Je ne veux surtout pas lui ressembler

Je crois que notre personnalité est somme toute un agrégat de rencontres, d’expériences et d’apprentissage. Parfois, tu croises des gens dont tu envies la vie, les expériences vécues… Et parfois tu croises ceux à qui tu ne veux surtout pas ressembler.

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1) la procrastinatrice menteuse

Dans le monde du travail, c’est hélas une figure inévitable. Toute la journée, elle glande ou impose des réunions interminables lui permettant de donner l’impression de faire à défaut de paraitre efficace. Commençant à bosser à 18h, elle vous collera tout un tas de tâches urgentes à ce moment là, rallongeant d’autant la journée. Du coup, elle reste tard et s’en plaint, justifie ses longues journées par le travail de piètre qualité de ses subordonnés qu’elle doit reprendre. Corrections que personne n’a jamais vu tout comme les nombreux
documents qu’elle a réalisé mais qui ont été effacés ou mal sauvegardés par le vilain ordinateur. A la fin, vous réalisez qu’elle ne sait même pas faire une capture d’écran et vous vous rendez à l’église tous les week-end prier pour qu’elle se fasse dégager.

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Comment ne pas devenir comme elle ? Au lieu de glisser la poussière du travail non fait sous le tapis, apprenez à maitriser les outils que vous ne connaissez pas (au pire cliquez sur la touche F1 et laissez vous guider). Et au bout du 3e licenciement posez-vous les bonnes questions.

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2/ L’hyper aigrie

Elle fut heureuse autrefois mais considère que le meilleur est désormais derrière elle. Sauf qu’elle est trentenaire et pas septuagénaire et rien que de l’entendre déprimer sur ce bonheur qui ne reviendra plus, vous avez envie de prendre une corde. Pour la pendre, elle, un pur acte de charité. Son credo : »Tous des connards », « personne ne m’aime » et « c’était mieux avant ».

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Comment ne pas devenir comme elle ? Le bonheur, c’est pas comme la foudre, ça peut tomber plusieurs fois au même endroit. Encore faut-il l’attirer un peu comme un paratonnerre. Si tu ne fais rien pour te sortir de ce marasme, il ne se résorbera pas tout seul. Alors on arrête de geindre et on va de l’avant. Pas besoin de faire un truc de folie, une nouvelle activité peut suffire. La nouveauté a toujours été mon meilleur antidépresseur.

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3/ La nymphomane hystérique

 

Elle crie tout le temps, on n’entend qu’elle et elle ne cesse de crier que quand elle glousse car un homme lui parle (gentiment). Quasi quadra, elle vit seule avec son chat, bave sur les mecs de 25 ans mais vu sa bonne humeur permanente, elle doit pas souvent voir le loup.

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Comment ne pas devenir comme elle ? Faut que je me trouve une relation stable vite ! Ou éviter de glousser quand un homme me parle. Et ne pas confondre les gens avec un punching ball.

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Et ben, que de garde-fous !

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Ce sont mes premiers émois qu’on assassine !

 

Il y a quelques temps, je crois bien que c’était en 2008, je regardais négligemment la télé quand on annonce la deuxième partie de soirée : Basic Instinct. Ouais, super ! Ce film a marqué mes premiers émois sexuels et je ne l’avais pas vu depuis 15 ans. Allez, régalons nous un petit coup, revenons à ce tendre âge où j’avais ressenti un truc bizarre dans ma culotte.

 

 Certains vont s’étonner : en 2008, j’avais 28 ans et 28-15 = 13. Oui, j’ai bien vu Basic Instinct à 13 ans, c’était en centre aéré où on nous avait appris cette année là à mettre une capote car le sida, c’est mal. C’était un peu la partie pratique puisqu’à 13-14 ans, on représentait une vraie bombe atomique hormonale. Bref, ce jour là, j’avais découvert que regarder des gens baiser même pour de faux me faisait un peu chaud dans le bas ventre et que j’avais même un truc qui palpitait un peu par là. Hou !


Donc j’étais calée devant mon écran avec une bonne tisane nuit calme (je suis tellement rock n’ roll par moments) et je regarde. Mes yeux s’écarquillent, ma bouche s’ouvre. Non, je ne suis pas excitée mais perplexe. C’est quoi cette merde ? L’intrigue tient sur une feuille de PQ, l’image n’est pas soignée. En fait, sortie de Sharon Stone qui est sublimement érotique dans ce film, il n’y a pas grand-chose à retenir. Verhoeven a pris un film de cul classique (on y retrouve des scènes de baise classique, à deux, lesbianisme, à trois) en en enlevant les passages sexuellement explicites. Même si on a droit à un plan de la chatte de Sharon Stone qui déclarera n’avoir pas été au courant de ce plan avant de le voir sur grand écran. Je veux bien la croire, n’importe quelle actrice AB vous dira que le duo mini robe moulante et absence de culotte accroît le risque de voir son intimité exhibée sur écran sans que ça soit volontaire.


Bref, y a pas grand-chose qui retienne l’attention au deuxième visionnage mis à part la musique, peut-être. Les scènes de cul paraissent soudain plus soft, pas super bien exécutées et mal filmées, pas toujours très utiles. J’ai vu également Show girl du même réalisateur, le film le plus inutile de l’histoire du cinéma américain. Je vous en ferai un article entier, tiens, c’est un délicieux nanard, ça aussi. Finalement, Verhoeven filme sans doute ses propres fantasmes mais le problème c’est qu’il ne soigne rien. Le personnage de Catherine Tramel (je ne suis pas sûre de l’orthographe) est sur le papier un défi de taille pour un réalisateur. Manipulatrice, nymphomane et psychopathe, les possibilités sont infinies mais non, on montre Sharon Stone sans culotte, on scandalise et  on ramasse la tune à la fin. Mouais…


 

 Mais ce qui m’a un peu turlupinée, c’est que ce film ne me paraît pas exceptionnellement trash, in fine. Evidemment, il est difficile de comparer le contexte de mes 13 ans où je ne connaissais à peu près rien au sexe (mais je savais comment mettre une capote) et mes 28 ans où je… enfin, j’ai plus d’expérience quoi. A l’époque, le cunni par exemple me paraissait une pratique un peu dépravée alors qu’aujourd’hui, je n’arrête pas de dire que c’est un excellent préliminaire et que faut arrêter de le zapper. Mais du coup, je me demande. Ce film reste-t-il un monument de provocation pas vraiment égalé ou a-t-on fait à ce point plus trash depuis qu’il nous paraît bien fade et que voir une chatte en gros plan ne nous fait même plus réagir ? C’est moi qui ai grandi, la société qui a changé ou les deux ? J’arrive pas à savoir.

