Une journée détente en catamaran

Le 14 mars – Journée farniente en catamaran ! Je suis moyen motivée à l’idée de passer la journée en plein soleil mais la promesse de snorkeling me convainc d’y aller. Réveil à 6h50 pour m’offrir le lever de soleil. Raté, il fait encore bien nuit, à peine une petite touche plus claire au fond. Je m’habille et y retourne… Toujours pas. Finalement, j’aurai droit à un petit résidu en allant au bus, pas si mal…

Lever de soleil à Guajimico, Cuba Lever de soleil à Guajimico, Cuba

Nous prenons donc le bus, rendez-vous à 8h mais ça traînasse un peu. La vie de groupe est parfois un peu compliquée… On se rend à la marina de Trinidad pour prendre un catamaran. Nous sommes vingt-et nous récupérons un groupe d’une quinzaine de personnes. Bon, ça rentre car le filet central est sursquatté. Je choisis une place en dur, papote un peu, lis aussi. On a dit journée détente, j’applique.

Journée catamaran à Cuba Journée catamaran à Cuba

Première étape, le snorkeling. J’aime cette activité, ça crée une sensation de flotter encore plus forte qu’en plongée et j’ai même vu un poisson flûte. Il y avait des sergents majors (bagnards), des demoiselles bijoux, poissons papillons et surtout un très beau corail. A peine remontés sur le bateau, on file sur l’île avec des iguanes un peu partout… Dégueu. Des crustacés plein la plage aussi. Le lieu est très sympa ! Un léger micro-climat au vu des nuages alentours, une paella pas mal, une plage agréable. Une petite baignade, un paressage sur un transat… et évidemment des coups de soleil en pagaille. Un jour, j’apprendrai à me crémer correctement un jour en arrêtant d’oublier des zones. Et je vais arrêter la crème en spray aussi, c’est de la merde. En plus, je crame de partout mais mon visage reste pâle… Je veux du doré ! Quoi qu’il en soit, cette petite journée sur un îlot perdu avec une heure rien qu’à moi sur mon transat me fait un bien fou. Non parce que partir en groupe a certains avantages, le premier étant de ne me préoccuper de rien, mais il n’y a jamais de réelle solitude. Je voulais écrire, je n’ai tenu que ce journal (et encore, là, je suis dans l’avion du retour) et je n’ai même pas beaucoup lu : un roman terminé, quatre magazines épuisés… C’est aussi pour ça que j’aime la plongée : pendant une heure, personne ne me parle, je suis seule avec moi-même, n’adressant que quelque gestes à mes camarades pour dire que ça va (ou pas, parfois…), que j’ai encore plein d’air et que je ne sais pas où est le bateau. En fait, la plongée n’est pas loin de la méditation, j’aime laisser filer ma pensée… et graver dans ma mémoire ces paysages incroyables. Il faut que j’en fasse quelque chose… C’est marrant comme je n’ai jamais intégré la plongée à l’un de mes récits… Mais j’ai une idée d’une histoire d’un royaume fantastique qui est assez proche de la Cité et que j’ai bien envie d’écrire en ce moment (six mois plus tard, j’ai pas écrit une ligne là-dessus mais j’ai bien avancé sur Uchronia que je n’avais pas du tout imaginé à l’époque)… Surtout que mes lectures de vacances m’ont déverrouillé un point d’intrigue que je n’arrivais pas à passer (six mois plus tard, je n’ai aucune idée de quoi il s’agissait). Bref, je digresse sur papier comme j’ai laissé divaguer mon esprit sur cette plage.

Une plage à Cuba Un iguane à Cuba Un îlot à Cuba Décor pour snorkeling à Cuba

De retour au bateau, je continue de lire, ma coloc est assise à côté de moi mais elle ne dit rien, elle ne fait rien. Elle est enfermée dans son introversion et je n’ai pas la clé. C’est drôle que malgré sa très grande timidité, elle m’ait propose spontanément de partager la chambre… Un peu comme Anaïs au club de plongée quelques années plus tôt. Y a peut-être un truc à creuser.

Catamaran amarré à Cuba

Retour à l’hôtel, je me douche et file au bar pour écrire mon carnet de plongée, ce journal, trois pages d’Augura, trois pages de Kleo (ah, oui, ce truc totalement abandonné depuis) et peut-être un peu de Technopolis. Arrivée sur place, les grumeaux sont là, je m’installe à part. Mais le couple sympa arrive rapidement et je les rejoins. Je les aime trop, ils sont vraiment supers. Le groupe s’étend, on redescend faire signer nos carnets de plongée, on rit, on picole un peu, je vexe le beau gosse de service en lui disant qu’il a une tête de dessin-animé. Mais comme il est bourré, il aura certainement oublié.

