Et si on faisait des activités à deux ?

J’ai une passion dans la vie : apprendre des trucs. J’ai toujours envie de me lancer dans de nouvelles activités et si je m’écoutais (et que j’avais les moyens parce que ça coûte à un moment), mes soirées ressembleraient un peu à ça : lundi : yoga, mardi : comédie musicale, mercredi : plongée, jeudi : batucada, vendredi : yoga. Et pourquoi pas le week-end faire des ateliers de ci, de ça. Ma soif d’apprendre est inextinguible. Mais le souci dans mon équation, vous l’avez noté, c’est qu’il manque Victor. Alors comment tout concilier ? En trouvant des activités à deux. Et non, cet article ne parlera pas de sexe.

Idée d' activités à deux : le vélo

Sauf que, héhé, ce n’est pas si simple. Pour le coup, le point de départ du couple peut avoir une importance cruciale dans cette affaire. Prenons le cas de Mélanie et Ludovic, sympathique couple qui s’est rencontré au club de [insérez activité extraprofessionnelle de votre choix]. Dans la mesure où ils se sont trouvés dans une activité précise, la question ne se posera pas. Pour tous les autres couples, le problème peut être un peu plus épineux. Pour ma part, ça fait deux ans que je propose une nouvelle activité toutes les semaines à Victor “ça te dirait pas de faire du yoga ? Ca te ferait du bien, tu sais… La plongée, toujours pas ? Tu voulais faire du Taï chi, j’ai trouvé tous ces cours là, on pourrait y aller ensemble (il n’a jamais regardé mes liens)… Oh, tiens, j’ai bien envie de faire ça, l’an prochain, ça te dit pas ?”. Reloue la meuf ? Un peu.

Faire du tai chi en couple

Mais il faut me comprendre. Je sais que l’un des pires ennemis du couple, c’est le manque de moments complices. Si je suis absente deux soirs par semaine (c’est ce qui se dessine de mon côté), pour peu que j’ai un verre ou un pot de départ qui tombe en plus, je le vois quand, mon amoureux ? Donc déjà, y a ce souci là surtout qu’en parallèle, on a décidé d’instaurer le mercredi dodo tôt donc il nous reste les lundis et vendredi pour bien profiter (et les week-ends bien entendu). Et puis partager une activité à deux, c’est un truc en plus, une attache de plus. On se lance déjà dans un groupe politique tous les deux, certes, mais j’aime l’idée qu’on partage des trucs. Alors du coup, on a peut-être une idée, on verra…

couple en auto tamponneuse

Parce que faire une activité à deux, c’est aussi se faire des amis à deux… Les amis, tiens, parlons en la semaine prochaine.

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“Je” est une marque… ?

En tant que consultante social media, je réalise souvent des veilles sur mes réseaux sur le sujet afin de ne pas trop être larguée. C’est un peu l’inconvénient de ce métier : tu pars en vacances 15 jours et quand tu reviens, tout ce que tu croyais connaître sur les réseaux sociaux n’existe plus. Un jour, on se lèvera et Twitter ne fonctionnera plus en 140 caractères. Parmi les quelques articles parvenus naturellement jusqu’à moi, un article qui m’a passablement énervée : pourquoi il faut supprimer de votre liste les amis passifs.

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Dans les faits, j’ai une gestion assez inexistante de ma liste d’amis : je supprime rarement les gens et je ne sais jamais combien j’ai d’amis dans ma liste, notant parfois que je n’ai pas vu passer une personne depuis un bail. Ah tiens, pourtant, nous sommes toujours amis. J’ai supprimé quelques exs ou assimilé récemment vu qu’on ne se parlait plus et qu’à part faire ma voyeuse et cancaner, ces amitiés ne me servaient à rien. Et les cancans ne font pas de moi une personne meilleure. Bref, je ne sais pas qui sont mes amis et mon Facebook est paramétré pour que seules certaines personnes voient mes rares mises à jour. En gros, à part quelques photos de vacances sur lesquelles j’apparais très rarement, y a rien à voir, passez votre chemin.

manhattan-soleil-couchant

Et pourtant, l’article précédemment cité m’explique que je dois supprimer mes amis inactifs car… ils nuisent à mon reach (nombre de personnes atteintes par une publication pour les non initiés). Ouais, à cause de ces fantômes, tous mes amis ne verront pas mes belles photos de vacances, c’est intolérable. Mais… pardon mais ça vous importe, vous, que tous vos amis voient vos statuts ou bien ? Je veux dire : si je dois partager une news importante genre, je sais pas, “hé salut, je suis en cours de reproduction avec mon chéri, livraison du colis dans 3 ou 6 mois” ? ou éventuellement un “hé salut, je m’expatrie car j’ai trouvé un super boulot à l’étranger”, mes amis, les vrais, seront au courant bien avant que je le balance sur Facebook et heureusement ! Je serais pour ma part bien vexée que mes amis proches m’annoncent une grosse news via Facebook et ne me l’aient pas dit avant. C’est même à ça que je mesure ma proximité avec mes “amis” Facebook. Si j’apprends leur mariage, leur grossesse ou expatriation par le réseau, c’est que je ne suis pas leur amie, au mieux une pote ou une camarade, voire une lointaine connaissance. Je mets un like, poste un “waouh félicitations” et la vie va. Et si je rate la news ? Et bien, vu que ce n’est pas une personne que je vois suffisamment régulièrement pour me rendre compte que sa circonférence abdominale a cru de façon exponentielle ou que leur adresse principale ne se situe plus en France, ce n’est pas si dramatique. Bien sûr, il y a cette fois où je suis allée boire un verre avec Simon et Philippe, anciens collègues de TGGP et où j’ai appris que le premier avait eu des jumeaux et que le second était marié mais n’ai-je rien vu sur le sujet parce que Facebook ne m’avait pas distribué la news ou parce que je n’étais pas connectée au moment où c’est passé ? Nul ne le saura jamais.

