J’ai eu 38 ans

Vendredi, c’était mon anniversaire. 38 ans. Et pour ceux qui me connaissent, petit bug : “mais attends, c’était ton anniversaire et tu n’as pas écrit d’article le jour J ?”. Hé non. Et c’est précisément le coeur de mon article d’anniversaire : va falloir arrêter de se faire bouffer.

J'ai 38 ans

Normalement, mon anniversaire est toujours l’occasion de me la jouer “bilan et perspectives”, un de mes exercices préférés car j’adore croire qu’il suffit de modifier un paramètre ou deux pour atteindre le bonheur. Sauf que là, je suis en phase d’épuisement avancé. Mes vacances m’ont à peine rechargé mes batteries, mon boulot me bouffe, prend toute la place, me vide. Je n’écris plus beaucoup, je ne fais plus de sport, j’ai de vagues projets dans des cartons mentaux mais je ne m’y attelle pas du tout.

Femme rêveuse sur la plage

Certains le diront “heu, meuf, t’es pas un peu en dépression ?” Non, je ne pense pas, je suis très heureuse le week-end, pendant les vacances et même le matin, entre le moment où j’ai quitté le lit (toujours un petit déchirement, j’aime la paresse)  et celui où j’enfile mon manteau, je suis plutôt de bonne humeur. Parfois même, dans le métro, quand j’arrive à écrire, j’ai comme un instant de grâce, comme on dit. Et puis, je ne suis pas une experte mais il me semble que la dépression est une sorte de grande indifférence et je ne suis pas très indifférente, j’ai plutôt la rage. Et le dimanche, toujours une belle motivation pour améliorer ma vie. Dommage que mes belles intentions soient ruinées dès lundi matin.

Femme en plein burn out

Et c’est peut-être là que je dois travailler. J’ai des ambitions. Non des rêves. Sauf que… ben, je rêve, justement. Alors je ne vais absolument pas vous faire le sketch du “qui veut peut”, “ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait”, “ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles” ou encore “il faut vivre ses rêves et non pas rêver sa vie” et tutti quanti parce que ces mantras m’agacent dans l’absolu. Mais il y a un fond de vérité pour moi. Et je dis bien “pour moi”, je conçois absolument que le ”qui veut peut” n’est pas une réalité absolue.  Mais je dois admettre que je me mens quand je dis que je n’ai pas le temps. Oui, il y a des moments où je me fais bouffer par le boulot, que je dois y passer des soirées et des week-ends MAIS il y a aussi des soirs où je ne fais rien, des trajets où je pourrais lire ou écrire au lieu de jouer à Candy Crush… Des moments un peu tout le temps où je traîne sur les réseaux sociaux pour lire des messages en 280 caractères maximum, aller m’énerver contre des inconnus qui sont pourtant trop cons pour que je gaspille la moindre seconde pour eux. J’ai déjà mis en place deux ou trois trucs : déjà, mon journal intime qui va toujours bien et même un Bujo. Un Bujo ? Oui, le fameux bullet journal, celui qui est censé changer ma vie en faisant des to do lists à l’envi. J’ai fait mon modèle… et arrêté au bout de 2 jours… essentiellement parce que c’était plus vexant que motivant.

Mon bullet journal

Et si finalement, le souci n’est-il pas la peur de faire ? Comprenons bien : on a droit à la flemme, à la paresse, ce n’est pas grave. Sauf que là, ça bloque mes envies et ça me frustre. J’ai fini d’écrire le roman de Maja en septembre, y a plus de 6 mois, j’ai toujours pas entamé la relecture parce que “j’ai pas le temps”. Si, je l’ai. Je n’ai certes pas toujours l’énergie mais le temps, je l’ai. Mais au moins, tant que je le relis pas, je ne tente pas de l’envoyer à quelques maisons d’édition que je n’ai toujours pas sélectionnées et je ne prends pas de lettres de refus. Alors qu’en fait… ben c’est pas si grave. J’essaie beaucoup de dédramatiser l’échec, surtout quand il n’est pas si dramatique. Le roman de Maja, c’est juste un roman parmi d’autres, j’en ai écrit avant, j’en écrirai après et c’est pas grave. Au pire, je le mets en auto édition et il aura sa petite vie, quoi. Idem sur le boulot. J’essaie réellement de me déconstruire là-dessus. J’ai toujours été la bonne élève de service, “travailler bien” et “être brillante”, ça fait un peu partie de mon ADN… Pas que je prétende être plus intelligente ou quoi que ce soit mais j’ai toujours appris que les bonnes notes, c’est important dans la vie. Même quand on est adulte. Alors que mon travail, je le sais que c’est un bullshit job, j’ai même rêvé un instant que je pourrais me faire virer et ce serait merveilleux… Mais voilà : j’ai beau n’avoir aucune considération pour mon secteur, je reste angoissée à l’idée de rendre un mauvais travail… et je bosse le soir et ou le week-end pour arriver à produire quelque chose qui fera l’unanimité. Oui, on reparlera un jour de ma surcharge désormais permanente de mon travail, pas maintenant…

