La dystopie échoue-t-elle à prévenir ?

Article totalement inspiré (pompé ?) de la vidéo du Fossoyeur sur l’échec de la science fiction parce que comme je suis en pleine passion pour les dystopies, forcément, ça crée un écho en moi. Je vous remettrai le lien en fin d’article pour bien regarder la vidéo qui est hyper intéressante. Mais voilà, la question se pose : la dystopie échoue-t-elle à prévenir ?

La dystopie échoue-t-elle à prévenir ?

J’aime les dystopies car au-delà de l’univers dans lequel elles nous amènent (pour peu que celui-ci soit à minima bien construit), elle pose des questions sur différents sujets : la société, l’environnement, la technologie, la science ou encore la survie de l’humanité. Et j’avoue que sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, l’actualité des dernières années nous fournit matière à imagination. Outre le réchauffement climatique dont les scénarii d’évolution crédibles nous racontent une future apocalypse, nous avons bien sûr la question des inégalités sociales ou encore sur nos libertés individuelles. Quand je vois des sondages où les Français interrogés déclarent ne pas avoir de soucis à avoir plus de liberté si ça leur garantit plus de sécurité (quand on voit le succès de l’Etat d’urgence, je me demande à quel moment les libertés qu’on a perdu nous ont assuré plus de sécurité mais passons), je me dis que 1984 n’est pas si loin… d’ailleurs, j’ai toujours un sourire triste quand je vois passer en manif des pancartes “1984 n’est pas censé être un manuel d’utilisation”.

1984 n'est pas censé être un manuel d'utilisation

1984, justement, un monument, sa lecture devrait être obligatoire. Cependant, j’ai l’impression qu’il y a toujours une partie des lecteurs qui vont se dire que non, faut pas exagérer, ça n’arrivera jamais. Pourtant, la réécriture de l’histoire n’est pas un pur délire d’écrivain. Pourtant la surveillance de masse n’est pas un pur délire d’écrivain. Pourtant, on se mange de la novlangue Start Up Nation tous les jours… Pourtant grâce à nos téléphones et réseaux sociaux, on sait toujours où l’on est…  Orwell a écrit ce roman en 1949 et ses thèmes sont pourtant toujours furieusement d’actualité… On pourrait aussi citer Ravage de Barjavel qui prévient sur les dangers d’un tout technologique qui finirait à nous péter à la figure, dénonçant notre dépendance totale à celle-ci. On pourrait citer Fahrenheit 451 de Bradbury avec la lobotomisation des citoyens qui ne pensent plus… ou l’humoristique mais néanmoins préoccupant Idiocracy… Même si l’expression “du pain et des jeux” ne date pas d’hier, je suis toujours effrayée par les défenseurs de la télé poubelle (coucou les Fanzouzes) qui hurlent à leur droit à se divertir, à se “vider la tête”, quitte à acclamer un show oppresseur sans être capable du moindre recul. Même aujourd’hui, quand tu fais remarquer à un média qu’ils se sont un peu oublié sur l’orthographe, t’as toujours Jean-Luc Inculte qui vient t’expliquer que “ohlala, ça va, c’est juste une faute, osef de l’orthographe, quoi”. Mandieu.

Tatouage avec faute d'orthographe

A quoi c’est dû, ce refus de voir que ça dérape, que même si le trait est grossi parce que c’est une oeuvre de fiction, il y a des motifs d’inquiétude ? Est-ce un optimisme naturel, un pouvoir de résilience instantané chez l’être humain, l’éternel syndrome de la grenouille bouillie lentement mais sûrement ? Est-ce notre dépendance au confort et à la technologie (coucou Barjavel !) qui nous rend si mou, si prêts à tout accepter tant qu’on peut continuer à regarder des merdes sur notre écran plat géant avec dolby surround et tout le toutim ? Ou juste la fatigue, le sentiment que de toute façon, toute résistance est vaine et condamnée à l’échec ?

Manifestants masqués

Photo illustrant un article très intéressant sur la désobéissance civile face aux projets inutiles (avec pas mal de contenus sur les ZAD), clic sur la photo pour aller lire

Ou alors on n’est pas encore assez loin sur le chemin du pire mais que ça finira par éveiller les consciences ?