La seule raison d'annoncer sa grossesse sur Facebook : faire une photo rigolote

La seule raison d’annoncer sa grossesse sur Facebook : faire une photo rigolote

Mais ce qui m’interroge là dedans, c’est ce besoin presque maladif de visibilité. Oui, sur Facebook, on publie des news pour se la raconter (on va pas se mentir). “Héhé, regardez ce que je suis en train de vivre, ma vie est tellement plus belle que la vôtre, ahah !”. Certains font un peu de promo pro “coucou, je cherche des freelances”, “coucou, j’ai publié des articles”, “coucou, j’ai eu une promotion” mais si tu ne te sers que de Facebook pour ce genre de publication, c’est que tu ne maîtrises pas très bien les réseaux sociaux. Pour le pro, LinkedIn fait bien le job et Twitter te dnne une visibilité publique, sans parler du partenariat avec Google qui prend désormais en compte les tweets dans les résultats de la recherche (oui, pour le moment, juste ceux des big big comptes mais ça va finir par arriver pour tout le monde).

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Et puis, “je” est-il appelé à devenir une marque ? Doit-on gérer nos réseaux sociaux en fonction d’objectifs, en fonction d’un reach ? A ce niveau là, ne postez pas vos mises à jour à certaines heures de la journée pour être sûrs d’être vus, hein ! Poste-t-on pour le plaisir de partager un moment, un bonheur, une bonne nouvelle ou juste pour se la raconter sévère auprès du plus grand monde, y compris Caroline, la fille avec qui on a partagé un goûter en maternelle et Salim, le stagiaire d’une ancienne boîte ajouté pour le mettre admin d’une page Facebook ? Je trouve ça assez déprimant, assez parlant d’une période où les réseaux sociaux ne sont qu’un outil pour nous vendre comme un vulgaire yaourt. Vas-y, like ma grossesse, mon mariage, mon expatriation, mes vacances, donne-moi l’illusion d’être une Rihanna et que mes faits et gestes t’intéressent et font réagir le plus grand nombre… Car j’aurai optimisé mon reach en supprimant ces vilains amis qui ont l’audace de ne pas se connecter régulièrement.

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Les amitiés sont-elles toujours circonstancielles ?

Et paf ! Vous avez noté que moins j’écris, plus mes titres ont la gueule d’un sujet de dissert philo pondu par un prof sadique ?

amitié

Hier, je regardais mes petits camarades s’ébattre dans l’open space. Dans ma nouvelle vie (enfin, depuis 6 mois, ça fait moins nouveau de suite), j’ai des quasi-amis, des copains-copains, des copains, des camarades, des “mais c’est qui Sylvie déjà ?” et des “non mais lui/elle, je peux pas le piffrer” chuchoté en regardant autour de moi à la pause. Dans mon pôle, il y a une sorte de double duo : Thibault et Henri d’un côté, Nolwenn et moi de l’autre et Cathy au milieu (les nombres impairs, cette tannée). On s’entend tous bien mais ma meilleure copine, c’est Nolwenn. Puis mes chouchoux hors équipe, ce sont Inès, Isabelle, Jacques et Clémentine. Et pourquoi eux, me direz-vous ?

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Pour Clémentine, c’est simple : elle est restée deux ans alternante dans mon ancienne boîte, on est arrivées quasi en même temps dans la nouvelle, l’histoire était déjà écrite. A nous les déjs potins à deux. Pour les autres, tout remonte à mon 1er jour, je crois. Souvenez-vous, je suis arrivée le jour même du séminaire. A peine arrivée, déjà fourrée dans un train pour passer 3 jours avec mes nouveaux camarades de jeu. Et si je partageais ma suite parentale avec Cathy, c’est bien avec Nolwenn que j’ai de suite tissé des liens. Peut-être parce qu’on est les deux trentenaires de la bande, peut-être parce qu’on était les deux dernières arrivées, peut-être parce qu’elle a un fils à peine plus jeune que Saturnin et que ça nous fait un sujet de conversation en plus. Nolwenn partageait sa chambre avec une autre nouvelle, Inès, du pôle partenariat. Pôle partenariat où on retrouve aussi Jacques l’alternant et Isabelle la chef de service. Voici ma team. Par la suite, j’ai bien sûr élargi mon cercle de connaissance mais mes copains de bureau, ce sont eux. Même il y a deux filles avec qui j’avais bien sympathisé lors du séminaire que je ne fréquente pour ainsi dire plus : on n’est pas dans le même open space.

