Panique celtique

[Je me déchire tellement pour vous trouver des titres tous pourris, je vais remettre le celtique au goût du jour]

Donc Irlande – Acte 3 : le sud du Connemara mais avec un bout de Nord dedans

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8 am, Cliffden – Irlande. Comme on a gagné une heure de sommeil, c’est toutes pimpantes que  nous descendons dans les rues de Cliffden pour un petit déjeuner. Isa a tenté une réparation de son essuie glace avec un nouveau trombone… et du chewing gum. Oui, ma copine, c’est Mac Gyver t’as vu ? La boulangerie d’à côté servant un Irish breakfast, on s’en fout joyeusement plein la panse. Je ne mangerai plus rien jusqu’au soir. Oui, c’est marrant, les petits déjs salés, ça me coupe la faim alors que les sucrés… A retenir pour Paris, tiens.

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Après un somptueux petit déjeuner, donc, et un petit tour dans la ville avec une jolie vue sur le lac un peu déchaîné option des fils électriques qui tombent dans l’eau (???), nous repartons faire un tour sur la skyroad, un route côtière que vous DEVEZ faire, c’est obligé. La mer est déchaînée (on savait pas que de l’autre côté, c’était l’apocalypse en Angleterre), les vagues s’écrasent sur les côtes dans un incroyable jeyser d’écumes. La pluie, le ciel et la mer gris, les éléments déchaînés, c’est juste magnifique, puissant. Le temps se lève vite (comme d’hab), on ne sait plus bien si on est en Irlande, au Canada ou en Suède/Norvège (endroits où je ne suis jamais allée soit dit en passant, sauf Göteborg). Sans doute parce qu’on navigue dans les fjords irlandais… On s’écrie des “ohlala, c’est beau” toutes les 2 mn 30, on en prend tellement plein les mirettes. Et c’est pas fini !

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On repart vers le nord faire quelques photos à Kylemore Abbey mais on ne rentre pas : on n’a pas super le temps et à 12 € 50, c’est légèrement abusé… On traverse ensuite pour se balader dans la réserve naturelle du Connemara. On a le choix entre trois balades mais la plus longue et haute nous est déconseillé “trop de vents, environ 200 km/h”. Bon ok, on va faire la moyenne alors. Après une jolie grimpée, on tombe sur un paysage à couper le souffle, on voit la pluie au loin. Ah plus si loin… Ah… ça arrive. Et là, merveille de la voiture : on voit un énorme rideau d’eau nous arriver dessus, nous arroser 5 mn et fin de l’histoire. 5 minutes plus tard, grâce au vent, on est toutes sèches. On finit par redescendre dans la joie et la bonne humeur et c’est reparti.Seule déception : ils avaient parlé de loutre à l’accueil visiteur et j’en ai pas vu une seule. Bon le fait qu’on doive envoyer un mail si on en apercevait une vivante m’avait légèrement indiqué que c’était rare mais j’aime les loutres, je désespérais pas. Prochaine destination : le château de Ballynahinch devenu un hôtel.

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Autant le dire : le château est moche, recouvert d’un triste crépi gris qui donne un aspect toc. Par contre, à l’intérieur, une immense cheminée qui m’a bien réchauffée, j’aurais bien passé la fin de journée là. On se refait une petite balade pleine de bucolisme et de belles couleurs au bord de la rivière. En fait, si je devais résumer le week-end, ce serait le plein d’oxygène et de vert. Et ça vous recharge les batteries en 2 minutes, ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu que je flirtais avec le niveau critique.

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On repart pour un dernier château, celui de Aughnanure qu’on trouvera fermé. Dernière étape : Galway, dans une auberge de jeunesse hyper moderne où y a à peu près que des Français. On se cherche un pub sympa avec une cheminée mais on renonce à l’item “cheminée” pour celui de “qu’on trouve au moins une table pour s’asseoir et dîner (à ce moment là de l’histoire, j’ai mangé 2 petits cookies depuis l’irish breakfast, j’ai un peu faim. On atterrit au pub “the quays” à la déco bien sympa puisqu’il s’agit d’éléments d’une ancienne église. Je m’offre un seafood chowder et un Irish stew, je suis assez fan. A côté de nous… des Français, ben tiens. On dîne en rigolant et en commentant le physique de notre charmant serveur (il y a de beaux mecs chez les Irlandais, il faut le dire). On se délocalise ensuite dans un pub un peu plus loin car ceux de la rue principale sont totalement bondés. Faut dire que le même soir, il y avait le défilé d’Halloween donc tout le monde était dehors. On se retrouve donc dans un petit pub avec des gens un peu âgés pour écouter un concert de musique irlandaise. N’imaginez pas la version anglaise de Nolwenn, non, non, c’était plus dans le style country. Le chanteur d’une cinquantaine d’années distribue les oeillades à trois quadra-quinquas maquillées comme un camion volé qui sont toutes excitées. A côté de nous, un étrange groupe avec un Monsieur pour le moins âgé qui attrape toutes les filles qui passent pour leur proposer de danser tandis qu’un mec parle seul avec sa bière. Ah wé ok.

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Dernier matin, on s’offre un dernier tour à Galway. Point d’orgue : le port et la mer. Moi, dès que je suis en contact avec l’eau salée, je suis heureuse donc là, je suis en pleine jouissance, forcément. On a même le droit à une chouette apparition en fin de balade : un phoque qui s’avale une anguille dans le port , entouré d’une floppée de mouettes. Là-bas, c’est courant mais pour nous, c’était un peu la cerise sur le gâteau.

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4 jours loin de tout, du boulot, de la pollution, des cons, de l’actualité… Rah mais j’y retourne quand vous voulez. Et puis c’est beau… Entre la nature et les vieilles pierres, moi, je ne peux que céder. Un seul regret : j’ai pas eu l’occasion de goûter l’Irish grog : du whisky chaud avec zestes d’orange. La prochaine fois…

 

Week-end prochain : direction Bruxelles ! Je vous ai dit que j’étais riche, j’en profite (en vrai, j’ose plus ouvrir les lettres de ma banque avec l’état de mon compte dedans)

 

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J’ai testé pour vous Némo 33

Si t’as compris le titre, c’est que tu es plongeur. Si tel n’est pas le cas, reste quand même, je vais te raconter de belles histoires.

