Qu’est-ce que l’amour ?

(Non, toujours pas la suite de la recherche du prince charmant, toujours pas envie, là, de suite, mais ça reviendra, ne vous inquiétez
pas…)

L’amour, il est partout : dans les romans que je lis, dans les films que je vois, les chansons que j’écoute, les magazines m’expliquent comment le trouver, on en parle entre copines. Bref, on a tous que ce mot là à la bouche mais finalement, sait-on réellement de quoi on parle ? Qu’est-ce que l’amour ? Je parle de l’amour que l’on donne à une seule autre personne, objet de nos désirs, avec qui on a envie de mélanger nos gênes. J’avais jamais remarqué que cet amour là était à priori égoïste puisqu’il ne se vit qu’à deux, normalement.
D’un autre côté, à plus de deux, j’aurais du mal à gérer, je me connais. Sans compter qu’actuellement, entre mon boulot, mes séances du sport (oui, la Nina 2008 fait du sport figure toi et depuis un moment, en plus), mes soirées entre copines, mes soirées mondaines (au moins), je ne sais déjà pas quand je pourrais caser un mec alors deux… Voire plus… Non.


Quand j’étais ado, j’étais une perpétuelle amoureuse et j’aimais bien, en fait. J’avais comme spécialité de tomber amoureuse du « beau mec là bas », celui qui n’avait aucun ami en commun avec moi. Je passais mon temps à rêvasser, à imaginer nos premiers mots, notre premier baiser, à échafauder des plans pour aller lui parler. Ca m’occupait beaucoup. Evidemment, ce n’était pas de l’amour mais du fantasme mais à l’époque, je ne le savais pas. En grandissant, j’ai un peu perdu cette capacité à m’emballer. D’abord, j’ai été quatre ans
et demi avec Guillaume 1er et même si durant cette période, j’ai secrètement craqué sur deux hommes dont le terrible démon tentateur, ça ne restait que du désir. Mais là, j’en avais conscience.

Aujourd’hui, je suis tombée dans l’excès inverse, je ne tombe plus amoureuse, plus du tout. Pourtant, j’ai fait des rencontres sympas, j’ai eu des petits coups de cœur, ça fait plus d’un an que je fréquente le même mec dans le cadre d’une relation libre et non impliquante mais non, je ne tombe pas amoureuse. A moins que… A moins que je ne sache pas ce qu’est l’amour. Peut-être qu’on me l’a tellement survendu que je crois que ça ne peut aller qu’avec les feux d’artifice, le cœur qui danse la polka, le love at first sight des films romantiques que je déteste, d’ailleurs. Oui, les belles histoires d’amour au cinéma, ça m’ennuie, on sait déjà comment ça va finir et je sais que dans la vie, on rencontre jamais le prince charmant pile au moment où on se sentait au fond du trou et hop, magie, tout s’arrange. Quand je suis au fond du trou, j’ai tendance à être aussi au fond de mon lit avec mon chat et un bon bouquin, je ne vois pas
bien comment Patrick Dempsey viendrait sonner à ma porte pour changer ma vie. De toute façon, je le trouve vraiment pas attirant du tout Dempsey. Quoi que je le préfère à Tom Hanks qui a souvent joué l’homme prince charmant dans les films romantiques.


Bref, je m’égare mais des fois, je me demande s’il est possible que j’aime sans savoir. Je sais que la question paraît ridicule et que si je me pose des questions sur mes sentiments amoureux, c’est qu’ils ne sont pas là. Mais au fond, c’est quoi l’amour ? A quoi le reconnaît-on précisément ? Se loge-t-il dans l’ivresse des sens ? Dans l’envie de construire une vie à deux ? Dans la complicité entre deux êtres ? Dans la dépendance ? Rien ne me paraît si évident que ça. On dit qu’on aime parce qu’on le sait, parce que c’est évident. Mais pourtant, par le passé, j’ai cru aimer mais une fois l’étincelle du début éteinte, il ne restait plus rien. Et quand je me retourne, je me dis que,
non, ce n’était pas cet amour mythique que je suis censée chercher à longueur de temps. C’était de l’affection, du désir, voire de l’orgueil, de l’optimisme, de l’envie d’y croire mais pas de l’amour. Y a qu’à voir à la vitesse à laquelle je m’en remets. Si j’étais réellement en mal d’amour, j’aurais pleuré bien plus que ça.