Et on retourne vers la vidéo du Fossoyeur, bonne journée ou soirée.

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Panique celtique

[Je me déchire tellement pour vous trouver des titres tous pourris, je vais remettre le celtique au goût du jour]

Donc Irlande – Acte 3 : le sud du Connemara mais avec un bout de Nord dedans

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8 am, Cliffden – Irlande. Comme on a gagné une heure de sommeil, c’est toutes pimpantes que  nous descendons dans les rues de Cliffden pour un petit déjeuner. Isa a tenté une réparation de son essuie glace avec un nouveau trombone… et du chewing gum. Oui, ma copine, c’est Mac Gyver t’as vu ? La boulangerie d’à côté servant un Irish breakfast, on s’en fout joyeusement plein la panse. Je ne mangerai plus rien jusqu’au soir. Oui, c’est marrant, les petits déjs salés, ça me coupe la faim alors que les sucrés… A retenir pour Paris, tiens.

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Après un somptueux petit déjeuner, donc, et un petit tour dans la ville avec une jolie vue sur le lac un peu déchaîné option des fils électriques qui tombent dans l’eau (???), nous repartons faire un tour sur la skyroad, un route côtière que vous DEVEZ faire, c’est obligé. La mer est déchaînée (on savait pas que de l’autre côté, c’était l’apocalypse en Angleterre), les vagues s’écrasent sur les côtes dans un incroyable jeyser d’écumes. La pluie, le ciel et la mer gris, les éléments déchaînés, c’est juste magnifique, puissant. Le temps se lève vite (comme d’hab), on ne sait plus bien si on est en Irlande, au Canada ou en Suède/Norvège (endroits où je ne suis jamais allée soit dit en passant, sauf Göteborg). Sans doute parce qu’on navigue dans les fjords irlandais… On s’écrie des “ohlala, c’est beau” toutes les 2 mn 30, on en prend tellement plein les mirettes. Et c’est pas fini !

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On repart vers le nord faire quelques photos à Kylemore Abbey mais on ne rentre pas : on n’a pas super le temps et à 12 € 50, c’est légèrement abusé… On traverse ensuite pour se balader dans la réserve naturelle du Connemara. On a le choix entre trois balades mais la plus longue et haute nous est déconseillé “trop de vents, environ 200 km/h”. Bon ok, on va faire la moyenne alors. Après une jolie grimpée, on tombe sur un paysage à couper le souffle, on voit la pluie au loin. Ah plus si loin… Ah… ça arrive. Et là, merveille de la voiture : on voit un énorme rideau d’eau nous arriver dessus, nous arroser 5 mn et fin de l’histoire. 5 minutes plus tard, grâce au vent, on est toutes sèches. On finit par redescendre dans la joie et la bonne humeur et c’est reparti.Seule déception : ils avaient parlé de loutre à l’accueil visiteur et j’en ai pas vu une seule. Bon le fait qu’on doive envoyer un mail si on en apercevait une vivante m’avait légèrement indiqué que c’était rare mais j’aime les loutres, je désespérais pas. Prochaine destination : le château de Ballynahinch devenu un hôtel.

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Autant le dire : le château est moche, recouvert d’un triste crépi gris qui donne un aspect toc. Par contre, à l’intérieur, une immense cheminée qui m’a bien réchauffée, j’aurais bien passé la fin de journée là. On se refait une petite balade pleine de bucolisme et de belles couleurs au bord de la rivière. En fait, si je devais résumer le week-end, ce serait le plein d’oxygène et de vert. Et ça vous recharge les batteries en 2 minutes, ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu que je flirtais avec le niveau critique.

