The Walking Dead : entre post-apo, dystopie et utopie

Ca faisait un moment que je voulais vous parler de The Walking dead, grande anomalie dans mon paysage culturel. Anomalie parce que normalement, je ne lis pas de comics (ni BD et j’ai abandonné les mangas en arrivant à Paris, quasiment)(faut vraiment que je prenne un abonnement à la bibliothèque, d’ailleurs, histoire de combler quelques lacunes) et que les trucs de zombies, je trouve ça chiant. Sauf que mon adoré m’a fait découvrir 28 jours plus tard, que j’ai maté Fear the walking dead avec son coloc et lui (série totalement abandonnée pour nous depuis) et donc The walking dead. Puis dernier train pour Busan mais sans rapport.

The walking Dead : Daryl et Rick

L’avantage d’une série/d’un comic sur le sujet, c’est qu’on quitte l’univers de la simple invasion pour se pencher sur la vie pendant et surtout après. Ce qui nous permet d’avoir non pas une mais trois dimensions dans l’oeuvre : on a un monde post-apocalyptique certes mais aussi une utopie et une dystopie suite à la réorganisation des hommes en micro sociétés.
La safe zone Alexandria dans The Walking Dead

Le post-apo : l’invasion zombie

On commence direct dans un monde post-apocalytique en le découvrant aux travers des yeux de Rick Grimes, copié/collé totalement assumé du début de 28 jours plus tard. A l’inverse de Fear the walking dead qui montre un peu plus l’émergence des zombies. Là, l’avantage, c’est qu’on a très vite accès aux règles du jeu : faut niquer leur cerveau sinon on les tue pas, le bruit et les odeurs de chair fraîche les attire. Clair, net et précis. Bon, vous me direz que les règles, elles sont un peu fluctuantes selon les épisodes : faut pas faire de bruit, ne pas tirer pour rien mais on va se faire un stand de tir d’entraînement dans la forêt, on crie et on s’engueule, un coup les mecs peuvent se transformer en zombie en une demi-journée et puis finalement, plus ça va, plus c’est immédiat. Donc dans un premier temps, on a une bande de survivants qui apprennent tant bien que mal à se défendre contre les zombies, à “attendre” que ça passe en se cherchant des poches de sécurité qui finissent par être balayées par des hordes. Le but est donc désormais de trouver une place sûre pour recréer une société autosuffisante où tous peuvent évoluer en sécurité.

Alexandria - The walking dead

L’utopie : la prison, Alexandria, la colline et le royaume

Alors on ne va pas se mentir, The walking dead est assez manichéen avec les gentils d’un côté, les méchants de l’autre, j’y reviendrai par la suite. Nous suivons donc la troupe de Rick qui commence déjà à se créer une petite société d’entraide aux abords d’Atlanta puis dans la ferme d’Hershel mais c’est véritablement à la prison qu’on commence à envisager une installation durable avec juste répartition des tâches et notamment la mise en place d’un potager et d’un élevage qui permettra une survie à long terme.

The walking dead, la prison

Suite à la fin de l’aventure de la prison, nos héros vont finir par découvrir Alexandria, une cité proprette et parfaitement autonome mais pas autant que la colline ou le royaume avec des potagers déjà bien développés. Et dans la suite du comic (passez paragraphe suivant si vous ne voulez pas en savoir plus), l’installation sera d’autant plus durable avec la mise en place de forges, moulins et troc entre les trois cités. Des sociétés qui se veulent juste, égalitaires et basées sur l’entraide où chacun met la main à la pâte pour permettre à la communauté de bien vivre : sécurité, alimentation, éducation, maintenance. On reste dans une société avec un chef, un leader souvent charismatique choisi assez souvent malgré lui (Maggie, Rick) alors que d’autres (Jesus, Dwight) gardent leur distance avec lesdites sociétés pour ne justement pas hériter d’un quelconque pouvoir.

Jesus (Tom Payne) dans The walking Dead

L’illusion de l’utopie : Woodbury

Je parle de la série télé uniquement ici. Quand Andréa et Michonne atterrissent dans le petit bourg tout joli et bien propret avec ses trottoirs nickels et ses fleurs aux fenêtres. La cité idéale telle que la rêvaient Rick et ses amis qui, eux, n’ont rien trouvé de mieux qu’une prison. Mais en grattant, la société idéale de Woodbury est dirigée par un chef despote et violent et une population prompte à attaquer au besoin. D’ailleurs, quand Rick propose au gouverneur de vivre en paix ensemble, ce dernier refuse.

Andréa dans les rues de Woodbury sur le tournage de The walking dead

Les dystopies : les Saviors et le Terminus

Je vais pas parler des autres sous-groupes poppés dans la série genre l’hôpital, le village des femmes et le groupe de la décharge d’abord parce que pour ces deux derniers, j’ai pas assez d’éléments pour en parler, vu qu’ils ne sont apparus que récemment dans la série et pour l’hôpital, je m’en souviens moyen et en plus, cet arc ne m’intéressait pas du tout. Par contre je vais m’arrêter sur le terminus, absent du comic parce qu’il préfigure finalement de l’ère Saviors. Le terminus est à la base une belle utopie : une communauté ouverte prête à accueillir les survivants errants pour les intégrer à leur petite société. Ce que tentent de faire Rick et les “gentils” à travers la Colline, Alexandria et le Royaume car malgré quelques mises en avant de “ah non, je fais plus confiance à personne, faut montrer patte blanche pour rentrer chez nous”, tu te rends compte finalement que ça navigue entre communautés sans trop de soucis et qu’on a assez de facilités à intégrer de nouveaux personnages. Mais le terminus a fait preuve de trop de confiance et est tombé sous la coupe d’un groupe ultra violent, violant les femmes et mangeant les hommes. Les membres du terminus parviendront à reprendre le dessus et réappliqueront alors les méthodes de leurs bourreaux, jusqu’à ce que la punition divine (aka Rick) les extermine.

