Pot de départ

Pour ceux qui n’auraient pas encore compris, j’ai démissionné. Wiiiii ! Une aventure va bientôt se terminer pour en laisser place à une autre. Pas de journal d’une démissionnaire cette fois-ci pour cause de pas trop de choses à dire même si… On verra, sans doute quelques articles sur la recherche d’emploi et mon départ. C’est amusant, 11 ans que je travaille et je n’avais jamais pris le temps de parler de ces sujets-là… Alors que j’écris cet article (lundi 18 juin), je viens d’envoyer mon mail pour mon pot de départ… et ça mérite un article.

Pot de départ

Alors déjà premier point : je n’aime pas organiser de pots de départ. Je suis un peu absolue dans mes sentiments et je n’aime guère les fins. Là, par exemple, je ne pense pas du tout à ma fin de contrat mais je piaffe un peu d’impatience à entamer le prochain. Un peu comme la veille de la rentrée des classes, quand tu te demandes si tu finiras à 16h le vendredi, si t’auras Mme Faurey dont la réputation n’est plus à faire, si tu vas être en classe avec cette pute de Sandra Kaplan et si y aura un nouveau beau gosse. Oui alors ok, je suis en couple de type monogame mais ça fait toujours plaisir les bonbons pour les yeux. Même si les bonbons pour les yeux, ca finit comme les chewing-gums, ça vire insipide. Cette métaphore ne me mène nulle part.Manger des bonbons

Du coup, je suis toujours fatiguée à l’idée d’organiser cette petite sauterie mais partir en catimini donne la sensation d’un départ par la petite porte, qu’on aurait même peut-être été virée. Dans le monde du travail, y a des codes, tu ne pars pas sans ton petit pot où tu ne taris pas d’éloge sur tes N++, même quand tu as une poupée vaudou à leur effigie que tu garnis régulièrement d’épingles acérées. En échange, tes collègues auront lâché un petit billet pour que tu puisses repartir avec un cadeau. Ça, je trouve ça intéressant. Pas le fait de recevoir un cadeau mais que ce qui sera contenu dans le paquet donne une indication sur la façon dont tes collègues te perçoivent ou te connaissent. Genre lors de mon dernier pot de départ, j’avais eu du thé, des infusions et une sorte de roulette de massage genre je suis une meuf zen et healthy. Alors dans les faits non mais je désire l’être donc bien vu (notez que c’était y a quasi 4 ans, zéro évolution donc sur ce sujet…). Celui d’avant du maquillage pour les yeux (oui ça marche) et… du vernis. Plein de vernis, 6 couleurs et un top coat. C’était adorable mais… je n’en mets jamais, je déteste ça. Mais on reparlera de cette image au boulot.

Collecte pour pot de départ

Déjà, se pose la question du “quand” parce que rien que ça, c’est compliqué. Normalement, on aime les jeudis soirs (parce que les vendredis, tout le monde se barre et les autres jours, on n’est pas censés sortir trop tard) mais il peut y avoir pas mal d’éléments pertubateurs. Pour ma part, j’ai choisi un mercredi matin parce que ma collègue chouchoute ne sera là ni jeudi ni vendredi et que j’avais pas envie de faire une soirée… d’autant que nous avons eu un pot de départ la semaine d’avant et le mercredi soir, y a une soirée corporate donc voilà. Un petit déjeuner, c’est TRES bien.

chouquettes pour pot de départ

Photo prise lors de mon pot de départ qui a eu lieu la semaine dernière en vrai

Donc faut organiser une sauterie et pour ne pas avoir l’air trop con, faut inviter des gens. Et là, ce n’est pas si évident parce que tu ne sais pas où arrêter la liste. Certains envoient l’annonce à all users (et ceux là, on ne les aime pas vu qu’ils nous pourrissent la boîte mail alors qu’on ne sait même pas qui ils sont), j’ai limité : mon agence évidemment puis les personnes avec qui je travaille régulièrement puis deux ou trois potes des autres agences. Il y en a, tu te sens obligée de les inviter et tu le fais en espérant qu’ils ne viendront pas. Là, par exemple, j’espère de tout mon coeur que ma N+1 aura un empêchement de dernière minute histoire de ne pas la voir…

Ingrid Chauvin

Je fais à peu près cette tête quand je fais genre que je suis contente de voir quelqu’un alors que non

Bref, tu veux juste boire un verre avec tes collègues que tu aimes bien, tu te retrouves avec des gens que tu n’aimes pas, à sourire à une personne à qui tu aimerais dire tant de mal mais dans ton discours, t’es sympa parce que faudrait pas gâcher ce moment. Et puis tout s’arrête. Bon ben c’était sympa, bonne continuation et à la revoyure hein !

Bonne continuation

Mais je vous raconterai. De ce que je sais, ça pourrait être… sanglant (et pas pour moi…)

Rendez-vous sur Hellocoton !

Kyoto, jusqu’à bout de force : forêt de bambou, Arashiyama et jardin impérial

Kyoto, dernière journée et il va falloir faire des choix car nous ne pourrons pas tout voir. Priorité à Arashiyama et sa célèbre bambouseraie, prise d’assaut par les touristes. Cependant, il pleut et j’espère que ça en découragera plus d’un.

Bambouseraie de Kyoto

Notre gare étant située sur la bonne ligne, on est sur place très rapidement, on trouve la bambouseraie. On y entre, on déambule… et ça ne marche pas. C’est bien joli, je ne dis pas, mais j’ai préféré la bambouseraie minuscule du kokoen à Himeji. La balade est plutôt courte, je m’attendais à quelque chose de plus grand. On reste globalement sur une route assez large à part un endroit aménagé pour qu’on puisse approcher d’un peu plus près mais je ne suis pas du tout gagnée par l’atmosphère censément quasi mystique du lieu.