Rêveuse

Bref, plutôt que de chercher à grappiller des minutes de ci de là pour arriver à être plus heureuse, il faut que je commence à oublier un peu le boulot. Après tout, je le fais pour gagner ma croûte, pas par passion et je ne suis que salariée donc bon… Après tout, j’ai 38 ans, il est peut-être temps de ne plus confondre “ma vie” avec un boulot alimentaire outrageusement trop bien payé au vu de ce qu’il apporte aux gens. La quarantaine approche, il est temps de décider de ce qui est important et de ce qui ne l’est pas… Et de tenter enfin d’avoir une vie qui me va mieux. Après tout, tout va bien quand je rentre chez moi… essayons de l’étendre au reste de ma journée.

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Le doux rêve du télétravail

Vendredi dernier, je ne suis pas allée travailler. Après 3 jours de galère avec le RER, ayant observé que beaucoup étaient resté chez eux, j’ai décidé que c’était mon tour. J’avais mes documents, c’était parti pour une journée de télétravail.

Télétravail

Et j’ai super bien bossé. De 9h15 à 19h un peu passé avec une petite demi-heure de pause déjeuner seulement mais surtout, surtout, je n’ai pas été dérangée. Non parce que depuis quelques temps, j’ai une ambition : adopter le 52-17. C’est quoi ? Bosser 52 mn, pause de 17 mn et on renchaîne. Sauf que c’est impossible, littéralement. D’abord j’ai des réunions posées de façon aléatoire mais surtout, je suis dérangée en permanence. Déjà, bien que non manager, je suis manifestement celle qui a réponse à tout donc je suis interpellée beaucoup plus souvent qu’une fois toutes les 52 minutes. Du coup, je plonge à peine le nez dans un dossier que quelqu’un m’interpelle ou vient carrément à mon bureau pour me parler. Je vais m’acheter des guirlandes lumineuses : blanc, tu peux venir me parler, rouge, pas le temps. Et pourtant, j’ai un gros casque audio et une surdité moyenne (va falloir que j’aille chez l’ORL d’ailleurs) mais ça insiste.

Open space

Le télétravail, c’est la vie. On avait eu un programme pour s’inscrire mais notre DG (parti depuis) avait décrété que non, on allait laisser tomber. Dois-je préciser qu’il était lui-même en télétravail le vendredi parce que, tu comprends, il a 1 heure, 1h15 de trajet pour venir bosser ? Et bien moi, j’oscille entre 1h et 1h30 mais je ne suis qu’une salariée donc bon… et c’est là tout le sel du truc. En France, les employeurs ne veulent pas entendre parler de télétravail car tu comprends, le salarié, il va se la couler douce at home. Et tant pis si, en cas d’intempéries, plus personne ne travaille parce que les transports sont gelés… Pourtant, le salarié n’a justement  aucun intérêt à tricher. Les rares fois où j’ai télétravaillé, j’ai toujours produit plus mais surtout j’étais au taquet niveau mail, répondant quasi à la minute… ce qui est un peu mon vu que les mails me coupent aussi dans mon élan (je hais les mails). Mais pour mon employeur, c’est du gagnant : je bosse plus longtemps et mieux. Pour moi, c’est du confort : je bosse en yukata, des petites pauses câlin au chat et je m’arrête de bosser à 19h sans pleurer sur le fait que je dois encore me taper une heure de trajet… si tout va bien.

yukata

J’aime tellement les yukatas

Longtemps, le télétravail me faisait peur, je me savais peu rigoureuse. Le télétravail ? Pfff, c’est un coup à se lever à 11h-midi et à bossouiller devant AB1. Sauf que finalement, non. Point essentiel : je vis en couple. Pas de grasse matinée volée, quoi. Ma journée de télétravail se cale sur les horaires de mon Victor : s’il part à 8h30, je vais commencer à bosser peu de temps après (le temps de finir tranquillement mon café et de m’installer). Il rentre vers 18h30-19h, je termine ce que j’avais en cours et ciao.