The walking dead, chapelle ardente au terminus

Les saviors ne sont finalement que l’illustration parfaite de la réelle histoire de The walking dead : quoi qu’il arrive, l’homme reste un loup pour l’homme. Leur leader Negan, version encore plus violente et énervée du Gouverneur, soumet toutes les communautés alentours et n’hésite pas à tuer pour se faire respecter. D’ailleurs, que ce soit dans le comic ou la série, il démarre direct en tuant l’un des personnages emblématiques de la série (le gouverneur en tue certes deux dans son arc narratif dans la série : Andréa et Hershel, quatre dans le comic : Lorie, Judith, Hershel et Tyreese et coupe la main de Rick et viole et torture Michonne… un garçon très charmant, dis donc). Negan et le Gouverneur proposent une société quasi identique : une vie confortable mais avec une forte part de violence et un leader franchement psychopathe. Mais les Saviors présentent un cas un peu plus intéressant à mon sens : si Negan est clairement un psychopathe, il a des règles très strictes et ne tolère pas certaines exactions comme le viol, punissant très sévèrement (à mort quoi) tout contrevenant à la règle. Alors que le gouverneur est lui-même un violeur dans le comic ou l’est quasiment dans la série. Si le gouverneur est une ordure, Negan est un peu plus complexe que ça puisqu’il agit toujours en fonction de ses règles et sa relation avec les autres communautés se base sur un partenariat… certes imposé mais les Saviors assurent de débarrasser la région des zombies en détournant notamment les hordes. Sécurité vs alimentation, un peu le mode de fonctionnement des communautés des “gentils”. Et Rick n’est pas précisément un agneau doux non plus…

Rick Grimes ensanglanté

Finalement, d’utopie à dystopie, il n’y a qu’un chef… et surtout la façon dont il est dépeint. Mais bref, je trouvais intéressant de travailler sur ces trois éléments dans cette oeuvre ci. Et comme ça, la semaine prochaine, je vous parlerai d’utopie (sans rapport avec l’élection).

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Et toi, c’est quoi tes loisirs ?

L’autre jour, je lisais négligemment un magazine féminin (je ne sais plus lequel c’était, il me semble que c’était Glamour dans le métro mais c’est peut-être Biba dans mon lit) quand un mini paragraphe dans la rubrique travail attire mon attention : « attention à ce que vous mettez dans la rubrique loisirs ». Et là, catastrophe : tout ce que je mets n’est pas bon.

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Je vous explique un peu le concept : en gros le magazine explique qu’il ne faut pas mettre des choses trop génériques comme lecture. Ce que moi, j’ai mis parce que oui, dans mon temps libre, je lis et beaucoup et de tout. Alors je mets quoi puisque c’est une réalité ? Je remplace lecture par tricot ? Bon, je peux éventuellement détailler ce que je lis mais mon CV fait déjà deux pages (ok, une page et demi), je crois qu’on s’en fout un peu que je détaille mes loisirs. Non ?

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Je me souviens, il y a 5 ans, à l’époque où je fréquentais Arnaud (ouhlà, ça remonte à loin, hein !), on papotait CV puisqu’à l’époque, je débutais ma recherche d’emploi et il m’expliquait qu’il fallait toujours mettre un sport collectif en loisirs genre « j’ai l’esprit d’équipe ». Sauf que je ne pratique aucun sport collectif. Je peux éventuellement dire que je fais de la plongée, c’est un club, il faut savoir faire confiance aux autres et agir avec intelligence pour ne pas mettre les autres en danger…  Mais après, c’est vrai que natation ou sport en salle, ça fait un peu autiste. Sauf que je suis suffisamment sociale dans ma vie pour avoir de temps en temps besoin de me retrouver seule avec moi-même et mes muscles pour réfléchir un peu. Rêvasser beaucoup. Parce que mine de rien, l’heure de natation passe beaucoup plus vite quand je rêvasse, c’est un fait.

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C’est vrai qu’en lisant mes loisirs, ça peut donner l’impression d’une fille curieuse et touche à tout mais solitaire. La lecture et l’écriture impliquent une activité solitaire, la photographie aussi. D’ailleurs, à y repenser, la photographie, c’est un peu abusé, je n’en fais pas beaucoup. Quand je voyage, je mitraille comme une folle (limite, je suis un vrai boulet à base de : « haaaaaan, attends, je veux prendre une photo ! ») mais en dehors de ça, je n’en fais quasi pas. Des fois, je me dis que le week-end, au lieu de végéter en pyjama, je pourrais et même devrais prendre mon appareil photo et me promener dans Paris histoire de prendre des clichés mais la flemme. De toute façon, mon objectif est pourri mais promis si je gagne au loto, je m’en achète plein ! Ah, on me murmure à l’oreille que je ne joue pas au loto. Je suis maudite.

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Autre élément très risible de mes loisirs : « musique (pratique du violoncelle pendant 1 an) ». Si ça, c’est pas un foutage de gueule… Déjà, dire qu’on aime la musique, c’est un peu ne rien dire, tout le monde aime la musique. Oui, j’en écoute très souvent mais je ne suis pas pointue en la matière. Quant au violoncelle, j’en ai fait d’octobre 2003 à juin 2004… Bon, je vais le virer, faudrait pas qu’on me pose des questions dessus, ce serait gênant.


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De façon générale, on peut se demander la pertinence de cette rubrique loisirs. Est-elle lue ? Oui, on m’a déjà posé des questions dessus, elles sont un petit bonus. Je me dis qu’à priori, le mien pue la fille un peu solitaire, certes autonome mais solitaire. Mais je ne vais pas rajouter « sortie entre amis », pourquoi pas « cuitage institutionnel et langue de putage », tant qu’on y est ? Au pire, je joins une photocopie de mon agenda. Par exemple, la semaine qui vient : lundi, verre entre filles, mardi, plongée, jeudi, verre entre filles, mercredi ou vendredi verre avec un pote. Et la semaine dernière ? Mardi, plongée, mercredi, verre entre copines (mais  annulé), jeudi, dîner entre collègues et ce week-end, déménagement de Vicky (ce fut épique). Heu… Non, là, ça fait la fille trop fêtarde du coup…

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Finalement, après réflexion, je déclenche la sonnette d’alarme : la rubrique loisirs est de loin la plus casse-gueule.

