Am Stram Gram, ce thriller que tu ne reposes pas

Saison des ponts oblige, je voulais vous filer quelques joyeux conseils de lecture car j’ai quelques petits titres dans ma besace. Et en premier lieu : Am Stram Gram de M.J. Arlidge. En premier lieu parce que je l’ai vraiment bien aimé, que je ne l’ai pas lâché avant la fin et que j’avais pas trouvé le coupable en milieu d’histoire.

Am Stram Gram de M.J. Arlidge

L’histoire : l’inspectrice Helen Grace se retrouve en prise avec une serial killer qui kidnappe deux personnes et les enferme avec une arme entre elles : pour survivre, il faut tuer l’autre. Alors que les morts s’accumulent, Helen commence à comprendre que les victimes ne sont pas choisies au hasard…

Serial killer

Alors pourquoi j’ai aimé. En un, l’héroïne. J’en avais déjà parlé pour Disparue de Lisa Gardner mais je confirme : les héroïnes peuvent être certes bad ass (Helen fait de la moto, est assez dominatrice, adore se faire fouetter et ceci n’est pas une métaphore) mais elles ont des failles. Elles ne sont pas omniscientes, elles peuvent se planter. Quand on connaît mon aversion pour les héros qui savent tout, réussissent tout, même l’impossible, forcément, j’apprécie. Surtout que pour une fois qu’un mec écrit un polar sans se donner le rôle du super héros

Costume de super héros

Autre point appréciable : l’écriture des personnages. Franchement, à froid, c’est une vraie galerie de clichés : la cheffe de police froide et dure, son second tombé dans l’alcoolisme suite à un divorce difficile, l’autre fliquette pimpante qui a un grand coeur sous sa poitrine volumineuse, la journaliste arriviste… Sérieusement, vu comme ça, tu as l’impression que tu vas lire le scénar des fictions de l’après-midi sur TF1 ou M6 (si ça existe toujours…) mais M. J. Alridge s’en sort franchement bien avec ce matériel de base. Oui, parfois, c’est un peu facile mais ce n’est pas agaçant.

La menteuse, téléfilm

Mais surtout, le principe même du roman est cool. Les victimes sont choisies par paire, on commence par un jeune couple par exemple (je vous dis pas les autres). Imaginez que vous ête enfermés avec celui ou celle que vous aimez sans possibilité de vous échapper, sans eau ni nourriture et que la seule façon de survivre, c’est de tuer l’autre. Il n’y a qu’une balle dans le revolver donc un seul mourra. Le génie du truc, justement, c’est qu’Alridge s’offre des scènes de tergiversation, de marchandage avec soi-même : tuer l’autre ou non ? Et je crois que ce sont les meilleurs passages de tout le livre.

Negan Am Stram Gram

Un autre Am Stram Gram bien flippant

Donc pour votre prochaine escapade, vous l’achetez ou vous vous le faites prêter, il est sorti en poche. Par contre, attention, il est un petit peu prenant.

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L’éternel dilemme du réveillon

Sous titre : on pourrait pas faire le réveillon du nouvel an en juillet quand il fait jour tard et chaud ?

boire pour le réveillon

Ceux qui me suivent depuis des années le savent : le réveillon est toujours un sujet un peu délicat pour moi. C’est à dire que je suis partagée entre injonction de la société (fais la fête et prouve au monde que tu as des amis) et envie profonde (hiver, froid, rester sous la couette). Du coup, quand le sujet arrive vers la début décembre (oui, j’anticipe pas du tout, signe que, non, ça m’intéresse pas), j’évite de rentrer dans la conversation. Il serait socialement mal vu de décliner parce que “je préfère glander chez moi peinarde”. Alors que c’est la pure vérité mais refuser la fête, c’est soit être un dangereux sociopathe, soit être au dernier stade de la dépression.

deprime

Alors je passe des réveillons. Parfois en tout petit comité, parfois avec des tas de gens dont certains que je ne connais pas et à qui je n’adresserai jamais plus la parole parce que nous ne nous recroiserons plus jamais. En fait, ce qui m’ennuie dans le réveillon, c’est ce côté de devoir faire la fête tard alors que je reviens de vacances de Noël qui me fatiguent en général plus qu’autre chose. Minuit, tu ris et tu fais des bisous, 1h, tu commences à sentir ton foie et ton estomac faire la gueule et les bâillements tenter une ouverture. Tu les ravales, tes yeux pleurent un peu. A partir de là, il peut se passer deux choses : soit tu lâches la rampe et tu vas désormais compter les minutes en te donnant une contenance : boire, manger, fumer, faire pipi, occuper ce temps qui s’étire à l’infini, où l’ennui est le seul à te tenir compagnie. Soit tu arrives à rentrer dans l’ambiance et tu crieras à 5h du matin “quoiiiiiiiiiii, c’est déjà si tard ?”.

