Rentabilisons la lose

Ces derniers temps, on ne peut pas dire que ma vie a été un long fleuve tranquille. C’est pas compliqué, en quelques mois, tout mon univers s’est écroulé, tout s’est accumulé à une vitesse hallucinante. A un moment, tu regardes le désastre autour de toi en te demandant ce qui a bien pu se passer et tu te dis que la seule chose à faire, c’est de hurler en s’arrachant les cheveux. Ou essayer de fabriquer quelque chose de toutes ces ruines fumantes. Après tout, comme on dit, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

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J’aime bien dire parfois que la vie est une pute. Ah ça, elle a su bien me faire perdre tous mes repères, me tendant d’un air compatissant mon tube de lexomil. Tiens, ma fille, drogue-toi, tu oublieras. Je dis non. Car la vie est en fait une perverse narcissique qui te gifle et te caresse en même temps, pour que tu la détestes autant que tu l’aimes. Tiens, je te retire ton boulot. Mais allez, pleure pas, je t’en donne un autre. Je suis quand même dans une situation assez folle où après un an et demi de déprime professionnelle, c’est aujourd’hui ma bouée, ce qui fait que justement, je ne touche pas (trop) à mon Lexomil. Faudra que je vous raconte ma soirée corpo d’ailleurs, seul truc sympa de la semaine dernière. Côté vie perso, par contre, ça vire au n’importe quoi. J’ai dû écouler mon stock de larmes de l’année, déjà. Hurler ? Non, rentabiliser.

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Quand je raconte mes péripéties, j’observe souvent les mêmes réactions : la mâchoire qui se décroche avec des commentaires du type « non ma pauvre ! ». Je comprends, hein… Je n’aurais pas moi même vécu tout ça, je n’y croirais même pas. Un vrai roman… Et là, tu me sens venir petit lecteur. Vendredi, dans un accès de grand ras le bol, je décide de
retourner la situation. Fini de pleurer, de me demander pourquoi. Le pourquoi, ça console pas de toute façon. Alors mon pourquoi, je me l’invente. Non, je ne subis pas tout ce bordel par hasard. La vie m’offre une occasion unique de rire de tout ce souk, de rentabiliser la lose. Je suis une héroïne de roman girly. J’ai beau ne pas les aimer, c’est un fait. Alors je prends ma meilleure arme : mon clavier. Et je commence à écrire. Sur mon iPhone pendant que je navigais un peu partout dans Paris car mon week-end fut chargé. Je suis à l’aube d’une nouvelle vie, d’une nouvelle construction. Ca fout la trouille mais c’est pas comme si j’avais le choix. Surtout que me lamenter planquée sous la couette en avalant des litres de glace au chocolat m’a toujours ennuyée. Et j’aime pas trop la glace au chocolat. Il faut bien vivre, se lever tous les matins pour aller travailler dans la joie et la bonne humeur donc faisons en sorte de transformer les choses en un truc
positif. Et si je m’en réfère à ma connaissance relative des comédies romantiques et autres séries gnan gnan, plus c’est la lose dans ta vie, plus il va t’arriver un truc cool, un truc de ouf qui va te faire sourire à la vie. Ca a beau être une garce sado-masochiste, des fois, elle peut te faire un cadeau sympa. Genre un boulot qui te réconcilie avec le monde du travail. Donc logiquement, si dans le milieu professionnel, on peut passer de galères en galères à un boulot qui nous va enfin bien, on peut légitimement penser que ça sera pareil dans d’autres domaines.

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Sauf que l’happy end, c’est pas pour demain non plus. Alors en attendant, je vais écrire. Un roman (semi?) autobiographique à la sauce cynico-rigolote parce qu’un pur roman girly, j’aurais pas envie de le lire alors l’écrire… Je vais tenter. Peut-être que ça me saoulera vite. Mais l’autre roman que j’avais entamé (4 pages…) était trop noir pour que je m’y repenche. C’est mathématique : quand t’as pas la moral, tu vas pas t’enfermer dans le noir pour aller mieux, tu vas au soleil. Ben là, pareil. Après tout, personne n’est mort, sourions à la vie tant qu’on peut. Ce sera plus agréable pour tout le monde, je suis chiante quand je passe en mode « la vie est une pute ». Mes pauvres confidentes en savent quelque chose.