Des nuages se reflétant dans les marais Des nuages se reflétant dans les marais Epave de bateau à Cuba Boire et écrire

Et voici la soirée de l’improbable, la soirée langouste. Je rigole beaucoup avec mon petit gang. Le repas est joyeux, la fin de soirée va être anthologique. Me voilà sur une piste de danse avec de (très) jeunes hommes à virevolter dans tous les sens en riant un peu niaisement, ne comprenant pas trop ce qu’il se passe. Faudrait que je me mette à la salsa, même si je crains un peu des dragueurs… Là, c’est hyper respectueux même s’il y en a un qui a jeté son dévolu sur une fille du groupe qui lui répète qu’elle a un mec mais comme ce petit jeu lui plaît, elle cultive l’ambiguïté. On danse en riant, on picole et on finit par rentrer à 1h du matin. La danseur dragueur nous rattrape rapidement et on l’abandonne avec la fille qui lui plaît (je n’aurai jamais le fin mot de cette histoire). On discute avec les filles qui me font part de leur aversion pour les grumeaux. Moi, à part une qui m’insupporte vraiment, il y a quelques “moments de grâce” où je peux échanger avec eux… mais voilà, à trop vouloir attirer l’attention, ils attirent l’aversion, surtout une qui glousse tout le temps et nous critique à portée d’oreille. Ah, les voyages en groupe…

Coucher de soleil à Cuba

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Respire de Mélanie Laurent

Il était une fois une actrice que les taquins du web adoraient détester, à égalité avec les hipsters, les blogueuses mode et les roux. Cette jeune demoiselle, c’est Mélanie Laurent qui semble surtout avoir le tort d’être une belle femme qui réussit. J’en reparlerai à l’occase. Comme je n’avais pas fait attention au fait qu’elle était la réalisatrice (merci les mini écrans des avions Air France), j’ai pu donc visionner ce film en toute neutralité. Et j’ai particulièrement apprécié.

respire

L’histoire : Charlie, une jeune ado de 17 ans, vit sa vie de lycéenne entre délires entre copains et crise conjugale entre ses parents, sa mère étant la victime consentante d’un mari abusif. Un jour, Sarah arrive dans la classe de Charlie et les deux vont nouer des liens très forts, développant une relation fusionnelle qui devient pesante pour Charlie.

Ces-adolescents-se-sont-reconnus-dans-Respire

Commençons par les acteurs. Déjà, un film avec Isabelle Carré, ça m’attire, j’adore cette actrice (je suis encore hantée par le film Anna M.), ça part bien. Etant une grande cinéphile (…), je découvre la sérieuse Joséphine Japy et la solaire Louise de Lâage. Cette fille est juste sublime, elle dégage un truc de fou. Les deux jeunes filles fonctionnent très bien ensemble et nous embarquent sans accroc dans l’intrigue.

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Venant en à la réalisation, deuxième film donc de Mélanie Laurent. Et bien, c’est du très bon boulot. Beaucoup de plans sont intéressants, bien travaillés sans être pompeux, la sensation d’asphyxie grandissante est bien amenée par quelques relais qui pourraient paraître grossiers (l’asthme de Charlie dont on apprend soudain l’existence) mais suffisamment bien insérés dans un tout qui ne fait que faire grandir la tension entre les deux jeunes filles. Quand Charlie devient agaçante par son manque de réaction face à des choses qui nous paraissent tout simplement intolérables (Sansa Stark style), ses camarades ne se privent pas pour essayer également de la secouer. Ce film nous embarque on ne sait où, nous bouscule mais nous laisse quand même pris dans le film, on ne peut s’empêcher de se demander comment ça va finir. L’intrigue est parfaitement construite en jouant sur le parallèle entre la relation de la mère de Charlie et son père abusif et celle de Charlie ou Sarah où les mêmes mécanismes se mettent en place. Seul bémol : le jeu sur une éventuelle ambiguïté dans la relation entre les deux jeunes filles alors que pas du tout, sur certaines scènes, ça m’a un peu perdue, je ne voyais pas bien le propos surtout que les 2 demoiselles sont clairement hétéros. Alors pourquoi taquiner cette corde là alors qu’elle ne sert à rien dans l’histoire ?

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Bref, un bon film avec un casting juste parfait, une deuxième oeuvre dont il faut saluer le sérieux et le respect du téléspectateur : Mélanie Laurent n’a pas cherché un film pour se la raconter mais pour nous raconter une histoire d’amitié abusive. Et quasi un mois après avoir vu ce film, je l’ai encore bien en tête.

L-avant-premiere-de-Respire

Donc si on pouvait arrêter de vomir gratos sur Mélanie Laurent et se concentrer un peu sur son travail, ça serait mieux pour tout le monde. Surtout que lors de l’avant-première, un ami blogueur de la Critiquerie m’a expliqué avoir été marqué par sa gentillesse et sa disponibilité, elle répondait plus que volontiers aux questions de la salle et ne s’est pas contenté des 20 minutes syndicales.

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Ce garçon que j’ai croisé trois fois

J’ai un travers, une perversion. Un truc sympa et nocif pour personne, peut-être légèrement préoccupant pour ma santé mentale mais on n’est pas à ça près. Bref, j’aime imaginer que ma vie est un roman rocambolesque. Vertu première : ça stimule mon imagination. Vertu deuxième : je crois en une happy end. Souvenez-vous, lors de mon marasme, je m’étais dit « ça ferait un bon début de comédie romantique, ta vie qui s’effondre et hop à la fin, tu trouves l’amour et un boulot ultra wouah et tu embrasse l’homme de ta vie en riant sous la pluie« . En vrai, je me suis cassée la jambe et ma grand-mère est morte le 24 décembre mais passons.


À présent que le marasme 2011 est officiellement terminé, je me prends moins pour Jennifer Aniston. Mais quand même, y a un truc qui m’interroge : ce garçon que j’ai croisé trois fois en moins de trois mois. Je croise mes voisins moins souvent que ça !