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On repart pour un dernier château, celui de Aughnanure qu’on trouvera fermé. Dernière étape : Galway, dans une auberge de jeunesse hyper moderne où y a à peu près que des Français. On se cherche un pub sympa avec une cheminée mais on renonce à l’item “cheminée” pour celui de “qu’on trouve au moins une table pour s’asseoir et dîner (à ce moment là de l’histoire, j’ai mangé 2 petits cookies depuis l’irish breakfast, j’ai un peu faim. On atterrit au pub “the quays” à la déco bien sympa puisqu’il s’agit d’éléments d’une ancienne église. Je m’offre un seafood chowder et un Irish stew, je suis assez fan. A côté de nous… des Français, ben tiens. On dîne en rigolant et en commentant le physique de notre charmant serveur (il y a de beaux mecs chez les Irlandais, il faut le dire). On se délocalise ensuite dans un pub un peu plus loin car ceux de la rue principale sont totalement bondés. Faut dire que le même soir, il y avait le défilé d’Halloween donc tout le monde était dehors. On se retrouve donc dans un petit pub avec des gens un peu âgés pour écouter un concert de musique irlandaise. N’imaginez pas la version anglaise de Nolwenn, non, non, c’était plus dans le style country. Le chanteur d’une cinquantaine d’années distribue les oeillades à trois quadra-quinquas maquillées comme un camion volé qui sont toutes excitées. A côté de nous, un étrange groupe avec un Monsieur pour le moins âgé qui attrape toutes les filles qui passent pour leur proposer de danser tandis qu’un mec parle seul avec sa bière. Ah wé ok.

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Dernier matin, on s’offre un dernier tour à Galway. Point d’orgue : le port et la mer. Moi, dès que je suis en contact avec l’eau salée, je suis heureuse donc là, je suis en pleine jouissance, forcément. On a même le droit à une chouette apparition en fin de balade : un phoque qui s’avale une anguille dans le port , entouré d’une floppée de mouettes. Là-bas, c’est courant mais pour nous, c’était un peu la cerise sur le gâteau.

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4 jours loin de tout, du boulot, de la pollution, des cons, de l’actualité… Rah mais j’y retourne quand vous voulez. Et puis c’est beau… Entre la nature et les vieilles pierres, moi, je ne peux que céder. Un seul regret : j’ai pas eu l’occasion de goûter l’Irish grog : du whisky chaud avec zestes d’orange. La prochaine fois…

 

Week-end prochain : direction Bruxelles ! Je vous ai dit que j’étais riche, j’en profite (en vrai, j’ose plus ouvrir les lettres de ma banque avec l’état de mon compte dedans)

 

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J’ai testé pour vous les grandes eaux nocturne de Versailles (version déluge)

Des fois, dans la vie, je suis inspirée. Comme en ce vendredi 13 septembre où je vois passer une pub Internet qui m’interpelle : le lendemain, c’est la dernière séance des grandes eaux nocturnes de Versailles qu’on souhaitait voir avec Anaïs. Quelques instants plus tard, j’avais en ma possession deux entrées pour le lendemain. Le dit lendemain, 18h, alors que je regarde la pluie tomber dru sur Paris, j’ai un léger doute quant au bien fondé de mon idée. Mais bon, c’est parti, on y va.

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A droite, Anaïs, douillettement recouverte d’un anorak et abrité par un parapluie rose fuchsia. A gauche, Nina, revêtu d’un pull surmonté d’un gilet à capuche et d’une veste en cuir. Aux pieds, j’ai mes baskets les plus étanches, dans mes mains, mon appareil photo adoré pour un shooting nocturne et humide. J’ai peur de rien. Arrivées une heure en avance, on essaie de trouver un café où on se fait pas traiter comme d’invisibles petits insectes histoire de s’hydrater avant la tempête. Il pleut, il pleut. C’est peut-être pas d’hydratation dont j’aurais dû me préoccuper. Mais bon, puisqu’on est là, on y va, même pas peur ! Surtout qu’on est bien couvertes, on devrait survivre.

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La soirée débute, on commence à déambuler dans les jardins. Pas de bassin de Neptune qui est en travaux, on tourne, on vire. Le site étant immense, la foule se disperse de façon fluide, j’arrive à prendre des photos sans trop de gens dessus (je déteste avoir des gens sur mes photos, surtout des gens que je connais pas et qui ne font aucun effort pour se pousser. Voire passent devant l’appareil pendant que j’appuie sur le bouton). Et je m’en sors pas si mal en photos nocturne.

