Un dimanche à Tokyo (Jardin Impérial, Harajuku et Shinjuku)

1er octobre, 6h du mat. Le soleil entre tranquillement dans la chambre, nous réveillant paisiblement. Une douche et c’est parti pour l’aventure ! Première mission : trouver des adaptateurs car ceux que j’avais amenés et pourtant libellés ‘Japon” par Castorama ne s’adaptent pas. Donc on note : les prises pour le Japon sont juste constituées de deux tiges, laissez tomber celles qui n’y ressemblent pas.

Prise adaptateur Japon

Sauf que c’est dimanche et qu’à huit heures du mat, tout est absolument fermé. On croise ça et là des gens qui font la queue pour le café Square Enix, pour un spectacle ou pour l’Anime Center. On finit donc par se jeter dans le premier café ouvert pour notre petite dose de caféine et un petit grignotage ultra fat et on repart, les magasins ayant ouvert. Dans notre quête d’adaptateurs, nous sommes chanceux, nous habitons juste à côté d’Akihabara, “l’electric town” donc on remplit la mission sans trembler. Nous en profitons pour flâner un peu dans les rayons appareil photo puis on finit par repartir. Notre prochain arrêt : le Palais impérial et surtout son jardin. Motivé, Victor propose d’y aller à pied, allons-y gaiement ! Au bout de 500 mètres, on vire les surcouches. On nous avait prévenu : en cette saison, à Tokyo, il fait chaud. Et bien, sachez que c’est vrai. On se promène tranquillement, s’émerveillant d’un peu tout : une maison traditionnelle coincée entre deux énormes buildings, les boutiques organisées en quartier, assez pratique pour se repérer, les petites rues piétonnes qui surgissent de nulle part…

Tokyo, Akihabara Tokyo, Akihabara Tokyo, Akihabara Tokyo, quartier des affaires de sport restaurant dans Tokyo La rue piétonne Sakura à Tokyo Rue piétonne au coeur de Tokyo

Sans trop le faire exprès car mon guide (le Lonely planet, je balance) a décidé que les noms de rue, ça ne servait à rien, nous voici arrivés à destination. Autour du jardin impérial, des joggers qui abandonnent tranquillement leurs affaires (serviettes, eau) pour aller trotter léger. J’avais entendu parler de la légendaire sécurité qui règne à Tokyo, je confirme : la plupart des vélos sont simplement posés contre les barrières, les rares antivols semblent utilisés pour éviter les chutes de vélo pendant l’absence de son propriétaire.

La sécurité à Tokyo : les joggeurs laissent leurs affaires sans surveillance

Pont pour se rendre au jardin impérial de Tokyo Douves autour du jardin impérial

Entrons dans le jardin impérial, gratuit même s’il faut prendre un jeton en entrant et le rendre en sortant. Ce jardin est juste somptueux même si nous l’avons visité sous un soleil de plomb. Les maisons traditionnelles se succèdent, les points d’eau aussi, on aperçoit de rares carpes. Quelques bambous de ci, de là, des murailles, partout. Impossible d’apercevoir le Palais impérial où alors on n’a pas été du bon côté. Le jardin n’est pas sans me rappeler Central Park et sous pas mal d’aspects, Tokyo me fait penser à New York.

jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo

jardin impérial de Tokyo

Quand je vous parlais du soleil de plomb, cette photo est complètement cramée

Femme en kimono dans le jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo jardin impérial de Tokyo Jardin impérial de Tokyo Muraille dans le jardin impérial de Tokyo Jardin impérial de Tokyo : porte

Après une petite balade de santé, on se pose dans un petit bouiboui pour avaler des boulettes avec une pinte de thé et on repart avec enthousiasme pour le plus grand temple shintoïste de Tokyo, Meiji Jingu.

Pinte de thé à Tokyo

Oui, ceci est une pinte de thé

C’est très surprenant : on sort d’une gare blindée (la marée humaine au sens propre du terme), on se retrouve entre deux grues et une pelleteuse et au détour d’un virage…

Todom !

La porte du temple de Meiji Jingu à Harajuku, Tokyo

Préparez-vous à une expérience particulière. On s’enfonce dans une forêt (enfin avec un bon gros chemin bien balisé au milieu) avec la pénombre, la fraîcheur… et le croassement des corbeaux. Oui, ici, on a pas mal de corbeaux du genre “gros poulet” et y a vite moyen de se raconter une histoire de forêt qui fait peur. Oui, j’aime me raconter des histoires. On avance dans la forêt, on croise des empilements de tonneaux de saké faisant face à des tonneaux de bourgogne (?), nous passons sous une deuxième porte, nous rapprochant du temple. Le temple en lui-même est assez vite vu : une esplanade centrale, trois arrivées avec chacune une petite fontaine et une casserole à long manche pour puiser de l’eau qu’on versera dans ses mains pour boire [NDLA : à ce moment là de l’histoire, je ne savais pas qu’il ne fallait pas boire l’eau sacrée, qu’on se rince la bouche avec mais on n’avale pas]. Sur place, des gens font la queue pour prier en réalisant une sorte de petite chorégraphie : on s’incline deux fois puis on tape deux fois  dans ses mains.

Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo Temple shintoiste meiji-jingu à Tokyo

On continue notre promenade et on tombe sur un nouvel espace vert… oui, comme Central Park, oui… mais à un élément prêt : sur la pelouse, on voit de nombreux élèves du dojo voisin.

Dojo au coeur de Meiji-jingu à Tokyo Elèves du Dojo au coeur de Meiji-jingu à Tokyo

16h30, nous sommes priés de quitter les lieux car la nuit tombe. N’écoutant que notre courage et ignorant nos pieds, nous envisageons de nous balader dans le quartier d’Harajuku mais vu la marée humaine qui se pointe face à nous, on se rabat sur Shinjuku, quartier coloré et festif où on va déguster notre premier whisky et déguster des brochettes dans un bouiboui sympa. On se retrouve très vite Lost In translation, on commande un peu au hasard… tellement au hasard qu’en commandant 4 brochettes, on se retrouve avec 5… La cinquième était du coeur de volaille, un plat que je n’aurais jamais commandé sciemment… une expérience culinaire étrange mais pas si déplaisante. Par contre, le whisky plus les brochettes plus du saké, autant vous dire qu’à peine rentrée à l’appart, je m’abandonne au sommeil.

Tokyo Harajuku

Quartier de Shinjuku, Tokyo Quartier de Shinjuku, Tokyo Quartier de Shinjuku, Tokyo Restaurant de brochettes à Shinjuku Restaurant de brochettes à Shinjuku

 

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Pour une bonne année 2017 : mes résolutions !

Aaaaaaah, mon article préféré de l’année, celui où je m’imagine une vie parfaite avec tout un tas de bonnes résolutions qui me permettraient d’être encore plus heureuse ! Un truc où je me mets un peu la pression pour rien… je dois être tellement maso !