Bambouseraie de Kyoto

Bambouseraie de Kyoto

Un petit temple dédié aux amoureux, comme une bonne partie des temples ici, est situé dans la forêt avec, comme curiosité, un “jardin de mousses”, dixit mon guide. Moi, j’appelle ça un simple bout de terre, re déception. On croise, lors de la balade, un petit train rouge au toit en plexiglas, le train pour Sagano “le trip le plus romantique”. Dans l’absolu, la balade doit être chouette mais il pleut donc ce sera sans nous. D’ailleurs, la bambouseraie est divisée en deux par une voie de chemin de fer, j’espérais y voir ce fameux train rouge qui m’évoquait le petit train jaune des Pyrénées mais non, c’est la ligne régulière… Et je crois que c’est là que s’explique ma déception. Oui, le manque de luminosité a pu jouer ainsi que l’image que je m’en faisais, cf le jardin de mousses. Mais non, en fait, ce qui m’a décontenancée, c’est l’impossible quiétude. Il y avait déjà pas mal de monde malgré la pluie mais ça, on fait avec. Non, le problème, ce sont  les taxis qui passent sur la route qui traverse la forêt que nous devions subir toutes les deux minutes. Non mais imaginez : vous essayez de vous imprégner de la sérénité de la nature et vous devez vous coller au bord de la route pour laisser passer une voiture. Ou entendre le ding dong annonçant le passage d’un train. Même si, ça, j’aime bien parce que c’est le même dans les mangas (forcément) et c’est un peu une petite madeleine de Proust pour moi.

Temple des amoureux d'Arashiyama : jardin de mousses Temple des amoureux d'Arashiyama Temple des amoureux d'Arashiyama Temple des amoureux d'Arashiyama : jardin de mousses

Bambouseraie d'Arashiyama à Kyoto : foule de touristes

Forêt de bambous de Kyoto : au milieu, passe le train

 

Un peu dépités, on sort de là pour faire un tour dans ce que nous appellerons Gogoland, la zone marchande pleine de souvenirs trop chers. Tu peux même payer en euros si tu veux ! On fait un tour du côté de la rivière pour s’offrir une jolie vue sur la montagne puis retour Kyoto.

Montagne d'Arashiyama Montagne d'Arashiyama

Retour à la gare centrale, plus précisément. Il faut savoir que la gare de Kyoto est monumentale. Littéralement. Un peu curieuse, j’ai envie de monter tout en haut des escalators et nous découvrons une superbe vue panoramique de la ville, limite plus belle que celle qu’on a eu au temple Inari, ne laissant qu’entrevoir la ville à travers la brume.  Même si cette highway centrale dans une ville rendue fantomatique m’active l’imagination puissance 1000 ! Un petit coucou à la tour de Kyoto franchement laide mais hyper pratique pour se repérer. Je remarque également un gros temple à côté… Initialement, j’avais prévu de faire un tour à l’est de la ville dans le quartier des temples mais Victor en avait un peu assez des temples (moi-même, j’avoue…) donc nouveau plan : on va visiter ce temple là puis on trace au Palais impérial pour flâner dans les jardins.

Gare centrale de Kyoto Locomotive en gare d'Arashiyama

Tour de Kyoto Kyoto, vue du temple Higashi Honganji Kyoto, panorama du haut de la gare

Le temple Higashi Honganji est un temple bouddhiste plutôt colossal avec le plus grand toit en bois du monde. On retire nos chaussures pour entrer dans un lieu au sol recouvert de tatamis, c’est assez agréable de marcher dessus. La salle est divisée en deux parties : les deux-tiers où vous pouvez vous asseoir pour prier et une dédiée aux autels et petites mises en scène. Note pour moi-même : me remettre à jour sur les pratiques bouddhistes… Entre les deux bâtiments, une petite histoire du temple qui a évidemment brûlé et été reconstruit (une constante dans la plupart des monuments que nous avons visité), on a aussi droit à une petite maquette nous montrant des travailleurs descendant une énorme tronc de la montagne enneigée avec un glissement de tronc et des pauvres ouvriers enfoncés dans la neige avec juste les jambes qui dépassent. J’ai de légers doutes quant à leur survie…

Temple Higashi Honganji à Kyoto

A présent, on fonce vers le Palais impérial. On marche, on marche, on marche… et on finit par prendre le métro. C’est là qu’on mesure toute la différence entre nos tous premiers jours de voyage et notre état au deux-tiers du séjour : au début, on faisait tout à pied et quand on prenait le train ou le métro, on était genre “ok ok, on va pas s’asseoir pour deux stations !”. Là, on en est à prendre et à s’asseoir pour une seule station. Bref,on arrive afin dans le jardin impérial, un jardin aux très grandes allées un peu austères, rien à voir avec celui de Tokyo… Les jours de beau temps, ça doit être fort charmant, surtout qu les pelouses ne sont pas interdites.

Jardin impérial de Kyoto Jardin impérial de Kyoto Jardin impérial de Kyoto Jardin impérial de Kyoto

Pour se remettre un peu de nos émotions et nous reposer les pieds, nous décidons d’aller boire un verre. Encore une grande aventure ! Manifestement, les Japonais, ils sont moyen branchés bar ou alors nous étions dans le mauvais quartier mais on a marché bien une demi-heure avant de trouver… un pub. Oui, on se retrouve donc dans un pub au Japon, qu’est-ce qu’il y a ? En fait, les gens ont l’air de boire et de manger au même endroit mais on ne veut pas manger, nous ! Bref, je me prends un petit daiquiri des familles qui me donne bien chaud aux joues, on mate distraitement un championnat de fléchettes à la télé. On retourne enfin à la gare de Kyoto à pied en suivant la Tour. Enfin l’appart, on déguste des noodles lyophilisées (en vrai, j’adore) et des desserts bizarres genre du pain au melon (farce bonne mais contour beaucoup trop pâteuse), une crème de potiron (bonne mais pas autant que la mienne) et un espèce de loukoum complètement gluant au thé matcha… dégueu.

