Mémé dans les orties d’Aurélie Vallognes

Ceci n’est pas le roman épouvantable dont je parlais quelques jours plus tôt mais un roman, Mémé dans les orties, que… ben j’ai pas aimé. Alors qu’il a bien fonctionné, que les gens en parlent en bien, un peu comme Le mec de la tombe d’à côté, Les gens heureux lisent et boivent du café, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire… Il semblerait que je n’aime pas ,les romans dont le titre est une phrase.

Mémé dans les orties d'Aurélie Valognes

Alors plutôt que de vous raconter l’histoire (celle d’un vieux ronchon, j’aime pas les histoires de vieux non plus manifestement), je vais essayer d’analyser un peu ce qui m’a déplu même si j’avoue que c’est absolument personnel. Mais dans ma démarche de “retiens ce que tu n’aimes pas pour ne pas reproduire », ça me paraît essentiel. Cependant, ce roman, il est pas désagréable en soi à lire, je l’ai trouvé peu utile mais je comprends qu’il puisse plaire, je ne le déconseille pas absolument. Et je reconnais à Aurélie Valognes une très jolie plume tout en admettant qu’il est possible que je sois partie avec un mauvais à priori à cause du vieux qui voulait pas fêter son anniversaire (mais ma maman n’a pas aimé non plus, on est trop pareilles sur nos lectures).

Mariage de vieux

J’identifie trois problèmes majeurs dans ce roman :

– Les personnages pour lesquels je n’ai aucune empathie. Aurélie Vallognes a voulu peindre des personnages hauts en couleur et pour le coup, c’est réussi. Mais j’ai globalement envie de les baffer notamment le héros principal, une petite fille extrêmement mal élevée (et écrite par une personne qui ne fréquente pas d’enfants, vous savez, ce genre d’enfants insupportable qui parlent comme des adultes, même qu’on leur dit toujours qu’ils sont très mûrs pour leur âge. Non, des enfants sont des enfants, si vous voulez qu’ils agissent en adultes miniatures, réécrivez votre personnage en adulte) et la “méchante” de l’histoire mais là, c’est plutôt une bonne nouvelle. Mais du coup, quoi qu’il arrive aux personnages, je m’en fous assez vu que je n’éprouve pas d’empathie pour eux.

Enfant surdoué

– Les rebondissements absolument forcés : ou comment certains personnages changent de personnalité en deux pages pour les besoins de l’intrigue.

Double face Batman

– La beaucoup trop happy end. Je n’ai rien contre les happy ends en soit même si j’aime moyen ça mais pourquoi pas. Sauf que là, c’était toooooo much genre vraiment vraiment trop. Ca m’a rappelé ma prof de français de 4e qui nous avait demandé de faire une rédaction “écrire la suite de Malataverne”, un roman que je n’ai pas du tout aimé à cette époque là (mais j’avais 13-14 ans et j’en ai un souvenir brumeux). Je m’étais ramassé un 9 parce que j’avais tué tout le monde, tranquille. Un autre élève avait également eu une note similaire car pour le coup, il avait ressuscité un mort peperlito en nous expliquant qu’on pouvait défoncer le crâne de quelqu’un sans que ce soit mortel parce que le truc blanc qui en sort, c’est peut-être de la lymphe… La prof ne nous avait pas mis la moyenne car on était tous les deux “trop”, trop blanc ou trop noir, ce qui rendait le récit peu crédible. Faudra que je vous fasse un article sur cette prof, d’ailleurs. Mais là, voilà, c’est trop guimauve, ça donne un peu envie de vomir.

Candy Bar

Après, l’avantage, c’est qu’il est court, je l’ai lu en quelques jours à peine, il sera parfait pour votre prochain trajet en train. Et je serais très intéressée par vos avis car j’ai dû manquer un truc (ou j’étais trop fatiguée, ça me semble un peu crédible en ce moment)

 

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La passion amoureuse, c’est de la merde

Non, cet article ne parlera pas d’une rupture avec Victor, tout va très bien, merci. C’est juste une constatation que nous avons eu tous les deux un matin que nous discutions au lit en sirotant notre café (notre vie est si dure). Je vais donc vous parler ici de la passion amoureuse ou comment un concept bancal est censé te faire avaler les plus grosses couleuvres du monde.

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(je lis Anna Karénine en ce moment, mieux vaut tard que jamais)

Prenons n’importe quelle comédie romantique, le matériel parfait pour étudier une certaine image de l’amour. Scénario classique : ils se rencontrent, ils s’aiment, il se passe un truc nul, ils se séparent, l’homme se bat pour reconquérir sa belle, elle finit par oublier ce qui avait causé la rupture car au fond, elle l’aime, ils se remettent ensemble et fiiiiiin, happy end ! Voilà, vous voyez ? Dès le départ, on nous explique que l’amour, ça fait quand même mal et que le vrai amour, si tu dois pas te battre et avaler 3 litres de glace devant un film nul en pleurant, c’est que c’est pas de l’amour. Vous auriez une corde que je me pende ?

