Une question de style : le cas Alain Damasio

La semaine dernière, je vous parlais de la Zone du dehors d’Alain Damasio et ce livre m’a beaucoup interrogé donc j’aimerais revenir dessus, notamment sur la question du style. Parce que la même semaine, je vous ai parlé d’un livre à l’histoire osef mais avec une belle plume puis je vous ai annoncé que je vous parlerai d’un livre qui était l’exact contraire. Et bah, c’est précisément la Zone du dehors. J’avais tout prévu depuis le début, mouahahah !

Saturne

Alors que je lisais ce roman, j’ai eu beaucoup de froncements de sourcils. L’histoire  est vraiment prenante, les personnages pas vraiment agaçants même si on sent bien la plume masculine (seul personnage féminin de l’histoire = love interest du héros)… mais le style, ça ne me va pas du tout. C’est… verbeux. J’ai pas de mot plus adapté. Il y avait des moments où le livre me tombait littéralement des mains, d’autres où je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il se passait et les scènes de sexe étaient… too much, vraiment.

Eva Green, Penny Dreadful

Alors vous allez me dire que la perception d’un style est somme toute subjectif et je ne doute pas que quelqu’un me dira que lui, il a vraiment aimé et n’est pas d’accord avec moi. Et vous aurez raison dans l’absolu, c’est juste moi, j’ai pas accroché. Et du coup, ça a rendu la lecture de ce roman vraiment étrange, je flottais entre passion pour l’histoire qui réunit tous les thèmes que j’aime et… une certaine lassitude face à certaines grandes envolées lyriques dont je ne percevais pas toujours le sens. En fait, je crois que c’est aussi pour ça que ce roman m’a bien frustrée : c’est pile ce que j’aime, ça m’a donné matière à réflexion, ça m’a donné envie de poser mon livre pour aller écrire un peu, ce qui est toujours un bon élément, dans l’absolu. Je lisais avec avidité d’un côté mais un soupçon de déplaisir de l’autre qui fait que.. oui, j’ai un goût amer.

Mordre dans un citron

Parce que ça faisait un peu l’inverse de Toutes les vagues de l’océan de Victor Del Arbol : d’un côté, j’étais prise dans l’histoire mais par moment, la plume me saoulait et je quittais la lecture. En fait, c’est un peu comme un ami qui est hyper intéressant mais a une façon extrêmement pompeuse de parler : même si le fond est fascinant, il finit par nous ennuyer ou vous agacer et vous allez le voir à reculons.

Alain Damasio

Je me rends compte que contrairement à ce que je pensais, le style est un élément de réussite d’un livre et il peut me faire sortir de l’histoire alors même que celle-ci est pile dans les thèmes que j’adore. Mais je n’en ai pas fini avec ce livre, j’ai encore deux ou trois trucs à dire dessus.

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Apprendre, c’est tellement cool !

Mon cher moi d’avant

Tu dois te demander pourquoi j’écris alors que j’ai même pas fini mes articles sur le Canada, que j’ai même pas encore lancé officiellement ma série sur les plans cul et que l’actualité est tellement brûlante que j’aurais dû écrire 38 articles dessus ? Alors de 1, je manque de temps (et ça me frustre) et de 2, tu sais rien de la vie, viens pas me donner de leçon. D’ailleurs, c’est aujourd’hui en tant que version de toi pleine de sagesse que je viens te parler de la magie de l’étude et du savoir. Et ne lève pas les yeux au ciel, je te vois! *

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Tu es une chanceuse : ta mémoire d’éléphant et on esprit logique te permettent de récolter de bonnes notes sans bosser. Les devoirs ? On fera ça en 2/2 avant le cours parce que le soir, y a Beverly Hills et Melrose Place, c’est bien plus cool que des exos de maths ou revoir sa leçon d’allemand… Ouais, sans doute mais… Tu es en train de passer à côté du truc le plus cool du monde : apprendre.

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Je n’ai jamais trop aimé la contrainte. Faire mes devoirs me plongeait dans un ennui abyssal, je ne lisais que peu les livres qu’on nous demandait de lire en français (alors qu’évidemment, 20 ans plus tard, je lis du Stendhal en me disant qu’à 16 ans, j’étais vraiment une dinde) et puis après 8h de cours, mon cerveau criait grâce. Alors sur ce point, je vais avoir du mal à contre-argumenter : récemment, j’ai suivi une formation excel -et je me suis éclatée- mais au bout de 7h de cours, j’étais totalement épuisée. Ce qui donne un bon indice de mon implication intellectuelle dans le travail, tiens… Bref, je m’égare mais apprendre, c’est ultra cool.

