Ma vocation : l’écriture

Un vendredi midi, je suis en sophrologie et nous voici en visualisation à nous imaginer dans une forêt où l’on rencontre un sage (qui est Colin Firth pour moi, je me demande bien pourquoi je l’ai pris lui) à qui on pose une question. Moi : “quelle est ma voie”. Il va nous répondre. Sur le coup, je suis un peu sceptique : c’est moi qui joue la scène, je vais pas avoir ma réponse… “Ecrire”. Ah, si putain. Et en même temps, c’est tellement évident. Des années que je cherche ma vocation alors que je l’ai toujours su.

cahier d'écriture ma vocation

Quand tu écris lors d’un week-end yoga sur les bords de Loire

J’ai 8 ans, peut-être 9. J’ai trouvé une vieille machine à écrire dans le cellier (qui était en fait une sorte de débarras avec quelques bouteilles au fond) et je tape des histoires navrantes sur ma vieille Olivetti qui coince des fois les doigts (oui, je sais plus pourquoi mais il semble que j’ai mis mes doigts là dedans un jour… ou alors je les ai coincés entre deux touches ?). Je suis une enfant, j’écris des phrases sujet-verbe-complément, les gentils sont trop gentils et les méchants vraiment trop méchants mais j’aime déjà ça. J’ai donc 8 ou 9 ans, je suis en centre aéré et la nouvelle monitrice (je faisais mi-juillet, fin août avec gros turn over au milieu) nous demande ce qu’on veut faire plus grand. Crânement, je réponds “écrivain” (oui sans e, j’étais pas très féministe à l’époque). Parce que j’aimais écrire. Parce que j’ai passé mon adolescence à écrire. Parce que j’ai un peu arrêté adulte parce que les études puis le travail. Sauf ce blog.

Machine à écrire Olivetti

Retour à la forêt du sage. “Le sage vous demande ce que vous feriez si vous étiez sûre de ne pas échouer”. J’écrirai. Tellement évident. Qu’est-ce que j’ai foutu ces dix dernières années, qu’est-ce que je suis allée faire dans cette voie qui ne me correspond pas ? Gagner des sous, youpi… Oui parce qu’on va pas se mentir, c’est à peu près ma seule carotte et vu que c’est pas la politique de la maison d’augmenter (j’ai eu 2% en 2 ans et demi, youhou… mais une de mes collègues a eu une fois 3% en 5 ans… pendant ce temps, d’autres se font des plus +10 000 en un an, peinardos), faudrait que je bouge encore et encore mais pffff. La flemme. Surtout que depuis ma révélation, je cogite, je réfléchis à un plan. Etape 1 : lancer des blogs un peu plus rentables que celui-ci (vu que j’ai pas de pub ici, ce sera pas dur de faire plus rentable, ça le sera dès 5 cts gagnés)… Etape 2: continuer et finir le roman de Maja pour l’envoyer à des éditeurs (123 pages à l’heure où j’écris cet article, hihi). Et puis aussi finir de retaper Technopolis si ce n’est fait (je ne me souviens plus) et le balancer en auto édition pour avoir un peu d’argent de poche. En clair : lancer une petite activité autour de l’écriture et voir ce que ça donne. Si ça marche un peu, passer à un ⅘, voire un ⅗… voire en totale indépendante si ça marche TRES très bien, retourner vers le journalisme. Parce que ça paie peut-être moins mais j’aime un peu mieux. Mais sans précipitation ni obligation, le but n’est pas de finir dans la rédaction d’un journal people à pisser des news sur des gens que je ne connais même pas histoire de générer du trafic non plus. Peut-être forcer à mort dans ma boîte pour partir vers la data et les études pour devenir data journaliste… Un truc dont j’ai rêvé l’autre nuit, justement, amusant…

data journalisme

Bref, maintenant que je sais, je comprends ma lassitude au sujet du travail, ma procrastination crasse (qui n’est rien d’autre qu’un manque de motivation et d’envie, quel que soit le nom qu’on lui donne), ma non envie de jouer le jeu de la politique même si je suis blessée dans mon orgueil de voir les petits jeunes aux dents longues me passer devant mais je le sais : le mérite n’est rien, il faut savoir se placer avant tout. Je joue pas le jeu, je devrais en accepter les conséquences. Mais justement, inversons le paradigme : mon taf, là, redonnons lui le sens qu’il a vraiment : c’est de l’alimentaire. Stressant (pour rien), fatigant mais au fond bien payé et un boulot de caissier est tout aussi fatigant (je déteste le bruit) et stressant avec tous les clients qui viennent te prendre la tête… Moi au moins, les clients qui me prenaient la tête quand je faisais du CM, ils étaient derrière un écran, je risquais rien. Alors on va faire ça : du 9h45-18h45, apprécier l’argent gagné pour la liberté de créer qu’il m’offre et s’en foutre. En attendant de, peut-être, réussir dans ma vocation de coeur.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le cahier d’écrivaine