amitie

Les amitiés sont-elles donc avant tout question de circonstances ? Dans l’oignon des relations sociales de mon open space, l’affinité est-elle battue par les dates d’arrivée dans l’entreprise ? Dans mes précédentes vies, j’ai toujours noté une propension des nouveaux à se coller les uns aux autres. Comme si les groupes d’anciens étaient impénétrables, comme si nous ne pourrions jamais rattraper le retard de ce qu’ils ont vécu ensemble. Comme si notre aventure, on voulait la vivre loin de ceux qui savent déjà. Surtout si on considère que plus on stagne dans une boîte, plus on en voit les inconvénients et quand toi, tu as envie de vivre une belle histoire, t’as pas envie qu’on te la gâche. Et puis tu n’as pas envie de passer tes repas à évoquer le souvenir ému de Coralie et Maxime, ceux qui étaient là avant mais qui sont partis explorer de nouveaux horizons. Non parce qu’ils devaient être très sympas mais on les a pas connus donc le sujet ne nous fascine pas particulièrement.

bougies

Je parle du travail mais ce phénomène d’oignon me semble marcher pour pas mal de relations d’amitiés. Par exemple, si je prends mes amies de la plongée, on observe encore ce phénomène : mes copines étaient les filles de mon niveau (le 1er), on était toutes nouvelles  dans le club. Seule Anaïs a intégré le groupe la 2e année. Et je me rends compte aujourd’hui que le groupe peut être difficile à pénétrer : vendredi, nous sommes allés boire un verre avec Isa Rousse, Joy et Anaïs et j’ai pris avec moi Victor pour faire des présentations officielles. Et bah, je pense qu’il a dû être perdu une bonne partie de la soirée entre les “Non mais tu te souviens de cette folle de Léa ?” “Et tu te souviens quand lui a fait ça et que l’autre à répondu ça et hihihi !”.

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En fait, les groupes d’amis sont-ils comme les couples, se construisant petit à petit références et mythes communs, permettant de créer des liens plus forts mais aussi plus impénétrables pour les petits nouveaux ? Les amitiés naissent-elles des circonstances des arrivées dans un lieu donné plutôt que sur les affinités ? Oui… mais non. Car si elles naissent des circonstances, certaines meurent par manque d’affinités.

 

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Pourquoi j’ai renoncé aux sites de rencontre

[Article qui aurait dû être écrit en novembre, quand j’étais célibataire, pour que ça ait plus de sens mais tant pis]

Un soir de novembre, je me connecte en plein ennui sur OkCupid, je fais mollement défiler les profils. Mpfff, non, non, bof, ah pas mal… Ah non, profil vide, laisse tomber. Non, non… Ah lui, regardons… Profil sympa. Bon, je lui dis quoi ? Bon, je suis pas inspirée, je le favorise et je lui parlerai plus tard. De toute façon, en ce moment, j’ai pas le temps.

Woman peering at her laptop

Et puis je prends conscience : en ce moment, j’ai pas le temps. Je fais défiler des photos de ces hommes et femmes qui vivent leur vie, près de moi, qui aiment la littérature italienne, Moriarty ou la photographie. Qui sont informaticien-ne-s, étudiant-e-s étranger-e-s de passage sur Paris, artistes, photographes ou mythos. Ils sont peut-être là, ce soir, devant leur écran, harassés par l’ennui, ils font défiler les profils. Peut-être que l’un-e d’entre eux cliquera sur ma photo, me jugera jolie et ira fureter sur ma fiche. Peut-être qu’il se dira que j’ai de bons goûts en matière de musique même s’il ne comprend pas ce que vient faire Lady Gaga dans cette liste follement hétéroclite. Peut-être certains s’arrêteront à ma description physique. 1m56, c’est pas grand… Curvy*, ça veut dire grosse, non ? Ah non, elle est bélier, j’aime pas les béliers. Puis elle a un chat et j’y suis allergique. Bref, on fouille, on trouve quelques raisons de se contacter ou non. Plus on traîne sur ces sites, moins on y met les formes. Deux, trois phrases tapées négligemment pour montrer que quand même, on peut être intéressant mais on n’est pas dupe. Ca finira au mieux en plan cul.

plan_cul_regulier

Et puis j’en ai eu marre. Marre de voir que je consultais avant tout ces sites par ennui. Marre de jouer toujours un peu le même scénario, on va boire un verre, peut-être qu’on dînera et puis on s’enverra en l’air, on est là pour ça, non. La flemme. La Flemme. La flemme de consacrer des potentielles soirées à ça, de sortir boire un verre et de constater que, tiens, ça le fait pas. Ce moment un peu gênant de flottement où tu espères que cette absence de désir est réciproque pour en finir au plus vite, se faire la bise devant la bouche de métro en se disant qu’on se rappelle alors qu’on sait très bien que non. La flemme de rencontrer quelqu’un de vraiment chouette mais de me casser les dents car lui est dans une autre phase, celle de l’éclate sexuelle incroyable qu’offrent ces sites. En même temps, comment les blâmer, j’ai fait la même à une époque. Et je suis certainement passée à côté de mecs bien, du coup.