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On patauge, on fait de grandes enjambées pour éviter les flaques, on met un peu les bras sur le côté pour patiner sur la boue mais on s’en sort. J’y vois plus grand chose à cause de toute l’eau sur mes lunettes (note pour moi-même : gérer le dossier lentilles au plus vite) mais la petite ambiance apocalypse est assez sympa, cette balade a un côté irréel, accentué par la musique de Lully et la fumée provoquée par de la neige carbonique, la semi obscurité… Ouais, j’avoue, j’aime bien.

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Côté irréel, on a croisé l’exposition Penone et là, j’avoue que j’étais limite en flip. La nuit, la pluie, des arbres morts avec des pierres dedans sur un champ sous un ciel noir… Je me sens limite dans un film d’horreur, je m’attends à me faire attaquer par des esprits à tout moment… A un moment, sur le pré principal, un spectacle pyrotechnique se déclenche à coup de grosses flammes, je pars dans un délire d’interprétation sur les 4 éléments. Le feu, c’est le feu, l’eau, les grandes eaux de Versailles, la Terre représentée par le minéral des pierres dans les arbres et les arbres représentent le vent, l’air. Je suis un génie. A propos d’art contemporain, citons également les étranges tentacules en boudin d’air dressées dans quelques couloirs qui ont beaucoup amusées Anaïs mais c’était avant de voir des étranges colonnes (toujours en boudin d’air) avec les Fables de la Fontaine dessus parce que là, niveau phallique, on faisait difficilement mieux (ou pire ?)

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Bref, on se balade de bosquets en bosquets, sautant par dessus les flaques, de fontaines illuminées en fontaines illuminées. Sur la fin, on arrive à l’Orangerie mais on a à peine le temps de mettre les pieds dedans que nous voilà invitées à ressortir car le feu d’artifice ne va pas tarder à entrer. On court rapidement dans le bâtiment pour jeter un oeil puis on se rend au pied du château pour admirer le feu d’artifice. Avec jolie vue sur la galerie des glaces, ça me donne envie de retourner faire une grosse visite du Château, je crois qu’il y a justement des visites nocturnes. Un joli feu d’artifice où je ressens un peu le froid pour la première fois de la soirée (on ne marchait plus) mais ça fait toujours plaisir, surtout que j’avais pas assisté à un feu d’artifice depuis 2009, je crois…

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Conclusion ? L’an prochain, je veux bien y retourner… Mais sans la pluie quand même, mes baskets font la gueule et je n’ai échappé à la mort que grâce à l’action conjuguée d’une douche brûlante et d’un bon grog. Comme ça, le lendemain, j’ai pu profiter de la journée du patrimoine à la chocolaterie de Noisiel. D’ailleurs, je vous colle quelques photos (je m’éclate avec mes pêle-mêle, y a pas à dire)

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Bientôt la fin du monde

EDIT : Etant légèrement fatiguée de modérer les commentaires d’islamistes tarés et illettrés qui pensent que je prêche la fin du monde, les commentaires sont désormais fermés. 

Mon calendrier est formel : le 21 décembre approche. Allons-nous tous mourir ? Connaître la fin de notre monde ? Ou juste se réveiller le 22, déçus de n’avoir rien vécu d’incroyable ? Perso, ça m’arrangerait la dernière solution, j’ai un train à prendre…

Curieusement, plus la date approche, moins j’en entends parler. Pourtant, c’est un peu excitant comme concept si on y réfléchit bien. J’étais là le jour où le monde s’est effondré. Bon, si on meurt tous, ça servira pas à grand chose mais il reste toujours le fol espoir de faire partie de quelques survivants. Faudrait pas trop que la planète explose sinon, point de survivants, point d’espoir, ça pue comme histoire. Un grand boum et fin, même pas de quoi faire un film.

Évidemment, reste le scénario d’une incroyable révélation genre Dieu qui descendrait sur Terre pour y apporter (enfin) la paix. Oui parce qu’on sait pas bien ce qu’il a foutu ces quelques centaines de milliers d’années dernières mais il a un peu omis de venir nous dire que se battre en son nom, ça pue. Oui ok, il nous a envoyé un hippie y a 2000 ans qui multipliait les pains et a ressuscité mais ça n’a pas vraiment réglé le problème, bien au contraire. Ceci étant, je trouve l’idée d’une révélation (divine ou non), d’un phénomène qui change tout hyper séduisante. Comme ça, je pourrai dire à mes petits enfants « j’y étais ».