Dans mes plus jeunes années, quand je me voyais déjà écrivaine, je m’étais achetée un cahier d’écrivains dont la première qualité était d’être joli. J’y notais quelques idées, quelques nom de personnages à utiliser ci ou là parce que j’aimais bien. Mais dans les faits, ai-je vraiment besoin de ce cahier d’écrivaine ?

cahier d'écrivaine

Quand on imagine le bureau d’artiste, il doit toujours y avoir dans un coin un vieux cahier gribouillé et raturé, recueillant croquis ou mots, embryons d’une œuvre future. On a souvent cette image d’Epinal d’un écrivain noircissant les pages de son carnet au fond d’un bar ou en terrasse, judicieusement accompagné d’un petit noir ou d’un ballon de rouge, voire une bonne mousse. J’avoue que le concept me fait rêver. Curieusement, j’aime à penser que j’écrirais mieux dans un environnement propice, un café ou une bibliothèque. Alors que c’est un peu comme imaginer que sa vie serait différente si on était plus grand, mince, musclé… Rayez la mention inutile. Mais les amis, c’est un leurre.

cafe-flore-paris-1900

J’ai en ma possession un joli agenda avec un hibou à lunettes dessus parce que… Pourquoi pas. J’ai élu cet agenda « cahier de l’écrivaine » car il est joli. Je le regarde droit dans les pages (blanches) et… Rien. Qu’écrire dedans ? Le nom des personnages, oui, ce ne serait pas idiot mais ensuite ? Les grandes lignes de l’intrigue, oui, mais ensuite ? Parce que le souci est là : un cahier, c’est chouette mais… Je déteste écrire à la main.

carnet d'écrivaine
Sans dire que je suis née avec un clavier entre les mains, je suis à la croisée des générations X et Y et je tapais sur des machines à écrire dès mes 8 ans. Parce que ça va plus vite et que je peux me relire. Oh j’ai certes écrit pas mal de choses à la main : un roman, exercice de français en 4ème (j’ai eu 16, je me la pète un peu) ou quelques pages de roman quand je faisais semblant de réviser mon bac dans ma chambre (la machine à écrire m’aurait grillee). Quelques bouts épars lorsque je bossais à la Poste et qu’il n’y avait pas de clients (mieux vu que de sortir un roman ou, pire, un magazine) ou quelques phrases dans les réunions m’amenant au bout de l’ennui. Mais je n’y prends pas de plaisir : ça devient vite illisible et ma main se crispe. Je vous jure, j’ai attrapé une crampe aux Philippines suite à l’écriture d’une quinzaine de cartes postales. J’ai tellement plus vite fait d’écrire au clavier, pourquoi m’emmerder ?
clavier-lumineux
Parce que la réécriture. L’avantage d’écrire à la main, outre de rentabiliser certaines réunions, c’est que je vais revenir sur mon premier jet, forcément perfectible. Ça ne veut pas dire que le second sera parfait mais sera sans doute meilleur. En plus, je me mettrai moins la pression sur la qualité vu que ça devra être tapé. Plus de fond, moins de forme. Et surtout, ne pas écrire sur un ordinateur, ça veut dire ne pas glander sur les réseaux sociaux et perdre du temps. Tu sais, ce truc là… ah oui, procrastination !

reseaux-sociaux-procrastination-humour

Mais le souci majeur de ce plan, c’est le temps. J’ai déjà du mal à trouver du temps pour taper sur un clavier alors écrire ? Oublions déjà le métro : déjà que j’écris mal, là, j’atteindrai le niveau hiéroglyphe… Dans le train peut-être…Mais pourquoi pas le soir ? Ça me coupera de l’écran encore plus tôt et je recopierai mes notes le week-end, comme quand j’étais à la fac. À tester !

Pages écrites : 8 lignes /21 pages.
Y a presque un peu de mieux !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Bouge toi le cul

Parfois, le soir, je ne fais rien. Glandant gentiment sur Twitter en matant des vidéos à la con sur Youtube*, je vois parfois passer un pseudo que je connais, une personne que j’ai côtoyé dans une ancienne vie. C’est un peu la magie perverse des réseaux sociaux : soudain, un nom ou un pseudo perdu dans les limbes de votre mémoire vous revient soudain à la figure et vous brûlez d’une petite curiosité, parfois malsaine: et alors, il-elle devient quoi ?

stalking

Les parcours sont variés, certains ont trouvé une joyeuse moitié, d’autres ont même eu l’audace de se reproduire, j’ai accès à leurs photos de couple, leurs photo de bonheur qui ne me regarde pas, finalement. Puis d’autres exposent d’autres aspects de leur vie : leur réussite. Quand je parle de réussite, je ne parle pas nécessairement de réussite au sens capitaliste du terme mais oui, certains ont réalisé leur rêve. Et moi, j’en suis où ?