 

 Il n’en reste pas moins que je me suis sentie volée de mon premier véritable émoi sexuel, cette sensation qui restera gravée à jamais dans ma mémoire. Tout ça pour un film tout pourri. Quelle déception.

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Est-on avec qui on couche ?

Récemment, j’ai découvert un peu accidentellement via Facebook qu’un garçon pour qui j’avais une certaine estime avait mélangé son sexe avec une fille que je qualifierais de « hystérique avec un feu perpétuel au cul ». Cliniquement, c’est ce qui doit correspondre à nymphomane mais je ne suis pas psy donc je sais pas… Quoi qu’il en soit, quand j’ai vu ça, ça m’a un peu déçue, je me dis qu’il tombait bien bas.

Puis j’ai réfléchi et me suis dit que non, on ne pouvait pas être limité à qui on couche ou plutôt, on a tous droit à nos erreurs de casting. Prenons ce cas précis dont je parle, imaginons que le garçon s’appelle Charles et la fille Succube. C’est pas très joli mais j’ai préféré éviter de choisir un vrai prénom pour ne pas froisser mes lectrices qui pourraient penser que je sous entends que toutes les filles portant leur prénom sont des nymphos. Donc pourquoi Charles s’est compromis avec Succube ? Peut-être par attrait du sexe facile, de la réputation sulfureuse de la fille car c’est bien connu, plus une fille se tape de mec, meilleure elle est au lit (ahahah !). Peut-être Charles n’avait-il pas vu de femme nue en vrai depuis longtemps et que quand on a très faim, on n’est pas très regardant sur la nourriture. Peut-être tout simplement que Charles ne connaissait pas la triste réputation de Succube et qu’elle lui a fait croire qu’elle était une fille douce, aimante et pas du tout hystérique.  Voilà : difficile donc de savoir le pourquoi du comment et à la limite, ça ne me regarde pas. Je vous parle de Charles et de Succube mais j’ai vu la même chose entre une fille que j’estime intelligente que nous appellerons Bénédicte et son amant que nous appellerons Poney, suite à la
réputation qu’il se plaît à entretenir (je vous laisse deviner laquelle, ça n’a aucun rapport avec l’haleine, bien sûr). Qu’est-ce qu’elle fout avec ce type ? Mystèèèèèèèèèère.

Mais soyons honnête jusqu’au bout. Si j’étais tous les hommes avec qui j’ai couché, je ne serais pas forcément quelqu’un de bien, ça dépend qui on regarde. Des amants bien (au niveau humain, je ne parle pas de performance), j’en ai connu quelques uns, ils gardent d’ailleurs une belle place dans mon cœur (c’était la minute neuneu, veuillez m’excuser). Mais des connards, j’en ai eu aussi une foultitude, bien trop même à y penser. Il y a eu plusieurs types de connards, je ferais deux catégories :

– les connards non identifiés, que je prenais pour des mecs bien et le lendemain, tu découvres qu’ils t’ont effacée/bloquée de MSN ou que leur ex, en fait, c’est toujours leur actuelle ou qui ne te donnent plus de nouvelle le jour où tu leur expliques que, non, tu n’as aucune envie de coucher avec une de tes copines et lui pour lui faire plaisir. D’ailleurs, suis-je vraiment anormale de ne pas avoir envie de coucher avec mes amies ? Mes copines, je les adore mais de leur caresser leurs corps nus avec mes doigts, ma langue… de les voir prendre du plaisir… Heu, ça me fait limite l’effet d’un inceste en fait.  Puis si un mec veut un plan à 3, je ne vois pas pourquoi je devrais me taper le boulot de trouver la 3e personne.

–  les connards parfaitement identifiés mais quand on a faim, on a faim. Même si après s’être tapé son connard, on se sent un peu sale et surtout totalement nulle, comme après avoir avalé un menu maxi giant au McDo alors qu’on est censée être au régime : sur le coup, c’est bon mais après, c’est un peu la honte.

Alors oui, je n’ai pas couché qu’avec des gentlemen et parfois en parfaite connaissance de cause. Est-ce que ça fait de moi une moins bonne personne ? Parfois à mes yeux le lendemain mais c’est tout. Sûr que je mérite mieux mais en attendant ce mieux, j’ai aussi le droit de m’amuser un peu. De toute façon, ça ne regarde que moi et personne n’a à être au courant. Parce que quitte à coucher avec des connards, je préfère que mes contacts Facebook ne soient pas au courant…

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Catin aux draps de satin, jouvencelle aux draps de flanelle

Tu trouves mon titre pourri ? Moi aussi, à vrai dire. Mais quel sujet se cache derrière cette formule opaque ? Alors, j’aimerais te parler de l’éternelle opposition entre la sainte et la pute qui fait de nous les insupportables schizophrènes des années 2000. Mais cette fois, je ne te parlerai pas des hommes mais bien des femmes et du regard qu’elles ont sur leur
propre sexualité.

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Depuis maintenant 5 mois, je travaille sur des sites féminins avec des forums love and sex très développés. Or j’ai l’impression au fil du temps qu’il y a deux profils types :
l’hypersexuelle limite nympho obligatoirement femme fontaine ou la prude qui dort dans un pyjama en coton fermé jusqu’au cou. Entre, le no man’s land ? Ben, de celles qui s’expriment, globalement, oui. Il y a les garces et les moralisatrices et ça s’affronte. Mais ce qui est intéressant, c’est de voir que finalement, la femme n’est pas très tolérante vis-à-vis de sa propre sexualité.

On dit souvent que l’homme nous prend soit pour une salope et nous attribue donc le rôle de l’amante, soit pour une sainte et nous voici promue mère de ses futurs enfants. Et bien
figure toi que chez les femmes, c’est pas mieux. A les lire, « faire l’amour » (en opposition à baiser qui se fait sans amour) empêche toute fantaisie. A une discussion sur les sextoys,
une a répondu : « pour moi, l’amour, c’est pas ça. Je préfère la tendresse des bras de mon amour des à jouets ». Mais madame, où est-il écrit que l’un empêche l’autre ? En
fait, les femmes sont encore pire que les hommes sur la question. Elles n’aiment pas trop la notion de sexe pour le sexe et ont tendance à vite classer les filles qui pratiquent ce genre de choses dans la catégorie « salope ». Quant à celles qui osent avoir du sexe fantaisiste avec leur mec (genre en pleine lumière) alors là, c’est très simple « tu ne sais pas ce
qu’est l’amour ! Ce n’est pas ça ! ». Ben, moi, j’aime avec des menottes, na.

Des fois, je suis un peu désespérée par cette dichotomie entre sexualité de célibataire et sexualité de couple. On baise ou on fait l’amour mais ce n’est pas juste une question de
vocabulaire ! Avec ton amant, tu as droit de donner libre cours à tes pulsions les plus profondes, à être toi, en somme. Avec ton amour, tu peux exprimer ton amour et ta tendresse mais t’es gentille, tu laisses tes menottes et ton anneau vibrant dans ta boîte à trésors. Mieux, tu la donnes vu que de toute façon, tu ne feras plus l’amour qu’avec ton cher et tendre donc tes menottes, tu ne t’en serviras plus jamais, bien entendu !

