La dystopie version glamour ?

J’ai un problème d’addiction… aux livres. Aller dans une librairie est toujours un grave danger pour mes finances, je ne me contrôle pas, je dépense, dépense, dépense. Et je furète, beaucoup. Le week-end dernier, je erre donc dans les rayons d’un Cultura et je découvre un rayon dystopie. Extatique, je m’y précipite et que vois-je ? Ils ont confondu avec les Harlequin ou quoi ? Non, bienvenue dans la dystopie version glamour.

dystopie version glamour

Réflexe n°1 : non mais vous êtes sérieux ? La dystopie, c’est un sujet grave, politique, l’auteur dénonce les dérives de notre monde actuel en grossissant les traits les plus préoccupants pour en faire les règles générales d’un monde où il ne fait plus bon vivre. C’est 1984, c’est Farenheit 451, c’est Le meilleur des mondes, c’est Barjavel, Metropolis ou Terminator ou Mad Max. C’est censé délivrer un avertissement, nous faire réfléchir… Pas faire soupirer les jeunes adolescentes en fleur le soir dans leur lit.

adolescente amoureuse

Mais j’ai un peu poussé la réflexion. Je n’ai pas vu Hunger Games et j’ai juste vu les deux premiers épisodes de Divergente, dystopie que je trouve assez navrante dans son traitement alors que je trouvais le principe de départ de leur société très intéressant mais je n’ai pas lu les bouquins donc bon… Je ne les ai pas tous vus, donc, mais je sais néanmoins une chose : les deux héroïnes sont ultra badass. Elles sont puissantes, sans peur, elles se battent et provoquent une révolution. Alors oui, ok, elles tombent amoureuses maiiiiiiiiiiis elles ne deviennent plus dès lors le simple love interest du héros principal, elle garde leur force et leur indépendance. Et je pourrais même rajouter que dans Divergente, on est clairement dans un univers de femme puisque le leader de ce monde là est clairement une leadeuse en la personne de Kate Winslet.

Kate Winslet dans Divergente

Et du coup, je nuance mon jugement. Parce que ouais, ces couvertures me font mal aux yeux et je ne parviens pas à y projeter quoi que ce soit de dystopique mais si ça peut apprendre aux jeunes filles à pas se laisser faire et se battre pour leurs idéaux plutôt que de s’aplatir devant un pervers narcissique qui prend un plaisir pervers à les piétiner “mais c’est pas sa faute, il a eu une enfance difficile” (oui ok mais rappel : t’es pas sa psy. Barre-toi de là). Si on peut les soustraire du traditionnel “rabaisse-toi parce que l’amour fait souffrir”, je ne peux finalement qu’applaudir la démarche.

Katniss dans Hunger Games

Et j’ai donc décidé de me lancer dans la lecture de l’un d’entre eux (mais j’ai pas choisi lequel). Je prends toutes les suggestions.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Histoire d’O de Pauline Réage

Après la lecture de l’effroyable After d’Anna Todd, j’avais envie de me plonger dans un vrai roman érotique, pour démontrer que l’on peut raconter une histoire torride… Sauf qu’en fait, ce que je ne savais pas, c’est que finalement, Histoire d’O n’est pas tant un roman érotique qu’un roman psychologique.

Histoire-d-O

On va passer rapidement sur l’histoire : O est amenée par son amant dans un château à Roissy où elle va être dressée, devenant un objet de soumission pour les hommes. Puis cet amant va ensuite la céder à son demi-frère, sir Stephen, qui va l’amener toujours plus loin sur le chemin de la soumission.

1975 --- French actresses Corinne Clery and Christiane Minazzoli on the set of Histoire d'O (The Story of O) written and directed by Just Jaeckin. --- Image by © Georges Pierre/Sygma/Corbis

Arrêtons-nous d’abord sur la dimension érotico-sexuelle du roman. Si les faits sont torrides, l’écriture reste étonnamment prude, au point que je n’ai jamais trouvé ça excitant. D’abord parce qu’il n’y a pas de détails : le temps que je comprenne qu’il y avait du sexe, la scène était finie et on se retrouvait dans les introspections de O. Par ailleurs, le vocabulaire reste très soft et j’ai parfois eu du mal à bien saisir de quoi on parlait. Par exemple, je n’avais pas réalisé jusqu’à la lecture d’Histoire d’O que le sexe “entre les reins”, ça veut dire sodomie (et évidemment, nous repensons tous à Je t’aime, moi non plus de Gainsbourg). A un moment, O se fait percer “le bas du ventre”, j’ai mis du temps à comprendre qu’il s’agissait en fait de ses grandes lèvres (mais je voyais pas trop le truc du piercing au ventre). Cette petite pudeur crée un décalage assez fort entre ce qu’il se passe et ce qui est écrit. On va y revenir après.

piercing

Deuxième point : la soumission ou le manque total de caractère d’O qui m’a un peu saoulée au départ “alors je me promène avec mon plan cul et hop, il m’amène dans un château où je subis un gang bang dès le premier soir sans mon consentement mais ça va, finalement, je l’aime, ça passe”. Par la suite, O se fera donc piercer et marquer au fer rouge sans qu’on lui demande son avis puis finit prostituée contre son gré au Château. Alors ceux qui errent sur ces pages savent à quel point ça me rend hystérique les histoires “d’amour” où la fille tombe dans les pattes d’un pervers manipulateur (au hasard : After) ou que le mec fait moyennement attention à son consentement (Beautiful Bastard) mais qu’on nous fait croire que c’est ça l’amour, le vrai. Donc là, je dois être en triple salto arrière tellement je suis énervée. Mais non… car lire Histoire d’O sans le contexte d’écriture fait passer à côté de la compréhension de l’oeuvre.

dominique-aury-écriture

Ce roman n’aurait jamais dû être publié, il n’a du moins pas été écrit pour ça. “Pauline Réage” (en vrai Dominique Aury) a écrit ce roman uniquement pour exciter son amant au départ. Histoire d’O n’est pas une ode à la soumission et à l’abandon féminin mais une tentative (réussie) de prouver à son amant qu’elle était capable d’imaginer une histoire particulièrement salace et perverse. A partir de là, elle n’avait aucune raison de censurer ses ardeurs, pouvant livrer son héroïne aux mains expertes de sadiens expérimentés qui vont la violer, jusqu’à qu’elle finisse par prendre du plaisir à ses pratiques et tombe même amoureuse de ses dominateurs. Cette clé est essentielle pour comprendre le pourquoi du roman mais qui explique aussi un peu la “pudeur” du vocabulaire évoqué plus haut : Réage réalise ici un exercice, ce n’est pas du tout son style d’écriture habituel et elle cherche à choquer et bouleverser son amant… tout en, selon moi, s’autocensurant inconsciemment en n’utilisant pas un vocabulaire trop cru.

sextoy-connecte-livre

Mais finalement, Histoire d’O n’est pas tellement un roman érotique pour moi, ni un roman d’amour mais un roman psychologique suivant les histoire d’une femme qui repousse de plus en plus loin ses limites et s’abandonne dans la soumission.