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La vie de couple n’est certes pas tous les jours un long fleuve tranquille, il faut savoir faire des concessions pour trouver un juste équilibre et parvenir à limiter les engueulades. Mais de là à nous expliquer que si tu vas pas coller ton visage à ta fenêtre un jour de pluie car “il pleut sur la ville comme il pleut sur mon coeur”, que tu n’as pas pleuré sur cet amour difficile mais à la fin qui triomphe, ce n’est pas de l’amour… Je suis désolée mais non. Si je prends mon cas personnel, ma dernière relation longue me filait souvent envie de pleurer, j’essayais de me raconter des histoires pour y croire. Avec le recul, je me rends compte que plutôt que d’être amoureuse, j’étais malheureuse et entêtée et je peux vous garantir qu’en fin de compte, l’histoire n’était pas si belle. A l’inverse, avec Victor, les choses sont plus cools, plus sereines et je me suis rarement sentie aussi bien dans mes baskets.

Young beautiful woman jumping with a scarf

Mais ce qui me dérange surtout dans cette passion amoureuse douloureuse, c’est que ça fait le lit de tous les connards et connasses en tout genre, genre les pervers-es narcissiques. Ah, c’est sûr que si vous considérez que l’amour doit vous en faire chier des ronds de chapeau, avec eux/elles, vous allez être servis. Du genre à aller fouiller dans votre téléphone et vous faire une scène sur ce qu’ils ont trouvé (même si le seul reproche est que vous avez l’indécence de vous confier à vos amis… ceci est une histoire vraie). Du genre à provoquer des disputes à longueur de temps et à vous pousser à finalement vous excuser, ce genre de choses. “Mais je l’aime, tu comprends…” . Oui, je comprends, moi aussi, j’ai aimé au delà de la raison…

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Quoi que… Est-ce réellement ça, aimer ? Chacun sa définition, bien sûr, mais il me semble qu’aimer est plus synonyme de construire quelque chose à deux (ou plus, après tout) que de se détruire à petit feu. Non parce que d’où l’amour mérite-t-il qu’on souffre et qu’on se sacrifie à ce point ? Non parce qu’autant je conçois qu’on fasse des efforts pour son roudoudou d’amour, autant renier tout ce qu’on a été, renoncer à ses amis et ses passions pour cet être aimé, je vous jure que c’est malsain et que ce n’est pas de l’amour. C’est de la connerie.

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Mais voilà, on nous a dit que l’amour, c’était fou, absolu, c’était s’embrasser sous un orage torrentiel en s’en foutant de choper une pneumonie (j’ai vraiment vu cette scène à New York : alors que j’étais sanglée dans mon magnifique Kway, de jeunes gens s’embrassaient à perdre haleine dans Bryant Park. J’ai pas osé les photographier mais je savais bien que cette photo aurait pu me servir, damned !). C’est pas s’avaler une pizza devant Mr Robot en discutant de la vie, ça, non, pouaaaah ! Alors oui, vous avez le droit d’être masochiste et d’aimer quand ça fait mal… mais vous pouvez admettre aussi que vous n’êtes pas le personnage d’un roman ou d’un feuilleton et que ce n’est pas pour autant que votre histoire n’est pas magique, à sa façon. Celle qui vous donne le sourire chaque matin, par exemple.

Pour compléter mon article, cette vidéo de Personne ne bouge qui illustre précisément le type d’amour qu’on nous vend au cinéma

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Be kind, rewind (soyez sympa, rembobinez) de Michel Gondry

Cette semaine, j’ai vu 3 films (et là, nous ne sommes que vendredi quand je commence à taper cet article). Tant de cinéma pour une non cinéphile, c’est un peu comme boire un demi quand t’es habitué qu’au Coca : ça enivre. Donc je profite de mon éthylisme cinématographique pour vous parler de ces trois films. Et en premier lieu : Be kind, rewind de Michel Gondry.

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Comme tout le monde, j’ai vu Eternal sunshine of the spotless mind, film qui te fait prendre automatiquement 10 points de maîtrise d’anglais quand tu arrives à dire le titre correctement. J’ai également vu un soir d’insomnie La science des rêves qui avait pour principal atout Gael Garcia Bernal et son accent et son sexyness et même qu’à un moment, on a droit à un nu frontal mais deux ou trois ans plus tard, je ne sais toujours pas si  j’ai aimé le film ou non. Mais gardons ce point en tête.

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Donc quand mon camarade de soirée, Victor, me propose une liste d’une quinzaine de films à voir, nous nous arrêtons d’un commun accord sur celui-ci. Oui, j’avais bien envie de le voir depuis un petit moment et puis nous n’étions pas d’humeur à nous prendre la tête (il est encore un peu traumatisé par Tom à la ferme). Le pitch pour ceux qui ne l’ont pas vu : dans le quartier pauvre de Passaic, un vieux monsieur s’accroche tel une moule à son rocher à son cher vieil immeuble au pied duquel il tient un magasin de location de VHS. Mais le monde moderne menace : l’immeuble est en décrépitude et la mairie souhaite le raser pour construire à la place une sorte de cité mi-moderne mi-clapier parce que, tu comprends, les travaux pour retaper le vieil immeuble coûteraient bien trop cher, environ 60 000 dollars. Le monsieur va partir en voyage initiatique au pays des magasins de DVD pour tenter de trouver un business model efficace pour sa boutique et tenter de gagner les 60 000 dollars.