Pourtant, plus on approche du jour J, plus tout ça pue le toc. Pour ma part, ma vie est déjà planifiée au-delà du 21 (genre j’ai un train le 22), je réfléchis ardemment à mes vacances 2013 et même 2014. Oui, je refuse d’arrêter ma vie au 21 décembre parce que merde, j’ai encore trop de choses à faire/voir/vivre. Et je crois que c’est ce qui dégonfle cette belle histoire. Tant que c’était loin, c’était excitant, c’était l’avenir lointain. À présent que ça approche, on se rend compte que la vie, on en reprendrait bien une lichette alors si l’apocalypse pouvait attendre, elle serait bien urbaine.

En attendant, je vais faire ma liste de cadeaux de Noël. Histoire de ne point me trouver dépourvue quand le 22 décembre sera venue.

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La vie est la meilleure fiction

Depuis une semaine, nous regardons tous d’un air hagard du côté du Japon, la bouche ouverte et les bras ballants. Est-ce possible que ce qu’il s’est passé se soit réellement produit ? A quel moment nous sommes-nous endormis et rêvons-nous d’un vrai scénario apocalyptique ?

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Mettons que nous soyons en 2009 ou en 2010. Imaginons qu’un mec arrive dans le bureau d’un producteur de ciné avec un scénario béton “alors c’est l’histoire d’un séisme au Japon qui déclenche un tsunami et réveille un volcan au passage. Mais le plus fort, c’est que le séisme coupe l’électricité d’une centrale nucléaire et le tsunami noie le groupe
électrogène qui a pris le relais et là, la centrale devient incontrôlable, les réacteurs chauffent, les coffres explosent et tout le suspense du film est basé sur la fusion du coeur nucléaire : fusionnera, fusionnera pas ? Et en plus, on aurait tous les ingénieurs qui risqueraient leur vie et leur santé pour sauver le peuple japonais d’une catastrophe nucléaire. Une sorte d’Hiroshima mais la bombe est expédiée par Mère Nature!”. Moi, ce film là, j’aurais pas aimé aller le voir parce que la succession des faits est trop grosse pour être réelle. Et pourtant…

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On est tous déstabilisés par ce qui arrive, d’une façon ou d’une autre. Je n’ai pas d’amis au Japon et mon attirance pour l’archipel nippon est plus lié à une curiosité pour une autre culture que par une réelle passion. Même si j’ai lu plein de mangas dans ma prime jeunesse et que le thème de l’apocalypse y est récurent. Ce n’est pas pour autant que ce qu’il se passe là-bas ne m’angoisse pas, ne me déstabilise pas. Parce qu’une fois de plus, la nature nous rappelle qui maîtrise le jeu, quoi qu’on en pense et quoi qu’on y fasse. L’enchaînement des catastrophes paraît improbable mais finalement pas impossible, la preuve. J’ai lu quelque part que l’archipel japonais était condamné à disparaître tôt ou tard, un peu à la façon d’une Atlantide des temps modernes. Bon, bien sûr, on ne parle pas d’une disparition demain, je ne verrai pas ça dans ma vie mais ça relativise ce que nous sommes. On a beau travailler pour maîtriser la planète du mieux que l’on
peut, elle finit toujours par gagner. 