Rendez-vous sur Hellocoton !

N’oublie pas les oiseaux de Muriel Magellan

Fidèle à sa fonction de dealeuse de bonne came littéraire, ma mère me glissa dans les mains un roman autobiographique vendu comme suit “c’est l’histoire d’une fille qui a une folle histoire d’amour avec le metteur en scène de Starmania”. Ayant eu une folle passion pour Starmania dans ma jeunesse, j’ai donc voulu le lire. Bien m’en a pris.

N-oublie-pas-les-oiseaux-de-Murielle-Magellan

Ca commence dans une morgue. Murielle, l’auteure, vient rendre une dernière visite à l’amour de sa vie, décédé, accompagné de leur fils. Pendant que l’enfant ne saisit pas bien ce qu’il se passe, elle se remémore cette histoire d’amour insensée, mêlant récit et extraits de ses journaux intimes pour se replacer dans ses pensées de ce moment là.

journal

Muriel est une jeune provinciale qui a un don certain pour la chanson. Une fois son bac en poche, elle monte à la capitale pour intégrer une école d’artiste, une sorte de Fame academy sans élèves qui dansent aux quatres coins de l’établissement. Muriel est plutôt timide et effacée. Lorsqu’elle croise la route d’un de ses professeurs, Francis Morane, sa vie prend un tournant. Pendant longtemps, elle s’imagine trop quelconque pour réellement l’intéresser, elle travaille comme une forcenée pour réussir et attirer un peu de son attention. Pas forcément pour une histoire mais plus pour être reconnue par celui qu’elle admire par dessus tout.

hard-work

Leurs routes se croisent quelquefois jusqu’au jour, où, finalement, ils passent une nuit ensemble. Une histoire d’amour en dents de scie, tumultueuse. Morane est insaisissable, il ne veut pas s’engager, il ne veut pas qu’elle tombe amoureuse mais ne veut pas qu’elle s’éloigne pour autant. Elle le perd, elle le retrouve, ils finissent par s’installer et faire un enfant. Avant de se séparer à nouveau car Morane a une nouvelle compagne. Puis la réconciliation sur le lit de mort de l’artiste, atteint d’un cancer.

munch

Ce roman autobiographique m’a touchée en plein coeur. Je crois que j’aurais dû le détester tellement Morane représente l’archétype du pervers narcissique, comportement que j’abhorre depuis que j’en ai croisé un et l’ai vu détruire méthodiquement l’entourage de l’une de mes (ex) amies pour l’enfermer dans son piège. J’aurais dû crier, vouloir secouer Murielle Magellan par les épaules en lui criant qu’elle est trop conne. Parce que oui, parfois, elle accepte des trucs qui paraissent impensables. Mais elle le fait en tout conscience et porte un regard compatissant mais pas mièvre sur son elle d’avant, celle qui avala tant de couleuvres par amour. Finalement, je l’ai aimé ce livre, passionnément. J’ai été heureuse et triste avec elle, j’ai ressenti des choses. Peut-être grâce à sa plume, peut-être grâce aussi aux extraits des journaux intimes qui donnent une épaisseur supplémentaire au roman. Peut-être aussi parce que Murielle Magellan raconte cette histoire simplement, joliment, sans règlements de compte, avec tendresse.

Alors il faut lire ce roman. Et moi, je pense de plus à plus à m’acheter un cahier “journal intime”. D’abord pour son côté catharsique mais aussi parce que parfois, c’est sous le coup de l’émotion pure que l’on écrit les plus jolies choses.

PS : Ce livre m’avait inspiré cet article là sur les ruptures et ce que j’aurais aimé que mes exs me disent à ce moment là.

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

A partir de là, on se rencontrera pas

Une histoire sur un site de rencontre, ça commence toujours par un mail. Oui, les flashes, charmes, pokes ou je ne sais quoi, je compte pas ça comme un contact ! Le premier mail est souvent de type “Hey salut [commentaire sur une photo genre “tu me plais” ou sur les informations entrées sur le profil genre “y a pas que ton cul qui m’intéresse” même si c’est parfois faux], à bientôt ? Prénom”. Si la personne vous intéresse, vous répondez et s’engage une conversation. Mais plus la conversation par mail s’éternise, plus votre histoire sent la croquette. D’ailleurs, à partir de là, on devrait écrire histoire avec un minuscule H.

echange-mails

Le mail est censé être une sorte de préliminaire amoureux. On s’échange quelques banalités avant de vite lancer la seule question qui nous intéresse “quand est-ce qu’on se voie ?”. Seulement parfois, la conversation s’enlise. On parle, on parle… et on parle. De tout, de rien, de la vie, du mauvais temps, de ce qu’on a mangé et de ce qu’on regarde à la télé ou de ce qu’on lit… Ca continue, encore et encore, on ne sait finalement toujours pas grand chose de l’autre mais l’idée de se rencontrer n’apparaît toujours pas. Et à un moment, tu te rends compte que tu as échangé plus d’une centaine de mails pour ne rien dire et là, tu le sais : ça ne se fera jamais.

sending-email

Evidemment, parfois, l’autre est loin donc en attendant un rapprochement géographique, ça occupe. Mais si la personne et vous êtes dans la même ville, pensez bien qu’à un moment, trop de mails noie votre relation. Les préliminaires, c’est super sympa mais au bout de 2h de papouilles, soit je m’endors, soit mon corps est devenu tellement hypersensible qu’à la prochaine caresse, je file un coup de pied.