Ben, vous voulez que je vous dise ? Je trouve que dans ces conditions, faire l’amour, c’est frustrant. Je ne dis pas qu’à chaque fois, faut jouer les contorsionnistes de l’extrême mais j’ai pas envie d’une sexualité sage parce que tu comprends, on s’aime donc on se respecte donc laisse cet anneau vibrant tranquille. On peut tout à fait s’aimer, se respecter et
jouer à des jeux coquins qui nous excitent tous les deux. Je dirais même que c’est justement ça, le respect, accepter les désirs de l’autre, essayer de réaliser ses fantasmes avec lui (et vice et versa, bien entendu). On aime jouer tous les deux, s’aimer ne doit pas nous empêcher de le faire, bien au contraire. Se révéler tel que nous sommes dans nos pulsions les plus profondes, n’est-ce pas un gage d’amour, un signe d’abandon ? C’est quand même étrange de trouver plus facile de se lâcher dans les bras d’un inconnu que celui de son amoureux.

Peur de gâcher l’image virginale qu’il a de nous ? Mais si cette image est fausse, y a pas comme un problème dès le départ. Franchement, la vie de couple, je ne vois pas ça
comme un immense mensonge. Si j’aime faire l’amour sous les portes cochères, pourquoi je devrais cacher ça alors qu’en plus, y a vraiment pas de quoi rougir, sous prétexte que s’envoyer en l’air sous une porte cochère, c’est pas romantique ? Ah bah d’abord, je peux trouver ça très romantique et d’un (vous n’avez jamais vu le film Fatale ?) et de 2, révélation : être en couple n’interdit pas la jouissance. Hé oui, aujourd’hui, on peut être en couple et « faire l’amour » pour notre plaisir et pas juste pour se reproduire. On peut même adopter des
pratiques qui empêchent toute reproduction… (je laisse à chacun le soin d’imaginer de quoi je parle ici).

Et puis avoir une sainte ET une salope à la maison, c’est un peu un comble de bonheur pour un mec, non ?

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Les vacances de l’amour

Lecteur, tu l’auras remarqué, plus une série est pourrie, plus je la kiffe. Pourquoi ? Masochisme télévisuel ? Non, c’est pas tant ça, c’est juste que j’adore parler de
ce genre de séries, surtout qu’on remarque vite qu’on n’est pas la seule à les regarder. Et ce que j’adore encore plus, c’est de les disséquer pour en faire sortir les grandes lignes.
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Donc les Vacances de l’amour, c’est quoi ? C’est la suite (et à priori la fin) d’Hélène et les garçons. Avant, Hélène et ses potes étaient étudiants (Hélène et les Garçons)
puis y en a un qui a hérité d’une maison et ils y ont tous emménagé (Le miracle de l’amour) et enfin, un d’entre eux a gagné au loto et comme il est trop sympa, il embarque tous ses potes dans une île paradisiaque des Antilles, Love Island (les Vacances de l’amour). Déjà, rien que le nom de l’Ile, ça promet. Alors dans un premier temps, ils vivent tous à l’hôtel puis on vire la moitié du casting et on récupère Johanna, héroïne des débuts de la série et là, les filles tiennent un bar sur cette même île pendant que les garçons sont skippers sur un bateau sauf un qui est moniteur de jet ski. On récupère Nicolas au passage, l’ancien fiancé d’Hélène qui avait quitté la série avant que l’autre gagne au loto mais je sais pas pourquoi. Bon, en gros, à chaque épisode, la bande sans Hélène, partie depuis longtemps en Australie, traque tous les méchants de l’Ile et Dieu sait qu’il y en a, un par épisode. Puis nouvelle saison, les gens changent un peu de travail : les filles n’ont plus leur bar, Johanna et Lalie tiennent une agence immobilière, Bénédicte une galerie d’art, la moitié des garçons sont skippers et les autres tiennent un watersport. Arrive les méchants-méchants : les Watson, Peter et sa sœur Eve, nymphomane qui se fait sauter à tous les épisodes. Puis Hélène revient, Eve Watson disparaît mais y a une plus grande nympho, Audrey McAllister, qui se tape en moyenne 3 mecs par épisode. En très gros, les méchants-méchants veulent faire un super complexe hôtellier et les gentils-gentils veulent pas pour
protéger l’écosystème. Oui, l’intrigue d’Hélène aux Antilles et écologique.

 

Bon, en fait, le scénario en lui-même, on s’en branle. Moi, ce qui m’intéresse, c’est l’évolution de la série. A l’époque de la fac, ils baisaient mais ça se disait pas, c’est
très sous-entendu. Genre, dans un épisode, on veut faire croire que deux personnages ont passé la nuit ensemble, ils se baladent avec des lunettes de soleil (sous entendu, j’ai pas dormi, j’ai des petits yeux). Des fois, y avait un peu de pédagogie aussi « mais tu te protèges au moins ?

– Mais bien sûr enfin ».

Là, ça nique pour de vrai et c’est carrément pas sous entendu. Déjà, on voit des seins tout le temps. Enfin, ceux des putes de service genre Eve ou Audrey, les gentilles-gentilles,
non. Déjà, les gentils-gentils, ils ont tendance à coucher dans un lit donc les draps cachent leurs courbes alors que les garces couchent sur la plage. J’ai même vu un cul nu (masculin), un méchant-méchant qui couche avec Audrey, sur la plage, donc. Parce qu’Audrey, à peine elle a atterri sur Love Island qu’elle connaît toutes les plages désertes où copuler avec ses nombreux amants. De toute façon, Audrey, elle répète à longueur de temps qu’il n’y a que le cul et le boulot dans la vie pour elle donc dans un épisode, elle va se faire son complice dont j’ai oublié le nom (David, je crois), son futur mari, Peter Watson, et Nicolas qui est tout dépressif car il croit qu’Hélène est morte et que sa fiancée officielle est en prison à Paris. Je pense qu’Audrey lave son hygiène intime avec Rogé Cavailles pour pouvoir assurer ces multiples coïts sans que ça finisse par brûler et sans choper une cystite. Surtout qu’Audrey, elle est sale, elle couche surtout dans la mer, les piscines et sur les plages et c’est pas bon pour la flore intime.