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Et puis, j’ai tendance à croire que la foudre ne frappe pas 2 fois au même endroit : j’ai eu du bol une fois, voire 2, il serait peut-être temps de découvrir de nouveaux horizons. Laisser un peu faire la vie, le hasard. Je ne renie pas ce que j’ai vécu sur les sites de dating, les rencontres que j’ai pu faire, les choses que j’y ai apprises au détour de conversations avec des personnes d’horizons différents. Des personnes que je n’aurais sans doute jamais croisées autrement. Au fond, les sites de rencontre, ce sont ni plus ni moins que les bals populaires d’antan, on rencontre les gens là où ils sont.

bals-populaires-cafes-concerts-paris-temps

Je clos cette série sur les sites de rencontre, je n’ai sans doute pas abordé tous les sujets mais pour ma part, le tour est fini.

Dès la semaine prochaine, je débuterai ma nouvelle série “guide du savoir être avec son plan cul” (suite presque logique).

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* Pour moi non vu que quand je tape curvy dans Google images, ça me sort Beyonce donc bon…

Moi, je veux bien être "curvy" comme ça !

Moi, je veux bien être « curvy » comme ça !

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Mauvaises rencontres : les mythos tendance pervers narcissiques

J’ai croisé aussi quelques spécimens de ce qui semble être des pervers narcissiques ou en tout cas de jolis manipulateurs se reposant sur la dénigrement de l’autre pour prendre le dessus. Le tout avec un joli mytho pour bien t’embobiner.

mythomane

Cas 1 : l’héritier de la famille Mulliez

Joli jeune homme croisé il y a 2 ans, le gars m’invite à boire un verre chez lui. Malgré ses 23 ans, il vit dans un appart meublé avec goût par une dame de 80 ans, à vue de nez. Il m’explique avoir récemment acheté l’appart meublé. Oui, bon, ok, pourquoi pas. Le jeune homme est étudiant en histoire et joueur de poker un peu professionnel ce qui est bien parce qu’il gagne de l’argent sans le déclarer. Bref, 1er rendez-vous sympa, j’ai quelque fois froncé des sourcils mais ça passe. 2e rendez-vous, par contre, mes feux passent tous au rouge : il m’explique que sa mère a un nouveau compagnon et qu’il ne le sent pas car il est persuadé que c’est un manipulateur tendance pervers narcissique “et je m’y connais, moi aussi, j’aime manipuler les gens”. Alerte, alerte, ça commence à puer. Et le voilà qu’il m’explique que sa mère doit être prudente car tu comprends, sa famille a plein de frics, plein plein. D’ailleurs, en vrai, sa famille, c’est celle qui possède les Auchan-Décathlon. Huuuu ? De retour chez moi, je tape son nom, je retrouve sa mère, sa soeur, j’essaie de croiser les données. Je trouve qu’il a joué dans un film étant petit (son père bosse dans le ciné donc tout à fait plausible) mais aucun lien avec la famille Mulliez, ni de près, ni de loin. Le fait qu’il soit juif et originaire du sud de la France aurait aussi pu m’interpeller mais bon…

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Cas 2 : L’ingénieur-photographe-coach de vie-importateur de safran

Ouais, rien que l’intitulé, ça vous creuse une ride du lion. Celui là reste le cas le plus beau mais la blague a duré une bonne demi-douzaine de rendez-vous. Le mec, plutôt pas mal, une gueule à la Bruno Salomone un peu, un peu engoncé dans sa chemise limite trop petite mais ça passe. 1er rendez-vous, tout se passe bien mais première alarme s’allume “normalement, je sors avec des filles bien plus jolies que toi mais bon, toi, tu es belle”. Heu… Il m’insulte ou me complimente là ? Bref, comme il est coach de vie, il va me reprendre en main, faut pas que je m’inquiète. Ah mais je m’inquiétais pas en fait… Bref, un premier rendez-vous qui se termine chez moi, très bonne alchimie physique (d’où la durée de la blague). Je le vois une seconde fois chez un pote à lui car il hébergeait un pote chez lui et pouvait pas m’amener là -bas (mmm…). Les 3 rendez-vous suivants ont lieu chez moi, 3 soirs de suite car il squatte je ne sais plus bien où car le pote qu’il héberge a ramené sa meuf qu”il connaît depuis 3 mois pour la demander en mariage. Là, c’est officiel, je comprends rien à sa vie. Il débarque donc chez moi le soir, fait un peu de boulot (il était d’astreinte) donc au moins la partie ingénieur ou assimilée était vrai. Bref, on copule, on dort et le dernier matin, veille de mon départ en Corse, il me prend dans ses bras et me demande de lui envoyer des photos de mon voyage. Car oui, je suis peut-être moins jolie que ses ex mais il trouve que j’ai un vrai talent de photographe, notamment dans le cadrage (ah…).

