont magnifiques, j’ai eu droit à de sublimes levers ou couchers de soleil, je me suis gavée de merveilleux fruits… L’Asie a ce côté terrible de mettre à ta disposition les meilleurs fruits du monde. Ananas et mangues goutus et parfaitement sucrés, coco fraîche gorgée d’eau (mon addiction à l’eau de coco vous salue), de minuscules citrons saturés d’un jus acide et sucré… Et les avocats se fondent dans un sublime avoccado shake fameux. Niveau nourriture, on mange vraiment très bien même si c’est souvent très copieux avec plein de plats. Trop sans doute. Je finis par troquer mes entrées contre des jus de citron ou eaux de coco pour ne pas gaspiller.

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Le Paradis sur Terre ? Pour nous, oui, ça doit avoir ce goût là. Par contre, pour les populations locales, ce n’est pas si simple. Une fois sortis des resorts rutilants et de retour dans la capitale régionale Cebu, le Paradis a soudain un vilain goût : à côté de sublimes baraques flambant neuves se dressent des bidonvilles insalubres . Dans la rue, de petits enfants de moins de 10 ans vous courent après pour vous vendre 3 babioles, certains dorment directement sur le trottoir, j’ai même vu un gosse de 3 ou 4 ans se balader à poil dans la rue… Il y a également pas mal de mutilés, des aveugles, sans que je sache bien pourquoi.

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Bref, les Philippines, oui, j’ai aimé, j’y retournerai peut-être l’an prochain mais reste cette sensation toujours un peu étrange de venir en néo colons. Je vous en parlerai une prochaine fois, je vous raconterai également les folles plongées et les drôles de bêtes que nous avons rencontrés sous l’eau… Requins baleine inclus.

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Panique celtique

[Je me déchire tellement pour vous trouver des titres tous pourris, je vais remettre le celtique au goût du jour]

Donc Irlande – Acte 3 : le sud du Connemara mais avec un bout de Nord dedans

 Irlande 431

8 am, Cliffden – Irlande. Comme on a gagné une heure de sommeil, c’est toutes pimpantes que  nous descendons dans les rues de Cliffden pour un petit déjeuner. Isa a tenté une réparation de son essuie glace avec un nouveau trombone… et du chewing gum. Oui, ma copine, c’est Mac Gyver t’as vu ? La boulangerie d’à côté servant un Irish breakfast, on s’en fout joyeusement plein la panse. Je ne mangerai plus rien jusqu’au soir. Oui, c’est marrant, les petits déjs salés, ça me coupe la faim alors que les sucrés… A retenir pour Paris, tiens.

 irlande-cliffden

Après un somptueux petit déjeuner, donc, et un petit tour dans la ville avec une jolie vue sur le lac un peu déchaîné option des fils électriques qui tombent dans l’eau (???), nous repartons faire un tour sur la skyroad, un route côtière que vous DEVEZ faire, c’est obligé. La mer est déchaînée (on savait pas que de l’autre côté, c’était l’apocalypse en Angleterre), les vagues s’écrasent sur les côtes dans un incroyable jeyser d’écumes. La pluie, le ciel et la mer gris, les éléments déchaînés, c’est juste magnifique, puissant. Le temps se lève vite (comme d’hab), on ne sait plus bien si on est en Irlande, au Canada ou en Suède/Norvège (endroits où je ne suis jamais allée soit dit en passant, sauf Göteborg). Sans doute parce qu’on navigue dans les fjords irlandais… On s’écrie des “ohlala, c’est beau” toutes les 2 mn 30, on en prend tellement plein les mirettes. Et c’est pas fini !

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On repart vers le nord faire quelques photos à Kylemore Abbey mais on ne rentre pas : on n’a pas super le temps et à 12 € 50, c’est légèrement abusé… On traverse ensuite pour se balader dans la réserve naturelle du Connemara. On a le choix entre trois balades mais la plus longue et haute nous est déconseillé “trop de vents, environ 200 km/h”. Bon ok, on va faire la moyenne alors. Après une jolie grimpée, on tombe sur un paysage à couper le souffle, on voit la pluie au loin. Ah plus si loin… Ah… ça arrive. Et là, merveille de la voiture : on voit un énorme rideau d’eau nous arriver dessus, nous arroser 5 mn et fin de l’histoire. 5 minutes plus tard, grâce au vent, on est toutes sèches. On finit par redescendre dans la joie et la bonne humeur et c’est reparti.Seule déception : ils avaient parlé de loutre à l’accueil visiteur et j’en ai pas vu une seule. Bon le fait qu’on doive envoyer un mail si on en apercevait une vivante m’avait légèrement indiqué que c’était rare mais j’aime les loutres, je désespérais pas. Prochaine destination : le château de Ballynahinch devenu un hôtel.