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Tu en as déjà un peu l’intuition. Dès qu’un sujet te plaît, tu es capable de lire tout ce qui te tombe sous la main sur le sujet. Genre le théâtre romantique où tu as lu les plus connus au lieu de te contenter de Lorenzaccio que ta prof de français avait choisi, tu avais lu pas mal de profils aussi et de livres qui t’avaient permis de pas mal maîtriser le sujet. Sujet qui tomba d’ailleurs au bac… Mais pour les sections ES et S car les L, nous, nous avions droit à une dissert sur Malraux. Tiens, faudra que je re teste Malraux à l’occase, peut-être que ça passera mieux, qui sait ? Bref, quand un sujet te plaît, tu ne comptes plus les heures passées dessus à te documenter, à écrire. Mais pour le reste….

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Et c’est un tort. Reprenons l’allemand parce que figure-toi que tu vas développer un traumatisme par rapport à ça. Oui un traumatisme, je pèse mes mots. Au bac, ta note relativement basse (11, ce qui me paraît pas mal pour une langue que je n’ai au final jamais comprise et surtout pas maîtrisée) te convaincra de ne plus jamais y toucher. A la fac, ce sera anglais, anglais, anglais… Enfin, QCM en première année, questions sur texte et version avec dictionnaire autorisée en deuxième année puis plus rien. C’est quelque part un peu étonnant que j’ai réussi à garder un certain niveau en anglais juste en lisant quelques livres d’histoire (l’avantage de choisir des sujets de maîtrise sur des pays anglophones) et en matant distraitement des films et séries en VO, sans faire l’effort de comprendre ce qu’il se dit. Ceci étant, sans vouloir me défendre, j’aurais aussi parfois de sous-titres sur des séries/films français car dès que ça n’articule pas, je ne comprends plus rien du tout. Bref allemand remisé au placard et inconscient qui vient me titiller régulièrement avec ce cauchemar “tu passes le bac allemand et tu as tout oublié”.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Portrait of a young German football / soccer fan, with the German Flag on his face.

Et puis en 2015, une pote, Zénobie, te parle d’un site pour réviser son anglais : Duolingo. Tu te lances d’abord sur l’anglais et l’espagnol (langue que tu n’as jamais apprise à part trois mots enseignés par un papa catalan français mais bilingue, pour le coup) puis voilà l’allemand qui apparaît. Alors tu te lances et tu te rends compte qu’en fait, l’allemand est une langue géniale car on dit TOUTES les lettres. Une fois que t’as compris que “ch” s’écrit “sch” et que tu reconnais les sons avec ou sans umlaut, cette langue est facile : il y a des règles, il suffit de les connaître pour les suivre. Excitée, tu te lanceras par la suite à la découverte du russe et du suédois (sur la version anglaise du site, noeud au cerveau)… mais on va en rester au suédois pour l’instant.

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Apprendre est si excitant. Ca ouvre tellement de possibilités. Il n’est pas dit qu’apprendre le suédois me fera partir vivre en Suède ou que ça m’ouvrira un poste quelconque mais c’est juste un savoir, une ouverture sur une culture. Et je parle des langues mais en ce moment, je me prends de réelle passion pour les statistiques et ce que ça peut ouvrir comme perspective. En ligne de mire : l’économétrie. Je coche les MOOCs qui me tentent, j’essaie de voir comment devenir cette économètre en me demandant comment j’ai pas compris plus tôt que j’étais faite pour ça. Déjà, dès que je peux jouer un peu avec les datas au boulot, je suis ravie, j’essaie de croiser les données dans tous les sens pour en tirer une histoire valable. Je sais maintenant comment trier intelligemment mes données grâce à des formules excel apprises à ma formation et la gestion de tableaux croisés dynamiques. Prochaine étape : maîtriser R, le logiciel de statistiques.

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Alors tu vois, mon moi d’avant, tu chies un peu dans la colle. Ta paresse n’a jamais été un réel handicap mais quand j’y repense, notamment à cette mémoire incroyable, en bossant un minimum, ta moyenne de langue aurait dû être 14-15 facile au lieu du paresseux 11… Ce qui n’aurait peut-être pas changé grand chose à part un élément : cette mythologie que tu t’es construite en te disant que tu n’étais pas douée pour les langues. Si, tu l’es… c’est juste que le poil dans la main que tu as longtemps eu t’as empêché de le remarquer. Et je peux te le dire : à 36 ans (enfin quasi), je m’éclate enfin à apprendre l’espagnol, l’allemand et le suédois. Jag är Nina et… oh ben faut un début à tout !

* Je vire complètement schizo

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Tour du monde

Depuis quelques années, j’entends ces histoires de gens partis un an faire un tour du monde. Et si je me lançais ? Je fais péter le PEL vu que je refuse de m’endetter sur 30 ans pour un clapier à lapins et en avant l’aventure ! Sauf que je suis pas si convaincue que ce soit une bonne idée.