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Mais cette histoire là, en fait, on s’en fout. La vraie histoire se joue à Passaic pendant l’absence du monsieur avec Mike, le jeune garçon plus ou moins fils spirituel du monsieur qui s’occupe du magasin en son absence. Mike a une sainte adoration pour son quartier et plus précisément pour Fats Waller, jazzman né précisément dans l’immeuble où se tient le magasin. Mike a beaucoup de qualités mais un énorme défaut : son meilleur ami, Jerry, sorte de gros boulet avec quelques pets au casque. Alors que le Monsieur demande à Mike d’empêcher Jerry de rentrer dans la boutique, celui-ci n’en fait qu’à sa tête et déclenche une énorme catastrophe : électrocuté la veille alors qu’il venait de pénétrer illégalement dans la centrale électrique la veille, il est totalement magnétisé et efface toutes les bandes du vidéoclub. Comme une catastrophe ne vient jamais seule, la voisine du dessus, flirt plus ou moins abouti du Monsieur du magasin, vient les surveiller et demande à louer Ghostbuster. En panique, les deux compères décident de rejouer le film puisque, après tout, elle ne l’a jamais vu. A peine ont-ils donné leur version à la dame qu’un client vient réclamer Rush Hour 2.

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C’est le début de la belle histoire : les deux films ont un énorme succès et les gens viennent faire la queue pour réclamer des films “suédés”, nom donné un peu au hasard pour dénommer ces remakes quelques peu originaux. Les 2 compères embarquent dans leur épopée Alma, latina du pressing d’à côté puis peu à peu tous les habitants du quartier jusqu’à la réalisation ultime : la vie de Fats Waller.

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Ce film a un énorme point fort : l’imagination. Les 2 réalisateurs en herbe vont preuve d’une imagination sans faille pour tenter de réaliser les effets spéciaux avec deux bouts de ficelle, rendant les scènes de tournage totalement hilarantes. Evidemment, ça me rappelait un peu trop fortement La science des rêves mais après tout, pourquoi pas. Après, le côté un peu critique sociale, la lutte pour des bâtiments qui ont une histoire, des habitants qui se mobilisent pour leur quartier, ça n’a rien de bien neuf. La modernité vs le bon vieux temps, il nous manque plus que la marionnette de Francis Cabrel. Et le personnage de Jerry,  joué par un Jack Black égal à lui même, a un côté parfois très agaçant, on a juste envie qu’il dégage. On peut également être dérangé par la « non fin » du film. Ca se termine un peu en queue de poisson mais pour ma part, ça restait le meilleur choix car je craignais une happy end sirupeuse à souhait. Peu importe la fin de l’histoire, ce n’était pas important.

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Mais ce film reste un bon moment, on se marre bien et ça, c’est priceless. Et puis ça me fait réviser les “classiques” du cinéma américain, c’est toujours ça de pris.

 

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Gangster Squad de Ruben Fleischer

Mercredi soir, ma collègue Jade m’a prise sous le bras pour une projo privée du film Gangster Squad. J’avais peur car l’immense majorité de mes collègues l’avaient vu à une autre projo la semaine d’avant (mais moi, j’avais dînette chez ma soeur) et les avis allaient de « oui, oh, ça fait passer le temps » à « c’est nul » en passant par « ouais bof ». Et quand on connaît mon amour des films d’action, je m’attendais à détester. Ben finalement, pas tant que ça. Mais je vais un peu le démonter, par plaisir de critiquer (je pourrirai en enfer).

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Il était une fois Los Angeles en 1949, la ville tangue dangereusement et risque à tout moment de tomber dans les mains du mafieux Mickey Cohen aka Sean Penn (qui est super bien maquillé, au passage). Mais au sein de la police corrompue sommeille un bon flic qui refuse de laisser la mafia prendre possession de la ville parce que tu comprends, il va être papa et qu’il veut une ville propre pour son fils. Après une arrestation d’hommes de Mickey (qui seront relâchés quasi immédiatement), le chef Parker lui propose de composer un petit squad officieux qui va semer la pagaille dans les affaires de Mickey. Notre bon flic, O’Mara de son nom, va donc s’exécuter.

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*Pendant ce temps*
Le pote flic de O’Mara, Jerry joué par Ryan Gosling joue les nihilistes et se tape l’air de rien Grace Faraday, la poulette de Mickey (que je croyais jouée par Mila Kunis, je trouvais qu’elle avait une drôle de tête dans ce film. Normal, c’était pas elle, c’est Emma Stone). O’Mara essaie d’embarquer Jerry dans son aventure mais ce dernier refuse parce qu’il s’en branle un peu de ces histoires de mafia.

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O’Mara va donc composer son équipe, suivez bien : un black, un vieux avec son jeune disciple mexicain, un père de famille à qui il demande « hé mais t’es sûr que tu veux participer parce que bon, c’est la mafia et que tu es père de famille ». Maintenant jouons ensemble : qui va mourir dans le squad ? Les coups de coude et clins d’oeil sont assez courants, notamment quand la femme de O’Mara lui dit « embauche le vieux : à un moment, ça va mitrailler et je veux qu’il soit avec toi pour te protéger ». Une heure plus tard, fusillade, O’Mara est sauvé par le vieux qui shoote un méchant qui s’apprêtait à tuer notre bon flic. Ah ben ça alors. Bon, ils réalisent un premier coup n’importe comment et le Black et O’Mara se font arrêter mais Jerry décide de les rejoindre. Oui parce que Jerry, c’est un nihiliste mais quand le petit cireur de chaussures de 10 ans se fait trouer la peau devant lui, ça l’énerve et il décide de lutter contre la pègre. Oui, je sais, c’est très branlant scénaristiquement parlant…

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Bref, je vous la fais courte. Ca canarde pendant les 2h de film et comme tous les méchants d’Hollywood, ces mafieux là sont des merdes intégrales en tir. Ils ont des mitraillettes à ne plus savoir qu’en faire et ne touchent quasi jamais leur cible. C’est à dire qu’O’Mara pourrait faire des claquettes devant eux qu’ils arriveraient encore à le louper… Mais bon, Hollywood n’a jamais aimé les fusillades réalistes, y a que les gentils qui font mouche à chaque fois. A un moment, Jerry fait remarquer qu’ils s’y prennent comme des brelles et que c’est un peu suicidaire mais non, ça passe.