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Autant le dire : le château est moche, recouvert d’un triste crépi gris qui donne un aspect toc. Par contre, à l’intérieur, une immense cheminée qui m’a bien réchauffée, j’aurais bien passé la fin de journée là. On se refait une petite balade pleine de bucolisme et de belles couleurs au bord de la rivière. En fait, si je devais résumer le week-end, ce serait le plein d’oxygène et de vert. Et ça vous recharge les batteries en 2 minutes, ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu que je flirtais avec le niveau critique.

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On repart pour un dernier château, celui de Aughnanure qu’on trouvera fermé. Dernière étape : Galway, dans une auberge de jeunesse hyper moderne où y a à peu près que des Français. On se cherche un pub sympa avec une cheminée mais on renonce à l’item “cheminée” pour celui de “qu’on trouve au moins une table pour s’asseoir et dîner (à ce moment là de l’histoire, j’ai mangé 2 petits cookies depuis l’irish breakfast, j’ai un peu faim. On atterrit au pub “the quays” à la déco bien sympa puisqu’il s’agit d’éléments d’une ancienne église. Je m’offre un seafood chowder et un Irish stew, je suis assez fan. A côté de nous… des Français, ben tiens. On dîne en rigolant et en commentant le physique de notre charmant serveur (il y a de beaux mecs chez les Irlandais, il faut le dire). On se délocalise ensuite dans un pub un peu plus loin car ceux de la rue principale sont totalement bondés. Faut dire que le même soir, il y avait le défilé d’Halloween donc tout le monde était dehors. On se retrouve donc dans un petit pub avec des gens un peu âgés pour écouter un concert de musique irlandaise. N’imaginez pas la version anglaise de Nolwenn, non, non, c’était plus dans le style country. Le chanteur d’une cinquantaine d’années distribue les oeillades à trois quadra-quinquas maquillées comme un camion volé qui sont toutes excitées. A côté de nous, un étrange groupe avec un Monsieur pour le moins âgé qui attrape toutes les filles qui passent pour leur proposer de danser tandis qu’un mec parle seul avec sa bière. Ah wé ok.

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Dernier matin, on s’offre un dernier tour à Galway. Point d’orgue : le port et la mer. Moi, dès que je suis en contact avec l’eau salée, je suis heureuse donc là, je suis en pleine jouissance, forcément. On a même le droit à une chouette apparition en fin de balade : un phoque qui s’avale une anguille dans le port , entouré d’une floppée de mouettes. Là-bas, c’est courant mais pour nous, c’était un peu la cerise sur le gâteau.

 irlande-galway-pubs

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4 jours loin de tout, du boulot, de la pollution, des cons, de l’actualité… Rah mais j’y retourne quand vous voulez. Et puis c’est beau… Entre la nature et les vieilles pierres, moi, je ne peux que céder. Un seul regret : j’ai pas eu l’occasion de goûter l’Irish grog : du whisky chaud avec zestes d’orange. La prochaine fois…

 

Week-end prochain : direction Bruxelles ! Je vous ai dit que j’étais riche, j’en profite (en vrai, j’ose plus ouvrir les lettres de ma banque avec l’état de mon compte dedans)

 

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L’auberge andorrane

Épisode 1:

Je vais encore vous raconter ma vie, je sais que vous aimez ça bande de petits curieux!!!