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J’ai l’âme vagabonde, j’aime l’ailleurs, je l’aime à la folie. La liste de mes envies voyage s’allonge au fur et à mesure des reportages que je vois, des livres que je lis, des gens que je rencontre. Propose-moi de partir, je te suivrai. Là, je frétille à l’idée de mes prochains voyages : Corse, Irlande et peut-être , Londres, Bruges et Amsterdam. Et quand je reçois un SMS évoquant Hawaï, je hurle de douleur de devoir dire non car ça tomberait le mois où on ne m’accordera pas de congés. Alors forcément, cette idée de tour du monde, de partir à l’aventure, ça titille. Sauf que. Oui, y a un sauf que et je le trouve de taille. Est-ce que trop de voyage ne tue pas le voyage ?

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Passons sur la difficulté de trouver un bon compagnon de route, ça mériterait un article à part entière (ah, tiens, je me mets le sujet de côté). Le voyage, c’est génial, rien ne vaut l’excitation de la découverte, le dépaysement, le choc des cultures, des paysages à couper le souffle. Je suis la fille qui veut tout le temps partir, qui a la valise qui démange en permanence et pourtant, le trip de tour du monde ne me tente juste pas. Enfin, pas en mode « on part pendant un an ou deux ». Parce que j’y vois un danger terrible, un poison lancinant : l’ennui et la lassitude.

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On ne peut nier qu’un voyage reste fatigant. Une fatigue excitante que l’on est ravi de vivre sur le coup mais une fois l’avion posé chez nous, on est bien contents de jeter sa valise dans un coin, s’effondrer sur le matelas et savourer ce retour chez soi. Surtout que moi, j’ai un matelas au confort exceptionnel, je trouve. Là, partir pendant un an, c’est ne pas retrouver son petit lit, son confort durant tout ce temps. Un faible prix, allez-vous me dire. On peut pas mettre dans la même balance le Taj-Mahal et un simple matelas, merde quoi ! C’est vrai, c’est vrai. Sauf que le matelas n’est qu’un des éléments dans la balance. Il y a aussi les amis, la famille, le chat, ses petites habitudes, les soirées à glander parce qu’on est fatigués, les grasses matinées. Quand on part à la découverte du monde, il y a trop à voir pour glander. Vous me direz qu’en partant un an, y a bien un moment où on lève le pied, on se lève pas tous les matins à une heure à un chiffre pour courir le monde, on s’accorde aussi des pauses. Certes, certes.

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Mais reste cette peur de la lassitude. Quand l’exceptionnel devient le quotidien, on se lasse. Le sel du voyage, c’est la parenthèse que ça représente. Pendant une semaine, 15 jours, trois semaines peut-être, vous serez ailleurs, dans un univers différent du vôtre, dans une autre temporalité, loin des mails, téléphones, des reco et des fans qui viennent pleurer sur votre page. C’est si dépaysant. Justement, peut-on être dépaysés quand on voyage en permanence ? A quel moment la découverte merveilleuse s’estompe ? Admire-t-on autant les paysages islandais si on vient direct de Paris où on admirait la veille notre écran de PC que si l’on vient de quitter le Machu Picchu ? Moi, Nina, serai-je aussi fascinée par Petra quel que soit mon point de départ ? Ou en fonction de ce que j’ai déjà vu dans la vie ? Est-ce que si je vais demain à Bali, par exemple, mon souvenir de Thaïlande jouera-t-il sur mes impressions de la même façon en l’ayant quittée un an et demi plus tôt ou si j’y étais la veille ?

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Et puis, si je vois tout demain, que ferai-je du reste de ma vie ? Bien sûr que j’ai parfois envie de passer ma vie à voyager, de gagner au loto et m’enquiller toutes les destinations, la liste des endroits que je veux découvrir ne cesse de s’allonger, les expériences à vivre aussi. Non parce que depuis que j’ai vu une pub pour je sais plus qui, faire du kayak dans les glaces, ça m’excite ! (faudrait que je fasse du kayak à l’occasion avant de rêver de grandes expéditions). Plonger aux 4 coins du monde, faire des séjours linguistiques dans les pays anglophones et italophones (enfin, l’Italie quoi) pour commencer. Bref, la liste de ce que je veux voir/vivre est infinie. Mais je ronge mon frein : j’ai le temps. Certains me feront gentiment remarquer qu’on peut pas savoir si j’ai le temps, que je mourrai peut-être demain écrasée par un bus ou qu’on me trouvera une tumeur au cerveau invalidante. Qui sait ? Mais vu que l’excitation du voyage se trouve également dans sa préparation, mieux vaut ne pas tout faire d’un coup. Et puis, comment pourrai-je reprendre ma petite vie quotidienne sans énorme déprime après ?

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En attendant, faut que je regarde pour Londres, tiens !