Loukoum japonais au thé matcha

Rendez-vous sur Hellocoton !

Et si on faisait des activités à deux ?

J’ai une passion dans la vie : apprendre des trucs. J’ai toujours envie de me lancer dans de nouvelles activités et si je m’écoutais (et que j’avais les moyens parce que ça coûte à un moment), mes soirées ressembleraient un peu à ça : lundi : yoga, mardi : comédie musicale, mercredi : plongée, jeudi : batucada, vendredi : yoga. Et pourquoi pas le week-end faire des ateliers de ci, de ça. Ma soif d’apprendre est inextinguible. Mais le souci dans mon équation, vous l’avez noté, c’est qu’il manque Victor. Alors comment tout concilier ? En trouvant des activités à deux. Et non, cet article ne parlera pas de sexe.

Idée d' activités à deux : le vélo

Sauf que, héhé, ce n’est pas si simple. Pour le coup, le point de départ du couple peut avoir une importance cruciale dans cette affaire. Prenons le cas de Mélanie et Ludovic, sympathique couple qui s’est rencontré au club de [insérez activité extraprofessionnelle de votre choix]. Dans la mesure où ils se sont trouvés dans une activité précise, la question ne se posera pas. Pour tous les autres couples, le problème peut être un peu plus épineux. Pour ma part, ça fait deux ans que je propose une nouvelle activité toutes les semaines à Victor “ça te dirait pas de faire du yoga ? Ca te ferait du bien, tu sais… La plongée, toujours pas ? Tu voulais faire du Taï chi, j’ai trouvé tous ces cours là, on pourrait y aller ensemble (il n’a jamais regardé mes liens)… Oh, tiens, j’ai bien envie de faire ça, l’an prochain, ça te dit pas ?”. Reloue la meuf ? Un peu.

Faire du tai chi en couple

Mais il faut me comprendre. Je sais que l’un des pires ennemis du couple, c’est le manque de moments complices. Si je suis absente deux soirs par semaine (c’est ce qui se dessine de mon côté), pour peu que j’ai un verre ou un pot de départ qui tombe en plus, je le vois quand, mon amoureux ? Donc déjà, y a ce souci là surtout qu’en parallèle, on a décidé d’instaurer le mercredi dodo tôt donc il nous reste les lundis et vendredi pour bien profiter (et les week-ends bien entendu). Et puis partager une activité à deux, c’est un truc en plus, une attache de plus. On se lance déjà dans un groupe politique tous les deux, certes, mais j’aime l’idée qu’on partage des trucs. Alors du coup, on a peut-être une idée, on verra…

couple en auto tamponneuse

Parce que faire une activité à deux, c’est aussi se faire des amis à deux… Les amis, tiens, parlons en la semaine prochaine.

Rendez-vous sur Hellocoton !

“Je” est une marque… ?

En tant que consultante social media, je réalise souvent des veilles sur mes réseaux sur le sujet afin de ne pas trop être larguée. C’est un peu l’inconvénient de ce métier : tu pars en vacances 15 jours et quand tu reviens, tout ce que tu croyais connaître sur les réseaux sociaux n’existe plus. Un jour, on se lèvera et Twitter ne fonctionnera plus en 140 caractères. Parmi les quelques articles parvenus naturellement jusqu’à moi, un article qui m’a passablement énervée : pourquoi il faut supprimer de votre liste les amis passifs.

facebook-effacer-ami1

Dans les faits, j’ai une gestion assez inexistante de ma liste d’amis : je supprime rarement les gens et je ne sais jamais combien j’ai d’amis dans ma liste, notant parfois que je n’ai pas vu passer une personne depuis un bail. Ah tiens, pourtant, nous sommes toujours amis. J’ai supprimé quelques exs ou assimilé récemment vu qu’on ne se parlait plus et qu’à part faire ma voyeuse et cancaner, ces amitiés ne me servaient à rien. Et les cancans ne font pas de moi une personne meilleure. Bref, je ne sais pas qui sont mes amis et mon Facebook est paramétré pour que seules certaines personnes voient mes rares mises à jour. En gros, à part quelques photos de vacances sur lesquelles j’apparais très rarement, y a rien à voir, passez votre chemin.

manhattan-soleil-couchant

Et pourtant, l’article précédemment cité m’explique que je dois supprimer mes amis inactifs car… ils nuisent à mon reach (nombre de personnes atteintes par une publication pour les non initiés). Ouais, à cause de ces fantômes, tous mes amis ne verront pas mes belles photos de vacances, c’est intolérable. Mais… pardon mais ça vous importe, vous, que tous vos amis voient vos statuts ou bien ? Je veux dire : si je dois partager une news importante genre, je sais pas, “hé salut, je suis en cours de reproduction avec mon chéri, livraison du colis dans 3 ou 6 mois” ? ou éventuellement un “hé salut, je m’expatrie car j’ai trouvé un super boulot à l’étranger”, mes amis, les vrais, seront au courant bien avant que je le balance sur Facebook et heureusement ! Je serais pour ma part bien vexée que mes amis proches m’annoncent une grosse news via Facebook et ne me l’aient pas dit avant. C’est même à ça que je mesure ma proximité avec mes “amis” Facebook. Si j’apprends leur mariage, leur grossesse ou expatriation par le réseau, c’est que je ne suis pas leur amie, au mieux une pote ou une camarade, voire une lointaine connaissance. Je mets un like, poste un “waouh félicitations” et la vie va. Et si je rate la news ? Et bien, vu que ce n’est pas une personne que je vois suffisamment régulièrement pour me rendre compte que sa circonférence abdominale a cru de façon exponentielle ou que leur adresse principale ne se situe plus en France, ce n’est pas si dramatique. Bien sûr, il y a cette fois où je suis allée boire un verre avec Simon et Philippe, anciens collègues de TGGP et où j’ai appris que le premier avait eu des jumeaux et que le second était marié mais n’ai-je rien vu sur le sujet parce que Facebook ne m’avait pas distribué la news ou parce que je n’étais pas connectée au moment où c’est passé ? Nul ne le saura jamais.