Le télétravail

Cette peur du télétravail démontre le manque de confiance total des employeurs vis-à-vis de leurs salariés. Si je suis pas sur place, impossible de me fliquer… alors même que je me connecte au Skype entreprise des que je bosse de chez moi, que j’ai un téléphone pro et que j’ai mes managers sur Facebook messenger. Voir si je suis connectée ou non prend environ 2 secondes. « oui mais on ne sait pas ce que tu fais ». Mais en présentiel non plus, en fait. Franchement, ça ne vous est jamais arrivé, à vous, de perdre une journée de travail parce que vous avez fait un tour sur Twitter/Instagram/Facebook/vos mails ou je ne sais quoi, que vous avez vu/lu un truc qui vous a envoyé sur Google chercher une info et que, tiens, ça me fait penser, si je faisais une recherche pour nos prochaines vacances… bref, vous passez la journée sur des sujets qui n’ont rien à voir avec votre taf mais vu que vous êtes présents dans l’open space, ça passe (à peu près).

Coussin ordinateur

Pourtant, au pays des start-up et du sharing desk, on devrait aaaaadorer le télétravail. Ah oui, tiens, le sharing desk, va falloir que je vous en cause aussi.

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Où je vais rentrer en résistance

Terme un peu grandiloquent, je l’admets mais j’annonce la couleur. A l’heure où j’écris cet article, il est 22h07 jeudi 20 avril, une fusillade a eu lieu sur les Champs et je ne sais pas encore qui quoi qu’est-ce (on commence à parler d’un cambriolage qui aurait mal tourné). Quelle que soit l’histoire (et au-delà bien sûr du drame humain), je ne vois qu’une conséquence : un second tour Fillon-Le Pen.

Affiche pour le second tour des élections présidentielles

Alors soyons un peu clairs : je sais qu’un Président sans majorité parlementaire n’a pour ainsi dire aucun pouvoir donc on a une deuxième chance en juin mais honnêtement, je suis pas très optimiste. Alors, en mon âme et conscience, j’ai décidé de “rentrer en résistance”.

Résistance

“Et tu vas rentrer en résistance derrière ton clavier ? Bouffonne, va !” (oui, j’imagine un contradicteur un peu énervé). Alors déjà je pense que oui parce que ça ne fait jamais de mal de prendre la parole, tu ne sais jamais à qui tu vas apporter un peu de lumière. Et au pire, ça fait toujours du bien de voir qu’on n’est pas tout seuls. Mais surtout, je vais bouger mon cul sur le terrain. Etant salariée, j’ai un peu trop laissé les syndicats, étudiants, chômeurs, ceux qui pouvaient aller manifester à ma place. Je dois désormais assumer mes opinions et je ne laisserai rien passer.

Manifestation contre la loi Travail

Cependant, finalement, peu importe qui sera au second tour, peu importe si le candidat que j’ai choisi portera l’écharpe tricolore, je ne donne pas de chèque en blanc, sorry. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient, je le sais. Je vote pour une vision de la société et si je suis trahie, je continuerai à vociférer pour obtenir cette société là. Je ne suis militante de rien, aucun parti. Si je ne suis pas contente, peu importe qui aura lancé une réforme dégueulasse, je m’y opposerai.

Manifestation féministe contre Trump aux Etats-Unis

En fait, cet article est un peu un appel au réveil citoyen. Je sais pas vous mais là, niveau naïveté démocratique, j’ai épuisé mon stock. J’aimerais être optimiste, j’aimerais y croire encore parce qu’on est vivant tant qu’on est fort (je comprends même pas ce que ça veut dire), me dire qu’on va pas systématiquement se faire baiser la gueule, voir nos droits grignotés chaque jour un peu plus, notre bien être, notre environnement… Mais vraiment, je n’y crois plus. Limite, j’en viens à me demander pourquoi je vote encore… Alors c’est fini, je me laisserai plus faire.