Il y a de la drogue aussi. Ca, ils aiment bien la drogue dans Hélène et les garçons sur le modèle chute, rédemption et mea culpa. Là, on a Cynthia, l’Allemande molle qui revient
dans la série et elle est droguée. En allant chercher une dose, elle se fait voler son sac et elle se retrouve employée de force dans une boîte de strip tease (c’est Matrioshka version
bisounours) mais ses amis la sauvent à temps et du coup, elle est désintoxiquée dès qu’elle dit « non mais la drogue, c’est trop mal ! ». Quoi que non, dans l’épisode suivant, en
manque, elle s’endort et y a le feu et le bébé de Laly manque de cramer. Mais il est sauvé quand même, faut pas déconner non plus.

Bref, sexe, alcool, mais plus rock n’ roll puisque les garçons ne jouent plus, ils barrent des bateaux et conduisent des jet skis. Et font des bébés à leur copine, genre ça pullule
dans la série : Laly nous en fait un et après, c’est Bénédicte. Mais pas Audrey qui met jamais de capotes, elle doit prendre la pilule. En fait, le but de cette série est clair : le
scénariste a pris le pari que ceux qui regardaient Hélène ado suivraient ses nouvelles aventures adultes et trouveraient donc que les personnages sexent et travaillent (même s’ils changent de boulot tous les 3 jours alors qu’il me semble qu’aucun n’a jamais été diplômé de quoi que ce soit). Sauf qu’à l’arrivée, je me demande si le trop grand décalage entre l’histoire de départ et celle d’arrivée n’est pas trop grand. Surtout que si on regarde, des jeunes qui passent leur journée au bord de la mer, qui baisent à tout va et changent de métier tous les jours, c’est pas précisément nouveau…

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Draguer, c’est male !

Par Lucas

Pourquoi nous les maaâales sommes nous toujours les séducteurs ? Pourquoi ces demoiselles ne se lancent-elles pas ?

En voilà une question qu’elle est bonne.

Faut-il en déduire que la concupiscence (appétit prononcé pour les plaisirs sensuels) est une réalité purement masculine ?? Faut-il faire un parallèle facile et déduire que les nanas qui osent draguer ne sont que des nymphomanes en force ? J’ai fait ce constat il y a une dizaine d’années quand j’ai noté que certaines boites faisaient payer l’entrée aux mecs et pas aux nanas pour les attirer là.

J’ai refait ce constat vendredi soir en allant fêter les 30 ans d’un ami.
J’y ai rencontré une avocate très jolie, très futée, très charmante, trépidante.
Au bout de 5 minutes, j’étouffais dans la salle du bas du Requin Chagrin et nous allâmes (oui nous allâmes, parce qu’un passé simple ça donne un p’tit coté élégant et suranné) nous allâmes donc nous poser sur la terrasse, avec  vue sur la place de la Contrescarpe et ses 12 touristes au m².

Là nous commençâmes à discuter et à échanger. En deux minutes je savais qu’elle avait un copain, qu’elle était heureuse et que je préfère qu’on reste ami.  Oui la dernière partie de la phrase n’a pas été dite mais bon, c’était sous entendu. Volontairement ou non ? Seuls les gens super délicats et super sensibles pourraient se prononcer.  A dire le vrai je ne sais pas si elle a eu la démarche volontaire de me prévenir, si c’était inconscient ou si elle a dit ça comme elle aurait pu dire « L’article 9 du Code Civil, il tue des ours polaires. » Peu
importe d’ailleurs.

Et Lucas de maintenir son sourire de façade car après tout la demoiselle est gentille, intéressante, de bonne compagnie et souriante (ceux qui prennent le métro le matin savent que ce sont des qualités inestimables) Dans ma petite vie, je n’ai vu que 3 fois une nana faire du rentre dedans à un mec. Face à ce constat, que faut-il en déduire ?

Les femmes sont-elles plus subtiles que les hommes ?
Sont-elles plus prudentes ?
Y-a t-il deux logiques différentes qu’on soit un mec ou une nana ?
Pour les mecs, c’est « d’abord on passe la nuit ensemble et après on voit si on peut se supporter »
Pour les nanas, c’est « d’abord on voit si on a un terrain d’entente, après on passe la nuit ensemble »

Le fait que le terme nymphomane n’ait pas d’équivalent au masculin sous entend-il que les hommes sont naturellement des gros crades qui ne pensent qu’à ça  et que, dire d’un mec qu’il est « nymphomane », c’est redondant ??
Faut-il rechercher un gene animal dans l’être humain qui incite le male à vouloir se reproduire ? Ce serait vraiment ravaler l’être humain au rang bestial mais est-ce vraiment stupide ?

Il est  manifeste que ces demoiselles recherchent une sérénité, une connivence, une complicité, une compréhension. De la douceur empreinte d’intelligence et de sensibilité. Histoire qu’elles n’aient pas besoin de chuchoter  » je vais mal » pour qu’on cherche à les réconforter. Les femmes cherchent en fait à voir si elles peuvent développer leur langage de l’amour avec le damoiseau et si ce jeune homme va comprendre ce langage sans qu’elles n’aient besoin de traduire ça en « j’veux un calin » ou « tu comprends là je veux être seule » ou « me fais pas chier, chuis vener » voire » toi vraiment, t’es mon amour » (mais là il faut savoir traduire le langage des yeux et c’est encore une autre langue).

Je ne serai pas plus long sur le sujet mais je serais ravi d’avoir vos pensées en commentaires !

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“Je ne crois plus en l’amour”

En ce moment, je lis un livre délicieusement girlie « Ce crétin de prince charmant ». Ouais, j’aime bien les livres légers à l’approche de l’été. Dans un monde parfait, je lirais ça sur ma terrasse au soleil mais j’ai pas de terrasse et il pleut tout le temps ou presque. Donc je lis et là, une des héroïnes s’écrit après une rupture, « l’amour, j’y crois plus ! ». Tiens, depuis quand l’amour est une religion ?

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Qui n’a pas dit ça après une belle déconvenue ? Genre the only one qu’on aimait, qu’on adorait, avec qui on voulait faire des bébés et passer nos vieux jours, main dans
la main, yeux dans les yeux, joues ridées contre joues ridées nous quitte ? Qu’on le traite de connard (ou de connasse), comme toutes les personnes du même sexe ? Ok, ça m’est arrivé,
comme tout le monde mais quand on n’est pas dans la situation, ce « je ne crois plus en l’amour » me paraît curieux. Je lis la déclaration de ce personnage en plein drame et mon premier 
réflexe est de soupirer. Pour plusieurs raisons. La première, c’est qu’en général, les gens qui crient qu’ils ne croient plus en l’amour sont les premiers à lui courir après avec passion (pour ne pas dire désespérément). En gros, elle pleure lundi pour Jacques, elle se consolera mercredi dans les bras de Jean. Quand j’étais ado et étudiante, la spécialiste du genre, c’était Johanne la nymphomane, qui pleurait 10 minutes sur « le grand amour de sa vie que jamais je m’en remettrai » et elle avait même pas le temps de sécher ses larmes qu’elle avait repéré un nouveau mec. Des fois, j’admire un peu cette capacité girouette vu que je déteste être malheureuse à cause d’un mec. Non, je déteste être malheureuse tout court. Mais bon, à force, le discours « bouh, je suis malheureuse j’aimerai plus jamaiiiiiiiiiiiiiis » répété X fois ça saoule. Si, si.