La seule raison d'annoncer sa grossesse sur Facebook : faire une photo rigolote

La seule raison d’annoncer sa grossesse sur Facebook : faire une photo rigolote

Mais ce qui m’interroge là dedans, c’est ce besoin presque maladif de visibilité. Oui, sur Facebook, on publie des news pour se la raconter (on va pas se mentir). “Héhé, regardez ce que je suis en train de vivre, ma vie est tellement plus belle que la vôtre, ahah !”. Certains font un peu de promo pro “coucou, je cherche des freelances”, “coucou, j’ai publié des articles”, “coucou, j’ai eu une promotion” mais si tu ne te sers que de Facebook pour ce genre de publication, c’est que tu ne maîtrises pas très bien les réseaux sociaux. Pour le pro, LinkedIn fait bien le job et Twitter te dnne une visibilité publique, sans parler du partenariat avec Google qui prend désormais en compte les tweets dans les résultats de la recherche (oui, pour le moment, juste ceux des big big comptes mais ça va finir par arriver pour tout le monde).

20éà

Et puis, “je” est-il appelé à devenir une marque ? Doit-on gérer nos réseaux sociaux en fonction d’objectifs, en fonction d’un reach ? A ce niveau là, ne postez pas vos mises à jour à certaines heures de la journée pour être sûrs d’être vus, hein ! Poste-t-on pour le plaisir de partager un moment, un bonheur, une bonne nouvelle ou juste pour se la raconter sévère auprès du plus grand monde, y compris Caroline, la fille avec qui on a partagé un goûter en maternelle et Salim, le stagiaire d’une ancienne boîte ajouté pour le mettre admin d’une page Facebook ? Je trouve ça assez déprimant, assez parlant d’une période où les réseaux sociaux ne sont qu’un outil pour nous vendre comme un vulgaire yaourt. Vas-y, like ma grossesse, mon mariage, mon expatriation, mes vacances, donne-moi l’illusion d’être une Rihanna et que mes faits et gestes t’intéressent et font réagir le plus grand nombre… Car j’aurai optimisé mon reach en supprimant ces vilains amis qui ont l’audace de ne pas se connecter régulièrement.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les amitiés sont-elles toujours circonstancielles ?

Et paf ! Vous avez noté que moins j’écris, plus mes titres ont la gueule d’un sujet de dissert philo pondu par un prof sadique ?

amitié

Hier, je regardais mes petits camarades s’ébattre dans l’open space. Dans ma nouvelle vie (enfin, depuis 6 mois, ça fait moins nouveau de suite), j’ai des quasi-amis, des copains-copains, des copains, des camarades, des “mais c’est qui Sylvie déjà ?” et des “non mais lui/elle, je peux pas le piffrer” chuchoté en regardant autour de moi à la pause. Dans mon pôle, il y a une sorte de double duo : Thibault et Henri d’un côté, Nolwenn et moi de l’autre et Cathy au milieu (les nombres impairs, cette tannée). On s’entend tous bien mais ma meilleure copine, c’est Nolwenn. Puis mes chouchoux hors équipe, ce sont Inès, Isabelle, Jacques et Clémentine. Et pourquoi eux, me direz-vous ?

bestas

Pour Clémentine, c’est simple : elle est restée deux ans alternante dans mon ancienne boîte, on est arrivées quasi en même temps dans la nouvelle, l’histoire était déjà écrite. A nous les déjs potins à deux. Pour les autres, tout remonte à mon 1er jour, je crois. Souvenez-vous, je suis arrivée le jour même du séminaire. A peine arrivée, déjà fourrée dans un train pour passer 3 jours avec mes nouveaux camarades de jeu. Et si je partageais ma suite parentale avec Cathy, c’est bien avec Nolwenn que j’ai de suite tissé des liens. Peut-être parce qu’on est les deux trentenaires de la bande, peut-être parce qu’on était les deux dernières arrivées, peut-être parce qu’elle a un fils à peine plus jeune que Saturnin et que ça nous fait un sujet de conversation en plus. Nolwenn partageait sa chambre avec une autre nouvelle, Inès, du pôle partenariat. Pôle partenariat où on retrouve aussi Jacques l’alternant et Isabelle la chef de service. Voici ma team. Par la suite, j’ai bien sûr élargi mon cercle de connaissance mais mes copains de bureau, ce sont eux. Même il y a deux filles avec qui j’avais bien sympathisé lors du séminaire que je ne fréquente pour ainsi dire plus : on n’est pas dans le même open space.

amitie

Les amitiés sont-elles donc avant tout question de circonstances ? Dans l’oignon des relations sociales de mon open space, l’affinité est-elle battue par les dates d’arrivée dans l’entreprise ? Dans mes précédentes vies, j’ai toujours noté une propension des nouveaux à se coller les uns aux autres. Comme si les groupes d’anciens étaient impénétrables, comme si nous ne pourrions jamais rattraper le retard de ce qu’ils ont vécu ensemble. Comme si notre aventure, on voulait la vivre loin de ceux qui savent déjà. Surtout si on considère que plus on stagne dans une boîte, plus on en voit les inconvénients et quand toi, tu as envie de vivre une belle histoire, t’as pas envie qu’on te la gâche. Et puis tu n’as pas envie de passer tes repas à évoquer le souvenir ému de Coralie et Maxime, ceux qui étaient là avant mais qui sont partis explorer de nouveaux horizons. Non parce qu’ils devaient être très sympas mais on les a pas connus donc le sujet ne nous fascine pas particulièrement.