aladdin magic lamp on black with smoke

aladdin magic lamp on black with smoke

Bonjour, je m’appelle Nina B. et je suis une putain de flipette qui se réfugie dans la procrastination pour ne pas réussir. Voilà, on pouvait pas mieux résumer la situation. Je suis la fille qui veut faire plein de choses mais repousse toujours au lendemain pour d’obscures raisons qui tiennent au choix de la flemme ou de la peur ou des deux. Ma vie est loin d’être un échec, entendons-nous bien, mais il y a ces rêves que je repousse pour « quand j’aurai le temps ». Vous voyez très bien de quoi je parle, vous qui me lisez depuis longtemps, n’est-ce pas ?

braderie_lille

Des fois, j’ai de petites ambitions. Genre créer de nouveaux blogs qui seraient plus axés sur une rémunération, même minime, histoire de (je ne parviens pas à me résoudre à mettre de la pub sur les vingtenaires), lancer une petite marque de bijoux et accessoires faits main juste pour le côté je l’ai fait et choper 30 € de plus par mois (la richesse). Je veux aussi me lancer dans la vidéo, apprendre la musique, une nouvelle langue, tout ça, tout ça. Mais non, je ne fais rien parce que tu comprends, « j’ai trop de travail, j’ai pas le temps ». Notez qu’il est vrai que je suis bien (trop) débordée et que le soir, je suis bien meilleure à résoudre quelques escape rooms (ma nouvelle addiction) en matant une énième fois des épisodes de Salut les geeks, le fossoyeur de films ou le joueur du grenier qu’à écrire trois phrases correctes. Puis la naturopathe, elle a dit que j’avais droit à la paresse alors hein… Et c’est vrai. Mais faut assumer alors.

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Mon chat assume son droit à la paresse, par exemple

Et j’avoue que c’est là que le bât blesse un peu. J’ai pas envie d’être juste une fille de bureau. Mon travail n’a certes rien de routinier, je dois régulièrement me pencher sur de nouvelles marques, de nouveaux univers, comprendre ce que veulent des gens qui sont différents de moi, d’une marque qui ne me parle pas. Je suis l’écolo bobo qui anime la page de voitures plutôt polluantes, je suis la rêveuse qui raconte des histoire autour de pays où elle n’est jamais allée pour des compagnies aériennes, je suis l’experte de la bancassurances qui finit à découvert tous les mois, je suis la fille qui écrit des tweets sur un film qu’elle n’a pas vu… Ca occupe. Mais est-ce que ça suffit à m’épanouir ? Non car ce métier me permet de toucher des tas de choses du bout des doigts mais jamais de soulever le voile. Entre parler d’une voiture et la piloter, il y a un gouffre. Entre habiller la photo d’un sublime paysage d’un texte évocateur et voir ce paysage de mes yeux, il y a un abysse. J’ai envie d’expérience, j’ai envie d’aventure, je dois essayer.

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais

Ici, par exemple, une aventure que je ne vivrai jamais parce que ça me terrorise à mort

Alors maintenant, le dire, c’est bien, le faire, c’est mieux. Parce que ces gens là, croisés irl ou virtuellement dans une autre vie, ils ont pris leur destin en main, ils ont essayé. Si je prends le cas de Natoo dont j’ai déjà parlé, ses petites vidéos lui ont apporté beaucoup : une carrière, des projets (un livre, une BD) et même un mec.  Moi, j’ai déjà le mec mais sur le reste, y a du boulot.

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses...

Je déteste tellement ce genre de carton citation de mes fesses…

Quotidien vs la recherche d’un extraordinaire, la bataille est lancée.

* J’ai plus la télé depuis presque un an. Pas par choix, non, juste par flemme d’appeler SFR pour réclamer une nouvelle télécommande. Ca vous situe mon envie de récupérer une télé

Rendez-vous sur Hellocoton !

Arrête de hater

Hater, néologisme issu du verbe « hate » en anglais, à ne pas confondre avec hâter, qui n’a rien à voir. Donc « hater », de l’anglais « hate », activité favorité de la plupart des Twitterers. Et ils commencent à sacrément me fatiguer.

image
Puisqu’on est en pleine période de bonnes résolutions, j’ai envie de t’en proposer une, à toi, Internaute qui crache ton fiel plus vite que ton ombre. Je te vois surtout sur Twitter, parfois sur Facebook, plus rarement sur les blogs : parce que bon, tu aimes bien cracher à la gueule des gens mais pas trop qu’ils le sachent quand même. Le courage a ses limites.
image