Donc cette semaine je suis parti passer 5 jours chez ma moumour qui vit en Andorre. Sa famille est partie en vacances donc elle m’héberge gentiment chez elle. De plus elle a invité quelques amis. Donc je débarque le lundi matin, en route je récupère un ami à elle que je ne connais pas et qui a besoin de me suivre parce qu’il ne connaît pas le pays! Arrivé sur place on m’informe que trois autres personnes vont vivre avec nous, ce qui fait donc qu’on est 6 dans 70m2, ça créé des liens! Mais moi donc je connais ma copine qui me loge, une amie à elle et c’est tout. Les trois garçon français je ne les connais pas du tout, enfin normalement.

Là dessus les filles me demandent « ça te dérange pas que bidule vienne? » je réponds « mais qu’est ce que je m’en fous, je le connais pas! » là éclat de rire général. Je pige pas trop mais je fait semblant de m’intéresser au paysage. Mon amie de répondre « t’es sorti avec pourtant! », PLAIT-IL???????????????? Qu’est ce que c’est que ce plan foireux????????????????? Impossible de me souvenir, dans mes ex j’ai personne qui porte ce prénom, alors elles me disent « mais ça devait être pour une nuit, rappelle-toi,il y a 4 ans » MAIS BIEN SÛR RIEN DE PLUS SIMPLE!!!! Après tout je n’ai couché qu’avec 250 à 300 mecs dans ma vie, et la plus part du temps j’étais saoule… Donc là c’est l’angoisse la plus totale!

Je décide de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Pendant que je me torture l’esprit pour essayer de me souvenir de ce garçon, j’apprends deux nouvelles des plus réjouissantes. Premièrement c’est l’anniversaire de mon soit-disant ex le soir même, et donc deuxièmement la moitié de l’Andorre mange avec nous (on est donc 15 à table!!!!). Et  là j’imagine déjà la scène: 15 copains que je vois jamais en fond et moi devant un mec dont j’ai honte ou dont je n’arrive pas à me rappeler même en le voyant.

A partir de là deux options: le suicide par apnée prolongée, ou j’affronte la réalité! Et là quelque chose me force à assumer ma vie. Mon mec(mais si celui qui me rend fou depuis 15 jours en me traitant comme la pire merde qui soit) m’appelle, et je m’étais promis de ne pas l’appeler, et que s’il m’appelait de l’envoyer chier et de lui expliquer  ma façon de penser par rapport à son comportement (donc je voulais le jeter). Mais j’ai aucune volonté, je suis faible, je suis nul, je suis con, donc j’ai été tout gentil. Mais je suis quand même resté digne, pas de « tu me manque, on se voit quand, je t’appelle demain », juste un « je t’appelle dans la semaine si je peux », c’est digne non? Non, ok je suis nul. Là dessus je suis en colère, et comme ça n’a rien à voir avec le problème qui me tracasse depuis 3h maintenant, je fini par me rappeler de cet « ex ». Bon pour le résumé, c’est un  gentil garçon avec qui j’ai forniquer au sortir d’un sauna il y a au moins plus de 3 ans. Et ce garçon est adorable, donc tout va bien!
Suite de mes aventures:

Je vais quand même vous expliquer ce qu’est l’auberge andorrane, c’est un savant mélange de l’auberge espagnole, de sex and the city et de sunset beach. Ça fait peur non? Moi en tout cas je suis en train de passer les vacances les plus instructives de ma vie!

Donc après la panique par rapport au débarquement d’un « ex », je me disais « ça y est maintenant tu as eu ta dose, les vacances vont se dérouler sans encombres! ». Mais quelle erreur… J’aurai dû me broyer une jambe à coup de mie de pain…

Mardi soir doit nous rejoindre sur place un énième hétéro que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. On me prévient gentiment que ce garçon est un peu brut de décoffrage, mais plutôt gentil dans le fond, même s’il est à tendances homophobes campagnardes. Bref le bonheur!!! On décide d’aller à Caldéa et il nous rejoint là bas. Bon le problème c’est que je le trouve mignon à peu près 3 min (le temps de le voir en maillot de bain, arf tout poilu et gras!). On passe une soirée très sympa dans des jacuzzis, des bains de pamplemousse, des cabines d’UV et autres chaises massantes… L’orgasme!