Parfois, quand on me parle d’histoires d’amour ou de chagrin d’amour, j’ai envie de soupirer. Non, tu n’es pas amoureux, non, tu n’as pas le cœur brisé, c’est juste une blessure d’ego. Ca fait mal, en effet, mais ne te cache pas derrière des « je l’aimeeeuh ! », ce n’est pas lui que tu aimes mais c’est l’idée d’être en couple, de sortir avec cette belle personne, de ne pas être seul et paria…

Et au fond, je me demande… L’amour entre deux êtres qui parlent à la première personne du pluriel, est-ce que ça existe vraiment ?

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15 réflexions sur “Qu’est-ce que l’amour ?

  1. Ma chère Nina, je n’aurais là dessus qu’une chose à dire (je sais, c’est pas souvent): tous ces « si tu te demandes si tu aimes quelqu’un, c’est que tu l’aimes pas. Quand tu aimes, tu le sais, c’est tout » it’s only CRAP, comme ils disent chez nos amis d’outre manche/atlantique. C’est d’la merde, du vieux pipeau pseudo romantique qui ne vaut rien et que les demoiselles Bovaryennes ont inventé pour se persuader elles mêmes que le pur amour Phillippe/aurore, tristan/yseut, laurel/hardy existe ailleurs que dans les livres. L’état d’euphorie et de surexcitation dans lequel on est au début des relations, c’est pas l’amour, c’est les hormones. Douter, se poser des questions, tout remettre en cause, c’est normal et sain. Et même bénéfique pour le couple.

  2. Voilà une question bien difficile que je me suis déjà posé. Je suis assez d’accord avec Diane, je crois qu’on a été bien trop polluées par les films et autres quand on était jeunes et qu’on nous à mis des idées fausses dans la tête. Après moi je dirais que l’amour c’est surtout une question de timing. Il faut que les deux personnes aient les même envies au même moment. Et puis après quand tu aimes l’autre, il y a des signes je pense qui te font te dire que tu ressens quelque chose même si tu ne sais pas ce que c’est.
    Je partage tes interrogations, car moi aussi je sais que je ne m’ouvre pas facilement. Des fois je me dis que je passe sûrement à côté de choses, mais c’est plus fort que moi.

  3. Oui, je pense aussi que les histoires « si tu te poses des questions, c’est que ce n’est pas de l’amour », c’est de la connerie… L’idée que l’amour soit un absolu, je n’y crois pas trop… Oui, il y a des amours passionnels, mais il y en a bien d’autres… Tout est relatif…
    On dit « je t’aime » quand on le sent au présent, il ne faut pas se prendre la tête avec un engagement futur si on veut prononcer cette phrase, du moment que tu respecte la personne…

    Sinon, je te rejoins sur la question de timing… Le bon moment est au moins aussi important que la bonne personne… Ou plutôt comme en général il n y a pas d’unicité de l’âme soeur… il ne faut pas dire « la bonne personne », mais « une bonne personne », « le bon moment », mais « un bon moment », et c’est le mélange de tout ça qui fera que l’alchimie se fera…

    L’amour ça doit être simple, mais c’est compliqué…

  4. Pour ajouter un peu d’hormones mâles aux coms je dirais ceci : l’amour, c’est un peu comme dieu, tout le monde en entend parler un jour ou l’autre, beaucoup y croient au cas où, mais personne l’a jamais connu. C’est un mot un peu fourre-tout (si je puis me permettre) qui sert de couverture quand on se relationne avec nos congénères : « j’l’ai pas vraiment trompé(e), j’étais plus amoureu(x)se », « il (elle) peut pas se rendre compte, c’est l’amour ». Quand on regarde les vieux couples qui se sont aimés toute leur vie, on se dit chouette ! ça peut marcher. Mais si t’as le malheur de leur demander la recette tu vois qu’il y a une longue liste d’ingrédients mais jamais d’amour en soi : le mystère et la passion du début, la découverte, les désirs, le sexe, puis viennent les compromis, la patience, les choix, les secrets, les fantasmes, les obligations, les parents, les enfants.. .que sais-je…
    quand on regarde en arrière on trouve de tout sauf de l’amour. Quand on est jeune, et immortel, et enthousiaste, et ignorant, L’amour est un joli mot pour mettre sur ces sensations, ces frémissements, ces sueurs, ces espoirs.. toutes ces choses qu’on ne connait pas encore, mais on sait instinctivement que c’est important, que ça peut être beau.. bref qu’on en veut une part, comme les autres.