 

Ensuite « croire en l’amour », quelle idée. Qu’est-ce que l’amour ? Ouais bon, je vais pas me lancer dans des théories philosophiques à deux francs six sous. Ne me remerciez pas, hein, je veux juste éviter de faire des généralités débiles. Non parce que l’amour, dans le genre concept bidon, on fait difficilement mieux. Pour moi, quand je dis je ne crois plus à l ‘amour, ça veut dire au pire du pire « je pense que c’est un domaine dans lequel je n’aurai jamais de chance » mais de l’amour, j’en ai, merci. Et j’en donne aussi. Heureusement qu’on n’a pas de l’amour que quand on est en couple, ce serait d’un pathétique ! Et puis une rupture, c’est quoi ? Un « toi-moi-nous » qui se termine. Pas plus, pas moins. En gros, ça n’a pas marché avec Marc pour X et Y raisons, on les connaît ou pas, là n’est pas la question. Donc parce qu’avec Marc, ça n’a pas marché, ça ne marchera plus jamais avec
personne ? Réducteur, non ? Chaque histoire d’amour est unique, sa réussite ou son échec tient à tant de choses, tant internes qu’externes. Déjà, y a le timing amoureux dont j’ai parlé y a X temps. Quand c’est pas le moment, c’est pas le moment, c’est tout. Donc c’est pas forcément notre faute, c’est pas forcément la sienne à ce sale mec que ce sont tous des connards, c’est comme ça. Alors, forcément, on va coller ça sur le dos de l’amour, c’est plus pratique.

 

Et puis en plus, l’amour, ce vilain pas beau en qui on ne veut plus croire, il est bien utile. Ca n’a pas marché ? La faute à l’amour, bien sûr, ça ne peut pas être la nôtre. Par exemple, la demoiselle dans le roman, elle sort avec un mec qui la demande en mariage au bout de trois jours et lui fait une scène monstrueuse au bout de 4 car elle suggère de récupérer la garde des enfants qu’ils n’ont pas encore. Non mais moi, un mec qui me demande sérieusement en mariage au bout de 3 jours, je me barre ! Le coup de foudre, c’est sympa mais j’y
crois pas, comme je l’ai déjà dit et quand bien même, on demande pas quelqu’un en mariage au bout de 3 jours. Donc bon, la nana, elle se jette la tête la première dans une histoire qui pue le fumier à 4 km à la ronde et après elle chouine sur l’amour, hum ! Perso, j’ai un peu trop tendance à sortir avec des mecs qui ont une fille en vue (pas moi) ou qui sortent d’une relation difficile, et forcément, ça peut me jouer des tours. Je râle, je peste mais je m’en prends pas à « l’amour », surtout que le terme est un peu fort, c’est plus de l’affection ou de la tendresse mais pas de l’amour. Souvent en analysant, je vois pourquoi ça n’a pas marché, pourquoi ça ne pouvait pas marcher. Même que des fois, ça peut être de ma faute à moi toute seule. Rarement mais ça arrive (je déconne-euh !)

 

Enfin, je trouve toujours dommage qu’à cause d’un seul, on punisse tous les autres. Bon, évidemment, on dit toujours ça sous le coup de la colère. Mais laissons un peu le
pauvre amour et arrêtons de l’accuser de tous les maux, ça lui fera des vacances

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La perfection est glabre

Grosso modo, il existe deux catégorie de femmes : les célibataires (y compris les amoureuses en attente) et les maquées (y compris les femmes mariées). Zoé et moi sommes des célibataires, elle très en attente de M. Zoé qui vient mais qui se presse pas quand même (je te lui foutrais un coup de pied au cul pour qu’il avance plus vite, moi !). Samedi, Zoé reçoit un texto de M. Zoé : « tu es chez toi ? ». Zoé étant un individu de sexe féminin normalement constituée, elle interprète ce message comme un « dis, je peux venir ? » légitime. « Oui », répondit-elle, ajoutant un petit plus voulant dire : je t’attends avec plaisir.

beautiful legs in spa 

Mais là, panique : son épilation laisse à désirer. Au secours ! Opération : éradiquons la toison. Résultat, voici notre Zoé zéro poils délicatement vêtue d’une nuisette sexy en diable. Bon, hélas, M. Zoé ne viendra pas, nous apprîmes plus tard que ce message était destiné à sa mère. M. Zoé, confondre sa mère et sa future moitié, je ne trouve pas ça bien, faut arrêter la drogue. Bon, du coup, avec Zoé, nous avons épilogué lundi sur la « malédiction du poil ». Si elle s’était pas épilée, il serait venu. C’est typiquement féminin, ça aussi : si on s’avance trop sur ce qui n’est pas acquis, on ne l’aura pas. Il est vrai qu’il m’est arrivé quelque fois d’aller à un rendez-vous parfaitement épilée dans l’espoir de…et rien. Par contre, il m’est aussi arrivé d’aller un rendez-vous avec une épilation un peu douteuse (pas de forêt vierge, tout de même, faut pas déconner) et bam, brouette. Foutue malédiction du poil.

 

Bon, au-delà de ce joyeux délire Zoé-Nina (oui, c’est un délire, on ne pense pas vraiment que les poils épilés se liguent contre nous pour nous empêcher de conclure), nous avons
réfléchi à cette triste réalité : célibataires, on doit toujours être nickel, « au cas où ». Par exemple, je ne vais jamais à une soirée mal épilée, on ne sait jamais… Oui, j’aurais très bien pu conclure avec ce beau et grand Marocain à la soirée costumée où personne n’était déguisé (véridique) s’il n’était pas parti se coucher avec les poules (ce qui est dangereux à l’heure actuelle). Je lui avais parlé pendant au moins 20 minutes les yeux dans les yeux en me cambrant un max pour mettre en avant ce qui se remarque déjà le mieux. Bon, en plus, j’étais saoule donc je faisais plus du tout dans la finesse. Peut-être qu’à la prochaine soirée, il y aura un beau Brad et qu’à force de se parler avec le langage de la langue, on aura envie de s’explorer mutuellement dans le secret d’une chambre. Non parce que même si les probabilités sont faibles (je sors soit dans le milieu gay, soit avec les camarades de promo de M. Gauthier qui sont physiquement… pas du tout mon genre), j’ai pas envie de me payer la honte. Parce que soit je suis sobre et je refuse, expliquant à Brad que je peux pas parce que mes poils ont eu droit à un sursis, soit je suis saoule et j’oublie la douce pelouse qui recouvre mes jambes et je pète la honte.