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Le monde fantastique d’Oz de Sam Raimi

Nina, la non cinéphile qui est déjà allée deux fois au cinéma cette année, champagne ? Non, je profite honteusement des avant-premières régie où me convient mes petits camarades stratèges et du display parce que nous, au SMO, on n’a pas de cadeaux (enfin, si, j’ai eu une bouteille de champagne et une maquette d’avion récemment, je suis la plus gâtée du pôle). Donc, mardi, me voici partie avec Jade et Nicolas pour une avant-première dé « Le monde fantastique d’Oz » en 3D, film dont je ne connaissais rien, j’avais même pas lu le synopsis.

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Bon, le magicien d’Oz, je connais mais je connais la partie Dorothée, l’ouragan, somewhere over the rainbow. Là, il s’agit d’un préquelle, l’arrivée du fameux magicien au pays d’Oz. Petit magicien raté joué par James Franco (le mec qui me ferait presque aller voir Spring Breaker vu qu’il est en bonne place sur mon top 10 crush people… Enfin, je crois vu que ce classement varie en fonction de mes articles, j’avoue), Oz se retrouve happé par une tornade et amené dans un pays magnifique. Là, pour le coup, un peu à la façon d’Avatar, la 3D vaut carrément le coup. Il rencontre dès son atterrissage la belle Theodora (Mila Kunis) et se retrouve embarqué à la cité d’Emeraude où la gentille sorcière Evanora (Rachel Weisz) lui explique que, selon la prophétie, il doit tuer la méchante sorcière pour prendre le pouvoir. Cupide, le magicien accepte pour pouvoir avoir le trésor de la cité d’émeraude.

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Bon, je ne vous en raconte pas plus sur l’intrigue (même si je trouve que l’affiche spoile vachement, comme d’hab), ça reste du Disney donc vous vous doutez bien qu’amour et amitié s’unissent pour détruire les méchants. Parallèle intéressant : les personnages aperçus lors de la vie du magicien avant d’être aspiré dans la tornade réapparaissent dans le monde d’Oz sous diverses formes. D’où une sensation onirique renforcée : on dirait le rêve du magicien qui place ses amis dans de rôles étranges dans un décor hallucinant. En tant que fille qui a une étrange attirance pour la porcelaine, j’ai d’ailleurs bien aimé le petit village de porcelaine.

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Bref, que dire ? C’est un film à voir surtout en famille, les décors sont grandioses et le film a vraiment été fait pour la 3D. Même si ces putains de lunettes qui pèsent 3 tonnes et demi me tuent l’arête du nez ! L’histoire est très mignonne, James Franco semble s’amuser à jouer le magicien cabotin et pour peu que vous aimiez bien la magie, quelques tours sont assez sympas. Après, l’histoire est certes cousue de fil blanc et le manichéisme des personnages peut agacer (alors même que le film joue sur le fait que Oz n’est pas le magicien au grand coeur qu’il prétend être) mais même la cynique de 32 ans 11/12e que je suis s’est laissée embarquer dans l’histoire. Par la magie du décor ou celle du sourire de Franco, je ne saurais le dire. Mais j’ai passé un bon moment. Petite mention spéciale au générique du début qui joue avec les effets de perspective… Ouais, la perspective, c’est mon kiff !

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Accessoirement, ce film m’a aussi donné envie de lire le livre, je n’en ai jamais eu l’occasion. Un film qui donne envie de lire n’est jamais un mauvais film. Loi universelle de Nina la non cinéphile.

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L’Iphone, c’est le mal

Il y a maintenant une semaine et quelques jours, j’ai reçu mon premier Iphone. Non, je n’étais pas ravie de l’avoir, je l’ai pris parce que j’en avais besoin pour le boulot (oui, je sais, j’aurais dû me le faire payer par la boîte) et surtout parce que j’avais pété mon ipod et que mon vieux mp3 tient en moyenne 3 chansons. Ce qui ne me permet ni d’aller jusqu’à la gare et encore moins de tenir toute une séance de sport. Et je défie quiconque de rester une heure sur un appareil sans musique, c’est de la torture.

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Donc Iphone, je configure Facebook et Twitter dessus car j’en ai besoin pour le boulot. Je vous jure que c’est vrai. Donc je l’accessoirise. Un soir, je suis devant mon pc à glander quand mon Iphone s’agite. Qu’est-ce qu’il a ? Je regarde « X sent you un new message ». Oui, il me parle anglais. Et là, je dis non. Non pas à l’anglais, ça me fait pas de mal d’en lire (d’ailleurs, je devrais m’y mettre plus sérieusement) mais à cette notification. Je vous explique. J’aime aller sur Facebook pour cette demi seconde d’attente avant de voir s’afficher le petit carré rouge entourant un chiffre m’indiquant que j’ai un nouveau mail. Surtout quand je l’attends avec impatience ce mail. Cette demi seconde de suspense fait partie du plaisir. Or là, ce foutu téléphone m’a dit que j’avais un mail avant même que j’ai le temps d’aller voir ! Non, là, ça m’est livré direct sur le téléphone. Et mon petit plaisir alors ?