grande-roue

Bref, je pars, on s’échange des sms puis il m’annonce peu de temps avant mon retour qu’il doit partir à Washington pour signer un contrat avec des clients. Oui, ok. Plus trop de nouvelles, j’essaie de le revoir mais j’apprends qu’il est en vacances en Corse (hein ?) puis il est d’astreinte, encore et toujours et semble l’apprendre le matin même pour le soir. Mmmm… Il me saoule, je l’envoie chier et rencontre Victor sur ces entrefaites. L’étrange monsieur revient, je le laisse un peu mariner mais ça capote entre temps avec Victor. Moi faible, je finis par céder et aller (enfin) chez lui. Appart plutôt sympa dans le VIe. Mais la soirée vire un peu bizarre. Il m’explique qu’il connaît bien la mère de Carla Bruni mais la vraie, hein, pas celle qu’on voit dans les magazines. Sa vraie mère, c’est une Brésilienne mais elle a trompé le père de Carla et il est parti avec la petite et cette pauvre femme a tout perdu. Ne connaissant pas la vie de Carla, je réponds quelque chose comme “ah euh ?”. Puis on parle photos et de mon récent voyage en Irlande et voilà qu’il me montre ses propres photos et je ressens comme un malaise : sur quasi toutes les photos, son ex… de dos… quasi toujours de dos. Mais ciel pourquoi ? Je découvre des photos d’une autre de ses exs, une fille avec un piercing labial, des photos d’eux en Thaïlande, sur les îles Similan que je reconnais bien, il m’explique qu’il avait un centre de plongée là-bas, blablabla. Oui, tes photos, elles puent les photos de vacances à mort mais bon, après avoir été coach de vie, importateur de safran (il me proposait d’ailleurs de faire son CM), ingénieur télécom, photographe, il pouvait aussi avoir tenu un club de plongée en Thaïlande, hein, on n’est plus à ça près. Je me tape aussi les photos de ses vacances en Corse (celles juste avant ce rendez-vous, donc) où je découvre des photos d’une demoiselle nue. Heu… je suis fort à l’aise. Rajoutez à ça une malaisienne qui n’arrêtait pas de l’appeler pour qu’il lui fasse son thème astral (?) et son ultime mytho “moi, j’étais en classe avec Vanessa Paradis, elle n’aimerait pas que certaines photos ressortent, tu comprends…”. Je comprends surtout que quand tu veux pipoter une experte des réseaux sociaux, tu vérifies avant que ta fiche Copains d’avant n’indique pas clairement que tu étais en province au collège/lycée, loin de Vanessa Paradis, donc.

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Evidemment, je ne l’ai plus jamais revu… Ah et pour Carla Bruni, c’est son père qui est Brésilien… raté.

 

Bref, je vous passe les cas des mecs qui te mettent sur un piédestal, veulent t’épouser à 3h du matin et ne vous rappellent plus jamais car c’est finalement assez courant, j’ai croisé le cas hors site de rencontre aussi. Mais ne désespérons pas. Il y a aussi de jolies histoires, parfois. A suivre !

 

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Les vices de la cigarette électronique

Comme ma vie est légèrement stressante à l’heure actuelle (je flirte méchamment avec le burn out), je m’enorgueillis comme une tarée de mes petites victoires. Genre “héhé, ma jambe est guérie” (et pour le moment, ça m’a servi à rien, ça semble être un rouage de ma vie qui tourne dans le vide pour rien) mais surtout, surtout “j’ai arrêté de fumer”. Je crois que vous vous rendez pas compte de l’exploit au vu de mon état de nerfs.

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Donc j’ai pénétré l’univers de la cigarette électronique même si j’avoue que je suis pas assidue du tout. Je n’ai même pas fumé la dose de 10 cigarettes que j’ai mis dedans. Je tire un peu dessus après une dure journée ou après un verre ou deux mais point. Et encore, pendant la soirée du séminaire, j’ai même pas eu envie de tirer une latte ! Bref, autant dire que je n’ai pas remplacé une addiction par une autre. Et pourtant, la cigarette électronique pourrait te faire tomber dans un cercle bien plus vicieux… Je m’explique.

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Jeudi soir, il y a un mois, je crois, je file en soirée avec Anaïs et des amis à elle. Dans un bar à Parmentier, j’arrive et là, je vois le groupe derrière nous, dans la salle, en train de fumer. Je tique un peu avant de comprendre : cigarette électronique. Jeudi dernier, re soirée dans un bar, les cigarettes électroniques diffusent leur vapeur d’eau, sereinement. L’autre jour, question d’un internaute pour une de nos marques : “On peut fumer dans vos avions avec une cigarette électronique ?”. Zéno me parlait aussi d’une de ses connaissances qui était ravie de pouvoir fumer sa clope électronique au restaurant. Mais bande de moules, vous le faites exprès ou quoi ? Oui, ça m’énerve. Le resto/bar, ça fait 5 ans qu’on peut plus fumer dedans. Dans les avions, ça doit bien faire 20 ans. On a pris l’habitude de ne plus fumer en ces lieux, pourquoi de suite perdre ces bonnes habitudes pour retomber dans une nouvelle dépendance ?