 

Certains me diront : mais on s’en fout de vos poils. Ben nous, non. On se doit d’être l’incarnation de la perfection en permanence. Je veux bien être celle qui a de la cellulite, celle qui n’a ni tatouage ni piercing, celle qui a les pieds grecs, celle qui a des pieds bizarres mais je ne serais jamais « la poilue »… Du moins les six premiers mois de couple après, on autorise à quelques poils de survivre. De la même façon, je n’irai jamais à une soirée avec mes vieux sous-vêtements. Ceux-là, je les mets pour la maison ou pour aller au supermarché mais c’est tout. Je ne veux pas non plus être celle qui a une culotte trouée. Par ailleurs, mes sous-vêtements sont toujours coordonnés parce que c’est plus joli, on imagine volontiers la fille qui passe du temps à choisir ses dessous, soigneusement rangés, le matin, et pas la souillon qui tire une culotte et un sous-tif d’un magma de tissus et qui enfile ça sans se poser de questions. Non mais sans rire : dans les films pornos, le livreur de pizza ne tombe que sur des nymphomanes totalement épilées, jamais y a de poil suspect (sauf dans les films « velues et cochonnes »).

 

Le pire quand on est célibataire, c’est quand on a un rendez-vous galant. Brad nous a invitée à boire un verre, c’est peut-être juste amical mais ne sait-on jamais, préparons-nous. Et c’est parti : on épile, on gomme, on hydrate, on nourrit, on lave, on sèche, on brosse, on pare, on parfume… Les princesses sont de sortie. Parce qu’on veut que Brad, il soit tellement ébloui par nous, avec ou sans vêtements, qu’on ne laisse rien au hasard, quitte à s’épiler les trois poils qui restent avec la pince à épiler car tout doit être ni-ckel ! Bon, ceci étant dit, c’est agréable de se bichonner puis là, y a quand même une perspective, on n’est pas trop prises au dépourvu. Sauf si Brad décide de passer nous prendre une heure à l’avance chez nous, là, c’est la cata intégrale. Messieurs, c’est très incorrect d’arriver en avance, sachez-le. Moi, je sonne toujours deux minutes après l’heure dite pour pas faire trop la fille « pile à l’heure , j’ai attendu la demi pile pile pour sonner ».

 

Comme me fait remarquer Zoé, tout ceci n’est pas très juste : quand on doit être célibataire, on doit être aussi parfaite qu’une fille en couple alors qu’on ne partage notre
couche, ni rien d’autre d’ailleurs, avec un homme. Moi, quand je suis célibataire, ça m’emmerde de passer mon temps à m’épiler parce que quand je constate que c’est plus très net, je pense : « à quoi bon, personne n’en profite, de toute façon ». Mais je le fais quand même, ne sait-on jamais… Alors que justement, les poils de célibataire devraient pouvoir avoir une espérance de vie plus longue, on devrait pouvoir mettre nos vieilles culottes et nos bas filés, gardant ceux intacts pour notre fut Brad. Mais voilà, une fille à poils, ça le fait pas. Imaginez qu’on rencontre un homme dans la rue avec nos poils, notre culotte trouée qui poche aux fesses, nos soutien-gorge sans baleine (oui, parce que des fois, elles s’évadent seules) et nos bas troués. Imaginez qu’on conclue. Bon, ça me paraît très improbable d’aller forniquer dans l’heure qui suit avec un mec rencontré dans la rue mais nous sommes dans une logique de l’absurde. La même qui m’a fait dire à Anne que s’il le fallait Bataille et Fontaine lisaient du Kant et du Hegel sur leur plateau mais qu’on pouvait pas savoir puisqu’on regardait pas. Bref, nous voilà dans une chambre avec ce délicieux inconnu qui plonge la main dans notre culotte et nous sort un charmant : « ben c’est la forêt vierge là-dedans » ou un : « ah non, je te fais pas de cunni, y a trop de poils ». Pourtant, ça te gêne pas que je me retrouve avec un poil coincé entre les dents après une fellation, abruti ! Bref, vous avez compris le topo.

 

Mais c’est fatigant d’être parfaites tout le temps, toujours prêtes, « au cas où ». Je ne suis pas une fille négligée et je ne veux pas qu’un homme ait cette fausse image de moi, juste parce que mon épilation n’est pas du matin et que j’ai pas les moyens de me racheter des dessous tout neufs tous les mois. Un jour, je serai pétée de tunes et je me ferai une épilation définitive mais en attendant…

 

Voilà quelque part le drame de la femme : célibataire, faut toujours être parfaite « au cas où », genre au cas où M. Zoé préviendrait 10 minutes à l’avance qu’il débarque (tout à fait son genre, en plus, un délice de spontanéité, ce garçon.) ou que mon Brad frappe à la porte parce que je vois pas pourquoi ça pourrait pas arriver ! Ensuite, une fois nos M. Zoé et Brad attrapés, faut encore être parfaites car nous partageons notre couche avec eux. On peut mettre de côté nos vieux pyjamas en pilou-pilou, notre chemise de nuit avec des oursons et/ou des chats dessus, notre bas de pyjama qui n’a plus d’élastique et qui laisse entrevoir une bonne partie de notre (charmant) fessier. Alors que ces messieurs ne s’épilent pas et nous sortent très rapidement leurs vieux boxers fanés ou leurs chaussettes aérées. C’est injuste mais c’est comme ça. Comme dirait les Robins des bois : « être sexy en toutes circonstances, voilà qui n’est pas aisé ». Comme c’est bien résumé !

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Faut-il être prude ou chaude pour séduire ?

En tant que fille, je me pose toujours des questions essentielles. Et comme je suis sympa, je partage ça avec mes copines, les plongeant dans des considérations ésotériques et des
abysses insondables de perplexité. Oui, aujourd’hui, j’ai envie de faire mon intello avec des mots de plus de deux syllabes.

 


 

Bon, passons ces délires verbaux et étudions ensemble ma dernière question existentielle en matière de séduction : pour séduire un homme, quelle image donner de soi ? Ou plutôt quelle genre de nanas fait craquer les hommes. Faut-il se la jouer prude ou, au contraire, pro du sexe ? La question peut paraître saugrenue mais non.