Bulletin de vote nul

J’avais écrit quelques articles qui devaient être publiés cette semaine et je me suis un peu loupée mais je les publierai semaine prochaine, peu importe le résultat du second tour (et je vous parlerai de Séville, aussi !)

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Je suis entrepreneur, moi, madame

Dans le marketing, les mini structures poussent comme des champignons. Un beau matin, les travailleurs du digital se lèvent et se disent « stop, je me mets à mon compte ». Et j’avoue que j’ai du mal à comprendre.

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Je peux tout à fait comprendre le désir de se lancer dans une aventure entreprenariale. Il y a des avantages certains à se mettre à son propre compte. À un moment, je me suis un peu posé la question, je m’imaginais une vie sans horaires précises, la possibilité de faire du sport en pleine journée et travailler tard le soir, partir en vacances dès que j’ai mis assez de sous de côté… Par exemple, j’ai une pote intermittente du spectacle, elle se fait de grosses sessions de travail en cumulant soirs et week-end et hop, elle se paie 5 semaines de vacances. Ca me laisse rêveuse (moins quand elle bosse à 8h du mat le 1er janvier).

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Oui, être son propre patron, sur le papier, c’est über cool. Mais. Méééééééééé. Pour avancer mes arguments, laissez-moi faire directement une mise en situation, j’espère y gagner en clarté. Donc Nina, gentille social media manager qui, du haut de ses 32 ans 10/12e, décide de devenir son propre patron. Grâce au statut merveilleux d’auto entrepreneur, c’est facile. Alors déjà, revenons sur cette histoire d’auto entreprenariat. Le CA est limité à 32 000 euros. Alors oui, mon salaire net annuel est inférieur sauf que si je vire toutes les cotisations sociales…Ben, je gagne moins en autoentrepreneuse qu’en temps que salariée. Bon, déjà, je gagnerai moins tout en travaillant plus vu qu’en plus de mon petit taf de SM manager, je dois faire de la prospection… Oui bah tiens, c’est rentable cette histoire, y a pas de doutes !

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En dehors de ces basses considérations matérielles, je me pose la question de l’utilité de la chose. Je veux dire qu’on est assez nombreux dans le community management et on n’a pas vraiment quelque chose de neuf à apporter. Evidemment, l’avantage, c’est qu’on peut choisir ses clients (enfin, si on marche bien parce que sinon, ça va être compliqué de jouer les fines bouches), gérer un projet de A à Z, ce qui n’est pas toujours le cas en agence. Mais bon, j’ai du mal à comprendre quelle marque d’une taille assez conséquente préfèrera aller chez un freelance plutôt que dans une agence qui peut la gérer de A à Z. Alors oui, la plupart des free sont consultants et font du conseil plutôt que du community management mais là encore… A moins d’avoir un nom déjà bien connu dans le milieu, j’ai des doutes. Faudrait que je suive le parcours de ces gens là, pour voir au bout de combien de temps ils retourneront en agence. Bref, à moins d’avoir l’idée du siècle et de proposer un service innovant, je comprends pas.

bonne-idee

Mais peut-être… Peut-être que dans deux ans, peut-être plus, j’aurai envie d’un gros souffle, d’une vie un peu plus zen comme ma copine intermittente. Alors je me mettrai à mon compte quelques temps, travaillerai d’arrache pied sur quelques périodes avant de prendre mon sac à dos et de parcourir le monde. Enfin, dans une vision idéale du truc… Mais j’ai quand même du mal à saisir le réel intérêt de cette aventure (surtout en auto entreprenariat), si ce n’est le plaisir de mettre CEO ou founder sur LinkedIn mais pour ça, j’ai qu’à me créer une fiche LinkedIn Nina Bartoldi et me mettre founder and editorial director of Vingtenaires.com. Et je continue à ramasser mon gentil salaire d’employée d’agence et de boire du champagne aux soirées corporates (bon, y en a pas tant que ça mais c’est juste pour faire ma maline)

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Quand je serai grande, je serai écrivain

[Article qui aurait pu s’articuler sous la forme “cher moi d’avant” mais j’ai pas envie]

L’autre jour, je devisais gaiement sur Twitter avec ma folle communauté parmi laquelle Florence Porcel qui se lamentait de ne jamais pouvoir lire la suite de Millenium. Je lui conseillais donc d’écrire la suite, lui précisant que j’avais envisagé un temps de réécrire Lost. J’ai même écrit 4 pages mais le temps est à jamais mon ennemi. De là est revenu mon fantasme de fin d’adolescence : devenir écrivain. Genre comme vrai métier.