Avant de partir je décide d’aller me vautrer une dernière fois dans le jacuzzi extérieur avec les autres, et je remarque un charmant jeune homme dans l’autre bain à coté! Mon petit pense à autre chose, de toute façon il est pas pd! Mais je le regarde quand même avec insistance! Et les autres commencent à parler de lui très fort en français du genre « ouais il est mignon, il est beau, je le baiserais bien » et plus ils le faisaient plus lemec me regardait en souriant. Donc là j’ai compris qu’il comprenait ce qu’on disait et que ça ne le dérangeait absolument pas. Problème: comment conclure? Je me dis que c’est pas possible et on se dirige vers la douche pour partir.Je récupère mes affaires et je me pointe devant la cabine de douche libre et il pose sa main sur la poignée juste avant moi, on a presque failli s’effleurer, c’était beau, je ne l’avais absolument pas vu sortir en même temps que nous, donc je bafouille quelque chose et il entre dans la douche.

Et là c’est le drame, il ne ferme pas la porte entièrement et me regarde avec un sourire plus que provocateur, « mais mais mais ce mec est en train de me faire comprendre que je peux entrer dans la douche avec lui?????? » AAAAAAAAARRRRRRRRRRGGGGGGGGGHHHHHHH!!! Que faire dans ce cas là? Ben je rougis et je regarde par terre et je me retourne, donc il ferme la porte! DE DIEU QUE JE SUIS CON! Je m’assois sur les lavabos et j’attends qu’une douche se libère, et c’est sa porte qui s’ouvre la première, il me regarde, ouvre la bouche pour dire je ne sais quoi, je me lève, le temps s’arrête, le coeur se serre, la sueur perle sur mon front, bref il va se passer quelque chose, mais quoi? Mon abruti d’ex plan cul qui jouait avec la clé de son vestiaire décide à ce moment très précis où ma vie aller basculer de lui envoyer la clé dans la gueule!!!!! Donc le charmant jeune homme décide de partir sans m’avouer son amour pour moi!

Comment ça je me fais des films? Et alors y a une loi contre ça? Vous merde, na!

Vous devez imaginer ma bonne humeur contagieuse après ça! Le soir il se passe rien, à part l’hétéro bourrin qui se révèle être un warrior! Mais alors un vrai, il aurait fallu que je note quelques une de ses perles! Bref, le lendemain je ne fais rien de la journée et le soir on va faire une randonnée en montagne de deux heures. Après ça je ne peux dire qu’une seule chose, ou deux:

1/ la cigarette c’est pas bien, surtout un paquet par jour depuis mes 16 ans, ça se sent.

2/ je n’aurais jamais du arrêter tout sport depuis 1997, ça se sent aussi.

Bref je l’ai quand même fait cette fucking rando! Et le soir on décide d’aller manger des tapas. Et là c’est le énième drame de la semaine, et je vous assure que c’est fatigant à ce stade très précis de ma vie!