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Mais le pire c’est que j’ai longtemps craché sur ce téléphone car je savais très bien que le jour où il serait en ma possession, je serais définitivement possédée par le web. Et j’avais raison. Par exemple l’autre soir, je rentre chez moi un peu éméchée et plutôt que de lire un passionnant bouquin sur les tribus (virtuelles, je fais de l’anthropo 2.0), j’ai pris mon Iphone, j’ai parlé aux gens sur Twitter (bon, j’ai un peu foiré un reply to devenu du coup un message adressé à tout un chacun), j’ai regardé mes mails, j’ai regardé ce qu’il se passait sur Facebook. Et j’ai eu peur. Jusqu’à présent, je chérissais un peu mes bulles de déconnexion. Surtout quand j’attends un mail important, par exemple. Je suis légèrement compulsive comme fille donc si j’attends un message important, je vais vérifier mes mails toutes les demi-secondes et je nuis au bon fonctionnement de ma touche F5. Or en étant loin de mon ordinateur, je trompe un peu cette angoisse de l’attente, je pousse le plus loin possible la consultation de ma boîte mail. Quand on connaît mon impatience naturelle, je suppose que je vais preuve de masochisme dans cette affaire… Mais là, je suis quasi connectée en permanence, sauf quand je suis dans la piscine pour la plongée (je ne pense pas que l’iPhone soit waterproof) ou en soirée parce que je suis polie, je tapote pas mon téléphone en société. Enfin pas trop.


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Mais voilà, je suis accro. Ca a aussi quelques avantages comme ne pas aller sur mon pc en rentrant tard chez moi pour regarder si j’ai eu des messages donc je consulte mon téléphone et je suis moins tentée d’aller sur des sites à la con au lieu de me coucher. Ok mais je me déçois quand même un peu. Avant d’en avoir un, quand les gens me disaient « mais tu vois, je consultais mes mails sur mon Iphone et là, y a un mec qui est passé et qui me l’a arraché des mains ! », je me disais que d’un autre côté, ils étaient pas obligés de checker leurs mails toutes les 3 minutes. Maintenant, je fais pareil. Ma hantise ? Finir comme les autistes iphonistes à passer mon temps social à trafiquer mon téléphone pour aller chercher une info sur wikipedia ou Dieu seul sait quoi. En fait, Kek a très bien résumé la situation…. Le jour où j’inonde mon twitter ou facebook de photos sans aucun intérêt, tuez moi .

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Demain, je fais un régime sans Iphone !

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Oh non, je suis contaminée !

Je vis une situation très pénible en ce moment, je vous raconte pas. Ah ben si, justement, je vais vous raconter. Je crois que je suis gagnée par le mal du
siècle : je deviens analphabète.


Depuis quelques temps, au boulot, je donne un coup de main à Simon pour valider les critiques des internautes sur les films pour notre site ciné. Le problème, c’est
qu’on ne les valide pas comme ça, on corrige les fautes d’orthographe. Et vous me connaissez, je suis assez tatillonne sur le sujet. Et là, on se rend compte que le niveau des spectateurs de cinéma lambda est très mauvais en la matière et je ne te parle même pas de la grammaire et de la syntaxe. Apparemment, beaucoup ont séché le cours où on apprend par exemple qu’après un point, on met une majuscule. Comme là, par exemple. Concernant les virgules, c’est même pas la peine d’y penser. D’ailleurs faire des phrases, non, non, c’est plus rigolo d’aligner des mots sur un paragraphe entier.

Alors j’avais pensé vous faire un best of mais il y en a tellement en fait que je ne saurais pas lesquelles choisir. Déjà, j’ai découvert que les Français n’avaient
globalement rien compris aux participes passés. Er, é, ée, és… Non, ça l’amuse pas de le savoir, il y  va au pif. Le c et ç n’a plus la côte non plus, on met des s partout, on ne sait jamais, sur un malentendu…Ah par contre le c fait son apparition sur les possessifs, là où il n’a rien à faire. Bref, nos internautes réinventent le français en me faisant pleurer très fort. Sans parler des fautes de frappes. Alors certains me diront « nul n’est parfait, faute d’inattention », ok sauf que quand tu écris un message de 3 lignes, ils pourraient au moins se relire. Et quand t’as aucun participe passé accordé correctement, les s absents et co, j’appelle ça des problèmes d’illettrisme. Il y a quelques années, Yohann m’avait dit « tu vois, y a des  tas de mots qu’on utilise pas, c’est qu’on ne les maîtrise pas tellement ». Ben, là, quand je vois le nombre de français qui ne maîtrisent ni leur grammaire, ni leur syntaxe, orthographe et
qui ont trois mots de vocabulaire répétés en boucle, ça fait limite peur.