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J’avais imaginé pas mal de choses. Déjà, je me voyais travailler sur un atelier péniche pour pouvoir écrire, certes, mais aussi faire de la couture ou autres travaux manuels si l’envie m’en prenait. La belle vie s’il en est. Connaissant ma légère tendance à la procrastination et à la sérendipité, j’avais prévu d’écrire plusieurs romans durant ma fin d’adolescence et années d’études pour avoir de la marge. Genre quand j’aurais publié le premier Technopolis, le second serait déjà fini, etc. Pas de télé dans ma péniche, juste de la musique. Et
un hamac parce qu’il faut se reposer parfois.

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Doux rêve. Etudiante, je pensais que le soir, en rentrant du boulot, j’aurais tout loisir pour écrire mais finalement, une fois salariée, le soir quand je rentre (si je rentre), il est soit juste l’heure d’aller se coucher, soit je ne fais rien, le cerveau hurlant qu’il a, lui aussi, le droit de se reposer. Et je vous parle même pas de mes yeux, myopisés par un usage trop régulier d’un ordinateur. Oui, j’invente des mots si je veux. C’est comme les licornes, les mots inventés, je les mets en scène quand j’en ai envie, regarde : . Bref, le soir, je suis vermoulue des neurones, l’imagination en berne. Même si elle a tendance à se réactiver au moment où je m’endors, vous connaissez ce phénomène ? “Aaaaah, dodo ! Dormir… Oh, je viens d’avoir une super idée!”. Idée obsédante que vous vous empressez de tisser au détriment de votre sommeil. Puis le dilemme : “bon, allez dors… j’ai plus sommeil, je veux écrire… Mais il est tard et je me lève demain… Bon allez, j’écrirai demain!”. Sauf que le temps manque, cercle vicieux.

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Et puis, j’ai réalisé un truc, un truc essentiel. Reprenons mon histoire de réécrire Lost. Imaginons que j’ai le temps de le faire et que je ponde un petit pavé de 200-250 pages word (j’ai tout le squelette et autant vous dire qu’il est solidement charpenté). Une fois le point final posé, qui ça va intéresser ? Moi. Eventuellement quelques amis. Et ensuite ? C’est totalement invendable, je pense. Même si en préface, je joue carte sur table : “Ca vous fait penser à Lost ? C’est normal!”. Mais les fan fics, c’est toujours globalement décevant, ça ne
séduit que son auteur et ses amis, les autres crient au sacrilège. Surtout qu’en l’espèce, je gardais juste l’idée d’une île mystérieuse mais je virais les Jack, Kate, Sawyer, les crashes d’avion et de bateaux. Bref, à l’arrivée, ce n’est pas vraiment un fan fic, plus une libre adaptation que j’écris pour moi, parce que j’ai été quelque peu frustrée de la fin de la série. Et je me demande s’il n’en va pas de même pour la plupart de ma prose. Parce que j’écris avant tout pour moi et je me fiche un peu que mes romans soient lus, ça me fait juste plaisir de coucher par écrit toutes les histoires qui fourmillent dans ma tête. Et Dieu sait qu’il y en a, j’ai actuellement en tête la suite et fin de Technopolis (y a 4 tomes, il m’en reste 2 et demi à écrire, tout va bien) ainsi que 4 autres romans et la revisite de Lost, donc. Ca fait 7 et demi…

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Bien, ne me reste qu’une chose à faire : trouver un mari très riche qui me paiera une péniche pour que je puisse jouer à l’écrivain toute la journée.

 

PS : J’ai décidé que la licorne allait devenir un mème de ce blog. Fallait pas la kiffer dans l’article sur les hommes mariés.