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Autres trucs très what’s the fuck relevés (attention, je vais méchamment spoiler là) : la femme d’O’Mara est chez elle quand les mafieux viennent mitrailler la façade (en carton). Quand O’Mara rentre chez lui avec toute la police partout, il rentre et découvre du sang. Mais non, sa femme n’est pas morte, elle a juste profité de l’occasion pour accoucher dans la baignoire d’un enfant de 6 mois, à vue de nez. Donc on résume : la nana s’est fait tirer dessus et accouche dans sa baignoire seule (comment a-t-elle pu grimper là dedans ?) et tout le personnel médical et policier qui traîne dans la maison l’ignore royal. Faut dire qu’elle récupère vite puisque dès le lendemain, elle prend le train avec son bébé, peinarde.  Sinon, la mort du vieux qui réussit un dernier éclat avec l’aide de son disciple n’a rien à envier à celle de la Cotillard dans Batman, j’ai même lâché un bruyant « pfffff » tellement c’était… tarte.

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Côté jeux d’acteur, Josh Brolin doit avoir mal aux mâchoires à force de les serrer. Quant à Ryan Gosling, je reconnais qu’il porte très bien le costard mais sinon, il est impressionnant d’inexpressions, on dirait qu’il a un masque en cire sur la tête: il se tape la jolie fille, il est triste pour le cireur de chaussure, il se prend une balle : la-même-expression. Ca finit par faire peur. Emma Stone joue très bien l’écarquillement des yeux. Et voilà.

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Bref, si ça vous gêne pas que les gentils passent à travers toutes les balles sauf quand leur mort est idéale pour le scénario, c’est pas mal. Y a quelques effets de réalisation assez sympas, quelques ralentis bien vus. Mais j’avoue que le côté « hey hey, tire moi dessus, tu me toucheras pas car je suis du bon côté » m’agace toujours un peu. Et je ne vous parlerai même pas de l’happy end tellement guimauve que j’en ai eu un haut le coeur.

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Ce livre que tout le monde a adoré… Sauf moi

Je suis dans ma période lecture de romans, ma pile de bouquins à lire diminue limite plus vite que mon compte en banque. En décembre, je débutais donc la lecture du si vanté « le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire » de Jonas Jonasson. dont on ne m’avait dit que du bien. « Tu vas voir, il est hilarant ». 500 pages plus tard, j’ai toujours pas vu.

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Ça s’annonçait pourtant pas si mal : un centenaire fuit sa maison de retraite car il ne veut pas y fêter ses 100 ans et part à l’aventure. Au bout de quelques pages, pris d’une impulsion subite, il vole à un gredin parti aux toilettes une grosse valise qui se révèle être bourrée de billets suédois, y en a pour 50 millions de couronnes suédoises, rendez-vous compte ! Moi, j’ai un peu de mal vu que je connais pas la valeur des couronnes suédoises, j’ai pas mis les pieds là-bas depuis 2002 (mais je ferais bien un tour à Stockholm). Le vieux monte dans un bus et prend une destination au hasard. Il se retrouve dans un endroit paumé de chez paumé face à une gare désaffectée où habite un mec qui va prendre le petit vieux sous son aile. On en est pas à la page 100 et l’intrigue repose déjà sur des piliers branlants. Passe le premier illogisme, après tout, un vieux qui vole une valise comme ça, sur une impulsion, mmmm, éventuellement, ça passe. Mais qu’il tombe sur la seule âme qui vive dans un patelin paumé et que cette personne le trouve sympa et lui offre gîte et couvert déjà… Et je ne parle même pas des 50 millions dans la valise, hein.

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Et on est partis de 500 pages d’incroyables hasards, de raccourcis tellement faciles que je ne comprends même pas qu’on puisse crier au génie. Ce roman raconte en fait 2 histoires : celle d’Allan (le vieux) en 2005 et celle de sa vie. L’histoire de sa vie était assez marrante au départ mais ça se gâte des qu’Allan, se laissant guider par les aléas de la vie, se retrouve aux quatre coins du monde à jouer des rôles majeurs dans l’histoire mondiale sans se préoccuper de politique.

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Mmmm, un homme qui ne se préoccupe pas de la politique mais joue un rôle majeur dans celle-ci malgré lui sans réellement comprendre ce qu’il fait, ça me rappelle vaguement quelqu’un… Oui voilà, je ne lis rien d’autre que Forrest Gump version suédoise. Super…

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Je passerai les grosses ficelles. Du genre le gros mafieux qui veut tous les tuer suite au vol des 50 millions qui est en fait un pote d’un des membres de la bande. Du genre la capacité d’Allan et de sa bande à se trouver des alliés en trente secondes chrono. Du genre la capacité d’Allan de sauver la vie des grands de ce monde un peu par hasard. L’auteur s’amuse, à grands renforts de clins d’œil du style : « Allan se dit que la vie en France était douce et il accepta de partir. Nous étions en 1968 ». Il aurait écrit « clin d’œil et coup de coude » que ça n’aurait pas été plus flagrant.