(source image P45)

Ce garçon, j’en ai déjà parlé, il était au mariage de Lena, le prof de physique qui m’a entendu dire « en cours de physique quand j’écoutais pas, comme d’hab quoi… » (je connaissais pas sa profession à ce moment là de l’histoire ! Je suis pas cruelle) puis le lendemain « non mais en vrai, j’écoutais hein, je suis calée en ohms… Et merde ! ». Les ampères ou les volts ma fille, ça, c’est dénué d’ambiguïté. Donc ce garçon là, avec qui y a rien eu de notable, pas de flirt (c’était vraiment pas fait exprès le coup des ohms), rien. On est tous rentrés sur Paris et fin de l’histoire.


Puis y a eu le 13 juillet. Souvenez-vous, ce jour là, nous allons en famille chercher ma sœur qui a glissé dans ses cheveux des barrettes de couleur pour nous annoncer le sexe de son bébé. Alors que nous repartons gaiement vers nos voitures, je l’apercois. J’en parle quelques temps plus tard à Lena qui semble étonnée qu’il ait pu se retrouver dans cette gare-là. « Mais t’es sûre que c’était lui ? » « Ben, il me semble bien. Il avait un violon… » « Ah bah c’est lui, oui ».


– 31 juillet. Après une expédition ratée au marché St Pierre (j’ai pas trouvé la mercerie que je cherchais), me voici à Anvers pour prendre le métro mais je me fais doubler par un gros troupeau de touriste. Bon fait chier, je vais redescendre jusqu’à St Lazare à pied. Je chemine donc, perdue dans mes pensées (je travaillais le scénario de l’espèce de comédie romantique que j’ambitionne d’écrire) quand je vois une silhouette masculine au loin. Ah ben tiens, on dirait le garçon… Mais merde, c’est lui ! C’est ainsi que je le croise pour la 3ème fois sur un chemin que je n’emprunte jamais…

Les plus romantiques me diront « c’est lui, envoie-lui un mail ! ». Oui sauf que non, ce n’est pas cohérent. Bon d’abord, je ne lui ai parlé qu’au mariage, rien n’indique que lui m’ait vue ou reconnue (à la gare, j’en étais à plus d’une semaine sans maquillage, je perds automatiquement 10 ans). Mais surtout, je suis en pleine romance pathignonne (néologisme, mélange de pathétique et mignon, vous savez, quand l’amour nous rend neuneus concons) avec un autre homme, je suis plus du tout à la recherche d’une histoire. Je comprends pas les scénaristes de ma vie.


Ou alors mon idée de comédie romantique est pourrie et la vie me souffle une autre idée. Ou encore, ça me prouve que j’ai raison de penser que ce garçon est l’amour de la vie d’Anais.

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La méthode drague infaillible

Lecteur, lectrice, bonjour. Sache que si tu crois vraiment qu’on peut te filer une méthode de drague clé en main, c’est que tu rêves ta vie. C’est d’ailleurs ce que je vais tente de te prouver dans cet article mais en fait, je pense que tu en es déjà convaincu.

Il y a quelques années, je regarde la télé, un reportage de la 6 ou TF1 sur une école de drague, je me bidonne. Depuis, ça pullule et régulièrement, des mecs frustrés d’avoir payé je ne sais combien d’euros viennent m’insulter sur l’article de la drague dans la rue parce que merde, je joue pas le jeu, je ne veux pas me laisser draguer. Ben ouais, mon gars, la drague, ce n’est pas une question mathématique. Sors tes phrases toutes faites et tu vas voir le résultat : si tu es agressif, la fille ne te regardera même pas, si tu es drôle, elle va pouffer et reprendre son chemin. Y a que si tu es beau gosse et drôle et sympa que tu as une chance d’attirer son attention et encore, si tant est qu’elle soit disponible.

Messieurs, imaginez que j’écrive un article « comment draguer un mec » en donnant à mes lectrices une méthode clé en main avec petites phrases choc, sujets à aborder. Qu’allez-vous dire ? Quelque chose comme : « n’importe quoi, c’est un ramassis de clichés, tous les mecs n’aiment pas le foot, ne sont pas réactifs à ça… Moi en tout cas, je ne réagirais pas à ce genre d’approche ». Voilà, ben devinez quoi : nous les filles, c’est pareil. Les femmes ne sont pas toutes les mêmes, cette phrase n’est à sortir qu’en cas de grosse colère post rupture mais sinon, non. Un mec qui me paie tout pour me montrer qu’il est riche n’a que peu de chances de me séduire parce que non seulement je ne recherche pas la sécurité financière chez un homme mais le mec qui joue sur ça va me donner la sensation de m’acheter et ça, c’est non. Bref, si vous, les mecs, vous n’êtes pas sensibles aux mêmes choses, pourquoi nous, nous serions toutes sur le même mode ? Il n’y a pas de méthode de drague infaillible. Alors si payer des cours de drague peut donner confiance en vous, à la limite, pourquoi pas. Mais croire que trois phrases feront tomber les minettes, là, non. Même si vous êtes beau comme un camion. En général, peu de filles aiment les phrases toutes faites, faut qu’elle soit limitée la nana pour glousser sur un « Ton père est un voleur, il a pris toutes les étoiles dans le ciel pour te les mettre dans les yeux ».