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The epilator

Par Tatiana

Je trouve que ça manquait un peu ici des articles test de trucs de filles, alors aujourd’hui n’est pas coutume, je vais vous parler de trucs de filles. Commençant à  m’installer dans ma contrée far far away, il me manquait une chose une seule afin de me sentir complètement chez moi : un épilateur !!! Vois-tu si tu n’es pas une fille tu ne te rends sûrement pas compte de l’importance de la chose, mais crois moi c’est capital dans la vie d’une fille une chose comme ça. L’épilateur c’est le meilleur ami de la fille, il la suit partout, en voyage d’affaires, en vacances… Grâce à lui elle a le galbe de la jambe doux et impeccable. Elle peut faire péter la minijupe sans honte et provoquer le mâle que tu es, langue pendante et oeil vitreux. Mais bon je m’égare là.

Vois-tu moi j’en avais d’épilateur avant de partir. Ça faisait longtemps que je l’avais, au moins 10 ans je crois. Un truc du genre quoi. 10 ans de bons et loyaux services, c’est rare quand même et ça mérite d’être souligné. Mais je dois dire que comme dans toute relation, au bout d’un certain temps on se lasse et on commence à regarder ailleurs. Faut dire qu’il y avait le choix sur le marché. Et un choix alléchant. Alors j’ai pris une grave décision : celle d’abandonné mon compagnon fidèle pour de nouvelles aventures. En gros, j’ai laissé mon ancien épilateur chez mes parents pour pas encombrer ma valise. Et j’ai bien fait !

Me voilà donc à far far away à la recherche d’un épilateur pas trop cher car j’ai pas beaucoup d’argent. Je rentre donc dans l’équivalent d’un grand magasin chez nous (je dis l’équivalent mais c’est loin d’être l’équivalent). Me voilà rendue au rayon électroménager devant une rangée d’épilateur. Et là grosse surprise : il y a une méga promo. Genre plus de 50% sur un des épilateurs. Il est genre super perfectionné : il va sous l’eau, il fait épilateur et rasoir électrique… Je regarde les autres, mais celui-là est tellement peu cher que je l’achète. Et me voilà partie avec le panasonic ES 2067





les caractéristiques en résumé  :  

Epilateur à pinces 3 disques rotatifs

Rechargeable – Autonomie de 30 minutes

Têtes rasoir / tondeuse – Accessoires zones sensibles

Epilation Wet & Dry – Etanche

Et le blabla commercial qui va avec :  

Le système Wet & Dry (utilisation sur peau sèche ou sur peau humide) vous permet d’humidifier les 3 disques rotatifs de l’appareil et d’appliquer du savon liquide dessus. En mettant l’appareil en marche, de fines bulles sont produites créant ainsi de la mousse qui permet de redresser les poils et de les enlever plus facilement et plus rapidement. L’épilation sur peau humide offre une épilation agréable et réduit les rougeurs de la peau.

Les 3 disques agissent en rotation verticale et horizontale afin de retirer tous les poils quel que soit le sens de pousse. Ces disques se rétractent pour épouser les contours de votre corps assurant une épilation tout en douceur et pour ôter même les poils les plus courts. Cette technologie innovante permet une épilation rapide et efficace.

Et maintenant le principal = mon avis sur la bête :  

Alors hier je l’ai sorti de la boite et je me suis empressée de l’essayer sous la douche. En regardant les différentes têtes ça impressionne un peu. Moi qui avais un vieil silk epil des années 90, je me retrouve avec un épilateur à 3 têtes. C’est presque flippant mais bon.  D’abord, je dirais que j’ai découvert les joies du rasoir électrique, ou le rasoir qui coupe pas comme l’autre. en plus il y a une tête tondeuse pour le maillot. Autant vous dire que je me suis bien éclatée. Pour la tête aisselle je suis pas encore convaincue, mais d’un
autre côté mes poils étaient pas forcément hyper longs. Et la tête principale je l’ai essayée qu’à sec et je trouve que ça n’épilait pas parfaitement. Mais il faut que je l’essais sous la douche avec du savon (comme ils disent dans la pub). Par contre je suis à 100% fan de l’épilateur qui va sous la douche et se nettoie à l’eau. Ça je trouve que c’est hyper pratique et on gagne du temps, car sinon d’abord tu dois t’épiler et après tu prends ta douche.

Mais ce que je retiendrai parmi tout c’est qu’il m’a coûté 27 euros et qu’il est vendu presque 90 euros en FRANCE !!! Si c’est pas la classe ça…

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Nouvel entretien, nouveaux espoirs




Suite au mail de Vicky, je m’attelle de suite à ma candidature, je ne peux pas laisser passer cette annonce. Alors, CV ok, je l’avais remis au propre pour Startofer. La lettre de motivation, maintenant… Mon Dieu, c’est fou à quelle vitesse on peut perdre certains réflexes. Au bout de deux heures d’intense concentration, j’envoie ma candidature. A 23h30, même pas mal.



Le lendemain matin, je suis fébrile. Arrivée au boulot, je fonce sur netvibes : aucune réponse. Pas de panique, Nina, nous sommes vendredi, il n’est pas tout à fait 10h, laisse leur le temps un peu. Alors que je commençais quand même à faire un peu la gueule, le téléphone sonne. « Oui, bonjour, Rémi Chastand de la société Pubilon, nous avons bien reçu votre candidature et nous serions intéressés par votre candidature. Quand pouvons-nous nous rencontrer ? ». Yeaaaaaaah ! Rendez-vous est pris mardi, 9h. Evidemment, je m’empresse d’en parler à Vicky et aussi à ma sœur. A ma mère, je ne dis rien : elle est très tendue depuis le décès de ma grand-mère, on ne va pas en rajouter.