Amy Poehler en femme d'intérieur parfaite fait griller ses toasts avec son fer à repasser

Alors, avant de faire ma liste 2017, reprenons ma liste 2016, pour voir :

  • La check list de la journée parfaite : jamais réussi à en tenir une et pire, ça fait depuis juin que j’ai abandonné l’idée mais je vais reprendre en aménageant un peu.
  • Meilleur équilibre entre vie pro et vie perso : Mouiiiiiiiiiii…
  • Arrêter de se faire bouffer par le boulot : ahahah. Echec total, la workaholic est toujours bien trop là.
  • Sport et manger mieux : alors j’ai arrêté d’aller au sport à midi, globalement, vu que j’ai arrêté de boycotter mes collègues donc en ce moment, le sport, c’est salle le lundi soir avec Anaïs et parfois yoga le vendredi plus du foot à 5 une fois par mois. Va falloir revoir un peu ça ! Manger mieux par contre, grâce à mon régime, c’est un but atteint (même si ce dernier mois, re catastrophe mais on va recadrer ça en janvier).
  • Ecrire : bon rattrapage sur la fin d’année parce que sinon, c’était pas brillant…
  • Devenir une gauchiste éclairée : miiiiiiii, y a encore du taf. Mais globalement, je crois que je vais un peu laisser les débats stériles de côté, j’en ai un peu marre de “me battre” contre des murs, même si je convainc éventuellement la personne qui lit sans intervenir. Je vais plus écrire des articles ici sur certains sujets, je pense, mais me contenter de bloquer les cons sur Twitter. Ou ne leur parler que par questions, tiens, ça peut être intéressant…
  • Le “nous” : carton plein mais je savais déjà que ça allait arriver, j’avais triché.

Bon, globalement ça va. Je laisse les bonnes résolutions du blog pour demain, j’avais totalement oublié que j’avais fait ça, je sais même plus ce que j’y racontais, on verra demain et on rira ensemble, je pense.

blog_lettres-perles

Alors du coup, 2017, on fait quoi ? En fait, on va pas faire PLEIN de résolutions, on va en faire une globale qui s’appellera “le voyage intérieur”. En fait, ce que j’aime dans la vie, en dehors d’écrire, des maths, de Victor et de nos chats, c’est expérimenter. L’autre soir, au yoga, la prof avant le cours nous dit que pendant une heure, nous allons embarquer dans un voyage “à l’intérieur de soi” et j’ai trouvé que ça allait être un très bon concept pour 2017. Longtemps, j’ai hésité à me lancer dans certaines activités, me demandant “à quoi bon ?”. La plongée m’avait permis de répondre “pour partir à l’autre bout du monde, par exemple”. En fait, la question n’a pas d’intérêt : il ne faut pas faire les choses par but mais par curiosité et la curiosité, c’est bien mon moteur. Donc en gros, cette année, je me résous à :

Photo de l'adorable cabinet de curiosités de Mr Honoré à Paris

  • Faire toujours plus de loisirs créatifs : continuer couture et tricot pour avoir un look bien à moi (quoi que sur le tricot, le look bien à moi va rester à la maison pour le moment) et me lancer dans le paper art. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que ça me détend, en fait. Me sentir bien, c’est aussi simple qu’une Nina et un Victor sur un canap’ à mater séries ou vidéos Youtube, un tricot à la main pour moi, éventuellement un petit verre de whisky (ça par contre, faudrait mettre la pédale douce). Posés, au calme, bieeeeeeeeeen.
  • Expérimenter toujours plus en cuisine : cette année, grâce à mon régime IG bas, j’ai découvert de nouvelles farines, de nouvelles saveurs (j’aime l’épeautre), testé de nouvelles recettes et c’était plutôt cool. L’an prochain, je vais tenter de me lancer un défi : mixer cuisine IG bas et veganisme. Non, je ne me résous pas à devenir végane mais à réduire vraiment drastiquement ma consommation de produits animaliers pour diverses raisons, la première étant écologique. Et franchement, le steack vegan quinoa-epinard-chapelure de la cantine était tellement à tomber… Donc en 2017, je vis un voyage initiatique culinaire.
meringue vegan ig bas

Ceci par exemple est mon premier essai de meringue vegan IG bas qui a tout foiré

  • Autre voyage initiatique qui m’interpelle depuis des années mais que je n’arrive pas à faire : la vidéo. Sauf que là, ma prof de sophrologie m’a donné une idée. Nous parlions l’autre jour des signes qui permettent de déclencher un souvenir, une émotion. Elle expliquait que quand elle rentrait de vacances, elle montait des vidéos sur la musique qui représentait le mieux ses vacances et du coup, dès qu’elle entendait cette musique, elle se retrouvait aussi sec là où elle était partie. Pour ma part, j’ai déjà ancré New York sur Again d’Archive (et ça marche extrêmement bien) et Montréal sur Ouverture pour Québec de Jorane (oui, bon, là, j’ai pas cherché 107 ans). Par contre, j’ai rien pour notre périple en Europe de l’Est et pour la Guadeloupe, c’est… les tourments d’amour de Francky Vincent. Un peu dur (mais matez le clip, c’est hilarant).
  • Un voyage dans la connaissance aussi : reprendre mes duolingos en rajoutant quelques exercices histoire de récupérer les 3 bribes d’espagnol que j’ai perdus (donc on n’acquiert pas bien avec Duolingo mais ça reste une bonne base), devenir la reine de l’english pour arrêter de transpirer à grosses gouttes dès que je dois le parler (alors que j’y arrive très bien en plus)(enfin, ça me stresse au niveau pro, hein), reprendre un bon niveau d’italien ET d’allemand (oui, Duolingo m’a permis de me rendre compte que j’aimais assez bien l’allemand, finalement) et jouer sur les Duolingos suédois, peut-être grecs et croate (je sais pas s’il existe celui-là) mais le grec risque d’être aussi chiant que le russe rapport au clavier…

Apprendre les langues, main tendue sous des drapeaux

  • Et enfin voyage dans mon corps et dans ma sérénité : comme évoqué quelques lignes plus haut, j’ai entamé la sophrologie et c’est extrêmement intéressant (je pense beaucoup trop, je vous en reparlerai), je veux poursuivre le yoga, bien sûr, tenter d’autres sports, aussi. J’ai découvert le foot à 5 cette année, peut-être que la vie me permettra de découvrir d’autres disciplines et constater que non, niveau endurance, j’ai pas à rougir, finalement (par contre, arrêter de jouer avec mes lunettes, je me suis ramassée un petit cocard). J’ai lu récemment le bouquin de Zermatti “Maigrir sans régime” qui est extrêmement intéressant sur pas mal de sujets. J’y reviendrai, tiens. Sur le sport, il dit que non, le sport n’est pas tant un allié minceur que ça, quoi qu’on en dise. Par contre, c’est un excellent catalyseur d’émotions grâce à son côté défouloir et sa production d’endorphines et c’est ça dont j’ai besoin, je le savais déjà, d’ailleurs. Mais je veux aussi vivre des sensations donc en 2017, je teste absolument les caissons d’isolation sensorielle, la soufflerie pour faire comme du parachute, si j’ai l’occasion un petit baptême en parapente et surtout, je vais voir pour suivre une petite formation soit de shiatsu soit de massage ayurvédique car c’est une philosophie qui m’intéresse.

massage ayurvédique bien être bonne année 2017

Et sinon ? Côté coeur, pas de grands projets cette année : on profite, on voyage (liste provisoire : Séville, Amsterdam, Japon et un autre truc mais on sait pas quoi entre Amsterdam et le Japon avec de la plage et du repos), on s’aime… et non, pas de bébé. Déjà parce qu’on vise le Japon pour fin septembre-début octobre et je pars pas à l’autre bout du monde enceinte donc voilà.