Enfin, messieurs (et mesdemoiselles, le conseil s’applique à tout le monde), il faut comprendre une chose essentielle : votre proie n’attend pas forcément d’être draguée pour vivre. Dans la rue, le métro… il y a aussi des femmes en couple, heureuses, amoureuses et fidèles et qui n’ont aucune envie de se faire aborder. Le « tu ne sais pas ce que tu rates, pauvre conne », elles s’en foutent, elles savent ce qu’elles ont et leur mec ne les traiteraient jamais de pauvre conne, par exemple. Evidemment qu’un compliment, ça fait
plaisir et que même, s’il est dit gentiment, je remercierai celui qui me l’a adressé. Ce n’est pas pour autant que je viens d’accepter de sortir avec lui. Parfois, quand je lis les réactions sur l’article sus nommé, j’ai limite l’impression que si une fille ne répond pas à votre tentative d’approche par un refilage de numéro à minima, c’est une garce. Mais les mecs, on ne vous a pas attendu pour vivre. Et même si la fille draguée est célibataire, elle a le droit de ne pas tomber sous votre charme dévastateur et vos phrases pré fabriquées. Ca, c’est assez typique de meetic, aussi : le mec envoie un mail qui pue le copier/coller à 3 km et revient deux jours plus tard : « tu pourrais répondre au moins connasse ! ». Non, je ne réponds pas car d’abord, tu ne me plais pas (désolée mais je ne vais pas me forcer pour te faire plaisir) et ensuite, sur ce genre de site, il est impossible de papoter sans ambiguité. Je me souviens d’une fois où j’avais répondu à un mail rigolo, je commence à papoter avec le mec qui, au bout d’un quart d’heure me demande si notre différence d’âge n’est pas un obstacle. Outre le fait que 7 ans de différences, ce n’est pas significatif pour moi, on ne s’était encore jamais vus ! Le mariage était donc très loin. Mais il était un peu nerveux le monsieur, il m’a viré de MSN après que j’ai annulé notre rendez-vous car j’étais malade… pour de vrai.

Bref, la séduction est un jeu qui s’adapte à la personnalité qui est face à nous, la drague son avatar lourdingue. Ce n’est pas parce qu’on fait l’effort de faire le premier pas que l’autre doit obligatoirement nous répondre… Et le fait de se prendre un vent ne légitime aucune insulte.

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Girls just wanna have fun

En ce moment, je suis très branchée fille. Pas sexuellement, non, mon lesbianisme reste abstinent, c’est moins dangereux pour mon petit cœur. Non, quand je dis que je suis
très branchée fille, je parle des mes coupiiiiiiiines avec qui j’entretiens des relations passionnantes et passionnées.

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Pendant longtemps, je me suis méfiée des amitiés féminines où y a toujours un relent de jalousie ou presque. Bon, au lycée, avec Cécile, on était comme les deux doigts de la
main et y a jamais eu de problèmes entre nous. Avec Anne non plus, je me souviens pas qu’il y ait eu des histoires de jalousie et nous connaissant, je pense que si je m’en souviens pas, c’est
normal, c’est qu’il n’y en a jamais eus. Mais bon, mes années fac ont été empoisonnées par des relations féminines conflictuelles qui m’ont fait limite détester les filles. Je ne sais pas
pourquoi les femmes ont une propension plus importantes à se jalouser les unes les autres. Récemment, j’ai déjeuné avec un blogueur de la « haute blogosphère », celle des importants qui
squattent le top 100 des blogs les plus influents et il me parlait de l’une d’entre elles qui avait pas mal de détracteurs alors qu’objectivement, il me fait marrer son blog. Ouais, c’est futile,
c’est léger mais c’est bien écrit, c’est jouissif alors où est le problème ? Rançon du succès, ok, mais pourquoi ce sont toujours les femmes qui doivent le payer, ça, ça me dépasse. Mais là,
je suis officiellement hors sujet.

 

Après un début d’année bien pourri, je rencontre Vicky avec qui le courant passe instantanément. En à peu près 6 mois, on est passées de copines de blogs à « les
inséparables à l’unique personnalité, c’est moins fatigant ». Même dans la lose, on est solidaires ! On passe nos journées à se mailer, nos soirées à se MSNer, on se voit trois ou
quatre jours par semaine. En gros, vous avez une, vous avez des chances d’avoir l’autre pas loin. J’avoue que cette amitié me fait beaucoup de bien, c’est serein, y a pas de jalousie. En plus, on
a même pas les même goûts en matière de mecs donc on se battra pas. Sauf pour George mais là, on s’est promis de le partager (mouahahah !). D’ailleurs, Vicky et Nina qui regardent Hors
d’atteinte avec Geoooooorge et Jennifer Lopez, ça donne : « Han, Geoooooooorge, il est trop beau. Elle était pas mal Jennifer à l’époque, quand elle était pas refaite de partout…
Putain, il est nul, ce film. Han Geooooooooooorge ! » Bref, on se marre, on se console, on se soutient. Normal ? Oui mais entre deux femmes, pas si simple. Certaines disent par
devant « oh, c’est trop affreux que Kevin-John t’ait plaquée » et pensent par derrière « Je trouvais bizarre que cette grosse vache soit en couple et pas moi. Ouf, retour au statu
quo ! ».