Donc tu détestes, tu appliques à la lettre le « haters gonna hate ». Tu ris de tout, tant que ça te permet de cracher ton fiel. L’accident de train près de St Jacques de Compostelle t’a fait hurler de rire parce que bien fait pour ces connards de cathos avec leur Manif pour tous. L’incendie de Ladurée était fort marrant parce que ça fait chier les blogueuses mode, hihi ahah. A propos de blogueuse mode, elles concentrent sur leur pauvre tête la haine de tas d’autres blogueurs et surtout blogueuses. Ca vire à l’hystérie collective, franchement. Dernièrement, j’ai découvert la haine violente que plein de filles éprouvent pour une dénommée Valentine. Alors la demoiselle semble spéciale, à ce que j’en sais, mais de là à lui cracher à la gueule tous les jours ou presque et aller la traquer jusque sur Air BnB, pardon les filles mais faut vraiment voir à aller se faire soigner. On dirait les associaux du lycée aux cheveux gras qui fument des clopes roulées en se croyant les rois du monde et qui ricanent des populaires. Non mais faut arrêter de croire que c’est cool… Drazic est un mythe, ce mec n’existe pas en vrai !
image

Bref, sur Twitter, on aime tout dégommer, surtout ce qui est à la mode. Stromae qu’on adulait hier semble devenu le nouveau paria, les films, les livres, les acteurs, ta famille, ton voisin, Noël… Je comprends la vertu purgative du râlage, je le pratique ardemment. Mais une fois avoir craché un bon coup ma déception d’un film/livre/whatever, je passe à autre chose. Je ne balance pas mon cynisme prémâché sur tous les sujets que je vois passer, je ne lis pas avec avidité les blogueurs que j’aime pas juste pour me foutre de leur gueule avec mes copines virtuelles. Mais bon, ma vie est remplie, j’ai déjà plus le temps de lire les blogs que j’aime alors le reste…

image

Alors, moi, j’aimerais qu’en 2014, on arrête de hater gratos, qu’on se pose la légitimité du tweet qu’on va poster. Etre toujours dans le rejet perpétuel, est-ce réellement une bonne chose ? Naaaaaan. En un, partager des choses qui me paraissent intéressantes rendra le monde meilleur. J’aime aller sur Twitter pour lire des articles qui peuvent m’apporter une connaissance, une distraction, papoter un peu avec mes coupains et coupines. Non mais c’est vrai, je décide de faire une petite pause procrastination et me voilà trouvée en plein bain acide qui me rongent mon estomac qui ne se porte déjà pas le mieux du monde. Pourquoi vous me faites ça ? Vous voulez pas un peu balancer des coeurs et des câlins pour changer ? Et puis en 2, être aigri comme ça, c’est pas bon. Ca vous brouille le teint, ça vous carbonise l’estomac. Alors, en 2014, offrez-vous une vie plus belle : effacez ces blogs que vous détestez de vos flux RSS (oui, je sais que vous vous êtes abonné juste pour cracher votre venin : pa-thé-ti-que), râlez intelligemment mais pas systématiquement (sans quoi, vos avis négatifs ne vaudront pas tripette), diffusez les articles intéressants et pas les mauvais dont vous avez envie de vous moquer.

image

Parce que, comme je dis toujours, l’anticonformisme n’est qu’un autre conformisme et vous vous y vautrez avec tellement de facilité que ça me fatigue légèrement.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Mon petit labo

Bienvenue dans mon petit labo ! A l’origine du blog était l’envie de garder un lien avec ma vie toulousaine. Je pris mon clavier et j’impliquais mes amis dans un projet commun sans trop leur demander leur avis : un Sex and the city parisiano-toulousain avec des filles et des garçons célibataires qui aiment les hommes. Au départ, on parlait liaisons foireuses, les prénoms et les plans culs s’enchaînaient vitesse grand V.

orgasme

Puis la vie, la vraie comme on dit, a pris le dessus. Des amitiés qui partent en lambeau, une adolescence définitivement terminée. Les galères, le chômage, ce truc qu’on ne pensait jamais côtoyer car on nous avait dit qu’on était les meilleurs et on l’a cru. Avec mon diplôme, j’ouvrirai toutes les portes du monde, c’est mon directeur de master Tintin Hondelatte qui l’a dit. Un an et demi après avoir obtenu ma clé foireuse, je braquais presque par hasard une porte et je pénétrais l’univers tout neuf du community management. Ma vie a changé : fini le chômage, fini les journées à chouchouter son blog entre trois envois de CV et deux entretiens. Petit à petit, la machine ralentit et se grippe : l’article quotidien devient intenable. Alors je ne le tiens plus.