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Je ne vous détaillerai pas la fin mais c’est même plus une happy end à ce niveau là… Bref, rien ne sauve ce roman mal ficelé, aux rebondissements plus gros que mon ventre après le repas de Noël. Les premières pages me faisaient espérer une histoire à la Émir Kusturica, je me retrouve avec un sous Forrest Gump avec une très légère touche de Very bad things pour les morts accidentelles, un soupçon de Priscilla folle du désert pour le Road trip en bus. Road trip qui ne durera qu’une trentaine de pages, le temps d’à moitié tuer le mafieux qui leur voulait du mal. Mais après plus vu qu’il connaissait un mec de la bande vaguement croisé en prison « ahah, comment vas-tu vieille branche ? ». Ben ouais, moi, on me tire 50 millions, je les oublie aussi sec en recroisant un pote de chambrée, normal quoi…

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Bref, je veux bien fermer les yeux sur une ou deux facilités d’écriture mais quand le roman n’avance que grâce aux incroyables hasards de la vie et que ceux-ci sont nombreux et relativement mastoc… Je finis par lire le roman des fois que la fin sauve le tout. Mais non.

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Du coup, si parmi mes lecteurs, au moins une personne n’a pas aimé, qu’il parle ! Parce que je me sens un peu seule là…

Du coup, je lance officiellement la rubrique « dans ma bibliothèque » pour donner mon avis sur mes lectures. Après près de 8 ans de blog (!!), il était temps.

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Ma belle robe de princesse

Quand vous demandez à une femme ce qui la fait rêver dans la notion de mariage, vous entendrez assez rapidement parler de la robe. Non mais vous croyez qu’on a tous les jours l’occasion de porter une robe de princesse ? Non, on n’est pas des people, on n’use pas les red carpets donc pour nous, femmes anonymes, le mariage est l’occasion ultime de porter une robe de rêve. Mais comme toute princesse, avant le happy end, on va en chier.

D’abord, on bave sur les magazines de mariage en cherchant une idée un peu précise de ce que l’on veut. Non, trop meringue. Trop strassée. Trop pouah ! Le problème avec les robes de mariées, c’est que quand on commence à réellement se pencher dessus, on se rend compte qu’on n’en aime à peu près aucune. Surtout que la robe, c’est comme le repas de mariage, tu sais que c’est là que les mauvaises langues vont se défouler.

Mais cessons de rêvasser sur papier glacé et franchissons courageusement les portes d’une boutique dédiée. La vendeuse dévouée (au prix de la robe, c’est la moindre des choses) va devenir tout à tour votre meilleure amie ou votre pire ennemie, selon les robes dans lesquelles vous allez vous glisser. Car n’oublions pas que l’immense majorité des femmes sont… complexées ! Elles ont la pression, elles devront être canonissimes le jour J et cette robe, là, elle souligne trop mon bide mou ou mes bras gras. Quoique, parenthèse fielleuse, ayant bossé pour des sites féminins, j’ai vu quelques albums de mariage où les bras gras s’étalaient fièrement par dessus une robe bustier TRES (trop) serrée… Bref, va falloir trouver une robe qui nous magnifie et qu’on portera avec fierté le jour J.

Sauf que la robe de mariée, on vous a un peu survendu le truc. Souvenez-vous dans Sex and the City quand Charlotte cherche sa robe, elle en refuse une demi douzaine quand on lui en présente une nouvelle et là, elle saisit la main de son styliste de mariage (?) et s’écrit : c’est elle ! En vrai, aucune robe ne vous frappe d’évidence, vous allez en enfiler des tenues en vous disant que sur celle-ci, vous aimez bien le perlé mais préférez la forme de celle là mais sans les trois tonnes de tulle parce que faut pas déconner non plus… Bref, rien ne sera évident, sachez le.

Pendant ce temps, la vendeuse trouve que tout vous va, même cette robe qui vous boudine atrocement et transforme vos bras en gros boudins informes (oui, pardon, je bloque sur les bras), souligne tellement votre bide qu’on va croire que vous allez vous marier et accoucher dans la foulée, sans parler de vos seins tellement compressés qu’ils risquent de surgir de la robe à tout moment. Ca ferait certes une histoire très drôle “et tu te souviens, le mariage de Nina, quand ses seins ont sauté à la figure du maire, rohohohoh !”. Oui, non, hein… Bref, la vendeuse est là pour vendre, elle s’en fout que vous ayez la distinction d’un petit rôti prêt à être enfourné, et vous commencez à sentir monter l’envie de pleurer. Remboursez le conte de fée !