frustrated-man

Et puis faut savoir passer la seconde. Une relation épistolaire est bien charmante (à condition de rentrer un peu plus dans l’intime, deviser sur le superficiel n’a pas grand intérêt) mais quand deux personnes souhaitent réellement se rencontrer, elles n’attendent pas 107 ans si elles peuvent facilement le faire. Surtout que la relation épistolaire peut avoir un effet pervers : créer des sentiments pour une personne qui n’existe pas vraiment. Vu que ce fut ma spécialité dans ma prime jeunesse, je sais précisément de quoi je parle. On échange, on se livre, on dessine de l’autre un portrait idyllique grâce au matériel qu’il nous donne, on tombe amoureuse d’un mythe. Et j’ai pas besoin de vous expliquer en quoi c’est pas bon. A l’arrivée, le décalage entre vos fantasmes et la réalité est violent, vous vous plantez et vous souffrez à en perdre sommeil et appétit alors que vous n’êtes finalement tombé amoureux que du personnage principal du petit roman que vous vous êtes écrits.

ecrire-roman

Et puis se voir n’empêche pas la conversation, vous n’êtes pas obligés de vous retrouver à poil au bout de 2 mn… Même si être à poil n’empêche pas non plus la conversation, les fameuses conversations sur l’oreiller, c’est pas mal aussi. Mais les mots sont trompeurs. On habille de syllabes la réalité, on la travestit, on ne montre que ce qui nous plaît sans avoir de grandes difficultés à cacher ce qui nous paraît moins valorisant. Avec des mots, je peux dessiner un moi si différent, si je veux… Evidemment, on pourrait s’étonner d’une telle stratégie : quand l’autre verra l’ampleur de l’arnaque, il prendra ses jambes à son cou. Mais peut-être est-ce vous l’arnaquée, vous pensez parler au sosie d’Henry Cavill au métier prestigieux qui fait preuve de tant de finesse d’esprit mais s’il le faut, votre interlocuteur n’a ni le physique, ni le prestige et même pas tout à fait l’intelligence qu’il prétend avoir (on trouve de si belles phrases prêtes à copier/coller sur le web sur tout un tas de sujets). Bref, même si ok, passons au dessus des apparences car cet homme, on a ressenti quelque chose pour lui blablabla, reste que partir sur un mensonge n’est jamais une bonne idée.

henry-cavill

Donc si la rencontre traîne c’est soit que vous n’êtes pas si intéressés l’un par l’autre que ça, soit que quelqu’un a la trouille de ne pas ressembler à l’image qu’il a donné… Bref, ça n’annonce pas forcément que du bon.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les grandes étapes de l’amitié

L’amitié est une forme de relation amoureuse mais sans sexe et sans exclusivité (normalement mais après tout, à chacun sa définition de l’amour et de l’amitié. Et puis qu’est-ce que la normalité, hein ?). Et comme dans toute relation amoureuse, il y a des étapes. Avec Anaïs, nous en avons franchie une mardi.

J’avoue que je l’ai pas vue venir. Même si on est en train de devenir les siamoises officielles du club de plongée, un mec nous a même fait remarquer qu’on ne se séparait jamais. On part en Thaïlande en duo, on a un voyage prévu ensemble cet été (mais à 3, avec Anna), on va à la salle de sport ensemble et elle est un peu tentée par ma nouvelle lubie : un voyage en transsibérien. Bref, on vire un peu fusionnelles mais forcément,la plongée, ça fédère.

Mardi, avant l’entraînement, je passe par son appart récupérer mon sac de plongée puisque je dors généralement chez elle après la piscine. Bon à la base, je devais loger un coup chez elle, un coup chez Anna mais cette dernière oublie parfois son tour de garde. Je suis arrivée un peu tard suite à quelques péripéties ratpiennes donc je rentre et je cours aux toilettes. Alors que je m’abandonnais à mes bas instincts, Anaïs a lancé une conversation à base de « et toi, ta journée ? ». Et là, je me dis qu’on vient de passer un cap.

Les petits besoins sont un moment d’intimité, un des aspects que je voile de grande pudeur. Parler à quelqu’un quand je me soulage est signe de grande intimité, donc. Faut dire qu’en se changeant une fois par semaine dans le même vestiaire collectif casse de suite la pudeur de base. Nous nous voyons nues sans faire attention, on discute en enlevant notre culotte, en enfilant notre maillot de bain. Si Anaïs est plus pudique qu’Anna qui m’a gratifiée un jour d’une danse des seins et qui me pince les fesses en passant à côté de moi, on connaît nos corps. On ne les scrute pas mais on ne les cache pas non plus, on ne fait juste pas attention. On a partagé le même logement à Colera puis dans le Var. Elle m’a déjà fait vivre un de ses épisodes somnambuliques, on se taquine sur nos nuits ensemble. Moi à base de « non mais tu parles, tu t’assois dans le lit et tu allumes la lumière », elle à base de « qu’est-ce que tu dégages comme chaleur quand tu dors! ».

Est-ce là que l’on reconnaît les amitiés ? A une intimité créée sans sexe ? Si je liste mes meilleures amies, j’ai dormi dans le même lit que l’immense majorité d’entre elles, elles sont les seules à connaître certains de mes tourments intimes, certaines de mes péripéties. Si je ne vais pas bien, je n’ai qu’à envoyer un mail pour les voir arriver en courant pour venir m’aider. Et vice et versa bien entendu. L’amitié se construit par des abandons progressifs. J’abandonne ma pudeur vis à vis de mon corps, de mes tourments…Et de mes petits besoins. J’abandonne ma méfiance, mon masque et je me livre en toute confiance. Le jour où tu confies tes imperfections à une amie, celles que tu caches avec fureur, tu sais que celle qui reçoit tes confidences fait désormais partie du cercles fermé des meilleures amies. Celles pour qui tu te couperais un bras comme je disais l’autre jour.