 

En dehors de Vicky, j’ai d’autres amies, of course. En ce moment, je vois beaucoup Summer aussi, Tatiana, Lil Virgo et Marine. Je dois à tout prix rappeler Sab, Lefroid et
Zoé. Avec les filles vingtenaires, on adore se faire des plans girlies : on va boire un verre dans un bar méga prout prout puis on va manger dans un resto tendance aux prix raisonnables
parce que se la péter, c’est bien, mais on n’a pas forcément les moyens de dîner à la Tour d’argent, hein. Bon, des fois, dans nos soirées girlies, y a Kinder mais bon, comme c’est le chéri de
l’une de nous, il est le bienvenu. Je suppose qu’on l’a un peu traumatisé quelque fois mais bon, il revient toujours, il doit aimer ça, entendre parler les filles. Et il a bien raison, on
n’apprend jamais autant sur les femmes que quand on passe une soirée avec une bande de filles et qu’on se fait discret. Genre Kinder, d’ici peu, il pourra nous écrire « Etre dans la tête des
femmes : ce qu’elles veulent, ce qu’elles désirent, ce qu’elles pensent de nous ».

 

A quoi ça sert les soirées entre filles ? A se détendre, à se marrer mais aussi à se rassurer. Quand vous exposez votre problème et que les autres disent « moi
aussi ! » ou « pas de panique, ça m’est déjà arrivé ! ». Non parce que les hommes, je les aime, je les aime même trop, des fois, mais ils savent pas ce que c’est d’être
une fille. Si je leur dis « merde, mes règles sont en retard », ils me filent de suite une pilule abortive ou commencent à choisir les futurs prénoms de nos enfants. Alors que mes
copines, elles raisonnent : « Oh, ça arrive, si tu dormais plus de 5h par nuit, aussi, que tu mangeais correctement, que tu n’avais pas repris la clope, que tu n’étais pas stressée par
ton boulot… ». Oui bon, ok, les amies servent aussi de mère de substitution parfois. Puis quand un mec nous fait une crasse, ça fait du bien de sortir la cellule « tous des
connards », un mec comprendrait pas. Non parce qu’on le sait bien que non, pas tous des connards, y en a de bien mais on s’en fout, on est malheureuses, on a droit de maudire tous les
détenteurs d’un pénis durant une soirée. Et puis on peut être futiles, s’acheter du maquillage ensemble, parler fringues, mecs, manger des glaces et se marrer. Ou, c’est superficiel et léger mais
on s’en fout, ça met du baume au cœur.

 

Bref, avec mes copines, on décompresse, on se marre. J’aime ses relations sans ambiguïté, sans jalousies, sans désir de plus ou de moins. Je leur dis tout, de la beauté des
fesses d’un choupinou à mes loses quotidiennes, à mes séances de piscine, tout, tout. J’aime nos mailings quotidiens, nos after work, ça illumine mes journées (qui ne sont pas bien ternes,
certes, mais encore plus). J’vous kiffe les filles !

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Petits coups bas entre amis

Par Jane

J’ai toujours pensé que les exs des copains-copines étaient un sujet tabou, des cibles interdites, du pas-touche intégral. Jusqu’à hier. Mais reprenons depuis le début.

Il y a des nouvelles qui se répandent comme une trainée de poudre. Ou des gens qui ont vraiment des antennes. Le célibat, par exemple.

Il y a quelques temps, je reçois un texto d’une connaissance. Cette connaissance est en fait l’ami de l’un de mes exs, qui prend des nouvelles une fois par an, pour le 1er janvier, ça donne bonne conscience. Cette connaissance est également celui qui avait balancé quelques gentillesses très peu flatteuses sur mon compte lors de la rupture. Nous soulignerons ici la délicatesse de l’ex qui m’avait gentiment rapporté que « de toute façon, mes potes m’ont dit que… » Messieurs, vous détestez qu’on vous dise « ma mère me l’avait dit » ou encore « j’aurais du écouter ma meilleure amie », alors ne nous faites pas vivre la même chose.

Recevoir un message en mars me semble donc un peu suspect. Le nouvel an est passé. Ce n’est pas encore mon anniversaire. J’ai eu des nouvelles de mon ex dernièrement donc je pense que ce n’est pas ça non plus. Bon, qu’est-ce qu’il me veut lui? Par curiosité, j’accepte de le voir. Ses textos sont parfois ambigüs, mais je me dis que je dois mal interpréter.

On réussit finalement à se trouver un créneau qui nous convient, le rendez-vous est fixé à samedi. « Je n’ai jamais vu ton appart' » Oui, mais moi non plus je n’ai jamais vu le tien, et je survis plutôt bien, donc on reste sur l’option rendez-vous en ville, ça m’évitera de devoir faire du ménage.

30 minutes avant l’heure de rendez-vous théorique, je suis affalée sur mon canapé à siroter de l’aspirine pour tenter de déloger le gros mal de tête qui menace de me flinguer mon samedi soir, en vieux t-shirt et jean informe. Mon téléphone sonne, et il m’annonce qu’il va être en retard. ca commence bien. J’en profite pour me maquiller (en vue de la soirée) et me coucher (en rattrapage d’un manque de sommeil chronique) Je suis réveillée toutes les 20 minutes par le téléphone, et finis par lui dire de passer chez moi, ça sera plus simple. J’émerge quand quelqu’un frappe à la porte.