16 réflexions sur “Rentabilisons la lose

  1. La vie est comme le tourbillon au fond de la baignoire. Quand elle est pleine, ca tourne doucement, cest cool c’est gerable, c’est meme plaisant. Mais parfois, le niveau baisse tellement que le tourbillon semble s’intensifier, tout change a vive allure, sans aucun controle, c’est l’enfer !
    Du moins jusqu’a ce qu’on se rende comte qu’on a ma fois toujours pied et qu’il suffit de rajouter de l’eau pour ne plus se peler le cul.

  2. Dimanche 27 (suis pas là ce WE: rapport au fait que je vais à la soutenance de Doctorat de la chérie d’un de mes exs qui est devenue une bonne amie => comme quoi… la vie hein)

  3. Bon alors je ferais pas dans le larmoyant en te (re) disant « ma pauvre » car malgré quelques bons côtés ici ou là, j’ai un peu de mal avec la Vie en ce moment aussi.
    Mais bon, déjà t’arrive à coucher tout cela sur le papier, c’est pas mal, non?!
    Ah oui, et moi qui lit régulièrement tes billets depuis qq semaines grâce à Lilith, je serais bien « curieuse » de lire tes 4 premières pages et celles du nouveau roman!
    Et j’oubliais c’est quoi une soirée Corpo…?

  4. Moi, ça ne fait jamais que quatre romans que j’entame, sans jamais les finir. Quatre, alors pourquoi pas cinq. Si les premiers étaient plutôt du genre cynique sur les galères d’une (presque, puis vraiment) trentenaire, le cinquième risque d’être un peu plus funky : non seulement les galères job sont derrière moi (vive mon nouveau boss), mais en plus il y a du soleil dehors ! Manque plus qu’un beau gosse dans le paysage. Si tu as des numéros…

  5. « Jiji », j’aimerais quand même comprendre le pourquoi de tes agissements. J’ai beau tenter de me mettre à ta place, ta logique m’échappe. Ca fait 2 ou 3 ans que tu viens ici régulièrement pour troller, parlant toujours de sodomie et/ou de MST. Sans que ça ne change strictement rien à mon blog. Sans que cela me peine ou autre. Je n’ai pas fermé mon blog suite à tes agissements, j’ai même ré ouvert totalement les commentaires donc tes agissements sont vains.

    Alors pourquoi ? Qu’espères-tu ? Je veux vraiment savoir parce que ça me dépasse totalement.

  6. j’aime bien ton expression la vie est une pute…si tu arrives a coucher tout cela sur du papier, et que ça constitue autre chose qu’un long atermoiement sur toi même, c’est comme dis l’autre deja pas mal…sinon la vie me semble lourde à porter en ce moment aussi…même si en ce moment, la dose est pas mal aussi pour les japonais !…aucun aspect professionnel, affectif, familial ou meme simplement physique ne me sourit…ne serait ce qu’un petit peu…mais bon, as t-on vraiment le choix de ses actes, ou ne sommes nous pas balottés comme des coquilles de noix sur la mer …(un peu gnan gnan mais tu peux zapper la derniere image…). sinon, effectivement, le cas jiji releve peut être du médical : y’a t-il un toubib ds la salle ? specialité proxologue si possible

  7. Oh oui vas-y! Écris-écris-écris encore! Et si ça n’aboutie pas, ça t’aura au moins soulagé, ce qui n’est pas rien!

    Niveau glace, si le chocolat t’ennuie tellement, laisse moi te conseiller la coconut-macaron de haagen dazs! 🙂

  8. Pourquoi ne pas expliquer ton comportement ? Pourquoi ne pas répondre aux questions que je te pose ? Non parce que tu dois bien attendre quelque chose, tu ne peux pas faire ça juste par simple désoeuvrement…

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