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La plupart des fumeurs que je connais peuvent physiquement se passer de cigarettes sur une durée plus ou moins longue. Typiquement, pendant le sommeil, pendant un vol d’avion, un long film ou même pendant une hospitalisation. Pour ma part, j’étais justement une fumeuse d’habitude. Je pouvais m’arrêter hyper facilement en vacances, j’ai pas fumé une clope pendant mes 2 mois de convalescence quand je me suis cassée la jambe. Mais je savais que j’aurais du mal à me débarrasser de mes clopes routinières. Pourtant, ma béquille cigarette électronique m’a permis de me jeter dans l’aventure du sevrage. Je ne crois pas être un cas à part, je pense que pas mal de fumeurs sont, comme moi, accros à l’habitude. N’est-ce donc pas une connerie sans nom d’augmenter le nombre d’habitudes parce que, hihi, là, on peut ?

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Et puis je trouve qu’il y a vraiment un côté rebelle de merde. Les gens se sont habitués à sortir fumer, dégainer la clope électronique dans des lieux où il est interdit de fumer me paraît une façon ridicule de se la jouer “fuck da police!”. Au secouuuuuuuurs ! Dans les faits, il est vrai que ce n’est pas si gênant, les gens qui fument une clope électronique qui crache de la vapeur d’eau dans un bar ou un resto. Bon, par contre, le premier qui me diffuse sa vapeur d’eau devant un écran de ciné, je le pulvérise… Heureusement que je vais jamais au cinéma… La vraie question, au fond est “pourquoi”. Je veux dire hier, le Monsieur qui veut fumer dans l’avion arrivait sans doute à tenir ses 8-10 ou même plus heures de vol et là, on dirait soudain que l’envie de fumer est plus impérieux que tout, qu’il ne PEUT pas tenir. Non, je ne comprends pas. J’ai la sensation que, finalement, chaque nouvelle “liberté” gagnée n’est qu’un lien de plus sur une camisole de force.

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Pardon pour la dernière métaphore, j’avais du mal à conclure…

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Le SMS post premier rencard

Il y a deux types de premier rencard : celui qui se termine au lit et celui qui se termine sur une bise prometteuse ou embarrassée, selon l’intérêt de chacun pour l’autre. Parlons donc de ce rencard où chacun repart avec une incertitude relative : première étape d’une future relation ou seule et unique entrevue avec cet autre que nous aurons oublié dans quelques jours (et réciproquement) ? Si vous n’avez pas réussi à sentir le sens du vent, un indice : l’éventuel texto post premier rencard.

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Récemment, j’ai eu quelques rencards ne conduisant pas directement dans un lit et ce pour diverses raisons. Après avoir ingéré un verre ou deux, je reprends le chemin de ma maison, quand mon mobile se met à vibrer et je reçois un message de type « c’était cool, on se revoit bientôt ? » Là, je peux dire sans trop m’avancer que le poisson à mordu à l’hameçon. Ou alors ce monsieur est excessivement poli ou pervers, je ne sais pas. Mais partons du principe que c’est un signe manifeste d’intérêt et penchons nous plus avant sur ce SMS post premier rencard.

sms

Vous passez une excellente soirée avec une personne qui vous attire mais voilà, la nuit ne sera pas à vous. Vous vous quittez et là, que faire ? Pourquoi envoyer ce SMS 10 à 15 mn après ce premier rendez-vous ? Hypothèse la plus simple : la timidité. Il n’est pas toujours simple de manifester son intérêt pour l’autre de façon claire, surtout quand on est timide et que l’on manque de confiance en soi (c’est généralement lié). Comme on n’a pas envie de se prendre un râteau en frontal, le sms est une façon prudente de signifier à l’autre qu’on aimerait bien effectivement passer au 2e tour, on ne disait pas juste ça par politesse.

drague-pour-introvertis

Le sms post premier rendez-vous est aussi une bonne façon de casser la terrible question du « quand doit-on relancer l’autre ? » et « pourquoi il/elle ne le fait pas ? ». Ben oui au moins, on indique directement la situation : moi vouloir toi et fais en ce que tu en veux. Par ailleurs, il faut battre le fer tant qu’il est chaud, comme on dit. Ne pas laisser le doute s’insérer, ne pas laisser à l’autre l’opportunité de se dire qu’à la réflexion, ce rendez-vous n’avez rien de magique et qu’on va peut-être en rester là.

ennui-reflexion

Mais parfois, ce premier texto est sans calcul, une simple envie de prolonger de quelques secondes la magie du rendez-vous. Peut-être est-il l’aveu d’un regret, celui de ne pas avoir eu le courage de se lancer, de déposer un baiser sur les lèvres de l’autre. Une occasion de rattraper très légèrement ce manquement… En attendant le rendez-vous suivant.

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J’ai rencard


Bon voilà, après avoir stressé comme un(e) malade à imaginer toutes les issues possible du premier rendez-vous, et en particulier les pires, vous voici devant le cinéma à attendre. Le premier sur les lieux a toujours droit à cette angoissante question : et s’il/elle ne venait finalement pas ? Questions subsidiaires pour ceux qui n’ont que très peu fréquenté leur date avant ce rencard : vais-je le/la reconnaitre et/ou est-il/elle aussi bien que dans mon souvenir ?