Côté pro ? On va voir, j’ai des ambitions mais… on verra.

Bref, 2017… Sérénité et voyages initiatiques. Sympa, non ?

 

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Ecrire pour soi ou écrire pour vendre

Samedi soir, nous sommes posés sur le canapé, un petit verre de whisky sur la table, mes doigts faisant virevolter des aiguilles pour tricoter un snood pour le fils d’une collègue. Après avoir maté un épisode de Daredevil parce qu’on est furieusement à la bourre, on va traînasser sur Youtube pour mater quelques vidéos dont ce Séance infuse de Baf qui sort cette petite phrase sur Fifty Shades of grey “cette fanfic de Twilight avec juste du cul en plus vendu à des millions alors que ma compagne n’arrive pas à faire éditer son roman fantasy”. Hop, je bloque et je pars en réflexion : faut-il écrire pour soi ou écrire pour vendre ?

couverture du roman fifty shades of grey de E.L James en librairie - écrire pour vendre

Comme je l’ai dit tantôt, j’ai décidé de vivre l’aventure éditoriale et pour le moment, je planche sur un seul sujet, l’histoire de Maja de Suède et les activistes écolo (Maja et les activistes, votre nouvelle sitcom !). Grâce à ma technique d’écrire dans le métro, j’avoue que j’avance bien et c’est super de retrouver le plaisir d’écrire. Là, j’en suis à 13 pages word retapées mais sachant que je suis très à la bourre niveau recopiage, je dois en être au double. Sachant qu’un manuscrit correct doit faire 75 pages word en moyenne, j’ai dépassé le tiers et je ne me lasse pas ! Bref, j’écris donc mon histoire de Maja, délaissant, je l’admets, mes autres projets parce que j’ai pas le temps, surtout ces derniers temps où j’ai vraiment eu énormément de travail (là, de suite, j’écris cet article un dimanche, mon premier week-end depuis un mois où je ne bosse pas). Et puis parce que je crois que les échecs de mes précédentes tentatives ont été dû, justement, à cette grande dispersion. Bref, j’avance et quand j’aurai fini mon manuscrit et relu pour une ultime révision, je l’enverrai, très peu sûre de mon coup.

Pile de manuscrits prêts à être envoyé

Parce que moi, j’ai envie d’écrire cette histoire là mais les gens auront-ils envie de la lire ? Déjà, le fait même d’avoir choisi de dérouler l’action en Suède est-ce une erreur ? Je veux dire, imaginons que ce livre naisse, il serait distribué, à priori, en France et peut-être dans quelques pays ou régions francophones (je ne connais rien en politique de distribution de livres donc si je dis une grosse bêtise, n’hésitez pas à me corriger dans les comms). Est-ce que les personnes seraient intéressées par une histoire qui se passe en Suède, est-ce que ça casserait pas un peu l’identification ? Surtout que c’est écrit par une Française qui n’a jamais vécu là-bas (faudra que je fasse un article sur “pourquoi j’aime bien placer mes romans ailleurs”, tiens). Je n’en sais rien et…

vue de Stockholm, capitale de la Suède

En même temps, on va tous admettre sans trop de mal qu’il y a pire comme décor

En fait, je m’en fous un peu. La Suède est un choix cohérent au vu de leur politique nucléaire et de mon histoire, la Norvège aurait aussi été intéressante en changeant quelques trucs mais j’y suis jamais allée et ça me parle moins, tout simplement. Est-ce que l’activisme écologiste intéresse ? Très certainement non mais en même temps, c’est pas le coeur de l’histoire, j’aurais pu changer pour de l’activisme anti banque (d’ailleurs, maintenant que j’y pense, ce serait peut-être pas plus con…mais ça ferait très Mister Robot, du coup… Faut que je repense à ça, tiens…). En fait, le coeur de l’histoire, c’est vraiment “j’y vais, j’y vais pas, jusqu’où je vais, quelles sont mes motivations ?”. Mais peut-être que tout le monde s’en fout et que je pourrai mettre n’importe quelle cause au centre que ça ne fonctionnerait pas mieux.

Des activistes écologistes dénoncent la pollution au charbon en Allemagne

Ah tiens, j’aurais pu prendre l’Allemagne comme lieu de l’action, j’y avais pensé au début d’ailleurs mais pas sur le nucléaire

Et là, je réalise que je n’écris pas ce livre pour vendre mais pour coller dans une fiction mes propres interrogations, qui pointent sur ce blog épisodiquement depuis quelques années. Est-ce une perte de temps ? Pour moi, dans l’absolu, non, mais pour mon envie d’aventure éditoriale, peut-être. Et si j’accordais une heure de mon temps à écrire une bluette, une comédie romantique un peu neuneu, un peu coquine quand même, qui marcherait sans doute mieux ? Oui, j’éprouverais sans doute moins de plaisir à l’écrire mais ça marcherait mieux… Sauf que moi, mon vrai métier, c’est pas écrivaine, c’est… je sais plus trop quoi, mon intitulé de poste est très flou (je crois que ça va être social data manager ou social media analyst ou social data analyst alors que moi, je voulais responsable social data and insights mais je crois que le “responsable”, ma chef n’a pas aimé). Donc je perds rien à tenter mon histoire de green terroristes, là… Même si je vais peut-être changer mon histoire d’écologie, peut-être, je vais y réfléchir…

forêt mystérieuse, nuit

Ou alors, je tente l’aventure éditoriale sur les deux fronts, avec deux pseudos, et on verra ce que ça donne (j’aime bien me trouver des pseudos)…

 

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La croisière s’amuse… nous moins

Je serai flagellée pour ce titre, je le sais.