Un jour, je me pencherai peut-être sur une essentielle question : mes belles amitiés sont-elles un pilier si solide de ma vie que je deviens incroyablement difficile avec les hommes au point de ne tomber amoureuse qu’une fois tous les 5 ans en moyenne ? Après tout, avec tout cet amour amical, comment avoir besoin d’amour tout court ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

De la (semi) sainte et de la pute

Vendredi soir, après un début de soirée très intense à base de mails et de téléphone, je me pose devant Secret Story. Cette année, je passe totalement à coté essentiellement parce que j’ai mieux à faire (mais je lis les résumés sur des sites people, c’est vachement mieux en fait). Bon cette semaine, le mieux, c’était essayer de dormir, Gudrun oblige. Puis je les trouve moins bien cette année, je sais pas… Mais donc vendredi j’ai regardé et ça m’a inspiré cet article sur la sainte et la pute.

lady-gaga-alejandro.jpg

Par définition, il faut une putasse dans chaque édition, la bimbo qui pose à poil sans complexe. Cette année, ils nous ont donc sorti Anne-Krystel, playmatequébécoise. Sauf que voilà, Anne-k est en fait un ange que tout le monde adore et qui ne drague aucun mec, raté. Heureusement, on a assuré le lourd avec Amélie don-Juan au masculin mais voilà, pas de bol, elle tombe amoureuse de Senna (le playboy de service) et s’enferme aussi sec dans une relation monogame. Bon, alors Chrismaelle, la gogo danseuse ? Ah non, elle, elle pleure. Ah, ce casting est donc une berezina ? Angela Lorente a-t-elle perdu ce formidable pouvoir de trouver des candidats qui feront parler d’eux au moins jusqu’à l’hiver (fin, novembre, quoi) ? Non car deux candidates vont nous pimenter tout ça en glissant leur langue dans la bouche des candidats, j’ai nommé Julie et Stéphanie. Je vous la fais courte : Julie a fait des bisous à Maxime et tenté de
séduire Senna, John et Bastien. Stéphanie est l’ex de Senna (c’est son secret), fait des bisous à Coralie qui était sa meilleure amie (mais plus maintenant), elle a fait des bisous à Robin qu’elle a largué puis s’est mis avec Maxime mais louche sur Bastien. Donc en résumé, nous avons d’un côté Julie qui a embrassé un mec et tenté de séduire 3 autres et de l’autre Stéphanie qui a un ex et une pseudo amante au début du jeu et qui a depuis embrassé deux mecs et louche sur un troisième. Mais par un effet de montage, Julie est la salope de service quand Stéphanie est présentée comme une petite chose fragile peu sûre de ses sentiments. Et je trouve ça particulièrement fascinant.

VIDEO-Secret-Story-4-Entre-Stephanie-et-Robin.jpg

Faut dire que la Julie, elle a manqué de subtilité avec le poooovre Maxime du genre « bon ben puisqu’on est enfermés tous les deux dans une pièce, viens, on se fait des bisous » mais dès le retour dans la maison, elle a tenté l’étrange technique du silence radio. Ce qui dans une maison en huis-clos est assez délicat. De fait, Julie n’est pas spécifiquement une salope, plus une idiote qui pensait qu’en ne parlant plus à celui qui a passé deux jours à lui rouler des pelles en la regardant avec adoration allait oublier son existence. Bon, forcément,
ça n’a pas marché. Alors que Stéphanie, elle, elle a jeté Robin en lui expliquant pourquoi (je crois qu’il était trop collant ou pas assez mature ou les deux, je sais plus. D’un autre côté, on est toujours dans le huis clos, c’est pas facile de se laisser de l’espace quand on vit enfermés) alors c’est une fille bien. Et quand elle a fait un bisou à Maxime (le même Maxime qui COLLAIT Julie. Donc oui, la nana quitte un mec trop collant pour se mettre avec celui qu’on aurait pu surnommer Super Glu), c’est après moult tergiversations que même, elle dit à Senna « Oui, mais je sais pas, tu comprends, les mecs, ils me lassent vite, je suis trop une vilaine fille ». D’ailleurs, là, elle fait les beaux yeux à Bastien qui a une fiancée à l’extérieur. Mais Stéphanie qui, physiquement, serait le résultat des amours improbables de Flavie Flament et Lady Gaga, est bonne et joue la fragile donc paf! cocktail magique qui agite manifestement la testostérone. Va falloir
ue j’étudie ça de plus près au passage pour ma gestion des hommes, je réalise un peu que j’ai raisonné à l’envers pendant 30 ans. Mais c’est pas le sujet.

secret-story-maxime-julie-sembrassent.jpeg

Donc je ne connais pas cette demoiselle Stéphanie et ne peut donc présumer de ses intentions mais si elle n’est que dans le stratégique, cette fille est un incroyable génie. En gros, qu’est-ce qui marche dans les émissions de téléréalité ? Les amourettes (non parce que la chasse aux secrets, pardon mais tout le monde s’en branle, surtout que paie tes secrets, quoi, entre un « vampire » qui supporte très bien la lumière du jour merci ou un mentaliste de 24 ans, métier quelque peu fantaisiste ou encore une hexachépasquoiphobe, j’ai honte de
pas retenir, qui est surtout complètement dépressive). Faut donc les gérer avec brio parce qu’un couple qui vire monogame neuneu, tout le monde s’ent ape, faut du rebondissement. Genre l’an dernier, le trio Jonathan-Sabrina-Daniela, ça a bien marché ou les amourettes de Léo et Emilie dans les toilettes parce que c’était caché (ils étaient maqués à l’extérieur). Là, la Stéphanie, faut qu’elle gère le Bastien avec une relation secrète(il a une fiancée dehors, j’ai dit) et qu’elle large le Maxime sans trop de dommages. Car comme disait la pub contre l’alcool de ma prime jeunesse : deux ça va, trois, bonjour les dégats.