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Evidemment, parallèlement au drame, les imaginations sont excitées et pas forcément dans le bon sens du terme.On aura bien entendu droit à des milliers de films et téléfilms sur le sujet (et encore, on n’en connaît pas encore la fin) mais cette furie semi-créatrice face à un tel événement, je la comprends et je la ressens. Nous assistons en direct au sacrifice de ces hommes qui essaient de gérer cette centrale nucléaire devenue folle, on voit en direct le regard hébété des survivants, nous sommes abreuvés de photos où les bateaux sont échoués sur des toits. Mais à côté, c’est parti pour toutes les conneries de scénarii apocalyptiques avec le fameux 2012? fin du monde. Non, on ne parle pas des présidentielles mais du calendrier maya (mais en fait, apparemment, le calendrier maya s’arrête à 2116, ça laisse de la marge, aucun de nous ne verra cette fin de calendrier là, à moins de battre le record de Jeanne Calment mais je suis pas sûre qu’à 130 ans, on comprenne bien tout ce qu’il se passe). D’autres interprétations parlent du 28 octobre 2011 (commence à tacher ton slip) ou 2220. Et les 150 mecs qui ont fait circuler un “11/09/01+10/03/11 = 21/12/2012”, j’ai fini par avoir envie de les frapper puis de les secouer très fort en criant “mais t’as fini avec tes conneries!”. Non parce que pardon mais le tsunami 2004 me paraît encore plus violent en terme de pertes humaines et si on commence à jouer avec les dates, on finit par démontrer “mystiquement” tout ce que l’on veut.

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Bref, je sais que tout ceci est excitant, y compris dans une certaine dimension morbide où l’on annonce les morts avec un sensationnalisme qui me gonfle. Il est vrai qu’on n’imaginait pas qu’un pays riche puisse être à ce point victime de la nature, on n’est pas en Indonésie non plus. Et pourtant. Mais les catastrophes de ce type ne sont pas inédites non
plus, il ne s’agit pas d’une catastrophe due à la pollution (mais qui va sans doute en engendrer une mais par effet de domino) ou à une éventuelle fin du monde. Souvenez vous Pompéi, le tsunami de 2004, les tremblements de terre à Mexico en 85 avec 10 000 morts, celui de la Turquie en 1999, le Pakistan, la Chine, Haïti… Ou, tiens, celui de Tokyo en 1923 qui a dégénéré en un gigantesque incendie, 143 000 morts. Aucune apocalypse n’a suivie. Et je vous prédis des tas d’autres catastrophes naturelles avant la fin du monde. 

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En attendant, peut-être que cette catastrophe va motiver la création d’un vrai débat sur l’énergie nucléaire. Le souci c’est qu’actuellement, on est dans l’affect. Demain, on sera passé à autre chose. Après tout, Tchernobyl n’a rien changé…

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Où trouver l’homme ? Episode 18 : sur un bateau

[Je rappelle à mon aimable lectorat qui tomberait ici pour la première fois et ceux frappés d’amnésie que toute cette histoire n’est que
fictive. En vrai, je monte pas sur les bateaux hormis les péniches… Et encore, ça fait un bail]


A la recherche du prince charmant

Bon, force est de constater que la plage, c’est un plan moisi : il faut attaquer vite sinon, on ne retrouve jamais sa cible et vu que j’ai tendance à roupiller dès que je m’étale au soleil, non seulement je ne repère personne mais en plus, j’ai des coups de soleil partout [message de prévention : pour la jeunesse de votre peau et pour éviter les cancers de la peau, ne faites pas comme notre dragueuse loseuse, ne vous endormez pas au soleil]. Une fois les coups de soleil apaisés grâce à mon amie la biaffine, je retrouve une copine en villégiature au même endroit que moi et voilà qu’elle me propose un super plan : une soirée sur un yacht au large. Oh ouah !

[générique : la croisière s’amuse. Love, exciting and new, come aboard, we’re expecting youuuuuuuu…]

Me voici donc sur le yacht dans une robe riquiqui qui met en valeur mon sublime bronzage. Si, sublime grâce aux produits de beauté adéquats. Bon, je fais peut-être un peu pétasse mais en général, dans ce genre de soirée, on ne recherche pas tout à fait la distinction. Et vu que je suis bronzée 3 jours et demi par an, il faut bien que je le montre. Par ailleurs, ramener un beau marin à ma mère, ce serait sympa comme idée.