Cette année, j’ai changé de club de plongée histoire de me simplifier la vie. Passer d’une heure de trajet à 35 mn, je te jure que c’est que du bonheur. J’ai entraîné dans ma désertion Anais (à cheval sur les 2 clubs). Sur le site Internet de nos nouveaux amis de plongée, une sortie qui nous donnait des rougissements d’envie : un week-end plongée à Bruxelles. Plonger à Bruxelles, mais y a pas la mer ! Merci de l’avoir noté petit lecteur attentif ! Oui nous avons plongé en fosse, à Némo 33. Profondeur : 35m, température de l’eau : 33°. Me gustaaaaa !

Oui, argument n°1, disons le sans ambage, ce sont bien ces 33 degrés. Avec Anais, on n’aime pas bien le froid et si je suis capable de me jeter dans un eau à 13°, curieusement, je préfère le barbotage en température tropicale.

Départ samedi 8h:30. Arrivée vers midi à Bruxelles. Non, je vous parlerai pas de la capitale vu que j’en ai vu : la zone industrielle, Nemo donc, l’hôtel et le pub d’à côté. Mais j’ai saoulé tout le monde avec l’atomium parce que c’est à peu près tout ce que je connais de Bruxelles avec le Manneken pis. Dans la voiture, nous étions avec le Président du club qui nous explique qu’à Nemo, la difficulté, ce sont les très nombreuses bulles. Mais vas-y, on est des prépas N3, tu nous prends pour des bleues ou quoi ?

Arrivés à Nemo, on rentre dans le restaurant avec vue directe sur la fosse et là, c’est tempête de bulles.

Ah oui, d’accord… Comme disait une camarade « c’est comme plonger dans du Perrier. J’explique : tout plongeur sous l’eau fait des bulles, c’est l’air que l’on recrache. C’est pour ça que les grottes sous marines sont à visiter avec parcimonie car les bulles se collent au plafond, créent des poches d’air et la faune sous-marine qui squattait là décède. C’est triste.

Le truc, c’est que seuls les titulaires d’un niveau 2 peuvent descendre au fond, les autres sont limités à 20m. Donc au fond, c’est cool mais des que t’arrive dans la zone des 20m, déluge de bulles et de plongeurs. Le bordel quoi.

Première plongée, on descend crânement au fond et… Et Ben on voit pas grand chose et comme il est interdit d’amener des loupiotes, on restera dans la pénombre. Principal exercice : la remontée assistée. En gris notre encadrant simule un malaise, faut le remonter. C’est à dire le grimper jusqu’à 5m en évitant de se faire soulever par les bulles et en évitant les plongeurs qui montent, descendent, stagnent. Un joyeux bordel.

Anais part faire sa remontée, je dois suivre le duo (personne ne reste seul au fond, des fois que je fasse un malaise). Sauf qu’ils se font happer par les bulles, je ne vois plus que les palmes de la demoiselle puis plus rien. J’ai perdu ma palanquée. Bon, je les ai vite retrouvés mais j’ai pas hyper bien vécu ces quelques secondes. Et rassurez-vous, je me suis aussi faite piéger par les bulles, passant de 20 à 12m sans avoir compris ce qu’il s’était passé.

Il y a aussi du ludique à Nemo, il y a des tunnels et des grottes à 10m avec de l’air pour papoter. Il y a parfois une épave de voiture mais pour nous, elle était rangée. Mais on avait suffisamment à faire pour s’occuper.

Bref, plongeurs, ne ratez pas l’occasion d’aller jouer à Nemo, c’est un très bon exercice. Et pour les autres, profitez du resto thaï, c’est une tuerie ! Même moi qui ne digéré ni lait de coco ni épices, j’ai mangé les 2 sans aucun souci.

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Les enfants de la pub

La semaine dernière, je vous parlais de la scandaleuse pub adopteunmec, je me dis que tiens, je vais poursuivre dans cette voie. Donc sans transition aucune, je voudrais parler des enfants dans les pubs. Parce que je les déteste.


Déjà dans les séries télé, la plupart des gosses sont chiants, particulièrement les petits malins fayots. Quand j’étais plus jeune et que je déjeunais chez mes parents en compagnie de mon père et de ma soeur, celle-ci nous imposait l’insupportable docteur Quinn, femme médecin. Parmi les personnages caricaturaux et agaçants, un cristallisait toute ma haine et mon envie de vomir mon déjeuner : Bryan le petit fayot. Passons sur sa tronche improbable (oui, ok, ça joue, je trouve le gosse de Susan et Mike dans Desperate Housewives krokro mignon alors qu’il faut avouer que ce gamin est un handicapé social), pour se consacrer à ce qui constitue 98% de ses dialogues : »je t’aime ma maman, j’aime mes frères et soeur et l’indien que t’as épousé et ma maîtresse, les poneys, les étoiles dans le ciel et les canards. Tiens regarde, j’ai eu une bonne note et je t’ai dessiné un cheval, comme celui du faux Indien avec qui tu forniques ! ». Naaaaaaaa mais que quelqu’un gifle ce petit fayot de mes deux (ovaires, bien entendu).


Dans la publicité, c’est un monde rempli de Bryan mais de Bryan pervers. Du genre « je suis un enfant mignon et intelligent, j’en profite pour faire des conneries mais mes parents ne diront rien car je suis justement trop mignon et intelligent. D’ailleurs, toi même devant ton écran tu fais des « ooooh » devant ma trombine, j’ai le pouvoir. ». L’enfant roi dans toute sa splendeur.


Je ne saurais dire quand ça a commencé, j’ai pas le temps de faire des recherches, mais j’ai identifié deux coupables potentiels :
– Antoine, le bébé krokro mignon qui pisse sur le canapé devant sa mère extatique.
– le petit garçon binoclard-mais-mignon qui apprend à son père qu’il n’est pas tolérable de répondre à son accès de curiosité. « Papa, comment on fait les bébés ? » À ce propos, si je daigne me reproduire, je compte abandonner mes enfants durant la période des « mamaaaaan, pourquoi… » parce que rien que d’y penser, je trouve ça profondément chiant. Alors qu’en bonne tatie, quand mon neveu posera ce genre de questions, je répondrai « tu demanderas à maman ». Au top la tatie ! Et je clos cette navrante parenthèse sur mes talents innés en terme d’éducation et vous renvoyant vers la parodie des Nuls parce qu’un peu de rire ne fait jamais de mal.