bougies

Je parle du travail mais ce phénomène d’oignon me semble marcher pour pas mal de relations d’amitiés. Par exemple, si je prends mes amies de la plongée, on observe encore ce phénomène : mes copines étaient les filles de mon niveau (le 1er), on était toutes nouvelles  dans le club. Seule Anaïs a intégré le groupe la 2e année. Et je me rends compte aujourd’hui que le groupe peut être difficile à pénétrer : vendredi, nous sommes allés boire un verre avec Isa Rousse, Joy et Anaïs et j’ai pris avec moi Victor pour faire des présentations officielles. Et bah, je pense qu’il a dû être perdu une bonne partie de la soirée entre les “Non mais tu te souviens de cette folle de Léa ?” “Et tu te souviens quand lui a fait ça et que l’autre à répondu ça et hihihi !”.

nina_dobrev

En fait, les groupes d’amis sont-ils comme les couples, se construisant petit à petit références et mythes communs, permettant de créer des liens plus forts mais aussi plus impénétrables pour les petits nouveaux ? Les amitiés naissent-elles des circonstances des arrivées dans un lieu donné plutôt que sur les affinités ? Oui… mais non. Car si elles naissent des circonstances, certaines meurent par manque d’affinités.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Pourquoi j’ai renoncé aux sites de rencontre

[Article qui aurait dû être écrit en novembre, quand j’étais célibataire, pour que ça ait plus de sens mais tant pis]

Un soir de novembre, je me connecte en plein ennui sur OkCupid, je fais mollement défiler les profils. Mpfff, non, non, bof, ah pas mal… Ah non, profil vide, laisse tomber. Non, non… Ah lui, regardons… Profil sympa. Bon, je lui dis quoi ? Bon, je suis pas inspirée, je le favorise et je lui parlerai plus tard. De toute façon, en ce moment, j’ai pas le temps.

Woman peering at her laptop

Et puis je prends conscience : en ce moment, j’ai pas le temps. Je fais défiler des photos de ces hommes et femmes qui vivent leur vie, près de moi, qui aiment la littérature italienne, Moriarty ou la photographie. Qui sont informaticien-ne-s, étudiant-e-s étranger-e-s de passage sur Paris, artistes, photographes ou mythos. Ils sont peut-être là, ce soir, devant leur écran, harassés par l’ennui, ils font défiler les profils. Peut-être que l’un-e d’entre eux cliquera sur ma photo, me jugera jolie et ira fureter sur ma fiche. Peut-être qu’il se dira que j’ai de bons goûts en matière de musique même s’il ne comprend pas ce que vient faire Lady Gaga dans cette liste follement hétéroclite. Peut-être certains s’arrêteront à ma description physique. 1m56, c’est pas grand… Curvy*, ça veut dire grosse, non ? Ah non, elle est bélier, j’aime pas les béliers. Puis elle a un chat et j’y suis allergique. Bref, on fouille, on trouve quelques raisons de se contacter ou non. Plus on traîne sur ces sites, moins on y met les formes. Deux, trois phrases tapées négligemment pour montrer que quand même, on peut être intéressant mais on n’est pas dupe. Ca finira au mieux en plan cul.

plan_cul_regulier

Et puis j’en ai eu marre. Marre de voir que je consultais avant tout ces sites par ennui. Marre de jouer toujours un peu le même scénario, on va boire un verre, peut-être qu’on dînera et puis on s’enverra en l’air, on est là pour ça, non. La flemme. La Flemme. La flemme de consacrer des potentielles soirées à ça, de sortir boire un verre et de constater que, tiens, ça le fait pas. Ce moment un peu gênant de flottement où tu espères que cette absence de désir est réciproque pour en finir au plus vite, se faire la bise devant la bouche de métro en se disant qu’on se rappelle alors qu’on sait très bien que non. La flemme de rencontrer quelqu’un de vraiment chouette mais de me casser les dents car lui est dans une autre phase, celle de l’éclate sexuelle incroyable qu’offrent ces sites. En même temps, comment les blâmer, j’ai fait la même à une époque. Et je suis certainement passée à côté de mecs bien, du coup.

accro-au-sexe

Et puis, j’ai tendance à croire que la foudre ne frappe pas 2 fois au même endroit : j’ai eu du bol une fois, voire 2, il serait peut-être temps de découvrir de nouveaux horizons. Laisser un peu faire la vie, le hasard. Je ne renie pas ce que j’ai vécu sur les sites de dating, les rencontres que j’ai pu faire, les choses que j’y ai apprises au détour de conversations avec des personnes d’horizons différents. Des personnes que je n’aurais sans doute jamais croisées autrement. Au fond, les sites de rencontre, ce sont ni plus ni moins que les bals populaires d’antan, on rencontre les gens là où ils sont.

bals-populaires-cafes-concerts-paris-temps

Je clos cette série sur les sites de rencontre, je n’ai sans doute pas abordé tous les sujets mais pour ma part, le tour est fini.

Dès la semaine prochaine, je débuterai ma nouvelle série “guide du savoir être avec son plan cul” (suite presque logique).

*************

* Pour moi non vu que quand je tape curvy dans Google images, ça me sort Beyonce donc bon…

Moi, je veux bien être "curvy" comme ça !

