Ce garçon que j’ai croisé trois fois

J’ai un travers, une perversion. Un truc sympa et nocif pour personne, peut-être légèrement préoccupant pour ma santé mentale mais on n’est pas à ça près. Bref, j’aime imaginer que ma vie est un roman rocambolesque. Vertu première : ça stimule mon imagination. Vertu deuxième : je crois en une happy end. Souvenez-vous, lors de mon marasme, je m’étais dit « ça ferait un bon début de comédie romantique, ta vie qui s’effondre et hop à la fin, tu trouves l’amour et un boulot ultra wouah et tu embrasse l’homme de ta vie en riant sous la pluie« . En vrai, je me suis cassée la jambe et ma grand-mère est morte le 24 décembre mais passons.


À présent que le marasme 2011 est officiellement terminé, je me prends moins pour Jennifer Aniston. Mais quand même, y a un truc qui m’interroge : ce garçon que j’ai croisé trois fois en moins de trois mois. Je croise mes voisins moins souvent que ça !

(source image P45)

Ce garçon, j’en ai déjà parlé, il était au mariage de Lena, le prof de physique qui m’a entendu dire « en cours de physique quand j’écoutais pas, comme d’hab quoi… » (je connaissais pas sa profession à ce moment là de l’histoire ! Je suis pas cruelle) puis le lendemain « non mais en vrai, j’écoutais hein, je suis calée en ohms… Et merde ! ». Les ampères ou les volts ma fille, ça, c’est dénué d’ambiguïté. Donc ce garçon là, avec qui y a rien eu de notable, pas de flirt (c’était vraiment pas fait exprès le coup des ohms), rien. On est tous rentrés sur Paris et fin de l’histoire.


Puis y a eu le 13 juillet. Souvenez-vous, ce jour là, nous allons en famille chercher ma sœur qui a glissé dans ses cheveux des barrettes de couleur pour nous annoncer le sexe de son bébé. Alors que nous repartons gaiement vers nos voitures, je l’apercois. J’en parle quelques temps plus tard à Lena qui semble étonnée qu’il ait pu se retrouver dans cette gare-là. « Mais t’es sûre que c’était lui ? » « Ben, il me semble bien. Il avait un violon… » « Ah bah c’est lui, oui ».


– 31 juillet. Après une expédition ratée au marché St Pierre (j’ai pas trouvé la mercerie que je cherchais), me voici à Anvers pour prendre le métro mais je me fais doubler par un gros troupeau de touriste. Bon fait chier, je vais redescendre jusqu’à St Lazare à pied. Je chemine donc, perdue dans mes pensées (je travaillais le scénario de l’espèce de comédie romantique que j’ambitionne d’écrire) quand je vois une silhouette masculine au loin. Ah ben tiens, on dirait le garçon… Mais merde, c’est lui ! C’est ainsi que je le croise pour la 3ème fois sur un chemin que je n’emprunte jamais…

Les plus romantiques me diront « c’est lui, envoie-lui un mail ! ». Oui sauf que non, ce n’est pas cohérent. Bon d’abord, je ne lui ai parlé qu’au mariage, rien n’indique que lui m’ait vue ou reconnue (à la gare, j’en étais à plus d’une semaine sans maquillage, je perds automatiquement 10 ans). Mais surtout, je suis en pleine romance pathignonne (néologisme, mélange de pathétique et mignon, vous savez, quand l’amour nous rend neuneus concons) avec un autre homme, je suis plus du tout à la recherche d’une histoire. Je comprends pas les scénaristes de ma vie.


Ou alors mon idée de comédie romantique est pourrie et la vie me souffle une autre idée. Ou encore, ça me prouve que j’ai raison de penser que ce garçon est l’amour de la vie d’Anais.

4 réflexions sur “Ce garçon que j’ai croisé trois fois

  1. Moi je dis : A la 4ème rencontre, tu vas lui parler !!! Ceci n’est pas une option 😉 (Ou pour jouer à fond le film romantique : Tu lui trébuches dessus et il te rattrape au vol… C’est beau.)

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