Bref. Depuis, des gamins krokro mignons qui cachent derrière leur bouille adorable des monstres d’insolence voire de sadisme dominateur (pléonasme ?) pullulent. Regardez ce bébé pervers qui torture son père en refusant de dire « papa » et qui finalement sort le mot magique pour couvrir sa connerie en désignant son père. Et tout le monde fait « rooooooh, huhuhu ! ». Et le gosse s’en sort peinard pendant que papa nettoie. Et que dire de cette gamine qui tyrannise sa famille pour les forcer à manger des knackis à 10h du matin ? Si c’est pas de la perversion ça ?   Je finirais en dernier exemple sur la sale gamine qui sévit actuellement dans la pub Carrefour. Et vas-y que je cours dans tous les sens et vas-y que je fous tous les stylos par terre sous le regard admiratif et approbateur de ma mère et du M. Auchan qui touche un smic pour ramasser mon bordel mais c’est pas grave, je demande avec ma moue de fille trop mignonne si y a un prix sur ce stylo 4 couleurs en faisant 3 avec mes doigts et si je peux choisir mes couleurs et tout le monde rit. Une petite fille de 5/6 ans qui fait un 3 avec les doigts en disant 4, elle est pas mignonne mais demeurée mais tout le monde rit niaisement.


Bref, j’aime pas les pubs avec les gosses, ils sont toujours mal élevés comme le gamin qui traite ses parents de débiles dans la pub Kinder « elles sont pas très originales les cloches » (en même temps, les chiens ne font pas des chats, le gamin qui joue encore aux cloches de Pâques à 12 ans, pardon hein…), en train de faire des sales coups et de se foutre des parents et de leur autorité,  sous les applaudissements de tous, parents compris.

Finalement, seule une mère a compris le jeu de ces sales mioches : la bonne femme de la pub pour une lessive que je retrouve pas avec une gamine qui se transforme en démon. Même si son « espèce de petits démons » me fait pressentir un infanticide imminent.

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J’ai testé pour vous un job qui recrute

Sous titre : putain de branleurs de chômeurs.


Lundi soir, j’ai fait un truc un peu inhabituel : je suis rentrée chez moi suffisamment tôt pour découvrir quelques émissions capsules, vous savez, ces mini programmes de 5 mn qui ne servent qu’à rebalancer de la pub derrière. J’ai donc découvert à ma très grande surprise une émission « j’ai testé pour vous un job qui recrute », un pseudo reportage réalisé en partenariat avec le Pôle emploi où les « stars » de M6 testent donc des jobs qui recrutent.

Lundi soir, Laurence .. a testé pour nous le travail de serveuse. Je n’ai juste pas la moindre idée de qui est cette demoiselle mais pendant 5 minutes, on la voit à la caisse, vêtue d’un uniforme très propret,un peu en cuisine et un peu en salle mais surtout, Laurence, elle ne fait qu’à papoter en souriant au gérant du restaurant, paie ta serveuse, quoi. Et à la fin, elle fait « ouah trop cool comme métier et en plus, je peux goûter les desserts » tandis qu’un bandeau nous annonce que c’est super bien payé vu qu’on gagne le SMIC+ les pourboires ! Waouh, tant d’argent pour flirter avec le boss et manger les desserts, quel beau métier.


Je passerai sur le fait que le reportage a été fait dans un resto cosy et pas dans une brasserie déprimante au carrelage fissuré, aux fenêtres mal colmatées et à la cuisine tellement crasseuse que même les rats ne veulent plus y aller. Je n’ai pas vu d’autres épisodes mais je suppose que c’est tout à l’avenant. Curieusement, y a pas employé de fast food, ça embauche pourtant, si j’en crois les pubs McDo. Bref, au pays des bisounours, tous les métiers sont super chouettes et c’est pas grave si t’es pas bien payé, tu mangeras du dessert gratos, youhou !


Alors évidemment, il n’y a pas de sot métier, je ne méprise pas les serveurs, serveuses. Ce qui me titille dans cette émission, c’est la sensation que si tu trouves pas de boulot, tout est de ta faute car tu ne fais pas l’effort. Ca me rappelle un peu les heures sombres de mon chômage, quand un salarié bien pensant venait te crucifier d’un « si tu bosses pas, c’est que tu veux pas ». Ben ouais, des serveurs, caissiers et autres hôtes d’accueil, sans parler des fameux téléprospecteurs, tout le monde en cherche, d’où tu restes chez toi ? Oui tu as un bac +5 dans une discipline donnée mais, mec, du boulot, là, y en a pas alors arrête de faire ta pleureuse, oublie ta vocation, tes connaissances, ton désir de faire ce métier là et devient serveur ou hôte d’accueil ou déménageur. c’est là que ça embauche ! Puis c’est « en attendant ». Et c’est là tout le vice du truc. D’une part, qui peut sérieusement chercher du travail en bossant 8h/jour dans des boulots somme toutes fatigants ? Oui certains le font car faut bien manger et payer son loyer mais mine de rien, la recherche d’emploi en prend un sacré coup. D’autre part, si les bac++ postulent à des postes ne nécessitant pas ce niveau d’étude, que font ceux qui se sont arrêtés après le bac ? J’avais déjà parlé de mon ex qui, du haut de son bac+4, avait réclamé n’importe quel job et on lui avait répondu sans rire qu’il était trop diplômé pour passer le balai. C’est vrai mais ce sont des jobs qui recrutent, huhu. Et je ne commenterai pas le fait que, perso, serveuse, je veux bien mais je suis plutôt du genre maladroite donc je vous dis pas le nombre d’assiettes qui pourraient trépasser entre mes mains. Et pour terminer, les quelques métiers que j’ai vus sur la page web du site me paraissent être le royaume de l’interim et des contrats saisonniers. Mais pas de panique, la précarité, c’est cool !