Robin-jaloux.jpg

Mais bon, on se fout des histoires de Julie et Stéphanie. Ce qui est fascinant, c’est la différence d’image pour deux jeunes filles aux moeurs pas particulièrement légères vu qu’elles n’ont rien consommé (à ce que je sache). Parce qu’une ne justifie pas son comportement, c’est un pute alors que l’autre chouine un peu sur sa difficulté de trouver un homme et là, c’est une héroïne. Je comprends soudain pourquoi les héroïnes de séries pour filles sont toutes chiantes comme la pluie : oui, elles collectionnent les hommes comme d’autres les pin’s mais parce que, tu comprends, c’est dur de trouver chaussure à son pied. Ouais, ouais. C’est pas faux, j’en conviens, je suis pas sûre qu’à la place de Stéphanie, j’aurais fait ma vie avec un Robin ou un Maxime qui ont l’air gentil mais… juste gentils, quoi, vous voyez. Et on va pas se forcer à allonger la sauce pendant trois ans non plus. Mais parce que Stéphanie fait profiter de ses doutes (réels ou fictif) à ses camarades, c’est une fille BIEN. Donc je note que finalement, ce n’est pas le nombre d’homme qu’on se tape qui fait de nous une fille bien ou une salope, juste la façon de prévenir : « non mais je vais sortir avec lui, mais je suis pas sûre. Ah voilà, j’avais raison, ça le fait pas, je vais donc rompre ». Stéphanie est mon idole. Bon, Stéphanie largement aidée par les montages de TF1 qui nous démontrent une nouvelle fois qu’en terme de téléréalité, c’est pas toi qui choisis ton chouchou, on te l’impose plus ou moins subtilement. Par exemple, je peux dire sans trop m’avancer que Chrismaëlle, la dépressive donc personne ne parle jamais (sauf moi), elle va pas trop gagner vu qu’apparemment, on ne la voit jamais. 

modele-chrismael.JPG

On notera quand même que si les comportements de Julie et Stéphanie sont largement commentés, personne n’a l’air de parler de Maxime qui s’est donc tapé les deux demoiselles, la Stéphanie étant l’ex de son super pote Robin à qui il a dit « mais non, je me taperai pas Steph parce que t’es mon pote ». C’est beau l’amitié… Mais bon, on va dire que c’est un  « don juan » (au sujet des comportements des hommes et femmes dans Secret Story et du don juanisme, allez faire un tour du côté de chez Florence qui a fait un chouette article sur le sujet)

le-bisou-de-maxime-et-stephanie.jpg

Bref, demain (ou un autre jour), je vous parlerai de cette technique féminine redoutable : la fragilité.

Rendez-vous sur Hellocoton !

C’est quand qu’on est vieille fille ?

Hier soir, comme sans doute nombre de jeunes femmes désoeuvrées et cafardeuses du dimanche soir, j’ai regardé Bridget Jones. Bon, ok, je n’étais pas vraiment cafardeuse mais c’est un peu pour grossir le trait (en vrai, je n’ai même pas mangé de glace à même le pot, pour dire). Je voyais donc les pérégrinations de Bridget et je me suis posée une question dramatique : « mais c’est à partir de quand qu’on devient vieille fille ? »


Alors résumons un peu. Suis-je déjà tombé le nez le premier dans un pot de Haagen dasz. Oui. Et même sans raison valable de type rupture amoureuse. Ai-je déjà noyé mon chagrin dans de la vodka ? Non, en général, c’est du rhum. Est-ce que je me remets au sport à la moindre petite déception amoureuse, pensant que mon gros cul est la cause de tous mes malheurs ? Carrément.

Oh merde, sur le papier, ça s’annonce déjà mal. Sauf que moi, je ne suis pas résolue à trouver LE mâle qui comblera tous mes désirs, tombant amoureuse du premier tocard venu, sachant très bien que ça ne va pas le faire parce que c’est objectivement un connard mais subjectivement, je suis sûre que je vais le changer. C’est cela ouiiiiiiiiiii…

Alors est-ce que le côté vieille fille est lié à un célibat mal assumé ? Et va-t-il de pair avec une horloge interne en plein boom qui ne comprend pas encore qu’on n’ait pas procréé ? Dans ce cas, youpi, je ne suis pas encore vieille fille, tout va bien. Et puis le côté vieille fille n’inclut-il pas une question d’âge aussi ? On ne saurait être vieille fille avant au moins 30 ans, sauf exceptions. Donc je considère que, non, je ne suis pas une exception et que ma mère ayant eu la bonne idée de m’accoucher en 1980, j’échappe pour l’heure au titre de vieille fille.

Mais si l’âge n’entre pas en ligne de compte et si la vieille fillerie est plus liée à une attitude ? Réfléchissons un peu. Pour moi, une vieille fille, c’est une nana qui fait « vieille » genre qui se tient recroquevillée avec un gilet sur les épaules, la nana qui envoie clairement un message « mon kiff dans la vie, c’est de boire ma tisane à 21h30. Sortir ? Pourquoi faire ? ». Ah non, de ce point de vue là, je ne suis pas vieille fille. Mais si on suit ce cliché, Bridget non plus… Et si vieille fille, c’est envoyer un message aux hommes comme quoi on n’a pas forcément envie de leur faire une place dans notre vie ? Dans le film (j’ai lu le livre il y a 10 ans, j’en ai un faible souvenir), Bridget se fait traiter de vieille fille après une discussion où elle semble tout faire pour dégoûter un mec. Il est vrai que ces derniers temps, j’ai pas vraiment le temps d’avoir un mec, à moins qu’il ait la gentillesse de m’attendre (ou de me rejoindre) tranquillement à la maison après une soirée se terminant plus ou moins tard. Il est sûr que de loin, je dois lancer un message « pas dispo, pas dispo, pas dispo » qui clignote en gros. Alors là, oui, je suis une vieille fille.

A moins que… Et c’est là que je crois tenir le truc, dans ma dernière hypothèse. Etre vieille fille n’est pas question d’âge, de disponibilité ou de tisane (en plus, pardon mais en hiver, ma petite tisane avant d’aller me coucher, je l’aime) mais de faiblesse face au célibat. Si on reprend cette scène ou Bridget passe pour une vieille fille, son problème saute aux yeux : elle a 32 ans et la présence d’un homme la rend nerveuse quoi qu’il arrive. Parce qu’elle a une pression, la sensation d’être à la limite de la date de péremption et ça la rend vulnérable, peu sûre d’elle et godiche. Et ça, oui, ça, c’est être vieille fille.

Bon, et bien, je vais aller me faire ma tisane, moi.

NB : C’est moi ou l’affiche des JO de Moscou est terriblement phallique ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

L’amour rend aveugle (et sourde)

Mon cher moi d’avant,

Parlons des mecs un peu, veux-tu ? C’est amusant. Là, tu as 13-14 voire 15 ans, tu es en 4e et 3e et voilà, tu es tombée amoureuse du beau gosse de service, Guillaume. Ah, tu te pâmes d’amour pour lui, tu passes tes cours à le regarder discrètement, ou pas. D’ailleurs, je me souviens de ce jour où j’ai remarqué que ses oreilles n’étaient pas jolies, un peu un effet mâché. Pourtant, à l’époque, je ne connaissais pas le pouvoir orgasmique des oreilles. Ah ouais, tiens, note : les oreilles mordillées, léchées… C’est purement génial. Fais pas la grimace genre « c’est dégueu ! », tu ne connais rien à la vie, petite jouvencelle.