Donc me voici sur le bateau, tout sourire, je roucoule un peu à droite à gauche en buvant du champagne. C’est que la nuit n’est pas encore tombée et j’ai chaud, là. Et puis c’est fou comme je suis plus spirituelle au bout de deux coupes de champagne. Enfin, cette donnée est totalement subjective parce qu’alcoolisé, on se trouve très drôle mais une fois qu’on se remémore la soirée à jeun, on se rend compte à quel point on a été lourdingue. Peu importe, j’ai verrouillé ma cible et je lui parle en lui touchant le bras toutes les nano secondes. Plus subtile, y a pas. Apparemment, il a l’air assez réceptif… A moins qu’il n’ose pas m’abandonner de peur que je tombe à l’eau vu que je ne suis plus vraiment de première fraîcheur. Ah mais qu’il est bon ce champagne, miam !

La nuit tombe et révélation : sur l’eau, ça caille. Et je rappelle que je suis vêtue façon pétasses : sans manches et sans pantalon. Ma cible, polie, propose d’aller me chercher une veste, la sienne. Je suis trop forte, la pêche a été bonne dis donc. Le voilà qui revient et on flirte outrageusement à l’écart des autres invités. Alors que je me sens à mon optimum, je le vois loucher sur ma figure, l’air un peu inquiet : « heu…t’es toute rouge, là, ça va ? ». C’est vrai que là, tout à coup, j’ai un peu chaud. Puis tiens, en bougeant le visage, je me rends compte que ça tire un peu. Hé oui, j’ai un peu omis de me mettre de la crème solaire avant de grimper sur le bateau et la combo soleil plus reflet sur la mer, je suis carbonisée de la figure. Je lui révèle la terrible vérité et rigole un peu mais à dire vrai, j’ai l’impression que quelque chose ne fonctionne pas très bien en mon for intérieur : j’ai très chaud au visage et froid au reste du corps mais genre un froid qui semble ne jamais plus devoir partir. Ok, je crois que le soleil m’a un peu trop tapé sur la tête.

Ma nouvelle conquête semble soudain me trouver moins intéressante et n’a pas l’air fasciné par mes histoires d’insolation. Mais je souffre, je suis en train de mourir et lui, il s’en fout ? Tu parles d’un gendre idéal, ben merci. Alors que la liste de ce qui ne va pas est déjà assez longue, voilà que le champagne me monte, lui aussi à la tête. Et soudain, je me rends compte que ça tangue un peu, quand même, un yacht sur la mer. Ouhlala, nous sommes en pleine tempête, dans l’œil du cyclone, c’est le tsunami de l’apocalypse. Dans un geste précipité, je me penche par-dessus bord et évacue le champagne en urgence de la façon la moins glamour possible. En gros, je vomis.

Le reste de la soirée ? Qu’est-ce que j’en sais, moi, j’ai dormi sur une banquette à fond de cale. En tout cas, mon compagnon de soirée ne m’a pas rappelée… Etrange non ?

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Maudite St Valentin

Par Emma

 

            Je déteste la St Valentin depuis longtemps, et je vois arriver avec aigreur, horripilation et dégoût total cette date fatidique. Bon, je dis pas, si j’avais un amoureux, et qu’en plus il m’offrait des fleurs ce jour-là, sans doute que je vivrais beaucoup mieux cette dégoulinante célébration de l’amûûûûr. Mais c’est pas le cas, alors moi je dis merde. On va encore nous bassiner pendant 15 jours avec des gros cœurs partout, des « je-t’aime-moi-aussi-ah-mon-amour-qu’on-est-heureux-un-diamant-c’est-éternel », des réductions à la con auxquelles ont a droit uniquement lorsqu’on se présente à 2 et tout plein de spéciales « St Valentin ». (Argh j’ai la nausée).
 
            M’enfin qu’est-ce-que je lui ai fait à ce Valentin pour qu’il me nargue ainsi tous les ans à cette même période ??? C’était dans une vie antérieure, c’est ça ??? Je l’ai largué et il m’en veut depuis ??? Pfff tous les mêmes les mecs, et rancuniers avec ça…
 