Moi, je veux bien être « curvy » comme ça !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mauvaises rencontres : les mythos tendance pervers narcissiques

J’ai croisé aussi quelques spécimens de ce qui semble être des pervers narcissiques ou en tout cas de jolis manipulateurs se reposant sur la dénigrement de l’autre pour prendre le dessus. Le tout avec un joli mytho pour bien t’embobiner.

mythomane

Cas 1 : l’héritier de la famille Mulliez

Joli jeune homme croisé il y a 2 ans, le gars m’invite à boire un verre chez lui. Malgré ses 23 ans, il vit dans un appart meublé avec goût par une dame de 80 ans, à vue de nez. Il m’explique avoir récemment acheté l’appart meublé. Oui, bon, ok, pourquoi pas. Le jeune homme est étudiant en histoire et joueur de poker un peu professionnel ce qui est bien parce qu’il gagne de l’argent sans le déclarer. Bref, 1er rendez-vous sympa, j’ai quelque fois froncé des sourcils mais ça passe. 2e rendez-vous, par contre, mes feux passent tous au rouge : il m’explique que sa mère a un nouveau compagnon et qu’il ne le sent pas car il est persuadé que c’est un manipulateur tendance pervers narcissique “et je m’y connais, moi aussi, j’aime manipuler les gens”. Alerte, alerte, ça commence à puer. Et le voilà qu’il m’explique que sa mère doit être prudente car tu comprends, sa famille a plein de frics, plein plein. D’ailleurs, en vrai, sa famille, c’est celle qui possède les Auchan-Décathlon. Huuuu ? De retour chez moi, je tape son nom, je retrouve sa mère, sa soeur, j’essaie de croiser les données. Je trouve qu’il a joué dans un film étant petit (son père bosse dans le ciné donc tout à fait plausible) mais aucun lien avec la famille Mulliez, ni de près, ni de loin. Le fait qu’il soit juif et originaire du sud de la France aurait aussi pu m’interpeller mais bon…

un-magasin-decathlon-a-paris

Cas 2 : L’ingénieur-photographe-coach de vie-importateur de safran

Ouais, rien que l’intitulé, ça vous creuse une ride du lion. Celui là reste le cas le plus beau mais la blague a duré une bonne demi-douzaine de rendez-vous. Le mec, plutôt pas mal, une gueule à la Bruno Salomone un peu, un peu engoncé dans sa chemise limite trop petite mais ça passe. 1er rendez-vous, tout se passe bien mais première alarme s’allume “normalement, je sors avec des filles bien plus jolies que toi mais bon, toi, tu es belle”. Heu… Il m’insulte ou me complimente là ? Bref, comme il est coach de vie, il va me reprendre en main, faut pas que je m’inquiète. Ah mais je m’inquiétais pas en fait… Bref, un premier rendez-vous qui se termine chez moi, très bonne alchimie physique (d’où la durée de la blague). Je le vois une seconde fois chez un pote à lui car il hébergeait un pote chez lui et pouvait pas m’amener là -bas (mmm…). Les 3 rendez-vous suivants ont lieu chez moi, 3 soirs de suite car il squatte je ne sais plus bien où car le pote qu’il héberge a ramené sa meuf qu”il connaît depuis 3 mois pour la demander en mariage. Là, c’est officiel, je comprends rien à sa vie. Il débarque donc chez moi le soir, fait un peu de boulot (il était d’astreinte) donc au moins la partie ingénieur ou assimilée était vrai. Bref, on copule, on dort et le dernier matin, veille de mon départ en Corse, il me prend dans ses bras et me demande de lui envoyer des photos de mon voyage. Car oui, je suis peut-être moins jolie que ses ex mais il trouve que j’ai un vrai talent de photographe, notamment dans le cadrage (ah…).

grande-roue

Bref, je pars, on s’échange des sms puis il m’annonce peu de temps avant mon retour qu’il doit partir à Washington pour signer un contrat avec des clients. Oui, ok. Plus trop de nouvelles, j’essaie de le revoir mais j’apprends qu’il est en vacances en Corse (hein ?) puis il est d’astreinte, encore et toujours et semble l’apprendre le matin même pour le soir. Mmmm… Il me saoule, je l’envoie chier et rencontre Victor sur ces entrefaites. L’étrange monsieur revient, je le laisse un peu mariner mais ça capote entre temps avec Victor. Moi faible, je finis par céder et aller (enfin) chez lui. Appart plutôt sympa dans le VIe. Mais la soirée vire un peu bizarre. Il m’explique qu’il connaît bien la mère de Carla Bruni mais la vraie, hein, pas celle qu’on voit dans les magazines. Sa vraie mère, c’est une Brésilienne mais elle a trompé le père de Carla et il est parti avec la petite et cette pauvre femme a tout perdu. Ne connaissant pas la vie de Carla, je réponds quelque chose comme “ah euh ?”. Puis on parle photos et de mon récent voyage en Irlande et voilà qu’il me montre ses propres photos et je ressens comme un malaise : sur quasi toutes les photos, son ex… de dos… quasi toujours de dos. Mais ciel pourquoi ? Je découvre des photos d’une autre de ses exs, une fille avec un piercing labial, des photos d’eux en Thaïlande, sur les îles Similan que je reconnais bien, il m’explique qu’il avait un centre de plongée là-bas, blablabla. Oui, tes photos, elles puent les photos de vacances à mort mais bon, après avoir été coach de vie, importateur de safran (il me proposait d’ailleurs de faire son CM), ingénieur télécom, photographe, il pouvait aussi avoir tenu un club de plongée en Thaïlande, hein, on n’est plus à ça près. Je me tape aussi les photos de ses vacances en Corse (celles juste avant ce rendez-vous, donc) où je découvre des photos d’une demoiselle nue. Heu… je suis fort à l’aise. Rajoutez à ça une malaisienne qui n’arrêtait pas de l’appeler pour qu’il lui fasse son thème astral (?) et son ultime mytho “moi, j’étais en classe avec Vanessa Paradis, elle n’aimerait pas que certaines photos ressortent, tu comprends…”. Je comprends surtout que quand tu veux pipoter une experte des réseaux sociaux, tu vérifies avant que ta fiche Copains d’avant n’indique pas clairement que tu étais en province au collège/lycée, loin de Vanessa Paradis, donc.

vanessa-paradis-jeune

Evidemment, je ne l’ai plus jamais revu… Ah et pour Carla Bruni, c’est son père qui est Brésilien… raté.