L’entrevue est très civilisée, le café coule à flot, on échange les dernières nouvelles et celles plus anciennes, on parle boulot, quotidien parisien, célibat, banalités, sans aucun sous entendu glauque. Lui assis sur le canapé, moi sagement posée sur une chaise et agrippée à mon thé et mon aspirine.

A peine est-il parti que je retourne me coucher (toujours pour rattraper mon retard de sommeil) quand mon téléphone vibre. Pensant que ça concerne la soirée, je jette un oeil à l’écran.

« Ca m’a fait plaisir de te revoir, tu es de plus en plus belle. J’aurais aimé en revoir un peu plus de toi »

Petit conseil au passage: Quand on vous dit que vous allez servir de cadeau d’anniversaire, même en tout bien tout honneur, n’acceptez jamais, il semblerait que ça puisse traumatiser certaines âmes sensibles. Ou que certains aient une bonne mémoire.

Ouai, mais bien sûr; voilà que ça redevient ambigü, maintenant qu’il n’est plus là! Je réponds poliment mais sans encouragements. Dernier message reçu (et auquel je ne répondrai pas) « Sois sage ce soir » Non mais là, ya comme un bug, il se prend pour qui?

Hier soir, le téléphone sonne, je décroche machinalement.

« Alors, comment ça va? Tu as passé un bon week-end? »

« Euh… Oui… »

« Et tu as été sage? »

« Je ne pense pas que ça te regarde… »

« Ouille, ça doit vouloir dire non ça… Merde… »

« Je pense que tu t’en remettras! »

« Tu ne veux pas venir me voir [à Pétaouchnoc] jeudi? »

« Non, je bosse le lendemain, et c’est un peu loin. Et puis le recyclage, c’est pas mon truc. »

« Le recyclage? »

« Essayer de te taper une ex de l’un de tes potes, avec qui il est resté plus de deux ans, t’appelles ça comment? »

« Mais non, c’est de l’histoire ancienne! En tout cas, n’hésite pas à me rappeler! »

Après une telle déclaration, je m’interroge: pensait-il vraiment que le statut de pote de mon premier amour allait faire que j’allais tomber dans ses bras? La fin de mon histoire avec cet ex lui faisait-il penser que je n’avais absolument aucune moralité et que je sautais sur tout ce qui bouge? Etait-il si sûr de lui qu’il pensait que le fait de le revoir me ferait immédiatement tomber dans ses bras?

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Faut-il être jaloux quand on sort avec un blogueur ?

L’autre soir, je discutais avec un ami blogueur qui me tenait un peu au courant de sa vie amoureuse. Oui parce qu’au cas où tu ne l’aurais pas (encore) compris, lecteur, je suis un peu cancanière. Enfin, quoique j’ai des scoops mais je peux rien en faire… Ben oui, je vais pas non plus étaler la vie privée de mes copains ! Mais j’aime bien savoir quand même.

 jalousie

Donc l’autre soir, un pote me parlait de sa nouvelle compagne, m’expliquant qu’elle était un peu jalouse des commentatrices du monsieur. Et j’avoue que je la comprends. Je suis sortie autrefois avec un blogueur et c’est vrai que c’est toujours un peu gonflant ce lot de pintades qui vient roucouler et s’extasier à chaque mot de mon chéri. Même si on a confiance en monsieur, on a envie de replacer ces petites connes. Pourtant, c’est le jeu. Ici même, je me fais « allumer » par des mecs mais je le prends pas sérieusement, c’est pour s’amuser. Donc pour l’autre, c’est pareil. Même si je trouve que les filles sont un peu trop à fond les ballons, quand même. Mais je ne suis guère objective. Parfois, je vois la cour rose constituée autour de mes potes blogueurs et je m’en amuse. Mais c’est bien parce que je sors pas avec ! Et en plus, en général, entre blogueurs, on évite de donner le pseudo de notre moitié (oui, certain(e)s taré(e)s ayant tendance à s’en prendre à la pauvre moitié qui n’avait rien demandé), on sourit…jaune !

 

Qu’est-ce qu’un blog ? Un endroit où des personnes s’exposent, d’une façon ou d’une autre. Un blogueur, c’est un peu une personne publique, faut le partager avec son lectorat. Après, tout dépend comment il ou elle se comporte. Perso, quand je passe en mode « maquée », je le dis comme ça, aucune ambiguïté. Parce que bon, c’est rigolo de se faire dragouiller mais quand même… Pourtant, il faut relativiser un peu. Peut-on tomber amoureux d’un blogueur ou d’une blogueuse ? Enfin, je précise : peut-on tomber amoureux d’un blogueur/ blogueuse en se contentant juste de la lecture de son blog ? Peut-être mais c’est un peu léger quand même. Perso, en lisant des blogs, il m’est arrivé de me dire, « hmmmm, intéressant, ce mec ! » mais ça n’a jamais été « oh, il a l’air trop merveilleux, je l’aiiiiiiiiiiiiiime ! ». Je dois être un peu trop équilibrée pour ça, je sais pas… Tiens, pour l’anecdote. J’avais commencé la lecture d’un blog qui me plaisait bien, je trouvais son auteur assez intéressant. Mais je ne fais pas de démarche pour parler à son auteur en privé, je me contente
de commenter. Oui, c’est vraiment très rare que j’aille parler en privé à un blogueur. Donc je le lis. Un soir, je passe la soirée avec un mec et je sais pas pourquoi, je lui parle de ce blog en qualifiant son auteur de « dépressif ». Bon, je passe la nuit avec le jeune homme en question et le lendemain, de retour chez moi, je m’interroge : il a fait une drôle tête le garçon quand j’ai balancé cet adjectif. Je vérifie l’IP du blogueur et celle de mon copain de couette… Oh la gaffe ! La question est : que ce serait-il passé si je l’avais rencontré en temps que blogueur ? J’avoue que j’en sais rien mais je suis pas sûre qu’on aurait eu les mêmes conversations dès le départ. En attendant, il a fermé son blog…