Quand j’ai commencé à préparer notre voyage avec Victor, le but était de réussir à faire plusieurs destinations avec un budget pas si élevé. Après discussion, c’était décidé : ce serait Naples dont on parlait depuis un an puis la Grèce. Sauf que 10 jours à Athènes, ça fait un peu longuet donc je furète et trouve une mini croisière de 4 jours qui nous permettrait de voir Mykonos, Patmos, Heraclion, Santorin et un petit passage par le village turc de Kusadasi. Le bateau est à peu près tout ce que je déteste (gros et surtout polluant) mais au prix de la croisière en pension complète, on remplit pleinement l’objectif de voir beaucoup et pas cher. Let’s go !

croisiere-celestya

Vendredi 10 juillet, on embarque donc sur le Celestya Olympia, un magnifique paquebot qui s’étend sur 9 niveaux avec des restos, des bars, un casino, deux piscines, salle de sport et tutti quanti. On n’est pas montés qu’on nous prend nos passeports et qu’on nous les rendra à l’arrivée puis on arrête pas de nous prendre en photo alors qu’on est légèrement rouges et échevelés (le Pirée, c’est TRES grand). A peine met-on le pied sur le bateau qu’on nous annonce l’exercice d’évacuation, prenez vos gilets et montez niveau 7. Aaaaaah, laissez-nous respirer ! Néanmoins obéissants, on jette nos sacs, prenons nos gilets (je mets évidemment le mien à l’envers), on nous prend encore en photo et on écoute les instructions en 5 ou 6 langues. Des tas de gens se prennent en selfie, Victor et moi sommes un peu atterrés. Mais qui veut se prendre en photo avec un gilet de sauvetage ? « Hihi, on s’entraîne pour si on coule ! #cruise #drama #titanic #ilyavaitassezdeplacepour2surcettefoutueplanche #jesuiskatewinslet » Le pire c’est que je vous ai dit qu’on nous avait pris en photo quand on a débarqué avec nos gilets, je croyais que c’était pour une identification en cas de naufrage mais non , c’était pour nous vendre la photo ! Ah ben oui, je me sens tellement au top de moi même avec un énorme boudin orange fluo autour du cou… Bon, je me moque mais depuis, j’ai découvert des selfies de gens dans un avion en dépressurisation… (ces gens ne sont pas morts, on peut survivre à une dépressurisation, sachez le).

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On retourne dans la chambre, Victor déménage tout pour coller les deux petits lits qui étaient séparés par une table de nuit car il est hors de question de faire lit à part puis on va se promener un peu « Forfait alcoolique ! Alcool à volonté pour 20 € par jour! », « Forfait excursion, 200 € pour tout voir et tout faire ! », « Duty free, duty free, par ici ! », « Wifi, 7 euros de l’heure, youhou ! ». Pour 2 gauchistes comme nous, ce temple du consumérisme nous choque un peu. Le forfait boisson illimité ? On a à peine réussi à dépasser 20 euros pour deux le dernier jour avec 2 verres de whisky et un verre de vin chacun (oui, je me mets à apprécier le whisky). Le forfait excursion ? Si c’est pour se balader avec des accros du selfie et de la perche qui va avec, on préfère se démerder seuls, merci.

Mykonos, premier arrêt

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Le forfait alcool tout compris a entraîné un phénomène qui nous a rendu fou : les verres abandonnés quasi pleins. On a même trouvé un mojito même pas entamé dans un couloir ! Ok, le respect est resté à quai… Les gens étaient vite bourrés dont un groupe d’insupportables ados américains qui parlaient très fort et étaient particulièrement mal élevés ou ce couple de Mexicains qu’on avait à table le dernier soir. On avait avec nous 2 Colombiennes plus 2 Américaines et le quatuor hispanique parlait à bâtons rompus, le Mexicain semblant raconter strictement n’importe quoi, déclenchant l’hilarité des Colombiennes tandis que son épouse souriait comme elle pouvait suite à un lifting un peu violent. Il y eut d’ailleurs ce moment un peu surréaliste où il nous montra une branche d’olivier, hyper fier de lui, nous expliquant qu’il l’avait acheté à Santorin comme s’il s’agissait de quelque chose de très rare et précieux. Oui, monsieur, bravo, c’est très joli, oooooh !

Patmos, 3e arrêt

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Ah oui, les repas, parlons en. On nous plaçait en fonction des arrivées sur de grandes tables donc on a pu dîner en compagnie de Grecs, de Turcs, d’Italiens mais aussi de Grecs exilés en Australie qui revenaient pour la première fois et qui avaient très envie de discuter. Certains soirs, on a réussi, en arrivant un peu tard, à récupérer une table de 2 et à pouvoir dîner tranquille, entre deux photos prises par les photographes du bateau qui ambitionnaient de nous les vendres (non).

4e arrêt : Heraklion

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Oui parce que les gens se précipitaient aussi, tout le temps. Par exemple, sur les expéditions sur Patmos et Santorin, il fallait prendre des navettes qui allaient du bateau à terre. Pour se faire, il fallait aller chercher des tickets au bar entre 13 et 15h. On a voulu y aller à 13h15 avant de déjeuner… une queue de malade. Du coup, on a pris la dernière chaloupe à chaque fois mais bon, à un moment, on n’est pas là pour faire la queue non plus.

Santorin, 5e arrêt

 

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Concernant le forfait excursion, j’ai presque regretté par contre. Parce que du coup, les lieux à découvrir étaient potentiellement loin du port où on débarquait et impossible de s’y rendre à pied. C’est ainsi qu’en arrivant à Kusadasi, on a découvert qu’Ephese était à 25 mn de voiture soit 60 € de taxi… Idem pour Santorin, on est restés sur Fira, mignon mais un peu trop commercial à mon goût alors qu’il y avait une excursion à Ochia, le village avec la très belle église aux coupoles bleues des cartes postales.

Kusadasi, 2e arrêt

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Mais la croisière nous a permis de découvrir quelques coins quand même. J’ai adoré Mykonos, Santorin malgré les trop nombreuses boutiques, Patmos et Heraklion. Kusadasi n’avait rien de notable à part cet adorable chaton :

chaton

On a failli le ramener mais vu qu’on doit déjà solutionner la future cohabitation entre nos deux monstresses, on trouvait que mettre un chaton en plus dans l’équation relevait du pur masochisme. Puis il aurait pas passé la douane.

Depuis, on a testé la cohabitation entre les 2, ça passe

Depuis, on a testé la cohabitation entre les 2, ça passe

Bon alors évidemment, grâce au gros bateau (en fait, un autre identique de la même compagnie faisait le même trajet), on débarquait en masse et il était un peu plus difficile d’apprécier les lieux mais on n’aurait pas pu faire le tour de ces îles pour moins cher, de toute façon.