 

Lundi, 9h et quelques, téléphone : ma sœur. « Ouais, j’ai eu ton mail. Dis, tu sais que ma collègue Caroline [que j’avais aidé pour un mémoire] connaît bien le DG de Pubilon, tu veux qu’elle glisse un mot en ta faveur ou t’es pas hyper motivée par le poste ? ». Non mais elle rigole ou quoi ? Mais je suis motivée à bloc ! En voilà une bonne nouvelle mais ne nous reposons pas sur nos lauriers avant d’avoir fait quoi que ce soit. La journée, j’écris des articles pour mes blogs féminins histoire d’engraisser le pressbook, refait pour l’occase (en clair épuré des vieilles expériences n’ayant aucun lien avec le web). Evidemment, lundi soir, mon imprimante refuse d’imprimer. Je nettoie les têtes d’impression mais rien à faire. Salope.


 

Mardi matin, 8h, je suis dans un cybercafé pour imprimer mes documents, la fameuse expédition qui m’a inspiré cet article. Pour l’occasion, j’ai enfilé un gilet de tailleur sur un pull et j’ai même mis une cravate car une fille en cravate, je trouve ça très classe. A mes pieds, mes fameuses bottes qui me font toujours mal alors que ça fait quand même plus de 6 mois que je les ai et que je les mets régulièrement. 9h, je suis dans la place, je monte les trois étages qui m’amènent au siège de Pubilon. Je prends deux secondes pour reprendre mon souffle et sonne. Notez que là, je ne me suis pas trompée de numéro. Un homme m’ouvre, c’est Rémi Chaland, il me propose d’aller passer l’entretien au bar d’en bas. Heu.. Ben, c’est original, au moins.


 


Nous voici donc au café, il me raconte le poste, je lui détaille ma vie, explique le pourquoi du comment de mon désir de quitter TGGP, de mes aspirations, de mon envie de responsabilités, d’autonomie, de devenir une réelle force de proposition… Bref, en un mot, je suis une grande maintenant et veux être considérée comme telle.

« Et votre plus grand défaut selon vous? »

Rah, la question que je déteste. Bon,on va partir sur le fait qu’ils aimeraient un profil assez branché marketing et qu’il est vrai que je n’ai pas cette dimension là dans mes études mais que je l’ai apprise au fur et à mesure de mes expériences et qu’en plus, je sais faire des présentations powerpoint aux clients pour les clients, si, si.



 

Grosso modo, je dirais que l’entretien se passe bien mais je sais que je ne suis pas la seule en lice, ce qui me stresse légèrement car le poste me plaît vraiment mais rien n’est catastrophique non plus vu que j’ai déjà un job. Il me dit qu’il me contactera fin de semaine mais plus vraisemblablement début de la suivante.

Une semaine à stresser, brrrr !

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Sri Lanka : l’’impossible paix ?

Fin octobre, les violences ont repris de plus belle au Sri Lanka, alors que les rebelles Tamouls et le gouvernement sri-lankais se rencontrent à Genève pour tenter de trouver un accord de paix. Mais les diplomates ne se font guère d’illusions sur l’issue des discussions.

srilanka

Les affrontements ont repris au nord-ouest du Sri Lanka, alors même que rebelles Tamouls et membre du gouvernement sri lankais tentent de trouver un accord de paix à Genève. Pour la première fois depuis huit mois, les deux partis ont accepté de se rencontrer afin de tenter de mettre fin à la violence qui déchire l’île depuis plus de trente ans. Ceci étant, les diplomates ne fondent guère d’espoir sur cette rencontre bilatérale étalée sur deux jours. Depuis la dernière concertation en février dernier, pas moins de 3000 personnes sont décédées lors de combats. Durant le mois d’octobre, 250 militaires ont été tués lors de deux attentats suicide. Côté tamouls, la police sri lankaise a retrouvé deux corps d’activistes suite à une attaque contre une patrouille. D’ailleurs, l’attentat le plus meurtrier de cette guerre a eu lieu en octobre, tuant 103 personnes et faisant 150 blessés parmi les soldats gouvernementaux.

 

Un conflit qui s’éternise

Or, en février, les deux partis s’étaient engagées à ne plus recourir à la violence, promesse qui n’a pas été respectée, d’où le pessimisme des diplomates. D’ailleurs, alors que se déroulait la rencontre, un soldat a été abattu par les Tamouls et deux bombes ont explosé dans le district de Vavuniya (nord-est du pays), blessant 6 personnes.

 

Les Tigres Tamouls, regroupés sous le LTTE (Tigres de libération de l’Eelam tamoul), se sont soulevés en 1972 et mènent depuis une lutte armée afin d’obtenir l’autonomie du nord-est de l’île, majoritairement peuplée de tamouls. Depuis 1983, le LTTE qui regroupent des gens de confession tamouls et hindous, réclament au gouvernement de Colombo, essentiellement
cinghalais et bouddhiste, la création d’un Etat indépendant dans le nord-est de l’île. En 30 ans, ce sont 60 000 personnes, militaires et civils, qui ont péri dans cette guerre. Un cessez-le-feu avait pourtant été signé en 2002 mais il n’a pas été respecté. Erik Solheim, le médiateur norvégien, a réaffirmé que son pays continuerait son travail de médiation, entamé il y a 7 ans, jusqu’à ce que le paix revienne. Regrettant les déplacements massifs de population (environ 200 000 civils depuis février), il a rappelé qu’une aide financière extérieure dépend de la
fin des combats. De leur côté, les Tamouls comptent sur la pression internationale pour parvenir à un règlement du conflit. Le leader du LTTE, S. P Thamilselvan a ainsi déclaré : « Si la communauté internationale échoue à faire pression sur le gouvernement pour mettre en œuvre le cessez-le-feu alors le pays sombrera dans une vraie guerre ».

