Je ne sais pas écrire d’histoires d’amour

J’avais pensé commencer à écrire cet article en vous expliquant que je n’aimais pas tellement les histoires d’amour. J’insiste sur le mot “histoire”, c’est pas l’amour qui me gêne dans cette histoire. Mais dans toute romance, vous savez déjà comment ça va finir : ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Mais quel ennui ! Mais en fait, en y pensant deux secondes, je mens : j’adore les histoires d’amour. Je vous parlais des podcasts Transferts la semaine dernière où, parmi les différentes histoires de vie, se nichent quelques récits de rencontre amoureuse, histoires heureuses ou malheureuses. Et ce sont … Continuer de lire Je ne sais pas écrire d’histoires d’amour

Ecriture prospective : l’utopie est-elle racontable ?

Vous le savez, j’adore les dystopies, je me jette sur tout livre m’en promettant une (ce qui n’est pas toujours synonyme de qualité, néanmoins). Mais un jour que je papotais avec Victor, je lui demandais s’il connaissait des romans parlant d’ utopie et que ce serait peut-être pas mal d’en écrire une. Ce à quoi il me répondit “mais tu peux pas écrire un roman qui raconte la vie d’une société où tout va bien, il faut qu’il se passe quelque chose” Du coup, qui dit écriture prospective dit dystopie ? Le meurtre existe-t-il au Paradis ? Je me suis … Continuer de lire Ecriture prospective : l’utopie est-elle racontable ?

Quand il faut renoncer

Je suis plutôt du genre à avoir des idées. Plein, tout le temps. Trop même. Une phrase entendue me permet parfois de tisser une histoire en deux minutes. Lors de l’écrito-thérapie de Bernard Werber, j’ai eu une idée que je suis en train d’exploiter. Car le souci avec les idées, c’est qu’elles ne sont pas toujours bonnes. Ou du moins, elles me lassent vite. C’est l’histoire d’une ado passionnée par Starmania qui va lui ouvrir tout un terrain imaginatif : on a tant de thèmes là-dedans : une ville futuriste, un état fascinant, la petite fille en rose qui tombe … Continuer de lire Quand il faut renoncer

La scène que tu n’arrives pas à écrire

Chacun sa technique d’écriture. Comme j’ai déjà dû le dire cent fois, quand je débute un roman, j’ai en gros le début, la fin et quelques scènes éparses à recoller dans le récit. Une sorte de squelette avec la tête, les pieds, la colonne vertébrale et quelques côtes de ci de là. Au fur et à mesure de l’écriture, je donne chair (et os manquants) à mon squelette sauf que tout à coup, j’arrive à une côte imaginée depuis longtemps… et j’arrive pas à la coller au puzzle. La maudite scène que tu n’arrives pas à écrire. Il ne s’agit … Continuer de lire La scène que tu n’arrives pas à écrire

Quand les comédies romantiques torpillent la notion de consentement

Je l’ai dit et répété moult fois : je n’aime pas les comédies romantiques. Parce que j’aime être surprise par un film et que là, c’est rarement le cas (à part dans La cité des anges avec Meg Ryan et Nicolas Cage, un film plutôt hilarant malgré lui en fait). Mais surtout, à y regarder de plus près, les comédies romantiques envoient un message très problématique : accroche-toi, il (mais en fait toujours elle) finira par céder. Et tant pis pour la notion de consentement. C’est l’histoire d’une jeune femme qui reçoit un technicien Orange chez elle pour une intervention … Continuer de lire Quand les comédies romantiques torpillent la notion de consentement

Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Dans la vie, j’ai trois passions  : lire, écrire et boire du café. Bon et puis voyager, dormir, rire, câliner… Mais restons sur les trois premières citées. En me baladant dans les rayonnages étroits d’une librairie, j’aperçois un livre qui m’interpelle : Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand … Un livre publié par une vraie maison d’édition après avoir cartonné en auto édition. Quelle belle histoire, voyons ça de plus près. L’histoire : après avoir perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture, Diane se laisse sombrer, s’occupant à peine de sa librairie … Continuer de lire Les gens heureux lisent et boivent du café d’Agnès Martin-Lugand

Ecrire pour soi ou écrire pour vendre

Samedi soir, nous sommes posés sur le canapé, un petit verre de whisky sur la table, mes doigts faisant virevolter des aiguilles pour tricoter un snood pour le fils d’une collègue. Après avoir maté un épisode de Daredevil parce qu’on est furieusement à la bourre, on va traînasser sur Youtube pour mater quelques vidéos dont ce Séance infuse de Baf qui sort cette petite phrase sur Fifty Shades of grey “cette fanfic de Twilight avec juste du cul en plus vendu à des millions alors que ma compagne n’arrive pas à faire éditer son roman fantasy”. Hop, je bloque et … Continuer de lire Ecrire pour soi ou écrire pour vendre

Je t’aime

Puisque c’est officiellement la journée de l’Amour aujourd’hui, Saint Valentin oblige, j’ai envie de vous parler d’amour et de ces 3 mots terribles “ je t’aime ”. Alors je sais, d’ordinaire, le dimanche, je vous parle plutot de culture genre cinéma, série télé, sorties… Quoi ? Vous n’aviez pas remarqué que ce blog était éditorialisé ?Ah, c’est sans doute parce qu’entre ce que j’ai dans la tête et ce que j’arrive vraiment à produire, il y a un gap… du genre faille de San Andreas, à peu près. Mais je m’égare. Parlons du “je t’aime”, ces 3 mots qui sont … Continuer de lire Je t’aime

La passion amoureuse, c’est de la merde

Non, cet article ne parlera pas d’une rupture avec Victor, tout va très bien, merci. C’est juste une constatation que nous avons eu tous les deux un matin que nous discutions au lit en sirotant notre café (notre vie est si dure). Je vais donc vous parler ici de la passion amoureuse ou comment un concept bancal est censé te faire avaler les plus grosses couleuvres du monde. Prenons n’importe quelle comédie romantique, le matériel parfait pour étudier une certaine image de l’amour. Scénario classique : ils se rencontrent, ils s’aiment, il se passe un truc nul, ils se séparent, … Continuer de lire La passion amoureuse, c’est de la merde

Peut-on rester léger face à  l’effondrement de notre monde ?

Ceci n’est pas un titre grandiloquant. La semaine dernière, j’ai vraiment été troublée, la goutte d’eau. Depuis quelques temps, l’actualité me rend enragée. Je ne m’étendrai pas sur la politique française et européenne, tout ça n’est finalement qu’un détail par rapport au drame qui touche d’autres personnes, des populations qui vivent au quotidien dans la violence, dans la peur, qui sont prêts à donner tout ce qu’ils ont pour tenter de survivre ailleurs. Leur sort me fait mal, les réactions déconnectées de ceux qui ne comprennent pas ces “poltrons qui fuient la guerre” encore plus et tout le dégueulis raciste … Continuer de lire Peut-on rester léger face à  l’effondrement de notre monde ?