 

Bref, je vous passe les cas des mecs qui te mettent sur un piédestal, veulent t’épouser à 3h du matin et ne vous rappellent plus jamais car c’est finalement assez courant, j’ai croisé le cas hors site de rencontre aussi. Mais ne désespérons pas. Il y a aussi de jolies histoires, parfois. A suivre !

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les vices de la cigarette électronique

Comme ma vie est légèrement stressante à l’heure actuelle (je flirte méchamment avec le burn out), je m’enorgueillis comme une tarée de mes petites victoires. Genre “héhé, ma jambe est guérie” (et pour le moment, ça m’a servi à rien, ça semble être un rouage de ma vie qui tourne dans le vide pour rien) mais surtout, surtout “j’ai arrêté de fumer”. Je crois que vous vous rendez pas compte de l’exploit au vu de mon état de nerfs.

stop smoking

Donc j’ai pénétré l’univers de la cigarette électronique même si j’avoue que je suis pas assidue du tout. Je n’ai même pas fumé la dose de 10 cigarettes que j’ai mis dedans. Je tire un peu dessus après une dure journée ou après un verre ou deux mais point. Et encore, pendant la soirée du séminaire, j’ai même pas eu envie de tirer une latte ! Bref, autant dire que je n’ai pas remplacé une addiction par une autre. Et pourtant, la cigarette électronique pourrait te faire tomber dans un cercle bien plus vicieux… Je m’explique.

cigarette-electronique

Jeudi soir, il y a un mois, je crois, je file en soirée avec Anaïs et des amis à elle. Dans un bar à Parmentier, j’arrive et là, je vois le groupe derrière nous, dans la salle, en train de fumer. Je tique un peu avant de comprendre : cigarette électronique. Jeudi dernier, re soirée dans un bar, les cigarettes électroniques diffusent leur vapeur d’eau, sereinement. L’autre jour, question d’un internaute pour une de nos marques : “On peut fumer dans vos avions avec une cigarette électronique ?”. Zéno me parlait aussi d’une de ses connaissances qui était ravie de pouvoir fumer sa clope électronique au restaurant. Mais bande de moules, vous le faites exprès ou quoi ? Oui, ça m’énerve. Le resto/bar, ça fait 5 ans qu’on peut plus fumer dedans. Dans les avions, ça doit bien faire 20 ans. On a pris l’habitude de ne plus fumer en ces lieux, pourquoi de suite perdre ces bonnes habitudes pour retomber dans une nouvelle dépendance ?

smoking-cigarettes-plane-elite-daily

La plupart des fumeurs que je connais peuvent physiquement se passer de cigarettes sur une durée plus ou moins longue. Typiquement, pendant le sommeil, pendant un vol d’avion, un long film ou même pendant une hospitalisation. Pour ma part, j’étais justement une fumeuse d’habitude. Je pouvais m’arrêter hyper facilement en vacances, j’ai pas fumé une clope pendant mes 2 mois de convalescence quand je me suis cassée la jambe. Mais je savais que j’aurais du mal à me débarrasser de mes clopes routinières. Pourtant, ma béquille cigarette électronique m’a permis de me jeter dans l’aventure du sevrage. Je ne crois pas être un cas à part, je pense que pas mal de fumeurs sont, comme moi, accros à l’habitude. N’est-ce donc pas une connerie sans nom d’augmenter le nombre d’habitudes parce que, hihi, là, on peut ?

cig-electronique

Et puis je trouve qu’il y a vraiment un côté rebelle de merde. Les gens se sont habitués à sortir fumer, dégainer la clope électronique dans des lieux où il est interdit de fumer me paraît une façon ridicule de se la jouer “fuck da police!”. Au secouuuuuuuurs ! Dans les faits, il est vrai que ce n’est pas si gênant, les gens qui fument une clope électronique qui crache de la vapeur d’eau dans un bar ou un resto. Bon, par contre, le premier qui me diffuse sa vapeur d’eau devant un écran de ciné, je le pulvérise… Heureusement que je vais jamais au cinéma… La vraie question, au fond est “pourquoi”. Je veux dire hier, le Monsieur qui veut fumer dans l’avion arrivait sans doute à tenir ses 8-10 ou même plus heures de vol et là, on dirait soudain que l’envie de fumer est plus impérieux que tout, qu’il ne PEUT pas tenir. Non, je ne comprends pas. J’ai la sensation que, finalement, chaque nouvelle “liberté” gagnée n’est qu’un lien de plus sur une camisole de force.

post-no-bills

Pardon pour la dernière métaphore, j’avais du mal à conclure…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le SMS post premier rencard

Il y a deux types de premier rencard : celui qui se termine au lit et celui qui se termine sur une bise prometteuse ou embarrassée, selon l’intérêt de chacun pour l’autre. Parlons donc de ce rencard où chacun repart avec une incertitude relative : première étape d’une future relation ou seule et unique entrevue avec cet autre que nous aurons oublié dans quelques jours (et réciproquement) ? Si vous n’avez pas réussi à sentir le sens du vent, un indice : l’éventuel texto post premier rencard.

