Quand je serai grande, je serai écrivain

[Article qui aurait pu s’articuler sous la forme “cher moi d’avant” mais j’ai pas envie]

L’autre jour, je devisais gaiement sur Twitter avec ma folle communauté parmi laquelle Florence Porcel qui se lamentait de ne jamais pouvoir lire la suite de Millenium. Je lui conseillais donc d’écrire la suite, lui précisant que j’avais envisagé un temps de réécrire Lost. J’ai même écrit 4 pages mais le temps est à jamais mon ennemi. De là est revenu mon fantasme de fin d’adolescence : devenir écrivain. Genre comme vrai métier.

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J’avais imaginé pas mal de choses. Déjà, je me voyais travailler sur un atelier péniche pour pouvoir écrire, certes, mais aussi faire de la couture ou autres travaux manuels si l’envie m’en prenait. La belle vie s’il en est. Connaissant ma légère tendance à la procrastination et à la sérendipité, j’avais prévu d’écrire plusieurs romans durant ma fin d’adolescence et années d’études pour avoir de la marge. Genre quand j’aurais publié le premier Technopolis, le second serait déjà fini, etc. Pas de télé dans ma péniche, juste de la musique. Et
un hamac parce qu’il faut se reposer parfois.

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Doux rêve. Etudiante, je pensais que le soir, en rentrant du boulot, j’aurais tout loisir pour écrire mais finalement, une fois salariée, le soir quand je rentre (si je rentre), il est soit juste l’heure d’aller se coucher, soit je ne fais rien, le cerveau hurlant qu’il a, lui aussi, le droit de se reposer. Et je vous parle même pas de mes yeux, myopisés par un usage trop régulier d’un ordinateur. Oui, j’invente des mots si je veux. C’est comme les licornes, les mots inventés, je les mets en scène quand j’en ai envie, regarde : . Bref, le soir, je suis vermoulue des neurones, l’imagination en berne. Même si elle a tendance à se réactiver au moment où je m’endors, vous connaissez ce phénomène ? “Aaaaah, dodo ! Dormir… Oh, je viens d’avoir une super idée!”. Idée obsédante que vous vous empressez de tisser au détriment de votre sommeil. Puis le dilemme : “bon, allez dors… j’ai plus sommeil, je veux écrire… Mais il est tard et je me lève demain… Bon allez, j’écrirai demain!”. Sauf que le temps manque, cercle vicieux.

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Et puis, j’ai réalisé un truc, un truc essentiel. Reprenons mon histoire de réécrire Lost. Imaginons que j’ai le temps de le faire et que je ponde un petit pavé de 200-250 pages word (j’ai tout le squelette et autant vous dire qu’il est solidement charpenté). Une fois le point final posé, qui ça va intéresser ? Moi. Eventuellement quelques amis. Et ensuite ? C’est totalement invendable, je pense. Même si en préface, je joue carte sur table : “Ca vous fait penser à Lost ? C’est normal!”. Mais les fan fics, c’est toujours globalement décevant, ça ne
séduit que son auteur et ses amis, les autres crient au sacrilège. Surtout qu’en l’espèce, je gardais juste l’idée d’une île mystérieuse mais je virais les Jack, Kate, Sawyer, les crashes d’avion et de bateaux. Bref, à l’arrivée, ce n’est pas vraiment un fan fic, plus une libre adaptation que j’écris pour moi, parce que j’ai été quelque peu frustrée de la fin de la série. Et je me demande s’il n’en va pas de même pour la plupart de ma prose. Parce que j’écris avant tout pour moi et je me fiche un peu que mes romans soient lus, ça me fait juste plaisir de coucher par écrit toutes les histoires qui fourmillent dans ma tête. Et Dieu sait qu’il y en a, j’ai actuellement en tête la suite et fin de Technopolis (y a 4 tomes, il m’en reste 2 et demi à écrire, tout va bien) ainsi que 4 autres romans et la revisite de Lost, donc. Ca fait 7 et demi…

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Bien, ne me reste qu’une chose à faire : trouver un mari très riche qui me paiera une péniche pour que je puisse jouer à l’écrivain toute la journée.

 

PS : J’ai décidé que la licorne allait devenir un mème de ce blog. Fallait pas la kiffer dans l’article sur les hommes mariés.

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8 réflexions sur “Quand je serai grande, je serai écrivain

  1. Mots & licornes : Même combat! A quand l’association de défense? (surtout que « myopisés » c’est tellement bien, tellement clair)
    Bref. Moi aussi, plus jeune, je voulais faire l’écrivaine. Moi aussi j’ai abusé des Fanfic, pour mon simple plaisir. Et ça m’a fait un bien fou!
    Aujourd’hui, je blog et c’est tout aussi bien. Parce qu’un roman, déjà, me faudrait une idée originale, un truc bien et profond. En attendant, c’est ma vie que je narre, si en plus certain apprécient, c’est encore mieux (et ça rend fière. Un peu)
    Allez, ne perds pas espoir! Avec ta plume, tu peux tout faire!

  2. Je te lis comme si c’était mon histoire. La seule différence c’est que je n’ai pas en banque tout ton arsenal de romans. Par contre, je n’écris pas pour moi, mais pour être lu. Pas certain que la différence fasse quoi que ce soit. Il y a momentum pour un écrivain et seule la magie lui apporte le succès, s’il le désire.

    J’ai passé ma vie à faire n’importe quoi d’autre qu’écrire et le temps imparti, pour le faire, s’alourdit d’avoir à gagner ma vie et à trouver le sommeil que ma paresse engloutie.

    Je n’ai jamais abandonné, par contre. Aujourd’hui, j’ai un filon déjà tout organisé que j’espère exploiter.

    Il te reste à exploiter ton propre filon et si j’en juge par ce que tu dis, ça va faire des vagues. Sans jeu de mots, tu n’es pas « perdu ».

  3. Je n’ai pas un mari très très riche juste hyper conciliant, vu qu’il gère TOUT et que je me contente de faire ce qui me chante : en gros écrire, dessiner et parfois… m’occuper des enfants.
    (MON CHERI EST A MOI: ON PEUT TOUCHER, MAIS IL RESTE MA PROPRIETE !!! 😉 )

    Je n’ai pas trouvé de « filon » à exploiter, j’écris ce qui me chante (et pour l’instant, ça n’intéresse pas QUE moi, donc c’est bon signe), même si je veux à terme vivre de mes créations (écriture+peintures/dessins cumulés)- C’est un rêve lointain, en attendant, chéri supporte tous mes caprices.

    Par contre la péniche et les fan-fics, je te les laisse : parce que je n’ai pas assez d’imagination pour « modifier » les univers des autres, et que les moustiques en été, un ou deux ça va, mais si je dois en avaler dès que j’ouvre la bouche, non merci ! (oui, on ne pense JAMAIS à ça, mais vivre sur l’eau ça a aussi des inconvénients !)

  4. Bonjour Nina,
    5 ans plus tard, toujours blogueuse, bravo !
    Un bon souvenir du train bleu 😉

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