            Il faut dire que ma première St Valentin ne fut pas une réussite, et peut-être que mon aversion pour cette fête date de ce temps-là. A l’époque, j’étais en 3ème et je vivais mon premier flirt, mon premier coup de foudre, mon premier baiser, tout ça tout ça avec un garçon qui avait 2 ans de plus que moi, et j’étais complètement love. Lui m’aimait beaucoup, ça s’est prouvé par la suite, mais c’était à peu près tout, rien à voir avec les textes enflammés que je lui dédiais dans mon semblant de journal intime. Il était plutôt imprévisible et insaisissable, et avait la fâcheuse manie de me poser des lapins. La St Valentin tombait pendant les vacances scolaires de Février. Aucune nouvelle de lui la première partie des vacances, j’était attristée (pour ne pas dire effondrée) mais je ne me faisais point d’inquiétudes, il était évident qu’il penserait à moi ce jour-là . Faut dire qu’à l’époque j’étais passionnée (je le suis toujours) et très naïve (je le suis beaucoup moins). Dans l’attente de cette journée pleine de romantisme et d’amour, je lui achète un petit cadeau : une petite figurine de lapin toute mignonne (oui très gnan-gnan mais déjà pleine d’humour sarcastique la fille) qui j’espérais, lui plairait tout en faisant passer le message. Bref, le 14 au matin, me voilà, amoureuse et pleine d’illusions, attendant son coup de fil. Qui n’est jamais venu. Ni ce jour-là, ni les autres jours avant la fin des vacances. J’étais à moitié morte. A la rentrée, je lui ai fait part de ma déception mais je n’ai pas pu beaucoup développer, étant donné que « il était désolé mais pendant 15 jours il avait réfléchi et que ça serait mieux qu’on reste amis ». Donc, conclusion de l’aventure, J’AIME PAS LA ST VALENTIN !!!
 
            Au-delà de cette pénible mésaventure, il faut avouer que la commercialisation à outrance de cette fête est tout de même assez écoeurante. L’amour et les preuves d’amour ne se monnayent pas me semble-t-il. Pourtant c’est la bataille rangée tous les ans pour vendre bijoux, fleurs, parfums, voiture, assurance-vie, cuisine équipée, lingerie sexy, abonnements divers et variés, bibelots en tous genre, autre. Et le matraquage publicitaire qui va avec. Et là, chez moi, je dois dire que c’est l’overdose totale. Ca dégouline, ça vous balance à la gueule le bonheur des autres, presque ça vous ferait culpabiliser d’être seul(e). En parlant de pub, vous avez vu la dernière publicité pour le site de rencontres ‘Meetic’ ? Oh putain ! Déjà que je déteste ce truc, avec cette pub-là devant le nez dès que j’allume ma télé, c’est l’apocalypse que je vais déclencher un de ces 4 !!! C’est limite mensonger (le nombre de types qui ne cherchent que du cul là-dedans c’est phénoménal)-(je dis bien ‘limite’, connaissant personnellement un couple qui s’est rencontré par ce biais) et en plus c’est à faire pleurer d’envie les gens seuls… Je zappe rageusement dès que je tombe dessus, maugréant un truc du style « font chier tous ces cons ». Le monde entier a décidé que je serai frustrée ou quoi ???
 
            Le cœur du problème étant évidemment CELA. Je n’ai pas d’amoureux, alors les gens qui s’aiment un peu trop ostensiblement, ça me gave, ça m’énerve, ça me saoule, ça me court sur le haricot. Qui n’a jamais eu envie lors d’une période de célibat un peu dure à avaler d’égorger le gentil petit couple se roulant honteusement des monstrueuses pelles devant tout le monde au milieu de la rue ? Hein ?
            Mais bon, je suis une fille, tout ce qu’il y a de plus fille. Donc si un jour j’ai un amoureux (Inch’Allah…) et qu’il a la très mauvaise idée de se ramener le jour de la St Valentin sans un petit truc pour moi (même pas grand-chose, juste histoire de marquer le coup), et ben ça va me mettre à l’envers, et lui aussi par la même occasion !!! Parce que moi j’aurai pensé à lui, comme j’espère pouvoir le faire tous les jours. Si on revient à l’essentiel, l’amour se prouve, se construit, s’épanouit tous les jours et toutes les nuits d’une relation. Sauf pour ceux qui oublient ce précepte essentiel, pas besoin d’une fête à la c– pour ça !
 
            Aaaah, ça fait un bien ! Je vous tiens au courant de la suite des évènements, je suis pas loin, je reste par là…
 
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