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Puis la croisière a quand même un immense avantage : on a plein de temps entre deux escales. Et quand on est un jeune couple plein de vie et de désir, ça se rentabilise bien, ce temps libre… Je comprends mieux pourquoi pas mal de couples choisissent la croisière pour leur voyage de noces…

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Panique celtique

[Je me déchire tellement pour vous trouver des titres tous pourris, je vais remettre le celtique au goût du jour]

Donc Irlande – Acte 3 : le sud du Connemara mais avec un bout de Nord dedans

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8 am, Cliffden – Irlande. Comme on a gagné une heure de sommeil, c’est toutes pimpantes que  nous descendons dans les rues de Cliffden pour un petit déjeuner. Isa a tenté une réparation de son essuie glace avec un nouveau trombone… et du chewing gum. Oui, ma copine, c’est Mac Gyver t’as vu ? La boulangerie d’à côté servant un Irish breakfast, on s’en fout joyeusement plein la panse. Je ne mangerai plus rien jusqu’au soir. Oui, c’est marrant, les petits déjs salés, ça me coupe la faim alors que les sucrés… A retenir pour Paris, tiens.

 irlande-cliffden

Après un somptueux petit déjeuner, donc, et un petit tour dans la ville avec une jolie vue sur le lac un peu déchaîné option des fils électriques qui tombent dans l’eau (???), nous repartons faire un tour sur la skyroad, un route côtière que vous DEVEZ faire, c’est obligé. La mer est déchaînée (on savait pas que de l’autre côté, c’était l’apocalypse en Angleterre), les vagues s’écrasent sur les côtes dans un incroyable jeyser d’écumes. La pluie, le ciel et la mer gris, les éléments déchaînés, c’est juste magnifique, puissant. Le temps se lève vite (comme d’hab), on ne sait plus bien si on est en Irlande, au Canada ou en Suède/Norvège (endroits où je ne suis jamais allée soit dit en passant, sauf Göteborg). Sans doute parce qu’on navigue dans les fjords irlandais… On s’écrie des “ohlala, c’est beau” toutes les 2 mn 30, on en prend tellement plein les mirettes. Et c’est pas fini !

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On repart vers le nord faire quelques photos à Kylemore Abbey mais on ne rentre pas : on n’a pas super le temps et à 12 € 50, c’est légèrement abusé… On traverse ensuite pour se balader dans la réserve naturelle du Connemara. On a le choix entre trois balades mais la plus longue et haute nous est déconseillé “trop de vents, environ 200 km/h”. Bon ok, on va faire la moyenne alors. Après une jolie grimpée, on tombe sur un paysage à couper le souffle, on voit la pluie au loin. Ah plus si loin… Ah… ça arrive. Et là, merveille de la voiture : on voit un énorme rideau d’eau nous arriver dessus, nous arroser 5 mn et fin de l’histoire. 5 minutes plus tard, grâce au vent, on est toutes sèches. On finit par redescendre dans la joie et la bonne humeur et c’est reparti.Seule déception : ils avaient parlé de loutre à l’accueil visiteur et j’en ai pas vu une seule. Bon le fait qu’on doive envoyer un mail si on en apercevait une vivante m’avait légèrement indiqué que c’était rare mais j’aime les loutres, je désespérais pas. Prochaine destination : le château de Ballynahinch devenu un hôtel.

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Autant le dire : le château est moche, recouvert d’un triste crépi gris qui donne un aspect toc. Par contre, à l’intérieur, une immense cheminée qui m’a bien réchauffée, j’aurais bien passé la fin de journée là. On se refait une petite balade pleine de bucolisme et de belles couleurs au bord de la rivière. En fait, si je devais résumer le week-end, ce serait le plein d’oxygène et de vert. Et ça vous recharge les batteries en 2 minutes, ce qui est plutôt une bonne nouvelle vu que je flirtais avec le niveau critique.

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On repart pour un dernier château, celui de Aughnanure qu’on trouvera fermé. Dernière étape : Galway, dans une auberge de jeunesse hyper moderne où y a à peu près que des Français. On se cherche un pub sympa avec une cheminée mais on renonce à l’item “cheminée” pour celui de “qu’on trouve au moins une table pour s’asseoir et dîner (à ce moment là de l’histoire, j’ai mangé 2 petits cookies depuis l’irish breakfast, j’ai un peu faim. On atterrit au pub “the quays” à la déco bien sympa puisqu’il s’agit d’éléments d’une ancienne église. Je m’offre un seafood chowder et un Irish stew, je suis assez fan. A côté de nous… des Français, ben tiens. On dîne en rigolant et en commentant le physique de notre charmant serveur (il y a de beaux mecs chez les Irlandais, il faut le dire). On se délocalise ensuite dans un pub un peu plus loin car ceux de la rue principale sont totalement bondés. Faut dire que le même soir, il y avait le défilé d’Halloween donc tout le monde était dehors. On se retrouve donc dans un petit pub avec des gens un peu âgés pour écouter un concert de musique irlandaise. N’imaginez pas la version anglaise de Nolwenn, non, non, c’était plus dans le style country. Le chanteur d’une cinquantaine d’années distribue les oeillades à trois quadra-quinquas maquillées comme un camion volé qui sont toutes excitées. A côté de nous, un étrange groupe avec un Monsieur pour le moins âgé qui attrape toutes les filles qui passent pour leur proposer de danser tandis qu’un mec parle seul avec sa bière. Ah wé ok.

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Dernier matin, on s’offre un dernier tour à Galway. Point d’orgue : le port et la mer. Moi, dès que je suis en contact avec l’eau salée, je suis heureuse donc là, je suis en pleine jouissance, forcément. On a même le droit à une chouette apparition en fin de balade : un phoque qui s’avale une anguille dans le port , entouré d’une floppée de mouettes. Là-bas, c’est courant mais pour nous, c’était un peu la cerise sur le gâteau.

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4 jours loin de tout, du boulot, de la pollution, des cons, de l’actualité… Rah mais j’y retourne quand vous voulez. Et puis c’est beau… Entre la nature et les vieilles pierres, moi, je ne peux que céder. Un seul regret : j’ai pas eu l’occasion de goûter l’Irish grog : du whisky chaud avec zestes d’orange. La prochaine fois…

 

Week-end prochain : direction Bruxelles ! Je vous ai dit que j’étais riche, j’en profite (en vrai, j’ose plus ouvrir les lettres de ma banque avec l’état de mon compte dedans)

 

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Si t’es célibataire, c’est bien de ta faute

Si les célibattantes ont eu la côte durant pas mal d’années, j’ai comme la sensation qu’il ne fait plus bon être seule au pays des magazines féminins. Après nous avoir gavées de sex friends et de liberté individualiste, voilà qu’on nous explique en long, en large et en travers que si on est célibataire… C’est qu’on l’a bien cherché.

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Un soir de déprime, vous voilà seule en tête à tête avec votre bol de soupe toute prête, pas l’ombre de la queue d’un mec qui viendrait réchauffer vos draps glacés. Vous êtes célibataires et c’est un peu la honte. Mais pourquoi, ô oui pourquoi ? Rassurez-vous, tel un phare au coeur de la tempête, les magazines féminins sont là pour tout vous expliquer. Accrochez-vous à votre string, votre ego pourrait éventuellement en prendre un coup.

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D’abord, si vous êtes seule, c’est que vous n’êtes physiquement pas au top. On la voit bien, la gambette velue sous votre vieux jean qui ne met pas votre cul relâché en valeur. Parce que les mecs, ils n’aiment que les filles sveltes, glabres et toujours hyper pimpantes, c’est comme ça. T’as qu’à voir dans le Bachelor, t’en as pas une de négligée ! Donc même si à priori, personne ne va contrôler la glabrilarité de vos aisselles au bout de 10 minutes, vous devez toujours, toujours être tirée à 4 épingles. Parce que sinon, vous ressemblez tellement à rien qu’il est impossible qu’un homme vous regarde. Et puis il faut travailler son corps : les hommes, ils aiment les filles taille fine, hanches plus larges (mais pas trop quand même), il faut idéalement un ratio de 0.7. Donc si t’as naturellement pas de taille, tu finiras seule et mangée par tes chats car s’il existe quelques exercices pour affiner la taille, reste qu’à un moment, on peut pas lutter contre sa morphologie (sinon, je serais ravie de mincir des os). Enfin, vu que mon ventre gonfle en journée et que ça agrandit mon tour de taille, je note de surtout draguer le matin vu que le ratio taille/hanche est plus élevé le matin que le soir.