rouages-steampunk

Et là, de la libération de la contrainte naît le grand n’importe quoi. Des longues séries comme la chômagie à peu près suivie ou les « où rencontrer l’homme » qui muteront en l’avortée série « où draguer« , une histoire d’amour qui n’a jamais dépassée la première nuit, un mariage bien mené même si j’ai oublié quelques éléments, la recherche de l’amour sur les sites de rencontre qui n’a pour l’heure pas dépassé la fiche d’inscription (mais faut avouer que c’est une étape salement fastidieuse). Des coups de gueule, des coups de coeur, des petites histoires de tatie Gaga. Parler de tout, de rien, tenter d’éditorialiser puis lâcher pour se laisser aller. S’essorer le cerveau pour en faire couler les mots. Parce qu’au fond, derrière tout ça, il y a cette envie, ce besoin : écrire. Ecrire, écrire. Tenter des styles, des phrases, taper sur le clavier comme d’autres tapotent les touches d’un piano. Je ne suis pas musicienne, je n’y comprends pas grand chose en musique, je ne fais que reproduire les chants que j’aime, j’ai frotté quelques cordes de violoncelle par le passé mais de là à créer… De la même façon, je tricote, je couds parfois, je noue des fils de couleur pour faire du bracelet brésilien ou du macramé. Mais mon vrai talent, ma meilleure façon de créer, c’est l’écriture.

Mon labo d'écriture

Quand j’étais en 6e, nous avons appris en cours en catéchisme la parabole du talent : un riche propriétaire part Dieu seul sait où et donne un talent à chacun de ses serviteurs pour qu’ils le gardent au chaud. Deux l’investirent, le 3e l’enterra. Moi, j’ai naïvement cru que c’était le 3e qui avait bien agi car il avait obéi mais non, ce sont les 2 autres car ils ont fait fructifier leur talent (oooooh, talent/talent, quelle subtile métaphore). Mon cousin, qui était dans un autre groupe, s’exclama alors « ça, c’est ma cousine ! Elle a que des bonnes notes mais elle fait jamais ses devoirs ». Merci la balance hein (mais il avait raison). Du coup, je me dis qu’en attendant de sortir de ma procrastination crasse qui me fait abandonner tous mes romans au bout d’une quarantaine de pages au mieux, je vais faire évoluer mon talent. J’écris. Et quoi de mieux que mon blog, après tout. J’enfile les mots comme des perles, je tisse mes phrases, je construis mes paragraphes. Je ne joue pas le jeu de la blogo en racolant auprès des marques et des « influenceurs »pour choper invites et backlinks. De toute façon, j’ai même pas mis de pub sur le blog et j’arrive déjà pas à voir tous les gens que j’ai envie de voir donc perdre des soirées à faire des sourires à des gens que je n’apprécie pas pour la plupart, à qui je n’ai rien à dire. En faire un business pourquoi faire ? Ah oui, si je travaillais mon réseau plus sérieusement, mes réseaux sociaux, que je reboostais un peu tout ça, j’aurais une super vitrine pour le jour où je finirais d’écrire un truc pour le balancer aux éditeurs, je pourrais sortir un « livre tiré de mon blog ». Peut-être. Mais vu que je passe mes journées à pimper les réseaux sociaux de mes clients, vous comprendrez que j’ai du mal à faire de même le soir sur mes propres réseaux.

cfbed0b2467712157e0d1ad97580c378

Bref, mon blog est finalement devenu mon labo d’écriture. Je teste les styles. Quand je relis mes premiers articles, il y a 8 ans (bam), c’est le jour et la nuit et ce à tous les niveaux. J’ai grandi, j’ai muté. En mieux ou en pire, ça dépend de là où on place le curseur, je suppose. Mes péripéties deviennent de plus en plus anecdotiques. Je parle un peu de mon job, beaucoup de mes voyages, quasi plus de mes amours ou de mes histoires de fesses. Et là, je me dis… et si je retentais l’aventure ? Reprendre la base, pour voir… Je vous explique ça prochainement.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Radio potins

Je vous l’ai dit hier, y a 10 jours, j’étais en séminaire. Soirée dansante, on s’amuse, on rigole, ça se frotte un peu. Sauf qu’il y a frotti frotta mignon et frotti frotta “heu… Prenez une chambre, là…”. Alors forcément, quand les corps s’effleurent de façon suspecte, radio potins se met en marche.

cancans

Déjà, vendredi soir, en retournant dans ma chambre à 2h30, je retrouve Caroline aka collègue chouchoute avec qui on analyse régulièrement ce qu’il se passe dans l’agence. Je prends une douche rapide puis on décortique. “Ohlala, X et Y, c’était chaud, t’as vu ? Et Z et W, ils sont ensemble, non ? Ils se cachent pas de toute façon !”. Lundi à la cantine, radio Potins repart à fond les ballons pour les absents du séminaire. Bilan : on a deux couples officiels dans l’agence, des suspicions d’attouchements dans le secret des chambres d’hôtel, quelques suspicions assez délirantes et très certainement fausses. Peu importe le vrai du faux, je vais pas investiguer non plus (surtout que ce ne sont pas des personnes particulièrement proches de moi. Voire des “heu… bidule ? Non, je vois pas du tout qui c’est… Aaaaah lui! Ah si, si, je pensais juste qu’il s’appelait Machin”. Je suis parfois un peu nulle au jeu du qui est qui). Si je ne suis pas directement impliquée, je me fiche un peu de ce qu’il se passe dans la chambre à coucher des employés de ma boîte. Mais il n’en reste pas moins que la rumeur, le potin, reste vraiment un liant social des plus intéressants.