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Epargne solidaire : saute le pas

En tant que salariée, je me pose souvent la question de que faire de mon argent. Le dépenser, oui, ça, je le fais très bien mais ne faudrait-il pas penser à mettre quelques sous de côté ? Tiens, voyons voir comment placer mes petits sous. Ok, y a 150 000 offres, au secours, je choisis quoi ?

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Alors rien que pour vos petits yeux ébahis, je vais me transformer en conseillère financière. La mienne va apprécier, vu que la gestion de mon compte a dû lui occasionner quelques cheveux blancs. Donc j’enfile mon tailleur et mes talons, je vous accueille dans mon grand bureau virtuel et je vous explique le principe de l’épargne solidaire. En fait, pour vous l’expliquer et pour vous éviter d’avoir mal à la tête, rien ne vaut une petite vidéo :

Voilà, pour faire simple, l’épargne solidaire, ça permet d’épargner tout en donnant des sous à une association. Et oui, on sait où notre argent va, une autre petite vidéo explicative.

Donc comment ça marche concrètement ? Mettons que j’ouvre un compte épargne solidaire chez Carac. Je ne place pas mon argent à perte, ça me rapporte plus que mon livret A (un taux net de 4% en 2009) mais surtout, en faisant travailler mes petits sous, je peux participer à la réalisation d’un projet solidaire. Savez-vous que grâce à l’épargne solidaire, on
a pu créer 26 000 emplois et 2 000 familles en difficulté ont pu être logées ou relogées. Je trouve que ça fait réfléchir à nos placements. Par exemple, ma propre assurance-vie, pour le moment, elle ne rapporte rien à personne… Et comme tout don à une association, c’est déductible des impôts.


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Ca manque de concret ? Ok alors pour y voir très clair, Carac a mis en place une appli iPhone permettant de simuler votre réduction d’impôt selon vos dons. Par exemple si je verse 50 € sur mon compte épargne solidaire, 0.50 iront à l’association que j’ai choisi (en l’occurrence Mécénat Chirurgie Cardiaque, forcément) et 0.38 seront déductibles des
impôts. Pour faire vos propres simulations, vous pouvez télécharger l’appli sur l’apple store ou tester en ligne ici.

 

Du coup, je pense que mon assurance-vie actuelle, je vais la clôturer et en ouvrir une solidaire à la place. Si on peut joindre l’utile et le rentable, franchement, pourquoi se priver ? Si tu veux en savoir plus, tu vas donc sur Epargne solidaire et tu peux aussi regarder deux autres vidéos pour casser toutes les idées reçues qu’on a sur l’épargne solidaire.

 

Bon, j’étais bien en conseillère financière, non ?

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La théorie du tronc d’arbre

Comme tu le sais, lecteur, j’ai une passion dans la vie : les théories. Faut dire que j’ai le temps de cogiter, avec les 40 mn de transport que j’ai pour aller bosser et des
fois, au lieu de lire sérieusement, je rêvasse. Récemment, je réfléchissais à mon moi et à tous les changements que j’ai connus dans ma vie ces derniers temps. Parfois, j’ai l’impression que certains moments n’ont pas existé tant ils me semblent loin, loin.
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 Durant ces deux ans quasi et demi (la vache) de blogging, j’ai été tour à tour étudiante-stagiaire, chômeuse, salariée, stagiaire, chômeuse, chômeuse tristoune, chômeuse salement déprimée et enfin, tadam, salariée en CDI. Mes amis qui me lisent me disent qu’on a clairement vu un changement selon les périodes. A la fin de mon chômage, ça se voyait que ça n’allait plus du tout et que tout à coup, j’ai remonté la pente vitesse grand V. Des fois, j’avoue que cette sombre période me semble limite irréelle. Pourtant, elle a existé et je ne pourrai jamais l’oublier. Parce que j’ai sincèrement été malheureuse pendant cette période de ma vie. Faut savoir que jusqu’à la fin de mes études, tout m’a toujours souri sur le plan « professionnel » : tu veux un stage ? Trois lettres plus tard, j’en avais un. Un job d’été ? Tiens, machin ou machin te pistonnent. Les partiels ? Ciel, ça tombe pile sur ce que je voulais ! Enfin, je dis ça parce que j’idéalise. Si je refais l’histoire de la maîtrise d’histoire, j’en ai chié et pas qu’un peu, j’ai eu un nombre de merdes assez hallucinant. Je pense que je raconterai cette histoire un jour en détail. D’ailleurs, le jour de la soutenance, mon directeur de recherche m’a avoué qu’il était persuadé que jamais je n’arriverais jusque là et qu’il admirait mon opiniâtreté. Ben ouais, j’ai un côté Pitbull, je lâche jamais.
 