Mais l’horloge tourne, le mariage approche et on n’a jamais vu personne se marier en paréo (sauf Pamela Anderson mais veut-on vraiment faire quelque chose comme Pamela Anderson ? A part se taper Kelly Slater, je veux dire). Ou alors vous allez vous marier sur l’Ile du Levant, tout le monde à poil et on n’en parle plus. Pour le coup, vous allez faire pas mal d’économie, les amateurs de tout nu se comptent sur les doigts de la main et vous économiserez les beaucoup d’euros que coûte la robe. Mais votre conscience, aka votre mère qui vous a gentiment accompagnée, vous rappelle à l’ordre et finalement, vous prenez la robe qui vous sied le mieux. En vous promettant mentalement de vous mettre au régime dès le lendemain. Mais vous n’êtes pas au bout de vos peines, non, non…

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Ce garçon que j’ai croisé trois fois

J’ai un travers, une perversion. Un truc sympa et nocif pour personne, peut-être légèrement préoccupant pour ma santé mentale mais on n’est pas à ça près. Bref, j’aime imaginer que ma vie est un roman rocambolesque. Vertu première : ça stimule mon imagination. Vertu deuxième : je crois en une happy end. Souvenez-vous, lors de mon marasme, je m’étais dit « ça ferait un bon début de comédie romantique, ta vie qui s’effondre et hop à la fin, tu trouves l’amour et un boulot ultra wouah et tu embrasse l’homme de ta vie en riant sous la pluie« . En vrai, je me suis cassée la jambe et ma grand-mère est morte le 24 décembre mais passons.


À présent que le marasme 2011 est officiellement terminé, je me prends moins pour Jennifer Aniston. Mais quand même, y a un truc qui m’interroge : ce garçon que j’ai croisé trois fois en moins de trois mois. Je croise mes voisins moins souvent que ça !

(source image P45)

Ce garçon, j’en ai déjà parlé, il était au mariage de Lena, le prof de physique qui m’a entendu dire « en cours de physique quand j’écoutais pas, comme d’hab quoi… » (je connaissais pas sa profession à ce moment là de l’histoire ! Je suis pas cruelle) puis le lendemain « non mais en vrai, j’écoutais hein, je suis calée en ohms… Et merde ! ». Les ampères ou les volts ma fille, ça, c’est dénué d’ambiguïté. Donc ce garçon là, avec qui y a rien eu de notable, pas de flirt (c’était vraiment pas fait exprès le coup des ohms), rien. On est tous rentrés sur Paris et fin de l’histoire.


Puis y a eu le 13 juillet. Souvenez-vous, ce jour là, nous allons en famille chercher ma sœur qui a glissé dans ses cheveux des barrettes de couleur pour nous annoncer le sexe de son bébé. Alors que nous repartons gaiement vers nos voitures, je l’apercois. J’en parle quelques temps plus tard à Lena qui semble étonnée qu’il ait pu se retrouver dans cette gare-là. « Mais t’es sûre que c’était lui ? » « Ben, il me semble bien. Il avait un violon… » « Ah bah c’est lui, oui ».


– 31 juillet. Après une expédition ratée au marché St Pierre (j’ai pas trouvé la mercerie que je cherchais), me voici à Anvers pour prendre le métro mais je me fais doubler par un gros troupeau de touriste. Bon fait chier, je vais redescendre jusqu’à St Lazare à pied. Je chemine donc, perdue dans mes pensées (je travaillais le scénario de l’espèce de comédie romantique que j’ambitionne d’écrire) quand je vois une silhouette masculine au loin. Ah ben tiens, on dirait le garçon… Mais merde, c’est lui ! C’est ainsi que je le croise pour la 3ème fois sur un chemin que je n’emprunte jamais…

Les plus romantiques me diront « c’est lui, envoie-lui un mail ! ». Oui sauf que non, ce n’est pas cohérent. Bon d’abord, je ne lui ai parlé qu’au mariage, rien n’indique que lui m’ait vue ou reconnue (à la gare, j’en étais à plus d’une semaine sans maquillage, je perds automatiquement 10 ans). Mais surtout, je suis en pleine romance pathignonne (néologisme, mélange de pathétique et mignon, vous savez, quand l’amour nous rend neuneus concons) avec un autre homme, je suis plus du tout à la recherche d’une histoire. Je comprends pas les scénaristes de ma vie.


Ou alors mon idée de comédie romantique est pourrie et la vie me souffle une autre idée. Ou encore, ça me prouve que j’ai raison de penser que ce garçon est l’amour de la vie d’Anais.

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Rentabilisons la lose

Ces derniers temps, on ne peut pas dire que ma vie a été un long fleuve tranquille. C’est pas compliqué, en quelques mois, tout mon univers s’est écroulé, tout s’est accumulé à une vitesse hallucinante. A un moment, tu regardes le désastre autour de toi en te demandant ce qui a bien pu se passer et tu te dis que la seule chose à faire, c’est de hurler en s’arrachant les cheveux. Ou essayer de fabriquer quelque chose de toutes ces ruines fumantes. Après tout, comme on dit, tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

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J’aime bien dire parfois que la vie est une pute. Ah ça, elle a su bien me faire perdre tous mes repères, me tendant d’un air compatissant mon tube de lexomil. Tiens, ma fille, drogue-toi, tu oublieras. Je dis non. Car la vie est en fait une perverse narcissique qui te gifle et te caresse en même temps, pour que tu la détestes autant que tu l’aimes. Tiens, je te retire ton boulot. Mais allez, pleure pas, je t’en donne un autre. Je suis quand même dans une situation assez folle où après un an et demi de déprime professionnelle, c’est aujourd’hui ma bouée, ce qui fait que justement, je ne touche pas (trop) à mon Lexomil. Faudra que je vous raconte ma soirée corpo d’ailleurs, seul truc sympa de la semaine dernière. Côté vie perso, par contre, ça vire au n’importe quoi. J’ai dû écouler mon stock de larmes de l’année, déjà. Hurler ? Non, rentabiliser.