Mais ce qui me fait le plus peur dans tout ça, c’est que je suis en train d’être contaminée. Parfois, je lis ces commentaires et soudain, je ne sais plus. 1 ou 2 f
à époustouflant ? La souris, animal, c’est s ou e à la fin ? Heu, je situe pas qui est le sujet de la phrase, avec qui je conjugue le verbe ? Et nous sommes tous les trois, Simon, Ioulia et moi à souffrir du symptôme. Parfois, on entend une voix qui s’élève : « j’ai un doute, ça s’écrit comment ce mot ? ». Et là, on se rue sur le net pour vérifier (ça va plus vite que le petit robert). Et j’ai honte, j’ai grand honte. Tu vois, je peux vivre avec des ongles pas manucurés, pas vernis, juste coupés mais avec un mauvais orthographe, non !

Bref, la semaine dernière, j’étais tellement énervée par ces horreurs pour mes yeux que j’ai été à deux doigts d’ouvrir un blog orthographique qui ferait des corrections orthographiques de blogs. Parce que j’en connais à qui on n’a jamais offert de Bescherelle, j’ai envie de pleurer quand je lis ça. Je ne parle de skyblogs bien sûr, le sms, je le lis plus depuis que je n’y suis plus obligée. Mais des blogs de gens qui ont quand même fait de hautes études, qui ont des postes à responsabilité… C’est vrai que le Français est une langue compliquée mais quand même, écrire en français est à la portée de tous, ce n’est qu’une question de concentration et d’attention.

En attendant, moi, je vais lire. Dans les livres, y a presque pas de fautes.

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Toi aussi, t’es un no life ?

L’été dernier, j’ai travaillé pour une asso (non, non, toujours pas reçu mes derniers salaires mais ils m’appellent régulièrement pour me filer des rendez-vous qu’ils annulent) qui cherche à promouvoir la place des 18-35 ans dans la société, en gros. Je faisais des revues de presse et au cours de l’une d’entre elles, j’ai lu un article sur la génération Zapping. En gros, les djeuns d’aujourd’hui sont surconnectés. Là, à l’heure où je vous écris, je surfe sur le net et je regarde la télé. J’écoute pas la radio, faut pas déconner non plus.

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Bref, les djeunz d’aujourd’hui dans lesquels je m’englobe sont en permanence connectés à des tas de gens. Mais cette hypersociabilité n’est-elle pas, paradoxalement, une forme d’autisme ? Je m’explique. Vendredi, au taf, en fin de journée, je vais traîner sur youtube et là, je tombe sur Clément le nolife (youtube en fin d’article). En gros un gamin tête à claque qui drague plein de nanas sur Internet mais en fait, on sent surtout le pauvre type qui n’a pas d’amis. Du coup, je regarde ce reportage (et surtout les 150 parodies) et je me pose la
question : moi mieux que lui ?

Bon, Clément, il a 17 ans et il s’invente une vie genre « je suis un métalleux qui drague des filles sur le net et regarde des pornos parce que les meufs s’inspirent de ça ». Moi, je m’invente pas de vie, je suis Nina qui a un style girl next door, qui lit des blogs et chope des mecs, des fois, mais pas forcément exprès (enfin, j’écume pas les sites de rencontre quoi). Evidemment, quand j’étais au chômage, je passais mes journées sur des blogs et MSN, mes amis les plus proches aujourd’hui sortent de blogs ou de forum (mes vingtenaires chéris, Vicky, Lil Virgo), j’ai pas mal de gens sur mon MSN qui sortent de là aussi. Mais pas que. Ma meilleure amie, Anne, je la connais depuis la maternelle, j’ai d’autres amis que j’ai rencontré autrement. Mais c’est vrai que ça aide à rencontrer des gens mais quelle valeur donner à ces relations là ? Je parle à des gens que je n’ai jamais vues, je leur confie des fois des choses très intimes. Mais la plupart, je ne connais même pas leur nom de famille. Quand Lucas a eu son accident, personne ne m’a prévenue… Normal, on se connaît plus virtuellement que réellement, j’ai jamais rencontré ses amis, ses parents…Heureusement, une de ses amies lit le blog et m’a expliqué ce qu’il se passait. Mais il y a des gens qui rentrent virtuellement dans ma vie, on parle de choses parfois très intimes et parfois, ils en sortent sans que je m’en rende compte. Faut dire qu’une soixantaine de contacts MSN, je peux pas parler à tout le monde non plus.