Ma vie est faite de différents moments et tout ça constitue mon moi actuel qui sera une couche de mon moi futur. Parce que je trouve que la vie nous renforce comme un tronc
d’arbre, avec un nouveau cercle à chaque période. On naît bouleau, on meurt platane ou cèdre. Je crois que je tiens là la phrase la plus surréaliste de mon blog mais c’est l’idée. Tout nous enrichit. Mon expérience du chômage est une très bonne leçon de vie pour moi que je ne dois jamais oublier. En gros, la vie n’est pas toujours de la tarte mais on est ce que l’on cherche à être. J’ai décidé que j’aurais du taf, j’ai tout fait pour et j’ai fini par y arriver. Bien sûr, j’ai aussi eu de la chance : si E. ne m’avait pas envoyé l’annonce, je n’y aurais jamais répondu mais ça fait partie de la vie, la chance. De la même façon, l’an dernier, j’ai vécu une rupture difficile dont j’ai cru ne jamais me relever mais finalement si. Tout ça sert mon moi actuel : souviens toi comme ça a été dur mais il peut toujours y avoir une issue favorable, il suffit de le vouloir et se battre pour que ça arrive. Pour la rupture, j’ai bien géré la convalescence, je pense, je me suis pas précipité. Je savais que j’avais besoin de temps, je l’ai pris. Ca m’a évité de faire souffrir quelqu’un au passage. J’en ai chié, ça oui, mais aujourd’hui, je sais que je peux me relever de ça. Idem pour le chômage : j’en ai chié, j’en ai même pleuré, j’ai failli laisser tomber mais les coups de pieds bien placés de ma sœur ne m’ont laissé aucun répit. Ce n’est pas en baissant les bras qu’on y arrive. Je ne dois pas douter de moi, de mes capacités. Je sais ce que je vaux, ça fait 27 ans que je me construis et mon tronc est solide.

Bien sûr, aujourd’hui, je dis ça sereinement, c’est un peu facile quand tout va bien. Mon nouveau cercle est beau et régulier et il a l’air d’aller toujours en s’améliorant. Disons
que si les portes qui s’ouvrent à moi actuellement restent ouvertes, ça va être un très très bel anneau. Mais les belles périodes sont aussi là pour nous servir de leçon, faut pas juste tirer enseignement des anneaux pourris. Par exemple, quand tout nous réussit, c’est un peu (beaucoup) grâce à nous, il faut s’en souvenir en période de doutes. Le bonheur, je l’ai déjà goûté, il n’y a aucune raison que ça ne se reproduise pas. La recette est, au fond, toujours la même, je la connais, autant m’en servir.

Bref, tout ça pour dire que la Nina d’aujourd’hui est le produit de mon vécu, de mes réussites et échec. Tout sert, il ne faut rien oublier. Avoir été presque au plus bas aide à
savourer le plus haut mais surtout, nous sert de mise en garde : mon boulot, je l’ai, je le garde, je ne veux plus jamais vivre le chômage. Mais si, par malheur, ça revenait, je sais qu’à force de volonté et d’opiniâtreté, je m’en sortirai. C’est pas comme si j’avais jamais vécu ça.

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Putain deux ans !

Je prends une profonde inspiration et je souuuuuuuuuuuuuffle pour éteindre les deux bougies du gâteau. Deux ans, déjà. Deux ans qu’un matin gris de mai, je décidais de créer un blog, embarquant dans l’histoire des amis consentants. A y repenser, ça me paraît si loin et si proche. Tant de choses vécues en deux ans, de rencontres, d’amour et de brouettes, Seigneur ! Ca me file le vertige.