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Et puis, faut sortir aussi. Les mecs ne vont pas grimper à votre fenêtre pour vous libérer de cet horrible célibat qui vous empoisonne la vie. N’est pas Rapunsel qui veut. Il faut traquer le moindre lieu de sortie, là où il y a du monde, de la vie. Ah ben oui, tiens, j’y aurais pas pensé toute seule à ça. Pourtant, dans les magazines, ces mêmes qui nous expliquent qu’on cherche bien notre célibat, y a toujours le témoignage d’une fille qui trouve un mec pile dans son immeuble en allant demander du sel. Moi, ça ne m’est jamais arrivé (mais j’ai jamais besoin de sel, quand je vous dis que je provoque ma solitude). Donc je suppose qu’il ne me reste plus que les playboys de comptoirs et les gros lourds enrichis en whisky. Oui, oui, le célibat, c’est vraiment la plaie.

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Bref, le célibat, c’est toujours la faute de la fille, cette greluche qui ose ne pas se consacrer à 100% à cette recherche de l’homme en essayant de se rapprocher d’une norme parfois surréaliste et en ne partant pas en chasse tous les soirs. Oui, les hommes, on les trouve plus facilement dans un lieu de vie que sous son lit. Oui, une fille avenante aurait potentiellement plus de succès qu’une fille qui fait la gueule. Mais ça, c’est limite de la lapalissade. Le problème, c’est qu’on nous culpabilise, encore et encore. Pourquoi suis-je célibataire ? Parce que je ne suis attirée par personne actuellement. Pourquoi je ne cherche pas ? Parce que l’hiver, j’ai pas envie de sortir. Mais jusqu’à ce que le magazine me questionne sur mon célibat, je n’y voyais aucun problème. Et après avoir lu l’article, tout va toujours très bien. La vraie question n’est pas pourquoi je suis célibataire mais plus pourquoi je rencontre pas de mecs m’intéressant et célibataires (j’insiste sur ce dernier point)? Magazines, à vous la parole !

PS : Et non, messieurs aigris que je sens prêts à me sauter la gorge, ce n’est pas parce que je suis trop difficile, merci

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Homme marié cherche maîtresse

L’infidélité, c’est un sujet très à la mode depuis la fameuse fois où l’un d’entre eux a cru avoir “droit de troussage”. Il y a cependant quelque chose que j’ai du mal à saisir dans la quête effrénée de relations extra conjugales. Dis donc, tu serais pas un peu en train de fuir, M. Homme Marié (ou assimilé) ?

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Je ne condamne pas l’infidélité, ça arrive. En fait, c’est surtout que ça ne me regarde pas. Cependant, j’ai toujours envisagé ça sous l’angle d’une pulsion, d’un désir partagé et incontrôlable. Une opportunité en somme. Mais quand l’Homme Marié traque sur les sites de rencontre, là, ça m’interpelle. Évidemment, il y a les couples libres, je ne parle pas d’eux même s’il serait intéressant de se pencher sur ce cas aussi. Couple libre, ça veut dire qu’on ne refuse pas les opportunités qui nous plaisent ou qu’on doit faire du chiffre, si j’ose dire ? Enfin, c’est pas tant le sujet même si attention : certains se disent en couple libre mais quelques indices vous feront comprendre que non (refus de donner le numéro de tel, des indisponibilités le soir, impossibilité de le voir le week-end…).


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Bref, dans nos errances Internet, nous croisons parfois l’Homme Marié. Au début, il veut juste discuter mais très vite, ses intentions deviennent autre. Bon, déjà si tu cherches à juste tirer ton coup sans que Madame soit au courant, tu peux m’oublier : je suis peu disponible surtout de 5 à 7 où je travaille. Et je n’ai pas envie de poser des RTT baise, je
préfère les utiliser pour les vacances. Certains arrivent à se libérer pour une soirée (soirée, pas nuit), profitons-en pour savoir le pourquoi de leur démarche. Réponse globalement universelle : au lit, avec Madame, c’est pas ça. Peut-être aurez-vous droit aux détails, reprenez  un whisky, ça aide à faire passer. Oui, très bien M. Marié mais pourquoi tu me dis ça à moi ? Je ne suis pas ton épouse et tu sais bien que même si ton histoire de misère sexuelle est vraie, je ne suis pas la personne à qui il faut en parler, vois ça avec la principale concernée. Je sais, c’est pas facile. Moi même à la fin de ma relation avec Guillaume 1er, j’envisageais de prendre un amant pour continuer notre relation tout en réglant le problème du sexe. Je n’en ai rien fait et nous nous sommes séparés, ce qui était une bonne décision. Hé oui nos non relations sexuelles n’étaient finalement que l’arbre qui cache la forêt.

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Certains argumentent sur leur appétit sexuel supérieur à celui de leur épouse. Ok donc question : est-ce que ça a toujours été le cas ? Si non, avant de cumuler les maîtresses, parle à ta femme, les baisses de libido ne sont jamais accidentelles. Si oui, tu l’as épousé pour quoi alors ? Si son relatif appétit sexuel a toujours été un problème, t’as été un peu con con de lui passer la bague au doigt. Oui, le sexe est un élément essentiel du couple, jouez pas les vierges effarouchées. 

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En fait, ce que j’ai du mal à comprendre par dessus tout, c’est le besoin de toujours se compliquer la vie. Je veux dire qu’avoir une maîtresse, c’est quand même cacher pas mal de choses, jongler avec son emploi du temps, culpabiliser un peu (beaucoup?), tout ça pour tirer son coup ? Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?  Le plaisir est-il essentiellement dans la peur de se faire prendre ? L’excitation de la nouveauté ? Je suis curieuse, j’ai envie de savoir. Même si ça me paraît souvent d’un égoïsme remarquable : de ta femme ou de ta maîtresse, à qui penses-tu vraiment ? A aucune des deux, seul ton plaisir compte. Tant pis si l’une d’entre elles doit en souffrir.

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Je suis libertine, je suis une catin (ou pas)

(Je sais, les ou pas, c’est insupportable)

Il y a 4 ans, j’ai ouvert ce blog et un jour, j’ai reçu un mail d’un homme se disant impressionné par ma gestion du libertinage. Du quoi ? Je connais bien le mot libertinage, ce n’est pas un souci mais je n’ai pas l’impression qu’il me corresponde. Beaucoup plus récemment, je discutais avec Carolinecherry qui m’expliquait sa déception suite à l’émission de M6 sur les nouveaux comportements amoureux dont j’ai déjà parlé. « Pour une fois qu’on parle de filles comme nous, c’est caricaturé et ils ont pris des filles qui faisaient pitié ». Des filles comme nous ? Mais c’est quoi ?