Vous êtes en attente. L’autre est quelque part dans le métro, sur un Escalator ou un trottoir, sans doute en train de vérifier sa montre en priant pour ne pas être (trop) en retard histoire que celui que l’on rejoint ne confonde pas désinvolture apparente et désintérêt. Pendant ces quelques minutes avant de se retrouver, on espère ne pas avoir eu de coup de chaud faisant naître d’épouvantables auréoles, un épi malicieux ou un bouton caché qui aurait trouvé le moment propice pour faire sa sortie.


Enfin, nos deux prétendants se retrouvent et se font la bise. Il est toujours assez drôle de remarquer la soudaine maladresse des bises des futurs amoureux, comme si cet effleurement de nos lèvres sur la peau de l’autre devenait soudain le point clé de la suite de l’aventure. Souvent, les bouches partent dans le même sens, le rire est gêné et maladroit, le cœur bat un peu plus vite.


La particularité du premier rendez-vous au cinéma est la proximité physique dans un lieu sombre. Pour moi, le cinéma en temps normal se résume à une lutte de territoire avec le voisin inconnu donc hostile. Je tiens à gagner la subtile guerre de l’accoudoir, je pousse des soupirs agacés des que la personne derrière moi file des coups dans mon siège. Le but est de préserver au maximum son espace vital. Avec une personne qui vous plaît, c’est différent. Votre corps se penche subtilement vers lui/elle, la bouche à portée pour un baiser impromptu, la main traînant sur l’accoudoir histoire d’emmêler romantiquement nos doigts. Durant tout le film, votre cœur palpitera au moindre mouvement de l’autre, espérant qu’il/elle est en train de prendre son courage à deux mains pour enfin vous prendre ce premier baiser.


Vous suivez distraitement le film tandis que dans votre tête, ça questionne sec. Puisqu’il/elle ne semble pas prendre l’initiative, dois-je me jeter à l’eau ? Ou souhaite-t-il/elle regarder le film en toute quiétude ? Là, encore, la préservation de l’espace vital qui prévaut en société va vous permettre de jauger la température. Effleurez nonchalamment votre voisin(e), bras contre bras, pour voir la réaction. S’il/elle retire son bras aussi sec, vous êtes très mal parti, autant se contenter de regarder le film. S’il/elle ne fuit pas, c’est déjà plus intéressant, il/elle accepte le contact. Laissez votre bras. Puis approchez un doigt, caressez délicatement la main de votre cible. S’il/elle répond à la caresse en mêlant ses doigts aux vôtres, vous avez gagné, félicitations, vous pouvez tourner la tête pour aller glisser votre langue dans la bouche de votre nouvelle conquête.


Sauf que dans l’histoire d’amour que je vous narre, aucun des deux n’a fait le premier pas, ils sont restés tendus à guetter le moindre geste, la moindre respiration haletante mais rien. Ils ressortent donc de la salle de cinéma, les deux veulent prolonger la soirée mais se demandant comment le proposer, nonchalamment, à la cool, histoire de ne pas mettre la pression. Et l’un d’eux se lance : « j’ai un peu soif, ça te dit d’aller boire un verre ? »

Et ils enchaînent sur le verre post premier rencard, le verre de tous les dangers.

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L’alibi du couple

Par Pink Lady

Hé hé ! Ça va bien ? Je reviens vous parler de mon histoire de mec, là. Voilà comme je disais précédemment, je voulais un mec. J’ai de bonnes raisons pour ça dont une essentielle : avoir un mec, c’est avoir le droit de pas sortir si on n’en a pas envie.

Situation : vous avez passé une journée fatigante et on vous propose de sortir dîner ou boire un verre. Vous n’avez rien de prévu mais vous êtes lasse et avez juste envie de rentrer chez vous faire du gras sur le canapé. Vous pouvez décliner mais pensez à mentir. Le « oh non, ce soir je suis claquée » risque de provoquer un « oh, t’es chiante, t’es jamais dispo ! » Surtout si l’invitation venait d’un ami en couple : pour une fois que lui est disponible, vous pourriez faire un effort, tout de même… C’est là que je voulais en venir : célibataire, t’as pas le droit de décliner une soirée simplement par fatigue ou flemme de sortir, non. La célibataire doit toujours être prête à sortir tel un diable à ressorts hors de sa boîte.


C’est pas mon cas. D’abord sortir tous les soirs est mauvais pour ma silhouette, mon porte monnaie et mes cernes. Puis j’ai envie de trafiquer des trucs chez moi. Mon studio commence à ne plus ressembler à rien mais en quel temps suis-je censée le bichonner vu que « je sors pas, j’ai ménage » est mal vécu par mes invitants ?


Alors il me faut un mec. D’abord le mec est une très bonne excuse pour refuser les invitations à sortir des mâles concupiscents de mon entourage. Non, je compte pas boire des verres avec toi et te montrer ma culotte, j’ai un mec. Pour le reste, l’Homme est une excellente raison de ne pas sortir, démonstration. Si je propose à ma pote Mathilde de sortir et qu’elle me répond « non, j’ai pas envie », je vais être légèrement déçue alors que si elle me dit « Non, je suis avec Thierry ce soir », je comprendrai.