 

Les négociations au point mort

A Genève, les deux délégations vont donc tenter de se mettre d’accord sur un processus de paix, le tout sous la médiation norvégienne. Le gouvernement a envoyé 8 de ses membres dont le ministre de la santé Nimal Siripala de Silva, qui a échappé à un attentat de la LTTE en 1996,  tandis que les rebelles tamouls ont délégué 14 personnes pour défendre leur cause dont leur leader S. P. Thamilselvan. Dans l’état actuel des choses, les diplomates suivant le dossier estiment que si cette négociation aboutit sur la promesse de se revoir d’ici la fin de l’année sera déjà une belle victoire. Pour cette nouvelle ronde, aucun ordre du jour n’a été fixé. En effet, les deux délégations se sont rencontrées la veille pour un déjeuner et n’ont pas réussi à s’accorder sur le programme des négociations. Les tamouls souhaitaient débuter sur les questions humanitaires, en particulier la réouverture de la principale route permettant d’accéder à la péninsule de Jaffna, coupée en août par les combats. Ce quasi-blocus menace en effet un demi-millions de personnes qui voient leurs réserves en vivres diminuer de façon significative. Le gouvernement, de son côté, préfère entamer les discussions sur le volet politique. Or les discussions sur un éventuel partage de l’île entre les deux camps sont des impasses depuis plusieurs années, déjà. En juin, les deux parties devaient se rencontrer à Oslo mais les Tamouls avaient refusé, estimant que la délégation gouvernementale n’était pas de rang assez élevée, d’où la présence cette fois-ci de quatre Ministres.

 

Du côté de la médiation, Suisse et Norvège tentent de tirer la couverture à elles. En effet, les deux Etats sont les champions de la diplomatie, se proposant pour arbitrer tous les conflits. Ainsi, alors que la Norvège se charge du dossier sri lankais depuis 7 ans, la Suisse s’invite dans la discussion, organisant chez elle cette nouvelle rencontre. D’ailleurs, l’ambassadrice suisse Heidi Tagliavini n’a pas hésité à rappeler aux deux camps l’obligation de respecter le droit international humanitaire. «  En tant que dépositaire des Conventions
de Genève, la Suisse ne peut pas échapper à ses responsabilités de rappeler aux parties en conflit leur obligation de respecter le droit international humanitaire, en particulier de protéger les civils. ». Si la Norvège est le médiateur officiel de ce conflit, la Suisse multiplie les déclarations à destination du Sri Lanka afin de ne pas se faire oublier. Le pays helvétique déclare qu’il est prêt à répondre à toutes les sollicitations des belligérants si ça permet d’arriver à un accord de paix. Ainsi, Suisse et Norvège se retrouvent souvent sur les mêmes dossiers,
comme pour le conflit israélo-palestinien ou en Colombie. Ceci étant, ces deux pays ne sont pas les seuls à espérer la paix au Sri Lanka : les Etats-Unis, le Japon et l’Union Européenne essaient également de favoriser un processus de paix entre les deux parties. Sans succès jusque là.

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Argent, trop cher

Voilà un sujet qui n’a jamais été abordé réellement ici et pour cause : l’argent, c’est tabou. Et pourtant, ça fait tourner le monde. C’est un mal très français ce rapport curieux à l’argent et à la réussite qui va avec. Il fascine autant qu’il répugne. Déjà, Tocqueville avait remarqué qu’aux Etats-Unis, on parle librement de sa réussite et de sa fortune alors qu’en France, on reste toujours pudique sur le sujet. Bon, alors enfonçons des portes ouvertes, puisque je suis très douée pour ça.

 argent
Comment parler d’argent ?

– soit je dis que j’en manque pas grâce à mes parents et on me traite de petite fille pourrie gâtée, issue d’une jeunesse dorée

– soit je dis que j’en ai pas assez et on me traite de petite fille pourrie gâtée, issue d’une jeunesse dorée et ingrate, en plus.

Quand j’étais ado, l’argent était quelque chose d’assez abstrait pour moi. J’avais deux cents francs d’argent de poche par mois qui me servait à économiser pour les cadeaux de Noël. Puis à 18 ans vint l’autonomie, l’appart dans la grand ville et la carte bleue. Et là, ô révélation : la vie c’est cher et l’argent, ça pousse pas sur les arbres. Bon, je n’étais pas naïve, je n’ai manqué de rien pendant ma jeunesse mais je n’avais rien sans rien non plus. Mes parents m’ont pas payé de voiture quand j’ai eu le permis et je n’avais pas droit à un truc juste parce que je le réclamais. Au moins, ça apprend la valeur des choses. Mais cette nouvelle vie m’a appris un truc : l’argent quand y en a plus, y en a plus. Apprends à gérer ton budget, ma fille. Donc j’ai ouvert des comptes épargnes : un auquel je ne peux pas toucher et un qui me sert à mettre de côté en prévision de gros achats genre un ordi portable ou un appareil photo numérique de mes rêves. Parce que, mine de rien, quand on se paie des trucs gagnés à la sueur de son front, ben c’est quand même vachement valorisant. Bref, je capitalise à mon petit niveau… D’ici 48 ans, je vais pouvoir me payer une chambre de bonne à Belleville, yeah !

 

Revenons à l’argent. Dire qu’il fait tourner le monde est un doux euphémisme. On court tous après l’argent, quoi qu’on en dise. Si on demande à quelqu’un quel est le métier idéal, réponse : bien payé et pas trop contraignant pour laisser du temps aux loisirs. Des fois, c’est juste « bien payé ». Tout travail mérite salaire, ça, c’est indiscutable. Mais bon, faire 40 h pour un SMIC, ça fait chier. Le but n’est pas forcément d’être riche mais juste de vivre confortablement, soit bien mieux que décemment. Avec quelques euros de plus par mois, ce serait bien qu’on ait une télé écran plat, un appareil photo numérique hyper méga perfectionné, un ordi supra puissant, un immense lit avec un matelas « face cachemire » (si, ça existe !) pour l’hiver… Bref, rien d’indispensable mais on vit mieux avec. Bon, là, je perçois déjà les critiques des plus bolcheviques d’entre vous : non mais c’est la société de consommation qui nous pousse à nous suréquiper, tu n’es qu’une sale capitaliste, Nina… Ben, franchement, je le dis : je peux pas vivre sans ordi (et Internet), ma machine à laver me rend bien service, je rêve d’un sèche-linge et d’un lit avec un vrai matelas. J’économise mes deniers pour mon appareil photo numérique reflex. Bon, je pourrais me passer de télé (surtout qu’au pire, je télécharge des trucs sur le net), qu’elle soit petite ou grande et de toute l’équipement dolby surround. Mais bon, quelles que soient nos opinions politiques, on est toujours à courir après quelques euros de plus pour améliorer son quotidien. Après chacun l’investit où il veut, en équipement hifi ou en alimentation bio ou je ne sais pas quoi.