Il est vrai qu’on aime faire rentrer les gens dans des cases, ça rassure, c’est un réflexe. Alors on me range dans la case libertinage mais j’avoue qu’elle ne me plaît pas, je préfère la case épicurienne. Pourquoi ? Ca semble un peu la même chose mais à mes yeux, non. Tout est question de point de vue je suppose, on peut jouer sur les définitions et interprétations mais je n’aime pas le titre de libertine. A ce que j’en lis/sais, j’ai parfois la sensation que le libertin est un addict au sexe, ne dit jamais non et court de façon limite maladive après les nouvelles expériences. Limite, au vu de la façon dont on vend l’image du libertin, je crois qu’il ne peut rien y avoir de pire pour lui que de faire du sexe à deux. Juste deux et sans accessoires en plus. Raaaaaah !


L’épicurienne que je suis (enfin, à mes yeux), par contre, est un peu plus détachée de toutes ces courses à la performance. Il y a des fois où j’ai la libido en folie, d’autres en berne, je respecte mon cycle du désir. Si je n’ai pas envie, je dis non et je le vis très bien. Je ne collectionne pas les gadgets pour pouvoir épicer ma vie sexuelle. Je suis ouverte aux nouvelles expériences, bien sûr, mais si au moment T, je n’en ai pas envie, je dis non et je me fous de passer pour une coincée. J’ai passé l’âge où fallait avoir l’air ouverte et un
peu dévergondée pour avoir l’air cool, comme quand j’avais 14 ans et que je faisais genre que je buvais de l’alcool alors que je ne buvais qu’une coupe de champagne par an. Mais les filles qui carburaient au coca et jus d’orange n’étaient pas marrantes alors fallait broder. Dire qu’à l’époque, je disais même que mon cocktail préféré était le whisky coca parce que c’était le seul que je connaissais. Depuis, j’ai découvert que j’aimais pas le whisky.



Finalement, je place la différence essentiellement dans l’ordre de domination des instincts. Je maîtrise mes envies et désirs, épicurienne, je suis guidée par eux, libertine.  Bon, j’ai tout à fait conscience que ma dichotomie est surtout basée sur l’image un peu pathétique (euphémisme) que donnent les médias de ce genre de pratiques, des mecs et nanas drogués du sexe qui courent les boîtes à partouze et passent dans Paris Dernière et devisent de la pluie et du beau temps tandis qu’un mec les besogne avec ardeur. Perso, ça me vexerait un peu mais soit. Mais j’aime la notion d’épicurisme où on profite des choses comme elles viennent sans forcément courir après. Parce que j’aime bien les surprises aussi, j’aime me dire que certains fantasmes se réaliseront et d’autres pas. Parce que si à 29 ans, j’avais tout fait, tout vu, tout tenté (bien que ce soit particulièrement prétentieux de le penser), je pense que le reste de ma vie serait assez ennuyeux. Et, à priori, je n’en suis même pas à la moitié de ma vie. Sauf crashs d’avion, de bus ou grippe A…


(c) Tripalbum

Bref, vivre les choses plutôt que de leur courir après, je crois que c’est le plus reposant, exaltant… Et surtout garanti 0% frustration.

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Meet the parents

Par Jane

Aujourd’hui, on fait un saut dans le temps. Après avoir eu votre lot de liaisons foireuses (si si, c’est pour ça que vous venez, regardez bien le titre du blog) monté votre homme idéal en kit, trouvé un toute option, vécu de parfaits débuts « tout le monde il est beau même la vie elle est belle » et s’être dit que celui-là, on ne le lâche plus avant de l’avoir traîné devant le combo maire-curé (ou seulement le maire pour les non-croyants) et lui avoir fait une bonne dizaine d’enfants pour sceller votre amour et des revenus corrects avec les allocations familiales, arrive le grand moment : « Chéri d’Amour que j’aime de tout mon cœur, mes parents nous invitent le week-end prochain » ou si c’est lui qui attaque « Mon petit chou en sucre adoré, mes parents veulent te rencontrer »

Voilà, c’est dit, on ne peut plus reculer. Il va falloir rencontrer la belle-famille. Et accessoirement faire bonne impression. Ou que l’élu de votre cœur fasse bonne impression. Et merde.

J’ai été officiellement présentée deux fois à une hypothétique belle-famille. Non non, je ne me suis pas retrouvée célibataire suite à cela.

– Première présentation : Après 6 mois de parfait amour, on m’annonce que je suis invitée le week-end suivant. Ah bon, c’est obligatoire ? Ah, ok, oui, ils veulent me connaître. Si je dis que moi pas, ça fait trop malpoli ? Si je me casse accidentellement la jambe, ça va paraître suspect ? 1h de trajet et 10 clopes plus tard, je fais de la résistance :

« Je suis trop morte de trouille pour sortir de la voiture, vas-y sans moi, je chope un bus jusqu’à la gare »

« Ne sois pas ridicule, ils savent qu’on est là, ils ont vu la voiture, ils savent que tu viens, alors maintenant t’arrête et tu descends. Tout de suite. »

« Si je viens, tu feras ma vaisselle pendant une semaine pour me féliciter de l’exploit ? »

« Maintenant tu sors de cette voiture »

Me voilà donc face à la belle-famille, avec le frangin chiant qui est venu spécialement pour voir l’animal étrange que je suis : « Alors comme ça, tu redoubles ton année, tu comptes la valider cette fois-ci ? » Ne rien répondre, il a 2 de QI de toute façon, ça ne sert à rien… Un an et demi plus tard, j’étais toujours aussi silencieuse et discrète quand je me retrouvais là-bas, toujours peur de dire quelque chose de travers et que frangin chiant me tombe dessus. Du coup, tout le monde m’aimait bien, vu que je n’étais pas chiante.

– Seconde présentation : Toujours aux alentours des 6 mois (ça me porte la poisse) je suis invitée à passer 10 jours (ouai, carrément, soyons fous !) dans la nouvelle belle-famille. Après un trop long trajet en voiture, encore rallongé par le fait qu’on se perd royalement à quelques kilomètres de l’arrivée. Je fume en conduisant, je râle en fumant, et je conduis lentement histoire de reculer le moment tant redouté. A l’arrivée, belle-maman me serre dans ses bras et éclate de rire tellement je tremble. Je ne trouve pas ça drôle du tout, alors je continue à trembler en fumant une clope. Un an plus tard, je suis officiellement adoptée par la tribu. Mais comme je me fais larguer méchamment, ça ne sert à rien. Ex-belle-maman m’a appelé dernièrement pour prendre de mes nouvelles et me dire que son fils n’est qu’un con, que je lui manque et qu’elle ne veut même pas rencontrer la nouvelle. J’étais totalement d’accord avec elle. Et j’avoue qu’elle me manque un peu mon ex-belle-famille, encore plus folle que la mienne !