commeres

J’ai fréquenté plusieurs boîtes dans ma longue carrière (ouais, j’ai passé les 6 ans, pif paf !) et Dieu seul sait que les rumeurs sont un composant essentiel des relations entre collègues. Pas seulement pour les histoires de fesses, d’ailleurs, on aime se parler de qui a dit du mal de qui, qui est sur la sellette… Je me souviens de la terrible histoire de la gifle chez TGGP. Une femme arrivée peu de temps avant a été licenciée en période d’essai. Rien de bien incroyable en soi sauf qu’il se disait que son licenciement était lié à une altercation avec l’éditrice de TMF et qu’il y aurait même eu tentative de gifle sur l’employée désormais indésirable. Evidemment, la rumeur a gonflé, la baffe était devenue réelle. J’ai eu enfin le fin mot de l’histoire par l’éditrice censément agressée qui nia l’histoire de la baffe (mais l’altercation au sujet d’une place de parking était, elle, bien réelle. Un emploi tient parfois à peu de choses). On se partage les rumeurs échangés à voix basse à la cantine, à la pause clope ou à la machine à café, penchés les uns vers les autres tels des conspirateurs. Parce que savoir (ou penser savoir), c’est le pouvoir. C’est montrer qu’on est bien placés, qu’on connaît les bonnes personnes.

Videosurveillance-Nice

Puis je suis pas dégueulasse en captage de trucs. En fait, je suis redoutable. Planquée derrière mon écran, isolée du monde par mes écouteurs, on ne se méfie pas de moi. Sauf que parfois, mes écouteurs ne diffusent aucune musique et mes lunettes me permettent de bien voir. Je remarque les malaises ou les regards de connivence. Je cerne les approximations dans les discours, les procrastinateurs agitant des bras pour mimer la suractivité, ceux qui utilisent l’agressivité ou une autorité excessive pour masquer un manque de confiance en leur capacité. Ceux qui sont curieusement très proches et ceux qui ne le sont soudainement plus.

popart_couple_secret

Et ça papote. Tu crois que… Noooooon ! Evidemment, ça tourne surtout autour des histoires de fesses qui font ricaner à la cantine. Parce que tu comprends, Bidule, il est peut-être marié mais t’as vu comment il reluque Machine ? T’as vu comme ils se sont pas quittés durant la soirée du CE ? Ca veut bien dire ce que ça veut dire hin hin hin ! Souvent, Radio Potin imagine des histoires qui n’existent pas et je dirais “heureusement”. Si toutes les coucheries supposées étaient bien réelles, on n’aurait plus le temps de bosser dans cette boîte !

Rendez-vous sur Hellocoton !

Régime et réseaux sociaux

12 mars, toc toc, c’est l’heure du régime. Oui, j’ai beau m’indigner sur les régimes, les canons de beauté qu’on nous impose, je reste une faible femme qui se met à la diète. Jetez moi vos bouteilles de crèmes chantilly et vos cheese cakes au visage, honte à moi.

cheesecake

En fait, cette décision est le fruit de quatre éléments distincts :
– je suis en voyage plongée dans un mois trois quart
– je dois faire plein de sport en ce moment car le sport,ça active la circulation donc la cicatrisation du putain de trou que j’ai à la jambe suite à ma bûche dans le métro. C’est à dire que là, on dirait qu’on a planté une énorme vis dans mon tibia, ahah… C’est con que je me sois pas blessée au pied, je pourrais dire que c’est une stigmate et fonder une secte.
– je suis en phase d’arrêtage de fumer (quasi 15 jours que j’en ai pas touché une mais je dis pas encore que j’ai arrêté)
– je rentre plus dans mon pantalon le plus étroit.
Oui, bon, ok, c’est certainement ce 4e point qui m’encourage mais passons.