Bref, vous l’aurez compris, cette petite émission capsule m’a ulcérée, ça se sent à travers ma plume. Parce qu’en France, aujourd’hui, les seuls métiers qui recrutent te paient au SMIC. Que parce qu’on ne te propose que des jobs à la précarité certaine, loin de nos rêves de carrière de départ. Parce qu’on fait genre qu’il n’y a pas de crise de l’emploi et que si t’as pas de boulot, c’est au fond un peu de ta faute. Et surtout parce que je vois des Guignols payés en un mois ce que je gagne en un an tester un métier pendant deux heures de leur vie et nous expliquer sans sourciller que, waouh, c’est génial ! Que je pense à la fille qui est serveuse de façon permanente qui oublie que ouah, super, elle va voir plein de gens aujourd’hui et qu’elle pourra même taper dans les desserts, le tout pour un smic+pourboires ! Elle est pas belle la vie ?

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Avons-nous une date de péremption ?

Par Laurent

[Aujourd’hui, nous accueillons un nouveau vingtenaire alors tu es gentil avec lui, merci bien !]

Pour changer mes habitudes du samedi soir, j’ai décidé de tenter une soirée différente du pub + boite coutumier. Prenant des cours de danse depuis un an, je me suis dit qu’il était temps de mettre en pratique et de me trouver une soirée rock, pour guincher et pourquoi pas, l’espoir faisant vivre, trouver ma promise.

Après une petite recherche sur mon ami google, me voici donc quelques heures plus tard à l’entrée du dancefloor, motivé pour toutes les faire tourner dans tous les sens. Mais en entrant, une vision d’horreur me glaça le sang : un véritable.. .défilé de quadragénaire, quinquagénaire voir même sexagénaire, la femme la plus jeune de la soirée devait avoir 35 ans…. aaaaaaahhhhhhhhhhh.

Ayant abandonné 10 de mes euros à l’entrée, je ne me voyais pas tourner talons pour me mettre à l’abri de ce spectacle, je suis donc resté et j’ai observé.

Après avoir repris ma respiration, je me suis posé 2 questions : 1- qu’est ce que je fais là ? 2- sommes-nous tous condamnés à vieillir ?

Sommes nous, nous les hommes, destinés à prendre une bedaine dégoûtante, voir tous nos cheveux nous abandonner lâchement les uns après les autres, être essoufflés et dégoulinants de sueur après 3 minutes d’efforts.

Serez vous, vous les femmes, obligées de mettre du maquillage afin de boucher les tranchées entre vos rides, ne plus rentrer dans du 42, devenir disgracieuses sur vos talons, se fringuer comme des petites lolitas vulgaires pour vous prouver que non, vous n’avez pas vieillies.

Idée encore plus dérangeante, à quoi ressembleront nos soirées dans 15 ans. Est-ce que David Guetta, Bob Sinclar et Martin Solveig feront la tournée des idoles? Devront nous nous saouler à mort avant d’aller draguer pour ne plus voir qu’une femme de 40 ans, ben ca fait débander?

Je ne sais plus qui a dit : l’âge critique de l’homme, c’est celui de sa femme…… mais la voila la solution! Suivons l’exemple de Hugh Hefner et Claire Chazal. Nous irons cueillir sur l’arbre les demoiselles et damoiseaux portants encore des couches à l’heure actuelle, quand ceux et celles-ci seront mûrs.

Ouf me voila rassuré, je sais que si je gagne suffisamment d’argent j’aurais toujours une jeunette dans les bras (c’est pas comme ca que ca marche ?).

Mais profitons de notre jeunesse car ma petite visite au musée m’a filée les chocottes, et je peux vous l’affirmer : l’antiride marche à 25 ans, mais nettement moins à 50 ! Je pense qu’effectivement nous avons aux yeux de la société une date de péremption, et mesdemoiselles sans chercher à vous blesser, la vôtre arrivera bien avant la nôtre :).

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« Sing my angel of music ! »

The Phanthom of the Opera.

Par Keira

Bon.

J’ai décidé de vous parler de choses positives pour changer de ma note précédente.

Oui, parce que je ne suis pas qu’une fille « dark ». Loin de là. J’ai mes moments, comme tout le monde je suppose.

 

Par exemple, je suis une fille qui adore la musique. Bon, évidemment j’ai mes préférences… je ne suis pas une fan de rap ou de techno ou de metal ou encore de « nouvelle variété française ». Je suis plus dans un esprit rock, pop, musiques du monde et tout le tralala. Avec évidemment des racines profondes qui remontent aux années 60-70. J’ai dû vivre Woodstock dans une vie antérieure pas si loin de celle-ci.

Et quand je dis que j’aime la musique c’est au point que tous les soirs, pour m’endormir, je dois impérativement en écouter. Ca me détend. La musique berce mon imaginaire et mes humeurs.

J’ai énormément de chansons qui m’ont accompagnées dans divers moments de ma vie. Que ce soit les moments heureux à base de « Hit the road Jack » de Ray Charles, « Paint it black » des Rolling Stones,  « Don’t stop me now » de Queen, « ABC » des Jackson Five, « Tiny Dancer » d’Elton John, « Dreaming of you » de The Coral ou « Bad Day » de R.E.M qui sont consacrées aux amies ou alors « Onde Sensuelle » de M et « Love burns » du Black Rebel Motorcycle Club qui sont mes chansons d’action au lit avec des amants passés… Et voilà, je sais qu’à partir de maintenant dès que vous entendrez ces chansons vous penserez à moi en pleine le… lessive. On dit merci qui ?

Autre détail important dans la musique, j’ai mes chansons dédiées à certains moments de ma journée. Ca fonctionne par périodes, ces chansons changent suivant les mois et les années, mais elles sont consacrées à des choses bien précises.

Si vous prenez « Ocean » du groupe John Butler Trio, elle me sert exclusivement à la relaxation en fin de journée ou dans les transports en commun.

Pour aller en cours en ce moment c’est « Africa » de Toto. Cette chanson me met de très bonne humeur.

Pour un trajet à pied j’opte pour les Dandy Warhols et leur « Thirteen tales from urban bohemia » qui est un album très efficace pour marcher longtemps (parfois rapidement) et se régaler en même temps avec une musique à la cool.

Si vous êtes super pressé, « Hot’n cold » de Katy Perry est trèèèès efficace. Mais attention à l’essoufflement.

Dans mes grosses phases lose j’ai tendance à tomber dans la pop guimauve. Mais bon… ça arrive à tout le monde. En revanche je ne me met pas en pyjama, je ne mange pas de glace et je n’écoute pas Céline Dion en chantant comme une casserole par dessus. J’ai plutôt tendance à retourner à de vieux tubes de Lene Marlin, Coldplay, Snow Patrol et autres chanteurs qui me dépriment et me font plaisir à la fois.