Personnellement, je ne me considère pas comme une no life. Oui, je suis « surconnectée » comme Clément mais l’ordinateur n’est pas mon seul horizon. Je sors, je lis des livres avec de vraies pages, des magazines (en papier), je regarde la télé, écoute la radio, parle à des gens en chair et en os, je vais voir des expos, des films au cinéma… Bref, j’ai aussi une vie loin de mon écran de pc. Faut dire que Clément, c’est un phénomène. Vendredi, j’ai commencé à regarder quelques parodies de Clément le no life, on en a regardé plein d’autres avec ma future coloc vendredi soir et samedi. D’ailleurs, avec mon camescope acheté une bouchée de pain sur ebay, on a décidé de faire notre version de Clément. Reste qu’à trouver une actrice (oui, on fera la version fille) et d’écrire le scénar et on va se lancer. Oui, il est ridicule mais je parle toute la journée avec des ados qui se couchent à 2h du matin après avoir passé la soirée à chatter avec d’autres membres de la plate forme. Ils changent toutes les semaines de best friends, m’expliquent que leur best, c’est truc ou machin qu’ils connaissent pas, ils « sortent » entre eux sans jamais s’être vus… No life.

Ceci étant, Clément, il est devenu une star, une vraie. Ce youtube, on me l’avait filé sur MSN, y a 150 parodies (des très drôles !). Bon, je n’ose imaginer sa vie depuis, tout le monde doit se foutre de sa gueule au lycée mais il est tellement puant qu’à la limite, je le plains même pas. Puis, en fait, on arrive aux limites du système. Clément ne vit que sur le net, il rêvait de devenir célèbre, il l’est devenu grâce au net. Bon, c’était pas la popularité à laquelle il aspirait mais bordel, qu’est-ce qu’on se marre grâce à lui !! Pour ceux qui vont
sur youtube, je vous conseille de mater les parodies genre Luc, Michou, Jean-Yves, Charles-Henri, Mister Gomme. Bon, c’est hyper addictif mais avec Future coloc, on s’est bien marrées !

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Tous victimes !

La semaine dernière, je lisais Le mur des lamentations d’Abiker qui caricature le besoin que l’on a de se faire plaindre. Bon, je vous raconte pas le livre, lis-le, lecteur. Oui, il faut lire, ça détend, ça fait du bien et ça occupe dans le métro. Et dans le train, aussi. Et dans l’avion mais moi, je le prends pas, j’ai trop peur. Mais c’est pas du tout de ça dont je voulais parler ! Mais qu’est-ce que j’adore les digressions, quasiment autant que les métaphores pourries !

Donc je voulais vous parler de cette manie complètement humaine qu’on a de se plaindre. C’est totalement universel. Par exemple, je prends ma famille : mes grands-mères râlent, mes parents râlent, ma sœur râle et moi aussi. Et ce n’est pas spécifique à ma famille. Va dans la rue et tend l’oreille, lecteur, tu n’entendras que des doléances, encore et toujours. « Je paie trop d’impôts pour financer ces feignasses de chômeurs », « y a plus de saisons ma pauv’ dame ! », « dans la rue, y a plus que des voyous », « j’ai un cancer », « je viens de redoubler mon année », « mon prof m’a saqué », « tous des connards »… Bon, vous voyez le topo. Selon les âges et les personnes, les plaintes ne sont pas les mêmes. Par exemple, moi, je peux me plaindre de pas avoir été payée pour mon stage ou que le journalisme est un boulot galère mal considéré, mal payé mais je peux pas me plaindre de me lever trop tôt le matin (pour le moment, je bosse de chez moi donc bon), de perdre une heure dans les transports (pour la même raison) et je peux même pas sortir « tous des connards » puisqu’aucun mec ne me fait chier en ce moment. Et je ne m’en plains pas, c’est reposant de sortir de la guerre des sexes et de regarder ça d’un œil neutre. Surtout que, du coup, je finis par croire que je pourrai me trouver une moitié qui ne m’énervera même pas. Même s’il paraît que les Français sont particulièrement râleurs, c’est une manie mondiale ! Tout le monde a un truc qui cloche toujours, c’est comme ça.