dancefloor

En fait, j’ai souvent ce problème avec les soirées : parfois, je rentre dedans sans le moindre souci et je passe un super moment, je rentre chez moi le sourire au lèvres, remplie d’amour pour mon prochain. Et d’autres où je “rate le train de la soirée” et là, c’est la souffrance. J’ai deux exemples très précis en tête : un réveillon avec Guillaume 1er, le 31 décembre 2001. J’aime me raconter l’histoire que le réveillon donne le ton de l’année et autant vous dire que l’année 2002 a vite pué du cul (c’est effectivement dans mon histoire personnelle l’une des pires années de ma vie, pas autant que 2011, mais juste devant 2006 et 2012)(2011-2012, le tunnel de la mort mais je vais mieux, maintenant, merci). En fait, nous étions invités chez les parents du meilleur ami et voisin de mon ex donc moyenne d’âge : élevée, personnes de moins de 25 ans : 4. Au début ça allait mais j’ai fini par vite m’emmerder avec tous ces gens fans de Johnny que je ne connaissais pas et à qui je n’avais rien à dire. N’y voyez aucun mépris : on arrive dans une soirée avec une  bardée d’inconnus qui, eux, se connaissent bien, c’est bruyant, les gens vont et viennent : comment veux-tu qu’on t’identifie et te parle ? S’il le faut, dans cette assemblée, il y avait une ou deux personnes avec qui je me serais super bien entendue mais nous n’avons pas été en présence. A partir de 2h du matin, je commençais à mourir d’ennui, j’alternais entre aller faire pipi et aller fumer pour sortir un peu de ça, je matais ma montre avec désespoir… On est partis à 4h du matin, j’en pouvais plus. Je crois d’ailleurs que c’est de ce réveillon qu’est né mon appréhension du 31 décembre : être enfermée jusqu’à très tard à devoir faire la fête… Et si ça tombe sur un jour un peu down, tant pis pour moi.

reveillon-amies-ennui

L’autre soirée où j’ai désespérément attendu l’occasion de me carapater, c’était une soirée corporate dans une boîte que j’avais décidé de quitter… Tiens, faudra que je vous fasse un article sur l’injonction à la fête en milieu professionnel. Bref, début de soirée cool mais à un moment, je me suis retrouvée sobre au milieu de gens très bourrés et là, tu regardes tout ce petit monde avec mépris en te demandant à quel moment tu te retrouves avec tous ces sacs à vin qui ont oublié leur dignité au vestiaire.

réveillon trop d'alcool

Bref, la fête institutionnalisée, ça me fait chier; Quoi ? Est-ce que j’ai passé un bon réveillon ? Ah oui, très bon merci ! Pourquoi je râle alors ? Mais parce que c’est un sujet intéressant la fête institutionnalisée et on n’en a pas tant que ça par an. Et si mon réveillon doit refléter mon année 2016, et bien… ce sera le grand amour, tout simplement.

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La fille des magazines est philosophe dans l’âme

Par PinkLady

Hé saluuuuuuuuuuuut le blog ! Comment ça va ? Bien ou bien ? Moi, je vais un petit peu moyen et c’est de ma faute : pour vous, lecteurs, j’ai repris la lecture de magazines féminins et j’ai beaucoup souffert, vous savez… J’avais oublié quoi ! Toute cette fureur, tous ces articles qui m’expliquent la vie, toute cette pression de la minceur bronzée tout en m’expliquant que allez, c’est pas grave si je rentre pas dans un 38 mais que bon, si je pouvais faire des abdos et du vélo elliptique, je serais bien mignonne. Gniiiiii. Avant de vous décortiquer quelques articles, petite considération générale : la fille des magazines est philosophe.

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Prenons un magazine féminin, celui que vous voulez. Survolez tranquillement la Une, ne faites pas attention à la silhouette disloquée de la fille en couverture trop photoshopée. Que voyez-vous ? Des gros titres colorés dont la plupart sont… des questions. La presse féminine questionne tout. Tout et n’importe quoi. Est-ce que j’ose la tendance sweat imprimés ? (j’avais pas besoin de lire pour savoir que non, jamais de la vie) Et si on arrêtait les régimes ? La crème anti gros cul, réalité ou arnaque ? Faut-il retourner voir son ex ? Comment pimenter son couple ? Est-ce qu’il sait quand je simule ? (j’invente pas pour la dernière!). Tant de questions ! Car oui, la fille des magazines s’interroge suer tout. Et du coup, vous aussi. D’ailleurs, plutôt que de demander s’ils sentent si je simule, moi, je me demande plutôt s’ils sentent que je jouis. J’espère avoir un dossier sur la question dans les prochains mois.

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On n’imagine pas à quel point la fille des magazines est en proie au doute perpétuel. Pour tout, tout le temps. La fille des magazines, elle se lève et déjà, elle se demande « dois-je embrasser doudou avec ma douce haleine fétide du matin? » voire pire si le dit doudou est en forme :faut-il copuler avec son haleine chargée, sa coiffure inédite et son absence de maquillage ? Ou maquillage dégoulinant pour celles qui ont découché sans prévoir le matos. D’ailleurs, nouvelle question : comment se démaquiller lors d’une nuit de découchage ? On zappe ou on s’éclipse discrètement dans la salle de bain passer sa petite lingette histoire de faire respirer la peau ? Retournons à notre galipette du matin : oui ou non ? Non parce qu’on n’est pas à notre optimum. Oui parce que quand on baise, on ressemble rarement à une pub Calvin Klein. Non parce qu’on n’a pas le temps et que les préliminaires vont être bâclés. Oui parce que dépenser des calories avant le petit déj, ça va puiser direct dansle gras, c’est meilleur… Evidemment, vu la foultitude de questions posées, ce sera non car notre fille des magazines est déjà en retard.