Et enfin, pour m’endormir vraiment, je me passe quelques chansons de Ray LaMontagne, avec en tête « Be Here Now » qui a un effet hypnotisant. Si vous aimez les belles voix et la guitare… bah achetez ses albums. Et allez le voir en concert.

Et puis, encore une fois, chaque personne à sa chanson. Enfin pas encore toutes, mais un paquet.

Une copine est depuis de nombreuses années associée à « Call me » de Blondie pour une gaffe lors d’une représentation de théâtre.

Une autre à « Bad Day » pour les rocks endiablés dansés dessus. Et chantés aussi… il pleuvait déjà rassurez-vous.

Pour certaines de l’école de maquillage de l’année dernière on retrouve A-Ha et leur « Take on me »… oui, on a pas tous des super chansons, c’est la vie.

Et puis il y a ces moments où vous écoutez une chanson qui vous bouleverse sans raison. Chose qui peut évidemment se produire avec le cinéma et la lecture. Mais je ne sais pas, c’est encore une émotion différente, parce que l’image réelle comme l’image que nous avons en tête entrent en jeu, tandis qu’avec la musique, il n’y a que le son. La musique et le frisson qu’elle produit… cette montée d’émotion incontrôlable…. c’est un délice et une torture à la fois. Ca vous prend par surprise, vous transporte aux limites de votre inconscient. Pourquoi cette musique et pas une autre ? Qu’est-ce que ça réveille ? Pourquoi les larmes coulent-elles ? Pourquoi cette envie de fermer les yeux et de plonger dans ces notes ?

Parfois la nostalgie de quelque chose qu’on ne peut définir prend le dessus complètement. Ca épuise un peu la musique. Ca travaille trop niveau émotionnel.

Par exemple, j’ai la chair de poule dès qu’on me passe le thème créé par Ennio Morricone pour le film « Mission ». Et franchement tu te sens un peu con à ressentir une telle émotion quand c’est la chanson utilisée par GDF… Merci la pub…

Et là ce soir j’ai redécouvert la chanson « Don’t look back in anger » d’Oasis. Sachant qu’en plus Oasis et moi ça n’a jamais été fusionnel, loin de là… je n’ai pas trop compris le pourquoi du comment quand j’ai commencé à pleurer comme une madeleine sans aucune raison. Et ce n’était même pas de la tristesse. Juste une vague foudroyante d’émotion pure. D’où cet article… hein, je ne pouvais pas le zapper.

J’aime particulièrement cette idée qu’un jour, dans disons… 30 ans, j’écouterai ces vieux morceaux que j’aimais étant une jeune vingtenaire et tous les souvenirs qui me prendront par surprise.

Et je construis peu à peu ma vie et ces associations de rythmes et de gens. Parce que finalement, garder ma tête pleine de gens et de sons, je trouve ça bien.

D’ailleurs, une certaine personne dans mes lecteurs n’a pas encore sa chanson. C’est mal. Il faudra y remédier. Quoique Mister Ennio Morricone a souvent participé à nos soirées poker. J’hésite… est-ce que je le retiens ?

Allez, la prochaine fois je parlerai peut-être bouquins ou ciné. En attendant, j’ai mis tous les trucs à connaître en gras, et ce n’est pas pour rien. Si vous ne connaissez pas, essayez et laissez-moi vos avis dans les commentaires !

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Raconte-moi une histoire…

Par Lucas

Il est une famille de français moyens que toute la France connait pour l’avoir croisée au moins une fois depuis l’an 2000 (bientôt dix ans…). Laissez-moi vous présenter les deux principales figures. Et ne me dites pas que vous ne les reconnaissez pas…

 Cette famille,

elle n’a pas fait une émission de télé réalité,

elle n’a rien de spécial
elle n’a pas participé à un jeu à la con,
pas été éventrée par un pater familias pour faire les choux gras de la gutter press.


Elle est comme la mienne,
comme la votre,
comme tous les français
et on suit la vie de cette tribu comme un feuilleton.
En moyenne 170 épisodes par ans.

D’abord il y a les enfants,  Juliette et Thibaud.
Et puis leur grand-mère, qui se fout de la gueule de son gendre en permanence.
Lequel gendre s’appelle Philippe,
marié à Mathilde, une nana qui a un sacré caractère.
Sympa pour Philippe, après une journée de travail avec son collègue, Régis, qui a la voix de Homer Simpson : « j’te dérange paaaaas Philippe ? »

Pour les apatrides qui nous lisent,
pour les ermites et les associaux qui n’écoutent jamais la radio,
je vous parle d’une série de pubs pour les centres Leclerc crée en 2000 par l’agence Lollipop Music.

C’est tout un univers qui a été créé, une sorte de mini feuilleton pour chaque pub.
Un dialogue entre deux protagonistes qui échangent des infos sur un produit Leclerc après une intro funky qui « catche » l’oreille (voix nasillarde, ton surpris, etc).
Ils sont forts chez Leclerc.
Ils ont commencé en France avant tout le monde : ca s’appelle le story telling.

Pas moyen d’y échapper !
Mieux que les Feux de l’Amour !
Tous les pubeux surfent là-dessus en ce moment ! Regardez dans les magazines, on voit partout des images « Isabelle 12 ans, aime boucou ceci »
Entre autres…
Et pour revenir à Leclerc,

On a suivi l’accouchement de Mathilde sur RFM,
on a vu grandir Thibaud sur Nostalgie,
on a entendu Régis emmerder Philippe sur Oui FM (Philippe va-t-il un jour craquer ?),  etc. tout est interchamgeable : ils sont partout, on ne peut pas les louper, et c’est un vrai feuilleton
qui déclenche chez nous une empathie et une sympathie.
Parce qu’on a tous  en  nous quelque chose de Tennessee un peu de Mathilde et Philippe.
Sitcom.
Mine de rien, j’ai beau trouver ca niais, ça fait du bien dans le paysage pubeux d’entendre ces p’tits moments plus ou moins rigolos. Bon, bien sûr, ya toujours le message essentiel, avec les tickets Leclerc, les réductions, tout ça. Et puis la chute finale avec un peu d’humour.
Bingo…

Avec mon snobisme, hérité de mes parents, j’avoue que j’ai été longtemps fermé à ca.
Par exemple, j’ai envie de balancer ma radio par la baie vitrée chaque fois que j’entends l’équivalent de ce story telling chez Super U avec Daniel Prevost et sa voix à claque.
Mais pas avec Mathilde et Philippe.