 

Posons l’équation : d’un côté, Nina, ENCORE 25 ans (non mais !), célibataire et disponible. De l’autre, des hommes. Le premier se vante, il a couché avec la moitié de la planète et connaît des positions du bout du monde. Mon verdict : peut-être pour une nuit mais guère plus. Un mec qui a eu autant d’aventures (si tant est que ce soit vrai) ne va pas se caser si facilement, même avec la meilleure maîtresse du monde (je ne parle pas de moi, là). Donc, bof. Le second est la pudibonderie réincarnée : aucune vie sexuelle déclarée, ce qui ne veut pas dire qu’il en a pas mais visiblement, il n’est pas porté sur la chose. Certes, un couple n’est pas basé que sur le sexe, c’est pas pour autant qu’on va s’en passer. Le problème, c’est que ce qui en disent trop et ce qui n’en disent rien, difficile de savoir si on ne sera pas déçue par le premier et surprise par le second. Mais idéalement, il me faut une moyenne des deux : un mec qui a suffisamment vu du pays pour pas se servir de moi pour en apprendre plus et me jeter après mais pas un obsédé de la quéquette qui a besoin de changer de copine tous les 15 jours… Maximum.

 

Donc, de là, raisonnement inverse : comment me comporter pour séduire. Bon, honnêtement, je suis pas du genre à jouer les Saintes vierges la vertu, sans pour autant être
nympho à partager ma couche avec 15 mecs différents par mois. Seulement une fille un peu exubérante niveau sexuel ne risque d’elle pas de faire fuir les hommes.


Entre en scène Brad 1. Sans être puceau, Brad 1 n’a pas eu beaucoup de partenaires sexuelles, bien qu’il soit beau comme un Dieu. Est-ce que mon passé sexuel, qui n’est pas si impressionnant que ça quand même, ne risque pas de le castrer un peu ? Je ne suis pas un mec donc je raisonne peut-être par l’absurde mais certains mecs ne peuvent-ils pas être vexée que leur petite amie ait eu plus de partenaires qu’eux donc, a priori, plus d’expérience. Bon, très honnêtement, je ne pense pas que la quantité fasse la qualité mais je me pose quand même la question. Donc si je veux sortir avec Brad 1, faudrait peut-être que je diminue le nombre de mes partenaires.

 

Entre en scène Brad 2. Lui non plus n’a pas beaucoup d’expérience et, justement, il est avide d’apprendre. Donc il se dit qu’une fille qui a couché avec plus de trois mecs (moyenne nationale) amatrice de certaines pratiques pas pratiquées par toutes pourra lui apprendre plein de trucs. Mais le problème de Brad 2, c’est qu’une fois qu’il se sera bien amusé, il s’envolera car de toute façon, il n’est pas sorti pour mes beaux yeux azur mais juste pour s’amuser. Pour séduire Brad 2, il faudrait donc qu’au départ, j’exagère un peu le nombre de mes expériences, même si je me fais plaquer à l’arrivée.

 

Bon, on peut multiplier les hypothèses à l’infini mais la question reste : être prude ou être cochonne ? Sage ou libérée ? Et surtout, comment savoir si le Brad que l’on convoite va être intéressé par l’une ou l’autre de ces versions ? Il y a quelques temps, j’avais fait un article sur la virginité, expliquant que certains mecs préféraient les vierges car elles ne pouvaient pas comparer avec un autre partenaire. Soit. Mais plus on avance dans le temps et plus il est difficile de trouver des vierges. Par ailleurs, je vais pas me faire recoudre l’hymen pour faire semblant. J’ai un passé dont je ne rougis ni ne me vante car le passé est le passé, justement et qu’au fond, ça ne veut rien dire. J’ai presque appris plus avec mon premier amant qu’avec tous les autres réunis. Oui, bon, certes, je ne pouvais qu’apprendre avec lui puisque j’étais vierge mais les expériences furent très nombreuses. Par contre, j’ai appris quelque chose avec Guillaume 1er que je n’aurais pu apprendre ailleurs : que le sexe quand on aime, c’est encore meilleur. Et ça, je n’aurais pas pu l’apprendre avec 50 amants d’un soir, voire d’une semaine. De toute façon, chaque amant a quelque chose à nous apporter puisqu’on ne fait pas l’amour de la même façon selon la personne qui se trouve en face de nous. On peut appliquer les mêmes techniques et les mêmes positions, il y a toujours de l’inédit. Donc mes Brad, ils n’ont pas à rougir de n’avoir couché qu’avec deux filles dans leur vie mais ça, faut arriver à leur faire comprendre.

 

Quelque part, je trouve ça assez curieux cette espèce de défi statistique. Je parlais l’autre jour avec un gars qui a passé près de 10 ans avec sa petite amie, elle fut sa première
partenaire et il me fit remarquer : « j’ai peut-être eu qu’une partenaire dans ma vie mais au nombre de brouettes, je n’ai pas à rougir. » Ben, c’est pas faux. Je ne sais pas combien de fois j’ai fait l’amour avec Guillaume 1er puisque Dieu merci, j’ai pas passé quatre ans et demi à tenir des compte mais on explose largement la centaine, voire les cinq cents, voire les mille… Oui, après calcul, 4 ans faisant 1460 jours, on doit effectivement être plus proche des mille mais peu importe. J’ai donc fait l’amour plus de fois avec lui qu’avec tous les autres réunis mais que retiendra-t-on ? Si je dis que je n’ai couché qu’avec deux hommes dans ma vie, ce qui était le cas après ma rupture avec Guillaume 1er, on va me regarder comme une mère la vertu. Je dis que j’ai eu une dizaine de partenaires, hop, je suis l’experte en sexe de service. En plus, franchement, une dizaine, c’est rien du tout, si on considère le nombre de mecs qu’une fille peut connaître intimement entre 18 et 25 ans. Oui mais voilà, c’est toujours ce chiffre du partenaire que l’on retient. Et c’est celui qui attirera sans doute Brad 2 et fuir Brad 1.

 

En juin, j’avais dîné avec une copine qui se vantait d’une vie sexuelle bien remplie (elle fait l’armée, ça aide…) et elle me dit : « tu vois, j’ai eu 15 partenaires sexuels dans ma vie, je peux me caser maintenant. » Bon, vu ce qu’elle racontait, je pensais qu’elle en avait eu bien plus mais elle soulève un point important. Au lieu de croire qu’un nombre (relativement) élevé de partenaires n’indique-t-il pas au contraire que la demoiselle, ou le monsieur, a enfin envie de se caser, ayant eu l’occasion de rouler sa bosse, si j’ose dire ?

 

Mais au fond, pour choisir entre Brad 1 ou 2 ou un autre Brad, le seul critère n’est-il pas justement que Brad s’en fout du nombre de partenaire que j’ai eus ? Car au fond,
c’est moi qu’il est censé aimer, pas ma vie sexuelle.

 

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La virginité : faut-il la garder ou pas ?

L’autre jour, je lisais Courrier International et ça m’a inspiré un premier article  et en voici un second, découlant du même dossier. Et bien, oui, y a 50 choses à dire dessus, c’est pas ma faute. Donc après le versant porno, explorons le versant chaste.
 