 

Donc, si je sortais avec un blogueur, serais-je en droit d’être jalouse ? Mon mec serait-il en droit d’être jaloux ? Pour moi, je pense qu’il n’y a pas matière à psychoter. Bon, parmi mes lecteurs de sexe masculin, il y en a certes qui sortent du lot, que j’aime bien et avec qui j’apprécie d’échanger (enfin, soit sur le blog, soit sur le forum) mais ça ne va pas plus loin. Ces hommes ne savent pas à quoi je ressemble, la réciproque est vraie, on ne se croise pas en vrai. Alors c’est sûr que niveau menace, on a vu plus sérieux, quoi. Après, je ne dis que c’est agréable de voir celui ou celle qui partage nos jours et nos nuits se faire courtiser, de voir des pintades ou des coqs gonfler leurs plumes pour séduire notre blogueur ou blogueuse. Mais à partir du moment où celui qui écrit a l’honnêteté de dire qu’il est pris, quel est le soucis ?

 

Evidemment, après, le risque quand on est un compagnon ou une compagne identifié d’un blogueur ou blogueuse, c’est de se prendre des tirs de la part de personnes n’acceptant pas le couple. Franchement, ça peut paraître dingue mais j’en ai vues des histoires comme ça, je l’ai vécu, aussi. C’est navrant comme comportement et c’est pour ça que si un jour je dois ressortir avec un blogueur, jamais, au grand jamais, je ne dirai qui c’est. Mais si vous voyez une Nina qui dézingue les autres nanas sur les comms d’un blog tenu par un homme, vous saurez ce qu’il faut en conclure !

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L’Expresso et le Stratège

Comme Gauthier me l’a gentiment rappelé l’autre jour je suis le seul mec hétéro de la bande. Merci Gauthier, j’ai pas du tout la pression : c’est pas comme si j’étais dépositaire d’une missssion ; celle de parler au nom des garçons qui aiment les filles et donner ainsi une réponse à Nina & ses Glamour Girls sur bien des sujets. Tout ça pour les millions de lecteurs quotidiens qui sont heureux de trouver en moi une voix masculine, un héraut qui les comprend. Vas y paye ta mission, Lucas.

Il y a deux semaines, je suis allé prendre un pot avec Marianne, une copine. Enfin non, à l’époque ce n’était pas vraiment une copine. Une fille de l’école, une nana que je connaissais un peu avant qu’elle ne devienne proche de Dora, une amie. Quelques jours avant d’aller prendre ce fameux pot on s’était revu tous les trois. Déjeuner, discussion, rigolade. Bref, MSN aidant, ça a abouti quelques jours plus tard à cette fin d’après midi avec Marianne.

Bien sûr, nombre d’entre vous se disent déjà. Lucas, on t’as vu venir avec tes gros sabots, alors accouche, bordel : tu te l’aies faite ou pas ?

Vous êtes d’une vulgarité à peine croyable.

Et d’abord je n’y suis pas allé pour ça.

(je vous laisse me huer 5 minutes, je vais me faire un pastis : n’oubliez pas de me raconter l’histoire de la marmotte et du chocolat papier alu à mon retour)

Le Vingtenaire boit, le car à vannes passe.

Je disais donc : je n’y suis pas allé pour ça.

Marianne et moi avons dégusté nos verres tranquillou avant de se quitter gentiment et il ne s’est rien passé. Je veux dire par là qu’il ne s’est rien passé après le pot mais surtout, et c’est là le plus important, qu’il ne s’est rien passé pendant. Pas de cœur qui s’emballe à l’arrivée de l’autre. Pas de jeux de regards, de pieds qui se frôlent, de palpitations, de blancs dans la conversation. Nous avons partagé des émotions, des idées, des visions. Pour ma part, il n’y avait aucune nervosité contenue, aucune angoisse de plaire, aucune tentative de chercher des signes, des messages dans les non-dits ou les sourires… Bref, vous savez… Toutes ces petites attitudes, qui apparaissent avec plus ou moins de force selon qu’on est très intéressé ou non, selon qu’on est habile ou pas, timide ou Don Juan. Séduire Marianne ou chercher à mieux la comprendre n’étaient tout simplement pas l’objet de
ce café. Pas même une étape voulue d’un processus réfléchi et visant à