En fait avec Daniel, j’ai le sentiment aigu que je suis pris pour un con.
Qu’on fait semblant de me raconter une histoire tout en glissant la promo du jour.
Avec Philippe et Mathilde vous allez me dir que c’est pareil mais je le ressens moins.
Je suis moins là à chercher quel produit ils vont défendre. Ya quelques chose en plus sympa, même si ça n’enlève pas mon sentiment de malaise, à chaque fois…
Idem pour les pubs EDF GDF dans les magazines. Avant on avait parfois des personnalités ou des sportifs soutenus par EDF. Là  on nous présente la photo d’une nana. Inconnue. A qui on doit s’attacher car cette personne c’est moi, c’est toi : elle est censée résonner en chacun d’entre nous.

Ca m’agace qu’on utilise de tels ressorts et qu’on me prenne ouvertement pour un abruti… Qu’on me scande à tout va que la Carte Leclerc c’est super. Mais d’un autre coté je me dis que ces pubs doivent resonnner dans plein de foyers. C’est vrai qu’elles sont loin des pubs de mon enfance à la télé où une nana se faisait alapaguer par un vendeur ds un rayon pour tester un produit « ah mais c’est vrai qu’il est bon ». Triple orgasme, double salto arrière.
Connaaaaaaaaasse.

Mais il y a pire…
Au delà du story telling,
je fais un aparté…
Car ça me démange.
Car j’ai envie d’empaler un rédac chef chaque fois que je vois qu’on nous prend pour des cons avec un publi-redac dans les magazines, là où les pubeux nous présentent des produits  sous la forme d’un article. Avec un titre et un agencement comparable à la maquette du journal et la complicité de la revue.
Gniiiiiiiii !!!

Et je suis perplexe.
Est-ce que ça vous donne plus envie de consommer, vous ?
Est-ce que le message passe mieux s’il est moins sur un schéma connu ?
Moi j’avoue que les produits me passent au dessus du nez.
En même temps je ne suis pas allé dans un Leclerc depuis des lustres. Je pense que je serai toujours éberlué devant un linéaire de 3 mètres sur 2 avec 150 références de chips différentes (ici mes potes marketeux ressortent de leur tiroir la poupée vaudou à mon effigie)

Le pire c’est que cette logique prise par les publicitaires s’inscrit dans la nature humaine. On aime bien se faire raconter des histoires, on aime bien être emporté hors de notre monde, quelques minutes. Les spécialistes des campagnes politiques pensent que la raison pour laquelle Kerry n’a pas été élu face à Bush c’est qu’il n’avait pas LA bonne histoire pour rallier à lui tous les zelecteurs… Faire rêver, faire associer. Permettre aux gens en face de se retrouver : dans la pub il s’agit toujours plus ou moins de rassurer. Rappeler vous « Travailler plus pour… gagner plus ». Moi ca m’inquiète un peu ces stratagèmes.
.
Je me dis que si ca se trouve on va arriver à un monde où tout sera story tellin’. Des histoires racontées par des pontifes et en face de ça des opposants pour rappeler la vérité. Relisez La Ferme des animaux et 1984, relisez le Meilleur des Mondes : c’est un peu boucou ça… Tiens une citation de Mister Orwell qui s’applique autant à la politique qu’à la pub,

«Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent.»

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The epilator

Par Tatiana

Je trouve que ça manquait un peu ici des articles test de trucs de filles, alors aujourd’hui n’est pas coutume, je vais vous parler de trucs de filles. Commençant à  m’installer dans ma contrée far far away, il me manquait une chose une seule afin de me sentir complètement chez moi : un épilateur !!! Vois-tu si tu n’es pas une fille tu ne te rends sûrement pas compte de l’importance de la chose, mais crois moi c’est capital dans la vie d’une fille une chose comme ça. L’épilateur c’est le meilleur ami de la fille, il la suit partout, en voyage d’affaires, en vacances… Grâce à lui elle a le galbe de la jambe doux et impeccable. Elle peut faire péter la minijupe sans honte et provoquer le mâle que tu es, langue pendante et oeil vitreux. Mais bon je m’égare là.

Vois-tu moi j’en avais d’épilateur avant de partir. Ça faisait longtemps que je l’avais, au moins 10 ans je crois. Un truc du genre quoi. 10 ans de bons et loyaux services, c’est rare quand même et ça mérite d’être souligné. Mais je dois dire que comme dans toute relation, au bout d’un certain temps on se lasse et on commence à regarder ailleurs. Faut dire qu’il y avait le choix sur le marché. Et un choix alléchant. Alors j’ai pris une grave décision : celle d’abandonné mon compagnon fidèle pour de nouvelles aventures. En gros, j’ai laissé mon ancien épilateur chez mes parents pour pas encombrer ma valise. Et j’ai bien fait !

Me voilà donc à far far away à la recherche d’un épilateur pas trop cher car j’ai pas beaucoup d’argent. Je rentre donc dans l’équivalent d’un grand magasin chez nous (je dis l’équivalent mais c’est loin d’être l’équivalent). Me voilà rendue au rayon électroménager devant une rangée d’épilateur. Et là grosse surprise : il y a une méga promo. Genre plus de 50% sur un des épilateurs. Il est genre super perfectionné : il va sous l’eau, il fait épilateur et rasoir électrique… Je regarde les autres, mais celui-là est tellement peu cher que je l’achète. Et me voilà partie avec le panasonic ES 2067





les caractéristiques en résumé  :  

Epilateur à pinces 3 disques rotatifs

Rechargeable – Autonomie de 30 minutes

Têtes rasoir / tondeuse – Accessoires zones sensibles

Epilation Wet & Dry – Etanche

Et le blabla commercial qui va avec :  

Le système Wet & Dry (utilisation sur peau sèche ou sur peau humide) vous permet d’humidifier les 3 disques rotatifs de l’appareil et d’appliquer du savon liquide dessus. En mettant l’appareil en marche, de fines bulles sont produites créant ainsi de la mousse qui permet de redresser les poils et de les enlever plus facilement et plus rapidement. L’épilation sur peau humide offre une épilation agréable et réduit les rougeurs de la peau.