Donc, je passe bien avec les beaux parents, vu que je suis polie, gentille, que j’aide à mettre le couvert et débarrasser la table, et que je trouve que leur fils est toujours le plus merveilleux du monde. En plus, j’évite de mettre des mini-jupes et des décolletés. Et je souris même aux blagues pas drôles (un an et demi à supporter le frangin tyrannique, ça aide à relativiser) Mais le moment le plus difficile, c’est la rencontre avec ma famille.

Ma famille, ce sont des gens fabuleux, mais un peu à la masse. Mon père considère que j’aurais dû rester avec mon premier ex parce que c’était quelqu’un de bien. Ma mère considère que personne ne sera jamais assez bien pour sa fille. Mon frère s’en fout mais adore venir asticoter le nouveau venu. Et malgré le fait que je ne leur ai présenté que 2 personnes, on a réussi à me demander « Tu vas tous nous les présenter ou quoi ? » Ca met à l’aise.

Les présentations chez mes parents, c’est toujours de la science-fiction : je stresse tellement que c’est contagieux, donc si le jeune homme était zen, ben c’est foutu. Ensuite je fais le tour des sujets à aborder et à ne pas aborder (on ne sait jamais, un qui voudrait parler de politique, il est peut-être suicidaire) un rappel des bonnes manières à table (il y a des trucs qui ne passent pas à la maison, mais il est fortement conseillé de couper la parole si on veut en placer une) et un rapide relooking (« Chéri d’amouuuuuuuuuuuuuuur j’adore ton look, mais sois wild aujourd’hui, mets une chemise à la place de ton t-shirt à trous, je te promets de t’offrir une nuit inoubliable en remerciement de ce petit sacrifice ») Au final, mon père se sert 2 whisky et devient un moulin à parole, ma mère est muette comme une carpe et se ferme comme une huître (ça met à l’aise, c’est dingue !) et mon frère teste l’humour par quelques petits cassages bien choisis. La routine.

Alors je me demande : Faut-il s’obstiner à présenter qui que ce soit à ma famille de cas irrécupérables ? Ai-je vraiment besoin de leur approbation pour vivre ma vie ? (jusque là, la réponse est non) Est-il possible d’en trouver un bien, de le garder, et de s’arranger pour qu’il ne croise jamais mes parents sans que ça paraisse suspect ? Suis-je la seule dans ce cas ???

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Les vacances de Gaugau, suite

Par GauthierSamedi soir :

 

Lefroid vient passer le week-end à Toulouse avec moi. Avec Emma le soir on décide d’aller à la crémaillère de mon petit frère. Grosse, très grosse erreur. Pour résumer la soirée, à la fin j’ai dit « bon les filles, on récupère nos déambulateurs garés en double fille, et on rentre ? ». Moyenne d’age de la soirée : 20 ans. Nous on a plus 20 ans… Et ça se sent, vraiment. Voilà je ne détaillerais pas plus, je suis déjà assez déprimé comme ça…

 
 
Dimanche soir :
 

Il faut se rattraper de la soirée de samedi. On va au resto avec Océane, Emma, Lefroid, et moi même. Petit resto du centre de Toulouse, sympa, mais pas transcendant non plus. Avant et après on boit un verre dans le bar à goudous juste en face. Pendant on mange pas si mal, et on arrose à outrance de Chinon 2003. Après Océane décide de rentrer. Avant ça Lefroid trouve un saladier devant le resto (vous savez, ceux de votre grand-mère, ronds avec le fond plat, blancs avec des petites fleurs dessus), et elle le trouve trop joli ! Elle embarque donc le saladier, après nous avoir fait une scène de « je suis moldo-slave et je fais la manche avec un saladier » mémorable ! La soirée s’annonce mal…

 

Avec Emma et Lefroid, fort de cette crise de fou rire qui ne nous quitte plus (même quand mon Baby boy m’appelle pour me souhaiter bonne nuit) on file dans une boite à tafioles très connu dans notre Sud-Ouest. Je me gare devant (ou presque), et derrière nous une 206cc prend place. En sort deux mecs jeunes, pas si mal, et Lefroid ne peut s’empêcher de sortir une connerie (que j’ai oublié j’avoue). On engage la conversation avec les mecs, ils vont dans la même boite que nous, forcément…

 

À l’intérieur, on boit. On sniff du poppers. On rit. Bref c’est la fête ! Les mecs sont là, et ça drague à tous les étages (sauf moi, bien sûr, on est dans une boite gay, donc c’est normal que tous les mecs soient hétéros !!!!!). Lefroid se fait draguer par le conducteur de la 206cc, Emma par le pote du serveur du resto où l’on était le soir même, serveur qui tente de draguer aussi Lefroid. Vous suivez ? Moi pas trop.

 

Alors pour décoincer un peu cette situation complexe, je décide de lancer un « jeu-du-glaçon ». Tu connais pas le principe lecteur ? C’est simple, je prends un glaçon, je le mets dans ma bouche, et je le fais passer à ma victime (prétexte à faire des bisous en gros). Donc voilà que tout le monde se fait passer des glaçons, et ça roule des pelles à qui mieux-mieux. Au passage, je veux pas rapporter, mais Lefroid et Emma se sont rouler une pelle du coup 😉

 

Bref, à la sortie, il s’avère que le premier qui a dragué Lefroid était con, et très lourd, mais le second était moche, donc elle est partie avec les tel, mais rien de plus. Quant à Emma, son mec est mannequin (tatoué en plus, trop chouchou !!!!), mais il a 22 ans, et la Emma gérontophile que l’on connaît tous ne peut pas se faire claquer la galette par un mec qui faisait encore pipi au lit il y a à peine 15 ans… EMMA T’ES TROP CONNE !!!!!!!!

 

Bref, rien n’y a fait, elles sont rentrées sans kekettes (enfin si, la mienne, mais tout le monde sait que ça ne leur sert à rien…). Et moi je suis encore plus dégoûté par les boites homo de c’te ville de merde (pas un pédé baisable, PAS UN !!!! En même temps, un fois qu’on enlève le personnel, on devait être 5 pédés, ça aide pas…).

 

Après notre sortie de boite (et un petit « pipi dans la rue » made in Lefroid), nous retrouvâmes notre voiture. Et Lefroid (qui n’avait sans doute pas fait assez de conneries ce soir), décide de laisser un souvenir au propriétaire de la 206cc : un merveilleux « Bisous J 06 74 .. .. .. » sur le pare-brise, écrit avec un rouge à lèvre bien sûr !

 

Là c’est définitif, on a encore fait n’importe quoi…

 

Voilà pour le résumé de ce week-end démoniaque. Je résume donc : je rentre à Paris avec :

 – Une Lefroid morte de fatigue.– Une bouteille de whisky.

– Des vêtements repassés (merci maman).

– Deux kg de graisse supplémentaires sur les hanches et le cul (encore merci maman).

– Trois bouteilles de poppers (merci Mister Big)

Mais sans :
 

– Rapport de stage.

– Travail.

– Vie sexuelle.

 
Mais bon, j’assume bordel !
 
 

Gauthier en vie par volonté divine…

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