  5. IlUn vieil adage sans âge dit « il faut laisser le temps au temps »!
    Je suis, je dois te le confesser, un amoureux transi, mais timide malgré mon air insurgé et mes vils écrits!

    Courage à toi!
    Bises

    Cédric

  6. il faudrait voir à ne pas tout démystifier non plus. je suis sans doute le mec le plus mélancolique que la terre ait jamais portée. un des plus compliqués et en mal de sentiments aussi. et j’ai beau aimé les comédies romantiques ça ne m’est jamais venu à l’idée de les prendre pour argent comptant ou d’y puiser une quelconque solution.
    mais dites, on a besoin de rêver non? n’est ce pas le privilège de la mortalité qui est la notre de penser que l’amour existe? je dis d’autant plus facilement que tout comme beaucoup de personnes ici je n’en ai pas dans ma vie, et je me demande même si j’en ai connu. mais rien ne tuera la belle idée que je me fait de la chose, sinon la vie serait de la bien mauvaise poésie.

  7. Non, l’amour existe!!! Bon, bein, voilà, si Guillaume avait pas fait son merveilleux commentaire (« L’amour c’est comme Dieu.. »Si elle est de toi, laisse-tout tomber et fais du one-man show anaphorique! »), donc si Guillaume n’avait pas écrit, j’aurais peut-être pas pris le contre-pied MAIS

    Ouaisouais, on est beaucoup de célibataires, on s’en est pris plein la gueule, on a fait nos vies sans et franchement l’amour c’est beaucoup trop mystifié. Généralement c’est ce que je pense aussi.
    Mais s’endormir près d’un lac de montagne, c’est mieux à deux. Faire sa journée, c’est mieux quand on a quelqu’un avec qui en parler après. Vivre seul, c’est mieux avec quelqu’un à ses côtés. Donc oui aux désillusions, merde à l’avenir, oui, la relation va crever et alors?, oui à la passion, oui à la routine qui viendra lentement recouvrir nos âmes de sa couverture (peut-être se réveilleront-elles?), ..

    Peut-être que si on ne peut plus aimer, c’est qu’on s’est persuadé que ça n’en vaut pas la peine, ou qu’on n’est pas capable de gérer sa vie si on est trop amoureux et en vieillissant c’est important de gérer, ou, ou, ou,…

    Même si l’amour ne se retrouve plus à chaque coin de rue, même s’il a perdu ses vêtements de satin pour nous montrer sa carcasse recouverte d’épines empoisonnées au nectar de son pus, même si, pêché ultime, même lui ne saurait nous éviter L’Ennui, même s’il ne nous sauvera de rien et surtout pas de nous-même, même s’il n’est plus aussi clair et que sa forme éthérée s’échappe entre nos main aqueuses…

    nous nous aimons, ça n’existe pas. deux personnes qui se disent je t’aime, c’est pas suffisant?

  8. Je peux te faire un câlin dis? Non mais parce que là, entre l’article et les commentaires, tu mets le doigt sur ce que je pensais: le grand amour comme au cinéma, c’est un mythe, et l’amour peut revêtir une autre forme au quotidien, sans que ce soit pour autant moins bien. Je peux faire un câlin aussi à Diane pour la dernière phrase de son commentaire?
    PS: Le code de validation est reparti se loger sous la zone de saisie, champagne!

  9. mais tu sais je n’en ai pas eu aujourd’hui non plus, ou alors j’en ai tous les jours, ce qui quelque part si on cherche bien revient au même. mais je ne souscris pas non plus à cette histoire de quotidien ou de montagne à deux c’est mieux. non en fait je suis dans l’entre deux, juste dans le ressenti, je me dis que juste vivre le truc, éloigné, mal et branquebanlant ça doit être bien quand même. aimer pour la beauté du geste en somme.

  10. Eh oui, l’amour fait couler bcp encre…

    Je pense depuis l’année dernière que le coup de foudre existe…

    Le problème est seulment souvent à mon avis ce qui est bien resumé par ceci que j’ai trouvé sur le web:

    Chaqu’un(e) rencontre une fois dans sa vie LA personne de sa vie. Le problème est seulement souvent de se rendre compte et cela à temps…

    Nina, peut-être tu vas avoir un coup de foudre prochainement! Ca arrive apparemment souvent quand tu t’attends à rien…

  11. je me rerouve totallement dans tes écrits. Comme toi, je me demande si l’amour dont on nous fait tant la promo existe réellement… En tout cas pour ma part, je pense plus avoir joué à être amoureuse que de l’avoir réellement été.

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