Les 3 disques agissent en rotation verticale et horizontale afin de retirer tous les poils quel que soit le sens de pousse. Ces disques se rétractent pour épouser les contours de votre corps assurant une épilation tout en douceur et pour ôter même les poils les plus courts. Cette technologie innovante permet une épilation rapide et efficace.

Et maintenant le principal = mon avis sur la bête :  

Alors hier je l’ai sorti de la boite et je me suis empressée de l’essayer sous la douche. En regardant les différentes têtes ça impressionne un peu. Moi qui avais un vieil silk epil des années 90, je me retrouve avec un épilateur à 3 têtes. C’est presque flippant mais bon.  D’abord, je dirais que j’ai découvert les joies du rasoir électrique, ou le rasoir qui coupe pas comme l’autre. en plus il y a une tête tondeuse pour le maillot. Autant vous dire que je me suis bien éclatée. Pour la tête aisselle je suis pas encore convaincue, mais d’un
autre côté mes poils étaient pas forcément hyper longs. Et la tête principale je l’ai essayée qu’à sec et je trouve que ça n’épilait pas parfaitement. Mais il faut que je l’essais sous la douche avec du savon (comme ils disent dans la pub). Par contre je suis à 100% fan de l’épilateur qui va sous la douche et se nettoie à l’eau. Ça je trouve que c’est hyper pratique et on gagne du temps, car sinon d’abord tu dois t’épiler et après tu prends ta douche.

Mais ce que je retiendrai parmi tout c’est qu’il m’a coûté 27 euros et qu’il est vendu presque 90 euros en FRANCE !!! Si c’est pas la classe ça…

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En province, on a même l’électricité !

Petite, j’étais une grande publivore devant l’éternel, hors de question de me coucher sans avoir regardé la page de pub de 20h30. Depuis, j’ai grandi et je trouve plus d’agacement que d’émerveillement dans ces satanées pages de pubs. Et ce qui m’horripile le plus ? L’image de la province.


J’ai beau être parisienne depuis bientôt 4 ans (quand j’y pense, c’est fou !), je continue à expliquer à tous les gens que je rencontre que je viens du sud. Et la plupart me répondent : « ah bon ? Et l’est où ton accent ? », ce qui me donne envie de pleurer car mon accent du sud ouest était un facteur sympathie indéniable. Maintenant, on ne me demande même plus d’où je viens, je trouve ça d’un triste. Mais bon, je garde ma fierté de fille du sud ouest, je suis contente quand on vent des Airbus, que les équipes de rugby de pas loin de chez moi gagnent des matchs, que plein de Toulousains soient en équipe nationale de rugby et je serais presque émue de savoir que Toulouse (le Téfécé, comme on dit) a battu Bordeaux en foot si je ne détestais pas ce sport. Enfin, ok, c’est pas le sport en lui-même que j’aime pas, c’est tout ce qu’il y a autour.

Alors forcément, quand je vois ma région réduite à des images d’Epinal, je grince des dents. Souvenez vous la pub Rondelé avec Maïté et ses copains qui parlent des bonnes choses et notamment cette bonne femme en tablier immaculé et chignon strict genre « paysanne du XVIIIe siècle dans l’imaginaire collectif » qui ramasse des herbes en les disposant dans son beau panier en osier en disant « la ciboulette, peut-être… ». Alors déjà, j’ai beau ne pas être un as du jardinage, je SAIS que l’herbe et la terre, ça ne va pas du tout de pair avec un tablier blanc. A l’époque, je me demandais où se passait la scène car en France, en vrai, personne ne va ramasser la ciboulette avec un beau tablier démodé et un panier en osier bien garni.

 

Nouvelle pub qui me fait hurler, celle de la twingo XV de France (ou rugby, je ne sais trop) où on voit une classe de crétins qui répètent en imitant l’accent du sud « Engtre lé PERcheeeeeeuh ! ». Alors déjà, en temps qu’ex stagiaire en journalisme rugbystique, on dit rarement « entre les perches », la plupart des journalistes restent avec le « entre les poteaux ». Mais surtout, je suis étonnée que les publicistes parisiens qui ont une si belle image de la province (le Parisien qui « apprend » le provincial avec l’accent, pardon mais ça me fait hurler) n’aient pas tilté qu’il y avait aussi des équipes de rugby hors sud ouest. Y en a aussi dans le sud est et même deux en région parisienne qui évoluent en professionnel (le deuxième, c’est le Racing Metro 92). Plutôt que de mal imiter notre accent et mettre en avant un vocabulaire rugbystique peu usité, ils n’avaient qu’à faire appel à des joueurs de la région, tiens. Ah, c’est sûr, c’est plus cher mais ça m’aurait un peu moins énervée car dès que je vois la couillasse à la télé qui commence à répéter toute fière
« engtre lé PERcheeeeeeeuh ! Engtre lé PERcheeeeeeeeeuh ! », j’ai envie de l’attraper par les cheveux, la jeter par terre et lui donner des coups de pied en lui expliquant que dans mon pays, personne ne parle comme ça en vrai.

Et je suppose que nos amis du Pays Basque doivent aussi être fatigués par le pépé qui « goss goss » avec sa patate ou, à l’époque, la sale gosse qui répétait du basque quand on lui servait du Ossau Iraty.


Parfois, quand je vois la province qu’ils nous sortent dans les pubs, je me demande s’ils ne sont pas allés tourner leur film dans les régions rurales du fin fond de la Chine. Parce qu’à Toulouse, par exemple, on a quand même l’eau et l’électricité courantes, on a même l’ADSL et nous, en plus, on construit des avions ! Alors la province d’un autre siècle, ce serait bien d’arrêter un peu de nous la servir.