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En route vers le dressing. Même s’il s’agit d’un placard tout pourri, on dit dressing, point. Donc là, c’est le drame absolu : rayure ou pois ? Jupe longue ou courte en fonction de ma morphologie ? Sweat ou pull ? Ugg ou bottes ? Mettre une jupe courte alors que j’ai pas le genou fin (oui, maintenant, on nous explique comment mincir des genoux) ? Le questionnement est sans fin et guère utile : le temps que notre fille des magazines se décide, la mode aura changé trois fois. Puis vu le temps qu’il fait, te bile pas : sous ta doudoune, on sait pas comment t’es fringuée. A quoi que non, la doudoune, c’est out, pardon…

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Direction la salle de bain, là, je vous parle même pas de la pile incroyable de dilemmes entre le maquillage, les produits de soin, etc. Y a aussi une mode en matière de lipstick. C’est quoi la tendance, corail ou rouge intense déjà ? Un peu de bronze sur mes paupières ou j’y vais à fond dans le color block ? Et ma manucure, stylée ou nature ? French ou caviar ? Gniaaaaaaa ! Pshhhhhh, quelques neurones en moins pour une surchauffe du moteur.

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Allons au travail. Là, ouf, la fille des magazines se pose moins de questions hormis qui couche avec qui et s’interroge sur le bien fondé d’une relation au travail. Elle parle un peu avec Martine à la machine à café mais pas trop car il faut toujours se méfier : peut-on réellement faire confiance à ses collègues ? Au fond, la seule vraie question de la fille des magazines à propos de son travail (outre les histoires de fesses), c’est comment demander une augmentation. Elle en veut une tous les trois mois mais ne sait jamais comment la demander. Oui, faut y aller entre douceur et fermeté. Trop doux, tu l’auras pas, trop ferme non plus et t’auras agacé ton chef en prime. Mal joué.

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Vient l’heure du déjeuner, moment honni par toutes les filles du magazine car on n’a pas encore résolu l’énigme qui bouleverse l’humanité depuis que l’homme est homme : comment bien déjeuner sans grossir. Evidemment, la salade verte semble toute indiquée mais entre les déjeuners professionnels et la cantine, pas si facile et manger sa salade maison devant son écran fait asociale. Puis bon, manger en travaillant, c’est mal pour la digestion, la salade pourrait nous rester en travers. Sans compter le fait qu’une salade à midi, c’est bien mais à 16h, vous êtes au bord de l’inanition. Que faire, que faire ?

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Fin de journée, l’heure du sport. Là aussi, la vie est pleine de dilemme. Ah oui, faut faire du sport, obligé. Les magazines ont bien compris que le jogging en bord de Seine, ça nous ennuyait un peu alors tous les mois, on a droit à un sport musclant et sexy de type danse du ventre, yoga bikram, natation synchronisée (pour de vrai), toutes les danses du monde, aquabiking… Souvent des sports qui coûtent un bras mais pour votre régime, c’est top : vous n’aurez pas les moyens d’acheter du gras qui coûte cher, vous aurez les moyens pour un bol de riz par jour. Youhou !

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Le soir, ah le soir. C’est encore pire que le midi ! Parce que le soir, on picole, on se fait des apéros et les apéros, ça fait grossir. Que faire, se demande notre philosophe. On a bien sûr toute une batterie de solutions (bois un grand verre d’eau, mange une pomme avant d’y aller…). Mais surtout le soir, on voit les hommes, source infinie d’interrogation pour notre fille des magazines qui est donc forcément hétérosexuelle. Parce que les hommes, on nous explique qu’ils viennent de Mars. Au vu de l’incompréhension de ces petits êtres, je voterais plus pour Uranus… Non pour les traiter subtilement de trou du cul mais parce que Mars me paraît bien trop près. Elle s’en pose des questions la fille des magazines sur ce garçon, qu’est-ce qu’il pense, qu’est-ce qu’il veut ? Pourquoi il veut coucher avec nous ? Pourquoi il ne veut pas ? Pourquoi il ne hisse pas le pavillon sur commande ? Pourquoi il bande tout le temps alors que là, j’ai pas envie ? Pourquoi il dit je t’aime pendant le sexe et pas après ? Pourquoi il veut pas rester dormir ? Pourquoi il prend tous les draps ? Pourquoi il appelle sa mère ? Et pourquoi il l’appelle pas ? Pourquoi, pourquoi, POURQUOIIIIIIIIIIII ? Oui, la philosophe des magazines vire un peu hystéro à force de se poser tant de questions.