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Quand je raconte mes péripéties, j’observe souvent les mêmes réactions : la mâchoire qui se décroche avec des commentaires du type « non ma pauvre ! ». Je comprends, hein… Je n’aurais pas moi même vécu tout ça, je n’y croirais même pas. Un vrai roman… Et là, tu me sens venir petit lecteur. Vendredi, dans un accès de grand ras le bol, je décide de
retourner la situation. Fini de pleurer, de me demander pourquoi. Le pourquoi, ça console pas de toute façon. Alors mon pourquoi, je me l’invente. Non, je ne subis pas tout ce bordel par hasard. La vie m’offre une occasion unique de rire de tout ce souk, de rentabiliser la lose. Je suis une héroïne de roman girly. J’ai beau ne pas les aimer, c’est un fait. Alors je prends ma meilleure arme : mon clavier. Et je commence à écrire. Sur mon iPhone pendant que je navigais un peu partout dans Paris car mon week-end fut chargé. Je suis à l’aube d’une nouvelle vie, d’une nouvelle construction. Ca fout la trouille mais c’est pas comme si j’avais le choix. Surtout que me lamenter planquée sous la couette en avalant des litres de glace au chocolat m’a toujours ennuyée. Et j’aime pas trop la glace au chocolat. Il faut bien vivre, se lever tous les matins pour aller travailler dans la joie et la bonne humeur donc faisons en sorte de transformer les choses en un truc
positif. Et si je m’en réfère à ma connaissance relative des comédies romantiques et autres séries gnan gnan, plus c’est la lose dans ta vie, plus il va t’arriver un truc cool, un truc de ouf qui va te faire sourire à la vie. Ca a beau être une garce sado-masochiste, des fois, elle peut te faire un cadeau sympa. Genre un boulot qui te réconcilie avec le monde du travail. Donc logiquement, si dans le milieu professionnel, on peut passer de galères en galères à un boulot qui nous va enfin bien, on peut légitimement penser que ça sera pareil dans d’autres domaines.

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Sauf que l’happy end, c’est pas pour demain non plus. Alors en attendant, je vais écrire. Un roman (semi?) autobiographique à la sauce cynico-rigolote parce qu’un pur roman girly, j’aurais pas envie de le lire alors l’écrire… Je vais tenter. Peut-être que ça me saoulera vite. Mais l’autre roman que j’avais entamé (4 pages…) était trop noir pour que je m’y repenche. C’est mathématique : quand t’as pas la moral, tu vas pas t’enfermer dans le noir pour aller mieux, tu vas au soleil. Ben là, pareil. Après tout, personne n’est mort, sourions à la vie tant qu’on peut. Ce sera plus agréable pour tout le monde, je suis chiante quand je passe en mode « la vie est une pute ». Mes pauvres confidentes en savent quelque chose.

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La nature, c’est plus fort que toi

Depuis jeudi, je prends mon pied mais un truc de dingue. Non, je ne parle pas de sexe (vous pensez vraiment que j’ai le temps de prendre intégralement mon pied sexuellement depuis jeudi ? Je travaille, moi) mais de cette formidable aventure écologique que nous sommes en train de vivre : le réveil de l’Eyjafjallajokull. Le volcan aurait un nom plus facile à dire et à retenir, on se croirait en plein film. 2012 mais avec 2 ans d’avance.

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Résumé de la situation : les gens sont bloqués, impossible de prendre l’avion et en plus en France, y a plus trop de train non plus et les routes se retrouvent bloquées. Mmmm, tu sens cette douce sensation d’exode ? Bon, ok, je grossis énormément le trait mais laissez moi imaginer que je vis dans un film catastrophe… Enfin, si cette histoire était un film catastrophe, je serais une vague figurante vu que je ne comptais pas prendre l’avion ces prochains jours, que je ne vis pas en Islande et que je ne suis pas en vacances là-bas (ce qui me brise le cœur quand on sait que mes 3 destinations de rêve sont le Canada, la Russie et donc l’Islande… A noter que 2 de mes destinations fétiches sont actuellement marquées de l’interdiction maternelle de m’y rendre, je serais les Canadiens, je serais pas très bien, là…). Mais quand même, on est en 2010 et l’Europe est paralysée, on a tous des proches coincés dans de lointaines contrées (moi pas mais je compatis), 20 minutes fait même un article nous expliquant qu’il faut prévenir notre patron qu’on va pas pouvoir venir car y a plus d’avions (genre il allait le deviner tout seul). Ceci étant, j’ai essayé, j’ai appelé mon boss ce matin pour lui dire que je pouvais pas venir car y a plus d’avions, il m’a répondu « Nina, tu habites à 20 mn d’ici et tu prends
le train ». Ah ouais, merde.

