2011, en avant !

Ca doit faire la 3e ou 4e fois que je dis ça cette année mais je pratique la méthode Coué et je dis qu’aujourd’hui, 2011 débute. Accrochez vos ceintures, ça va secouer. Enfin, pour le coup, ça a déjà beaucoup remué. Si je devais résumer cette moitié de 2011, je la résumerais à ça :

Mon univers a été bouleversé, j’ai beaucoup perdu, j’ai dû cravacher pour reconstruire mon univers. Des fois, je me dis que j’aurais su, j’aurais accepté de passer l’entretien pour le poste à Londres qu’on m’avait proposé une semaine avant le début du marasme (le 09 décembre 2010, je crois que je vais pas l’oublier de si tôt cette date).Peut-être que je l’aurais eu, peut-être que, quitte à tout reprendre de zéro, autant le faire ailleurs. Ceci étant, je ne regrette pas vraiment. Oui, j’avais un bon créneau pour me déraciner mais on ne peut pas dire que je n’ai rien construit depuis ce marasme. J’aime sincèrement mon nouveau boulot, j’ai rencontré des gens que j’aime vraiment bien, certains ont pris plus de place dans ma vie. Je me reconstruis petit à petit, j’essaie de ne pas me précipiter à me déclarer parfaitement guérie, j’essaie de prendre le temps, de faire de petits pas plutôt que des grands qui vont me faire tomber. Mais là, j’ai décidé que voilà, ma vie est comme une bâtisse, les travaux de retape sont finis, on peut maintenant l’aménager pour qu’elle soit toute confortable. Oui et on pourrait dire que qui dit nouvelle vie dit on arrête les métaphores foireuses. Mais non, je vais le garder ce vice là.


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De toute façon, j’ai des preuves : ce matin, alors que vous me lisez, je souris de toutes mes dents parce que scary dentiste a fini les travaux (finalement, ma métaphore n’est pas si pourrie) et j’ai sur le nez mes splendides nouvelles lunettes à nouveau à ma vue. Je suis restaurée physiquement. Aujourd’hui est le début de ma vie où mes “problèmes” de santé sont sous contrôle donc ça me paraît un bon moment pour dire que voilà, c’est un peu mon 1er janvier mais un 1er janvier plus utile que les 1er janvier habituels où on se contente de se remettre de sa cuite de la veille. A partir d’aujourd’hui,
je décide que j’ai assez laissé 2011 me glisser entre les doigts (on est déjà en juin, comment c’est possible ?), que je dois faire des choses constructives, même si ce sont de petites choses. Je trouve que j’ai trop subi les événements ces derniers temps, j’ai tout laissé filer, je n’ai pas cherché à me battre. Pas d’énergie. Maintenant je dis stop. Déjà, je vais commencer à ranger mon placard d’entrée, ce sera un départ énorme (je vous dis pas la flemme). Je n’ai pas envie en décembre de me dire que cette année a été chiante ou qu’elle n’a servi à rien. Quitte à me ramasser un tsunami perso, il doit en sortir du positif, du neuf. Tout n’est question que d’angle de vue : plutôt que de regarder les ruines qui ne sont même plus si fumantes, regardons plutôt toute cette nouvelle place dédiée à mes nouveaux amours, amitiés, projets. 

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Allez, haut les coeurs, tout va mieux. Puis tu vois, je me dis que la vie, elle aime bien me filer les trucs par lot (surtout les saletés genre « t’es à genou ? Ah ben j’en profite pour te filer un coup de pied dans le bide et peut-être te péter une côte en plus, pour voir ») donc comme j’ai bien eu mon lot de coups et que j’en fus au stade « rate éclatée », quand elle va se mettre à me faire des bisous, je vais devenir la fille la plus heureuse du monde. Donc certainement la plus chiante. 

PS : Oui, je sais, je me répète mais chut.

PPS : Je sais que la photo de la mouette n’a rien à voir avec ce que je raconte mais je l’ai retrouvée sur mon pc et je l’aime bien donc publiée. Oui, je penserai à la recadrer à l’occase

 

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Et toi, tu fais quoi le 31 ?

Article anachronique puisque là, je te parle de la soirée d’hier de façon prospective. Donc, je débute un article par une phrase qui ne veut rien dire et pour me rattraper, lecteur, lectrice, je te souhaite de tout cœur une

 
BONNE ANNEE 2008 !!!
 