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Moi, j’en ai une de question : pourquoi tant d’errances ? Pourquoi tant d’interrogations ? Je veux dire si tu as besoin d’un magazine pour mener ta vie sur des choses aussi bassement pratiques que ta façon de t’habiller ou pourquoi ton mec dit je t’aime pendant le sexe (t’as qu’à lui demander), c’est peut-être et surtout que tu manques cruellement de confiance en toi. Et un magazine n’est pas un jeu de tarot qui va t’apporter toutes les réponses sur un plateau…Mais ainsi va la femme des magazines.

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Se faire larguer par un con

Avertissement : ceci n’est pas une situation perso vu que je suis toujours célibataire depuis…ouh la ! Mais parfois, des discussions entre copines donnent de belles idées d’articles.

Soirée en terrasse, discussions endiablées, élocution un peu hésitantes suite à quelques verres glacés, une phrase tombe telle une sentence : »C’est comme se faire larguer par un con, c’est une délivrance ! ». Se faire larguer par un con ? Ok, suite à la chute dramatique d’ocytocine, l’ex devient très souvent un con vu qu’on a perdu nos belles œillères d’amoureuse avec notre amour parti dans les grottes de Rocamadour. Ma sous-culture est sans limite. Mais je m’interroge néanmoins : peut-on vraiment se réjouir d’une rupture dont on est victime, autrement que par orgueil ?

Oui, m’explique-t-on. Parfois, dans ta vie amoureuse, tu rencontres un gars, il est mignon et sympa alors tu tentes le coup. Ça marche aussi pour une fille. Mais au bout de quelques temps, un temps un peu long, tu te rends compte que ce garçon, c’est pas le only One. Parce qu’il a des qualités, certes, mais quelques défauts qui paraissent chaque jour plus énormes, qui t’exasperent. Comme sa manie de jeter ses boxers sales au pied du lit, ses commentaires de mec qui sait tout (ou du moins qui sait mieux que toi), son incapacité à prendre la moindre décision y compris dans le cruel dilemme « pâtes ou riz? »… Je pourrais allonger cette liste à l’envi.

Mais ce garçon, appelons le Maxime, c’est pas un monstre non plus et on passe parfois de bons moments avec lui quand même. Alors on n’a peut-être pas trop d’avenir avec lui mais en attendant, on a notre quota de câlins, de tendresse et de fornication donc bon… Et ça traîne, ça traîne. On peut même tomber dans le travers « je suis en couple, je fais moins (voire plus) d’efforts pour être au top de ma joliesse. Situation pas idéale mais convenable, on fait avec.

Sauf que si Maxime n’est pas le prince de vos nuits, il s’avère que vous n’êtes pas non plus la princesse de ses rêves (j’en ai entendu penser : bien fait !) et un jour, il a plus de couilles que vous (sans mauvais jeu de mots) et vous dit : « je crois que je ne t’aime plus, lalalalalalala » (cet article est une catastrophe en terme de référence musicale). Sur le coup, vous accusez le coup, vous pouvez même fondre en larmes « mais Maxime pourquoi ? Pourquoi-aaaaaaaaah-ah-ah-ah-bouaaaaaaaaah! » (j’onomatopète pas trop mal les sanglots non ?). Vous ramassez vos cliques, vos claques, vos dents et votre égo en lambeaux et alors que vous êtes sur le trottoir à vous questionner sur le sens de la vie, quelque chose vous frappe. Le vent de la liberté. Oui, vous êtes libérés d’une relation peu satisfaisante mais suffisamment confortable pour vous en contenter. Des que vous aurez fait une retouche maquillage pour ne plus ressembler à un panda grotesque, vous repartirez sur les chemins de la conquête.

C’est ainsi. Il est certains plaquages qui s’avèrent salutaires. Vous n’avez pas pris certaines décisions pour de mauvaises raisons comme la flemme ou le confort de l’habitude, la vie vous a secoué pour vous réveiller. Au diable Maxime, tant d’opportunités s’offrent à vous. Olivier, Thomas, Jacob ou Barth’ : foncez, jeune fille (ou jeune homme), la vie, c’est devant vous qu’elle est !

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Quand je serai grande, je serai écrivain

[Article qui aurait pu s’articuler sous la forme “cher moi d’avant” mais j’ai pas envie]

L’autre jour, je devisais gaiement sur Twitter avec ma folle communauté parmi laquelle Florence Porcel qui se lamentait de ne jamais pouvoir lire la suite de Millenium. Je lui conseillais donc d’écrire la suite, lui précisant que j’avais envisagé un temps de réécrire Lost. J’ai même écrit 4 pages mais le temps est à jamais mon ennemi. De là est revenu mon fantasme de fin d’adolescence : devenir écrivain. Genre comme vrai métier.

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J’avais imaginé pas mal de choses. Déjà, je me voyais travailler sur un atelier péniche pour pouvoir écrire, certes, mais aussi faire de la couture ou autres travaux manuels si l’envie m’en prenait. La belle vie s’il en est. Connaissant ma légère tendance à la procrastination et à la sérendipité, j’avais prévu d’écrire plusieurs romans durant ma fin d’adolescence et années d’études pour avoir de la marge. Genre quand j’aurais publié le premier Technopolis, le second serait déjà fini, etc. Pas de télé dans ma péniche, juste de la musique. Et
un hamac parce qu’il faut se reposer parfois.