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Mais ce que j’adore par-dessus tout dans cette histoire, c’est la petitesse de l’Homme face à la nature finalement. On pensait maîtriser les espaces, relier un point A à un point B d’un coup d’avion, comme ça, tranquille et tout à coup, la nature se rappelle à nous de la plus superbe des façons. Car les photos sont belles faut l’avouer. Et voici nos petits coucous cloués au sol. Ah ouais, bravo la supériorité de l’homme sur la nature, un nuage et y a plus personne. Et je dirais que c’est tant mieux. Je vais pas faire d’angélisme écologiste parce que c’est pas super ma came mais constater que la nature nous rappelle qu’elle est encore la chef, je trouve ça classe, vraiment. Oh je ne me leurre pas, je sais bien qu’on n’est pas dans
un film, que tous les grands de ce monde ne vont pas se dire « mince, la Planète, c’est précieux, préservons là » ou autres idioties d’happy end. Là, on est tous fascinés par ce qu’un nuage de cendres peut faire mais dans quelques temps, quand les vols auront repris, on aura tous oubliés et tout redémarrera comme avant. De toute façon, une éruption volcanique n’a rien à voir avec la pollution ou le réchauffement de la planète qui lui-même n’est pas forcément un acquis alors c’est pas un nuage de cendres qui va nous faire signer les accords de Kyoto ou nous réunir à nouveau à Copenhague ou Dieu seul sait où pour se faire des bisous en se disant que la pollution, c’est trop moche.

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Mais il n’en reste pas moins que je suis fascinée, que je regarde toutes les galeries d’images en me disant que la nature est quand même magnifique. Dangereuse mais magnifique. Ca me rendrait presque poète cette histoire d’avion qui ne vole plus. Mais c’est juste parce que je n’en prends pas.

Une photo du volcan quand même :

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Et si…

Mes trente ans approchant, je vis dans un état de réflexion assez prolongé ces derniers temps. Qui suis-je ? Dans quel état j’erre ? Pour être tout à fait honnête, je suis plutôt sereine à l’approche de ce cap, plus symbolique qu’autre chose mais j’en parlerai le jour J. Il n’empêche qu’à force de réfléchir, je perçois des choses et en premier lieu celle-ci : est-ce que je réfléchirais pas un peu trop ?

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En tant que bélier, je suis censée être impulsive ce qui n’est pas faux en soi. Je suis parfois trop dans la fuite en avant, dans une recherche perpétuelle et inextinguible d’un mieux. Mais comme je suis aussi une fille très paradoxale (des fois, je me fatigue moi-même), j’hésite. D’un côté, j’ai très envie de courir et me jeter dans la piscine et de l’autre, je suis très tentée d’aller tremper quelques orteils dans l’eau pour être bien sûre qu’elle n’est pas trop froide. Parce que des fois, j’ai les chocottes. Normal mais lourd, à force.

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Parfois, j’aimerais savoir. J’aimerais avoir une zappette pour faire une petite avance rapide histoire de savoir si j’ai fait le bon choix. J’ai envie de retourner faire de la voyance au libanais alors même que ça fait 3 ans que j’y ai pas refoutu les pieds. Que je me demande si on me dira encore que j’aurai 3 enfants parce que là, à 30 ans, je suis pas enceinte et que normalement, ça ne devrait pas encore arriver de suite. Puis en plus, maintenant que j’ai du boulot (c’était ma grande angoisse de l’époque),  je me demande bien ce qui
pourrait ressortir. Mais la question est la suivante : savoir la suite, pourquoi faire ?

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Evidemment qu’on réfléchit, qu’on hésite, qu’on se dit qu’on fait peut-être une erreur, que la voie est forcément sans issue et que c’est vraiment inutile d’insister et qu’il vaut mieux prendre le boulevard, là. Si tant est qu’on identifie bien le boulevard, je suis nulle en orientation. Sauf qu’on ne sait pas. Les boulevards n’en sont parfois pas et les impasses ont parfois une issue, les happy ends ne sont pas toujours téléphonées (on n’est pas dans un film et on doit pas attendre Noël ou la St Valentin pour embrasser follement celui ou celle qui sera notre only one jusqu’à la fin des jours. Et sous la pluie le bisou sinon, ça ne marche pas) et les belles histoires sur papier peuvent aussi finir en eau de boudin. J’ai lu un truc récemment dans Biba qui dit pas que des conneries sur la sacralisation du grand amour : en gros, on nous a tellement survendu le concept qu’on est à la recherche perpétuelle de cet only one, quitte à  renoncer à des histoires car elles ne correspondent pas à un idéal. Ok, je veux bien mais si on considère que nos idéaux changent aussi avec l’âge, on a intérêt à tomber sur un only one qui s’adapte et c’est pas toujours facile. A part pour mes parents.

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Et ça marche avec tout, finalement. On veut toujours LE job, LE mec, L’appart, L’ami(e), LE ce que tu veux, on veut faire des choix pérennes, on se refuse le droit à l’erreur et on préfère dire non plutôt que de tenter… et parfois de se planter. Sauf qu’en grandissant (j’ai encore le droit de dire à 30 ans que je grandis), je prends conscience que même mes mauvais choix furent bons pour moi puisqu’ils m’apprennent des choses, me font évoluer, me permettent d’en savoir toujours plus sur moi. De grandir, en un mot. Alors finalement, peut-être que pour mes trente ans, ma première et grande décision pourrait être de ne plus me poser des questions de façon infinie et stérile. Parce qu’on en revient à cette insatisfaction dont j’ai déjà parlé alors que mine de rien, je me rends compte qu’en ce moment, ma vie est plutôt pas dégueu et que je suis conne de pas plus en profiter. Demain est un autre jour, inutile de déjà y penser, j’ai assez à faire aujourd’hui.

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Manifestement, la trentaine me rend aussi un peu chiante, veuillez m’en excuser.

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