Là, j’entends encore les réactions : non, moi, je ne cours pas après l’argent, moi, je m’en fiche, je choisis pas mon métier en fonction du salaire… Effectivement. Pour ma part, j’ai choisi le journalisme, un métier où on devient très (mais alors très) rarement millionnaire. Je ne veux pas forcément être pétée de tune, je veux juste pouvoir ne pas me priver. Je ne connais personne qui refusera une augmentation ou qui travaillera bénévolement, juste pour le plaisir de travailler. Le bénévolat, ça existe, c’est pas ce que je dis mais personne ne travaillera à plein temps bénévolement (sauf les stagiaires).

 

Après, évidemment, il y a des gens qui ne pensent pas à l’argent… Ceux qui en ont. Non, mais c’est vrai : en général, plus on a de l’argent, plus on peut se permettre de ne pas travailler pour en gagner plus (surtout quand cet argent vient d’un héritage). Bill Gates et Richard Branson peuvent se lancer dans l’humanitaire, ils ont gagné tellement d’argent qu’ils n’arriveront jamais à tout dépenser. Car l’argent, c’est l’équivalent moderne du sang bleu : il y a ceux qui en ont (donc l’élite) et ceux qui n’en ont pas (la France d’en bas). Ceux qui ont une grosse baraque et ceux qui vivent dans les HLM. En matière de réussite financière, pas besoin d’être le plus riche ou le plus brillant. Quand on voit Paris Hilton, on comprend que l’argent n’est pas synonyme d’une quelconque intelligence. Oui, son argent, elle ne l’a pas gagné à la sueur de son front (quoi que si, je crois qu’elle a fait un procès suite à la diffusion de ses prouesses pornos) mais quand je vous dis que l’argent fait la nouvelle noblesse, en voici la preuve. La reproduction sociale est peut-être discutable mais il n’en reste pas moins qu’un gamin de famille riche ira peut-être plus facilement en privé, aura son ordi perso, pourra suivre des cours particuliers… Bref, aura plus d’outils pour réussir (après, s’il est con comme un balai, l’argent ne peut pas tout faire non plus).

 

Bon, rassurons-nous, y a l’ascenseur social. Mais si on regarde les chiffres, il descend plus facilement qu’il ne monte. Si je me compare à mes parents, avec mon métier de journalisme à 2000 euros par mois d’ici quelques années, je serai bien en dessous du CSP de mon père (mais au-dessus de ma mère, quoi que…). Donc, en plus, on dégénère ! Sauf pour les nouveaux riches, cette noblesse de robe qui a acheté ses titres à la loterie ou à la Star Academy.

 

Bref, que ça fasse chier ou pas, c’est l’argent qui fait tourner le monde, point. Alors pourquoi ne pas en parler franchement et arrêter de se cacher derrière une fausse pudeur. On gagne bien sa vie ? Ben quelle honte il y a ? A moins que ce ne soit pour ne pas attirer l’attention des impôts…

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Stage ta mère !

C’est la misère : je cherche du travail mais je n’en trouve pas. Décidée à ne pas quitter le journalisme de vue, je décide de chercher un stage mais, là, il est difficile de ne pas se faire piéger. Mon dernier stage, narré ici, fut une pure catastrophe, il faut bien le dire : pas rémunéré, exploitée, peu considérée, je devais amener mon propre ordi… C’était limite si je ne devais pas amener mon propre café ! Pour éviter tout ça, j’ai décidé d’être plus exigeante.

stagiaire

Le mois dernier, j’ai donc passé un entretien dans la mairie où travaillait Bouki. A la gare, en attendant que notre train parte, nous discutons avec Helmut et, je ne sais plus pourquoi, le sujet dérive sur les stages. C’est fou le nombre de gens prêts à accepter un stage non rémunéré… De toute façon, si on est payés, c’est, au mieux un tiers du SMIC. Mais pour ma part, il est hors de question de ne pas avoir un petit pécule pour mon prochain stage.

 

Pour moi, il y a différentes catégories de stages : ceux que l’on sollicite et ceux que l’on trouve par annonce. Dans la première catégorie, quasiment tous les stages que j’ai fait. Dans ces cas-là, il me paraît assez légitime que l’entreprise refuse de me payer : ils n’avaient pas forcément besoin de moi, c’est moi qui veut aller chez eux. Ceci étant, dans le journal local où j’ai travaillé et lors de mon premier stage parisien, j’ai eu des compensations. Pour le premier, j’ai eu droit à 210 euros (150 euros pour mes écrits plus 60 euros pour les photos) de gratification. Pour le second, outre les tickets resto et 50% de la carte orange, j’ai eu un aller-retour pour ma ville natale où j’allais couvrir un match (et passer le week-end chez papa et maman), un aller-retour et nuit à l’hôtel à Clermont et un aller en avion pour Toulouse (après, j’étais en vacances donc je suis revenue plus tard).

Dans la deuxième catégorie de stages, où je postule actuellement, il est hors de question de se passer d’un minimum de rétribution : s’ils mettent une annonce, c’est qu’ils ont besoin de quelqu’un, qu’ils y mettent le prix. J’avais trouvé mon deuxième stage catastrophique sur le net, une annonce : le mec avait besoin de gens pour travailler, les stagiaires, c’est le pied, c’est de la main d’œuvre gratuite. Moi, je dis non. Je ne réponds qu’aux annonces qui donnent dès le départ le salaire car les « à négocier », ça veut dire qu’il n’y en aura pas mais on peut vous filer une prime, on ne sait jamais… Donc non. Après tout, je fais le travail d’une personne, je fais mes 35 heures, voire plus. Souvent, au bout de trois jours, on est totalement autonomes donc il ne faut pas déconner, on mérite un salaire !