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Doux rêve. Etudiante, je pensais que le soir, en rentrant du boulot, j’aurais tout loisir pour écrire mais finalement, une fois salariée, le soir quand je rentre (si je rentre), il est soit juste l’heure d’aller se coucher, soit je ne fais rien, le cerveau hurlant qu’il a, lui aussi, le droit de se reposer. Et je vous parle même pas de mes yeux, myopisés par un usage trop régulier d’un ordinateur. Oui, j’invente des mots si je veux. C’est comme les licornes, les mots inventés, je les mets en scène quand j’en ai envie, regarde : . Bref, le soir, je suis vermoulue des neurones, l’imagination en berne. Même si elle a tendance à se réactiver au moment où je m’endors, vous connaissez ce phénomène ? “Aaaaah, dodo ! Dormir… Oh, je viens d’avoir une super idée!”. Idée obsédante que vous vous empressez de tisser au détriment de votre sommeil. Puis le dilemme : “bon, allez dors… j’ai plus sommeil, je veux écrire… Mais il est tard et je me lève demain… Bon allez, j’écrirai demain!”. Sauf que le temps manque, cercle vicieux.

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Et puis, j’ai réalisé un truc, un truc essentiel. Reprenons mon histoire de réécrire Lost. Imaginons que j’ai le temps de le faire et que je ponde un petit pavé de 200-250 pages word (j’ai tout le squelette et autant vous dire qu’il est solidement charpenté). Une fois le point final posé, qui ça va intéresser ? Moi. Eventuellement quelques amis. Et ensuite ? C’est totalement invendable, je pense. Même si en préface, je joue carte sur table : “Ca vous fait penser à Lost ? C’est normal!”. Mais les fan fics, c’est toujours globalement décevant, ça ne
séduit que son auteur et ses amis, les autres crient au sacrilège. Surtout qu’en l’espèce, je gardais juste l’idée d’une île mystérieuse mais je virais les Jack, Kate, Sawyer, les crashes d’avion et de bateaux. Bref, à l’arrivée, ce n’est pas vraiment un fan fic, plus une libre adaptation que j’écris pour moi, parce que j’ai été quelque peu frustrée de la fin de la série. Et je me demande s’il n’en va pas de même pour la plupart de ma prose. Parce que j’écris avant tout pour moi et je me fiche un peu que mes romans soient lus, ça me fait juste plaisir de coucher par écrit toutes les histoires qui fourmillent dans ma tête. Et Dieu sait qu’il y en a, j’ai actuellement en tête la suite et fin de Technopolis (y a 4 tomes, il m’en reste 2 et demi à écrire, tout va bien) ainsi que 4 autres romans et la revisite de Lost, donc. Ca fait 7 et demi…

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Bien, ne me reste qu’une chose à faire : trouver un mari très riche qui me paiera une péniche pour que je puisse jouer à l’écrivain toute la journée.

 

PS : J’ai décidé que la licorne allait devenir un mème de ce blog. Fallait pas la kiffer dans l’article sur les hommes mariés.

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Et sinon, ce week-end à Marseille, c’était bien ?

Deux ans plus tard, je me penche enfin sur la question du week-end à Marseille mais je vais angler l’article différemment puisque pas mal d’articles ont été écrits sur le sujet. En quelques mots, je dirais que l’organisation fut au top, le parfum n’est pas dans mon style mais plutôt agréable. J’avoue que sur le coup, je craignais un peu que ça fasse un peu trop cocotte Eau jeune mais ça va. J’en ai profité pour me racheter du baume à la cerise et quelques petits produits, j’ai pris le soleil à Marseille. Chouette.

Bien, voilà, en résumé, le soleil marseillais m’a fait du bien, j’ai un peu joué les autistes en restant avec une Bridgette et un SweetAnge mais quand on bosse avec des blogueurs toute la semaine, on n’est pas forcément motivé à l’idée de trop se mélanger le week-end, même si certaines furent particulièrement sympas. J’aurais certainement été plus cordiale si je ne venais pas d’entamer ma petite déprime. Au point que j’ai failli annuler le week-end mais j’ai bien fait de ne pas le faire, ça m’a fait du bien même si techniquement, le bénéfice a duré jusqu’à lundi 10h. Du coup, il est vrai que je n’étais pas au mieux de ma forme mais c’est pas pour autant que je n’ai pas été attentive à l’organisation du week-end. Car là, je suis face au dilemme de la travailleuse du web : dois-je louer honnêtement le travail de la concurrence ou le fustiger en étant exigeante à l’extrême ? Mmmm…



N’étant pas d’un naturel garce, j’aurais du mal à dire du mal gratuitement, juste pour le plaisir de descendre un « concurrent ». Au contraire, j’ai plus tendance à me comparer à nos deux accompagnatrices, Vicky et Acia (pas la mienne de Vicky) et quand quelque chose se passe bien, ça fait quand même plaisir qu’on reconnaisse notre travail. Parce que des râleurs, il y en aura toujours et pour ma part, je n’ai pas envie de pinailler. Imaginez un peu le travail que ça peut représenter, de réunir 40 nanas à Marseille (pas toutes de Paris), les loger, les déplacer, les nourrir, les faire tenir (relativement sagement) dans un magasin, les occuper sinon ça râle… Oui, quand on n’est pas de l’autre côté de la barrière, on a tendance à être exigeant… A moins que ce ne soit l’inverse ? Après tout, étant justement de l’autre côté de la barrière, n’est-on pas plus en attente encore, estimant que telle chose est normale et une autre pas ?