Slim-serre

Donc depuis vendredi, je suis au régime. Mangeons équilibré, abusons des carottes parce que ça m’aidera en prime à avoir un beau bronzage en Egypte, buvons de l’eau dès qu’on a un petit creux. Bon, je vais pas vous détailler mes menus, je pense que tout le monde sait ce que signifie un régime.

regime-2

Sauf que manifestement, je suis la seule de mon réseau décidée à ne pas céder à la gourmandise. Dimanche, j’ouvre mon Facebook et je suis assaillie de cannelés, muffins, crumbles et autres délices caloriques. Oh mais merde alors !

canneles

(c) ma soeur

Sur le coup, amusée, je décide de riposter avec la photo de ma propre pitance (un riz au lait maison avec des raisins secs, c’est super bon). Mais au fur et à mesure que je termine mon bol, je vois fleurir des tas de photos de mets plus caloriques les uns que les autres. Oh, oh, OH !! Je suis au régime que depuis 3 jours, 3 putain de jours, je peux pas déjà subir une tentation, c’est trop tôt. Alors quittons Facebook pour Twitter où les gens twittent les photos de leurs plats, format instagram ou non. Là, mon estomac commence à toquer à ma porte, mon cerveau m’envoie de joyeuses images de plats caloriques et délicieux, je sens leur goût dans ma bouche. Et mais help quoi !

riz-au-lait

Et je vous dis pas en semaine ! Je gère le compte Pinterest d’un client et Pinterest, c’est un peu le diable. Déjà, ce truc est un poison de procrastination, c’est horrible. Tu y mets le doigt et tu perds une heure, tu mates les photos et des photos de bouffe savoureuse, y en a un paquet, j’en ai même fait un board ! Est-ce que la production de salive favorise la digestion et donc la perte de poids ? Non parce que ça justifierait cette épreuve permanente. Sinon, je vais juste être atrocement frustrée et le craquage risque d’être très violent. Déjà que ce soit, c’est resto fromage…

raclette

Bref, les réseaux sociaux, c’est pas toujours super cool. Je préfère quand les gens me font des câlins virtuels parce que ma putain de plaie de merde à la jambe me fait mal.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Le droit à la paresse

Lors de mes rendez-vous chez la naturopathe, j’ai parlé, beaucoup. À un moment, j’ai détaillé mon emploi du temps « lundi chorale, mardi plongée, jeudi salle de sport, vendredi yoga. Quand je suis chez moi, j’écris, je lis, je tricote ». « Mais ça ne vous arrive jamais de ne rien faire ? » »Non, je sais pas faire… » »Mais vous savez, vous avez le droit de paresser… »

La paresse. Si, si, je paresse ! Quand je lis des trucs sur le web ou un bouquin, je me repose, quand je tricote aussi. Pourtant, j’ai du mal avec l’idée de perdre mon temps. Je veux dire : faut que je tricote les trucs pour mon neveu, faut que j’écrive pour mon blog, que je tague les anciens articles, que je lise tel bouquin… Etc. Ne rien faire, c’est péché parce que bon, une journée ne fait que 24h, j’en passe 6 à 7 au lit en semaine et une bonne grosse dizaine au boulot. Il ne me reste donc que mettons 7 rien qu’à moi dont j’enlève 1h de toilette et 30 mn de dîner : il me reste 5h30 rien qu’à moi durant lesquelles je fais du sport, j’écris, je lis, je tricote. C’est serré !

Pourtant, j’apprends à me détendre sur la question. J’ai passé la soirée sur zéros sociaux, danstonchat, checkdonc.ca ou les tumblr avec des gifs ? Et alors où est le drame ? Au mieux, j’ai rigolé, au pire, j’ai certes perdu 2h mais céder à la procrastination signifie souvent que ma plume a envie de rester dans son fourreau. Écrire pour écrire n’a pas de sens. J’aurais pu bosser mon anglais mais aurais-je vraiment retenu quelque chose ? Rien n’est moins sûr.

Et puis merde, je ne suis pas une machine. Dans un monde parfait, je ferai des choses constructives tous les soirs comme je me concocterais des plats sains et équilibrés. Sauf que des fois, se faire un petit repas fromage ou s’enfiler du chocolat, ça fait juste plaisir et vu comme je me dépense, c’est pas si dramatique. Là, c’est pareil. Il y a des périodes où c’est plus facile de jouer la carte de la diététique comme il y a des périodes plus propices à la productivité. Rien de dramatique en somme.

Là, se dessine les grandes lignes de ma résolution 2013 : lâcher du lest, péter un coup, admettre que je ne suis pas parfaite comme j’aimerais, m’offrir le luxe de glander. En un mot : cesser de culpabiliser pour ce qui n’en vaut pas la peine (soit beaucoup de choses).

Rendez-vous sur Hellocoton !

Je te pique un peu de notoriété

Je l’avoue, je délaisse Facebook de plus en plus, sans doute parce que je travaille dessus un peu trop souvent et qu’à chaque changement de règle qu’on nous annonce l’air de rien tous les 4 matins, j’ai envie de passer les doigts de Mark Zuckerberg au mixeur, histoire que ce soit pas le seul à rigoler. Du coup, en cas d’accès de procrastination, je vais jeter un œil sur Twitter et là, mes enfants, il s’en passe des choses.