Mais les entreprises savent très bien qu’on n’a pas le choix, beaucoup de formations se terminent par un stage obligatoire. Du coup, on voit des annonces hallucinantes genre un grand éditeur qui propose un stage de 6 mois à un an à 300 euros par mois ! J’appelle ça tout simplement de l’exploitation. Un an, y a des CDD plus courts que ça ! Et le pire, c’est qu’ils savent très bien qu’ils trouveront quelqu’un. On voit de ses annonces, des fois ! Y en a une qui a été dénoncé moult fois : une entreprise qui recherche un stagiaire photographe
non rémunéré mais la personne doit avoir un appareil photo numérique dernier cri, un mac et des logiciels de retouche particulier… Comme plusieurs personnes ont dit, manquerait plus qu’on paye pour avoir un stage 

Pourtant, je ne nie pas l’utilité des stages. J’ai appris plus au cours de mes stages qu’au cours de mes études. Dans mon master, j’ai appris (vaguement) à me servir du matériel mais rien ne nous apprend à affronter la vie au sein d’une rédaction. De fait, j’ai fait un stage dans une radio nationale d’une semaine. En gros, je posais mon cul sur une chaise à agresser les journalistes pour qu’il me donne quelque chose à faire (« silvouplé une brève a écrir, silvouplé ! »). Et bien, ce fut bien instructif que les cours de radio que j’ai eu cette année, par une journaliste de ladite radio. Ce n’est pas la journaliste qu’on doit remettre en question, je l’ai trouvée bonne enseignante mais le journalisme, ça ne s’apprend pas en théorie, ça se vit sur le terrain, y a que comme ça qu’on apprend. Le journaliste n’a pas d’horaire : on a la journée pour écrire notre ou nos papiers, à nous de gérer. Pas mal de métiers sont comme ça. Par exemple : prof. On peut croire que c’est réglé comme du papier à musique : le lundi, 2h avec la 6ème 1, le mardi, une heure avec la 5ème 3… Mais après, faut gérer la préparation des cours, la recherche des documents, la correction des copies. Ma tante est prof, Lucie et Guillaume mon ex aussi, je vois comment ils procèdent. Ça, aucun cours ne nous apprend à faire, à nous de démerder. En plus, la position de stagiaire est assez rassurante : on fait le travail d’un journaliste mais si pépin il y a, la responsabilité tombe sur le tuteur de stage, jamais directement sur nous. Ce n’est pas pour autant qu’il faut en profiter…

Donc je ne suis pas contre les stages, bien au contraire, je suis même en train d’en chercher un si je ne trouve pas d’emplois mais le système est en train de se corrompre : chaque formation professionnalisante (et il y en a) ne peut s’achever qu’ainsi et on ne peut pas remettre en cause ça. Le problème ne vient pas des écoles (quoi qu’il faudrait qu’il y ait plus de suivis à ce niveau-là, ma sœur est partie trois mois à Londres pour faire… des photocopies !) mais surtout des entreprises qui savent que cette main d’œuvre très bon marché voire gratuite existe. Pourquoi créer un poste alors qu’il y aura toujours un stagiaire pour faire le boulot ? Depuis le temps que je consulte les annonces, je vois que certaines entreprises recrutent régulièrement des stagiaires : même texte, même poste, même rémunération, quand il y en a. J’ai même vu que mon tuteur de stage de cet été recherchait un nouveau stagiaire. Et il est toujours marqué : « gestion de la culture dans les collectivités » et « rémunération à négocier ».

Y a-t-il cependant une solution ? Est-il possible de demander aux entreprises de limiter le nombre de stagiaires et la durée du stage ? Pourquoi pas mais comment le prendra-t-on quand on nous répondra : « ah ben non, on peut pas vous prendre, on a atteint notre quota ! ». Non, le problème est plus au niveau de la rémunération : si on veut quelqu’un pour faire un travail, il est normal qu’il soit rémunéré. Parce que l’expérience, ça ne nourrit pas son homme… Après tout, on fait notre travail comme les autres, il n’y a pas de raison… Et puis si ça pouvait nous permettre de cotiser, ce ne serait pas plus mal…

Enfin, le débat naît, je ne sais pas trop ce que ça va donner, je ne suis guère optimiste. Je pense que le débat va faire long feu mais les entreprises apprécient trop les avantages des stages pour y renoncer sans lutter. En attendant, moi, je cherche toujours…

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Bonus : des mails meetic!

Durant mon expérience meetic, j’ai reçu quelques mails anthologiques… On va encore dire que je me moque mais je ne pouvais m’empêcher de les partager avec vous. Les voici, dans l’ordre chronologique et dans leur intégralité, même l’orthographe a été respectée… Mesdemoiselles, si vous reconnaissez un de ces mails, dites-le, qu’on se marre!

Marketing direct
Message : Envie d’un peu de changement dans votre vie ? Envie de découvertes, de sorties, de balades, d’échanges, de surprises ? Ne cherchez plus, nous avons la solution :

Fruit d’une technologie de dernière génération, notre modèle dispose de multiples et avantageuses fonctionnalités :curieux, il vous fera partager ses découvertes avec enthousiasme, gentil, souvent drôle, il dispose également d’une très pratique fonction musicale (piano, guitare…) qui animera au besoin vos trop longues soirées d’hiver. Simple d’utilisation, il saura facilement s’adapter à vos attentes tout en étant doté d’un bon niveau d’autonomie.

Déjà plébiscité par de nombreuses ménagères de moins de 50 ans (mais pas plus), celles-ci témoignent : « Je l’ai découvert il y a un an, maintenant je ne peux plus m’en passer » Florence G. – 92


« Il est vraiment d’une grande souplesse d’utilisation, j’en parle à toutes mes amies » Hélène S. – 77

Alors n’hésitez plus et joignez-nous par mail ou tchat pour toute question complémentaire !