Il est vrai qu’être juge et partie peut fausser la donne. De mon côté, les blogueurs qui sont dans le milieu et ne jouent pas le jeu m’énervent plus que tout car ils savent qu’on a des deadlines à tenir. Ohoh, je vois, ça fait de suite « ouais donc toi, tu dis des gentillesses par solidarité professionnelle ! ». Tut tut tut, point du tout.

Ca aurait été foiré, j’en aurais juste pas parlé. Juste que parfois, des blogueurs qui voient du positif, c’est bien aussi, vu qu’il est pas mal de bon ton de jouer les blasés en disant que tout est nul, mauvais, qu’on nous ment, on nous spolie… Bref. Pour ma part, j’ai trouvé ce petit week-end objectivement bien organisé et si je devais souligner du négatif, je dirais qu’amener 40 blogueuses dont une énorme majorité ayant moins de 25 ans à un concert de Nina Hagen, c’était suprêmement couillu (personne n’a aimé mais moi, ça m’a fait rire quand même). Pour le reste, l’idée de nous faire circuler en petit train était pour le moins incongru mais assez marrant en fin de compte.


Bref, une belle organisation quoi qu’on en dise et rien que pour ça, ça fallait la peine d’écrire un article sur le sujet. Et de façon toute personnelle, j’ai noté mentalement quelques petites leçons car le  « RP » (relations publiques), ce n’est pas mon travail du tout mais ça me sert d’observer, même si je ne suis pas sûre d’avoir envie de me diriger dans cette voie là.

Et pour finir, un peu de Nina Hagen !

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Laverie story

Hier, j’ai découvert malgré moi qu’être une blogueuse influenceuse ne sert à rien. Parce que j’ai beau faire des soirées avec Nikos ou Bernard Montiel, quand je demande sur twitter qui peut aller faire un tour à la laverie à ma place, personne ne me répond. L’influence, c’est donc pourri.


Surtout que la laverie est un univers étrange. En y allant hier, j’avais décidé de vous saouler avec en représailles du genre « oh, l’été, le tambour qui tourne, ça fait des mélanges de couleurs, du rose, du rouge, du vert, du orange, c’est trop beau » et de l’odeur de la lessive qui me rappelle mon enfance et que j’aime bien. Et ce doux plaisir qu’est celui de renifler son linge sortant du sèche linge, chaud, sec et sentant bon la lessive, mmmmmmmm !



Sauf que la laverie est un lieu de péripéties. Et ben si. Et comme on parle de moi, évidemment, il s’agit de péripéties à la con. Il y avait eu la fois où un mec s’obstinait à me parler alors que je n’en avais pas envie et que je répondais par monosyllabe avant de replonger le nez dans mon bouquin. Mais ça, ça ne m’arrive pas qu’à la laverie donc rien d’exceptionnel en soi. D’ailleurs, faudra que je fasse un article sur le sujet. Mais hier, ce fut le pompon de la pomponnade, comme on dit, le « putain mais fais chier la laverie ! ». D’ailleurs, j’ai demandé des devis à des plombiers pour installer ma machine parce qu’au vu des emplois du temps d’Anthony et de ma petite personne, on va avoir du mal à se trouver un créneau avant octobre. Au moins.



Donc hier, j’arrive, y a une famille de Pakis en train de ranger leurs affaires et un mec au fond, je dis bonjour, la famille me répond. Oui, bon, quand je dis Paki, je sais pas s’ils l’étaient vraiment mais quand j’étais petite, il y avait une famille de Pakis dans mon école et du coup, tous les hindous sont Pakis pour moi. Ouais, je sais, je tends le bâton pour me faire battre, je frétille d’impatience de lire un comm me traitant de raciste.  Bref, passons.  Le temps que je remplisse le tambour de mes fringues roses, rouges, vertes, oranges, bleues et pailletées (c’est l’été), la famille s’en va et là, je remarque le mec qui reste. Il n’a pas l’air très net net surtout qu’en regardant bien, aucune machine ne fonctionne. Qu’est-ce qu’il fout là ? Le temps de lancer ma machine, je comprends : c’est un poivrot dans le sens classique du terme, totalement aviné et qui ne s’est pas lavé depuis un petit moment. La laverie devant faire 20 m², je sens qu’on va rigoler pendant l’heure qui suit.