Donc Guillaume, tu l’aimes d’amour, tu rêves de lui faire des bisous avec la langue et tout ça. Sauf que Guillaume est un crétin. Oh, commence pas à te braquer parce que j’oooooose dire du mal de ton adoré, tu es amoureuse donc aveugle donc crétine. Et NON, tu n’as pas le droit de me répondre qui se ressemble s’assemble. Moi, je sais très bien que tu ne l’auras jamais le Guillaume même si les commères de service t’ont dit qu’il en pinçait pour toi (mais elles ont aussi dit que tu étais sortie avec Cyril ce que nous étions, hélas, parfaitement placées pour savoir que c’était faux parce qu’on aurait bien aimé). Donc puisque Guillaume ne sera jamais tien, commençons le travail de sape.


En un, en 3e, Guillaume arrivera régulièrement avec un pansement sur la joue « parce qu’il s’est coupé en se rasant ». Tu trouves peut-être ça viril, fillette mais non, c’est ridicule. Parce que y a juste rien à raser et qu’il fait genre que c’est un homme car ses potes se rasent mais non. D’ailleurs, sache que Guillaume aura toujours des soucis de virilité et devra donc s’appliquer à prouver à tous qu’il est un mâle, un vrai. Par exemple, au lycée, au carnaval, il arrivera habillé d’un simple moule bite (en février, je rappelle), costume qui sera totalement occulté par celui d’Olivier (le cousin de Jérôme que tu trouves con à l’heure actuelle et dont tu vas évidemment tomber amoureuse), travesti en putasse et par celui de Cyril le grand, vêtu en kilt (l’histoire confirmera qu’il n’était pas nu dessous). Bref, dès que Guillaume pouvait montrer son corps à l’assistance ébahie (ou pas), il le faisait. Ok, faut avouer qu’il était goalé mais bon, bref. Et en fait, j’ai su plus tard pourquoi il agissait ainsi. Figure toi qu’il est resté puceau jusqu’à la fac. Hé oui. Alors que tous ses potes ont perdu leur virginité en seconde lors d’un voyage en Allemagne où tu n’iras pas parce que ta meilleure amie n’y allait pas non plus. Ben, tu vois, t’y serais allée, t’aurais peut-être perdu ta virginité avec un Allemand, quelle classe. Arrête de plisser le nez genre c’est dégoûtant, tu verras que tu changeras d’avis, fillette.*


Donc notre ami Guillaume va passer le lycée à se trouver une copine qui veut bien écarter les cuisses, en vain. Ce qui est drôle quand on voit comme il se la pète beau gosse barbu. D’ailleurs, j’ai jamais vu l’ombre d’un poil sur son visage, à l’époque. Mais ce n’est pas tout. Guillaume est un fayot. Mais un fayot balourd. Bientôt, tu vas partir en Allemagne en voyage de classe (décidément) et il y aura ta prof de français de 4e. Et bien grâce à elle, tu vas découvrir que tout le monde n’aime pas Guillaume. Elle, par exemple, elle le déteste. Elle lâche un « très spirituel » cassant quand il lâchera dans le micro du Bundestag « ach, nous allons envahir la France-euh ! », elle lèvera les yeux au ciel quand il racontera tout fier qu’il a roulé une pelle à un mec lors d’une soirée beuverie… D’ailleurs, là, tu te diras que finalement, il est un peu nase ce mec. Mais tu sais, à 15 ans, c’est de son âge de mettre sa langue dans toutes les bouches et de s’en vanter. Ceci étant, tu comprendras à ce moment là que ce mec est quand même sacrément lourd, suffisamment en tout cas pour qu’une prof (qu’on n’avait plus en cours certes) ne cache pas tout le mépris qu’elle a pour lui. Et c’était pas la seule, la prof de dessin l’avait traité d’hypocrite en 6e ou 5e, je sais plus bien.


Mais rassure-toi ma chérie, ce n’est pas grave de tomber amoureuse de crétins, tu vas faire ça une bonne partie de ta vie. D’ailleurs, la prochaine fois, je vais un peu te parler d’amour.

Love dans ta face.

* Le « c’est dégoûtant » avait bien sûr trait au sexe en général et non pas aux Allemands.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Tit mec et Meetic

Par Lucas


Voici un article que je trouve assez « Nina Grande Epoque », le sexe en moins. Par Nina Grande Epoque, chère nouvelle lectrice, cher nouveau lecteur, j’évoque un temps que les moins de 3 ans ne peuvent pas connaître : une période ou j’ai découvert les Vingtenaires et où j’ai tripé en me rendant compte que Nina nous inondait de toutes ces petites choses  qui font notre essence même de djeunz cool.

Un article Ninesque alors ? A vous de juger !

C‘était un soir, à table, il y a une dizaine d’années. Un des rares dîners en famille avec mon père, un bûcheur infatigable qui abat sans sommation ces 35 heures en 3 jours. C’était un dîner sans pitié pour les croissants les enfants, comme d’habitude, un diner où mes parents étaient fidèles à eux même,

Cinglants (« tu t’habilles comme un sac« ),
Intransigeants (« tiens-toi droit! »),
Diététiques (« t’as pas pris d’salade ! »), et
Caustiques (« Mais attend, t’es allé chez le coiffeur ou tu t’es coiffé ? »).