Disponible sous 24h – Frais de port offerts

 
En vrac…
Message : Bon je sais pas trop quoi dire comme ça mais j’aimerai bien discuter avec toi un de ces jours.

Quelques arguments au hasard pour que te donner envie de me répondre : j’ai une polo, je chausse du 42, mes parents ont un chat siamois qui s’appelle lotus et j’adore porter des sandales quand il fait chaud.

Je vais très bien sinon, j’espère que toi aussi !

PS : ton tatouage sur la photo s’arrête au visage ou est-ce qu’il descend plus bas?

 
Bien tenté
Message : Je t’ai rencontré hier dans le quartier où je passais .Tu y terminais tes course par le lait et quelques fruits. Je n’ai pas osé t’aborder, ce n’est pas toujours une chose facile, comme cela, dans l’instant…Alors sans doute est ce plus aisé par le biais d’internet,je te reconnais donc,

Bien non ??? Ha bon…

Le coup du lait ?

Tu ne bois jamais de lait !

Et tu as eu une journée terrible hier alors je dois me gourrer !!!

bon bon …

Mais quant même, un petit message ???? Qui sait ?

Il a rien compris, lui…
Message : Bienvenue a paris, j’aimerais te faire visiter le paris jeune. Patient de nature calme,je me crois capable d’aimer et d’apprécier les dessins que tu aime a porter au faciès .lol
 
Du vouvoiement au tutoiement en une phrase
Message : salut vous ète belle,on pe faire consc si ca te gène pas
 
La belle histoire
Message : Ce mail a pour but, d’attirer ton attention sur l’individu qui se cache derrière son pc. Bien qu’il ne fasse pas partie de la C.I.A, ni du F.B.I. Il semble porté un intérêt flagrant à ta fiche.

Il m’est avis qu’il faut prendre des mesures. Je suggère de jeter un oeil sur le profil de l’audacieux, pour assouvir une curiosité légitime.

Si d’aventure, l’individu semble avoir un intérêt quelconque, lui renvoyer un mail. En sachant, qu’il est à la recherche d’une humaine. Donc pas d’une belle au bois dormant, car il est difficile de parler à une belle endormie. Sans compter le risque de la réveiller, et de recevoir, tout objet a portée de sa main, en plein visage.

Chose qui, somme toute, fait assez mal.

A bientôt.

 
Bleu, c’est bleu
Message : Tes yeux, bleus. Mes yeux, bleus, et nous, dans l’azur…
 
Proposition directe
Message : si je vous demandais on mariage vous seriez ok?
 
Drôle…
Message : Salut! Tu as les meilleurs yeux que j’ai déjà vu :)))
 
Le menteur
Message :  flasher, pas flasher , flasher, pas flasher… non un ptit mail c plus personnel je pense. bon je me decris : Grand pervers sexuel depuis ma plus tendre enfance, j’ai passé mon adolescence en prison. Alors bien sur a peine sorti je me suis rué sur meetic comme 330.000 gars pour envoyer un mail a la fille aux jolies yeux.

Etant completement taré je suis pret a me jeter du haut de la tour eiffeil si j’ai pas une reponse a ton mail.

Voila ptit quizz maintenant faut discerner le vrai du faux dans tout ca 🙂

J’utilise le compte de mon ami (classique)
Message : Salut,

En utilisant le compte meetic de mon ami, je suis tombé sur ta charmante photo ainsi je me suis permis de t’envoyer ce mail à travers lequel je souhaiterais nouer une connaissance d’amitier si ça vous embarasse pas.

Je me prénome ************, agé de 25 ans j’habitte **********. Ingénieur de formation et aimant le sport, les soirées fun, la musique et le cinéma.

Afin d’échanger nos photos et bien entendu avec ton accord, voici mon adresse e-mail (car je ne suis pas un membre meetic) : ***************

Très bonne journée!

A+

 
Lui, il veut me rencontrer
Message : coucou a toi je voudrais savoir ce que tu recherches sur meetic? et quel sont des criteres de mec ici meme ? l’homme parfait n existe pas j’espere que je suis l’idéal rever enfin a toi de voir j’espere que tu me répondras a mon email et pourquoi pas une recontre par la suite tendre bisous

je ne suis pas contre pour une eventuelle rencontre par la suite si tu veux bien

 
Il est pas prof de français, lui
Message : dèsoler pour les flash a rèpition mais sa dèconne grave sur se site pas moyen de t envoyer un mail ou ptè q sè moi qui dèconne bref alors voila j ai 29 ans je suis electricien je suis pas du genre a raconter des histoire il ya une èpoque ou je sorter pour sortir cinè ,ballade,boite ,et maintenant avec le temps je recherche ma moitier ,je suis quelqu un d ambitieux ,je veus me rèvèiller a coter de la femme q j aime et inchala chouchouter mes enfants j aime voyager ,je kif le cinè , on pe papoter papoter papoter je ve te connaitre mais pas derière un clavier pas trooooo quoi on n et adulte on se doit le respect avec sa je pense q sa sufffffffffffffffit non au bel inconnueeeeeeeeeeeeeeeeee je te laisse mon adresse

**************** et si ta msn envoie t on adresse

 
Direct, le gars
Message : salut a toi!!! je suis sur paris en ce moment, et j ai un peu de temps
libre jusque mercredi prochain… si tu as un moment qui peut coller a mon emploi du temps…je t invite a prendre un verre en tout bien tout honneur… dans un coin a mi chemain entre chez toi et chez moi… avec pleins de gens si tu es parano!!! c peut etre un peu direct comme demarche, mais je sais que je suis pas dingue , pas detraque sexuelle… mais que j ai simplement envie de rencontrer des gens, une fille… si possible jolie?… qui te ressemble…???
je n ai pas forcement envie de communiquer des heures sur l ordi alors qu il est si simple de se rencontrer…
voila, je te laisse…
merci de me repondre meme si c negatif…???
en tout cas… oh mieu tu gagne un verre… voir un pote…

ou ? c toi qui voi…

bisous

je te laisse mon phone… **********

see you

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