Le couple, c’est le truc qui te permet de légitimer la glande, voilà la vérité. Tu es tranquille à deux à mater un film ou chacun s’occupe dans son coin mais même si tu ne fais rien d’incroyable, tu le fais à deux et ça légitime tout.


Il me faut donc un mec pour décliner les invitations sans risquer de scène. Ou alors j’apprends à dire merde quand on comprend pas qu’une journée de travail, ça fatigue. Ou alors je m’invente un mec. Ça, ça pourrait être drôle…

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Le retour de la liste

Parce que j’ai eu deux semaines un peu folles et que la vie a joué les succubes avec moi en me pompant pas mal de mon énergie vitale donc j’ai pas le courage de faire un article de suite. Et puis en avançant sur le déménagement du blog, je me suis rendu compte que je les aimais bien, mes listes. Allez, c’est parti.

– Deux rendez-vous clients la semaine dernière, il était temps que je revienne aux affaires.

– Mercredi dernier, petite journée à Lyon. On avait une réunion là-bas à 10h30 donc on saute dans un train à 7h54, on revient à 18h. J’aime bien ce genre de journées même si ça crève un peu mais ça change du bureau. Puis la petite sieste dans le train du retour (on a dû changer les billets car on allait rater le train de 15h en somme) a fait du bien même si je suis arrivée un peu vaseuse. Tout comme mon manager qui m’a demandé, dépité : “toi aussi, tu t’es endormie ?”

– Sinon, à l’autre réunion, y avait du café et des chouquettes, ça fait toujours plaisir. Mais ce n’est pas le pied à toutes les réunions. A celle de mercredi, je crois qu’ils m’ont fait un café nespresso. Mais sans la capsule. C’était de l’eau au café et j’ai dû la boire. Beuuuuh…

– En ce moment, j’ai pas le modjo. Mais mes amants récurrents viennent de temps en temps toquer à ma porte ce qui a donné à peu près “oh, tu t’es cassée la jambe ? Tu peux pas te mettre à genou ? Oh ben je dois déjeuner… Salut!”. Bon, ok, j’ai extrêmement résumé la conversation et je devais filer au kiné. Mais l’enchaînement fut intéressant…

– Ils m’avaient manqué mes collèèèèèèègues. Franchement, les pauses déjeuner sont toujours un moment plaisant.

– Enfin sauf que la cantine est dégueu.

– Dans les films, s’embrasser devant le Sacré Coeur la nuit, c’est romantique (enfin, plutôt devant la vue de Paris la nuit). En vrai, ça pue la pisse, t’as des mecs qui viennent essayer de te vendre une bière toutes les 2mn30 et une nana qui s’accroupit devant toi, laissant voir son string rose et bleu marine en coton.



– Au passage, dans la série Nina les bonnes idées : filer rencard à Montmartre. En bas. Et monter tout en haut en prenant les escaliers avec un genou douteux.

– Sinon, j’ai trouvé mon moi masculin et ça me fait peur. Genre un mec qui s’est cassé le pied en dansant sur du Michael Jackson. Genre le mec qui adore tellement les lunettes qu’il m’a demandé de les garder pour faire du sexe… Oh mon Dieu, ce mec, c’est moi !



– Bon, j’ai reçu mon matos pour tricoter, lancement des hostilités imminentes.

– “Bon, tu restes dormir, hein”. Au début, j’ai dit “naaaaaaaan, j’ai pas mes affaires pour demain” puis à 1h du matin, alors que je n’étais plus que rhum, j’ai dit un truc genre “hihihihihihi !”. A 4h du matin, quand Anaïs s’est assise sur le lit que nous partagions, a allumé la lumière pour baragouiner des phrases sans queue ni tête avant de ré éteindre et de se rendormir, je me suis souvenue que dormir avec une semi somnambule, c’est pas trop cool.

– D’ailleurs quand dans un appart de 2 pièces avec un lit de deux places dans l’un, un lit une place dans l’autre et trois personnes à répartir dont une semi somnambule, une ronfleuse et une qui ne bouge, ne parle ou ne ronfle de la nuit, c’est cette dernière qui devrait dormir seule et peinarde. Et je dis pas ça parce que c’est moi, hein…

– Le monsieur qui a tenté de mettre ses doigts dans ma culotte quand je me suis cassée la jambe m’a nonchalamment proposé qu’on aille boire un verre. Comment dire…

– Faut que je me trouve un mec dans le XIXe pour pouvoir sortir avec mes copines de plongée et pas rester dormir (se coucher à 3h, se lever à 7h, ça pique un peu, surtout avec l’épisode du semi-somnambulisme). Et un du côté de Glacière aussi car y a une chorale qui a l’air cool. Je suis une célibataire urbaine : un mec dans chaque arrondissement (en théorie…).

– D’ailleurs, la meuf dans Secret Story qui est somnambule… On se fout pas un peu royalement de notre gueule ? Non parce qu’une vraie somnambule, on aurait grillé son secret dès la première nuit, non ?

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