Le dossier nous propose un encart sur de jeunes demoiselles suisses qui ont décidé de rester vierge, pour pas être considérées comme des « salopes ». Et voilà, toujours le même problème : tu couches, tu es une salope, tu te préserves, t’es une sainte. Pourtant, je connais des vierges qui récupèrent des points démoniaques ailleurs. Honnêtement, le jour où j’ai perdu ma petite fleur, je ne suis pas devenue une sale perverse immorale. D’ailleurs, l’article ne cautionnait ce genre de manichéisme.
 
La virginité, thème ô combien délicat… Perso, je me souviens, est arrivé un moment où j’ai tout fait pour m’en débarrasser parce qu’à 19 ans, je me sentais totalement handicapée d’avoir encore mon hymen. C’est pas que j’ai jamais eu l’occasion avant, j’avais eu une proposition du genre à 15 ans mais à l’époque, j’étais totalement coincée et j’assumais pas mon corps alors laisser un mec visiter mon intimité, ÇA VA PAS NON !! Arrivée au lycée, nouveau traumatisme : Love in fun. J’explique. Un soir, j’écoutais donc cette merveilleuse émission qui a fait mon éducation sexuelle ou presque quand un gars appelle pour raconter que sa copine est nulle au lit : « elle fait la planche, elle connaît aucune position ! ». Panique à bord : mais moi non plus ! Je suis censée faire quoi (à part écarter les jambes) ? Déjà que la fellation, rien que le principe (ben oui, j’avais jamais pratiqué) je trouve ça dé-goû-tant… La levrette, c’est dégradant, la sodomie… heu, ça, je devais même pas savoir que ça existait, niaise comme j’étais.
 
Donc, j’ai eu une peur d’être un « mauvais coup » et donc, réflexion : « ben je ne coucherai qu’avec un homme dans ma vie, un puceau, comme ça, il pourra pas dire que je suis un mauvais coup, il pourra pas comparer ! ». Réflexion très conne, je sais ! D’ailleurs, dans l’article de Courrier International, y a un mec qui dit pareil : « nous, on veut coucher avec une vierge comme ça, elle pourra pas comparer ». Et oui, ado, je pensais comme un mec.
 
Puis y a cette peur viscérale de la douleur : la première fois, ça se passe pas forcément bien. Johanne, mon ex amie nymphomane n’avait pas eu mal sur le coup mais après, elle s’est traînée une sale douleur pendant quelques temps. Vu l’hygiène de son partenaire, ça m’étonnerait pas qu’elle se soit chopée une saleté, effectivement… Mais surtout, le traumatisme, c’est quand je suis partie chez une amie de Rachel qui avait perdu la sienne quelques temps auparavant et, je sais pas pourquoi, elle entreprend de nous le raconter : du sang partout et une douleur persistante : 24 heures après, elle avait encore mal. Bon, ben je vais rester vierge.
 
Finalement, la curiosité l’a emportée. C’est marrant, à l’époque, être vierge à 19 ans, c’était limite une tare. Aujourd’hui, coucher avant le mariage, c’est limite une tare. Alors quoi ? Je crois surtout que le problème est que, quoi qu’on dise quoi qu’on fasse, la sexualité féminine est toujours sujette à débats et à jugements à l’emporte pièce. A mon époque, une fille qui affirmait vouloir rester vierge jusqu’au mariage était vue comme une bête curieuse. Genre la catho intégriste qui ne copulera que pour procréer. Genre nos grands-mères… Quoi que la mienne avait un amant, le curé d’un village, j’ai appris ça il y a quelques temps (et oui, on est bizarre dans ma famille).
 
Quand j’étais ado, il y a à peine dix ans (ça me fait mal, cette phrase), on clamait à qui voulait l’entendre que, oui, on couchait ! A l’époque, j’étais assez prude mais je ne reprochais pas aux autres filles leur sexualité. Une fille qui franchit le pas avec son copain, c’est normal. Une fille qui couche avec le premier venu dans les toilettes du Macumba club avec les pieds qui patauge dans l’étrange magma composé d’eaux usées et de papier toilette, c’est pathétique. Mais ça, je le pense toujours. Donc j’étais pas particulièrement prude et même qu’on parlait (un tout petit peu) de sexe avec Rachel. Parler de sexe avec Rachel se limitait à : « moi, c’est gênant, j’ai une poutre au-dessus de
mon lit, le mec il risque de se cogner la tête, hihihi ! » Ça, c’est elle qui disait ça, genre le mec, quand il la saute, il fait des pompes. Ok, pour la levrette, c’était pas possible mais un bon petit missionnaire, ça passait sans problème. Mais bon, c’est vrai qu’à l’époque on n’a pas pensé à une solution bête : on n’est pas obligés de faire l’amour sur un lit. De l’autre, y avait Johanne qui a toujours eu le feu au cul qui déclare à la même Rachel (prude au possible) : « putain, j’ai la sève qui monte ! La nuit, quand je me réveille, je suis toute mouillée ! ». Pourquoi j’étais pas là, moi, lors de cette poignante déclaration, hein ? Ça devait être marrant à voir, quand même…
 
Je me souviens, en quatrième, j’avais une copine qui racontait qu’à 14 ans, elle avait perdu sa petite fleur (j’adore cette expression). Bon elle était un peu folle, genre à faire une fugue un lundi matin : au lieu d’aller au collège, elle a pris le train pour aller voir une copine à Lyon donc on a jamais su si c’était vrai ou pas. Mais à l’époque, une fille qui n’avait plus d’hymen n’était pas considérée comme une salope.
 
D’un autre côté, j’observe les changements dans la société, la fameuse pornoïsation et je comprends que les gamines soient paumées : être chaude ou ne pas l’être ? Coucher, c’est être salope ? Personnellement, je comprends aujourd’hui que la virginité est quelque chose de « précieux » qu’il ne faut pas offrir au premier venu. On n’aura qu’une seule première fois et si j’ai eu la chance de pas avoir mal du tout, ce fut quand même pas mal traumatisant. Certes, j’avais « omis » de dire à mon
partenaire (Pierre le pervers) que j’étais vierge mais visiter TOUTES les parties de mon anatomie lors du premier coït, il était pas obligé non plus…
 
Je crois qu’il est important aujourd’hui de parler à ces ados ou à ces jeunes femmes et de leur expliquer qu’avoir une sexualité, ce n’est pas sale. Si elles ne sont pas prêtes, personne ne les force à sauter le pas (enfin, si, des fois, leur copain mais elles ont tout à fait le droit de dire non sans lever le drapeau de la chasteté). Mais le sexe, c’est une belle chose, un partage et on peut pratiquer sans que cela nous corrompe.
 
Je crois que le jour où les femmes pourront choisir leur sexualité sans subir aucune pression sociale, le féminisme aura vraiment triomphé.
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