2008 sera sweet, je le prophétise.
 

Donc, le 31, revenons-y, le réveillon. Il y a différents styles de réveillons : le réveillon en famille, le réveillon entre amis version petit, moyen ou grand comité, le réveillon « mêlons nous à des inconnus en boîte ou, subversivité ultime, sur les Champs » ou encore le réveillon « j’étais tellement pétée qu’à minuit, j’étais déjà dans un coma éthylique ». Cette année, pour moi, ce fut réveillon en petit comité avec Vicky et sa best. En même temps, au moment où j’écris cette phrase, il est 15h03 le 31 décembre… Donc là, dans cet article, je vais pas vous raconter mon réveillon vu que je l’ai pas encore vécu. Non, je vais vous parler de la pression du réveillon.

Dans notre vie sociale, je vois deux grosses pressions annuelles : le réveillon et la St Valentin. C’est-à-dire les jours où c’est la loose de ne pas avoir et de chéri pour faire des bisous et des soirées prévues. Bon, moi, j’ai été en couple pendant 4 ans et demi et j’ai jamais fêté la St Valentin donc je peux légitimement dire sans passer pour l’aigrie frustrée de service que je m’en fous royalement, de la St Valentin. Par contre, il semble socialement inadmissible de ne rien faire pour le réveillon. Si tu fais rien, c’est que t’as pas d’amis, CQFD. Donc, aux abords du mois de décembre, on sent que ça commence à s’angoisser dans les chaumières : mais que va-t-on faire le 31 ? Les plus populaires d’entre nous ont plusieurs pistes et il va falloir choisir. D’autres savent avec qui, reste à savoir où. Les couples hésitent : avec tes amis ou les miens ? Et il y a ceux qui n’ont rien de rien, pas l’ombre d’une invitation, et qui commencent à paniquer. Vite appeler ses amis pour tenter une incruste quelque part, se dégoter un bon plan ! On ne peut pas commencer l’année seul(e) quand même, ça n’aurait pas de sens.

Et après tout, pourquoi pas ? C’est le soir à pas être seul mais, si, au fond, on a envie de passer la soirée du 31 tranquille chez soi, est-ce vraiment un mal ? Entre une soirée où on ne connaît personne et où tout le monde est torché à 23 heures, à entendre dix fois la même blague sur les blondes ou l’analyse du championnat de France de foot où la seule chose à retenir, c’est que Lyon est toujours en tête et une soirée à se cocooner tranquille chez soi, entre un bain et une petite coupe de champagne, pour le style, quel mal y a-t-il à choisir la
seconde solution. Là encore, si on crie haut et fort qu’on fait le réveillon tout seul et qu’on en est très content, c’est comme quand on dit qu’on s’en fout de la St Valentin, on est soupçonné de mauvaise foi. Il faut réveillonner, il faut en foutre plein la vue aux autres avec nos réveillons somptueux avec 150 invités et notre robe créateur Chloé et nos Manholo Blanik au pied. Genre, on a dépensé 500 euros dans une tenue qu’on ne mettra qu’une fois dans sa vie. Et puis même s’il est acquis que le 1er janvier est une journée qui ne sert à rien, ce n’est pas la peine de commencer l’année avec la gueule de bois. Ca, je peux le faire tous les dimanches, si je veux, c’est pas hyper excitant.

L’an dernier, j’ai passé un réveillon calme, ce sera sans doute pareil cette année. Et franchement, j’en suis la première ravie. Bien sûr que refaire le monde en bonne compagnie autour d’un verre de vin et d’un bon gueuleton, je peux le faire toute l’année. Mais tu vois lecteur, je me suis rendue compte que mes réveillons étaient souvent symboliques de l’année qui vient. En gros, réveillon merdique, année pourrie. Quoique le réveillon 2005-2006 fut sympa et l’année merdissimale, comme quoi… Mais là, par exemple, le réveillon 2006 fut hautement symbolique : une soirée calme et bon enfant au milieu de gens que je ne connaissais pas chez Anne. Effectivement, cette année fut calme et pleine de rencontres.

Enfin, j’espère que vous avez passé une bonne soirée hier, quoi que vous ayez fait. Et encore une fois, bonne année, les gens !  Et je t’ai mis plein de liens vers mes articles passés sur le réveillon (non parce que c’est la 3e fois que j’en parle!), des fois que tu t’ennuierais…

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