Oui, un diner parental chez les d’Amore, c’est la misssssssioooooon…

Ce soir là, on avait parlé des sites de rencontres et mon père emptoire avait asséné que seuls les losers pouvaient y aller, que c’était tellement facile de se serrer une nana non mais vraiment j’espère que vous n’y allez pas les enfants…

A l’époque je n’avais pas relevé. Mais tout inféodé aux préceptes paternels j’avais renoncé à Meetic et tous les sites de rencontres. Je dis renoncer car j’avais caressé l’idée… Bah oui.
Allez les mecs ! Regardez-moi dans les yeux et répondez franchement à Papy Lucas : mis à part les lovers sûrs d’eux je suis persuadé que tous les garçons ont un jour pensé à (ou au moins envisagé l’hypothèse de) s’inscrire sur un site de rencontre…
Pas vous ?
Vraiment ?
Même avec un prétexte fallacieux du style « non mais c’est juste pour voir » ???
Donc là, Nina, on a nos 643621 lecteurs quotidiens qui ont un sourire gêné et nos 418934 lectrices qui ont un sourire goguenard… (Oui, on tire à un million d’exemplaires, oui on est trèèèès fort, vous en doutiez ?)

Et pour revenir au sujet, j’ai envie de dire,

Ptolémée, (oui parce que j’appelle mon père par son prénom, oui c’est un pseudo…)
Ptolémée, ton fils est un loser qui s’est inscrit sur un site de rencontres (bouh! La honte sur la famille pendant 5 générations ! Bouh! ).

Des explications ?

Red-Roses-too-copy.jpg


Deux ans après ce dîner, alors que j’étais à la fac, je m’étais inscrit sur Lycos. J’avais passé 3 mois à tchater avec une nana et on s’était rendu compte qu’on était dans le même bâtiment de droit avec un  an d’écart. Bref, on s’était rencontré : dîner, pot, bisous and so on. Le soir même, elle m’avouait être tombée amoureuse pendant nos 3 mois sur MSN ! Et ensuite ? Notre histoire n’a duré qu’une semaine… Comme quoi, IRL je suis vraiment en dessous de tout. Comme quoi en virtuel on se fait des films sur la personnalité de l’autre.

Ma dernière expérience, c’était il y a un an et demi sur un site qui à l’époque était gratuit. Un site un peu original où on est censé présenter ce qui fait l’essence de son bagage culturel (bouquins préférés, musique préférée, films, etc) et on cherche des nanas qui ont des goûts en communs. J’y suis retourné ce matin et c’est devenu payant. Pour autant j’ai retrouvé une nana sur qui j’avais méga trippé il y a 1 an. Laurie 76 si tu passes par ici, fais moi un bisouuuu s’il te plait…(tien un jour je vous ferai un article sur les mecs qui sortent  avec des nanas plus agées…)

Néanmoins…
A posteriori je me dis que m’inscrire sur ce site c’était débiiiiiiile.

Un couple peut tres bien évoluer ensemble sans avoir d’atomes crochus en terme culturel mais une conception de la vie identique, un regard partagé…  

D’un autre coté, la culture peut être un indice pour la nana qui passe…
Tiens s’il aime Camus et Carson Mc Cullers, c’est qu’il aime bien l’absurde et la mélancolie.
Tiens s’il aime Quick & Flupke, c’est que c’est vraiment un esthète,
Tiens il écoute FIP & Nova comme moi, donc il n’est pas foncièrement mauvais,
Tiens il a aimé les Belles Endormies, il a donc un peu de sensibilité, etc.

Je trouve que les quelques indices qu’on distille offrent une première impression beaucoup plus intense et beaucoup plus riche d’évocations que les présentations débiles en 10 lignes. Vous savez, ces présentations neutres, diplomates, main stream, ou le mec donne une image sans anicroches, chiante à mourir… Illustration :

« Bujur, je m’appelle Reudeulphe et je me suis inscrit un peu par hasard  (mon cuuuuuuuul. Et tes 15 € d’abonnement par mois, tu les payes par hasard, gros con ?).
Je recherche une fille gentille
(traduisez : une nana boooonne… à tout faire, si possible)
avec qui je pourrais avoir de bons délires
(traduisez : des plans culs de qualité)

et plus si affinités
(traduisez : des sorties ciné parce que les expos, heu, merci bien).

N’hésite pas à me contacter !
(ou à te tirer une balle, tu gagneras du temps)
bougie.jpg


Non mais vraiment, ya des coups de pied au cul qui se perdent ! Sans déconner, je suis persuadé que 99,99% des annonces de mecs ressemblent à ça… Avec parfois des trucs du style : « J’ai une culture de merde mais je te glisse deux trois références ds mon profil pour t’impressionner » ou « je fais de l’humour parce que « Femme qui rit, à moitié dans mon lit ». »

Et là j’avoue…

Je suis assez partagé sur les motivations de la gente masculine et je ne crois pas pouvoir assener de grands principes en la matière. Certains soirs où je suis en manque de sexe, de câlins, de douceurs, je me dis qu’effectivement je pourrais m’inscrire sur Meetic pour assouvir tout ça. Mais d’un autre coté je me dis que c’est seulement la concupiscence, le manque d’attentions et d’amour qui m’y poussent…

Bah justement !

Invariablement,  le lendemain matin je me félicite de ne pas m’être inscrit. Mais pour autant, je me vilipende de n’avoir rien fait pour sortir de mon désarroi. De ne pas être sorti,  de  ne pas avoir accosté une nana, armé de mon sweat shirt de drague, celui ou ya écrit dessus :  » OK, je suis en rut mais si ça se trouve une fois le coït fini on va découvrir qu’on est vaaaaachement proches. »(oui, je porte des tee shirts X-elle…)

Perso, j’assimile les boites de nuit aux sit’de’rencont. On est là pour un prétexte (danser, s’amuser/ rencontrer des gens) mais dans les deux cas on a le même objectif, plus ou moins déguisé, plus ou moins implicite : trouver une meuf/un mec pour la nuit ou pour la vie… Oui je sais, j’enfonce des portes ouvertes mais je le fais avec une telle classe que vous pourriez hocher de la tête et lâcher le facile : « C’est pas faux ».


Alors, certes : les sit’de’rencont’ sont une bonne chose pour les timides ou les gens qui n’ont pas « un physique facile ». D’ailleurs, je suis sûr qu’un mec pourrait tomber amoureux d’une nana via Internet sans voir de photos, seulement au travers des échanges sur MSN, du rythme et du style des phrases ; comme mon ex l’avait fait il y a quelques années.

Mais la question essentielle est : lors de la première rencontre, si la nana est boudinesque, le mec sera-t-il toujours autant amoureux ?

On touche là une question essentielle !