Pourquoi on se plaint ? Pour se faire plaindre, ça paraît logique, mais pas que. Il est vrai qu’il y a des moments où on tombe tous dans le syndrome de la « victime égocentrique » à base de « mon problème est super grave et tu dois compatir ! ». Bon, ça ne me gêne pas de compatir, surtout quand moi, ça va. Alors, j’écoute, je compatis, j’hoche la tête, j’essaie de distraire mais la distraction est à manier avec précaution. Si vous sortez une blagounette pendant que Charlotte se plaint que son Etienne l’a quitté pour Jennifer qui a un prénom de pouffe et des cuisses tellement
énormes que l’une d’entre elles suffirait à éradiquer la famine en Afrique, ça peut vous retomber dessus. Oui, on peut être particulièrement garce avec la rivale, la sale biiiiiiiiiiiip qui a osé nous piquer notre mec. Donc imaginons, Charlotte se plaint qu’Etienne est parti avec cette pétasse et vous, inspirée, vous sortez : « avec de la chance, il se retrouvera étouffé entre ses deux grosses cuisses, ça lui servira de leçon, mouahahahah ! ». Oui, des fois, j’ai un humour vraiment pourri. Mais bon, voilà, j’ai commis l’impair : au lieu de pleurer avec Charlotte, j’ai OSE essayer de dédramatiser la situation, de nier la gravité de la situation ! Parce qu’à force de comprendre la victime et lui prêter une oreille attentive, c’est nous qui devenons sa victime. Charlotte vient de se faire plaquer, elle m’appelle, logique. « Bouhouhou, je suis malheureuse ! ». Ok, j’arrive. Bon, évidemment, en deux heures, c’est pas réglé, il faut le temps. Seulement au bout d’un moment, c’est un peu fatigant de repasser en boucle le CD « Etienne est un gros con » sans avoir le droit d’aborder un nouveau sujet. Mais au bout d’un moment, on en a un peu fait le tour (même en abordant « Jennifer est une pouffe obèse même pas belle ») et ça sert plus à rien de ruminer. Donc on essaie de changer de sujet mais ça passe pas. On passe pour une traître, une indifférente. Mais non,
justement, j’essaie de te faire comprendre que c’est pas en ressassant toujours la même chose que l’on s’en sort ! Je me souviens d’une époque où la pauvre Anne s’était retrouvée à consoler une nana qui avait littéralement pété un plomb après que son mec ait rompu, allant jusqu’à téléphoner à la mère du jeune homme… Après 6 mois de relation ! « Je l’aime, je le déteste, je l’aime, je le déteste… ». Au bout d’un moment, la pauvre Anne n’en pouvait plus. Un soir, on se fait une soirée sex and the city à trois… Bon, ben la fille a comparé tous les personnages masculins à son ex, c’était assez lourd. Et puis, surtout, n’osez pas vous plaindre sinon s’engage une compétition débile.

« Etienne est un enfoiré, il m’a plaqué pour Jennifer !

– Oui bah tu sais, il m’est arrivé la même chose mais moi, ça faisait deux ans que j’étais avec lui…

– Oui mais moi, il m’a piqué des CD !

– Moi, j’ai dû partir de notre appart commun et dormir pendant deux mois chez une copine.

– Oui… Ben, moi, il a violé mon chat !
– … »
Autre cas courant : celui qui se plaint pour quémander des compliments. Quand j’étais au collège, une fille m’avait dit une fois : « Non mais tu vois, Anaïs, elle se plaint pour qu’on lui fasse des compliments. Elle dit qu’elle est grosse pour qu’on lui dise qu’elle est mince et tout ça. ». En observant les faits, j’ai constaté que c’était vrai. Mais c’est risqué parce que si elle continue, elle va finir par se prendre un : « ouais, c’est vrai, t’es grosse, tu fais au moins du 48, non ? ». De façon toute personnelle, quand je me plains, c’est avant tout pour vider mon sac. Et là, quand ça explose, c’est parti : « Putain, fais chier, j’en ai marre ! Je trouve pas de boulot, j’ai plus de tunes, j’ai des factures qui pleuvent, cette putain de CAF qui me verse plus rien alors qu’ils doivent me donner plein de sous, mon asso qui a oublié de me payer, j’ai pas de mecs, mon chat n’arrête pas de vomir sur la moquette, ma mère a un lupus, ma sœur est dépressive, j’ai même
pas demandé à naître ! ». Enfin, voilà, je dis tout en même temps, ce qui me vaut en général la réponse : « heu… Je sais pas quoi te dire ! ». Ben, y a rien à répondre, juste que ça me fait du bien de balancer tout ça, ça soulage, c’est un peu comme mettre la poubelle au vide ordures. Mais bon, en général, quand j’ai des petits soucis, rien ne vaut l’autodérision. Oui, j’ai la lose, alors rions-en ! Faisons des BD mal dessinées sur ma machine à laver qui déconne et mon chat qui vomit (je crois qu’elle me fait de la boulimie, en fait). Au lieu de passer pour la chieuse jamais
contente de service, je passe pour la rigolote ! Parce que se plaindre sans saouler son auditoire, c’est tout un art. Si on tombe dans le larmoyant et le pathétique, les gens vont vite se lasser. Parce que quelqu’un qui ne va que mal, à la fin, on lui demande même plus si ça va car on sait que l’on va lancer la valse des litanies.
Alors faisons comme David : plaignons-nous mais avec panache et humour !

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