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Cette année a marqué un tournant dans ma vie, un tournant nécessaire. Je m’étais un peu perdue, je passais mes soirées à me bourrer la gueule pour pas me rendre compte que je m’emmerdais et que je n’avais rien à dire aux gens qui m’accompagnaient. Et puis il me fallait trouver un boulot et c’est pas en me bourrant la gueule à la première occasion que j’allais avancer, dans la vie. Donc j’ai mis toutes les conneries de côté. Enfin presque, je suis peut-être encore un peu trop active sexuellement parlant. Mais là, je trouve ça trop bon pour arrêter et ça me fait faire du sport en plus. En plus, selon mes calculs personnels, alors que de janvier à mai 2006, je comptais deux amants. Sur la même période, cette année, j’ai doublé. Mais vous aurez noté que j’en parle plus. Pourquoi ? Parce que plus trop envie d’attirer le lecteur en parlant de ma vie sexuelle. Que j’assume pleinement donc on s’en fout de savoir que j’ai baisé X fois.

Cette année, beaucoup de choses ont changé, j’ai dû évacuer des personnes de mon entourage. Parfois sciemment, parfois par « accident » mais c’est comme ça, je m’étendrai pas sur la question. Les vingtenaires ont beaucoup évolué, on a perdu quasi tous les Toulousains au profit de Parisiens, d’origine ou pas. Mais bon, ce blog est à l’image de ma vie, j’ai changé mes relations et ça se répercute jusque ici. L’autre jour, Summer me disait que mon blog était plus « sain » et je suis assez d’accord même si c’est pas forcément une volonté de ma part. Mais je me suis rangée des bagnoles et je m’en porte pas plus mal. Je m’en porte même mieux. Même que j’ai trouvé du boulot. Même que je me sens en total accord avec moi, je me fais plus horreur. C’est bon. Puis j’ai lancé des trucs qui marchent genre la liste du samedi, rendez-vous immuable maintenant. J’ai aussi lancé la version audio, ça apporte pas forcément quelque chose en plus mais pour le moment, elle reste. Enfin, le forum, appendice de ce blog qui est bien sympa, surtout que ce ne sont pas les mêmes personnes qui s’expriment ici et là-bas, amusant ! En plus, mes petits vingtenaires sont bien actifs en ce moment, les nouveaux venus ne faillissent pas à la tâche. Ca m’aide à tenir le cap car avec le boulot, j’ai moins de temps pour écrire (forcément).

Deux ans, donc, qui l’eut cru. Pourtant, il y a des jours où Nina me sort par les yeux. Parce que, quelque part, je suis un personnage public donc exposée. Que Nina fréquentait une blogosphère malsaine que j’ai fini par quitter, m’étant pris tellement de couteaux dans le dos qu’on peut carrément parler d’acupuncture. Non, je ne détaillerai pas, on s’en fout des ragots. Et même si je dis ce que je veux sur mon blog, je vois pas l’intérêt de refoutre ma merde. Pas besoin de ça pour qu’on ragote sur mon dos, je le sais donc on va pas fournir les munitions non plus. Mais bon, c’est le jeu, c’est comme ça, y a des ragots et des mesquineries partout, la blogosphère ne fait pas exception, c’est juste que c’est plus visible vu que des milliers de personnes assistent à nos bisbilles. Mais comme j’ai pas envie de prendre mes lecteurs en otage de disputes de maternelle, fin du paragraphe.

Alors maintenant, pour la 3e année, sur quoi va-t-on partir ? Ben tout pareil. Faudra changer le design pour la mue annuelle, je sais pas quand. J’ai pas super le temps de gérer tout ça pour le moment. Si je compte qu’en un an, on a accueilli 5 nouveaux vingtenaires sur les 9, je me demande où nous en serons dans un an. Si nous sommes toujours là dans un an. J’aimerais lancer une espèce de BD des vingtenaires, genre une personne qui dessine ses articles plutôt que de les écrire histoire de varier les plaisirs mais c’est une idée en l’air, je n’ai rien avancé du tout de ce côté là.

En tout cas, y a un an, j’étais en plein chagrin d’amour, en stage à domicile et en pleine déchéance. Cette année, je suis salariée (en CDI, mes trois lettres préférées), en forme et célibataire tranquille. Ca fait du bien de voir le chemin parcouru, des fois !

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