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Marine teste pour vous : le thésard en sciences sociales

Par Marine

Qui dit TSS (Thésard en Sciences Sociales, donc) dit pauvre et savant. L’exact opposé du Golden Boy. Pourquoi en Sciences Sociales? Parce que… depuis quand les rats de laboratoire ont-ils une vie sexuelle? Non franchement, ça se saurait. (Pardon pour nos amis mathématiciens qui nous lisent, ils sont, j’en suis sûre, très nombreux, des bisous)
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La mise en bouche.
Le TSS étant un crevard, tu peux un peu le trouver n’importe où, et pas seulement aux soirées étudiantes (dieu merci). Alors : vernissage d’expo, magasin de fringues, resto japonais entre potes, pub, boîte, soirées privées chez des amis (le TSS est d’ailleurs un accessoire assez fréquent Golden Boy, en revanche, l’inverse est assez peu vérifié, allez savoir pourquoi), mais aussi train, aire d’autoroute, blogs, facebook, forêt, en train de nourrir des poules, et enfin l’inévitable bibliothèque. Pour ma part, j’ai rencontré mon TSS dans le 3e cas de figure, le resto (japonais).
Comment attirer l’attention du TSS sur toi? Très simple. Un peu comme le Golden Boy, il fonctionne au strass et paillettes, sauf que c’est pas le même strass, pas les mêmes paillettes. Pour lui, tu dois irradier d’intelligence, de bagout, de conversation (et même s’il te trouve conne, il te trouvera de la personnalité, c’est suffisant pour l’exciter). Quand il lance un sujet de conversation, rebondit, soit pour abonder dans son sens, le plus souvent, il sera flatté, soit pour creuser un peu, et ouvrir sur un autre sujet, qui te correspond mieux, dans lequel tu es plus spécialisée (même
si c’est les tarifs de la french manucure, l’essentiel est qu’il voie que tu es calée dans un domaine). Parfois, sois en désaccord, ça crée du débat, de la conversation. Une règle d’or, valable ici encore plus qu’avec tout le reste de la gent masculine : l’eye-contact. Le TSS est en général chaud bouillant comme une baraque à frites, il fonctionne à l’eye-contact, et n’attendra pas plus d’autres avances de ta part qu’il ne t’en fera. Si tout va bien, l’eye-contact sera suivi dès que vous serez suffisamment isolés d’un « mouth-contact », si vous me passez l’expression.

Les points positifs
– il a de la conversation, il a toujours une opinion sur tout. Quel que soit le sujet sur lequel tu l’entreprend, le TSS saura te répondre en réfléchissant et pas machinalement.
– il est curieux (franchement, sinon, il ferait pas une thèse), donc à l’écoute de tes attentes,
– il est cultivé, ce qui évite l’écueil fâcheux du « Kikoo » en début de mail, ou de la phrase choc de type « tu me fais chaviré, j’arêtes pas de pensé à toi ». En somme, il gère son orthographe, et peut même te parler de tel poème auquel tu lui fais penser plutôt qu’un baratin à deux balles pour te lever. Ce qui ne le rend pas vieux jeu pour autant, je rappelle qu’il est curieux, il est donc ouvert à toute proposition.
– c’est un super coup : honnêtement, il mène une vie d’étudiant alcoolique qui sort tout le temps, alors que tous ses amis sont déjà cadres, et tout le monde sait que dans ce milieu, faut coucher pour réussir… il a de la pratique. Et comme il est curieux, et qu’il apprend vite… je te laisse faire l’addition, ça vaut le détour. Et comme le TSS n’a pas forcément d’emploi du temps fixe, il n’a rien contre le concept de la journée au lit « repos-causette-baise », et contre l’idée de tester toutes les combinaisons possibles de cette trilogie (causette-repos-baise/baise-repos-causette/repos-baise-repos/baise-causette-baise/baise-baise-baise et j’en passe…)
– il mène une vie d’étudiant alcoolique depuis trop longtemps finalement : le cas échéant, il n’aura pas peur de l’engagement.

Les points négatifs
– il est pauvre. Il voudra bien  t’inviter, mais si c’est pas cher. Mais la plupart du temps, il te parlera amoureusement de Simone de Beauvoir, et vous partagerez l’addition. Ne t’attends pas à atterrir dans un palace quand il te dit « viens chez moi », tu navigueras entre les canettes de bière de ses colocs, la PS2 jonchée sur le sol (la Wii? ouais c’est cool, mais j ‘ai pas les moyens, je vais chez mon pote qui bosse dans la finance), les bouquins ouverts traînant un peu partout… Vous dormirez sur un matelas à même le sol. Mais les colocs sont pas chiants (eux-mêmes sont TSS)
des fois que tu sois un peu bruyante pendant l’acte.
– il est pauvre, et il vit au-dessus de ses moyens. Méfiance, les problèmes financiers, ça peut tuer un couple. Dès le début, mets les limites. Et puis le côté chien fou qui regarde pas plus loin que le bout de son nez, ça peut devenir lassant.
– s’il est thésard en sciences sociales, c’est qu’il est dépressif, d’une manière ou d’une autre. Il faut vouloir le partager avec sa psy, et accepter qu’une tierce personne lui permette de verbaliser votre histoire (en même temps, toi, tu as tes copines, alors bon)
– il a de la conversation mais il fait chieeeeer. Il a un avis sur tout, il a surtout un avis, comme dirait l’artiste. Parfois, ça peut confiner au mépris, si tu connais pas cette référence pourtant « juste évidente ». Franchement, il y a suffisamment de points d’achoppement dans un couple, ça fait un peu mal de trouver en plus à s’engueuler sur la place de la pensée bourdieusienne dans la gestion des rapports sociaux actuels. (en même temps, on peut reconnaître que  plus d’engueulades = plus de réconciliations = plus d’effusions de sentiments et plus de réconciliations
sur l’oreiller)

Le SAV 
Le TSS est un ex formidable, un des mieux sur le marché
– il n’a pas peur du « revenez-y » si jamais tu n’as personne et lui non plus… après faut savoir gérer, c’est sûr
– il n’est pas rancunier, et ne sera jamais (trop) fâché si tu lui envoies un mail d’insultes ou même ton poing dans la gueule (il ne sait que trop à quel point nos cultures occidentales post-modernes influent sur nos comportements sociaux)
– qui voudra toujours boire un café avec toi (du moment qu’additions séparées, ceci cela), te conseiller sur tes futures histoires de mecs (il demandera peut-être même conseil à sa psy pour toi), aller à une expo, ou à un concert. Bref, c’est comme le pote homo, sauf que là, c’est ton ex. Pour lui « on reste amis » signifie vraiment « on reste amis » et pas seulement « dégage poufiasse ».

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