En revenant dans la voiture je me retrouve avec une de mes cop’s andorrane et le bourrin. Et là le bourrin se lance dans une explication de sexe sur sa non-vie sexuelle. Figurez vous qu’à 22 ans presque 23 monsieur est toujours puceau! Merveilleux n’est-il pas? Et il parle de ces filles qui lui font peur, du sexe qui lui fait peur, et de rajouter « et si un mec me plaît, il faut que je couche avec ou c’est une perversion? » là je bloque et je fais comme si je ne m’intéressais pas à la conversation. On rentre, on se douche et on part au resto. Re-drame, le bourrin se cuite comme jamais avec DEUX verres de sangria. Mais quand je dis cuit je n’exagère pas (et dieu sait que j’ai , je ne sais comment, des gènes marseillais, mais pour le coup non) donc il ne peux plus se lever, il tombe il bafouille, il fait mine de nous vomir dessus, et ça fait 15 min qu’on est dans la place! Comme tout le monde est mort de rire comme jamais, et que je suis le seul à tirer une gueule de six pieds de long, je suis commis d’office au bourrin-sitting. Et voilà que je lui tiens la porte aux chiottes. Je le porte pour l’asseoir, il faut aller le promener, bref la honte de ma life! On finit de manger, je fais toujours la gueule parce que je comprends très bien qu’au lieu d’aller m’éclater en boite il va falloir rentrer pour tenir la cuvette de monsieur. La madre que te pario, roder! (traduction: fucking mother fucker bastard! ou encore : fait chier espèce de gros connard!). Bref on rentre. Il dit aux filles « demain vous bossez allez vous coucher, toi demain tu cours, vas te coucher, toi t’es fatigué, va te coucher! » et moi? « Toi tu reste parler avec moi! » Gloups je le sens mal là! Et heureusement pour moi les mecs restent avec nous deux, et donc il parle, et là si j’avais des doutes sur sa non-sexualité, j’en ai plus un seul. Il est gay, il refoule. Il commence à me demander « comment être sur de ne pas attraper le sida en suçant? » « t’es pas concerné dans le sens où c’est la fille qui doit faire gaffe » « non mais si c’est moi qui suce? » mouais..T’es louche toi mais bon je te réponds quand même. Et ça continue sur le sexe entre mecs. A la fin la conversation, dérive sur des problème d’éducation des filles dans la tiers-monde (me demandez pas comment on en est arrivé là je suis incapable de vous le dire). Et je m’énerve sur lui devant tant de bêtise. Dieu qu’il est inculte et persuadé de tout savoir, je l’aurais brûlé… Je finis par un merveilleux « on passe à autre chose sinon tu vas prendre une claque » Là-dessus, vexé comme un pou il décide d’aller se coucher et il me dit « bon ben si je tombe sur un mec de tel village sur le net je dis non d’office! Bonne nuit. » en parlant de moi bien sûr. Donc ce qui veut dire qu’il chat sur des salons gays, qu’il est gay, et que je suis trop fort de l’avoir vu en 24h alors que ses amis le connaissent depuis des années. Mais pour rien au monde je ne pourrai l’initier, je ne suis pas mère Thérésa!!!!

Le jour suivant il ne se passe strictement rien, sauf que le bourrin rentre dans sa campagne française et que je décide de faire mon associal jusqu’au soir, parce que vraiment je n’ai pas envie de voir et de parler à des gens.

Mais le soir on va en boite donc ça se passera bien, enfin j’espère… Mais par pitié petit jésus si tu m’entend fait en sorte que je passe 24h calmes et joyeuses, là je suis sur les rotules. Merci!

Énième épisode (je sais plus trop où j’en suis en fait arf)

Donc je fini mon histoire par cette merveilleuse prière que je vais reprendre ici  » Mais par pitié petit jésus si tu m’entend fait en sorte que je passe 24h calmes et joyeuses, là je suis sur les rotules. Merci! »

Qu’ai-je pas fait de l’invoquer celui là!!!!!  Roder…

Donc nous sommes à ce moment précis de ma vie jeudi soir, et je suis chez mon amie andorrane (pour ceux qui n’ont pas suivi, mais là il le font quand même exprès!), et on doit se retrouver à 10 à table. Parmi ces gens, j’en connais plus de la moitié, le restant est composé des collègues de mon amie. Dans ce petit groupe se trouve le gentil espagnol très mignon qui fait craquer toutes les filles. Les filles soit dit en passant qui oeuvrent pour qu’il se mette avec ma copine. Histoire de lui offrir une vie sexuelle. Par pure charité, mais bon il est très beau ce couillon donc je me mets aussi à militer pour qu’il se mette avec ma copine. Là il faut que je précise des choses sinon vous n’allez rien comprendre, les mecs en Andorre et en Espagne s’habillent tous, mais alors tous, comme les pédés de chez nous. En fait ils sont juste à la mode. La première fois j’avais l’impression d’être dans une gigantesque gay Pride, mais tout ce petit monde est profondément hétéro, sinon ça serait pas marrant! Ceci dit, je continue.

Je discute avec le garçon, et comme il parle mal français (mais mieux que moi l’espagnol) on se fait aider par nos copines bilingues. Comme c’est fatigant, je le délaisse vite pour me jeter sur une française qui parle espagnol comme moi le russe, et on sympathise. On décide de partir en boite après un repas bien arrosé. A ce moment là, la Française qui me faisait la causette décide dans un merveilleux moment éthyliquement intense de nous faire partager sa passion: les pets de foufoune. Cette fille qui ne connaissait personne j’ai pas vraiment compris pourquoi elle était là) a donc fait une dizaine de pets de foufoune devant une assemblée médusée et sceptique. Et là s’il subsistait un doute, il n’y en a plus: je suis pédé, et cette fille résume tout ce qui me fait vomir chez la femme! (mais je vous aime mes moules à moi, vous c’est pas pareil, vous êtes bien élevées, vous faites pas des pets de foufoune en public!).