Pour ma part,  et quite à me faire lyncher par nos 2 956 742 lectrices, je l’avoue : je serais foncièrement calmé…

A dire le vrai je ne sais pas si j’arriverais à faire la part des choses mais je me connais : je serais singulièrement blasé… Et je ne sais pas non plus si les sentiments naissants m’inciteraient à fermer mes yeux et à ouvrir mon cœur. (ah le lyrisme à deux balles, avouez, vous
en  voulez encore…)

Bon, d’un autre coté, tomber amoureux n’est pas un truc qui m’arrive tous les 4 matins.
 Me réveiller, et avoir une nana en tête, ça m’est arrivé deux fois. En 28 ans. CQFD.

Pour conclure, je crois que cette rechercher de l’idéal sur un site de rencontre est sans fin… Un couple, c’est deux personnes qui n’ont pas nécessairement un coup de foudre puis une pensée commune sur tout. Ce serait abrutissant sinon ! Un couple c’est une complicité, une compréhension des regards de l’autre, tout un langage de non dits très forts… Je viens de m’acheter un bouquin au titre évocateur et si vous voulez je vous fais une fiche de lecture des que j’aurai fini. Ce bouquin est une étude scientifique, il est écrit par Mlle (ou Mme) Lucy Vincent et s’intitule : « Comment devient-on amoureux ?« . Tout un programme…

Rendez-vous sur Hellocoton !

Qu’est-ce que l’amour ?

(Non, toujours pas la suite de la recherche du prince charmant, toujours pas envie, là, de suite, mais ça reviendra, ne vous inquiétez
pas…)

L’amour, il est partout : dans les romans que je lis, dans les films que je vois, les chansons que j’écoute, les magazines m’expliquent comment le trouver, on en parle entre copines. Bref, on a tous que ce mot là à la bouche mais finalement, sait-on réellement de quoi on parle ? Qu’est-ce que l’amour ? Je parle de l’amour que l’on donne à une seule autre personne, objet de nos désirs, avec qui on a envie de mélanger nos gênes. J’avais jamais remarqué que cet amour là était à priori égoïste puisqu’il ne se vit qu’à deux, normalement.
D’un autre côté, à plus de deux, j’aurais du mal à gérer, je me connais. Sans compter qu’actuellement, entre mon boulot, mes séances du sport (oui, la Nina 2008 fait du sport figure toi et depuis un moment, en plus), mes soirées entre copines, mes soirées mondaines (au moins), je ne sais déjà pas quand je pourrais caser un mec alors deux… Voire plus… Non.


Quand j’étais ado, j’étais une perpétuelle amoureuse et j’aimais bien, en fait. J’avais comme spécialité de tomber amoureuse du « beau mec là bas », celui qui n’avait aucun ami en commun avec moi. Je passais mon temps à rêvasser, à imaginer nos premiers mots, notre premier baiser, à échafauder des plans pour aller lui parler. Ca m’occupait beaucoup. Evidemment, ce n’était pas de l’amour mais du fantasme mais à l’époque, je ne le savais pas. En grandissant, j’ai un peu perdu cette capacité à m’emballer. D’abord, j’ai été quatre ans
et demi avec Guillaume 1er et même si durant cette période, j’ai secrètement craqué sur deux hommes dont le terrible démon tentateur, ça ne restait que du désir. Mais là, j’en avais conscience.

Aujourd’hui, je suis tombée dans l’excès inverse, je ne tombe plus amoureuse, plus du tout. Pourtant, j’ai fait des rencontres sympas, j’ai eu des petits coups de cœur, ça fait plus d’un an que je fréquente le même mec dans le cadre d’une relation libre et non impliquante mais non, je ne tombe pas amoureuse. A moins que… A moins que je ne sache pas ce qu’est l’amour. Peut-être qu’on me l’a tellement survendu que je crois que ça ne peut aller qu’avec les feux d’artifice, le cœur qui danse la polka, le love at first sight des films romantiques que je déteste, d’ailleurs. Oui, les belles histoires d’amour au cinéma, ça m’ennuie, on sait déjà comment ça va finir et je sais que dans la vie, on rencontre jamais le prince charmant pile au moment où on se sentait au fond du trou et hop, magie, tout s’arrange. Quand je suis au fond du trou, j’ai tendance à être aussi au fond de mon lit avec mon chat et un bon bouquin, je ne vois pas
bien comment Patrick Dempsey viendrait sonner à ma porte pour changer ma vie. De toute façon, je le trouve vraiment pas attirant du tout Dempsey. Quoi que je le préfère à Tom Hanks qui a souvent joué l’homme prince charmant dans les films romantiques.


Bref, je m’égare mais des fois, je me demande s’il est possible que j’aime sans savoir. Je sais que la question paraît ridicule et que si je me pose des questions sur mes sentiments amoureux, c’est qu’ils ne sont pas là. Mais au fond, c’est quoi l’amour ? A quoi le reconnaît-on précisément ? Se loge-t-il dans l’ivresse des sens ? Dans l’envie de construire une vie à deux ? Dans la complicité entre deux êtres ? Dans la dépendance ? Rien ne me paraît si évident que ça. On dit qu’on aime parce qu’on le sait, parce que c’est évident. Mais pourtant, par le passé, j’ai cru aimer mais une fois l’étincelle du début éteinte, il ne restait plus rien. Et quand je me retourne, je me dis que,
non, ce n’était pas cet amour mythique que je suis censée chercher à longueur de temps. C’était de l’affection, du désir, voire de l’orgueil, de l’optimisme, de l’envie d’y croire mais pas de l’amour. Y a qu’à voir à la vitesse à laquelle je m’en remets. Si j’étais réellement en mal d’amour, j’aurais pleuré bien plus que ça.

Parfois, quand on me parle d’histoires d’amour ou de chagrin d’amour, j’ai envie de soupirer. Non, tu n’es pas amoureux, non, tu n’as pas le cœur brisé, c’est juste une blessure d’ego. Ca fait mal, en effet, mais ne te cache pas derrière des « je l’aimeeeuh ! », ce n’est pas lui que tu aimes mais c’est l’idée d’être en couple, de sortir avec cette belle personne, de ne pas être seul et paria…

Et au fond, je me demande… L’amour entre deux êtres qui parlent à la première personne du pluriel, est-ce que ça existe vraiment ?

Rendez-vous sur Hellocoton !