Pour commencer,  je sors pour appeler mes parents et fumer une clope, histoire de gagner un peu de temps. Je tombe sur mon papa, j’arrive à faire tenir la conversation 10 mn, un exploit vu que mon père n’est pas locace mais ma mère dort. Je lui dis que le  monsieur aviné me fait un peu peur. Sur ces entrefaites, Vicky appelle, je lui redis que le monsieur me fait un peu peur. Une fois ma clope terminée, je finis par retourner à l’intérieur. Dilemme : où m’asseoir. Soit je prends les fauteuils qui tournent le dos au poivrot mais qui me laissent proche de lui (à moins d’un bras de distance), soit je me mets ceux en face mais qui risquent d’enclencher un contact visuel. Bon, on va prendre le contact visuel. A peine assise, il me parle « ça vaaaaaaa ?

– Oui.

– Rrrrrrroooooooglougrooooooooagrrrrrrmuuuuuuuuuu

– …

– Roooooooooooooarrrgggggggrouuuuuuuoaloperoarooooooooo « 

Oui, il me semble avoir entendu un salope mais je ne peux pas être affirmative et je sens que ça va être long surtout que dès qu’une voiture klaxonne, il crie des « roooarrrrrr ta gueule ! ». Okayyyyyy, on va tous prier pour que je ne me prenne pas une baffe avant la fin de ma lessive.



Finalement, non, le monsieur a passé son temps à faire des « rooooooooo », à cracher et à regarder une machine vide, me demandant juste si on était bien dimanche. Moi, j’étais tendue comme un string ne sachant ce qu’il allait faire et je n’ai fait que trois sessions de séchage au lieu de 4. Mais que pouvais-je faire, au fond ? Je n’allais pas appeler la police vu qu’il ne m’a pas agressée (sauf le salope, à la limite, mais je suis pas sûre), même si je le sentais potentiellement agressif . L’état d’ébriété est certes condamnable sur la voie publique mais je ne sais pas si la laverie ça compte. Et en fait, au vu de ses étranges « roooooooo », je me suis demandée un moment si je ferais pas mieux d’appeler le SAMU, finalement.


Voilà, sur le coup, ça m’a un peu gonflée parce que je ne trouve pas vraiment normal de subir ce genre de personnes qui risquent de péter les plombs à tout moment, comme je l’ai vécu par le passé (il m’en arrive de ces choses) D’un autre côté, le mec ne m’a pas fait de mal et ne faisait rien de répréhensible, je ne crois pas qu’une laverie libre service soit interdite aux gens qui ne lavent pas leur linge.


Alors la prochaine fois que je demande à mes amis twitter d’aller à la laverie pour moi, acceptez, ça vous évitera des articles du genre. Non mais !

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Courrier des coeurs, réponse à Marie

Cette semaine, Marie nous a posé la question suivante : « Bonjour les Vingtenaires! Depuis quelques temps, je me pose des questions sur
ma relation avec mon copain. Je suis bien avec lui, mais je ne sais pas trop ce que je ressens. J’ai déjà été amoureuse, je sais ce que c’est, mais je ne sais pas si je l’aime ou si c’est juste de l’amitié. Je ne sais pas trop quoi faire, si je dois continuer sans rien dire, se séparer le temps de faire le point… Des suggestions?
 »

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voilà ce qu’on en pense :

Tatiana : Ben écoute tout dépend de ce que tu veux vivre avec ce jeune homme et aussi de ce que lui ressent pour toi.
Déjà si tu poses la question c’est qu’à mon avis tu ne l’aimes pas. Mais qui a dit que dans une relation tu es obligé d’aimer l’autre sinon ca veut dire que tu dois le quitter ? tant que tu ne lui mens pas sur ce que tu ressens et que tu es claire avec lui t’es pas obligée de le quitter.

Enzo : « J’ai déjà été amoureuse, je sais ce que c’est, mais je ne sais pas si je l’aime ou si c’est juste de l’amitié. » Si tu te poses la question, c’est que ce n’est pas de l’amour, enfin pas un amour passionnel ! A moins que ça fasse longtemps que vous êtes ensemble et qu’il y a une routine qui s’est mise en place ?

Pourquoi ne commences-tu pas par parler un peu avec lui (sur la routine par exemple, pas forcément les sentiments pour ça dégénère d’entrée de jeu) avant de penser déjà séparation ?

Summer : Ca fait combien de temps que vous êtes ensemble? parce que la si ca fait quelques mois, c’est peut être normal que tu ne saches pas encore, c’est pas forcément le coup de foudre à chaque fois et en plus chaque relation est différente. Si ca fait un moment, alors oui il faut te poser la question et peut être qu’en effet tu ne l’aime pas vraiment. Peut être aussi comme dit Enzo, la routine vous bouffe et dans ce cas mieux vaut en parler avec lui directement!

Bobby : Heuuu moi je suis pas du tout d’accord avec mes camarades. Le fait que tu te poses la question ne signifie pas pour moi que tu ne l’aimes pas.