recevoir-texto

Récemment, j’ai eu quelques rencards ne conduisant pas directement dans un lit et ce pour diverses raisons. Après avoir ingéré un verre ou deux, je reprends le chemin de ma maison, quand mon mobile se met à vibrer et je reçois un message de type « c’était cool, on se revoit bientôt ? » Là, je peux dire sans trop m’avancer que le poisson à mordu à l’hameçon. Ou alors ce monsieur est excessivement poli ou pervers, je ne sais pas. Mais partons du principe que c’est un signe manifeste d’intérêt et penchons nous plus avant sur ce SMS post premier rencard.

sms

Vous passez une excellente soirée avec une personne qui vous attire mais voilà, la nuit ne sera pas à vous. Vous vous quittez et là, que faire ? Pourquoi envoyer ce SMS 10 à 15 mn après ce premier rendez-vous ? Hypothèse la plus simple : la timidité. Il n’est pas toujours simple de manifester son intérêt pour l’autre de façon claire, surtout quand on est timide et que l’on manque de confiance en soi (c’est généralement lié). Comme on n’a pas envie de se prendre un râteau en frontal, le sms est une façon prudente de signifier à l’autre qu’on aimerait bien effectivement passer au 2e tour, on ne disait pas juste ça par politesse.

drague-pour-introvertis

Le sms post premier rendez-vous est aussi une bonne façon de casser la terrible question du « quand doit-on relancer l’autre ? » et « pourquoi il/elle ne le fait pas ? ». Ben oui au moins, on indique directement la situation : moi vouloir toi et fais en ce que tu en veux. Par ailleurs, il faut battre le fer tant qu’il est chaud, comme on dit. Ne pas laisser le doute s’insérer, ne pas laisser à l’autre l’opportunité de se dire qu’à la réflexion, ce rendez-vous n’avez rien de magique et qu’on va peut-être en rester là.

ennui-reflexion

Mais parfois, ce premier texto est sans calcul, une simple envie de prolonger de quelques secondes la magie du rendez-vous. Peut-être est-il l’aveu d’un regret, celui de ne pas avoir eu le courage de se lancer, de déposer un baiser sur les lèvres de l’autre. Une occasion de rattraper très légèrement ce manquement… En attendant le rendez-vous suivant.

Rendez-vous sur Hellocoton !

J’ai rencard


Bon voilà, après avoir stressé comme un(e) malade à imaginer toutes les issues possible du premier rendez-vous, et en particulier les pires, vous voici devant le cinéma à attendre. Le premier sur les lieux a toujours droit à cette angoissante question : et s’il/elle ne venait finalement pas ? Questions subsidiaires pour ceux qui n’ont que très peu fréquenté leur date avant ce rencard : vais-je le/la reconnaitre et/ou est-il/elle aussi bien que dans mon souvenir ?


Vous êtes en attente. L’autre est quelque part dans le métro, sur un Escalator ou un trottoir, sans doute en train de vérifier sa montre en priant pour ne pas être (trop) en retard histoire que celui que l’on rejoint ne confonde pas désinvolture apparente et désintérêt. Pendant ces quelques minutes avant de se retrouver, on espère ne pas avoir eu de coup de chaud faisant naître d’épouvantables auréoles, un épi malicieux ou un bouton caché qui aurait trouvé le moment propice pour faire sa sortie.


Enfin, nos deux prétendants se retrouvent et se font la bise. Il est toujours assez drôle de remarquer la soudaine maladresse des bises des futurs amoureux, comme si cet effleurement de nos lèvres sur la peau de l’autre devenait soudain le point clé de la suite de l’aventure. Souvent, les bouches partent dans le même sens, le rire est gêné et maladroit, le cœur bat un peu plus vite.


La particularité du premier rendez-vous au cinéma est la proximité physique dans un lieu sombre. Pour moi, le cinéma en temps normal se résume à une lutte de territoire avec le voisin inconnu donc hostile. Je tiens à gagner la subtile guerre de l’accoudoir, je pousse des soupirs agacés des que la personne derrière moi file des coups dans mon siège. Le but est de préserver au maximum son espace vital. Avec une personne qui vous plaît, c’est différent. Votre corps se penche subtilement vers lui/elle, la bouche à portée pour un baiser impromptu, la main traînant sur l’accoudoir histoire d’emmêler romantiquement nos doigts. Durant tout le film, votre cœur palpitera au moindre mouvement de l’autre, espérant qu’il/elle est en train de prendre son courage à deux mains pour enfin vous prendre ce premier baiser.


Vous suivez distraitement le film tandis que dans votre tête, ça questionne sec. Puisqu’il/elle ne semble pas prendre l’initiative, dois-je me jeter à l’eau ? Ou souhaite-t-il/elle regarder le film en toute quiétude ? Là, encore, la préservation de l’espace vital qui prévaut en société va vous permettre de jauger la température. Effleurez nonchalamment votre voisin(e), bras contre bras, pour voir la réaction. S’il/elle retire son bras aussi sec, vous êtes très mal parti, autant se contenter de regarder le film. S’il/elle ne fuit pas, c’est déjà plus intéressant, il/elle accepte le contact. Laissez votre bras. Puis approchez un doigt, caressez délicatement la main de votre cible. S’il/elle répond à la caresse en mêlant ses doigts aux vôtres, vous avez gagné, félicitations, vous pouvez tourner la tête pour aller glisser votre langue dans la bouche de votre nouvelle conquête.


Sauf que dans l’histoire d’amour que je vous narre, aucun des deux n’a fait le premier pas, ils sont restés tendus à guetter le moindre geste, la moindre respiration haletante mais rien. Ils ressortent donc de la salle de cinéma, les deux veulent prolonger la soirée mais se demandant comment le proposer, nonchalamment, à la cool, histoire de ne pas mettre la pression. Et l’un d’eux se lance : « j’ai un peu soif, ça te dit d’aller boire un verre ? »

Et ils enchaînent sur le verre post premier rencard, le verre de tous les dangers.

Rendez-vous sur Hellocoton !