 S’il ne s’est rien passé de sensuel ou de joueur pendant ce rendez vous c’est bien parce que j’y suis allé sans me poser de questions sur une éventuelle suite amoureuse ou crapuleuse avec Marianne. Bien sur, il serait malhonnête de dire que la demoiselle m’a laissé dans le même état d’indifférence qu’en arrivant. Mais je n’ai fait ce constat que quelques jours plus tard. C’est bien pour ça que je vous raconte tout ça. Toute nana qui accepte un café avec un relatif inconnu doit-elle nécessairement se faire des idées quant aux objectifs du bonhomme? Ya t-il un déterminisme du café !? Un mec avec des corps caverneux en bon état doit-il nécessairement basculer vers « autre chose » après avoir passé quelques heures en compagnie d’une nana jolie et futée ? Hum, autant de questions qui appellent des réponses… « Ohééééééé, les réponses ! »

Pour un petit tour, au petit jour…

Lorsque je suis allé à mon premier rendez vous avec Nina, je n’ai eu aucune velléité de la prendre nue sur la première Simca 1000 venue. Même après deux heures en sa plantureuse compagnie, je n’avais pas envie d’aller plus loin. Parce qu’à force de lire la vie de Nina, de partager sa vie sexuelle, ses errances, ses angoisses, elle est devenue toute à la fois une copine, une petite sœur, un personnage proche. Aller boire un café avec Nina c’était comme aller boire un pot avec mon amie Ilem. Aucune ambiguïté dans mon esprit.

Il est donc un palier à partir duquel toute la concupiscence du monde perd son combat et où les partisans du « un mec hetero et une femme ne peuvent pas être amis » se ramassent violement la gueule. Doit-on pour autant en déduire que cette situation vient nécessairement après une déception, un refus ou un temps d’accoutumance à l’autre? En l’occurrence avec Marianne, on n’avait pas vraiment atteint un stade d’amitié tel que je refuse toute idée d’aller plus loin avec elle. Pour autant, comme je l’ai déjà dit, à posteriori, je me suis rendu compte que je me sentais beaucoup plus attiré par elle. Faut-il en déduire qu’il n’y a pas de vérité en la matière ?

Comme tout mec normal, j’ai eu une masse de rendez-vous dans ma petite vie. Certains se finissaient par un smack, d’autres par des discussions gênées pour s’extirper d’un « je préfère qu’on reste amis« , d’autres encore par un non-dit dont le sens était clair.

Pour autant je n’ai pas le sentiment d’avoir été toujours naturel à 100% en ces moments là. Il y avait toujours des mots calculés, des gestuelles, des trucs… Et même en ayant cru être naturel peut-être implicitement ne l’étais-je pas…

J’ai surtout le souvenir d’un rendez vous avec Alienor, il y a 6 mois ; un rendez-vous où je n’étais pas à l’aise. Franchement, j’ai envie de croire que ce n’était pas un épiphénomène, j’ai envie de croire que nombreux sont les mecs qui n’arrivent pas vraiment à ETRE eux même dans ces moments là. Quelle que soit la finalité, court terme ou long terme, câlin ou sexe, affection d’une nuit ou ébauche d’une vie à deux, nous les mecs nous sommes partagés entre deux précipices.

– Soit on va trop vite et en tombant sur une timorée/pas joueuse/indécise on se prend une fin de non recevoir.

– Soit on tarde trop, on délaye et on saute la barrière affreuse qui nous fait passer du statut d’amant potentiel à celui d’ami proche. (A posteriori, on se dit que c’est très bien comme ça mais sur le coup c’est la MEGA lose).

« La Belle au Bois Dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations… »

En somme, toute la question est de réussir à être suffisamment sensible pour savoir d’une part si « on a une chance » et d’autre part, si chance il y a, « quand essayer de la saisir ». C’est une question de timing… Perso, je ne suis pas omniscient et même en tournant à fond le bouton sensibilité j’ai parfois bien du mal à interpréter les signes de ces demoiselles, bien du mal à savoir s’il faut plutôt la jouer rentre dedans ou Beau Prince Charmant.

Mais rien que le fait d’en arriver à ce genre de constat, d’en arriver à une quasi stratégie, ça me donne envie de me taper la tête contre un mur en chuchotant « Lucas, t’es teubé ».

En effet,

Il y a 6 mois après m’être pris un zéphyr de la part d’Alienor, j’ai décidé d’arrêter de me prendre la tête ; de la jouer plus nature, de me poser moins de questions ! Attention, hein, j’ai pas dit que la fatalité a bon dos, style « Advienne que pourra« . Simplement il y a 4 milliards de nanas sur Terre et
quand on croit comme moi que le concept de « femme d’une vie » est une vaste blague, on peut en déduire que les occasions manquées ne sont pas si graves de conséquence ! (pour peu qu’on ne
soit pas tombé amoureux, certes,car dans ce cas là, tourner la page prend un peu de temps…)

Toujours est-il que j’aimerais bien avoir vos avis les gens. Hetero, homo, peu importe : ce qui compte c’est votre rapport à l’autre dans ces moments là… Attention hein, je ne vous parle pas de choppe en boite ou en soirée avec 4 grammes dans chaque bras, tout désinhibé. Je vous parle de ces moments à deux, au resto, dans un café, peu importe… Ceux qui ont vu Mensonges et Trahisons avec la scène du resto entre Edouard Baer et Marie-Josée Croze me comprendront…

J’attend donc vos comm : Est ce que j’ai longtemps été un gros psychopathe ou bien y a-t-il des gens un peu comme moi ?! Les filles, si vous avez des plans lose de prétendants à raconter n’hésitez pas !!

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