On part en boite, on se fait jeter parce que certains n’était pas fringués comme il fallait. On échoue dans un boui-boui immonde que je déteste, mais bon on boit pour oublier. Là je me remet à parler avec l’espagnol, l’alcool c’est merveilleux ça me rend bilingue! On papote et je lui dis « tu sais c’est assez déstabilisant de voir les garçons ici, vous êtes tous habillés comme les pédés en France, les hétéros chez nous ils s’habillent comme ça » et je montre du doigt un français qui passe la semaine avec nous et qui s’habille comme le pire des sac, c’est affligeant, mais il est adorable, mais qu’il s’habille mal, bref on s’en fout, je reprends. Donc je dis ça au petit Espagnol, et il me répond (accrochez vous à vos ceintures) « mais moi je suis gay » avec son plus beau sourire! La Terre s’est mise à tourner à une de ces vitesse que je me suis senti obligé de sortir sans répondre à ça!(en gros ça m’a tellement sonné que je me suis enfui).

Je vais prendre l’air et j’analyse ce qu’il vient de me dire. Il vient me parler et rajoute « tu sais je viens juste de l’avouer à ta copine aujourd’hui, mais je veux pas que ça se sache, donc ne lui en veux pas, ici c’est pas comme chez toi je peux pas être gay » et là je me repasse la soirée avec l’autre conne (je t’aime moumour) qui rigolait quand je disais qu’elle allait faire des bébés avec l’Espagnol! Bref ce moment passé, je décide de m’excuser et je lui dis « je suis désolé, mais ça m’a fait un choc, je me suis retrouvé déstabilisé, parce que je te trouve très mignon et je m’attendais pas du tout à ça, mais je suis content que tu me l’aies dit, je ferai pas de gaffes » (vous devez imaginer tout ça mi-français mi-espagnol, mi petit nègre mi langage des signes). Et lui de répondre en français dans le texte « mais vous êtes très mignon aussi, vraiment ». Mais de qui il parle ce couillon? Et je comprend que c’est juste qu’il me vouvoie.

Petit aparté, les espagnols apprennent notre langue au lycée, et on leur apprend juste le vouvoiement, donc il ne sais pas du tout tutoyer les gens, donc j’ai toujours l’impression qu’il parle à 4 ou 5 personnes, alors que c’est que pour moi, donc je bugge souvent. (quoi je fais que dire « donc »! Et alors? Pfff) On reprend, je lui réponds rien parce que je suis devenu une flaque. Et je me dirige liquidement vers la piste de danse. Il me rejoint me présente des gens, et me prend par la main. On monte aux wc! Diantre, que va t’il me faire? Arf pas grand chose il fait 1m65 à tout péter lol bref il me met dans les wc et me galoche comme un fou! Le bonheur, il est trop beau, il me dit qu’il veut venir me voir chez moi, que si je veux je reviens quand je veux pour le voir, et blablablablabla…

Bref j’ai presque vu arriver le mariage là, argh! Mais comme il vit chez papa maman et qu’il travaillait le lendemain je n’ai pas pu réaliser mon fantasme, un des derniers d’ailleurs, faire l’amour avec un espagnol (je veux qu’on me parle espagnol pendant que je baise, ben vi ça me fait triper!).

Donc il faudra que je le fasse impérativement. D’un autre coté c’était juste comme ça donc pour l’instant je me garde lui et le connard puis on verra bien ce que ça donne! Juste  quelques précisions sur ce garçon pour comprendre pourquoi je m’en veux d’avoir fini par une prière la dernière fois, il a 19 ans, il mesure 1m65, et il s’appelle Jesus (prononcé Rrrréssusse en espagnol). Donc le petit Jésus ben il m’a entendu… Ça me fatigue tout ça,tiens!

Allez, je pourrais encore vous parler d’un milliard de choses mais je me fatigue moi-même et puis il y aurait de quoi faire un film sur cette semaine de ma vie, donc je vais pas en rajouter.

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