Ca peut aussi être un questionnement de ta part (légitime, je trouve) sur ce que c’est que l’amour, ce que c’est que de vivre à deux, etc. Une relation, c’est quand même pas obligatoirement coup de foudre + passion, et heureusement. Vous pouvez vivre quelque chose de paisible, de serein, de rationnel, d’amical, et ça peut être une forme d’amour. Ce qui compte le plus, c’est que tu saches toi ce que tu veux vivre (un truc sérieux ou pas, rationnel ou passionnel), que vous en parliez, bref, que tu dédramatises la chose. C’est bien, à mon avis, de se poser des questions, ça veut dire que la folie de l’amour ne nous engourdit, et que l’on peut être heureux sans pour autant se voiler la face. Courage !

Keira : Mmmh la grande question : est-ce que je l’aime ?

Eh bien, c’est possible sans pour autant ressentir le côté passionnel de la chose, je suis de l’avis de Bobby sur ce coup là.

De toute façon en matière de relation, tant que la complicité et le sexe (parce que oui, c’est quand même un point essentiel à mes yeux…)se passent bien je ne vois pas où est le problème.

Après s’il te fout la pression avec des « je t’aime » pressants, il va falloir être claire. Si tu ne te sens pas prête à le lui dire mieux vaut en parler. Sinon ça va finir mal et ça serait dommage.

Tant que tu te sens bien, ne te prends pas la tête avec cette histoire de sentiments. Tu en as, qu’ils ne soient pas bouleversants n’est pas grave.

Profite du moment présent.

Lucas : Je ne suis pas calé pour répondre vu que ma plus longue relation a duré deux/trois mois. Mais tu peux aller écouter ce que chante trrrrrès bien Dajla sur la Routine.

Petite Cervoise : Comme l’a dit Grand Brun Ténébreux, si tu te poses la question, c’est que ce n’est peut être pas l’amour avec un grand A.

Mais why not, finalement ? on en revient toujours au dilemme amour solide et pépère VS amour passionnel.

La vraie question c’est de savoir si tu te sens bien avec lui ou pas. Si tu t’ennuies et que tu tournes en rond, alors oui, il vaut mieux passer à autre chose.

A part ça, tu ne dis pas si tu as encore du désir pour lui… c’est aussi un signe…

Pour ta propre tranquillité d’esprit, je te conseillerais de ne pas trop essayer de coller des mots sur des émotions (je suis bougonne en ce moment).
Nina : Chaque histoire est différente, il me paraît limite normal que les sentiments ne soient pas identiques non plus. Maintenant, je dirais que l’amour se mesure à ce que tu es prêt à faire pour lui. Si tu préfères passer tes soirées avec tes copines et que tu n’as pas envie de faire des efforts pour lui faire plaisir, ça me semble pas très positif. Est-ce qu’il te manque quand vous n’êtes pas ensemble ? Est-ce que tu as envie de lui confier tes petits tracas, de lui raconter ta journée ? Bref, y a des tas de petits détails comme ça. Après, je ne
te parle pas de longues perspectives, je ne sais pas depuis combien de temps vous êtes ensemble donc le fait que tu n’envisages pas le mariage et les enfants n’a aucune importance. Mais en gros, pose-toi la question : si demain, il part, que ressentiras-tu vraiment ? De la tristesse, de la peine ? Tu seras chafouine ou franchement dévastée ? Après, concernant la question de la séparation, ben, ça dépend de ce que lui attend aussi. Ne lui mens pas et tu verras bien où ça va.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à nous soumettre, n’hésites plus, envoie la nous !

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Gomorra, de Matteo Garrone

Par Bobby

Gomorra, c’est un film italien comme on aimerait en voir plus souvent. A travers six personnages, six destins, on entre dans les réseaux de l’enfer de la Camorra, la mafia qui sévit à Naples et s’étend dans toute l’Italie du Sud. Une mafia toute puissante, sur laquelle l’Etat n’a pas d’emprise. C’est elle qui dirige et tire les ficelles : trafic de drogue, textile, recyclage des déchets, banques, guerilla… Tout y passe.

Le film traite ce sujet avec un réalisme choc. Les personnages sont empêtrés dans un système inextricable, où le danger menace à chaque instant, où la mort s’abat sans prévenir sur les individus, où le sang coule parfois à flot sous les yeux des voisins ou des proches.

Un jeune garçon rejoint les rangs d’une armée souterraine, manipulé par tous, deux adolescents font bande à part, armés jusqu’aux dents et immatures à souhait, un jeune homme découvre l’horreur du recyclage et les ravages sur l’envirronement, un homme cherche à s’en sortir dans l’industrie textile en venant en aide à des chinois en secret, et un vieil homme distribue de l’argent aux membres d’une des deux « tribus » adverses, risquant sa peau un peu plus chaque jour.

Je ne vous le cacherai pas, ça finit mal pour chacun d’eux, à des degrés très différents. Chacun se retrouve face à un dilemme impossible à surmonter, que seule la violence peut résoudre, brutale et tragique.

J’ai trouvé, personnellement, qu’un film de ce genre, qui reste une fiction même s’il a une portée quasi documentaire, a bien plus d’impact que les fades docu-fictions dont on nous bassine à la télé. Ce sont tous des personnages, certes, mais des personnages vivants, palpables. Ils nous immergent dans un monde sous tension, et dénoncent une horreur de notre monde, terriblement meurtrière au quotidien, et pas si loin de chez nous.

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