Concentrons nous aujourd’hui sur la course à la notoriété. Tu as un type de twittos qui ne parle que pour le RT (retweet, partage de ta superbe fulgurance pour les non initiés), se branlent sur leur nombre de follow en rêvant qu’ils ont la plus grosse (communauté) et que nous attendons, transis, qu’il nous délivré sa sainte parole. J’ai hésité à poursuivre l’analogie de la branlette et de la grosse (communauté) mais ça va, assez de vulgarité.

Donc le twittos se rêve influent, te crache son klout (sorte de note d’influence) à la figure à la moindre occasion comme s’il s’agissait d’un gage de vérité divine. Pour info, Nadine Morano a un klout de 80 et Justine de l’Amour est dans le pré, 63 (celle dont j’ai lu what millions de RT par des personnes disant qu’il fallait pas en parler. On n’est pas à une contradiction près je suppose). Le twittos est influent, il aime t’humilier en faisant partager à toute la twittosphère ses saillies à ton égard en plaçant un point devant ton pseudo pour ne pas limiter vos échanges à vos followers communs. Mais surtout, surtout le twittos sait ce qu’il fait le buzz et va s’arranger pour en tirer bénéfice.

Semaine dernière, une blogueuse qui me fait hurler de rire publie un article très drôle sur une journée sur Twitter. Et là, je vois son article diffusé dans tous les sens selon 2 modes :

– le mode je clique sur le bouton RT, le tweet d’origine apparaît dans la timeline de mes followers et je n’en tire rien.


– le mode j’ajoute un commentaire devant le RT de type « mais trop lol ». Le twitt n’est donc plus Klaire : une journée sur Twitter [lien] mais Twittobranlos : Mais lol ! RT @Klaire : une journée sur Twitter [lien] voire Trop vrai ! Une journée sur Twitter [lien] via @Klaire. Du coup, si le blog de Klaire reçoit bien les visites, pour peu que les followers du Twittosbranlos ne suivent pas Klaire, ils vont retweeter twittosbranlos. Et voilà comment on chope du RT et donc du followers en s’abreuvant l’air de rien dans la notoriété (et donc le travail) d’un autre.

Malin, non ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

La norme Fotolia

Les grands connectés que nous sommes guettons avec une pointe d’angoisse les énormes consortiums qui tentent de nous imposer des normes, de nous emprisonner dans leur petit monde. Apple, Facebook, Google… On hurle à l’imposition d’une norme, aux ponts fermés entre ces univers. Sur mon iPhone, j’ai d’office safari et non google chrome, j’ai hérité du magnifique Apple Plans au lieu de l’efficace Google Map. D’ailleurs, si vous vous ennuyez, découvrez le tumblr des ratés d’Apple Map. Je trouve qu’il y a de la poésie là dedans…

Mais il y en a un dont on ne parle jamais alors qu’il dessine insidieusement notre monde digital. Parfois, dans un élan de procrastination, je m’en vais lire un article de presse en ligne et notamment des articles de presse féminine qui ont pour avantage de bien me détendre entre deux powerpoints. Or que constaté-je en « feuilletant » ces sites : ils sont envahis de photos Fotolia.

Je parle de la presse féminine mais c’est la même pour la presse économique et entrepreneuriale, vous savez, ces photos avec des mecs aux dents blanches et costard cravate qui sourient en levant le poing tel des winners du business, le tout se passant dans des bureaux immenses, blancs, aseptisés.

Et c’est là précisément que je veux en venir. Les photos Fotolia se passent dans un univers plus blanc que blanc, tout est calculé, propre, pas un cheveu qui dépasse. Comme dans tout l’univers de la pub et des médias me direz vous, oui, mais si tous les webzines commencent à se nourrir à la même source, ne risque-t-on pas d’avaler la norme Fotolia sans nous en rendre compte ?

Moi, je dis non ! Et même que je vais relancer mon tumblr des photos tartes pour dénoncer. Même s’il devrait durer 15 jours, comme la plupart des sites périphériques que je lance. D’ailleurs, il serait temps que je reprenne Week end sac à dos, il a été victime de la mort subite du nourrisson… Sans parler des dizaines d’url que j’ai achetées pour en faire des blogs (bon, non, pas dizaine). Moi et ma capacité à vouloir faire plein de trucs sans prendre le temps de les faire. Digression, mon amour.

Bref pour en revenir à Fotolia, je dis non ou alors, détournons les, ridiculisons-les ! Disons non à cette norme insidieuse ! Retrouvons le plaisir des gens aux peaux et silhouettes imparfaites, aux décors colorés, au bordel, à la vie quoi… Que les rédactions arrêtent de s’abonner à ce site (et à ses avatars) pour refaire leurs propres photos. L’illustration fait partie de l’article, autant maîtriser aussi ce contenu là, non ?

PS : Je suis pas un journal, moi, je suis pauvre mais dès que je peux, je mets mes propres photos.

Rendez-vous sur Hellocoton !